Dentales f ) 9. Sifflantes
Les nasales 7, n, les liquides 1, 1.
1. Le seul qui fasse exception, à ma connaissance, c'est Vilaras : Mrxor οοµηνια "jx τα omae xi ορθο΄/ραφια της βοµξικης 10702. Voyez ce passage remarquable dans les ΄Απαντκ ‘I. Br)«pa, Ἑν /κκύνῳ, ἐκ τοῦ zur. ὁ Παρνασσός, 1871, p. 23-24. L'édition originale est de 1817. Cf. Legrand, Poèmes historiques, p. xvi.
2. U, dans nos transcriptions, a toujours la valeur de l'« italien, ou français.
Devant e et 2, les gutturales deviennent palatales; ainsi Æ dans ke ou ]' ne se prononcera pas de la méme facon que dans ka, ko, kw; de méme pour χα, χο; c'est là un changement qui se fait de lui-méme et qu'il est inutile d'indiquer par des signes particuliers. De méme, n devant les gutturales n'est plus une dentale, mais une gutturale; néanmoins, comme il n'a jamais cette valeur dans d'autres combinaisons, ici non plus il n'est pas nécessaire d'avoir recours à un x modifié d'une facon quelconque par l'écriture. Ces indications sommaires pourront suffire pour le moment; pour tous les détails, voyez plus loin à chacune des vingt-quatre lettres de l'alphabet. Je me servirai des caractéres ci-dessus dans tous les cas où je transcrirai phonétiquement un mot grec.
P. 8, 1. 1. Quod attinet ad pronunciationem, etc. On voit que S. Portius n'est pas érasmien. 1l faut remarquer d'ailleurs que les arguments contre la prononciation dite érasmienne n'ont guére changé depuis et ce sont presque toujours les mêmes que l'on réédite; on en fait une question de sentiment ou d'amour-propre national, parce qu'on refuse de se placer sur le terrain historique. De ce que l'on parle grec encore aujourd'hui, il ne s'ensuit nullement qu'on le parle et qu'on le prononce de la méme facon qu'il y a deux mille ans. C'est soutenir que l'italien et le francais n'ont rien changé à Ja prononciation du latin.
P. 8,1. 16. A, qua ore debet proferri pleno, nunquam depresso. Voici les traits caractéristiques du vocalisme néogrec: 1° Toutes les voyelles ont à peu prés la méme durée, l'ancienne quantité ayant tout à fait disparu. Tel est sürement le cas dans la langue commune. 2° La différence entre l'accent aigu et l'aecent circontlexe n'existe plus; l'accent tonique est plus fort qu'en francais, mais moins fort qu'en italien ou en allemand. 3° Les voyelles brèves, qui étaient fermées en grec ancien, sont devenues ouvertes : pg. 4 — á, ng. αἲ- ἂ; pg. c—é, ng. ε-- 8, pg. o — ό, ng. o — 0. 45 Les anciennes longues au contraire, η et o, étaient ouvertes; l'a reste ouvert el se confond avec ο à partir du moment où celui-ci change de timbre; mais v est devenu é, puis £ et /. Le pg. x provient, dans presque tous les cas, de x par compensation (cf. πᾶσα-- πᾶνσχ): il a donc le même timbre que £ (voyez G. Meyer, Gr. Gramin?, p. 16; Drugmann, Grundriss, p. 98) et aujourd'hui il est ouvert. Il n'v a pas de différence de qualité entre ἵ ot t, 9 et v.
L'x moderne correspond presque toujours à l'ancien x; «, dans le néo-grec, ne représente jamais x dorien pour v ionien attique; tous les exemples qu'on a cités d'un « dorien s'expliquent autrement (cf. Chatzidakis, ᾿Αθήναιον, X, pp. 90 et surtout 220 suiv.). Α l'atone, a ng. Ξ-ε pg., si la syllabe suivante contient a : aÀzgpóz — — ἑλαφρός, αἀλάφι — ἐλάφιον, ἀξαθέρφη — — ἐξαδελφή, αξάηνου (forme commune aqua) — --- εξ ἄφνω (qui n'a rien à faire avec ἐξαίγνης), αντάµα---- ἐν τῷ dua, ὁραπαν) (Eroph., prol., 2) Ξξ δοεπάνιον, µατα-ΞΞξ μετα- (Schmidt, 60, 4, µατατραγου- 0705; 15, 12, µαταγυρίσης, etc.), ir — αἰθάλη, ἄλαψ Ξ-- ἔλαμψε (Schmidt, 53, 21, est pour &Àxl’); « —o dans ἀἁλάκαιρος--- ὁλό- Χαιρος, ἀρφανός, etc. Sur z initial, tonique et atone, voyez p. 103.
D'autre part α-α est dissimilé en α-ε OU ε-α : «oce Odit, xpeSξάτιον, κοξξξατον--- κράθξατον. Il est probable que ce n'est que l'a atone qui s'est ainsi modifié, et que les formes avec ε tonique sont dues à l'influence des autres formes; on trouve χραθθάτιν (Apoll., 242, 244), mais κρεξθάτι (Apoc. II, I, 4). Autres exemples : βελανίδι — βελανίδιον, ῥεπάνι — banane. On pourrait encore citer ἀλέτρι--- αράτριον, en partant de *zAzzoov, qui viendrait de ἄροτρον par assimilation, puis *Z2xzcov serait dissimilé en ἄλετρ». Mais il me paraît plus vraisemblable d'expliquer ἄλετρον pour ἄροτοον par une substitution de suffixe : des formes comme φέρετρον peuvent n'avoir pas été sans influence. J'hésite à admettre le changement de α en ε suivi ou précédé de p ou de À; aucun des exemples de M. Chatzidakis (Μελέτη, p. 41) n'est probant : ἔντελμα à côté de ἔνταλμα est refait sur ἐντέλλω, ἑλερός est assimilé aux adjectifs en -ερος, p. e. 0λιδερός, βλαξερός, xpaτερός, Cte.3 αρρεξώνχς nous montre la méme dissimilation que κρεξέάτι, παρεθύρι, voyez plus loin à ces mots.
O pour x est dà à une labiale précédente; cf. βοθοάκοι (Missa, 25) — vrufako Bova, pg. βάτραχος.
P. 8, 1. 17. Neutra omnia. Cela n'est pas exact aujourd'hui et l'était moins encore à l'époque de Portius. Il est vrai de dire que la plupart des neutres plur. se terminent en αἱ mais il y ala classe assez nombreuse des ntr. sg. o; plur. η: πάθος, παθη, qui de nos jours seulement commencent à prendre la désinence des autres neutres, en faisant soit χρέητα, soit )xbux. Voyez à la déclinaison.
P. 8, 1. 19. Πάλαιµα lucta à παλαίξω. De παλαίω on tire directement πάλαιμα (au lieu de παάλχισµα, ancien), sur le modéle de παίθεµα en regard de παίδευµα (voyez p. 99). D'autre
part, à côté de παίδεµα nous. avons παιδεύω (pedévo) : à côté de πάλαιµα, nous aurons maàxie ( palévo). Voyez p. 146 et aussi aux Verbes. |
P. 8, 1. 20. Omnia fere nomina. C'est trop dire; voyez chap. III.
P. 8, 1. 21. Κάνα. L'ancien xaoeu, subst. verbal de zx, devient régulièrement «zl, qui existe toujours. Mais, comme l'ancienne loi de la répartition entre x et v; dans les subst. fém. n'est plus observée, »zl« est changé en xx} sous l'influence de son contraire fuypz. Il se peut d'ailleurs que κάψα soit un augmentatif de xx}; cf. plus loin, p. 121.
P. 8,1. 22. Est praterea. terminativa Aoristi. Il serait plus exact de dire : « la désinence des temps prétérits », car la première personne de l'imparfait de l'actif se termine de même en a.
P. 8, 1. 24. Omnia adverbia. Les adverbes en α se sont' substitués à ceux en ως pg.; ce sont en partie des pluriels neutres, καλα, etc.; vovez chap. X. Mais cette assertion, tout atténuée qu'elle se trouve, est loin d’être exacte. On n'a qu'à se rappeler lesnombreux adverbes comme πάντοτες, πούπετις, etc.
P. 8, l. 26. B effertur ut V sonans. Le β grec n'était pas une explosive sonore comme le b français, mais une aspirée Uh (cf. Blass, Ueber die Aussprache des Griechischen, Derlin, 1882, p. 82 suiv. ct p. 90 suiv.), qui devint spirante vers l'époque de l'empereur Constantin (iv* siécle); car, c'est alors qu'on trouve fréquemment le v latin rendu par f grec ; cf. Dittenberger, Hermes, VI, 303 et suiv. Du restes les dialectes éléen, locrien et laconien avaient précédé de quelques siécles l'attique et l'ionien dans ce développement !, cf. Blass, Ueber die Aussprache, loc. cit. Le $, en grec moderne, a la valeur d’un v au commencement et à l'intérieur des mots, excepté aprés u ; on dit donc : 420 (— βάλλῳ), vréyo — βρέχω, stravós — στωαθός, 1 ravoí — bani, Zvíno — σεύνω (σθέννυαι), Arvaníftis — ᾿Αρξανίτις. Mais aprés ; υ) le 5 a perdu son aspiration et est devenu explosiv 6: beno — ἐμέαῦνω (la nasale est abandonnée en méme temps que la syllabe initiale, vovez à la p. τὸ, kómbos — κόμξος, Dambôno = θαμξώνω (écrit aussi θαμπώνω), de θαμξεῶ, pg., Imbro — Ἴμεβρος, kolimbó — κολυμξῶ, etc.
1. En parlant du pg., j'ai toujours en vue la κοινή, laquelle, à peu d'exceptions prés, a pour base le dialecte attique.
COMMENTAIRE το
P. 8,1. 31. Non utuntur β sed ur. Cette maniere d'orthographier les explosives sonores s'explique par trois raisons. Les sourdes aprés v. ν se sont changées en sonores : ‘ur se prononce Mb, ντ se prononce (d ; or la combinaison mb est plus rapprochée du b italien que le 5, et c'est une règle générale que, pour rendre des sons étrangers, un pays emploie les signes des sons les plus voisins de son propre alphabet. De plus, au commencement des mots, la nasale était tombée, ἐ]μπουῶ devient Lord, ἐ μεκίνω-- béno, ἑ]νδύνω = díno, etc. Enfin, les gens qui ne connaissent pas les explosives sonores, mais seulement les sourdes (dures ou douces), croient entendre leur sourde précédée d'une résonance nasale, quand on prononce devant eux une sonore; vovez Brücke, Grundziige, p. 14; Hasdeu, Calumnä lui Trajan:t, III, p. 134; W. Mever, Zeitschrift filr rom. Phil., VIII, 144. On trouve des exemples de cette orthographe déjà dans Anne Comnéne, p. 327, Φλάντρα: p. 407 et passim Ῥομπέρτος Γισκάνδος, mais avec un à Βαἴμοῦνδος, 320 dans Miller, Hist. des Crois. ; Cinnamus écrit souvent uno; ban; je note encore la phrase italienne de
Sachlikis, II, 359 : βαίνη µπέξρε οὖν τράτον, c'est-à-dire veni bevere un tratto. Le Grec Kavalliotis qui, au xvrir* siècle, écrivait en lettres grecques un texte roumain (dialecte de Macédoine), emploie de méme ur, ντ, 7« pour à, d, g roumains. Miklosich, Rumunische Untersuchungen, I, 1881: µπαρπάς = barbíts (hommes), ντοιχπτα — dreapta (droite), 7x4) — gallin (poulets).
Les formes σύξξασι, σύξξονλος (Legrand, Poèmes historiques, p. xxxiv), de méme que συδδέω pour συνλένω, συδανλίζω, ἀἆσνοὅοτος (ibitl., xxxv), συξξιξασµός, σύφφωνος, κίθόννος, etc. ne sont point dues à une réduplication de la spirante résultant de l'assimilation du v. Ces mots ne proviennent pas par transmission directe du grec ancien : si c'était le cas, nous devrions avoir símbasi, sindeo, etc., cf. ἕντεκα, κόμπος. Ce sont des mots de la langue savante, qui ont été introduits dans la langue à une époque oi f, d, = étaient devenues spirantes et, par conséquent, ne souffraient plus de ». Les savants lisaient et prononcaient naturellement s/mvulí, sinóéo, ne faisant pas la différence entre 5 intervocalique et 6 aprés y. La langue vivante a donc traité ces formes comme elle a traité fo vasilea, τὸν βασιλέα. Dans ce dernier cas, l'article et le substantif n'étaient pas assez étroitement soudés l'un à l'autre, pour que la phonétique syntactique püt agir. En effet, βασιλεὺς se décli-
nait indépendamment de τόν. et c'est devant βασιλεὺς ainsi décliné et avec β spirante, que le » de l'article ne s'est plus fait sentir : il ne se faisait pas sentir davantage devant les spirantes anciennes, cf. σύζυγος» voyez J. Psichari, Tai, chap. KA’ (à paraître) et Rerue cr'it., 1881, 266, note 2.
Βλ se change en 72: γλέπω, γλέραφον, σοῦγλ« (σοῦελα). Cf. γλήχων et βλήγων, pg., fleur de menthe.
P. 8,1. 34. T, varie sonat. Il faut ajouter ε à la liste des voyelles devant lesquelles le 7 devient palatal. La distinction entre g vélaire et y palatal est exacte. Pour comprendre le rapprochement avec l'italien ga et. ghée, il faut se rappeler qu'en ancien toscan et méme encore aujourd'hui dans le sud, ghie était « schiacciato », c'est-à-dire palatal. Comme f (voyez cidessus), 7 était une aspirée sonore gh, mais elle s'est changée en spirante de trés bonne heure; des orthographes comme χλαίγω pour κλαίω (Pap. Lup., 63, 51), ὁαογιήσιος (20, 13), ne s'expliquent que par une prononciation klé,o (non ktégho, pg.), omojísios. Entre deux vovelles, dont la première ou la seconde est é ou e, le 7 tombe à une certaine époque : ὁλίας Pap. Lup., 26, 14; 56, 26, 9 (de l'an 162 av. J.-C.); mais la langue commune conserve aujourd'hui le 7; dans ce mot; les formes παει, λέει sans y, au contraire, sont devenues communes: ὕπχει, ltalogroca, I, Ρ. 100, a. 1118: ὑπάονυσα, 126, a. 1211; cf. λές — jets, λέγει: λέει = λέγει; πᾶς, πάει — ὑπάγεις, ὑπάγει; τρῶς, τρώει τρώγεις, τοώγει, etc; ef. chap. VI.
Dans les dialectes, la chute a lieu aussi devant les autres voyelles : λόουΞ- λόγου, Pio Syr., 215, etc.; so — ἐγώ déjà dans Migne, Patrol., 122, 1237. A Otrante, il ne subsiste qu'entre deux a. Le traitement du > entre deux voyelles reste encore à étudier sur place et dans les dialectes; les documents écrits du moyen áge n'en laissent guére entrevoir davantage que ce que je viens de dire; la tendance des dialectes est évidemment de supprimer cette consonne, ou, au contraire, de la développer d'une facon inorganique comme dans κλαίγω ci-dessus. Voyez aux additions. Je note encore σαΐττα-- sagitta, où la chute du g peut appartenir au grec aussi bien qu'au latin vulgaire.
Entre deux consonnes, ;, ainsi que κ, tombent. Ίεῦλα (c'està-dire zévla) — ζεύγλα (zéryla), ζέψιμοξς ζεύξιμον, ζεντότ- ζευκτόν, ζέζευσε (plus tard Este) Ξ- ἐξέζευζε, Georg. Rhod. I, 28; δέμμα — Éevyux, ἐξνωμοσύνη (forme mi-populaire, mi-sav ante) — = εὔγνω-
COMMENTAIRE τι
μοσύνη, etc. Cette loi est d'une grande importance pour la conjugaison ; l'aor. de ζεύγω, ἔζεψα (ἔζευγσα, ἔζευκσα, ἔδευσα, ἔζεψα) coincide avec l'aor. des verbes en -εύω, έψα (ὀουλευω, ἐλούλενσα, ὀούλεψα), ce qui amène des prés. en -εύγω pour εὔω, δονλέθγω pour ὀρυλεύω. Voyez aux additions.
Tu s'assimile en uu, on lit eszuux dans Abraham, 844; d'autre part, rpzyux rime avec «zuux (καῦυα), Georg. Rhod. I et II, 366; de méme, ibid., 214, avec γράμμα: des formes comme ποᾶγμα sont savantes. Par suite de cette assimilation, les participes passés des verbes en κ, y, χ et des verbes en 1,0, x sont devenus identiques : ῥιμμένον de pico = rheuuévoy de πλέκω; alors on calque πλέχτω sur ῥίχτω, etc.; voyez le chap. VIII, sur la Conjugaison.
Ὄοτνξ, ὄρτυγος, ὀρτύγιο de l'ancienne langue sont devenus aujourd hui cru; Cf. ὀρτνχιο, Pulol., 458; ortici, Bova, 15. Mais il n'y a pas de changement phonétique de y en κ; c'est l'influence des désinences -a£, -ακος, ἄνθραξ, x«oz, etc., -υξ, -unos, βόμέυξ, cf. βομένκιον, etc., qui fait dire ὄστνκος. Par un hasard singulier, la forme moderne avec » se rapproche de la forme sanscrite vartika; Gozo»; est déjà dans Choeroboskus et Hérodien (éd. Lenz, II, 543, 90) et dans Philem. Bekk. An., p. 82, 25. Il semble y avoir une influence contraire dans Lead (ψεγάδι βοοχή, un brin de pluie) de φεκάς, dexaowv; cf. Léo et φεγάδι dans le sens de défaut.
P.8,1. 38. T ante aliam / posita. Ajoutons que, de méme que 46 fait mb, 7; fait ng avec g explosive : αγγίζω-- angízo. Dans sum, arranger, nous avons une forme mi-populaire mi-savante, comme dans συξουλή, cf. plus haut, p. 75.
P. 8, 1. 40. A densiori quodam spiritu. Le ὃ grec est une spirante sonore interdentale, comme le d final espagnol, le d de certains dialectes de l'Italie méridionale, le d savoyard résultant de 21] latin, le £& doux des Anglais, etc. Dans le dialecte d'Otrante, il a la valeur de d explosive dentale. En ancien grec, c'était une aspirée dA, de la méme facon que f (— bh) et 7 (Ξ 9/1). On verra tout à l'heure que le 9 grec est aussi représenté par ἑ à Otrante. Les travaux de M. Morosi ont établi que les Grecs d'Otrante ont émigré de Gréce entre le vus et le χε siècle; jusqu'à cette époque, leur langue était identique à celle des autres Grecs. Mais, depuis qu'ils se trou-
aient ainsi transportés sur un autre terrain et qu'ils n'étaient plus en contact avec leurs compatriotes, leur langue ne pou-
vait plus suivre le méme développement : elle fut plus conservatrice sur certains points, sur d'autres elle devança la langue commune; elle subissait peut-être aussi l'influence des autres parlers italiens. Dans le premier cas, elle nous montre un état plus archaïque que les plus anciens textes néo-grecs, et elle nous fournit ainsi des dates trés importantes pour l'histoire des phénoménes de phonologie et de morphologie; dans le second cas, elle peut indirectement nous donner quelques indications chronologiques. Or, Morosi a déjà remarqué qu'en général ce dialecte est resté plutót stationnaire. Malheureusement, cela ne nous apprend pas grand'chose sur la question du ὃ et du 0. Il y a un retour de l'aspirée ou de la spirante à l'explosive, mais ce retour est tout aussi possible en partant de th que de 2. Il est vrai qu'il est plus facile en partant de «1. Nous voyons de plus que les Grecs de Bova, qui sont arrivés quelques siècles plus tard, possèdent et conservent le ὃς si donc ceux d'Otrante l'avaient possédé, ils l'auraient conservé de même. Ils ont perdu l'aspiration et ont substitué le d pur à dh, par suite de leur contact avec les Italiens qui, euxmêmes, avaient le d et non le dA; la distance plus grande qu'il v a entre d et à, au contraire, fait qu'à Bova le phonéme italien ne peut pas se substituer au phonéme grec.
A reste explosive aprés v, où l'on écrit souvent ντ : ἐντυμενος; Sachl. I, 222; Abr. 403, 405, etc.; χίντννο; Eroph. II, 331; άντρα, etc.
Les mots qui commencent par «+ voyelle ont souvent un 2 prothétique, qui est dà à une confusion avec la préposition dt : dou — djékè pour oi — jaki (timon); διατρός — ójatrós pour ixzpo; — jatrós; διοφύοι pour γεγύοι, c.-À-d. djof éri pour joféri, Chatzidakis, Αθήν. X, 221.
P. 8, 1. 42. E valet E. Comme l'auteur le dit quelques lignes plus bas, l’e est ouvert. 1l faut pourtant dire que l'e final, aprés des consonnes palatales, a un timbre plus fermé : ἔλεγε équivaut à 99/6, ἔλυνε à δἱήπό. Le timbre ouvert ne remonte guére au-delà du 1v° siècle. Ulfilas reproduit ε par ai : aiklesia ; mais, dans les papyrus anciens, une confusion entre αι et c est trés rare, excepté à l'a« final, qui s'est affaibli le premier en e, Blass, p. 56. Πάραιδρα, Pap. Berl. II, 92, puis asus, Gloss. Laod. 25; αἴδεσμα-- £0. 34; ἀχαίρεος — axéozi;, 31, etc., montrent l'identité de αι et z, c'est-à-dire la prononciation 8.
A la place de ε tonique, nous trouvons ο, quoique rarement, dans : ἔόμπλι, Mich. Stren. 92, lat. eremplum ; ux — Vena, Jeoux, rimant avec χῶμα, Apok. I, 163; ce phénoméne est dü probablement à l'influence de la labiale qui suit; de méme dans γιόμα — γεῦμα, où il n'y a peut-être qu'éty mologie populaire : on aurait rapproché γιόµα de γιοµάτος, elc.; ὤμορφος, Imb., IT, 593, 103 (ἔωωορφον, ib. 592 — cip.) ; à l'atone on aóumoo; — ἐμπρός, Abr. 344, 940, etc.; wuxzo, Pio, 19, d’où γιόμισε, ibid. ; γιομίζω, ysuxros, judo : jomónno, Bova, 8; γιοφύρια, Belth. 700, Schmidt, 18, 21. Par assimilation à un ο suivant ou précédent : ὄξων ὁτότες, Pio Syra, 212; ὄξοδαις, ib. 215; τὸν 020009 µου, Cypr. 2, 8; πολομοῦν, ABC, 92, 11. Le pendant de ὅξω, ὅσω existe à Bova : ossu; ὄροι, Pio Syra, 214 — pe; ὀχθρός, Bov. ostró, du nom. © ᾿χθρός: ὄχθρητα, Imb. III, 456; ópuxssuo, Schmidt, 58, 6; ὁρμηνία, Carm. 57, 15, sont dus à une contamination entre ὁριμ-ῶ et ἑωμ-ηνεύῳ» ὄξυπνα, Cypr. 13, 1, est dü à une confusion avec les composés trés nombreux qui commencent par £u-. Je note encore oyix, qui est une contamination entre ἔχις et ὅγις, comme ὄχεντρα est une contamination entre zu; et ἔξεδρα.
Pour α au lieu de e, vovez p. 13. Ajoutez : azzz:a, Cypr. 6, 6; ἀξαναξίγλουν, Cypr. 23, 13 µαγαλώνω, Pio, 211.
E devient : par assimilation : χιλιδονάκι, Carm. 41, 1; ουξ-ε aussi par assimilation : λουλούδια — λελούθια; λεχώνα (Ἀθήν. X, 206) devient d'abord λοχώνα, puis λονχώνα, avec changement de ο atone en ου par dissimilation.
Pour ε initial, vovez page 103.
E atone, entre deux voyelles, peut-il tomber? Comment expliquer les formes φέρτε, 27: (qui se retrouvent à Otrante sous les formes ferte, vante), ἄκουστε et tous les impératifs du méme genre? Nous examinerons ces phénoménes à la Conjugaison. Beaucoup plus modernes sont: πάρτε, Carm. 67, 21; σύοτε, Schmidt, 65, 3; dore, Carm. 87, 21 (— liez); κρύφτε, Schmidt, 19, 2; γράφτε, Apoll. 208; ecc, Schmidt, 59, 61; pére, Schmidt, 59, 67, Carm. 66, 65 κόψτε, στρώστε, Carm. 142, 14. On voit que la consonne précédant le ε de severe, etc., est À, p, 7. Peut-être méme faut-il écarter le σ de στρώστε, qui est calqué sur docce, Schmidt, 54, 20, lequel lui-même doit son c à la 2° pers. du sing. dos; cf. (πέν, As. Lup. 347; (εἰ)πέστε; Carm. 146, 15; de la sorte στρώστε, à cóté de στρώσετε, aurait entrainé d'autres exemples. D'autre part, nous verrons plus loin que « (— v, v, etc.) entre p et consonne est tombé de
bonne heure, cf. ἕρμος — Eunuoz; viov: — «έρητε ne serait donc, de cette facon, qu'un subjonctif dans le sens de l'impératif. Vovez à la Conjugaison, et, sur linfluence réciproque du subjonetif et de l'impératif, Foy, Ἡνερ. +. ᾿Ανατολῆς, 1886, p. 162, et 'Huzo. c." Avaz. de 1886, publié en 1855, p. 211 suiv.
Devant les voyelles, ε (qui est alors toujours atone, p. 109) se change en £, ou plutôt j : ον 0%, Pap. Lup. 20 b, 9 (en 600 de notre ère); 9% ὀ0ῇ, ib. 20 b, 17, a. 616; ανοίωκται — ανέωχται͵ 21 b, 16; ἡμεῖς ἡ αποδώµεναι, 21, 35. Issy devient ainsi πλιόν, πιόν = pljón, pjón. Cf. πγειόν, Cypr. 10, 3 et passim ; aujourd'hui πιό (6).
Le dialecte d'Otrante ne connaít pas encore ce changement. D'autre part, il est trés ancien dans la Gréce : en béotien, ε devant les vovelles devient toujours :; cf. chap. II.
P. 8,1. 42. In hanc vocalem terminantur ct ce qui suit p. 9, Il. 1-5. Le vocatif des thèmes en -o de la Décl. II pg. et ng. n'est plus toujours en e; dans certains cas on a ο pour e, Cf. καπετάνιο, Χάρο, Πέτρο, etc. Xzo» existait avant Simon Portius, voyez Picat. 119, 190, etc. C'est un phénoméne de persistance de la voyelle du nominatif aux autres cas, cf. Essais de gramm. hist. néo-gr., I, 88, note 2, et, pour l'extension analogique de la vovelle du nominatif au vocatif et au génitif, Essais de gram., lI, Avertissement au Tableau général (à paraitre).
En ce qui concerne la seconde personne du singulier de l'impératif, la régle de Simon Portius n'est pas absolue. Elle n'est vraie que pour le présent de l'impératif; pour l'aoriste, on vient de voir plus haut la forme ré: qui s'emploie absolument οἱ qui ne prend jamais de e, à l'inverse de 27; qui, employé isolément, fait toujours dose. Mais le : de l'impératif aoriste lui-méme ne se dit jamais devant le « de c£», τήν, τὸ, Ctc., article ou pronom, à tous les cas du singulier comme du pluriel : ainsi donc on dira d55:, doc: µε κρασί, mais ὀόστους, 7exÿre et non γοάφμε. "Tels sont les faits pour la langue commune. Quant aux formes Juno, πέμμου (avec double |), ce sont là des phénoménes dialectaux qui appartiennent à un tout autre ordre de faits.
p. 9,1. 9. Z æquivalet semplici s. La valeur de & dans l’ancien grec n'est pas bien établie : il v avait des nuances de lieu et de temps qu'on n'est pas encore parvenu à préciser. Mais * avait déjà la prononciation moderne à l'époque de Tra-
jan, où le grammairien Vélius Longus dit expressément que ζ est une consonne simple, Keil, VII, 51 : dauplicemn non esse, C'est aujourd'hui une sonore et le suavis effertur de notre auteur ne paraít pas avoir grand sens. Ce qu'il entend par un κ dans Muse est un z pour la phonétique.
P. 9,1. 10. Z δυο post sonet σ. La combinaison τζ répond au z italien ou allemand. Elle se trouve rarement dans des mots grecs et, dans ce eas, elle provient de -τισ- ou --τζainsi, dans les formes crétoises de l’article : τσίτ-τίς, dans iA due ancien zz«, certes); dans zzzZ: — ος Prodr. III, 431; ἕκατα, Prodr. I, 151; ἕκατζεν, 109: παάτζωμεν, 243, ete. Dans toutes ces formes et dans celles qui suivent, le * ne represente d'ailleurs qu'une orthographe de convention, ear on prononce en réalité τσ. I1 n'a sa raison d’être que dans les combinaisons comme την τζετ ou les mots tures comune 22γετζης où l'on dit εἰς. Dans les mots étrangers, τζ remplace l'italien c/ et στ, par exemple αάτζα = mezza, uxzlxjx Guimeazzetura, πέτζκ et πετζί pecca, war ax mCzzUut, nro-ta Doc, TAXI celuie, τζέρκουλο CC) colo, et dans le suffixe uU inicio; 7 + représente "rement s: τςξκούρι-ξς SCCUUI'€, OU bien le slave c : HUTÈOE, vieux slave némici. On prononce toujours z7:4222t Ct νέλτσος, avec la sourde.
Le mot #77 ne peut pas étre l ane ien zzztyr, : le changement de z i plus tard Zi en c et dec en zz £8 y opposent: c'est le latin resina qui, emprunté au grec, y est retourné plus tard sous sa forme latine. Resterait toujours à se demander pourquoi et comment s latin se trouve ici représenté par z7 grec. K2zuxzzioa est une forme contaminée de *z4çuxr2, diminutif de 22%u2, et de z^7"zziàz.
P. 5, 1. 13. H sonet i. Cette prononciation, qui appartient au béotien déjà dés le second sicele avant J.-C., n'est devenue gencrale qu'aprés le 1v? siécle de notre eres ue rend 7 le . plus souvent par e, non par i cf. Dlass, p. 32. Aujourd'hui, 7, est toujours / à la tonique; à l'atone, suivi de o, il devie nt c3 suivi d'une labiale, ον, ete. Jamais x tonique n'est resté e, jamais l'a dorien n'a subsisté dans la langue moderne. Nous avons.donc ερ atone : Gide, 25 YEN, VES. LENS, LE, Abr., 912; iom. hein, dou z4meux pour zAzzeuz; ἐν Th yin déjà "ap. Lup., 50,1. 6, an 160 avant J. -U. s yesss, {δεν 18, mais γΐναν. ib., 20, à côté de 7ioxz, i. La déclinaison primitive était done zio, χενός, γεοί, Jiiox. Je cite ee mot parce que tous les ὁ
- Ff.
atones, qu'ils viennent de v, t, οι, s, v, se changent en c devant ο: ce qui est vrai de η est vrai de tout son / devant o. Cf. ἄχεοο = Zy5, Bova aljero; ussurzix (d'où μέοκηγκας augmentatif, MEGU. A2); Dova fer mike ; πίτερα ιπίσνοα], Bova pitera ; μερσίνη. De méme, on à d'abord eo» — σύονω. σὺ oye, TUE mais ἕ £52, ἔσεονες, ἔσεονε; σύονουµαι, σερνούμαστεν d où, par analogie, d une part σέονω, de l'autre ἔσυρυα" et jJ) — far. ἔγερνα, d'ou ép, inc liner, pencher, mais zaovo et on, 7247, revenir. Voyez Revue critique, 1881, p. 266. Dans la langue commune, ὄνειοο, πονηρός οἱ σκληρός gardent toujours l7 (y); mais on lit σηλερός Cypr. 22, D, σκλεροσύνη», A1, 1.
H est représenté par ου dans : φουμίζω — πίσω, qosutacóz, σουπιά — σηπία» μουδίς — μηδέ, Carm. 61, 56. Devant À nous avons de méme : ζουλεύω, ζουλευτός, et par influence de ces mots, ζούλεια, Dova zulia ; saoul est plutôt l'italien fagéuoli, néap. Jugiuli que l'ancien grec «χσήλιον: cf. φασίουλος, Nklav., 100.
Kou pour κυέω-ῶ est une parétvmologie populaire; le verbe est rattaché à κούνια (cune), Chatzidakis, Αθήν. X, 86.
Il me feste encore à citer, pour € au lieu de 4 dans la tonique, 7 Mn filer, νέα fil (à Dova, né0), qu'on ne peut guére séparer de νήθω, vzux.
P. 9, l. 15. Et precipue acdjectivor un. Les adjectifs en a pur comme wes5s, utzoz, ont suivi l'analogie de καλος et ont fait µικρή au féminin. Le tvpe ος, r, ον était le plus répandu et il entraînait aussi, dans la méme déclinaison, les adjectifs commegzeezeos etles composés comme afxvxzo; qui n'ont point de féminin en pg. et qui font aujourd'hui Sax, Maven, ete. Le seul féminin en -ρα qui soit resté, c'est devriez pour dire lundi; toutefois on da θεύτενος, θεύτερη, pour dire deuriènu.. Mais les adjectifs en ιός font ιά: ils ont été renforcés par les anciens adjectifs en E -εῖα; MN des raisons d'euphonie s'opposaient d'autre part à la formation d'un féminin en m.
P. 9, l. 13. Subscripta ι. Ceci, bien entendu, n'est vrai que pour l'écriture; dans la réalité, on prononce un i, Kai.
P. 9,1. 20, 8... ἃ sols fere Greecis. proferenda. Le son f, bien connu des langues ge rmaniques du nord, de l'anglais, du suédois, etc., se trouve aussi dans des pavs romans, par exemple dans la Savoie, la Suisse francaise, ete., et, du moins aujourd'hui, en espagnol. Est-ce qu'à l'époque de Portius, qui connaít cette langue, comme nous l'avons vu à propos de 9,
le c espagnol était encore £s et non 0? Le changement de l'aspirée grecque £/) en spirante 9 est postérieur à la séparation des Grecs d'Otrante : ceux-ci changent {A en f, comme je l'ai dit plus haut, p. 78. Mais le changement s'était opéré à l'époque du graminairien Melampous; celui-ci, on ne sait au juste à quelle date, mais en tout cas postérieurement à 600, commentait la grammaire de Denys de Thrace. Il décrit la prononci: ation du 9 de la manière suivante : aro χωρούσης της JT rs τῶν ὀθόντων ai πρεγούσης ἔτοδον τῷ πολ)ῷ πνεύματι. Cf. Blass, p. 89, note 399. Précédé d'une spirante ( y, 0), 9 devient explosive : 45 —. ft, y) — «t, 50 — st. L'orthographe phonétique est assez fréquente dans les textes du moven âge. Je relève dans Abraham, 1091, la graphie déxzrzes; 1100, ἅποῥεκτοῦν, pour déyôrxes, aro0:y)s7». l| ne faut pas y voir une forme ionienne δέχομαι. Pour le scribe, les groupes κτ et 7 avaient la valeur de 7/; il écrivait donc soit κτ soit 79, à la place de 7£, sans souci de l'orthographe classique.
L'ancien grec ne pouvait pas commencer et terminer une méme svllabe par des aspirées; ainsi, au lieu de dire θρέφω, on disait «piso, mais au futur l'aspirée reparaissait : θρένω, de méme τρέχω et ρέζομαι. La langue moderne n'a pas la même aversion pour les spirantes : 9o£5», Carm. 1, 57; εθοάφηκε, Dig. IIT, 144; 9227, Apoc. IT, 162; d'autre part, l'explosive persiste méme quand la spirante suivante a disparu ; ainsi le = du présent reste dans ἔτρεζαν. — Il y a d'autres cas où 9 remplace = : υεθχώριον (le surlendemain) — = gui αὕριον, qu'on peut comparer à l’ancien grec καθ ἔτος, G. Mever?, S 243; il v a peut-être là une influence de u:9° zusozv, où le 9 est régulier. A Bova, on dit j&eóecmu, mreÿesu, qu'il ne faut pas séparer en ωξταί us», comine fait Morosi, p. 36, mais en uz ἐμοῦ} le 5 vient de us ἡμῶν, μεθ’ ὑμῶν. Dans B20ox«o;, Missa, 25, Prodr. IV, 99, à côté de βάτραχος, Prodr. IV, 409, dans θεγατέρα — θυ/ατέωα, Athen. (Δελτίον, I), 289, l'aspiration s'est déplacée. Π n'y a pas de changement de 0 en c, abstraction faite des cas de 70, ete. (voyez pour £9 leve critique, 1881, p. 405 et ib., note 1). Βοντῷ ne saurait être l'ancien ου χω, qui est, du reste, de la langue poétique; c'est plutôt l’ italien buttare; mais 5 pour 5 fait toujours difficulté. Il est vrai aussi que d'ordinaire les verbes empruntés à l'italien font soit -εύω, soit --αρω. Le 9 pour 9 de σταφνη — στάθω» (Chatzidakis, Ηεοὶ φθογγολογικῶν νόμων, p. 10) est douteux, mais cf. acízvzo;, Imb. III, 088; ἅγλιος = ἆθλιος. σαχλός — ος σαθλό- = Gags; παγνί —
Sd COMMENTAIRE
1250992 de παΌνη, ἄγωωπος de zv. — Le nom de funesta Litera vient au ^ du nom 0zvzze;, qui commence par cette lettre.
p. 0, 1, 24. 1 Zn qua desinunt omnet fere neutra. C'est probablement un changement phonétique que celui de - ον et -ίον en v. Il est trés ancien, car il. précède le déplacement de l'accent dans « voyelle devenant consonne, uix — mix (p. 100). On trouve du reste des exemples dans des inscriptions anciennes, à partir du i* siècle de notre ére: µχοτνου, C. I., IV, RNA, νάνων, 0606, zxAcaut zov, SO, ete. ; cf. Denseler, dans Curtius Studicn, Hl, 14i Sqq., et surtout Wagner, Qoeestiones de epigereammnatis græcis, pp. 90-100.
Si la contraction de wiv) en c est hors de doute, /os-is est moins sûr. Il est vrai que le latin -a7éus fait en grec AUS) par exemple 2224/2207: = caballarius, mais il peut v avoir une substitution de suffixe : -«ts pour -«r'êus, ce qui arrive assez souvent dans le latin vulgaire. Ki: devient utt; {χύνης sur πολίσης), aceusatif et Vocatif ao (κόρη sur πολίτη, ng..), d' où, avec chute régulière de le atone, 225 devant les noms propres qui ne forment ainsi avec zv) qu'un seul mot; κύριος, qui subsiste, est la forme ecclési: istique (pour dire /e Seigneur) ou savante (pour dire Monsieur) : Ἄνοης est dialectal et a le sens de père. Comme, du reste, il n'v a jamais contraction au génitif singulier (le génitif 206 est formé sur Ἄνοης, d'après πολίτης, une restitution de l'a au nominatif est toujours plus facile. Dans les inscriptions, ce sont presque exclusivement des noms propres qui ont -« pour -ιος. Tout bien considéré, je crois qu'on peut admettre pour le grec que : -i(v), ects final devient -uv}, -u. Il resterait encore à examiner les neutres en -ιον qui font -ιό au lieu de -, comme goin, ys s σκολεῖον, σ2ολειό à Mace, ete.; ces formes seraient entrées postérieurement dans la langue. Les formes telles que βιέλίν sont mi-savantes mi-populaires, populaires à cause de la chute du y final, savantes par le maintien de : vovelle. On dit aussi néanmoins τό SA (Zen. Prol. 1) et τὸ due, la lettre. Ce sont alors des mots savants refaits sur l'analogie des mots populaires. Voyez, pour ce neutre, Essais de (ΑΜ. I, p. 50, à Prodrome dans le Tableau gencral et au mot Neutres dans l'Indez cerboruin final.
L'í tonique Teste; dans TEST | RIT TM, dans κρένο = TACLAR dans εθικός — id: "i nous avons toujours des phénoménes analogiques; ainsi πέντω doit Son z à ἔπεσονς 402v» est un présent
de l'aoriste xx calqué sur οχίνο, &v»x (phonétiquement : krèno, ékrina : ; fèno, éfina) ; Ψε de ἐλικός est hystérogène et vient de δικός, Sur ἐκεῖνος, ἐτοῦτος, etc.; cf. p. 103. D'autre part, on ne peut méconnaítre une tendance à dissimiler deux i, quand ils ne sont séparés que par une seule consonne: ῥεπίθι de ῥιπίς, roux, Imb. III, 942,etc., qu'on pourrait à la rigueur expliquer autrement (voir ces mots) ; pour /—, cf. psiiyn, pg. μήλιγξ, µήλιγγας, dans Lex. 35. De méme, en effet, qu'à l'origine vet « se dissimilent en e et , de méme, plus tard, η dans une syllabe et « dans l'autre donnent ε-ι. Dans ὀζόξεογον pour doἔεργο», il faut voir une analogie populaire d'après ὄξω plutôt qu'un phénomène d'assimilation : dans la langue commune, on dit zc&zo7o. 'O:29:67o ne peut provenir que des régions où l'aphérése n'est pas pratiquée. Sur la chute de t, cf. p. 19 Ainsi les verbes composés avec περί perdent l't : πεοπατεῖ, Prodr. IH, 395; Glvk., 199; περξαξεῖν, Üx4zccvoz, χθεσνός, ἀλλοτεσνός, σηµερνός, καλοκαιρνάς, τωρνός, ἑσπερνός, Sont des formes populaires d'aprés Dossios, Beitr. z. griechischen Wortbildungslehre, p. 21. Voyez υστερνός, Const., 244; καθηµερνός, Abr., 350;
εωστέοα, περσσότερος Souvent dans Pio. Entre c et x : σκώνω — σηώνω, qui doit être trés ancien, vu la concordance avec scono, Otr., 98; d'autre part, on a σήκω, ETAGE, etc., qui conservent le η et font revivre σηκώνω. On dit de méme, avec chute de « atone médial, εἴκος rapides, vingt paras. Le phénomene de la chute de : atone est beaucoup plus étendu qu'il n'est possible de l'indiquer pour le moment; il doit étre général et sans exception dans quelque dialecte. Cf. aussi Revue cr'itique, 1881, p. 408, n° 21 et n° 14, p. 264, note 3.
P. 9,1. 29. Correspondet qui et que Gallorum. La différence entre k vélaire et Æ palatal est, dans une grande partie . dela Grèce, plus marquée qu'elle ne l'est en francais pour ca et qui, ou méme en italien pour ca et chie ; dans beaucoup de pays grecs, le 2€, χι Se palatalise en ce, ci. Mais des renscignements précis nous manquent malheureusement Sur cette matiére.
P. 9, I. 30. K, post v et y, profertur ut g. Le changement des explosives sourdes en sonores est le phénoméne le plus intéressant du consonantisme néo-grec, parce que nous le retrouvons dans l'albanais et dans des patois du sud-est et du sud de l'Italie qui ont encore d'autres traits communs avec lalbanais. Pour le moment, on nc peut pas hasarder une ex-
RG COMMENTAIRE
plication de ce fait; il faudrait d'abord savoir s'il est commun à tous les pays où l'on parle grec. Les plus anciens exemples de 77 — "#4, v: = vd, ur. — u£ ont été recueillis par M. Psichari, Mémoires Soc. linguist., VI, 6, n. 1 (dans le tirage à part, p. 6; voyez p. 11 l'explication physiologique qui est donnée de l'association des deux sonores), ce sont : χονδός dans des textes talmudiques; ΔΙΑ IIANAQN dans une inscription (non datée), Orelli, 2160; γουνδοπίστις, transerit gandopistis, Pertz, Monumenta, V, 295, 8; latin vulgaire indiba = ἔντνξος. Les mots latins, ou plutôt italiens, qui pénétrent dans le grec au moven âge, conservent la valeur de nt, etc. : «óvze; prononcé contes, et non condes; de méme καντάδα, ποῦντα, ete. D'autre part, les Grecs d'Otrante ne connaissent pas encore ce traitement des explosives sourdes, excepté dans le cas où un mot commencant par z est précédé de l’accusatif de l'article: fom, batera, mais pempo, etc. Cette observation est-elle exacte?
On cite d'autres exemples de 7 pour z, mais tous sont douteux ou s'expliquent par des influences extérieures. l'aoó724207 n'est pas le pg. «202292222», mais, comme le prouvent de reste la pour v οἱ ο pour », l'italien gerofuno; le 2. témoigne peut-être en faveur d'une contamination de la forme grecque et de la forme latine; de méme γάτος — ital. gatto ; eyywzoz — «wxoz, mais le mot se retrouve aussi en turc : enghinar ; il est possible que le changement de κ en 7 doive être attribué à la phonétique turque. Dans SET il v a certainement une confusion avec gs, etc.; la forme régulière serait 20705; dans γαγκέλα! — -καγκέλα, je vois une assimilation avec 7 suivant, etc. Voyez aussi plus haut la forme ψεγα»ι de Lenaduoys V’ influence de ! eva (provenant de φέγω) est d'autant plus certaine que la forme ‘exit existe. — Mais si κ précède une liquide, il devient toujours y, quoique l'orthographe moderne ne reproduise pas souvent cette derniére prononciation : γλυτός == ἐκλυτός > 7Νστρα, γλιστρῶ = — ἐκλιστοῷ (voyez II. Estienne), 74x29 (cf. arr), ε/λείπευ, Pap. Lup., 21, 14, et déjà en pg. εγλογή. où toutefois 7 devait être explosive. Il est possible que, dans tous ces exemples, il v aità l'origine une forme εγ qui serait ainsi plus ancienne quezz, voyez G. Meyer, S 278 et n. 2. De la sorte ἐγλείπειν, ete. ne serait pas un retour
1. La forine se trouve dans Kapp, Die Gutturl. im Griech. und Lateïn., p. 17 (forme usitée à Théra).
à cette forme c7; mais 167 de sy serait tout simplement devenu spirante. L'orthographe" ἐκλ. aurait été, dans cette hvpothèse, purement conventionnelle dés lantiquité. Autres exemples : γλυστήρι y^p (£a, Cypr., D, 2. De même devant d et ( : v Ed, Ot — £5 juin, Live — JE xim = εκξαίνω, (5,4 Bova, guiddo)= ἐκέαλλω, cf. le pg. TA ijo, de MA ἐγέαλλη, Cauer, Delectus. Inscript. Grec, 527, 4, etc. Les inscriptions montrent bien que l'orthographe de nos manuscrits et de nos éditions d'auteurs anciens est purement étymologique, cf. G. Mever, S 215. — Devant 7, le κ se change en nasale gutturale: 27724, &y7óx de ἔγγονος ο8ί prononcé comme ἄγγελος, ete. Enfin, devant ν et =, l explosive z Se change en spirante : ὀχτώ dev ient 06720), οείλνω, δείχνω (δείχνει, Solom., 116), partout, méme à Otrante.Quelquefois, au commencement d'une svllabe et devant une vovelle, z Se change en y, mais seulement, si la svllabe se termine soit par 7, Soit par ο: VIN on, Sachl., Il, οδο, Cvpr., 49, 6; yoyH xm, Cypr., 19, 9 Ds χοχλιός, ete. = κογλιός, oyiadän, etc., HAT = 2277, etc.
P.9.1.34. Licet quibusdam videatur aliter exprimenda ante JDans les poésies érotiques chvpriotes (Legrand, Bibl., II, 58 sqq.), on rencontre souvent l'orthographe italienne 74 dans ce cas : κατα ho D, 6, 15: sepe 14, 14;
Tele ALTO, 15, 4, ete., et, aprés une consonne : fitv. 2 9; 26. où 1 mouillé est rendu par À. Le scribe vénitien qui, au xvir* siécle, transcrivait le drame de 1) Érophile en caractères latins avec une orthographe plus ou moins vénitienne, ecrit toujours gli pour A; theylé, 3489, 384; gligéegné (λυ/αίνει), 3915; emiglia, 392: poglé (10421, 394 : aglithia (22:0: ix), 2925: dhactiglidhiu, 396, etc. — J'ai déjà dit que le ^ entre une consonne et j tombe dans πιό (6) = r/zoy ( pljón). — Pour le changement de 2 en o, voyez à cette lettre.
P. 9,1. 98. M sonet ii. Devant j. u devient uy : σουσονυνισζῶ. Imb., I, 425; zoxoww2. Pio, 216; zuo, 22]; «zuwz. υνιὰ dans la lanirue communes; mais ce phénoméne n'est pas général dans toute la Gréce; c'est un trait dialectal, dont le domaine reste à délimiter. Il est pourtant possible qu'à une certaine époque, ce phénoméneait existé dans toute la (rrèce; de méme que 4 est devenu / mouillé devant /, non seulement devantj. de méme mi serait devenu mni, avec n mouillé; plus tard le ji aurait disparu. Ce qui me le fait croire, ce sont
les deux mots rzzuz, = rouvre et yapeuitm — γκοξωνίκω (Legrand, 1002108 histor., p. xxxv). Jamais ον n'est assimilé en grec : 72e, GENS, ete., s] ce n'est dans ces exemples où nn est suivi de 7. Il faut, en tout cas, admettre que le. 2 s'est. palatalisé sous l'influence du {vovez plus has) et qu'alorsle groupe iR s'est simplifié en avé. —K2zvo», dezzuvm, est du à l'analogie : le part. parf. χαμένος : 22w£voz fait créer un présent zzv» comme vot. Voyez à la Conjugaison. — M précédé d'une spirante se change en: gzXzyn— cran, Λι fy» — heu n, Zu) — ATULLO)) Ζχναιοςτ- ακμαῖος, C 'hatzid: iKis, «50775257. , p. 10. Je trouve quelque difficulté à expliquer ee changement physiologiquement, et je me demande si c'est par pur hasard que, dans tous ces exemples, le υ est suivi d'un « (2uyà se dit aussi Atm; l'aoriste ελίγνησα, cte., a influencé le présent). Les mêmes conditions, avec cette différence qu'il v a là un ο au lieu d'une spirante, se retrouvent dans 242%, que je fais dériver de 400402. Ἅρουι.
Cela semble confirmer l'hypothèse que m4 a ét? prononcé mhi; alors, dans les cas où ce groupe était précedé d'une voyelle, Fr l'emportait, et 1 Π. disparaissait; mais, précédé d'une consonne, c'est-à-dire dans les cas où l2 se trouvait pressé entre deux consonnes, c'était 3? qui devait céder. Devant ο et v; tombe : vox, C. I. G., πέωτη — πέμπτη, HE Ts TUUS rimant avec 7 GTV) Ahr., (035 uslera, Prodr. II, 2745 Sales ἔλαννε. Schmidt, 523, 19, 21: GOAIGS; Apoc. Il, 24; Belth., 406. Mais il reste des ant 6 ancien, prononcé D, voyez ci-dessus, p. τὸ.
La remarque de notre auteur sur z devenant. b après 5» ost juste : la sonore 3? ou » change en sonore la sourde suivante, comme dans zzxv!z, τον([όπο, zovbxziox, ete. Voyez p. 5 L'exemple uzzuzz« n'est pas très heureux, car le mot n'est pas grec. Dans certaines régions, on prononce d'ailleurs babaki, de sorte que ur serait une simple notation orthographique pour 5.
P. 8, 1. 415 p. 10, 1. 1. N... eue c... son? gni Fteloruim pre se ferre videtiir; Mème remarque que pour /, cf. Erophile, ], 55815; egégui (είν) 88, eerhégné civ MM, ο) μοι; 302, uiegné Sais 398, echigu, ete. Dans les poésies ehypriotes, je relève gyveZouoi. 10, 14 2 soon, c'est-à-dire enjazomes de méme évuzsuir, Vuell. juv. IH, 5
Devant les spirantes : 7, 9, et devant z (comparez à Ἠὲς ci-dessus), le ν tombe : x9cxu, πεθερός, 20ος, αθίζως θωωπος, No-
tires et extraits, XXTX (2; 115, 1,1 (du ix°s.); ioc, rimant avec 260r, Apok. IT, 23; à l'aoriste passif des verbes en αν : £252 Ρο) voyez Mn. Sor. de ling., Vl, 1, 45, ct Koss, Ber. crit.. IRNT, 4UR; οαγέλιτ- yd, αγνός στ ux yas, ῥουγαλίω. υξλογολικός, gun. le y devant z ne subsiste pas plus aujourd'hui qu'il n'était toléré en grec ancien dans la meme combinaison. Le ν final de l'article ne se prononce jamais devant 7 initial du mot suivant. On peut aussi comparer Κωσταντῖνος, Κωσταντωούπολις. l| n'est pas nécessaire de penser ici à une influence latine (on sait que, dés l'époque de Cicérun, les Romains disaient cosul, etc.) : Κωνστ. ainsi écrit dés l'origine, n'avait, pour perdre son, qu'à se conformer à la phonétique grecque elle-même, ancienne ou moderne. Κόσουλας, 2552452, Consul (agent diplomatique), est un emprunt à l'italien. — N final tombe. La chute a probablement commencé dans des mots proclitiques, lorsque le mot suivant, avec lequel ils formaient une unité svntactique, commençait par une consonne devant laquelle le ν ne se prononcait pas;
t» 5:07 est devenu τὸ 0:62 à la méme époque que Zo; est devenu " οσα ( de méme τὸν νόμο — τὸ 704607 1 την UT TES : — τή μητέρα»! τὸν βατιλέκ était ou bien fon basilea ou to vasilea; τὴν dé se disait £u dosin ou ti dosin. Puis la forme sans v SEE du terrain et devient la seule employée, méme à la fin de la phrase; le y ne reste que dans des mots proclitiques devant les vovelles et devant >, π. 7, qui, de leur côté, se changent alors en g. 5, rl,
Quoique les manuscrits du moyen âge conservent le y avec un grand soin, il v a pourtant pas mal de traces qui nous montrent à l'évidence que l'orthographe était bien loin de représenter exactement la langue parlée.
En lisant, par exemple, les poómes de Prodrome, on dirait que v persiste encore. Mais. 111,512, on trouve uz» ἀνασγοιυνίζη: D21, μὴν τὸν 9όσηςι DS, μὴν παυανάλλη, et cette forme wr» pour μή, suppose un état phonétique où le méme mot se terminait tantôt par une vovelle tantôt par une consonne, suivant les combinaisons dans lesquelles il se trouvait. On disait cf νήσου. TT Denis, et, de méme, Ut, x1 zzz, MI, 032: 7 Dem, Li, IV, 50: mais τήν zzi, την sé, et ce doublet zZ— zz» amène uf coté de vx dans les conditions où l'on se servait de τήν. Et si l'on écrivait uz/xv., quoiqu on prononcát u%)xx, Prodr. III, 512, on pouv ait de méme écrire μην nos, TT, 99, où le v na jamais été prononce
Dans les poésies rimóes, c'est la rime qui nous montre trés souvent que, soit l'auteur, soit le scribe, rapprochaient leur orthographe de la langue classique. Dans la Peste de ehodes, par exemple, on trouve : αἰτία (aceusatif), rimant avec TE (nominatif), 32; Sarsiouiv et παιοεω μέν (accusatif), 945 Gervrÿr (première personne du singulier), et red, 005 So οἱ παλι, 14; παραὐείσου, Ὑλκουνομήσουν (SiC 11, τθ. A l'intérieur des vers, ou bien lorsque les deux mots formant rime se terminent par y (g4zw7742zw, ἐποντιστῆκαν, O0), le v est cerit presque toujours. Comparez encore Abraham, ete. Il v d'autres textes dont la graphie est dans un accord presque tetal, ou peut-étre méme total, avec la langue parlée; c'est le eas, par exemple, pour la Séduction de la. Jouvencelle, Legrand, Bibl., IL, p. 51 sqq. Nous v trouvons v devant des vovelles : πῶθισεν mfi 2: θοσμένον E, Us τὸν ἄνθοωπον εσξν. DU; fyzxy ὁ ques, 1, 9, 10-15 , 11, etc.; mais £vce feet 2 20: ἕντε γενοῦ», 24i pce ἐγ, VETE, 15; τὸν ἔρωτα, DS τῖν εθική σον, D; ελ καν fy; 02: την wuneUugu. AN: τη κος 00; uxyry 94329, UV, ete. Devant 2, c, 7 : ὀχκτυλίδιν του, 4: δὲν τὸ, 4: τρόπον τό, Ü 5 σὰν τεοιστέοι, DS amt) τὴν sas, AD; £uiy καὶ gi 2%) ld; αντὸν τὸν voz tony fu. 163 τὴν κορασίθαν 31; ; την πίκραν την
πολ ἔπαμηγόυησέτιω. 40: le v crs demande Fhiatus aprés πολλή, qui tombe sur la. césure du premier hémistiche, la rime veut la forme régulière ἐπαρηγόρησ σεν την» dans le vers précédent, on lit, en effet, εγαέτησέν την: μάχη» suot) 20470074 013 στὸν πόρον ug, 001 uzyr) τάγουσι. US S ἔσφαξε τὴν καρδιά μου, 10. Mais iei les exceptions sont un peu plus nombreuses : ef. παρηγόοχαα | τής. 01; il est vrai que παρ, naa finit le premier hémistiche; toutefois on a,malgré la οὐναγο, κακὸν | z' ἔχεις, 00; pourtant, on peut fort bien admettre que l'arrêt est nécessairement plus long au v. 61, devant le complément P qu'au v. 00, devant la copule καί. On a aussi ans της, 45 ἕντε zo, 25 (mais comparez Psichari, Mém. Soc. ling., 1V, n 40); τὸν ἔρωτα | τοῦ 00e, 203 τὸ πνευμα της. Odi στοᾶτα του, 22. Le v manque deval ant les spirantes et devant y et p.i τῃ QUA, 43; τή φλόγα LE, DH: τῇ στοατα στον Dy 4 ἔλκμ:νε σὰν τὸ quon, 44; AXUUAX συνήξασω | div dzet, ro; cuz, 323 την »2020 552,02. Mais τήν zu. 94; τν quz, 40; τὴν ur) uso, 64. Le v serait-il ici une trace de réduplication disparue et doit-il faire penser à une prononciation duyruuss, ete. ? Il est possible que l'auteur ou le scribe suivent dans un cas la langue commune, qui n'a plus de réduplication. et que dans des cas comme ceux-ci, les prononcia-
tions d/alectales leur reviennent de temps en temps. A la fin du vers : τὴν ὑπόβεσιν την Φεσινην εκείνη, 38. A la fin de la phrase, le » manque quelquefois; quelquefois il s'y trouve. Je note encore deux exemples trés curieux : 55, 'yfo? σου, accusatif, le y est tombé réguliérement devant c, mais au v. 51, on lit ᾿γθρὸν στήν ἐδική σου voir. Dans le premier cas, le mot qui commence par c est lié trés étroitement avec ἐχθούν] dans le second, au contraire, il n'y a pas de rapport entre εχθρόν et στήν. il y a même là un petit repos qui empêche le y de tomber. Aujourd'hui l'usage du v final se trouve à peu prés restreint aux proclitiques 9%, # devant κ, m, v. Voici encore quelques exemples intéressants : ἄχριν ὅπου est MEA Italogreca, I, 101, a. 1112; ἔργετεν aT, ib., et p. 100, coté de € έρχεται εἰς. Eroph. I. 418, ἀφέντοαν mue, au nomi-
natif; de méme ἀνώχια-ν- ἔχουμε, Schmidt, 08, 12. M. Schmidt donne, en note, des exemples de ce v qui sert à faire cesser l'hiatus, et qui s'explique comme celui de ux». Π faut mettre à part czóuz-», Prodr. I, 335 sœur, Apoc. II, 495, οἵο., qui sont dus à l'analogic des neutres en ον (cf. Psichari, Futur composé, 11, note 3) ou bien de οὐδέναν, πατέραν. Du reste, voyez à la Déclinaison.
Mais νά σε xzumy 9:22 est bien expliqué par M. Chatzidakis : « Πρὸς ἀπογυγήν τῆς γασμωδίας », Δελτίον, 1, 240. etc. ; cf. encore: G. Mever, Rivista di filol. classica, IV, 274 suiv.; Morosi, Dova, 114; Krumbacher, Bcitr.,15; ct° Af». X, 22',0ü toutcfois M. Chatzidakis donne du v paragogique de τσοίγονοιντου, etc. , une explication toute différente de celle qui se lit Δελτίον, loc. cit. Le ν y est attribué, non pas à l'affectation savante (il s'agit là de formes populaires , ni à la dissimulation de l'hiatus, mais tout simplement à l'analogie.
Si la combinaison fonomon nous paraît claire en elleméme, et si nous vovons bien qu'elle ne peut contenir autre chose que l’accusatif de l'article suivi du substantif, nous pouvons néanmoins hésiter pour l'explication de cette forme : devons-nous v voir £o nomon— τὸν vous) OÙ fon omon = τὸν ous? Est-ce le ν de l'article ou celui du substantif que nous avons là? En d'autres termes, des substantifs qui commencent par ν peuvent perdre ce v; le » est alors absorbé par l'article; au contraire, des substantifs qui commencent par une vovelle peuvent s'attacher le ν de l'article à l'accusatif singulier et au génitif pluriel et le garder tout d'abord. Nous n'avons pas d'exemples du premier cas; mais on explique par le » de
l'article les formes PUS cc muss, Sehmidt, 67, 115 v2: = Des, νοικολύνης — οὔνολύρης, Worais, "Azxzzz, D, 183. Dans ce dernier exemple, il est. fort possible que vie (avira loyer) ne soit pas étranger à la présence du ν. D'autres exemples sont v Naziw (τήν Avon, ὦ Νις τον lvi v, Nue (τὴν To, Ἡ Noa την Vos, à νύπνος 17 rar, Dnversement "Erzxyzss (Nar x45), AT N (eec).
Au temps de Simon Portius, la ehute du » final n'était pas encore un fait accompli; le » résistait et persistait probablement à la fin de la phrase; c'est pourquoi l'auteur nous dit que le ν est la terminaison de certains cas. I] est vrai que, quelques lignes plus bas (p. 10, 1, 9, il nous apprend que la plupart des neutres ont pour terminaison 2; le » était done sur le point de se perdre. L'origine de ce phénoméne, les. premiers symptomes de cette chute remontent, au contraire, jusqu'aux premiers siécles de notre ére. Dans les inscriptions metriques, y ne fait souvent pas position: ef., de plus, 2:7, zz, pour και, Kaibel, οτε, ος Wagner, Questiones de Epigrammutis Grecis, p. 63-67. Nur cette question du v final, voyez Ταξίοι, loc. cif., et Rerue ο. 1880, p. 264, note 1. — On ne voit pas ce que S. Portius (p. 9. 1. 42) peut bien vouloir dire par nobelioribus locis.
P. 10,1. 1. Z, effertur ut es, non vero GU perverse quiden) tanquam gs. Ἡ est juste de dire que ζ ne se prononce pas gs; mais cela n'est ni tout à fait exact ni tout à fait inexaet. Aprés y, on entend toujours gz : ainsi o κάλιο (2 zzz. mais fongiéne. La nasale sonore se répereute iei, même sur la consonne postséquentes Vi change d'abord Æ en g et, sous l'influence de ce y, s devient z. Il en est de méme pour le y: O0 psomds Ctouz;) mais tonbzoní. Dans toutes les autres combinaisons, £ et {se prononcent Jes et ps.
P. 10, 1. 9. O sonat ut ο, ore operto prolata. Le changement de 16 fermé en à ouvert appartient probablement à Ia méme époque que celui de & fermé en ὁ ouvert. Conime lo n'a pas changé de timbre, les deux sons se confondent dans un seul, cf. 6275, Pap. Lup., 1%, 18 (an 199 aprés J.-C.); ee sis zt, (b.s mais déja Pap. Lup., 1. 5, vac» au neutre; exe, 14, qui date de l'an 169 avant J.-C., voyez Blass, 02, note SG et sqq., tandis que ου et ο restent. distincts; le grec vulgaire de l'Égypte peut, du reste, avoiren ceci devance la zur.
O final, s'il n'est pas suivi d'une consonne, conserve un timbre plus fermé. Pour ο tonique, il n'v a rien à relever de bien remarquable; ο atone, suivi ou précédé d'une labiale, se change souvent en su: ovy», Const., 000; Pio Syr., 216; των) ένχ == αἱμοῦασμένα, 2113 ῥουκανίζω, Prodr. V, 105; Gus, ty Gta ers MAÏS σφόγγος, λουξί τλοξός, COSSC, (01556), Uva s le tv pe de cette règle est donné par les deux formes 252723, à cÓté de χουμπί, qui ne sont autres que l'ancien χόμξος et le dérivé γομξίον. Plus tard le phénomène s'est étendu οἱ ο atone devient ου, cf. Essais de gramm. n.-gr., I, p. 292, rem. à la p. 194; Koumanoudis, Συλλογή, δ. VU. 23 Athen., X, 25, note 2, et 26, note 2 {sou pour zov, et οὗ pour). Devant ^ nous avons σχουλί (σκόλλως, pg.); cf. Chatzidakis, σσ. ατοπ. Y faut-il ajouter ov, Schmidt, 59, 7, οἱο.: 2ονττῶ, de 257755 (Foy, p. 13)?
Pour 2ξτοον — dew, voyez p. 43; 95 + consonne se change en zo sous l'influence du 0 : αρηανός, Guy, Aou A, Lara. — Ko: suut, pour zum, est r approché de zozust2; par étv mologie populaire. Enfin, dans εξύπτερος, pour oz ἔνπτερος, Phys., 000, 6160, nous avons la substitution du préfixe εἲà la syllabe οἕ-.
L'4 tombe (par dissimilation?) dans 2224/5, Abr., 1029, Belth., 197, etc., pour 222270». — De méme que e, devant vovelle, devient EE ο devrait devenir «'; le seul exemple que je connaisse est sou, troisieme personne az25x:zt, qui donne d'abord «kc dte, d'où résulte avkréte avec transposition du v, qui s'explique par l'attraction du Æ et la fréquence de la combinaison 523 cf. z2zoo2uat, αὐκρᾶσαι, ABC, 15, 3, αυκριστῇς, 85, 23; αφαράσου, Belth., 913; puis, per confusion de zz- avec le préfixe 272, ἄν : ἄφοκρασου, Abr., 23 ἀγονκραστῆςν Éroph., II, 315. Cf. Chatzidakis, LEZ Dors. yon. . 4- -6, où le
phénoinéne est expliqué tout autrement. — Sur la terminaison des neutres (p. 10, l. 9 sqq.), voyez ce qui en a été dit
plus haut, p. τὸ.
P. 10,1. 15. Fertitur aliquando in 2. Toujours devant Toi οτωχός (ne45, Abr., 446; στευνιστήρας, Prodr. DEI, 69 (πτενιστας dans le passare correspondant, IV, 69), ete. Il. y a encore d'autres exeniples qui témoignent d'une certaine indécision entre π et +, indécision qui doit remonter à l’époque où 4 était une aspirée; σπό//ος-στονγ/άοι Sont anciens; 228795, Glykas, 265, pour επέτος, peut se comparer
à µεανοιον pour , µετανοιον : l'explication sera la méme; £210; n'est pas pour ἐπὶ ἔτος, mais serait calqué sur ἐφήμερος. Voy cz plus haut, p. 83 et, dans un autre sens, G. Mever, S 243, et les renvois, /bid., à à Mavrophrydis, Φωίστ., 2, 180, et Chatzidakis, Κλειώ, 1/19 nov. 1831. — Pour D — b, voyez plus haut, p. 15.
P. 10, 1. 10. Znitio spiritu aspero notatur. Règle orthographique sans aucune valeur phonétique. La tvpographie tend aujourd'hui à supprimer l'esprit rude en Grèce pour les ouvrages modernes.
P. 10,1. 19. Ponitur interdum loco } “Hess, Imb. III, 153; αΌε spoon 200708) τορμῶν Phys., 255. On dit de méme aujourd' hui δεογίνι, ἄργα, αρραξγταρι, ete., ete. Dans la langue cominune, on a aussi dans ces cas 22, ete., pour pz, ete., ay, ὀέλγυας, σ-έ)νω, etc. À Dova, le changement de ^ en e devant ο, B, τ, à toujours lieu, Morusi, p. 28.
P. 10, I. 20. P vertitur in λ. Il faut ajouter que c'est surtout le cas pour les mots grecs qui contiennent deux ο : /λήγορα, pour o/oox (ἐοήγορα, Const., 082), wAlizot, ux^afioo, πλατοα, etc.
Ῥαπίζω- pg. σαποίζω, Dova, sapeno = σαπρύω, ont la méme racine que les verbes anciens dont ils dérivent, mais ce sont des formations nouvelles, qui ont pour point de départ le futur passé σαπήσουκι. — La métathèse, qui est trés fréquente à Dova (p. 35) ne se rencontre que rarement dans la κοινή moderne : ολξξάρης —februarius; RU, ποικσίνω, Dova príécéo, | qui se rattache à ποικός (Voir ce mot), à côté de prikeno; la métathèse dans l'adjectif est donc antérieure à la métathése dansle verbe (cf. au contraire glicio-yliceno = γλυκος-γλυκαίνω). — Ηρυρνός — — πρωιός, σερνικός == ἄρσενωος dans Pio et fréquemment. — Les mots « melins agitur », p. 10, 1. 20, comme plus haut, p. 9, 1. 42 « in nobiliorilus... Greecic locis », doivent certainement contenir des allusions qui nous échappent à quelques dialectes grecs, et peut-être des renseignements sur le lieu d'origine de notre auteur. Le mot cz4iuz, dans ce cas, serait un indice de plus.
P. 10, ]. 23. Y soon s refert. Le σ ancien et moderne est toujours sourd, au commencement des mots et entre deux vovelles; dans la rédaction en caractéres italiens de l'Érophil 6, il est représenté par ss au milieu du mot et un seul à la fin :
qhisso — yzaw, I, 381; smiérussi, 384; cabusso fraurdso), 380; anamessa. mas, 392, ete. Devant, u, v, ϱ, (2. 7) ὃ, c'està-dire devant les sonores, il devient sonore'; on écrit quelquefois αζμένος, Kaibel, 491 {n° siècle avant J.-C.). X final reste: ἐφέτο, ly kas, 203, l'a perdu, mais c'est là une pure analogie, les adverbes se terminant tantót par des voyelles, tantót par z, voir aux adverbes. — Xutzo, Belth., 413, est pour zuuutyn (Morosi, Bova, 32), plutôt que pour µίσγω : la métathèse ne S'expliquerait guére; la chute de l'7 atone serait au contraire la méme que dans so» == σηχώνω. Entre deux consonnes, 5 tombe : zzvi = dece Ψεύτικος, ἔγεώτηκα, etc. Chatzidakis, $5o770^. Nov.., p. 10.
P. 10. 1. 35 : T nystica ac salutaris litera. Cette qualification vient de la ressemblance de cette lettre avec la croix. La croix primitive n'avait pas l'appendice supérieur.
P. 10, 1. 35. Post v sonum d. L'orthographe εντύνω, Abr., 403, 3:77022, 919, etc., est assez fréquente au moyen âge ; du reste, vovez p. 85 sqq.
De méme que dx se change en για; zx devient για, mais seulement aprés des consonnes : nous avons ainsi φχιάνω pour οτιάνω (sem), aider — axo (Ὑπτυχριον). Comme le latin classique et le latin vulgaire, le néo-grec éprouve de l'aversion pour la combinaison +4 et préfére la combinaison z4 : σκλιξώνω pour στιλξόω, σέγκλο, G£zuss4o (FON, p. 1) pour σεύτλον, z4cyxàt == στυλ). αγλειέτχι = ἀτλεῖται, Chatzidakis, Αθήναιον, X, 4083.
Le =: attique (pour σσ des quatre dialectes et de la κοινή) n'appartient pas à la langue moderne; les exemples qu'on en trouve, dans les lexiques et dans les textes du moven âge [zuszzze, Glyk., 9005 περιττή, 407; uzAczz, Nikol., GT; κηρύττει Salom., τα, et beaucoup d'autres; cf. Psichari, Essais, I, p. 1917), sont, sans aucune exception, d'origine savante. Εώχι περιτό, pour dire : /E n'est pas besoin de..., il est suαμ: de... a passé dans la langue populaire commune.
Pourquoi zo:zov devient-il 9:44? Est-ce par influence de Sosa? C'est plutôt l'influence de jux. Mix et cit Sont au-
jourd'hui deux noms de l'arc-ea-ciel.
1. C'est aussi le eaa, syntactiquement, devant d, azdrapi (ὡς ντοαπῖ)ν b, pjozbéni (ποιὺς μπαίνει 9). 9, filozqarárakos (ψίλος (1) /πασθικκός).
2. Xu, cité par M. Foy, p. 7, est deja latin. Cf. «tula non sitla, App. Probi.
P. 10, 1. 58. Y edem munus subit quod T. [ων à conservé sa valeur de 4 (4 franc.ijusque vers le 1v* siéele; Zuugs pour ous, trés fréquent dans les papyrus (Blass, 356, ην 104: ne prouve pas l'identité de 2. et τς le. premier ν est dà à une assimilation ; dins $2545» on a le changement de c atone en ν apres une labiale, Voyez aux Additions. Mais au ix*. siecle, les Gloss. Laod. écrivent yos, 200), 92, απονηωίσσω, 00, et x€xj64;, Mtr. dans, 29, == aczo2;, six, v; cette flexion hétéroclite ne s'explique que par la coïncidence phonétique des
nomin. z; UE.
«Qna cit* beaucoup d'exemples de 2, qui aurait conservé la valeur de # (ez, voyez surtout Deffner dans les sede de Curtius, IV, p. 218 sqq. 3 mais on n'a jamais songé à justifier ni à demontrer cette conservation par des raisons sérieuses. En effet, tous ees exemples s'expliquent aussi. bien en adinettant la prononciation / que la prononciation # ; ce sont en partie des mots latins στουπί, 20272 dont la désinence est latine; de méme τοὔννος, avec un z, ne peut répondre à Cie. Chaque mot demande un examen spécial.
Nous avons vu que z (c'est-à-dire 7) atone, suivi ou precédé d'une labiale, se change en v; si nous trouvons 4 — pg. ν dans les mémes conditions, nous sommes autorisés à considérer cet 4 comme hvstérogéne : ainsi nous avons 755272, 26245, À cause de zur Zn, DE afin, MAS τό παν». EA bas restent; de la meme facon NOUS avons z2272x Eroph., IV, 38, 50, ete. ; ear, ce qui est vrai des Jabiales T, $. ον 0, est egalement vrai des gutturales z, 7, 7, cf. Αθ, X, 215; devant 4: 29225; — NOM μουλ) evum. s Dans τουλούνπη, Ap. 1, 218, = 24277, l'o de la première svllabe s'est changé en ου sous 1) πα nee du 2 qui suit lub 82) , puis il s'est assimilé le s de la tonique; z:522772. Belth., io fmais asterége, Bovai, s'écarte aussi par son accent du pg. zz2272 : c'est peutétre un substantif post-verbal de D où le changement de sen à l'atone s'explique mieux '. La forme EE existe. Kouczz4Az, 75227245; deviennent 2522572422, 457467344, sous l'influence de 2979573. Considérez aussi 25222 AA, 405 9σταλλένως. ete. Une forme très difficile est 3755: — ge, Cv pr., 2, 16 sqq. ; Bova, ete, Voyez chap. V.
ν PH ουσ,
1. Voyez aussi Chatzidakis, Αθλνκιον, N, 427 suiv. ; 215 guiv. ; 415. Le diminutif est. 22:27. |
Devant p, à l'atone, v devient e, voyez pg. 81, cf. χερᾶδες, Prodr. VI, 204; κερα, Pulol., 101; ἀνασέρνω, Imb. III, 749, doit son c aux formes atones ἀνάσερνα, etc. Mais ξυρόν fait ξουρόν, ξουοάφι (Cf. ἔυράφιον, Schol. ad Aristoph., Ach., 849), etc. Enfin, entre £ et une autre consonne, v tombe : χορφήΞ κορυφή, Abr., 17; Apok. II, 32, etc.; πέρσι, πρόπερσι, Glyk., 263; Prodr. IIT, 288 ; on, etc. Y, dans tous ces exemples, a valeur 4”,
P. 10, l. 42. ® sonum habet f. Cette prononciation date du n° siècle ; en grec ancien, le + équivalait à ph (cf. shepherd, ou plutôt k, £, p del'Allemagne du Nord); c'était une sourde aspirée; Ulfilas la représente par ^; dans les inscriptions latines, la confusion entre 7 et ph devient fréquente vers cette époque; de plus, on a des passages des grammairiens qui montrent bien que le o grec οἱ 17 latin avaient le méme son: Dioméde (rv° siécle) ne voit qu'une différence orthographique entre z^ et f (p. 423 sqq. éd. Keil), cf. Blass, p. 89 sqq. Le 9 a cette valeur partout, même à Otrante. — Pas d'exemples de x ng. représentant φ pg. (voyez ci-dessous); avec ῥάπανον (— pg. ὁ ῥάφανος), ῥαπανι on peut comparer ῥάπυς et rapa (Foy, 11). Πάπλωυα pour ἐφάπλωμα est dû peutétre à une assimilation (Foy, 11) ou à une confusion avec πέroux. Mais on trouve également apis crét. (ἀπ ἧς, Foy, 11), ce qui donne à penser que énzz2oua, comme ἐπ᾽ ἐξῆς, sont des mots refaits à une époque où l'aspiration avait disparu. — Dans certains dialectes, σφ devient normalement em (σπακόμηλο — σφακόμηλο, Chypre, Foy, 11), de méme que 69, σχ de la langue commune deviennent cz, ox.
P. 11, l. 1. X, sonus hujus litere scriptura nequit ostendi. Le y, en ancien grec, était une gutturale sourde aspirée ; c'est la dernière aspirée à devenir spirante; non seulement à Otrante, mais méme à Bova, le y est une «vera aspirala gutturale» devant a, o, «t, tandis que, devant e, £, c'est une spirante. D'autre part, le scholiaste de Denys le Thrace, que j'ai déjà cité en parlant du 0, prononce le y comme une spirante : τῆς γλώττης un προσπιλουµένης und” ὅλως συναπτοµένη: τῷ οὐρανίσχῳ. Du reste Simon Portius oublie de dire qu'entre χα et χι, il y ala même différence qu'entre za et xt yx et γι.
Après c et 9 (représenté dans l'écriture par φ, ou par v dans les diphtongues av, ευ), 7 perd l'aspiration et devient k, comme, dans les mêmes conditions, le 0 devient £ et le 9, p (voir ci-dessus) : ἀπευκή, abhominatio, Gloss. Laod., 59; le
groupe cy, quoique scrupuleusement conservé par l'orthographe actuelle, se prononce toujours ox. L'identité de σχ et ox est démontrée par κανίσχιν--κανίσκιον, Belis., I, 500.
P. 11, l. 7. Q idem prestat quod. O. Voyez p. 92. De méme que o, il se change souvent en ου, sous l'influence d'une consonne labiale: ζουμί, φουλιά, Physiol., 101, 811; xougos, κλουθί, et devant À: πουλῶ, πουλί, σκουλήκι» à la tonique, nous avons, devant y: φούνι (mais cf. ψουνίζω, ψουνίσµατα), κουνούπι (mais κώνωπας), σαπούνι (mais cf. σαπουνάδα, σαπουναρειό, σαπουνᾶς, σαπουνόνερο, σαπουνόοριζα, σαπουνόχωµα, σαπουνίζω d OU σαπούνισµα), ῥουθούνι (cf. ῥουθουνίζω), ἀρθούνι (de ῥώθων ? on pourrait toujours penser à ῥώθωνεςΞΞξῤώβουνες, carle motestsurtout usité au pluriel). Dans πουρί, µουολός, c'est plutôt encore la labiale que le p (cf. θωρῶ, et non θουρῶ, dans la langue commune) qui a changé l'o en ov. ᾿Αλώπηξ a différentes formes : à coté de αλώπηξ on trouve ἁλωπού, d’où, par assimilation, a2ouros, et, par dissimilation, ἀλεπού. (Voyez Psichari, Essais, II, Index verborum.)
P. 11,1. 11. A papà sima μαϊμοῦ. Le ng. μαϊμοῦ (Quadrup., 930, 970, 976) ne vient pas directement de l'ancien psu, la diphtongue αι ne pouvant provenir de ι. Μαϊμοῦ n'est autre que le turc majmun, qui lui-même peut-être est emprunté au pg. uw (cf. Miklosich, Die türkischen Elemente in den südost- und osteuropüischen Sprachen, 11, p. 20).
P. 11, 1. 183. Αι correspondet Latino diphthongo æ. La réduction de la diphtongue αι à une monophtongue 2 a commencé par la fin des mots et dans l'intérieur des mots devant des voyelles, où αι est devenu e et puis7; en effet, les exemples de € pour αι, dans les papyrus et dans les inscriptions, se bornent longtemps à αι dans cette position. Mais entre des consonnes, surtout quand αι portait l'accent, la diphtongue résiste plus longtemps. Le grec παιδίον qui est entré dans le latin vulgaire de l'Italie à l'époque impériale, se prononçait alors páidion, ital. paggio, page, et l'a n'était pas encore devenu 2, comme le latin ae. Sur une inscription de Pompéi, qui date de la deuxième moitié du premier siècle, on lit: ἐνθάδαι κατοιχεῖ μηδὲν εἰσείαιτω κακόν (Kaibel, Epigrammata græca, n° 1138). Mais cela ne prouverait rien pour la κοινή. Au n° siècle, nous trouvons αἰσθλός pour εσθλός, éb., n° 367, etc. Vers cette époque αι était devenu é.
Il y a une vraie diphtongue at dans le grec moderne, qu'on écrit αι ou ai. Elle est rare dans des mots d'origine grecque:
xÀxipa, καϊμενος, καϊμός pour κλᾶμα, Χαμένος, καµός. ll va sans dire qu'il ne s'agit pas d'un changement de αυ en az, comme l'orthographe καῦμενος pourrait le faire croire. Au moyen âge, cet αι formait quelquefois deux syllabes : νὰ θρήνεται μὲ κλάϊµα καὶ τὸ κορμὶ νὰ δέρνη, Imb. IIT, 242, et cette scansion nous donne l'explication du phénomène. Le futur de κλαίω, κλαιήσω à côté de κλαύσοµαι, donne naissance à un part. parf. χλαημένος à côté de κλαυµένος, et à un substantif κλάηµα à côté de κλαῦμα ; ces formes, à leur tour, créent les types καηµός, καηµένος par analogie. — Je ne sais comment expliquer κελαϊδῶ (κελαγθῶ, Dig. V, 4) et γαΐδαρος à côté de κελαδῶ, γάδαρος. Dans airóg (Schmidt, III, 4, etc.), Τι vient de c: ἀετός; une autre forme est ἀτός, ainsi orthographiée. Presque tous les autres mots qui contiennent la diphtongue aei sont d'origine turque ou italienne : μαϊμού, que j'ai cité tout à l'heure; ταΐνι, ταΐζω, τάῖσμα (à côté de ταγίζω, τᾶγισμα, etc.), du turc tdy?m, portion de vivres, ration; γαϊτάνι cordon, turc ghaïthân; ré, pers. tchäy, etc. µαϊναρω, ital. ammainare. — 1 αι désinentiel dont parle S. Portius (ll. 13-18) est orthographique et n'a bien entendu, phonétiquement, que la valeur d'un e.
P. 11,1. 19. Av οἱ plurimum sonat af, etc. Voici la règle pour af ou av: devant les consonnes sourdes, αυ se prononce af; devant les sonores et devant les voyelles, av; devant une labiale et devant v, le v s'assimile; avec c il forme ψ. Nous avons donc : avro; —aft08; αὐχένας — af kenas, αυγό —avyo, αὐλήΞξαυ]ὲ, αὔριο — avrio, nxv»— pavo; θαῦμα — Gamma (prononcé 0ama), κλαὔμαξ- klama (Const., 218), ἐλαύνω — lamno (As. Lup., 159), χαυνός, ἀχαμνός, παύσωξζ papso. Il est difficile de dire à quelle époque l'v de «v est devenu spirante. Ulfilas écrit av et non af ou ab, cequi montre qu'il pronongait au; d'autre part, le latin av est transcrit par av à partir du πε siècle (Blass, p. 70). On trouve κατεσχεθασει C. I., 3693, ἄπελέφτερος, 5922, sur des inscriptions qui ne sont pas datées. Mais en Égypte, ῥαύδους pour ῥάδδους se lit Pap. Lup., 30D, 93, u° siècle avant J.-C.; ἐμθλεύσαντες pour éuGAé[avrec, Pap. Lond. (Wiener Studien zur klassischen Philologie, IV, 197), 159 avant J.-C. ; cf. G. Meyer, 8 121. Dans un seul cas, αυ devient a: aroc, plus tard ἐτός — αὐτός, mais seulement si le mot est pron. pers. de la 3° personne, c’est-à-dire quand il est proclitique.
Les exemples de ἀτοῦ, ἁτόν, etc. pour ἑαυτοῦ, etc. remontent à l'époque de l'empereur Auguste, où cette forme «rou « est
caractéristique ». Dittenberger, Archüologische Zeitung, vol. XXXV, p. 36.
On peut joindre à ce dernier exemple la particule & — ges (voyez chap. VI). Comme les deux mots sont tout à fait dans les mémes conditions, on a le droit de supposer que la perte de l'élément labial a eu lieu à une époque où l’v de avro; et le 9 de ἄφς avaient la méme valeur. Cette valeur ne peut pas être celle d'un f, car de aftos on serait arrivé à tos, et non à τός. C'était une spirante bi-labiale avec articulation des lévres et avec aspiration bien faible, de telle facon que, dans des mots atones de peu de valeur syntaxique, elle pouvait se perdre tout à fait.
P. 11,1. 24. Ει Γιοξί i. La diphtongue ει avait une double valeur en ancien grec : celle de ei, eiju, et celle de e fermé, εἰμί pour ἐσμί. De trés bonne heure, et dans le dialecte béotien plus tót que dans l'attique, la diphtongue ει devient e, et puis, dés le n° siècle avant notre ère, 6. Cf. md, Pap. Lup., I, 255 (avant 111); Εἰφισπάδης, C. I. A., 465,105 et Ἰφισπάδης, 106 (fin du n° siècle); γεινοµέναις, 471, 17, c. 2. Cette prononciation est restée jusqu'à nos jours. — Et désinentiel (11. 24-26) est purement orthographique, pour 0.
P. 11,1. 21-29. Ev effertur ut ef. Le sort de ευ est le même que celui de «v; je note: ρέμμαξ-ρεῦύμα, Formul., II, 46, περισωρεµένην, Prodr. VI, 93; ἐμορφοπροσωπάτος, 10; γέματος, 121, etc. ; ew —(t)uv: μουνουχίζω Ξζ-εὐνουχίζω, comme M. Morosi l'a vu pour Bova, p. 7, par les intermédiaires φνουχίζω, μνουχίζω. À côté de ζεύρω (ἐξεύρω de ἐξεῦρον) on à ξέρω, Carm., 126, 41, 57 et ailleurs. Cette forme, constante dans la κοινή moderne, reste obscure.
P. 11, 1. 30. Οι equivalet etiam i. L'o grec était fermé et équivalait presque à w; la combinaison avec ι produisait donc une diphtongue οἱ ou w?, et, par assimilation à 4, l'w devient encore plus fermé, de méme que ει devient éi, avec e très fermé, et enfin 2, 7. Si u fermé et ἑ se soudent l'un à l'autre, le son qui en résulte est 4, cf. ἀνύγω, Pap. Lup., 50 (160 av. J.-C.), ανύξας, Bull. corr. hell., IV, 514, etc. ; en Béotie, v pour οι apparaît déjà vers la fin du in* siècle avant J.-C. ; en Attique, Ποιανεψιῶνα, C. I. A., III, 1197, II, 17, a. 44 ap. J.-C. Plus tard, l'u qui provient de l'ancien οι s'est développé comme l'ancien v et aboutit à 2. Cf. Blass, 60: G.
Mever, 8 126. La combinaison o- est devenue ov: βοΐδιον, βούδι; φλοΐδιον, φλούδι, d'où φλοῦδα ; ῥοΐδιον, ῥούδο et ῥοῦθα.
On peut se demander si, dans τραγούδια, παρατραγουδοῦσω, Apok. II, 97, l'ov est dû de même à quelque influence du : de τραγωιδῶ. Il est vrai que, déjà au n° siècle avant notre ère, le t προσγεγραμμένον avait cessé d’être prononcé, mais il aurait pu laisser une trace dans le timbre de l'o. Ce qui me fait rejeter cette hypothèse, c'est que σώνωξΞζ-σώῴζω a toujours o, jamais ου. Nous avons donc dans rpzyov?ó un nouvel exemple de la tendance à changer ω protonique en ου.
Dans la langue moderne, la diphtongue o£ n'est pas rare; je note : βοχθός (voitós), qu'on trouve aussi sous la forme βουθῶ — for, cf. βούδι, plus haut; βοΐζω, βόϊίσμα, νόηµα, poAói, τρώει, υπόι, etc. Οι désinentiel (ll. 30-31) est purement orthographique.
P. 11,1. 32. Ου, correspondet ou Gallorum. De méme que et, ov avait à l'origine une double valeur : celle de ο long fermé, p. ex., dans co; — τόνς, et celle d'une diphtongue ow : οὗτος. Mais, déjà au τν: siècle avant J.-C., les deux sons s'étaient confondus dans le son d'un £ fermé, et cet x s'est maintenu jusqu’à nos jours.
Il me reste à faire encore quelques remarques générales à propos des voyelles. Nous avons vu que la différence de quantité, qui était si importante dans l'ancien grec, n'existe plus aujourd'hui ; il est trés curieux d'observer que les langues romanes et, jusqu'à un certain point, les langues germaniques, sont d'accord avec le néo-grec sur ce point. On voit partout une tendance à abréger les voyelles entravées, c'est-à-dire suivies d'un groupe de consonnes, et d'allonger les voyelles libres, c'est-à-dire celles qui ne sont suivies que d'une seule consonne. En grec, l'état moderne date du 15 siècle aprés J.-C. ; c'est alors qu'on trouve ει pour 7, Wagner, Qucst. de epigram. græcis, p. 38 sqq. ; au n° ou m* siécle, on lit des vers comme ceux-ci: ὄχτω (ω bref) µόνοις ἔτεσω, Kaibel, Epigrammaía, 692; στρώτηρας (avec n et a brefs) roùde ὁομοῦ, 1058 ; δουλίδα xoi σύμπλουν πολλῆς ἁλός' M καὶ παράσχοις, ἐδ., 329, I" ou n° siècle; πρὸς πέντε φθίµενος τήνδ) ἐπίχειμαι κόνω, 612, époque de Trajan; xai µετὰ τὸν θάνατον Μοῦσαί µου τὸ σῶμα κρατοῖσιν͵, 613, τι; siècle. D'autre part les brèves sont allongées ; dans ἀγήρατος (avec le second « long), éb., 527, Sardaigne, rer siècle, et au n° 1084, Rome, n° siècle, on peut voir, il est
ss".
PLEILRA)
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vrai, le suffixe latin atus, voyez chap. IV, plus loin; mais on a aussi Καΐσαρι παντοµεδόντι καὶ ἀπείρων κρατέοντι, 918 (époque d'Auguste) ; ὃν moti πατὴρ Πρόκλος Συρίης ἀπὸ yains, (09, n° ou in siècle ; πεντήκοντα Ὕάμων Ó' ἔτεκ πλησαμένη, 681, 1 ou n° siècle, etc. Voyez Wagner, p. 46-67, qui termine par ces mots : dilucidissime apparet ut itacismi, sic etiam quanlitatis minus regularis pleraque exempla non tam ipsorum Gracorum in titulis, quam aliarum gentium ut Syrorum Bithynorum Phrygum ipsorumque Romanorum ín ínscriptionibus reperiri.
L'ancien grec ne tolére que v, p, ς à la fin des mots ; toutes les autres consonnes tombent, ce qui rend les désinences vocaliques tellement nombreuses. Dans le néo-grec, où le ν final lui-méme ne subsiste plus, les désinences consonantiques sont dans une grande minorité. D'autre part, la faiblesse de l'accent tonique fait que les différents mots d'une phrase ne sont pas bien distincts l'un de l'autre et ne se présentent pas par tranches isolées. Il y a de la sorte beaucoup d'hiatus ; pour y remédier, la voyelle initiale atone tombe souvent ou presque toujours, si le mot précédent se termine par une voyelle; puis ces formes sans voyelle sont généralisées. C'est là ce qui explique pourquoi le néo-grec offre un trés grand nombre de cas d'aphérése. On peut le comparer à l'italien qui termine aussi tous ses mots par une voyelle, et qui pour cela perd trés souvent les initiales vocaliques. Il n'est pas nécessaire de donner beaucoup d'exemples de ce fait. Au lieu de τὸ ὀμμάτι, τὰ ὀμμάτια On a dit à un certain moment τὸ pact, τὰ μάτια ι au lieu de σὺ καὶ ἐγώ: σὺ καὶ 'yó ; au lieu de εἶδα ἐκείνους : εἶδα ᾿κεί-νους, etc. ; mais en méme temps on avait ὀμματι, ἐγώ au commencement de la phrase; de méme εἶδες ἐκείους, etc. Mais de bonne heure les formes postvocaliques se rencontrent aprés des consonnes et inversement. Ainsi, Abr., 611, xat 'uropei, et dv ἠμπορεῖ, 019, sont également réguliers ; mais τίς μπορεῖ, ibid., 101, est déjà analogique. De méme, ἂν ἐσεῖς, Const. , 889; clc, ἐσᾶς, 896; καὶ σεῖς, 926 ; νὰ σᾶς, 921 ; τοῦτο σας, 964, etc., mais θεός σας, 911. Ἐκεῖνοι se trouve au commencement de la phrase, Pio, 10, mais on a καὶ xeivot, ὄζου κεῖνοι, và κεῖνοι et πῆρ ἐκείη, etc. Il va sans dire que, dans les cas où l'initiale porte l'accent, elle ne peut pas tomber à moins quele mot ne devienne atone, par exemple vz, ποῦ, cf. chap. II. Dans τὰ "nip, par exemple, pour τὰ ἔπηρ᾽, Pio, 10, le verbe est enclitique, il ne forme qu'un seul mot à un seul accent avec le
pronom, c'est pourquoi l’e peut tomber. Mais il y a pourtant un petit accent secondaire sur l’a, ταπὴρ᾽, qui fait que la forme postvocalique peut se généraliser : µέρος πῆραν, 2. Voyez au verbes irréguliers ἐμθχθω.
Ces doublets amènent une grande confusion. On a successivement : ὀμμάτι, avec l'article, τὀμμαάτι, pl. ταµµαάτια, qu'on tranchait en «' ἀμμάτια, cf. le gén. τῶν ἀμματιῶν, Eroph., I, 14 ; sg. αμμάτι, crét. Dans cette même catégorie on peut ranger: dvrepx — τά vrecx, ἀγγόνι, du pluriel τά ᾿γγόνια; aye, τά ᾿χέλια j ἀχνάρι, τά ᾿χνάρικ: @vUyt, τά νύχια; ἀστρίι, τά στοίδια. Dans tous ces exemples, l'a supplante une autre voyelle. Les mots qui suivent commencaient originairement par des consonnes : adovzzt, τὰ δονάκια; ἀσταίχι, τὰ στάχιΣ; ἀστήθι, τὰ στήθη» c'est un cas particulièrement intéressant, parce qu'il nous montre le pluriel non seulement dans l'article, mais dans la désinence du substantif ; τὰ στήθη est ainsi devenu un singulier (r' ἀστήθι), comme dans le latin vulgaire folia, et est entré dans la classe des neutres en :; de méme αχείλι, cf. lat. vulg. /abra fém.—lat. class. labrum, ftc. la lèvre. — De là résultent à leur tour les plur. ταχείλια, τἀστήθια, qui font retour au singulier sous la forme τὸ στήθι, τὸ χείλι, parce qu'on sépare caysQua, etc. en τὰ χείλια, etc. Voyez aux Additions.
O de l'article masc. ou neutre se confond avec o suivant: ὀχθρός (Bova ostró) — 6'y0póc ; τῶν ὀμμαλλιῶν, Belth., 690, suppose ὀμμάλλι. L'o prothétique des pronoms a une autre origine: suivant la finale du mot précédent, on disait ποῦ et ὁποῦ, ποῖος et ὁποῖος, πόσος et ὁπόσος, etc. ; cela améne la forme ὁτόσος, Cypr., 10, 15; 11, 7, ὅγιος à côté de ju; (— οἷος, voyez plus bas); ódui — διά, ὀκάτι, etc. — κάτι, etc. 5 voyez aux pronoms. (Voyez une autre explication, Αθήν., X, 471.) — J'ai déjà parlé de κεῖνος οἱ ἐκεῖνος; sur ce patron, on fait ἐτοῦτος de τοῦτος» Sur ἐχεῖ γἐθοῦ — ἰδοῦ, par l'intermédiaire de ᾿ὁοῦ» édixóg — ἰδικός, δικός ; ἐτότες — τότες, et méme ἐσήµερα, επέρσι. Quant à ôrores, on peut voir dans l'o une assimilation (cf. p. 79) ou bien le méme élément que dans διά, etc. La préposition ὑπό n'existe plus; comme préfixe, elle a été trés souvent changée en aro-, aprés avoir été d'abord πο-, comme M. Foy l'a déjà remarqué, Lautsystem, p. 98. Il cite ἀποφέρω et admis — ὑψηλός, où nous n'avons pas, à vrai dire, le préfixe ὑπο-, mais, ce qui revient au méme, la combinaison ὑπ-. D'autres exemples se présenteront dans les chapitres sur le verbe, sur les pronoms, sur les adverbes. Ἡ
σχιά devient ἰσκιά, ABC, 102, 6, et est regardé comme nominatif pl. d'un singulier à ἴσκιον. ABC, 102, 2.
Il y a un cas où la voyelle finale et la voyelle initiale du mot suivant se soudent en une seule vovelle ; c'est le cas où ου et ε se rencontrent ; le résultat est w; cf. ὁπῶγλυσες, Belis. 1, 127 ; j pages, Schmidt, 44, 2; arwyer, Carm., 61, 1;
"posu, Pio, 41; ὁπῶ 'y, Pic, 39, cf. Asin. Lup., 191, 208, 295; ui 'gxyn, Pic., 38; πῶ ποϊῖκες, Carm., 44, 11: ὁπῶ χει, Belth., 819; ὀπῶφᾳα, Pulol., 382; μῶτασε, Eroph., III, 33, etc. Je me borne à constater ce fait sans vouloir l'expliquer.
Deux voyelles identiques en hiatus se contractent en une seule : ESC; δηγιβῶ — durpris, Imb. III, 2, etc. ; ἐγγύτης —
is) apreis — ἀρτύεις, )eig — λνεις, Exrtosi;, etc. ; ; ἔποινεν, Belis., I, 123, ποίσης, etc. sont trés fréquents dans la littérature médiévale; Chatzidakis, Φ0ογγολογ. ., 4 804. J ajoute σεῖς Ξ-- σείεις, Quadr., 680: οἱ &yoí, ABC, 32, 15 χρεῖ--- χρίε, Carm., 91, 45.
E: atone (— i), qui suit immédiatement la tonique, tombe : : φά(γ)εις devient pass ἀνούεις, ακοῦς. τρώ(γ)εις, τρῶς: λέ(γλεις; λές: κλαίεις, κλαῖς, et de méme à la 3° personne: φᾶ, ao), «po, λέ, etc. Dans la langue commune, les types courants ont 2: qam, axovet, τρώει, λέει, MAÏS ακοῦς, τοῶς, λές, νὰ φᾶς comme νὰ πᾶς, etc. Les types sans Z. sont dus probablement à une action analogique ; voyez aux verbes contractes.
. Pour les consonnes, il me reste à dire que le grec moderne ne connaít plus les consonnes doubles (si ce n'est en syntaxe, dans des combinaisons comme 6 «222; Σταῦρος, etc.), mais que les dialectes de l'Italie les possèdent. La réduplication subsiste également dans plusieurs autres dialectes grecs, dont la région resterait à circonscrire. Il n'est pas possible de déterminer l'époque de la réduction de deux consonnes en un son simple. Les plus anciennes inscriptions se contentent d'un seul signe, plus tard on en met deux, mais méme 168 documents de la meilleure époque ne sont pas toujours exacts Sur ce point. Dans les papyrus on trouve assez souvent une consonne simple au lieu d'une consonne double, sans que j'ose en conclure quelque chose pour la prononciation. Dans les Gloss. Laod., on lit αντιπράττω, 31 , ἀντιτάσομαι, ib., à côté de θαλάσση, avri sou: αποποάτω, 61, et ἀπορήσσω, 62. Les textes du moyen âge ne suivent pas non plus un système bien uniforme. Nous voyons dans le latin, dans l'allemand, dans
1. Je me sers de l'orthographe des éditeurs sans l'approuver.
l'ancien français, dans l'italien moderne, que trés souvent le redoublement d'une consonne dans l'écriture ne prouve rien pour la prononciation, et que, d'autre part, des consonnes redoublées ou allongées sont marquées comme les consonnes simples; c'est là un point où presque partout l'orthographe est aussi arbitraire que possible.