‹ Grammatica linguæ græcæ vulgarisChapitre 87 sur 196 · Romania, IX · texte numérisé non relu

Romania, IX

formé avec le theme du présent, enfin ὀμνέγω, As. Lup., 390, Dans la méme catégorie que 2v» rentre zzo^w de zzo/zuut, d'ot zzz.

Pour zé&»z, on a tour à tour sé, gem, σξένω Ct σέεννοω. Le futur sérssuxm, l'aoriste ἔσέησα, pour ἔσεω, le parfait ë7€r22, eoineident phonétiquement avec 225421, £272, 0:024, et eette coincidence ainéne le présent σξύνο, sur ὀννω. Xeon est dû à l'identité de σέύτοµαι etc., avec λύσουαι, ete.. présent sn, d'où cé». Iv» donne T et πῄζω, faire cuiller, cocer, figer ; celui-ci remonte à l'aoriste £zvzx qui, coincidant aveu ἔθεξα, crée la forme zzz» et πήγτω, qui correspondent à δείχνω et θείγτω.

D'autres verbes, tels que 24:9zvvout, zac, ont déjà en ancien gree des formations parallèles en. -ω : σκε)άζω, 4:520,

20m d'ou zov, ete.

Dans zit, laoriste zzzzz reste comme aoriste; le présent

est refait sur le futur, atom, d'oü ain ‘qu'on ecrit aujourd'hui 256«;, d'apres le modéle jug, θύνω. ΝΟΥ. ἀφλκαν, Apoll., 361; ez», Georg. Rhod., 29; aryl ig, 202, ete. ἄφινεν. Apoll., 374, ete. Remarquez la forme dzzzz, ainsi accentuée dans la langue commune d'après zzz7z faoriste refait sur le futur) et devenu proparoxwton, sur le patron de zz5220, ἄκουσα οἱ ἄκου/α, Xyrax et ἄνινα. — Pour εἰμί voyez plus loin, à ce verbe.

P. 31,1. 58. Verba duos habent... numeros singularem et pluralem. Le duel, dans le verbe, disparait comme dans la déclinaison. À en juger d'aprés les inscriptions, il est hors d'usage à partir de l'an 563 av. J.-C.; cf. Keck, Ueber den Dual bei den attischen Rednern. Würzburg, 1982.

P. 31, 1. 39. Quinque tempora. Voyez Chapitre VI.

P. 02, ]. 5. Modos item «quinque. C'est encore trop. Le grec moderne n'a que l'indicatif, le participe du présent et du passé celui-ci dans Ja voix passive seulement), l'impératif an présent et à l'aoriste, et le subjonctif aoriste. I] est vrai que l'orthographe fait toujours l'illusion et qu'on croit encore posséder un subjonetif present, dont voiei le paradigme :

VEND, VIRE aX, Éd es t. YONLETE, γοᾶφουν.

Phonétiquement, il n'v a pas l'ombre d'une différence entre ce subjonctif et l'indicatif; c'est lez souscrit seul qui rapproche la langue moderne de l'ancienne, contrairement à la tendance

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de la. premi la deuxième personne du pluriel 522. la troisième γράφουν montrent. hien que le subjonctif à tout simplement péri et que la langue. n'en a. plus le sentiment. L'identité phonétique des deux modes, dans tout le singulier et dans la première personne du pluriel, a amené tout d'abord l'oubli graduel de la différence syntaxique; il se fit aussi, de la Sorte, que l'on perdit les deu: personnes du pluriel zzz; et γράφωσω. A l'aoriste, au contraire, où il n'y a pas de point de contact entre l'indicatif et le subjonctif, le subjonctif reste, mais en recevant à la deuxième ct troisième personnes du pluriel les désinences de l'indicatif.

L'optatif n'existe plus du tout. Si l'orthographe moderne était conséquente avec elle-même, elle devrait, comme elle le fait rur d le suhjonctif, écrire γράφοις, γράφοι dans les cas où i st, en effet, ce que fait yel νὰ gras, νὰ yell οτε νὰ pr» 2, vx γοάφαιτε, νὰ γράγον. On dira que c'est un mélange absurde de formes de l'indicatif, du subjonctit, de l'optatif, du présent et de l'aoriste; sans doute, mais l'absurdité de l'orthographe moderne n'est pas moins forte. — Voici done, si nous ne tenons pas compte de l'orthographe, ce que le grec moderne possède en fait de formes verbales : Indicatif présent, 7527; imparfait, £jyz; impératif présent, ράγες aoriste, ἔγιαγαν subjonctif aoriste, 7521»; impératif aoriste, 7c#le; ajoutez-y les formes correspondantes du passif. A l'actif, le participe présent ego, Ἰῤαφούμενος pour. le passif, au présent, et pour le passé, zjzu- nlinitif actif, Ἰράφει, présent. Pa η] νέος infinitif pa:

La perte de l'optatif est due uniquemen taxiques et non point phonétiques. Cf. Mavrophrydis, ut», 396, et surtout Chatzidakis, Αθήναιον, X, . En ancien grec, on emploie l'optatif dans des propositions | se-

Y'imparfait ou à l'aoriste mais αἱ

propositions interrogatives, le Y'optatif, sont permis méme

FO hors ἔχω OÙ qu uà OÙ ἀποζοσίιν.

L'optatif est done pour ainsi dire, dans ees propositions secondaires, un mode historique, qui ne s'emploie pas quand

classiques : τ εἶπον

on parle au présent. C"est pourquoi il n'a pas une bien grande vitalité dans la langue du peuple et de la conversation; il finit par ne plus être employé que dans le style élevé. En effet, le premier monument de la langue v ulgaire, le Nouveau Testament, ne nous en donne presque plus d' exemples, et s'il en a quelques- uns, si les écrivains du moven áge en fournissent d'autres, ce n'est que par une réminiscence littéraire. Les propositions principales avec l'optatif, par exemple, γένοιο ευτυγής, Sont en vérité des propositions secondaires; il faut suppléer ἐξουλόμιὼ, ἑξονλόμην ἂν ou quelque chose de pareil. Le néo-grec, en effet, exprime cette idée par une proposition secondaire, vovez plus loin. Donc l'optatif ne peut rester da-

vantage à cette place. Pour d'autres détails, je renvoie aux exemples réunis par Mavrophrydis et Chatzidakis.

P. 33,1. 4. Carent infinitivo pro quo utuntur sibjunctivo. Toutes les langues modernes ont une tendance à restreindre les fonctions de l'infinitif. C'est surtout la construction de l'infinitif avec l’accusatif, si fréquente dans le grec classique et dans le latin, qui est tout d'abord remplacée par une preposition conjonctive, et il en est ainsi, excepté dans les cas où le sujet du verbe principal est le méme que celui de l'infinitif, ou que le sujet de l'infinitif est le régime direct du verbe principal. Ainsi on dit, en pg. : Ἠουλοίμην ἂν ὑμᾶς µου αγοῦσαι, en latin : Volo ts esse quem, tu ime esse voluisti. Mais dans le grec vulgaire du Nouveau Testament : πάντα ἔσχ ἂν fé) zz ἵνα ποιῶσυ ὑμῖν οἱ ἄνθρωποι, οὕτω xxi ὑμεῖς ποιεῖτε αὐτοὺς. Mavrophrvdis a étudié l'emploi de l'infinitif dans le Nouveau Testament et donne beaucoup d'exemples analogues à celui que je viens de citer; nous y voyons qu'à cette époque la construction moderne était sinon la seule, du moins la plus usitée. Déjà nous y rencontrons des phrases comme : ποιήσω αὐτοὺς ἵνα Ἴζωσι καὶ πουσκωνήσωσι AVEC une prolepse bien connue du grec ancien, mais plus ou moins étrangére aux langues romanes et germaniques, c'est-à-dire aux langues modernes qui possèdent l'infinitif, et qui, en pareil cas, ou bien supprimeraient le régime, ou bien se serviraient de l'infinitif et non d'une proposition secondaire. De même dans : spero me ven- Lurim esse: en italien : spero di venire; en français : j'espere pouvoir venir. C'est ce qui arrive également aprés les verbes auxiliaires #ouloir, devoir, oser, étre accoufumé, etc.. paree que, avec ces verbes, le sujet des deux

propositions est le méme. Le grec, au contraire, να plus loin : il ne tolére plus l'infinitif, méme dans des cas semblables; au lieu de je veux venir, il dit : je veux que je vienne, — Aprés les verbes et les locutions impersonnelles, le grec classique et le latin se servent de l'infinitif, le néogrec, le latin vulgaire et les langues romanes d'une proposition secondaire : ἀρχετὸν τῷ μαθητή x γένηται ὡς 6 9ιλάσκαλος, Matth. I, 25.

Si l'on parcourt les passages cités par Mavrophrydis, on se persuade facilement qu'au commencement de notre ére, la langue grecque vulgaire était arrivée à peu prés au méme degré que le latin vulgaire : il y a déjà une tendance à aller plus loin, mais les exemples de θελω tx ἔλθω, δύναμαι ἵνα λέγω Sont trés rares. Il est vrai que Mavrophrydis n'a pas fait la distinction entre cés deux cas, celui οὗ il n'y a qu'un seul sujet logique‘, et celui où il v en a deux. L'étude est à reprendre. Mais ce qui est trés curieux, c'est que les autres langues indo-européennes de la péninsule des Balkans montrent le méme phénomène : elles ne possèdent plus l'infinitif; le bulgare, l'albanais, le roumain, et, jusqu'à un certain point, les patois italiens de l'Apulie sont dans ce cas. Cette coincidence ne peut pas être fortuite; mais, à l'heure qu'il est, on ne peut pas encore dire, si le point de départ doit être cherché chez les Grecs ou, ce qui est peut-être plus probable, chez les Illyriens. — Nous verrons, p. 191, si l'infinitif n'a pas laissé de traces dans le systéme de la conjugaison.

P.33,11.1. Quarum numerus à varía Peifecti... terménatione colligi debet. Ce qui caractérise le système de la conjugaison moderne, c'est l'influence capitale que l'aoriste exerce sur le présent : il arrive trés rarement que le présent modifie laoriste; au contraire, dans presque tous les cas où les thémes de ces temps différent trop l'un de l'autre, le théme du présent se transforme pour se rapprocher de l'aoriste. De méme, l'identité de deux aoristes amène trés souvent l'identité de deux présents dissemblables. Dans les cas où, en grec ancien, l'aoriste était fort et le futur faible, c'est d'abord l'aoriste qui prend la forme faible, en suivant ainsi le futur; par exemple, ἔδωσα est refait sur dosm, ἔχανσα pg. Sur χαύσω. Enfin, le participe en -usvo; peut aussi influencer

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