‹ Grammatica linguæ græcæ vulgarisChapitre 85 sur 196 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Du Pronom.

P. 21,11.31-389.. Primitiva... sie ο μέ’. Ni Sophianos; ni Portius ne citent ἐμοῦ au génitif singulier, qui, pourtant, xistait à leur époque, puisque i et s42 appartiennent

aussi bien à l'ancien grec qu'à la langue du moyen âge. On peut, du reste, trouver une explication du silence de nos auteurs : zvzvx est la forme emphatique, qui s'emploie au commencement de la phrase; comme enclitique, éusx ne se trouve qu'apres un mot se terminant par une consonne ; la méme différence existe entre εοῦ et v5, mais celui-ci est presque toujours enclitique, de maniére que ἐμοῦ est rarement emplové et pouvait échapper à un grammairien nitrop rigoureux ni trop exact, et personne ne dira que Portius peche par excés d'exactitude.

L'aceusatif suëyx est très intéressant, parce qu'il contient deux fois le signe de l’accusatif. A la méme époque, où πατέρα Ctait devenu πατέραν, sué s'est changé en suis, C. 1. 3440, 6, de l'an 214 ap. J.-C., et c'est une forme qu'on trouve souvent dans les textes du mov en âge : zvzy Puell Juv. II, 14; εσεν. Glyk., 243, 312, 369; Puell. Juv. LE, 26, etc. Mais la langue n'en reste pas là. Déjà dans Prodrome on à ἐμέναν» cf. Prodr. I, 105; II, 325 V, 2; Glyk., 1315 izivzv, Npaneas I, 21 (Psichari, Esstis, I, p. 110). L'x est celui de l'accusatif, de z T ατέρα; par exemple. Le final ne fait pas de difficulté; ἐνέναν est à iuiyx ce que πατέναν est à πατέρα. [l se peut bien que εμέναν ait été fait aprés coup, et que cette forme ait pris naissance dans des combinaisons où le mot suivant commencait par une vovelle ou par une explosive sourde; en effet, des exemples. que j'ai cités, trois sont à la fin du vers, un (Glyk.) devant 2, un (Prodr. V) devant εἰ. Lorsque tous les accusatifs avaient soit -xt vi. Soit —o v), Soit -(v) comme terminaisons, les deux ust v), σέ(ν) restaient isolós; uzetant le théme,le signe caractéristique de l'aecusatif ne s'y reconnaissait guére. Alors, on fait ce qu'on avait fait des siècles auparavant avec les accusatifs zi, Lis; qui se trouvaient dans des conditions analogues : on dit éu£y- x(») Sur πατένα(ν). C'est --α(ν) et non-4(7) ou --ι(ν), qui s'impose, parce que α seul est aussi bien masculin que féminin, tandis «que ο aurait donné l'idée du masculin, «, jusqu'à un certain point du moins, l'idée du féminin.

Eusi. Il va sans dire qu'il n'y a pas ici de changement phon^tique de z en c. Aprés les mots à terminaison vocalique, | tombait forcément dans l’enclise (v. p. 102) : mais, 43; se rapprochaient dans ce cas de 492, μένα, et alors on

1. Prodr. I1, 330, iu£vzv Ἀέουσιν est contre la regle, mais on a déjà vu que Prodrome est parfois inexaet en matiere de v final, p. 89.

crée des formes correspondantes à ἐμοῦ. ἐμένα, c’est-à-dire εωεῖς, eux. Le plus ancien exemple de ce phénomène remonte au x° siéele : των εµων ληρονομων, Italo-græca I, p. 89, de l'an 960, se lit à côté de τον 5:62 wumvw, zr rumy Gouba. Le contexte montre que {ων est bien le génitif pluriel du pronom personnel : zuo» et non pas le génitif pluriel du pronom possessif : iuo». On devrait done écrire aujourd'hui ἑμεῖς et non £usi;, comme on fait souvent. Le génitif pluriel £o» n'est pas usité de nos jours. Ce qui est vrai de ἐμεῖς, nominatif, est aussi vrai de ἐκᾶς, uz; accusatif. Aujourd'hui, 42; est surtout enclitique ; eu: est à la fois emphatique et postconsonantique.

Seconde personne. L's initial est dà à l'influence de la première personne : zcv, ἐσένα, d’après εγώ, éu£yx, parce qu'il v avait des cas où, suivant le contexte (devant une vovelle ou devant une consonne), l'on disait συ, σενα, comme “γώ, μένα. Au lieu de i72 on a ἐσού en Crète, à Otrante et à Bova, forme très diflicile à expliquer. Dans les dialectes de l'Italie, où ς final tombe, où, par conséquent esi (272) coincide avec ἐτεῖς devenu esi, on se voit obligé de chercher une nouvelle forme pour l'un de ces esé; le pluriel restait à cause de c/c ; mais à l'accusatif singulier, il semble qu'on ait pris la forme esu du génitif, parce qu'elle était devenue sans emploi. Mais en Crète, où le : final subsiste, cette explication ne suffit plus. — Voici quelques exemples anciens de l’: prothétique : ἐσοῦ, C. I., 4864, Egypte; Pap. Lup., 15, 10, 1 siécle de notre ère; Pap. Dresdenses (Wiener Studien, VII, 11), u*siécle av. J.-C., accusatif ἐσέν et 22:7, commie zuzv et susvzy; cf. Solom., 48 sqq. : ἔτι δι αὐτὸ ὀουλόνεται, παιθύν µου, si: ἐσέναν, | πουλεῖ τὰ πάντα του ὡς Qv ἐσέν, καὶ Qva τὸν ἐχυτόν του, | καὶ dust «zi την σάρχαν του εἰς χσμον δι ἐσέναν. — La forme si (jamais ἐσέ), 5’ devant une vovelle, ne s'emploie plus, dans la langue commune, que comme régime direct ou indirect précédant le verbe immédiatement, 55 λέω, σ᾽ αγατῶ, ou séparé du verbe par τόν, τῶν, τό, ete., pronoms, dans lequel eas ci n'apparaít que sous la forme σ et se soude au pronom: στὸ λέω, στοὺς ἔθειζα.

Pluriel, εσεῖς. À l'époque où η et ν étaient devenus /, l'ancien ὑμεῖς ne pouvait plus subsister, car il ne se distinguait plus de zuü;,eton ne peut pas exprimer deux idées aussi opposées que celles de nous et vos par la même combinaison de sons. D'autre part, le pronom de la premiére personne, qui avait déjà u au singulier, se défendait au pluriel, et μεῖς, ἐμεῖς, pouvaient rester dans le sens de 7»si;, tandis que l'on formait un

pluriel zzz (55), 73: (ἐσᾶς), sur le singulier 242, σενα, d’après Ja corrélation qui s'observait entre u95, ufyx Ct us (iui, 43; (223:). En effet, εσεῖς, dont l'a est dû, nous l'avons vu, 4 εμεῖ:, apparait déjà dans les plus anciens textes qui sont écrits en langue vulgaire : Npaneas [], σες 219, σας 250, 232, 333, ete. 5 si l'on rencontre cà et là zu, c'est une forme savante classique. — Faites entre les formes vocaliques et les formes consonantiques σᾶς, 274: la même différence qu'entre uz; οἱ 252; ; ef. plus haut, p. 102 et p. 100,

Troisième personne. Portius n'admet pas encore de nominatif pour le pronom personnel de la troisième personne, En vérité, les langues qui possédent une flexion verbale compléte n'en ont pas besoin. Mais. à mesure que le systéme verbal est détruit, que les désinenees s'affaiblissent (par voie phonétique ou autrement), on s'habitue à joindre le pronom sujet aux formes des verbes : c'est toujours, dans ce cas, un pronom démeonstratif, qui à perdu beaucoup de sa valeur originaire. Ainsi le latin illc est devenu pronom personnel en latin vulgaire et dans les langues romanes. En grec, c'est αυτός, Qui, à l'origine, n'est emplové que comme régime atone, et, en cas pareil, devient στός, p. 19 sqq. "A: peut rester aprés des mots à terminaison consonantique; aprés vovelles, il devient τός. Puis, les pronoms de la premiére et de la s»conde personnes, qui ont à l'origine une forme postconsonantique commencant par z, et une autre forme postvocalique commencant par σ où y, influencent τος αἱ eréent ainsi une forme ie Dova, Ὁς de méme, pour le pronom tonique οὗτος, nous avons εντος: ef. Schmidt, 15, 15 d'apres Schmidt, 4b/d., εὐτός est trés usité à Céphalonie, à Zante, en Cré te et dans les Cvelades. On dit méme zzzzzezsv; ς (écrit gra ουσιος, par une erreur typographique évidente, Carm. 62, 51.

Portius a suivi sans doute le modèle four ni par les grammaires classiques dans les paradigmes qu'il nous donne pour les pronoms. Car, s'il admet zz, τόν. pourquoi ne parle-t-il ni du féminin c, zz. τοὺς ni du neutre zz? On voit par sa traduction latine qu'il confond le pronom personnel et le pronom refléchi; c'est celui-ci, en réalité, qui ne distingue pas les genres et qui n'a pas de nominatif. Le néo-grec a perdu le. pronom réfléchi, ear la langue vulgaire, la langue du peuple, ne l'aime pas; elle remplace le pronom réfléchi par le pronom personnel. On sait quelle confusion régne dans l'emploi de /? et 397, en ancien francais; il v a des dia-

lectes allemands qui ne disent plus guère s/e/i, mais toujours cm, in, ihr, sie, ef. Schuchardt, Slawo-deutsches, 15985, p. 105 sqq. — On supplée au pronom réfléchi, dans la langue commune, par les formes by fuac μαρτόσου,

Je relève encore τώς à l'a if pluriel pour τούς. V oy. Psichari, Essuis, 1, p. 202 sqq. Τώς n'apparaît qu'au xvi* siècle. Suivant M. Psichari, cette forme est due à une confusion entre τῶν, génitif pluriel, οἱ τούς, accusatif pluriel, parce que les deux sont souvent identiques au point de vue de la fonction; en d'autres termes τῶν X τούς — τώς.

Voici une autre explication. Dans les cas où l'on pouvait se servir de τόν et τοῦ, singulier, comme dans τὸν εἶπα Où τοῦ sir, ou de zà», phonétiquement identique à τόν οἱ τοῦς, comme εἶπα, τῶν εἶπα, τούς arrivait facilement à se présenter à l'esprit comme le pluriel de =; et, en effet, Sophianos, p. 78, donne au singulier 4 ἐθικός του et, au pluriel, ó ius; τους. D'autre part, τῶν, en Mme, n'exprimait pas bien l'idée du pluriel; il fallait done un correspondant pluriel à τόν, de méme que τούς paraissait être déjà le substitut pluriel de zi; on obtenait ce résultat en donnant un z à των, sur le modéle de τούς comparé à τόν. On avait ainsi le signe earactéristique du nombre. T Ta repose de la sorte sur la proportion suivante :

P. 28, 1. 11. Duo priora... habere genitivum. pluralem similem accusativo. C'est donc une réminiscence classique qui fait donner à Portius la double forme ἐμῶν et ἐμᾶς. En effet, à la seconde personne, qui n'a rien de correspondant pour la forme dans l'ancien grec, il ne connait pas có»; Sophianos, qui, en général, ne subit pas les influences classiques, ne donne que μᾶς. Ainsi donc, au pluriel de la premiére et de la seconde personne, on avait une seule forme, et une forme qui se terminait par un -; pour le génitif et l'aceusatif; à la troisiéme, on en avait deux; mais dés lors, de ces deux formes, τούς et τῶν. l'une devena supertlue, et on aboutissait ainsi, suivant les régions, soit à τούς, soit à τῶν, et de là à τώς, voyez ci-dessus.

P. 28, 1. 20. {ος ΝΕ τόν, quim postponitur alicui verbo, assumere ε. Nous trouverons encore ailleurs cet ε paragogique, qui ne peut pas être dû à une cause phor tique, parce qu'il ne se rencontre pas partout, mais qui provient d'une analogie. La forme enclitique du pronom de la

premiere personne est, à l'origine, µε; celui de la seconde est σε: on à donc dit tout d'abord εἰδα uz, sz σε, le pronom se placant aprés le verbe, comme c'est encore le cas dans certains dialectes; l': se reporte alors à la troisième : εἶδα τονε pour ax τοῖν.. Dans la langue commune, on dira τὸν zz. La construction donnée par S. Portius, etx τον, qui fait supposer εἶδα σε οἱ ss; uz, nous fournit encore un indice dialectal, en méme temps peut-étre qu'un renseignement sur la patrie de l'auteur. L': de τονε, comme la désinence νε elle-même. fait penser à Chio. Ce fait ne changerait rien, en tout cas, à l'explication ei-dessus. Voyez la note à la p. 68, 1. 1.

P. 28, 1. 22. Possessiva sunt sei, ἐθωόσμου. Il est trés curieux de voir revenir le langage à un état primitif. La langue mére indo-européenne possédait une seule forme pour le genitif des pronoms personnels et pour le pronom possessif: c'est relativement assez tard que l'on commence à fléchir le pronom possessif et à distinguer les genres. Et méme le néogrec, qui exprime l'idée du possessif par un adjectif signifiant propre à, appartenant à, suivi du génitif du pronom personnel, tend à perdre la difference des genres à la troisiéme personne; il semble, en effet, que τοῦ, dans Sophianos, serve pour le féminin : o ἐδικός τον, pluriel ὁ ἐδωος τους, p. 18 sqq. Portius donne της et του, mais en ajoutant que του est la forme ordinaire, et que της est plus élégant, eleganter, c'està-dire affecté. Eds: n'est autre que l'ancien grec ἴδωός, qui est devenu οικός, et puis ἐδικός, sur le patron de zzzivoz, χεῖνος, avec les mêmes alternances syntaxiques, à l'origine, devant vovelles ou devant consonnes(cf. p. 28, 1. 85); δικός apparaît encore dans les textes du moyen âge, Prodr. IV, 323; mais ἰλικός III, 323. Ce renforcement, du reste, n'est pas indispensable; cf. τὸ σπίτυ µου, Prodr. TI, 55; τὰ παιδία σου, 91, etc. On dira de méme aujourd'hui. Τὸ dessu τό σπίτι ne s'emploierait que dans le sens prégnant ou comme pronom proprement dit, remplacant le nominatif, pour dire : /e mien, etc. Quelle maison? — La mienne : τὸ θικόμον. La forme consonantique ὀυός µου, etc., est seule connue de la langue commune. L'observation de S. Portius, 1. 30-32, demeure juste. Dans la déclinaison de ce pronom possessif, la langue commune ne modifie l'un des deux nombres que suivant le genre ou le nombre auxquels chacun d'eux peut se rapporter de son côté. Ainsi us restera invariable au singulier comme au plu-

riel, si l'objet désigné, quel qu'en soit le genre ou le nombre, se rapporte à un seul possesseur : ὁ δικός µου, οἱ θυκοί µου. τοὺς euoos µου, f, δική uta, οἱ Otzes uoa, τὰ dx µου, etc., quand le possesseur est unique; mais bien entendu ὁ δυκός µας, ete., quand il s'agit de plusieurs à la premiere personne du pluricl, etc. De méme,en ce qui concerne óuzz. L'adjectif ne varie pas suivant le genre et le nombre des possesseurs, mais suivant l'objet possédé : 5 dress µας à côté de τὸ dz µας, etc.

P. 28, 1. 37. Demonstrativa sunt duo, τοῦτος vel ἐτοῦτος. Τεν ient de £«ztvyoz, vovez p. 103. Remarquez le + du nominati singulier pluriel, masculin et féminin, τοῦτοι, τοῦτες, au lieu de l'esprit rude. A l'origine, l'esprit rude n'appartenait qu'au nominatif singulier masculin et féminin; le dialecte attique et Hz font suivre, sur ce modéle, les formes correspondantes «lu pluriel οὗτοι, o27z; le béotien perd tout à fait les formes avec : ; le néo-grec au contraire les généralise ; cf. aussi Bova, duto. Le féminin et le neutre pluriels ont αυ au radical pour =, mais déjà la langue classique dit τούτων pour ταντων, génitif pluriel féminin, et la langue vulgaire la suit sur ce chemin; €f. τούτων, Bull. de la Commiss. archéolog., IV, p. 182, inscription chrétienne de Téos; τούτα Glvk., 500; τοσούτην Apoc. I, 314.

P. 98, 1. 40. Genitivum... circumflecté apud quosdam. Le déplacement de l'aecent et l'allongement des formes de τοῦτος par un ν sont trés difficiles à expliquer. Le dialecte de Bova se borne au génitif singulier futif tutf, eint einf, pluriel {ωίό; d'autre part, de etfós (αὐτός) il fait eti£no, genitif tunit. Otrante : ἐπί ou tí£ínu, tuní ou tini, tunó. SophianoS, p. 16, ἐχεινῶν, τουτουνῶν. τουτουν2ῷ) τουτηνῆς eb αὐτουνῶνι MAIS ἐκείνου, αὐτοῦ. Aujourd'hui on a τουτουνοῦ Ct τουτηνοῦ, accusatif τούτονχ, féminin τουτηνῆς, c-62:v9x, pluriel masculin τουτινοί,

τουτωνῶν OU TOUT), τουτουνους et τουτηνούςῃ ἐκεινοῦ, -0yX, -οί, -ὤν; ους, féminin -ἷς, χείνηνα: ; puis αντόνοςν αυτ ουνοῦ» χυτοναχ OU αὐτῆνος, "rA, αὐτηνοί, αὐτηνῶν OU αὐτωνῶν, αὐτουνοὺς OU αὐτηνούς, féminin αυτην ή, Thi, “Ίνα, VAS) -Ὠνῶὼν OU -ωνῶν, “IA ; neutre -c% ou -νό, etc., pluriel -ανα et -zyx, etc. ; ποιχνοῦ, ποιωνοῦ, ποιουνοῦ, féminin -xvz:, pluriel -ανῶν, -w»», -ουνῶν, accusatif -ανοὺς, etc. ; cf. Legrand, 46 sqq. En voici quelques exemples tirés des textes ; il serait facile de les multiplier : τουτοννα, Georg. Rhod., 134, 208; ἐτουτηνα, accusatif féminin, Xen., 231; αὐτένος. As. Lup., 12: Puell. Juv. II, 36, 68 (écrit z2zivoz) ; αὐτῆνο neutre, As. Lup.

BST; αυτοῦνου, Imb. 1T, 162; αντηνοῦ, Eroph., HI, 519: αὐτοῦνον, Prodr. VI, 560: αὐτόνον, imb. III, 3250, 318; αὐτοννη, Imb. ]HI. 392; zizz». Eroph., IT, 11.

Nous avons le méme suffixe dans ἔλος: απ ὀλονῶν τῶν 220% ay)oyzy, Eroph., Il, 21452727», Georg. Rhod., 196; Eroph., I, 584; — ἄλλος: ἆλλουνοῦ, Curm., 43,2; z/Ay5:;, Schmidt, DU, 28: τέτοιος : τέτοιαναν. Georg. Rhod., 504, 921, nominatif τέτοιανα, Nachl. I, 163; pour des exemples analogues à κευοῦ, Cte., voir Krumbacher, 26 sqq. Voici ce qui me semble résulter de tout cela : les pronoms démonstratifs et indéfinis ont une tendance à caractériser le génitif, quelquefois aussi l'aceusatif et le nominatif, par un v qui s'insére entre le thème et la désinence casuelle. La vovelle qui précède le v est tantôt v, tantôt ουν, trés souvent la même que celle de la désinence. "Ezio; ne nous montre jamais ce », mais il déplace l'aecent, il devient oxvton au génitif. Or, il est évident qu'il y a un certain rapport entre ce déplacement de l'accent et le ν interealaire. Nous pouvons méme aller plus loin, si toutefois Sophianos est exact; nous pouvons dire que ἐχεινῶν Οἱ τοντοννῶν ont engendré toutes les autres formes. Sur τουτουνῶν (où plutôt τοντωνῶν, ef. 0/49), on fait d'abord τουτου-νοῦ, puis τουτηνῆς, ete. Mais maintenant lequel des deux, de ἐνεινῶν Où de τουτοννῶν, est le premier en date? Τούτων et ἐκείνων sont, par suite de la perte des anciennes longues, identiques aux aecusatifs τοῦτον, zzsivov. Si cette identité était tolérée dans les substantifs!, elle ne pouvait guére l'étre dans les pronoms, οἱ nous avons déjà vu un des movens qu'on avait trouvés pour remédier à cet inconvénient p. 161. Je crois que, par la méme raison, ἐχεύων a été changé en ἐχεινῶν. et que τουτω-νῶν, au lieu de τούτον, est calqué sur ἐχει-νῶν. Il resterait toujours à se rendre compte, d'une facon précise, de la raison du déplacement de l'accent. On peut penser à une influence de zizz;, influence qui se serait fait sentir seulement là où le sens exigeait une double forme pour zzv. On pourrait peut-être aussi se rappeler ce que nous avons dit de Zzou == ὁποῦ, p. 106, et rapprocher du traitement de ἔπου et du changement d’accent qui en résulte par suite du contexte, le traitement d'un zztvow enclitique atone, qui deviendrait ainsi zzv. Mais aucune de

1. Ce ne sont du reste que les aubstantifs parisvllabiques, et encore pas tous, mais seulement les féminins oxytons (9067 — 6907), les masculins en-oz oxytons et proparoxytons.

ces explications ne paraît bien satisfaisante. (ο que l'on peut dire pour le moment, c'est que les formes surabondantes s emploient dans le sens emphatique ou pranominal., Τουτουνοῦ τῷ ανιωώτουι d'un pareil homme! ou bien : Ποιᾶς yzxiv.2; 5. et

pronominalement : llouvzz; Tousrvés, — Tous γυναίκας. dans l'interrogation, au lieu de : Ποιᾶς γυναίκας, serait emphatique. Il v aurait une nuance comme : de quelle fene (ποιᾶς } de laquelle entre toutes? de quelle sorte de femine? (ποιανης).

P. 29, 1. 8. "Orewz. nux, ἔποιον. Cf. Mavrophrydis, Δοχίμιον ἱστορίας τῆς rois /λώσσης, p. 010 sqq. Chatzidakis, Αὐήνχιον, X, 409.

La différence d'accent entre ὅποιος, quiconque, et ὑποῖ lequel, nous est expliquée par Sinon Portius lui-même; ὅστις, ὄτιος est composé de ὃς, 7, £ accentué, et τίς. La premiere partie, sous la forme du neutre (270, devient indéclinable : ἔτωως. C'est sur ἔτις, ἔτωος qu'on a calqué ἔποιος, d’où le sens de l'indéfini en ng. Sur £v, voyez p. 103. Ὁποῖος, dans le sens d'un pronom relatif, n'apparaíft qu'à partir de l'époque des croisades ; voyez Batr., 24 : ὁποῖον c» ἔφονευσε μὲ πονηοιὰ σ3ν

4129713. En méme temps, on trouve ὁ ὁ ποῖος, τοῦ τ ποίον, , cf. Georg.

«την ποᾶν 0i) ευνήωα νὰ Th) αποκρατήσω. Ὁπαῖος, à cc moment, etait encore indéfini ; pour établir la distinction entre les deux fonctions de l’indéfini et du relatif, on donne, dans le second cas, l'article prépositif à 4z25:, dont l' contient déjà l'article, puisque Zz»i»; pg. devait devenir ποῖος, et l'on obtient ainsi ὁ ὁποῖος, τοῦ ὑποίου, qu'on trouve à partir du xv* siécle. — Portius omet le pronom relatif le plus usité, celui qui est reste dans la langue commune. l'adverbe ἔπον ou 6r55, qui donne ποῦ (voyez p. 102 et 106). C'est là une tendance qui se manifeste dans toutes les langues : on se contente d'un simple adverbe relatif, surtout de l'adverbe local οἱ, au lieu d'un adjectif relatif; cf. l'anglais «Aere. allemand (dial.) ao, etc., dont francais. De méme en grec ὅπου: cf. Delth., 810-11

Const. , 061) : καὶ vi ZETE τον λογισμὸν ὁ ὁμοῦ OS ^ e

, LÁ μονχντκ T) γνώρισε» 5 £T ἔνι xu ος £Zily 95

fo 1 * 9 ,

ὅπου απ]ωξ τὸ EU ARS τὰς γεῖρας τούτου.

Apoc. 1, 402 : τὸ youx ποὺ ἑπατησαν tient le milieu entre l'usage elassique et l'usage moderne. Apoc. I, 010: αλλοὶ zoiuzy ἔπου είναι, quel d'onmage: ! Glvk., 110: οποῦ ἔχει αμέριανον lois, ἔπου ἔνι χουτασυένος, | ποτὲ où πιστενει νηστικόν: Cf. 135, 200, 282. Ni le

nom relatif est suivi immédiatement d'une forme verbale qui commence par z ou ει η), [ου deérsiet la voyelle initiale se combinent en ο dans certains dialectes : πω ποῖχες, Carm., 44, 1: πόκχυω, ag. III, 1415 r2722:, 164: τέυαν, Varn. Pug., 136; πω cures, Vind. pop., 13, 8; Χριστέ πῶ ποῖκες οὗ 12909, Vind. pop., 44, 1, ete.; cf. p. 104. C'est pourquoi on trouve, du reste assez rarement, ὁπό pour ὁποῦ devant consonnes. Sachl. I, 291. D'autre part, ὁποῦ subsiste dans tous ces textes, aussi bien devant z, ει: c’est l'analogie des eas, beaucoup plus nombreux, où ποῦ, ὁποῦ. Se trouve devant consonnes.

L'? initial tombe aprés une vovelle; ainsi on dit 902 ποῦ, dom οποὺ (== mme acc, où l'on peut se demander si Το appartient au substantif ou au pronom : en réalité, il appartient à tous les deux : les deux o se contractent en un seul et ont ainsi chacun leur représentant dansl'o qui les réunit tous deux. Te, ὁποῦ devient ἐπι]ορή. Sur le modéle fourni par . le premier cas, ονθρωποποῦ, qui s'analyse régulièrement en frs ῥὑποῦ, On tranche ἀνθρατοῦ en ἄνδια ἀποῦ, puis on généralise eette nouvelle forme 2722. Ce pronom zrz est très fréquent, surtout dans les textes d'origine crétoise, par exemple dans l'Ærophile,etc.; de même Carm.,61,15; 61.3561, 16, etc.

Je note encore quelques autres constructions du pronom relatif. Italogrzeca I, 100, del'an 1112,on lit deux fois την ὁδὸν τὴν ἅπεο ἐνέογξται. ἵὈ. 89, τοῦ θεινχοίου, τὸ Zr:03 Cf. Cy pr., 19, 9, γιατὶ χογλάζει ui 'σ τὸ 2920 ἔλοι ποὺ ποοῦσυ au lieu de ἔλους montre l'attraction du pronom déterminatif par le relatif; l'attraction inverse s'observe dans χάπνισον τὰ zióoix οὗτινος οὗ ὀύναται οὐρεῖν, Form., T, DR; φεύ/ω τοὺς uryaroës, Cypr., 26, 5; τοὺς φεύγουν φβάν ὀγ λήγουσα, τοὺς μὲ ζητοῦν μακραίνω, Eroph., prol. 81. La suppression du pronom relatif, qu'on peut constater dans ces exemples, n'est pas moins fréquente que l'emploi de l'adverbe relatif au lieu du pronom. Le langage retourne toujours i la construction paratactique. Ainsi, dans φεύγω τοὺς p! æyxποῦσιν, NOUS avons deux propositions principales coordonnées: quy τους, Je les fuis ; -— μ’ αγαποῦσιν. ils m'aiment. Les exemples qui suivent sont un peu différents: Apoc. I, 241, τίἔνχι τὸ λχλοῦν pa τί τὸ τοαγουλοῦσαν. Les fonctions du relatif sont remplies. dans cet exemple, par ze, ee que. suivant une construction usitée au moven áge et probablement encore de nosjours dans quelques dialectes : τὸν τρευει c tz γι ὁ κόσμος, dans une des versions d'Andron. Dansl'exemple qui suit, τήν est démonstratif, suivant la construction aujourd'hui courante : τὸ 2$», je le

COMMENTAIRE 1τὸ

ο me m 7 | [4 S^ * PEE * [P 9 , «lis. Apoc. 1, 216 : Καὶ ὡς s10x τὴν λύπιν τους, την ἔθειξαν ὀπίσω,

cf. 198.

P. 29, l. 13. ‘Arascousu vel arisuos. Dans «6: µου, nous trouvons une forme plus pleine que zo; (ef. p. 166), mais qui Vient pourtant elle-même de αυτός. Le renforcement par le pronom personnel s'explique par ce fait que ατός peut se rapporter aux trois personnes à la fois. Ce qui est remarquable, c'est l'emploi du génitif : on ne dit pas zz; e, ce qui répondrait à moi-même, ich selbst. ete., mais ατός νου, probablement d'aprés l'analogie de (ε)θικός µου. On a de méme μοναχός

μου, Moi δι μόνη τῆς αὐτή, Belth., 930, ete. — Le premier élément de απ-ατός µου est la préposition από. On disait d'abord «zu τι arazoo uro, je ftis quelque chose de moi-même — je le fais moi-même; plus tard, lorsque, dans la locution ainsi formée, on ne se rendait plus compte de la force ni du sens de la syllabe initiale, on refit le nominatif 27x76: uc», qui supplante, comme cela se voit fréquemment dans le langage, la forme primitive et normale. On peut comparer le roumain dins! , qui ala méme signification, et qui ne vient pas, comme le croit Diez. Grammaire des langues romanes, 11, 417, de id. ipse, mais de de /pso. — Sur απατοῦτου on fait un pluriel neutre zrzz:z au lieu de zrxzxzw(v), qui, du reste, ne nous est pas connu par ailleurs. Au lieu de ἁπατός uso, On entend dire quelquefois dans la langue commune εωαντός μον OU ὁ £uxzzoz µου.

P. 90. ]. 22. "Euxvzo2 µου. "Euxuzoo à tout à fait perdu sa signification originaire. C'était le pronom réfléchi de la premicre personne, formé du thème εµ- et du pronom 22:5; de méme σαυτοῦ et αὐτοῦ: αὐτοῦ fut le premier à tomber hors d'usage; aprés la perte de l'esprit rude, il devenait identique à αυτός. D'autre part, comme il était toujours tonique, il n'avait pas les mêmes raisons de disparaître : il pouvait donc conserver la premiére syllabe inaltérée. Mais il ne subsista plus seul. On a probablement commencé par renforcer les pronoms réfléchis des trois personnes par le génitif des pronoms personnels; ef. Cvpr., το, 16, αὐτόν 722; en méme temps, le second élément contenu dans les prononis réfléchis, αὐτοῦ. prenait la signification de l'ancien grec αὐτός. méme, ὁ αὐτός, le même, Ἠμαντός μου. σαντός σου, αὐτὸς του Signiliérent donc moi-meme, foi- -ménmne, lui-même. Mais, dés cet instant, l'idée de personne ne de ait plus être exprimée par zz-, 7-. ἐ-ς

c'étaient µου, σου, qui se chargeaient de cette fonction, et qui, du méme coup, étaient beaucoup plus clairs pour tout le monde. Mais, dans ce cas, il n'v avait plus de raison de conserver trois formes, ἐμχυντόςι Gxutós, X575:;, dans le mème sens. La forme qui se présentait le plus souvent et le plus spontanément à l'esprit, c'est-à-dire la forme zvxzzc;, restait seule. — TZ» ἐχυτό µου est d'origine savante.

P. 29, 1. 0. To ἐμαντοῦ της. Littéralement : du moé-méme d'elle; par conséquent le second τοῦ suit le genre, comme le remarque Portius. Il arrivera quelquefois d'entendre dire : τῆς Σλαντῆς της, τῆς ἑλαντῆς μοῦ. quand c'est une femme qui parle, et méme 7 ἑμχντή usa; c'est un simple phénomene d'attraction.

P. 50, I. 3. Zaterrogatirta pronomina sunt heec. Le plus interessant des pronoms interrogatifs. au point de vue de la linguistique, manque dans Portius. Il ne se trouve pas non plus dans Legrand : il n'existe plus aujourd'hui dans la langue commune οἱ ne s'est conservé qu'à l'état dialeetal: c'est ἵντα. En voici d'abord une série d'exemples :

A& v, ξεύρω ὕτ UT. Prop II, 885 εἰς ἠντα τόπον. Picat., 124: ἠντα 0522390, Picat., 01: cf. Saehl. I, 3005 εἰς ὕτα τόπον εἶμαι. Nachl. I, 360; γιατύτα, pourquoi? Cvypr., Is. 6; 1f }, D (9x — διά: Cf. p. 875 γιαντα, Cvpr., 19, 12; 17, 5; ντα eus, Puell. Juv. HI. 114. — Un emploi un peu différent s'observe dans les deux passages qui suivent : καὶ 92 ἐγεῴξται am αὐτὰ νὰ τοῦ ri ἵντα 70972, (corg. " , 203, et z2t "£xzs; το 9ιὰ dlyzx, οιατὶ (joy osi τὸν tar, (bi... Wi. On voit donc que zx est indeelinable. A côté de izx on trouve τίντχ. ΟΗΕ τώτα, Tix. TUTX : T εἰν τὰ λγεις, Pulol., 4153 να 27 τίντκαμεν. Cvpr., 20 0; τί ἔν τοληύγων Picat., 1015 τήντα zzz Mod πο. 1], 3215 ιατίντὰ. Cvpr., 15, 65 19, 0. τίντα (αῤῥηῖς, ot, 1.

En vovant ces divers passages, on ne peut pas avoir de doute sur l'étvmologie de zzz; c'est τί ειν ταν qu'est-ce que? Mais comment de là arriver à ivza? Le grec met souvent l'article au commencement des propositions interrogatives indépendantes, en général, et des propositions qui dépendent des verbes ror, entend re, dire,ete. : 2:252; τὸ τί zn, ABC-, 6, 4; ay η τευρες το πῶς ανχστενχζω. DE, 10, Ἱς ειετὸ πῶς 220170 6 Bars Uc. Belth., +2; jiy τοῦ κο τὸ τί uui, làvoph., H1, 249; ἐρώτησεν τὰ τίνος von είσαι. "T rap., 2105. Entre les exemples de zzz que j'ai cités plus haut, il v eu a qui rentrent dans cette caté-

συτίθ. Mais l'emploi de τέ n'est pas nécessaire. On a donc la corrélation suivante entre les propositions dépendantes et les propositions indépendantes :

Proposition indépendante : τί ZH AVEC ctycx : TÜTx NUE.

Proposition dépendante : you τὸ τί μιλεῖς avec ztyzx : oot τὸ τίντα ui; où bien sans l' article : : gun τίντα υιλεῖ: OU ; pour l'indiquer par une proportion : τὸ τί μιεῖ : z( uei — τύτα usi : ἵντχ uui.

Alors, on prend dans la proposition dépendante, le = de τίντα pour le zz de l'article, et on fait de ix le pronom interrogatif de la proposition indépendante. Il va sans dire que, plus tard, cette distinction se perd,et que ivzx est employé dans les propositions dépendantes. J'ajoute encore τώτο qui est plus rare : τὸ τίτο ἔνθει σου ἰτὸ τί V. τὸ ἔ.σ.), Carm., 109, 6. ντα est surtout usité à Chio.— Pour les autres prononis interrog: itifs que donne Portius (1. 5-16), il convient de remarquer que τίς a disparu de la langue commune; il s'est toutefois conservé dans certaines regions sous sa forme imparisyllabique méme (τίας est inconnu dans cet emploi) et c'est là peut-étre encore un indice dialectal de plus fourni par notre auteur. Tiyss lui-même n'est guere usité dans la langue commune, qui connaît surtout τί indéclinable et ποιός ( pjos) dans le sens interrogatif : ainsi on dira toujours ποιανοῦ, non pas τίνος. Entre τί et ποιός, il v a la nuance de sens qu'il v a entre quis et qualis : ποιὸς ἀθονπος, quis homo? τί ἁθρωτος, qualis homo? Twzs est usité à Constantinople dans l'emploi de l'indéfini, comme pronom et sans substantif: νὰ 77 τάς. si quelqu'un dit. Il est probablement, dans ce sens, d'origine savante.

P. 30, 1. 22. A pronoméne ποῖος derivatur καποιος. Le préfixe «x- se trouve encore dans zm, quelquefois, 2270, quelque part, zzz, quelque chose, χαάπως, en quelque manière, et sous la forme zzu- dans κάμποσος, quelque. On pourrait partir de zzzt, qui serait pour zzzx zt, avec chute de l'z entre les deux z, comme µετοῦ — μετὰ τοῦ le déplacement de l'accent, comme dans καθε — »z/ £y. Mais alors comment expliquer le u de χάαποσος et, qui plus est, l’idée de l'indéfini, qui est commune à toutes ces formations? C'est plutôt la premiére syllabe de κανένας, 2zu:z, qui se serait jointe à d'autres pronoms indéfinis. Au féminin, la séparation en deux éléments zx-ux s'effectue facilement. Κόυποσος est probablement plus ancien que les autres; il serait formé directement de

110 ο COMMENTAIRE

2% et πότος. ll v a encore une difficulté dont je ne me dissimule pas l'importance, c'est que, dans les textes du moyen áge, ces mots comniencent trés souvent par ». Comparez : ὀκάποω, Prodr. V. 823; ὀγάποιας, 25 ὀχαάποσες, 1283 Ga, VI, 223, 281; 2798, Pulol.. 285; zzi Prodr. IV, 429, 432; Glyk., 54, 1953 Missa, 220; Georg. Rhod., 56; Apoc. I, 258, 140 5335 PM 9, Apoc. l, 305, ete. Mais on trouve aussi κάπου, Prodr. VI, 1535; Apoc. I, το: κάτι, Apoc. I, 401. Voici néme un passage où ὀκάτις pourrait avoir le sens de γανείς, Prodr. IV, 4616 : Maso νου, Gares wozu us νὰ yoxlm πιττχκίτκω. Mais le sens de quelqu'un me paraît préfér: ble. Le plus commode serait sans doute de voir dans ce ὀχα- une forme dorienne, mais cela est impossible οἱ ne mérite même pas la peine d’être réfuté, quoi qu'on puisse alléguer en faveur d'une pareille hypothèse. Remarquez d'ailleurs que les formes £x, ὁχοῖος, ὁκόσος, 04075, ἔκου, Sont entierement inconnues i la langue moderne. Dans Apoc. [. 451 sqq. : TT μὲ Ὑαταπείσχσιν πιττάκιχ VÀ μὲ δώσουν, dt ἔροιία : 64 parait bien étre pour ἔτι. Mais tout le passage s'explique autrement. Nous verrons plus tard que le grec emploie trés souvent καί au lieu de ἔτι; or, le scribe qui transcrivait au fur et à mesure, mais sans regarder à chaque vers le manuscrit, veut écrire zz qui est demandé par le sens ; à ce moment, il remarque le texte original, où il voit zx au licu de biffer l'a qu'il avait déjà écrit, il ajoute z 0). Le manuscrit de Vienne porte καί. Voici enfin un dernier passage que je crois dela plus haute importance dans la question, Forin. Med., 1I, 84 : ἐὰν vot axes ὁποῦ σὲ ἐγθρεύεται, etc. Nous vovons ici que le premier élément du pronom relatif est transporté au pronom déterminatif; ona de méme ὁ ὑτόσος, C Yr. 11, D sqq: καὶ Qd yx μετοήσι, | ἔθωκεν ἔσου εἰγεν κ᾿ ei; τοὺς dud υας ἱτωὰς τόσον χάλλος εἰδεν π]ασιέ 5/45; (0, 1d sqq. : ausi ζῷ τέλεια γώργια "y, ch) ζωήν µου | στην rg) τόσα uum v! auyram | ἔσον '; αὐτόν σου ILS X va ζήσω. Voyez encore ὁ2ιά, à l'Index. Il se pourrait bien faire que 1ο eût son point de départ dans des combinaisons de ce genre. Mavrophrydis, Δονίμων, 501, cite l'indéclinable 22syx et compare ὁ κάποιος, Gare, ὀκαπούεν, GZXROTS, Gars, ὀγάτις. M. Chatzidakis, Αθήναιον, X, 411, rapporte les formes cars à côté de 6zzzws; (Nathas, Megzww. Bi&2., VI, 404, Leges Cypr). D'après cela. lé o des formes ci-dessus serait le 2? de l'article. Δεῖνος a disparu de l'usage: on ne connaît guére que 2 2siyz, τοῦ Ósivz.

P. 30, 1. 27. Τέτοιος τέτοια τέτοιον. Antérieurement à τέτοιος, on trouve τίτοιος, Belth., 523; Georg. Rhod., 200; Georg. Const., 912,012 (τέτοιος, 646, 662); Sachl. II, 113, etc., qui peut se traduire mot à mot en allemand par efwas derartéges. Τί, forme du neutre, s'était d'abord gén éralisée: ef. τί ἀμαοτίχν ἐποῖκα, Apoll., 904; τί κουρσιὰ ua; κάνουνε, Schmidt, 64, 9 03 τί A περιπατεῖτε, Delis. II,: 284; ἀπὸ τί γενξὰν εἶναι | 2% ἀπὸ τί gui WOZU XL, Sen. III, 244 sqq. De méme aujourd hui, dans la langue commune. Le changement de τίτοιος en τέτοιος n'est pas phonétique ; {tonique ne peut devenir s. À cóté de τοῖος on peut supposer ετοῖος, de méme que l'on a, à côté de κεῖνος, ἐλεῖν2ς, et à côté de τοῦτοςι ἔτοῦτος, etc. C'est d'une contamination entre ir; et ετοῖος que naquit la forme hvbride τέτοιος. Pour l'accent dans τίτοιος au lieu de τέ τοῖος, on peut comparer τίποτε pour τί ποτε.

P. 30. 1. 21. rene Ce pronom est compost de rw: et de -2%, pluriel neutre de l'ancien 22:. Τάδε s'emploie avec l'article : ὁ ταθε. ἡ τάδε, τὸ τάδε, τοῦ -20c, etc., dans le sens de un fel, une telle. Cet emploi du pluriel neutre s'explique de la facon suivante : τάδε, Ces choses-ci, sert à désigner une chose qu'on ne veut ou qu'on ne sait pas préciser davantage : εἶθα τάδε, j'ai vu cela, j'ai vu telle chose. Puis on emploie toujours z22: quand on est embarrassé pour trouver le nom d'un objet, méme d'une personne : si9x τὸν 720:,j ai vu le-chose, j'ai vu chose. ital. védi il coso, allem. ich habe den Dinqs gesehen. Tx9: est indéclinable et s'emploie dans la langue commune au détriment de ταθεποιός. — Il n'v a pas d'observations à faire sur les lignes qui suivent dans le texte (p. 30, 1. 32 — p. 31, |. 9), si ce n'est que les regles données par S. Portius sont purement orthographiques, en ce sens que, comme on la déjà vu, il n'y a aucune distinction à faire aujourd'hui dans la prononciation entre le grave, le circonflexe et l'aigu, ot que l'aigu lui-même n'est plus en réalité qu'un accent d'intensité. Dans διὰ σέ (p. 31, l. 1), on prononce 37€ (gjasé). Quant au dernier exemple donné par l'auteur, il est mal choisi. Comme dans le contexte qu'il suppose us οἱ σὲ sont emphatiques, on dirait ici εμένα, ἐσένα, jamais ui et σὲ. Mais il reste vrai que σέ ou μέ, régimes précédant le verbe, prennent l'accent, bien que tout le monde prononce, dans le fait, σε Λέω et non σὲ Λέω.

MEYEH. GRAMM. GRECQUE. 12

118 COMMENTAIBE

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