‹ Grammatica linguæ græcæ vulgarisChapitre 46 sur 196 · L INTRODUCTION · texte numérisé non relu

L INTRODUCTION

cependant (228 - 55, D) la forme *u:zzc qui nous ramène à une autre explication de v? par doublets svntactiques. Seulement, dans cé passage, vous préférez recourir à la chute de l'a. Or, ce dernier phénomène est inoui dans la langue cominune οἱ je ne crois pas que vous-méme l'avez jamais observé dans quelque dialeete. La perte de α devant voyelle (vous v faites allusion vous-même : « l'a, en dehors de sa construction avec l'article, tombe naturellement devant les vovelles », 227 — 55, 1?, et la perte du + devant le + de l'article s'expliqueront mieux par des constructions familiéres à la langue commune, et sans que nous avons besoin ni de recourir à des phénomènes inconnus à l'usage commun ni de supposer un dialecte où ce traitement de x serait régulier. Les doublets svntactiques nous permettent de restituer la forme intermédiaire entre στα et με, ete. Cette hypothèse se trouve confirmée par un passage de l'auteur méme que vous aviez à commenter, de S. Portius (Observetéons sur quelques phénomènes phonétiques néo-grecs, p. 318).

Nous remarquerons peut-être dans votre Commentaire que, lorsque nous rencontrons une explication personnelle, nous ne commencons pas toujours par apprendre quel est le défaut de l'explication rejetée. La discussion, de la sorte, ne précéde pas toujours la démonstration. C'est pourquoi votre théorie du futur ne me paraît pas juste. Vous dites que, «à partir du xiri* siecle, on trouve à côté de θέλεις, θελει, duns toutes les fonctions, θες. 06, et plus tard 6£uz, fes. 059» (195 — 32, 30). Mais ces dernières formes apparaissent beaucoup plus tard. θέλει, ajoutez-vous, est « exposé à une mutilation plus grande que tout autre vocable » 1195 — 33, 01, parce qu'il n'a pas d'accent syntaxique. Cela paraît douteux. 8z/s, en grec, n'est ni atone ni proclitique. Pour rendre compte de θα 7oxl», vous écrivez ces mots : « par confusion entre 5: yoxLm et 0x να Joxbn, on arrive à la forme aujourd'hui courante : 54 γοάφω » (193-104 ;. Cette explication ne résout pas encore le probléme ; elle n'est certainement pas supérieure pour le fond à celle de M. Chatzidakis, bien qu'il v ait une nuance dans vos deux interprétations : les contaminations que vous admettez ne sont point étrangères aux habitudes du langage, tandis que

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