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CHAPITRE VIII

De la formation des temps.

P. 41, 1l. 22. Augmentum s tentum: preeteritis add consuevit quorum præsens incépit. et consonante. Voyez Chatzidakis, Αθήναιον, X, 101. On peut dire, en thèse géné- "le, que le néo-grec ne possède plus l'augment. Dans tous les verbes de plus de deux syllabes, et dans le pluriel de ceux de deux svllabes, l'augment était atone et tombait, si le mot précédent se terminait par une vovelle; cette forme postvoalique se généralise ensuite, comme dans beaucoup d'autres cas, cf. 102 sqq. Mais, méme dans les verbes disvllabiques au présent, l'augment n'a pas plus de vitalité en syntaxe : ἔπιν zai ἔναγεν devient : ἔπιεν xz φαγεν: ὅπου ἔχχμα devient ὁπού 4z2uz; ce n'est qu'au commencement de la phrase que les tvpes £zuz, etc., restent plus longtemps. J'ai déjà parlé du déplacement de l'accent dans les cas où l'augment tombe, p. 119; j'ajoute ἐπέσαν: Apoc. 1, 2815; ἐσταῖνα, 311.

P. 41,1. 25. Hoc ipsum augmentum à sullabico fieri interdum, solet temporale. Les verbes qui commencent par e ou x ont pour augment v, ou quelquefois του qui revient au méme pour la langue moderne), e; zzz, %29x sont restés. Les autres verbes à initiale vocalique n'ont pas d'augment; Cf. ἄχονσες: Apoc. 1, 445. Les verbes trisvllabiques perdent leur

vovelle initiale, l'augment x au contraire reste au singulier, de maniére qu'une série de verbes paraissent avoir l'augment * pour s : θέλω (89201, 16:Àx : DoUTum, Ἱέρισχαῇ MXuyn, TA2uyx5 Cf. déjà en pg. ούλουαι, ἠξουλόμιως θύναμαι, ἠθυνάωω, qui ont I'z de #55. De bonne heure, v apparait dans des verbes qui ont toujours commencé par une consonne : 72:65», Kaibel, Epigrammata, n? 168 ( Attique;; cf. le grammairien Hot z:42577uzvow Hz: (Hermann, De emendanda, ratione: greeece. graumalicae, p. 130) : óuotn; πλπαμελοῦσω ot 4276960). απήλχυσα.

Voici quelques exemples pris dans les textes : ἠπαιοναν, Prodr. V, 120; Ἰοχίσασι, Apoc. l. 354. Ίξλεπα. 380; Ἵφεοςς, Abraham, 31; Apoc. I, 394 ; 57222, Carm., 138, 115. On pourrait augmenter cette liste aisément. Il v a aujourd'hui des dialectes où x est. l'augmentim. temporale dans les cas où l'augment reste, en Crète surtout et à Svra. L'augment sera done, suivant les régions, zz:x, Ἴλεγα, aussi bien que ἡγάπεσα, etc. Le phénomène inverse se produit dans εγαάτησες, ABC., 2, 1; ἑρνίστας, 8, ibid. La règle donnée l. 30 sqq. est purement orthographique. Elle n'est méme pas exacte pour l'exemple donné par Portius, en ce qui concerne la langue commune; ainsi on dira bien ἔθόχψα (érapsai, mais ῥῥντιζα.

P. 41, Ι. 34. Zn verbis compositis... augmentum... fieri ante ipsam preepositionem. Dans les verbes composés, l'ancien grec met l'augment entre la préposition et le verbe, excepté dans les cas oü la composition n'est plus sentie, comme dans καθίζω, exo, ἐπίστχωαι, 7w:xur». Mais de bonne heure, on trouve zyxymoror), C. I. (9., 0012, etc.;et puis, l'augment apparaît devant la préposition, ce qui est la regle pour le moven âge. Mais l'auginent interverbal a laiss^ bien des traces, comme dans zz7x (vrzyo)), etc. D'autre part, la préposition ἐξ perdait son σ devant les consonnes; de là diverses assimilations, où elle est devenue méconnaissable : ἐκξαίνω, βγαίνω: γλωτώνως γλὠστοῦα ntur, γτύφτω, etc. Dev ant s, au contraire, elle reste intacte : : eenana, rive. à ε ζέχουτα, etc. Des deux formes : : ἑ γκάμνω, ἐζέκαμα, la seconde qui est plus claire et plus consistante, est presque toujours généralisée, de manière qu'à peu d'exceptions prés (72uz»w», de ἔκλντος (Foy), ydécun, γλύνως βγαίνω, zz, etc.), tous les verbes composés avec c«- ont aujourd'hui ze-. — Les prépositions : ανα, 2274, απὀ, Ert, ὑπὸ perdent la vovelle finale devant l's : αναξαίνω, ayécatyoy ; χαταξαίνω, Ἰατεέχινον, αποθνήτκω, απέθνησκον, iniu,

ἐπείύωρων: υπολίτπως ὑπελειπον. Le méme besoin d'unification que nous avons constaté pour zez-, fait entrer l'z de l'imparfait, dont la signification est oublié e, dans le present ; nous avons Ainsi τε χίνω | (qu ‘on ο sans raison zx ztvn). nijuun, d' otl réuni, roux: 2278 aim, (l'O 22752502, ete. On en tronvera facilement des exemples en parcourant les lexiques aux mots: ανχι-, 2272, X mat, ete. — Dans les mots savants, la preposition ne prend pas plus l'augment que le verbe lui-méme. Ainsi, dans l'exemple de Portius, on dira : 222292422457», conume on dit: 2aricr42. Dans zazx XO gua, c'est la forme de la proposition au présent qui reste à l'imparfait, où elle est atone: comme 322722752» n'existe plus, on dira naturellement zaz2- 25454457), comme on dit 2έγονµουν. — mur ce qui suit, il n'y a rien à relever, si ce n'est que le passif fait (ον μαι et non -cux id. 1). Nous avons déjà traité de l'augment. Quant à l'imparfait, il suit toujours en effet le theme du présent il. 12-201, Sur zz, voyez p. 208, L'observation de notre auteur est purement orthographique en ee qui concerne la langue moderne : c'est e qui se prononce 7, ici comme partout. Ce que Portius appelle le parfait, c'est l'aoriste, et l'on n'a qu'à se reporter à ce que nous en avons déjà dit, pour ce qu'on lira ]. 22-59. Sur ὄγαλα, vovez p. 190, I] veut dire aussi probablement Live. Ἡ n'y a aucune attention à accorder à ce qui suit.

P. 48, ]. 20. Ac ων y, nel ο {οί vin perfecto... vel vertitur... inc. On voit par les exemples cités iei que la tendance de la langue est de mettre partout z, 7 à l'aoriste; l'ancien x est resté à eause de Fe dans ἐγλίνα, Eaux. On dira Jóvzozws imparfait, /2vzoxvs aoriste. Les observations de Portuis au sujet de ces verbes sont orthographiques. comme toujours et n'ont aucune valeur. Pour vzz», voir p. 190. L'ancien parfait à presque entiérement disparu par une raison de svntaxe. En effet, il n'v a pas de changements phonétiques qui auraient pu l'éliminer. Il est vrai que la réduplication est tombée, d'abord dans des verhes qui commencaient par un groupe de consonnes et. par Z : 227:z2wez, ἐζήτκαι ἔλδινα, ete. On pourrait alors supposer que la réduplication. disparut aussi dans les autres verbes. parce qu'une vovelle atone. serrée entre deux consonnes identiques, tombe facilement, ef. μὲ τὸν -— uix 7093 ON à ainsi Fox, ποῖνα de Tiroirez ivovez pourtant plus haut, p. 202, à ce sujet). Mais le parfait

faible restait toujours bien distinct de l'aoriste, et seul le parfait fort aurait pu être menacé : 7ε]γοόγαμεν, par exemple, se confond avec l'imparfait : de meme 2: 42(mxuzy avec z larzaun. Ce ne sont toujours, cependant, que des eas isolés; dans la grande majorité des verbes. le parfait avait une forme qui lui était propre. Ce n'est donc pas dans la coincidence phonétique de ees deux temps qu'il faut chercher la raison de la disparition du parfait actif ancien. Il τν à qu'une seule explication de la perte de ce temps : les fonctions en cotnceidaient de plus en plus avec eelles de l'aoriste, de manière que l'un des deux temps devint superflu; et c'est le parfait qu'on laissa tomber, parce qu'il s'éloignait trop, par sa formation avec -zz, du systéme verbal connu, tandis que l'aoriste en -7x trouvait un appui dans le futur en -2«. J'ai déjà énuméré quelques débris de ce temps : £zzz2z, εὔοπλα, zxvitrzx: au moven âge on trouve souvent πεποίγχα. z2iz2. ete. Cf. ἐποῖκες. Georg. Rhod., 202; εποῖχεν, Prodr. I, 153; Georg. Rhod., 242: roux, Apoc. I, 238. — D'autre part, la forme analytique ἔχῳ yoxuus»» contribuait beaucoup à la perte du parfait. On peut comparer le latin «μας, qui remplit les fonctions de z;xzzex et de zjzzvzx:; puis, dans le sens du parfait, il est remplacé par Aubeo nat et ne conserve que le sens de l'aoriste :

MOULE — τησ ) -.

24r, y latin et grec classiques.

Quir — Ἱ/χτλκ (uri = LYFTITA ) latin et 2 leaires a ., + , . d e ος ” ] Ox r P4) .

habeo amatum === Eye xxiv? \ cree vui

P. 498, ]. 13. De Plusquam-perfrcto. Sur le plus-queparfait, voyez plus haut. La forme analvtique a évincé la forme synthétique. Etyx zoxjz se traduirait par scrzpseraamn; εἴχα Jexuuzzo OÙ yoxuuzvx par scréptum νι, plutôt dans le sens du latin classique : Aeibeo. Tibrum lectu. l! v a cette nuance dans la langue commune. Le plus-que-parfait ancien a quelquefois ce sens.

P. 49, 1. 22. De Future, La perte du futur s'explique un peu autrement que la perte du parfait. L'homme du peuple ne connaît guère que deux temps : le présent et le passé. Il n'a pas besoin du futur : quand il veut parler de l'avenir, il se le figure comme actuel, comme présent; ou bien, il dit qu'il a l'intention de faire telle chose : θέλω ποιῖν, je ren v

Jaire. Peu à peu, quand la langue vulgaire redevient une langue littéraire, le sentiment des différents temps, surtout la distinction entre le présent et le futur, s'impose de nouveau, et la construction θέλω ποιον (ou ruse) entre dans toutes les fonctions de ποιήσω. C'est ce qui est arrivé en grec; les langues romanes avec leur formation amare habeo - amabo, lYallemand /ch ircerde fun "werdensse tourner, cf. aller faire, l'anglais Z shall do montrent à peu prés le même développement. — Les règles de Portius sont purement mnémotechniques : remarquez qu'on dira aujourd'hui 5z zozlo, 1. 20-53. — Nur la formation 42^» ycxba, dont il est parlé 1. 34-51, voyez au futur. — Le futur moderne n'avant aucun lien avec l'indicatif aoriste, l'observation de S. Portius, 1. 38-41, tombe d'elle-même. Πάγο et παίρνω font au futur (x πάω, x παρω, tout simplement parce que zzyo et rz,» sont les formes du subjonctif. Ajoutez à tout ce qui est dit dans ce passage la distinction de sens que Portius oublie de faire entre θὰ 7627», futur continu, j'écrérai habituellement, οἱ 5x γράφω, futur absolu, J'écréraé ane fois, pour marquer une action momentanée. Cf. Psichari, Futur composé, p. 3 0— 349).

P. 50, I. 15. II... ante quam ponitur 52). Ce n'est pas tout à fait exact; on dit aussi 4 devant =, Τε) devant +, avec v guttural. Devant π, on dit en réalité ?:u. Le ν s'explique comme celui de μήν, p. 89 : la relation qu'il y a entre τὸ βασιλέα et τὀμπατέοχ iunena de méme 5:ízzo» à côté de DE $zszzzn'. θέ αγαπήσω appartient à une autre formation et ne doit pas être considéré comme un substitut svntactique de 62 ou 6z. La règle syntaxique suivante, l. 13-21, est juste.

P. 50, l. 22 — P. 55, l. 10. Ce que nous avons dit plus haut du verbe nous dispense de tout commentaire sur la fin de ce chapitre. Qu'on veuille bien se reporter à notre analyse antérieure; il n'v a pas grand compte à tenir des théories sur la formation des temps qu'expose ici notre auteur. Quelques remarques rectificatives suffiront pour le reste : elles ne porteront que sur les formes données par Portius. — P. 50, l. 30 et 24, lisez ὀέρνονμαι, γοάφονααι, voyez p. 197. Sur πονλειέσχι, ἀγαπειέσαι ( forine commune et non ο/απᾶσχι), cf. p. 200. — P. 51, l. 9, lisez οαφούμαστε (voyez p. 197) et οάφεστε, 1. 10. — Ajoutez les deux formes γηανοῦστε, /οαφοῦνται, |. 11, 19,

1. Voyez dans un autre sens, J. Psichari, Futur composé, p. 40.

aux formes mentionnées p. 197, à côté de φοξούυστε. — P. 51, ]. 19, yoxzouuou; l. 28, oxouçou; |. 21, yoxsousavs l. 20, 70225208022 5 |. 29, γωάφαστε. Les formes de l'imparfait, quoique réguliéres, ne sont pas trés usitées au pluriel dans la langue commune; |. 30, οαφούντσστι est une forme dialectale. — p.232, l. 2, zwciuu. Ce n'est pas tout à fait exact. 5. Portius voulait dire sans doute yivouux (jtyvonxi), Eaux: 1. 4, yoxcra2, voyez p. 200; l. 5, zuAxyz722, à côté de zuAxyrzz, Où cuAxrzz dialectal ; l. 6, 422vo22, j'ai nts en mouvement et j'ai été mis en mouvement, »svsynas τὸ zoxivo, le train se mit en mouvenent; πουνήόηνε est passif et voudrait dire a (fé secoué, agité; le present zov est transitif et intransitif, comme l'aoriste, 4449 τὸ χέρι actif; 05 4suym, je ne bouge pas; ]. V, ὀνοματισα. Νρυατίζῳ est la forme moderne ct populaire (ef. vouxzo:), à coté de 2422», savant, qui passe dans la langue commune. Avec l'aphérése, nous avons vouxzuzz. S. Portius aurait dû au moins écrire ewuzzzx; l| M, jx, commun, à côté de ares, γουτηνα qui paraît dialectal; |. 20, lisez 2654277722; |. 23, LuXy TEX, peu usité; l|. 24-31, ces aoristes en -χα se forment sur l'aoriste IT passif pg., i727», ete.. vovez p. 200. Lisez iz2/772z; l. 54, la forme commune est y45zz2z; 1. 55, abs rex nest pas usité. — DP. 223, l. 1, γελάστηνας |. 8, l'édition originale porte bien 75z257 sans iota souscrit, contrairement à l'habitude de 8. Portius.

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