INTRODUCTION XLVII
tard (98 —11, 15. D'autre part, un jo ne peut guére redevenir /. La phonétique svntactique ne nous offre rien de pareil au phénoméne que nous supposerions là en néo-grec. La forme j αθεληαί est inconnue à la langue commune; vous n'entendrez le jod que dans quelques régions, et encore sous la forme /j αθελςή, ce qui atteste le maintien de l'é vovelle. On vous demandera aussi pourquoi le masculin lui-même n'est pas devenu 7od au pluriel. Nous avons, d'ailleurs, des documents fort nombreux de l'extension analogique du masculin au féminin (p. 115, note 1). La critique que vous en faites ne me convaincra pas. Vous vous étonnez de l'apparition sporadique de οἱ dans les Papyrus du Louvre. Mais cela n'a rien d'extraordinaire en soi et l'explication de ce fait a été tentée; nous aurions demandé quelques arguments contre ce qui a étédit au sujet du développement graduel de ce nominatif, sur la base d'une statistique fournie par les textes : celle-ci montre justement qu'en matiére d'analogie l'extension d'une forme nouvelle est lente à recouvrir tout le domaine de la langue. Mais, en toute hvpothése. un phénomene sporadique n'est pas toujours à dédaigner : il acquiert $a pleine valeur quand il est confirmé par la théorie et par les faits. Un lapsus qui revient par trois fois est surtout décisif. Vous écrivez vous-même (ibéd.) que « le scribe inattentif » retient le οἱ qu'il a préc?demment emplové. Mais cette inattention, c'est l'analogie méme, puisque l'inattention consiste ici à reporter la forme masculine au féminin. Je m'en tiens donc encore à l'orthographe οἱ qui me paraît aujourd'hui démontrée, non seulement comme orthographe, mais comme fait certain d'analogie.
Vous étes animé du méme scepticisme à l'égard d'autres interprétations. Ce sont assez souvent les explications les plus naturelles qui provoquent chez vous une sorte de réaction. Ne vous montrez-vous pas trop scrupuleux au sujet de lanalogie si nettement visible qui entraine l’accusatif πατέοαν SUT νεανία», aprés que les deux z étaient devenus brefs ? Vous revenez souvent sur la question (121 — 17, 5 et vous vous trouvez amené à séparer des aceusatifs masculins les aceusatifs féminins. wi, que vous ne rangez plus dans