Déclinaison aujourd'hui inconnue
ancien, ou bien suivre. l'analogie d'un mot de la. langue vivante, comme πχοθενο ou Xu, qui correspond pour la forme À Azo. Sophianos est dans le premier cas et décline Axe, οὓς» Portius, dans le second. cas, mais il ne va pas jusqu'au bout et s'arrête au génitif Am = Aus). Un génitif μαϊμοῦ reste inexplicable. Déjà, en ancien gree,on dit wus5s, et on ne voit absolument pas comment le : d'un génitif singulier féminin aurait pu disparaître. Le nom. αχϊμοῦ ‘je fais abstraction de la diphtongue du radical, où il y a peut-être un retour du ture majmun — uu, p. 958^, ne peut non plus venir directement du nominatif -» pg., parce que » tonique final ne se change pas en ου. Ce nominatif est calqué sur le génitif -555, car, dans tous les féminins, le nominatif et le génitif ont la meme voyelle. Voici quelques autres exemples : Άλλουπον, 26499. aujourd'hui 2225592, comme à Bova lepuda — ours, 7, 409009, f; 42292. Le pluriel, dont l'existence est nice à tort par Portius, est en -222z;.
P. 20, 1. 24. Noc. Les formes non contractes ne sont pas rares, méme chez les écrivains attiques; ce qui est remarquable dans le paradigme de Portius, c'est qu'il n'indique les formes non contractes que pour le pluriel. On lit z22», Xénophon, Rép. ath. 1-205 224275, Cyrop. VILI, 2, 1 52», Eschyle, Jheeph. 721, ete., voyez Kühner, Ausf. gr. Gr.*, 1, 8 113, Ann. 3. Au moyen âge et de nos jours (Legrand, p. 25), on a un autre pluriel 25, qui remonte aussi à l'antiquité, génitif νους, Lobeck, Phryn. 455, neas, Lobeck, Paralip. 173; voyez aussi le Thesurirns S. C. πλοος. Enfin, le pluriel vraiment moderne est νοῦοες. La difference entre la voyelle du singulier et celle du pluriel, qu'il v avait dans vo2;, wt, fit rejeter voz; et créer un pluriel d'aprés le singulier v4; ce pluriel ne pouvait être autre que 2-2:;; ef. p. 153 sqq.
Les adjectifs en -σος -ους sont refaits sur le pluriel χρυσοῖς -ὤν», -οὓς, -2i. -ὦν. -ᾱς, -ᾱ, y, -a. le génitif singulier maseulin et neutre 757755, le féminin 757227. -7:, -7», qui coincident avec αγχθοί, -ὤν, -ούς, etc. Et c'est là ce qui améne un nominatif singulier χουτός. 72272, ou lieu de 722799, γουσοῦν.
P. 21, 1. 13, Απο Pn ός baryton. Au génitif, remplace - 3, ος. comme presque toujours ; ; au pluriel, un a
aujourd'hui Szcust τὸν (xv, qui ont leur point de
départ dans les grénitifs singulier et pluriel, ou méme dans les anciennes formes 5zoiz qui ont pris les désinences ordi-
βαρειούς. C'est encore un de ce logique se trouve embarrassée. “au cmt singulier; le (4110) représente un s, fz« Bros de Portius est rapproché du nominatif, d'où l'u, ce que je ne blámerais pas; l'aecusatif pluriel devrait s'écrire βαρειούςι mais il est évident qu'on ne peut pas introduire deux notations différentes pour un seul son dans un unique paradigme. Je préférerais done fpe, βαρωσς, etc. Le génitif τοῦ ἠρασᾶ. Luk. 1596, me paraît appartenir à la catégorie des formations comme γυνή, gris (p. 131). Le féminin Beaux (varjé) se décline sur déxæ, ἅγια: le neutre 255 se range dans la. classe des diminutifs en -έ, i2. I n'y a done que le nominatif et l'accusatif singuliers
masculins qui ne suivent pas la déclinaison des autres adjectifs en -4;. Mais le dialecte de Dova a franchi aussi le dernier pas et dit puhio— Morosi, p. 13. Deux adjectifs en -ος font -x dans le grec du moyen áge: ακούς, Prodr. I, 349, ete., μάχρυμα dans la Bible, µακρύνο dans des loses (voy. Zhesaurus); c'est peut-être là une influence de πολώς. De même rois, Eroph., 1, 80, 260; 1I, 438. Le passage κι ὥραις γλνκὺς paient ὥραις πρι iot Eroph., 111, 39, nous montre
pour Bags — ET: après ce qui faut donc corriger le paradigmo du pluriel 2225; 121, 16dans notre auteur. Il faut également, p. 21, IN 5, écrire 522% pour πολλοῦ. La locu 2; devient da ns la conversation z ;
ble de notre grammairien. Pas d'ordre. et peu i ne sont même pas toujours bien choisis.
t faite entre les suffixes qui ont cessé de vivre et les suflixes encore v . Pour refaire ce cl pitre, il faudrait changer de fond en comble le système que Portius a suivi. Mais, à l'heure qu'il est, il est impossible, surtout pour un étranger, d'écrire ee chapitre de la grammaire historique grecque; les dictionnaires, qui sont sa seule ressource, sont trop incomplets et trop empreints de grec classique. Je dois done me borner à faire cà et là quelques hure de M. Dassios, Britrége zur neugriechischen Wortbilsdungslehre, Vübingen, 1859, est un travail trés méritoire, quoique loin d'être complet.
P.21,125. Verbalia. quædam reducuntur à præsente. Au point de vue historique, c'est l'inverse qui serait juste : les verbes sont dérivés des substantifs. Mais, d'autre part, il est vrai qu'il v a déjà un nombre considérable et croissant chaque jour de substantifs tirés des verbes et ayant la forine des primitifs eux-mêmes. Voyez, sur ces noms postrerbuux, p. 121. J'ajoute à cette liste φοὔμος de φουμίζω.
P. 21,1. 27. À Jouet fit δουλεία. ll est vrai qu'en ancien grec, les substantifs cn -zx et les verbes en -εὖω se correspondent 'presque toujours; mais, en néo-grec, le nombre de ces verbes s'est beaucoup augmenté; -s» devient ainsi un suffixe productif : uryzxzsvoux, rom. Ce suflixe s'adapte à quelques verbes venus du latin : χονοσεύω, souswum, etc. ; mais il n'v a guére de mots nouveaux en -είχ. Il faut du reste écrire θουλειά et remarquer que, dans tout ce passage (1. 23-20), S. Portius, à propos de ὀνυλειά, στγεία (lisez φτώχεια), 220% (lisez #47), opère sur des lettres imprimées, et non sur des sons réels.
P. 21, 1. 51. σεχ 2uy£. Ni les deux modes de formation des mots que nous venons d'indiquer ont perdu toute vitalité en néo-grec, le mot dont Portius parle maintenant appartient à une période encore beaucoup plus reculée. Dans la langue-mére indo-européenne, oa pouvait former d'une seule racine un substantif féminin oxvton oet un verbe paroxvton ; la différence d'accent amenait une différence dans la vocalisation du radical. Mais ce ne sont pas seulement les verbes en -z2ye qui participent de cette formation; nous avons tout aussi bien χαλέω et ουοκλή. Du reste, le grec a perdu ou laissé s'effacer presque toujours ces rapports entre le verbe et le substantif.
P. 21,1. 33. Αέγω 40765. De toutes les racines avec radical e, on peut faire des substantifs masculins en -2;, avec o pour ε. Cette formation, qui appartient à la langue-mère, est trés usitée en ancien grec, tandis que le latin ne la connait guére (ef. tegere : toga ; regere : roges). Lenéo-grec n'ajoute rien de nouveau à ce que l'antiquité lui avait léguóé. Ainsi de στέγη il serait possible de tirer un substantif στόχος, et ce substantif a probablement existe; mais déjà l’ancien grec l'avait perdu et le néo-grec n'est plus en état de le former. À ce que dit Simon Portius, il faut ajouter ceci : 1° Les masculins qui
désignent des personnes sontoxytons:7£urm, πομπός» σχέπτοµαι, σχρπὀς: Ceux, au contraire, qui désignent des choses ou des idées abstraites sont paroxytons : déum, ὀόμος: λέγω, λόγος, etc. 2° Il y a des féminins formés de la manière suivante : réurw, FOUT. ; πέτουαι, ποτή, Cte. 3° Les racines avec radical ει, sv souffrent la méme apophonie : λείω, Aoto:; στείέω, στοιδή ; FFE, σπουδή: κελεύθως ακόλουθος, etc. — Ἐπείοω est pour Ἱσπέρίω, racine σπευ--, d'ou σπόρος.
P. 21,1. 35. zy» zzi. Φαγί estun mot assez embarrassant. Ce que dit Portius n'a pas de valeur ; il n'y a pas de présent σάγω. Un substantif 5270; ou φάγον, où φαγός, dont «xi serait le diminutif, n'existe pas non plus. Je suis disposé à y voir l'infinitif φαγεῖν pris substantivement : τὸ φαγίν sur τὸ πχιοὺ. Comparez les vivres, espagnol véveres, italien À erer, où la concordance des langues romanes nous prouve que le mot était devenu substantif déjà en latin vulgaire. Φαγεῖον dans Du Cange serait alors une fausse formo littéraire.
P. 21,1. 36. Et additione το, Φαγιτό. Φαγιτό n'est pas dérivé de φαγί, mais de φαγεῖν, comme µισητός de μισεῖν, ποθητός de riw etc.; c'est le neutre, devenu substantif, d'un adjectif verbal φαγητός, ce qu'on peut menger, mangeable. La bonne orthographe, qui est admise aujourd'hui, est donc xy.
P. 21, 1. 36. Verba in du cércumflexa verbalia habent in v. Des deux exemples cités, l'un, λουλονοι est le diminutif de /522529ov, d’où aussi le verbe 222722207 ; l'autre, zoxo22t, est en effet un substantif postverbal de τεκγονοῶ, et il est bien possible qu'il soit calqué sur λ2υλονοι-λονλονθίζω. Cf. sur 70277290, 5. Zambélios, Ιόθεν % zou, is 790x520»; Athènes, 1859. Sur l'accentuation τοαγούδι, vovez plus haut, p. 106 et p. 12, 1.31.
P. 21,1. 58. Af in vo et 95 formant verbalia. in ος. Woyn est dérivé de πόνος, qui de son côté vient de zivozox comme 2275; de λέγως de méme 25s; est plus ancien que ποθεῖν. Tous ou presque tous les verbes en -εν, qui ont -ε au futur, à l'aoriste, etc., sont dérivés de substantifs neutres en -o;; or rh fait ποθέσω. Πόρος lui-même se rattache directement à la racine rz5-.
P. 22, l. 2. Käumuz. Voyez sur ]'o dans zzwnuz, chap. V, où il est question des participes en -uzva;.
MEYEH. GHAMM. GRECQUE. jo
p. 22, l. 5. Verbale in ox et µος. Voici enfin un suftixe qui est encore tout vivant et qui sert méme aujourd'hui à former des substantifs, comme il a servi à cet usage dés le temps de Xénophon et le temps d'Homére. Le suffixe -μα, en latin ien, mentum, est trés productif en ancien grec, et il n'a rien perdu de sa vitalité de nos jours. De presque tous les verbes dérivés, on forme des abstraits en -uz5 -εύωι εμας —wo, - OX 3 ανω, —XtU.2 5 τει, μας AN), 7384 5 EN, Ἔισμα, ete. La forme du théme est toujours celle du participe passé passif en --μένος. Je donne quelques exemples : χανχκενω, cajoler, axvdreux, Crtjolerie; passo, piller, )azsux, pillage; prés, délivrer, γλύτωμα et urmuss, délivrance;urxdisr, ravauder, μπάλλωμα, γα κας; uxzoxim, AUonger, µαχραιµα, allonge- Ment; αικοαίνω, diminuer, μίκραιµα (qu'on ne devrait pas écrire utzoz2uz), diminution ; μαθῶ, peler, uxóroz, épilation, mue; φιλῶ, baiser, cena, le baiser: nato, graisser, λίπασμα, engrais: νυγτιάσει, (| se ftt nuit, voyriasux (le mot est trisyllabe), la tombée de la nuit: υαδζω est À udówux ce que uoo est à uxàruz; λογίζομαι, caleuler, λόγισμα, calcul, etc. A tous ces paradigmes ajoutez πἆλχιμα de la p. 8, 1. 19, qui se place ici. Je note 7:2«ux, qui suppose λευκώνω à côté de 4sux; ux. évanouissement, de λόγω. En ancien grec, on aurait λῆγαα, néo-grec λήμμα. La langue moderne ne peut plus Souder un suffixe qui commence par -ux à un radical qui se termine par une consonne ; elle à besoin d'une vovelle intermédiaire, et elle prend 2(0). Voyez sur la naissance de cet s et sur son extension, plus bas. Ces substantifs changent quelquefois le sens abstrait en seus du collectif, surtout au pluriel ; cf. Dossios, p. 20 : zweoz, scite; πριονίσµατα, les sciures; agua, lmure, ῥῦισματα, lémaille, etc.
Le suffixe -μός, qui se trouve à côté de -ux souvent avec le même radical, a un sens un peu différent : il désigne l'action méme; -υα désigne le résultat de l'action. Mais aujourjourd' hui, cette distinction ne se fait plus; -μός et -ux sont synonymes : ααλλήνωνς se quereller, donne uxijevux et μαλλωόςν querelle; γαιετίζο, sSulucr, d'où γαιέτισμα et χαιρετισωός, salut: ef. encore vozuzusz, hitmectation, ἀνασασμός, λογιασιός, µίασυα, µιχσυός, etc. Il semble que -u5; soit plus rare que -ux.
La régle de Portius pour la formation de -σμος et -zux est fausse : il v a des verbes oxytons qui ont -5ux, et il v a des barvtons qui ont μας ainsi, outre l'exemple 9£ux, que Portius cite lui-même quelques lignes plus bas (p. 22, |. 16), nous
.. ο" , . LEA , , AVONS &zuuz de zvjo, vzoves yiAxcux de yen, πένχσµα de ri zm, πεσω, T5070).
P. 22,1. 16. Additionc. τι : dus. Au point de vue historique, le suffixe est -t -w7; = appartient au thème lui-inéine; cf. le génitif δεµάτου, le pluriel 5272.
P. 22,1. 1%. S «lfima eoristi fuerit in λα, vel ox, etc. La différence entre ὀχρμός et eri;»x est la même que celle que l'on remarque entre ῥεῦγυα et ενός, entre seu et cuyá, c'est-à-dire que -ux est un suffixe atone ; naturellement l'accent reste sur le thème et la racine conserve sa forme pleine. Au contraire, dans les mots formés avec -uo;, l'accent est sur le suffixe; la racine atone perd [ες *0su5; devient 22ous;. A cóté de ózouc;, on a δέρµα. La langue moderne, qui ne connait plus cette loi de la chute de Το protonique, et pour qui le thème des substantifs en -μα et -μός est celui du participe passé, dit aussi zzzoux et 0xouz, Apoll. 35.
p. 32,1. 22. Tandem verbalia in x. Les mots abstraits en -σις féminins (égal au latin -//o) sont aussi fréquents en néogrec que dans l'ancienne langue. La forme du thème est la meine que celle qui se trouve devant le 7 de l'aoriste. L'accent porte toujours sur l'avant-derniére. Le grec ancien ne tolére pas la combinaison vs; *£zXv;x devient ἔφανα, puis £x. On s'attend de même à χρένησις de 2cuarwu. Mais de trés bonne heure l'a a été restitué sous l'influence de 22-2275, dont L'x n'est pas pour x; mais pour v (ef. £227 =: cention, “kntônr), et méme plus tard, vers l'ép. que. alexandrine ou grécoromaine, on a restitué le y : Ἀρέλονσις, ἀπόφανσις. ll semble que ces derniéres formations, qui apparaissent déjà dans le Nouveau Testament, appartiennent plutôt à la langue savante, tandis que dans la langue populaire, qui ne tolére pas la combinaison v, on ne trouve que des formes en --ᾱσις. On a encore µίανσις Ct plants, otc.
-σία. À l'origine six (pour cix) forme des substantifs abstraits d'adjectifs ou de substantifs en της, ou τος, comune sijsszgi, ευευγέτηςι ἀθανασία, aüxuxco: s Xüava dix. Adour o4 y HP uice. De méme γυμνάστης et yoovxcin, l'état, l'occupation d'un yan νάστης» γυινάζω, et surtout guvvz2ouzt, signifie s'exercer, faire ce que fait le γω νάστηςι γνυνασις est Le substantif abstrait du verbe; il est done presque synonyme. de 7277227; la petite nuance de sens s'effaee vite. De cette inaniére, on arrive
à souder -5ix à des thémes verbaux, et on lui donne les mêmes fonctions qu'à -σις.
P. 22, l. 20. Mu. Κλεγιιό est probablement le neutre, devenu substantif, d'un adjectif κλενωχἴος. Lewrand accentue κλελίµχον dans son Dictionnaire.
Il aurait mieux valu citer -σιο comme suffixe. En effet, il y a beaucoup de substantifs verbaux abstraits avec cette terminaison; cf. Dossios, p. 28, qui donne -ws au lieu de --σιμον. Ils sont déjà trés nombreux dans Constantin Porphyrogénéte, au x° siècle : ῥάψυον, µεταστάσιωο», στέψιωον, et aujourd hui : σκάφιυο, ἠλιάσιμο, Οἔσιμο. παίξυιο, éxluus, ete.
P. 22, 1l. 21. Koizu. Hl n'v ani transformation ni chute du v. La racine est zo; v est le suffixe du présent, qui par analogie pénètre dans l'aoriste; comp. en revanche χέχρικα, ἐκρίθω. ll est à peine besoin de faire remarquer combien ces paragraphes de NS. Portius ont aujourd'hui peu de sens.
p.232, 1. 3. Nomina... bn xz Gczx. 0542 Οἱ croiss, que diminutionem significant. Comme toutes les langues modernes, le grec moderne est riche en suffixes diminutifs. Celui qui est le plus usité, -t -£ -t, -i&», n'est pas mentionné par Portius, parce quil n'y reconnaît plus de diminutif. L'affaiblissement de sens du suffixe, qu'on peut constater dans 2uuxzt, μάτι, ete., qui devient svnonyme de Guux et ne signifie plus petit œil, n'a rien d'extraordinaire; cf. francais couteau, qui, pour la forme, répond à cultellum, pour le sens, à caulter. Mais le néo-grec à su si bien tirer parti de ces suffixes que je ne saurais rien trouver d'analogue dans les langues romanes. Le diminutif devient positif : du même coup le positif primitif devient un augmentatif, par comparaison avec le diminutif qui est le positif nouveau. Cf. τοσπεζα, grande table; zoxyos, grandhouc,et p. 122, -z«5 cf. Dossios, p. 38. En ancien grec, on formait des diminutifs en -wY de thèmes en ακ- ΠΟΜΠΗ ΙΓ -25 : $4922. uz»; abat, αὐλάκιονς πίναξ, πινάχιον» puis, à ce qu'il semble, on a vu dans -# un suffixe et on la ajouté à des thémes vocaliques : zzlz«toy de zzjz dans Hesychius : 22200226» de crus. Il n'est pas nécessaire de donner des exemples modernes; il iv a, dans leur formation, rien d'irrégulier ni d'obscur. Remarquons qu'à Bova -zzc est encore plus usité qu'en (trèce, parce que le synonvine. -cZc v manque, Morosi, p. 43. Il est aussi possible, que l'italien -acchio (latin. -aculuin) y soit pour
quelque chose. En ancien grec tous les diminutifs sont neutres, par conséquent -χχι doit être neutre en grec moderne. En effet, la forme -#r5, qui est le masculin moderne de -zu!, ne se trouve qu'avec des noms propres ou avec des appellatifs qui désignent des personnes : Iowzoxzu, Απαητράνις, Κωστακις, Ἀικολάκις, Ote., ete., γεουντάκης, ἀθρωπάκης, plus souvent γεροντάκι (τὸ) et ἀθωωπάκι (22).
πίστα, ajoutez -ίσζης masculin, «iz neutre. Il n'v a pas moven de dériver-cZz;de -ίσκος: les lois phoneétiques s' v opposent d'une manière absolue. Comme la plupart des mots qui ont c£, ce suffixe est d'origine étrangère, mais on peut hésiter entre leslave et l'italien. M. Chatzidakis, Αθήναιον, X , préfère l'italien -ccio, et il est vrai de dire que le-cc italien est représenté par τζ (ou -7) en grec; voir p. 81. Mais le sens ou plutôt la fonction du suffixe italien ne se prête pas à cette étymologie : -éccio n'est qu'un diminutif d'adjectifs; jamais on ne dira coriccio, petit cœur; {frs au contraire, s'ajoute toujours aux substantifs. De plus, -ἶσοιο ferait probablement -(Zo; en grec et non «ίσης. remonter au latin -/ccéus, qui serait devenu -ic/s comune -arius à fait -αοης (p. 84) n'est guère possible. Si nous supposons, au contraire, que -ἴτζα feminin est la forme primitive, que l'existence d'un neutre -z« a amené, par correlation, un neutre -ίσζι et que le masculin «ίσης s'est formé dans les mêmes conditions que -x«zz, masculin, sur -ακι, tout s'explique. Du moment que l'on. part du féminin -&Zz, le slave -iéa ne fait plus difficulté : il est conforme à la phonétique (p. 81) et au sens. N'oublions pas non plus que le méme suffixe a pénétré dans le roumain et v est trés usité : gurá (latin gula), diminutif guréit:a; voyez Diez, Il, 518 sqq. J'ai dit aussi tout à l'heure qu'à Bova -& n'existe presque pas ; mais ce ne serait pas là une preuve de plus en faveur de l'origine slave de notre suffixe. Le suffixe -ούτζωος. qui est sans aucun doute d'origine italienne, est presque tout aussi inconnu que «ἰσζης au grec del'Italie. Le premier exemple daté que je trouve est &uxzizzw, Italo-Gracal, p. 101a. 1112. — L'orthographe phonétique, qui commence à entrer dans
1. En réalité, gx est toujours resté neutre. même dans la langue moderne; il n'a pris le masculin que lorsqu'il s'est trouvé uni à des mots qui désignent des personnes du sexe maseulin. Voici un exemple emprunté à la vie familiere ou bourgeoise : le fils d'un papas s'appelle τὸ παππαθάκι. Quand l'enfant grandit, ce sobriquet devient nécessairement un nom propre masculin : Παππαδάκες.
l'usage, veut qu'on éerive «ἴσσης, -i7z. -ίτσι par un s et non par un 7.
-ουλα. Dossios, p. 40 sqq., πχιθοῦλα. rs, νυφοῦλα s co Suffixe est toujours féminin avec les noms communs; il n'est masculin qu'avec les s adjec tifs : exc LES μχυνούλης, etc. Dossios hésite entre le grec -2252, «ύλλος, Ds. θριρύλος et lelatin - «87 je préfère ee dernier. Του fait rejeter le grec -222;; v tonique ne peut devenir ez (p. 96); mais le déplacement de l'accent me paraít présenter des obstacles insurmontables à la dérivation par -#lus. Il v a en latin beaucoup de noms propres en -aullus et -e/la : Tértulla est le plus connu. Or, il n'est pas sans exemple qu'un suffixe, qui à l'origine n'apparait que dans des noms propres, se joigne plus tard à des appellatifs; comp. le grec -ᾱς. Cela est surtout vrai pour les diminutifs ; ainsi le latin vulgaire -/ffit5, -tfa titalien -efto, -etfa, francais -et, -ette) se trouve sur les inscriptions latines, mais seulement avec des noms propres féminins : ία, otc. ; de méme on rencontre des noms propres en -/eco, -/cca sur des inscriptions de l'Espagne et de l'Afrique, en espagnol suffixe diminutif -ico, -ica. Ajoutons encore que ni l'un ni l'autre de ces deux suffixes n'est latin, et pourtant ils ont pénétré dans les langues romances et s'v sont tout à fait acclimatés. Si le grec -οὖλλα venait des noms propres féminins en -4/7a, nous comprendrions en méme temps pourquoi ce suffixe domine dans les féminins. — On pourrait encore penser au latin -co/ues, qui devient -#lo, -/£le en napolitain et dans d'autres dialectes de l'Italie méridionale : figliule, lenzule — = fiylinolo, lenzuolo: de ces dialectes, -/flo, -dla auraient passé en Gréce. Je n'ose pas me décider entre ces deux hvpothéses. Pour se prononcer, il faudrait connaître l'historique de la question et les dates où apparaît -o24z.
-οπουλον. Cf. Dossios, p. 39. Koraïs. "Acx472, I, 172 et Du Cange, s. v. zo ont déjà donné l'étvmologie de ce suffixe. Βασιλόπονλον est un composé de f£zzuzvuz, r'oû, et zoo: 'poulain), c'est-à-dire le fils du roi; féminin ὁχσιλόπονλ« et βασι- 257012. Puis du sens de jene, --ὅπονλον passe à celui de petit; le jeune roi,le petit roi: παιοόπου]ον Signilie de la sorte petit euftiut.1 finit par perdre tout à fait sa signification primitive et se joindre méme à des noms de choses, comme dans l'exemple donné par Portius. Cf. encore ὁαλοόπουλα, petits ciseaux :
euro ox, petit rentre: αξτόπονλο, petit aigle. L'usage le plus répandu de ce suffixe se trouve soit dans les ethniques 'E227-
νάπονλο, Φραγκόπουλοι soit dans les patronymiques, Σεξαστό-- , Παπαδόπουλος, Φραγκόπογλος. Νικολόπουλος, otc.
Noms de nombres.
P. 22, 1. 40. Ἕνας, L3 Le nominatif n'offre aucune particularité remarquable : 1 supplante tz, comme πατέρας supplante πατήρ. Au génitif, f; est très résistant, il subsiste toujours; d'autre part, #53 apparaît dès le χι" siècle : à et des résulte ἐνοῦς, Eroph., IT, 402, 408. 'Ev;z; comme ἐνοῦ parai sent aujourd'hui des formes dialectales : la première est crétoise.
Au féminin on a uti; à côté de ma: calqué sur τουτνῆς (plus bas), et sur μιανῆς on refait le masculin pixvo. — L'aceusatif ἔνανε, inconnu de Sophianos, est encore dû à l'analogie des pronoms, plus bas. Le neutre &x est calqué sur le masculin £z;. Au moyen âge, on trouve ww, accusatif. cf. Krumbacher, 63; εἰς tcv, d'une fois, en un seul Coup, tout d'un coup, devient σιµιό en Créte. Dans εἰς uy αὖ 7» ox» Picat., 466, nous n'avons pas le neutre pour le féminin : εἰς uu» est "aa adverbe. On prononce aujourd'hui uw (MN), μνιᾶς, οἵο., dans un grand nombre de régions; ailleurs ujz, simplement; dans quelques villages des îles joniennes, μία, otc., sans jod.
Italo-græca I, 115, a. 1116. Par contamination des
P. 23, ll. 1 et sqq. Line composita. Tous les mots qui suivent devraient, en réalité, être rangés sous les pronoms. S. Portius les place ici parce que ce sont, comme il dit. des composés de &a;. Nous les examinerons à cette même place, pour suivre le même ordre.
Καθένας. Καθένας repose sur l'accusatif masculin καθ) ἕνα, un par un, chacun. Ἡ n'est pas hors de propos de rappeler ici que κατά, dans ce sens, est entré dans le latin vulgaire et dans les langues romanes : cata unen donne l'italien eadeno, esp gnal cade. uno, vieux francais haut. La. première syllabe du francais moderne chacun vient de ce méme zazz, de facon que charun et καθένας se couvrent aussi exae tement que po: sible. Le féminin devrait être 7 i 4 mais sous l'influence de 22%:
on à καθένα, et, avec un déplacement d'accent dont je ne me
rends pas compte, κάθε. Ce 23e a pénétré dansle roumain: οὔέο. D'autre part, par une confusion entre 2); et καταµία, on vient à dire 220zsz, Abr., 824.
Κανείς — κάν (καὶ 29) -]- εἰς, même un seul: la négation est à suppléer : cf. le francais personne, aucun, rien. Au moven âge, κανείς garde encore tres souvent le sens affirmatif.
Je reléve ici un emploi curieux de κάν. Prodr. IV, 89 qq. χὐτὸς καν DELA LEATITAL λίτρας os Loan. Καὶ εἰς τὴν κουραν του Las ἄλλην χαμμίαν λίτρανι 1960 @, ἁκούπαστα κάν τέσσαρα you— ana ἐκ τὰ μεγάλα. Ελαύκους χλοὺς καν εἴκοσι; V. 02 καν τέσσαρχ τὸν dut γεμάτα εἰς τὸ μούοχουτι. On voit que xay veut dire même, jusqu'à; il renforce l’idée de nombre; mais il me semble qu'il a déjà beaucoup perdu de sa force, et que zzv τέσσχοα et τέσσαρα Sont devenus synonymes. Cela rappelle une construction de l'ancien grec : εἰς Se joint souvent aux adjectifs numéraux pour dire qu'on arrive jusqu'à tel nombre; cf. Xénophon, Anab. V, 2, 4 : πλείους 7, εἰς θισγιλίους ανθρώπους ; Thue. VI, 61, 2, τὸ zóuxzv ἐς διαχοσίους, deux cents en tout. Mais de bonne heure ἐς s'affaiblit. M. Wackernagel, qui parle de ce fait Kk. Z. XXVIII, 155 qq. explique de cette manière l’ancien grec ἑννέα — zy νέα, à dans le sens de εἰς. Vov. encore Prodr. 1V,88 : zzi σὺ π2τὲ οὐκ ἠγόρασες κάν τορνεσιοῦ γαδιάρυ. lei déjà 2% a le sens de pas même et son équivalent dans la langue moderne serait μήτε. L'accusatif masculin κανείν, qu'on trouve cà et là dans la littérature du moyen âge, est probablement une formation savante, comme 7v», Krumbacher, 63. — En tranchant καμία, pour zzuuix, en κα et µία, on a l'idée que la premiére partie du mot est κα et non 4273 on refait ainsi un masculin zzzvz;.
P. 23, l. 2. Πασαμία. L'ancien zz: a disparu du lexique; il n'est resté que dans des adverbes et en composition avec εἰς, mais alors sous sa forme féminine seulement. Il est possible que, comme Portius l'indique, on ait dit καθένας pour le masculin et zzzz»ix pour le féminin; πασαένας est refait sur le féminin. A côté de πασχένας, forme moderne dialectale, on trouve, avec contraction de x: en x, un génitif πασανός, Georg. Rhod., 354, accusatif πασάνα», 5005, 314; Md Const., 430; ou bien un nominatif πασενας, Mich. Stren., 1 5. Enfin, comme le masculin de Z244X est κανείς, vec y pour uy de même on a, Sur zzoxuiz, un masculin raGxysz, Cvpr., 202.
P. 25, l. 9. Avoww. Le geénitif pluriel des, au lieu du genitif duel uoi», SC trouve déjà dans Hérodote, dans les tables d'Héraclée, etc. Par suite de la chute du ν final et de l'identité de prononciation entre « et o, il n'y avait plus de diffcrence entre le nominatif et le génitif : duo — 2j0 et gom'yt — jjó; Sophianos ne connait pas d'autres formes que ds. Mais comme dans τριῶν et τεσσάρων il y avait le génitif, on en voulait donner un de méme à o: et lon forma un tvpe ὀνονῶν, en intercalant un v, parce que le v avait pris le rôle de consonne de liaison; ef. p. 89. La forme ancienne du génitif est conservée dans εἶναι Jun oo, etc.
P. 23, l. 13. Τέσσαρες. On trouve des formes qui distinguent les deux genres : τέσσαρους, Schmidt, 54, 15; 64, 14, Carm., 1, 63 «τέσσαοαις, 09, 185 ou bien le nominatifet l'accusatif masculins et féminins : τέσσχρεις, Delth., 452, Phys., p.571, Georg. Rhod., 343; cette forme est calquée sur τρεῖς. Au lieu de τέσgxot;, On dit par assimilation τέσσερες, qui existait, en ancien grec, dans les dialectes ionien et arcadien, et qui s'est répandu de bonne heure : θεκατέσείρα, Pap. Berol. Sitzungsberichte der Berliner Akademie, p. 9216; XV,8 6t 919; XXII, 16,et au moyen âge, Mich. Stren., 20, etc. Sur τέσσερεις, τέσσασα, voyez aux Ádditions, à la fin du volume. Les formes modernes communes sont τ έσσερεις masculin, féminin, accusatif, nominatif, génitif 222720», neutre τέσσερα.
P. 23, 1. 16. LE . De même Sophianos οἱ Georg. Rhod., 191; Prodr. III, 2 2 Ape II, 189; Missa. 226 ; du reste déjà Italo-græca I, € ἔει, p. 92, de l'an 1005; I vient de ἐξῆντα. — Ἐννειά n'est qu'une variante orthographique de &vzz, £z, prononcé enjá. On écrit aujourd'hui aux. — Ἵδνδεκα, prononcez et écrivez ἔντεα.
P. 23,1. 18. Αεκατρεῖς. La transposition des deux membres, Φεκατρες pour τρισκαίδεκα est ancienne; cf. δεχατρία, "l'abul. Herculan., II, 68; θεκκτετόρω», Il, RG; θεκαπέντε, 11, 09: ὀεκαξξ, II, 40; j δεκασπτά, II, 61; on disait méme δέκα εἰς, IL, 394; divx duo, I, 29, etc. Déclinez de κατέσσενεις COMME τέσσευεις.. Lisez δεκοχτώ, à δεκανιά, plutôt δεχαθνιά avec un e trés réduit.
P. 23, 1. 22. Τοιάντα. La chute de la syllabe χο n'est pas expliquée; cf. ὀγθοῦντα sur une inscription juive de Venosa : Ascoli, Zscrizioni latine, greche, ebraiche i nedete e mal note,
nr. 4, 11; πεντῆντα, 4: =cuev-x dans Lebas-Foucart, Voyage archéologique en Grèce, II, nr. 191, inscription d'Argos. — Au moven âge on trouve les deux formes suivant le besoin du vers: 72cvzz, Georg. Rhod., 343; £y:a, 306. — A Bova, triakonda: subsiste. — 'Oóozz:z, aujourd'hui ὀγθόντα. — Τέσσερεις χιλιχνες.
P. 23, 1. 20. Μιλιοῦνι est l'italien »(/glione, probablement par l'intermédiaire d'un dialecte méridional qui change -e en -i (miglioni). Pour les Grecs, miglioni était forcément un neutre en -ι, pluriel -1x. Les ordinaux ne sont pas d'un grand usage dans la langue du peuple.
Adjectifs. — Degrés de comparaison.
P, 24, 1. 8. Adjectiva... quedam sunt in ος, quedam in ης. On peut faire pour les adjectifs à peu prés la méme classifieation que pour les substantifs :