‹ Grammatica linguæ græcæ vulgarisChapitre 47 sur 196 · INTRODUCTION LI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION LI

M. Chatzidakis acceptait purement et simplement la chute de la svllabe finale, qui constitue le noeud méme de la question. Cette. explication, qui soutient difficilement l'examen, est certainement abandonnée à l'heure qu'il est par Son auteur, ar, dans les nombreuses occasions où M. Chatzidakis est revenu sur le débat {Futur composé, 11, 7), il s'est bien gardé de réfuter l'impossibilité d'une svneope de -λω (ibid., 22-26 ; 35, 4, etc.) ou de maintenir qu'il v a dans 7o syncope, non analogie, Nous n'avons pas de raisons décisives pour croire à une confusion entre 6: Jon et 14 yx yox, alors que les intermédiaires phonétiques entre les deux formes se laissent clairement établir. La question, vous le savez. demanderait encore à être serrée de prés sur deux points que vous trouverez expressément indiqués (/bid., 35 et note 4); mais £c lui-même est peut-être analogique (/béd., p. 351.

. Danslaanautilation de θέλω, c'est peut-être l'exemple des laneues romanes qui vous a entraîné. Elles vous ont, en un autre endroit, suggéré une comparaison. Vous pensez que le nominatif, protégé par le vocatif dans les mots les plus usités, ceux qui servent à désigner des personnes {127 == 11, 0), résiste plus longtemps au parisvllabisme et vous citez sœur, suora, etc. (128, n. D. En grec πατήρ et 72:20 sont deux formes grammaticales bien dissemblables et, par consequent, sans influence réciproque. A dire le vrai, je erains d'avoir été cause de cette

1. M. Chatzidakis, à propos de ee passage, a. préféré proclamer dans tous les journaux que je l'avais traité de mexteur (c), De pareilles aecusations n'honorent pas celui qui les porte. Futur composé, p. 11. note 3, il est dit de la forme 24 que M. Chatzidakis eitait comme un exemple à l'appui de la syncope de λω dans 42m : « Je crois que cette forme est purement gratuite. Comme aucun texte ne l'appuie, il est difficile de l'adinettre. » Gratuit, en français, veut dire : sans preuve et pas : mnensonger. Ce sens n'aurait pas échappé à M. Chatzidakis, s'il avait réfléchi un moment à l'origine latine de ce mot et particulierement au proverbe: Quod gratis asseritur, qratés negatur. Quand un linguiste cite comme forme courante une forme difficile dont il ne soupconne paa lui-même la diffi culté, on est en droit de se demander si son observation est exacte ou non. Le recueil de formes dialectales est chose trop délicate pour que quelqu'uu puisse se prétendre infaillible en la matiére, et les débats scientifiques ne comportent pas ces susceptibilités fantastiques, C'est le fond de la question qu'il fallait aborder, c.-a-d. expliquer 25.

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