‹ Grammatica linguæ græcæ vulgarisChapitre 73 sur 196 · ET NOTES · texte numérisé non relu

ET NOTES

Épître au Cardinal de Richelieu.

P. 1,1. 3. Δούκα. Le texte ne porte pas d'iota souscrit. Il faut certainement le rétablir. Δούκα est ici le datif d'un nominatif δούκας et ne se décline pius d’après ὁοῦξ, douxds.

P. 1, 1. 6. On écrirait aujourd'hui ἐτράξηζες.

P. 1,1. 16." Απονατήσανε, se sont empressés à ou ont montré du zèle à t'exalter selon leur pouvotr. La forme de ce mot nous est inconnue. Nous ne possédons guére que ἀποκοτῶ, avec le sens d'oser, dans le passage suivant : δὲ θέλ) ἀποχοτίσει Λόγο µηδένχ σὲ xoxo γιὰ σένα νὰ µιλήση, Érophile (Sathas), acte I, v. 469-470. Le simple χοτέω, κοτῶ, ?rasci, invidere, est celui que l'on rencontre chez Hésiode, Op. 35, κεραμεὺς χεραμεῖ χοτέει, etc,

P. 1,1. 17. Ψιλά. Nous écririons ψηλά (ὑψηλός).

P. 1, 1. 18. Κάωνεις xat θαμπώνουνται. Θχαπώνουνται est ici à l'indicatif; on dira, en effet, ἔκαυες x ἔφυγα. Cette tournure se traduit littéralement par : fw as fait et je suis parti, c.-à-d. tu m'as fait partir ; c'est la syntaxe coordonnée au lieu de la syntaxe subordonnée. Elle équivaut à la tournure latine : fecisti ut, facis ut. S. Portius dira bien, dans l'Épitre latine (p. 3,1. 15): Eo... splendoris... devenisti utpi ‘æstringas, etc. Cf. plus loin la note à la p. 65, 1. 30.

P. 1,1. 29. Στρουφογυρισμένω, enveloppée, emmaillotée.

P. 1, 1. 30. Ἐθοχίμασε ταῖς... εὐεργεσίχις. On ne voit pas à quel fait historique S. Portius peut faire ici allusion.

τ0 COMMENTAIRE

P. 2, 1. 3. Aux τὴν Dow, non pour l'insulte, sens de διὰ en grec moderne, mais par l'insulte, comme en grec ancien. Dans le sens moderne, 5. Portius emploie plutôt ux.

P. 2, 1. 4. Ζωντικὠώτερον, plus virifiant, pour ζωτικώτερος. C'est le v de ζωντανός qui a influé sur la forme du mot. Pour ζωντανός lui-même, vovez Du Cange, s. ?., p. 471. Ζωντανός est formé sur le participe présent actif τὸν ζῶντα, τοὺς ζῶντας, ὁ ζῶντας, toutes expressions trés fréquentes dans le style ecclésiastique, dés l'avénement du christianisme.

P. 2,1. 13. Ἐλευθερίαν. Voyez Essais de grammaire néogrecque, I, p. 136, note 1.

P. 2, 1. 15. Kafolury ἐκκλησίαν. Les voeux exprimés dans ces lignes ainsi que le patriotisme du reste de 1’ Építre nous montrent à la fois que S. Portius était grec et catholique. Les Grecs catholiques, comme on sait, ne sont pas une rareté encore aujourd'hui en Orient et surtout dans les îles (Paros, Chio, Tinos, Iles Ioniennes, etc., etc.). Vovez la Préface.

P. 2, ]. 18. ΕΞΟΧΗΣ. On dirait aujourd'hui dans ce sens τῆς Ἑξοχότης, génitif moderne régulier de Ἐξοχότη, Excellence.

P. 2,1. 20. Ῥωμάνος. Sur ce terme et son emploi, vovez E. Legrand, Monuments néo-helléniques, n° 11, Paris, Maisonneuve, 1871, p. 6-9, à propos de Léonard Phortios. Voyez aussi Bibliographie hellénique, Paris, E. Leroux, 1885, tome I, p. cxcix et suiv. Ce titre ne prouve en rien que le personnage qui le porte soit romain ou latin, et non grec d'origine.

Privilége du Roy.

P. 60,1. 11. A la charge de mettre deux exemplaires, etc. Le dépôt est la conséquence du privilège accordé. Voyez : Le dépôt légal, historique de la question. Di rojets de réforme, par Émile Raunié, Tours, 1884. Voyez aussi : Le dépôt légal οἱ nos collections nationales, par ᾱ. Picot, Paris, Alphonse Picard, 1833, et le curieux privilége de Francois I*, p. 5, note 1. Notre. privilége a quelque importance au point de vue de la législation en la matière, sous Louis XIII, cf. É. Raunié, op. cit., p. 9. La législation actuelle découle, avec des modifications successives, de la loi du 19 juillet 1793, voyez ibir., p. 17 suiv.

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