INTRODUCTION XLIII
certainement semble plus indiqué par le contexte. Dans Spaneas I, εχ ne devient pas non plus ja, c.-à-d. déjà { (110), mais nous présente un e réduit (Essais, II, Avert., Chap. 1, p. xxir; onlit $2cuszv, Spaneas I, 12, pas βασιλιάν : ex est ici le degré intermédiaire normal entre é et j). En revanche, vous doutez à bon droit de l'observation faite par M. Morosi sur une valeur inégale du p dans fombaltéra et pempo (86 — 9, 30). Il est bien probable que les deux traitements appartiennent à deux villages distincts de l'Italie inéridionale.
Dans un autre endroit, on ne trouve pas une distinction suffisamment nette entre les verbes qui conservent la préposition ε sous la forme ἔε (ζεκάμνω, Eegozto, ete.) et ceux üo elle se montre sous la forme d'un simple 7, Éyxim (— ἐκξαίνῳ), ya, Vaio, om (211 — 44, 94). Ce y n'apparait que devant les spirantes sonores, parce que, devant les sonores, 7 s’est d'abord adouci, ce qui a donné y (T ancien ou moderne suivant les époques). Ce ne sont pas là des « exceptions ». C'est un traitement différent.
On est plus heureux de vous voir user de votre rigueur scientifique habituelle que de vous entendre parler d'exceptions. Le commentaire grammatical n'est pastoujours exempt d'expressions de ce genre. Vous écrivez (p. 82 == 9, 15) que l'euphonie s'oppose à la formation de féminins en -iz pour -ία. Deux 7 contigus donneraient / et cette combinaison est des plus usuelles; vous v avez recours vous-même dans 2z»;, que vous attribuez à ἄξιοι--- zze (111, initio). Ce mot d'euphonie nous fait donc involontairement penser à Mavrophrvdis, qui trouvait que zzziv-;; aurait été une forme peu euphonique (vovez Athen., X, 9). À propos des substantifs en -ων, tels que 7:2», vous nous dites qu «on sc lire d'enbarras en les revétant de la forme masculine » (129—17, 5). Ailleurs, on lit «p. 165, seconde personne) : « on se voit obligé de chercher une nouvelle forme pour l'un de ces esi », on prend alors es« du génitif parce que cette forme «était devenue sans emploi ». Si elle était devenue sans emploi, personne ne la connaissait plus ; on ne pouvait done guére la prendre que dans les livres. Or, nous savons que le langage ne se forme pas dans les livres et qu'il ne peut étre ici question d'aucune