CHAPITRE VI
Du verbe,
P. 31, l. 14. Perardauun esse constat eadem in certas distribuerc classes. La classification de Portius me semble acceptable. Seulement, dans la première classe, celle des barytons (p. 51, 1. 35 suiv.), je voudrais introduire trois subdivisions ou trois catégories :
l. Aoriste en z:
Il. Aoriste par apophonie; III. Aoriste égal au présent moins ».
Dans la première catégorie rentrent tous les verbes à explosives et spirantes (αλείέω, wem, turn, γάνω, ανάγτω (Gari- Jon, ὁασιλεύγω), πνίγω, πλέκω, τρέχω, Uy z o, dure, τάζω (NON τάσσω qui est ancien), 202%, 7 gai), c'est-à-dire tous les verbes indiqués par 5. Portius, p. 3 52,1. 17-35 (les verbes δείχνω, σποώχνω. n appartiennent à cette atégorie qu'en tant qu'ils ont un présent, θείγτω. orcmyrm); de plus, les verhes en -ώνω (voir p. 92, |. 40). une partie de ceux en -νω (-ντύνω — díno), en -ἔνω (Jim), etc. Dans la deuxieme catégorie se rangent les verbes en -ztym (702i), etc. La troisieme contient les verbes en Ay, uy, ον, qui perdent Ιον à l'aoriste. On peut y ajouter 20m, Eaux, qui, en vérité, n'a pas d'aoriste : ἔκουα est tout aussi bien un imparf: üt. Nous reprendrons plus loin en détail cette subdivision : elle nous servira de base pour l'étude de la conjugaison.
P. 31,1. 56 : Verba. namque in ut, nec per somnium quidem vidit unquam presens. Gyeecia, 1] est intéressant d'étudier le sort qu'ont eu les verbes en -μι. Quelquesuns, qui subsistent encore aujourd'hui sous une autre forme, Sont rangés par Portius parmi les verbes irréguliers. Je veux en parler dés maintenant.
Ἵστιωι à donné naissance à deux verbes différents qui en dérivent plus ou moins directement : zzzi» ou στύνω, ἔστησα, ἑστήσ (qui serait aujourd'hui στήθηκαν ef. παραστήθηκα. j'ai été représenté sur la scène); ἐστήθην est donné par M. Legrand
COMMENTAIRE re
répond à & aux mêmes formes anciennes. Examinons d'abord "Eszzzx pg. a le sens d'un présent; mais, du moment où l'esprit rude s'était perdu et que, comme cela arriva plus d, les désinences me de l'imparfait furent remplacées par celles de l'aoriste, «x eut en méme temps la forme d'un imparfait. Le sens intransitif avait sauvegardé l alors que presque tous les autres par!
D'autre part, comme ἔστωα ressemblait par ses désinences À ἔγναγα, on fit un présent nouveau, στήκω cf. τί στήνεις quid stas, Interpret. Montepa 316; G iyi ., 119; Quadr., 911, H Prodr. I, 89, 124; ef. Psichz Essais, T. 170. Plus tard, τ Pon Rhod., 402; Abraham, 103.
En Prodr. I, 474; Apoll., 458; Belth.
i : lr., 445, 044, 2, 2; Abraham, 103,
on trouve
avons vu, à plusieurs reprises, que les exemples sporadiques d'un ancien z, auquel correspondrait en ng. e, sont tous dus à des influences analogiques !.. C’est probablement ] » qui ) de son cóté, est plus
1195 ἱστέκων, Sakell σαι, Quadrup.. 947; à 'y ; Belth., T8, 8405 ἱστέερ 5, Belth., 305; ἱστόνῳ, 391, 016. Je voudi attribuer ces formes au souvenir indistinet et confus du poéte ou d'un scribe quelconque, se rappelant que ee verbe commençait par « dans le bon grec.
Pour szw» cf. Imb. TII, 133, Apoc. I, 311 gré, Belis. IT, 1501; Carm.. 48, En ancien ; μι verbe ἱστάνω existe, par exemple, Sicile, Plutarque, Athénée, ete
nt ἑσταίνο,
, d'où EZ Tr, intro sent un v au pré-
we. Carm.. 48, aujourd'hui 52
x, je dresse nne tente, etc. ., üoriste.
comme d'autres. verbes en πάνω Ívoyez à ces verl σταίνω: plus tard,
sent στη
1. A l'exception, bien entendu, des eas où nous avons x atone iprononcé f) devant ο, où la cause est phogétique; ef. p. 8l.
Tru. On a : 1» un présent θέ au moyen âge, qui n'existe plus aujourd'hui, et 4:7», aoriste ἔθεσσα, qui subsiste; 2° un imparfait £ÿezx; cf. µετάθεκε, Abraham, 98; fzzov, Dig. V, 33; deuxième personne singulier de | imparfait, ἔβεκες, ABC., 22, 2 (ςάθεκες]; Gao, Apoc. I, 215; Prodr. IIT. 435. D'autre part θέτουν, Prodr. IV, 998; Sachl. 11,207 ; θέτει, Belth., 126,834; As. Lup., 3205 cf. ADC., 31, 415275); Form. I, 195, 118; Quadr., 209 : Gers, Italogræca I. p. 1006, ,xusiècle ; Missa, 99, 152, 301; impératif 0ες, Form., I, 212; premiére personne du pluriel, présent de l'indicatif 522v, Italogræca 1, 128, de l'an 1239. Mur £jeu:y On fait ἔθεικ pour Zwzz, et de là un impératif féz:, etc. D'autre part, l'aoriste passif ἐτέθην amène d'abord un futur θέσω pour ζω, et puis un aoriste actif ἔθησα pour &v2z 5 enfin le présent θε-τω est probablement calqué sur zen. — L'impératif θες est ancien; non seulement il reste (Alph., 13, Spaneas I, 66), mais encore il aboutit à unc deuxième personne du pluriel ἠέστε vov. plus loin}, et à une première personne du pluriel θέσμεν. à l'indicatif, comme nous venons de le voir.
Ἀνναμαι. Tout le subjonctif, ainsi que la deuxième personne du singulier du présent de l'indicatif 22v, qui se trouve encore dans Polybe, à côté de 22vxszw, sont identiques aux formes correspondantes de 22552. C'est là ce qui fait créer les formes doux, dira. Pap. Lup., 39, 10 (de l'an 161 av. J.-C.); Dist. I, 20,1; Cvpr., 20,4; Carm., 2, 11,cte. Myxuat, comme ὀύνομαι ont disparu du vocabulaire de la κοινή moderne, qui ne connaît guère, dans ce sens, que υπορῶ.
Kziux est remplacé par zzzouzi, qu'on écrit quelquefois à tort sioux. ll ν a bien κοιτῷ en ancien grec, mais un verbe paroxvton ne peut jiinais venir d'un verhe circonflexe. Pour zzcouz, cf. Prodr. HI, 234; Apoc. I, 350, 4X (z£izovzz) ; Belth., 862 (ἐκείτοντο), Belis. I, 45 (κείτουνται), Picat., (κείτοντα). 1191) (κείτοντκαι), 280 (tem), ADC., 38, 1 (κείτουν:κι), Carm., 1, 11 (κείτεται, mais κεῖται, 14, 4): 3, 158. — Κείτεται est formé par le méme procédé que l'accusatif εσέν-α. etc. : cette forme κείτεται est due à la fusion en un seul élément, en quelque sorte, de la racine χει- et de la désinence personnelle -ται : Χεί-ται. Πέ; on a vu dans /|/f- la racine mème et on n'a plus eu le sentiment de la désinence; on répéta la désinence et l'on eut κείτεται; sur κείεται on refait zairsux. Outre τίνα, &u£yx, οἵο., on peut comparer le portugais scar — latin sandare, d'ou l'on a d'abord δέ) ^n, entre deux vovelles, tombe
toujours en portugais: ; sr, ne donnant plus l'idée d'un infinitif, recoit de nouveau le suffixe -«7'. — Pour former l'aoriste, on se sert du verbe κοιχζω, de «oz», vovez, dans le Dict. de Legrand, κοιτάζω dans ce sens, et dans sa Grammaire, p. 102, zzoz55r».
Κάπμαι. L'optatif de «z7z»z: coincide avec les optatifs des verbes en -sux; le subjonctif et l'indicatif, qui restaient isolés, ont forcément suivi l'optatif; on a done κάθομαι, ABC., 49, 1; Sehmidt, 46, 2; -:62 Apoc. I, 209; cf. Schmidt, 47, 2; Carm., 2, 151, etc. L'aoriste 22/2 et le participe καθισαξνος sont empruntés à l'ancien 2266. |
Γινώσκω, que j'ajoute à cette liste, à cause de son aoriste £y, apparaît aujourd'hui sous deux formes : 74m (Voyez le Dict. de M. Legrand), qui a perdu la réduplication, comme cela arrive toujours, et fm; cf. xvxyw)x, Carin., 15, 3; gm, Sachl. I, 15; Solom., 140; αναγνώθω, Sachl. I, 14. Le présent a2 fait à Taoriste £472 5 Or, SUP ἔγνωσαν, ON fait une première personne ἔγνωσΣ, cf. Kühner, 1, p. 192; puis, le présent 7»»xo est calqué sur «26», parce que l'aoriste est le méme pour les deux verbes.
La seconde classe des verbes en - commence déjà, dés le grec ancien, à se confondre avec les verbes en -ω. Au subjonctif et à l'optatif, et trés souvent à la troisième personne du pluriel de Pindicatif, il n'v a pas de différence entre les deux classes. L'identité devient encore plus grande à partir du moment. où % (dans ἵστης, της qui, il est vrai, ne restent pas dans le vocabulaire), ν et ει se prononcent egalement / δείκνως est alors à Jiynis ce que γοάφεις est à yrafis, et ozzvust, devenu du méme coup ὀξίκνν. c'est-à-dire déyné (δείχνει), est semblable à Γράφει rufi. Thévoriquement, on devrait avoir la flexion suivante :
Premiére personue, 9) AL (.-]- χο — jo. DENIS, hi, dunjômen, ovy njéte, ovy njitsi. 1 Mais on n'en reste guére à ce paradigme; la deuxième οἱ la troisióme personnes du singulier l'emportent sur les autres, et on dit à la première δείχνω. De méme στρώνν., ζώννω, χώννω, ete. D'autre part, remarquez uso, Poric., $1 ; ὀμνεῖ, Sachl. I, 131, qui remontent à ὀωννω, ὀμνύεις devenant ὀμνεῖς (us — //) et donnant 2v». Je reléve encore le présent zum, de ὄμνυμι, Carm., 198, 59 (aujourd'hui ὀμώνω, refait sur l'aoriste ὤ οσα), le participe 2uwuzvot, Sfak. 1, 54,