TÉREPHTALATES ALCOOLIQUES OU ÉTHERS
térephtaliques. On connaît des éthers térephtaliques neutres et des éthers térephtaliques acides. Les éthers neutres prennent naissance par l'action du chlorure térephtalique (v. plus bas) sur les alcools, ou par l'action des éthers iodhydriques sur le térephtalate de potassium ou d'argent. Les éthers acides se forment ordinairement en petite quantité, en même temps que les éthers neutres, par l'action des éthers iodhydriques sur le térephtalate d'argent. Ce sont des acides monobasiques bien déterminés qui forment des sels insolubles dans l'alcool.
Le térephtalate neutre d'amyle
C8H*0*,(CSH»)2 forme des écailles nacrées, fusibles à la température de ia main.
Le térephtalate neutre d'éthyle C8H40*(C2H3)2
forme de longs cristaux prismatiques qui ressemblent à l'urée. Ces cristaux, facilement solubles dans l'alcool, fondent à 44° et se Solidifient à 290.
Le térephtalate neutre de méthyle C8H>04(CH3p,
forme de beaux cristaux prismatiques aplatis, qui ont quelquefois plusieurs pouces de longueur; ces cristaux fondent au-dessus de 100» et se subliment sans altération. Ils se dissolvent facilement dans l'alcool tiède, moins facilement dans l'alcool froid. D'après Beilstein, il fond ù 140° et ne se solidifie plus qu'à 130°. Le térephtalate neutre de phényle C8HH)*(C6H5)S
est une poudre cristalline blanche qui fond au-dessus de 100°.
— CHLORURB TÉREPHTALIQUE C8HiOsC*l.
Ce corps se produit, en même temps que l'oxychlorure de phosphore, par l'action du pentachlorure de phosphore sur l'acide térephtalique à 40°. Il forme de beaux cristaux, inodores a la température ordinaire, mais d'une odeur qui rappelle celle du chlorure benzoïque lorsqu'on le chauffe; il ressemble au chlorure benzolque par ses réactions.
— Amides térephtaliques. Térephtalamide C8li8Az*02 = Az*,HM^8H*OS)". Cette amide se produit par l'action de l'ammoniaque sur le chlorure térephtalique; c'est un corps blanc amorphe, insoluble dans tous les dissolvants.
— Nitrotérephtalamide C8H7(AzOs)Az202 Elle se forme par l'action de l'acide azot.quo fumant sur la térephtalauiide ; on l'obtient cristallisée en petits prismes très-déliés.
— Térephtalyl-nitrile
' C8H4AZ* = C6HA(CAz)î.
Ce corps, que l'on doit considérer comme du cyanure de phénylène, se produit lorsqu'on distille latérephtalamide avec de l'anhydride phosphorique. 11 distille sous la forme d'un liquide qui se solidifie dans le col de la cor-
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nue. Il forme des cristaux prismatiques trèsfins, incolores et sans odeur, qui ne se dissolvent ni dans l'eau ni dans la benzine , mais qui se dissolvent facilement dans l'alcool froid. Kouilli avec les alcalis caustiques, il dégage deTammoniaque et se convertit en acide térephtalique.
— Acide nitroterephtaliqub
C8H5(AzQ2)0*.
Ce corps se forme par l'action d'un mélange d'acide sulfurique fumant et d'acide azotique sur l'acide térephtalique. L'eau se sépare de cette liqueur en petites masses qui ont l'aspect de choux-fleurs. 11 se dissout facilement dans l'alcool chaud, forme des sels métalliques bien cristallisés et des éthers cristallisables, qui se dissolvent à chaud dans l'alcool et fondent à des températures relativement basses. Par les agents réducteurs, il se convertit en acide oxytérephtalamique ou amidotérephtalique.
— Acide oxytérephtalique C8H605. Il prend naissance lorsqu'on fait agir l'acide azoteux sur l'acide oxytérephtalamique. Il forme des sels bien définis, moins solubles que les iérephtalales correspondants.
— Acide oxytérephtalamique ou amidotérkphtalique CWAzO* = C8H5(AzH2jO».
Ou obtient l'acide amidotérephtalique par l'action des agents réducteurs sur l'acide nitrotérephtalique. Il cristallise en prismes minces, et souvent en groupes qui ont l'apparence de la mousse; il est peu soluble dans l'eau froide, l'alcool, l'éther et le chloroforme. Comme la plupart des corps de sa classe, il se combine à la fois aux acides et aux bases ; ses solutions dans les bases sont extrêmement fluorescentes.
Les éthers de l'aeide térephtalamique se forment par l'action des agents réducteurs sur ceux de l'acide nitrotérephtalique.
L'éther éthylique forme de gros cristaux qui ressemblent à ceux du nitrate uranique. Ses solutions sont fortement fluorescentes. L'acide azoteux convertit l'acide térephtalamique en acide oxytérephtalique.
— Considérations générales. On sait que tous les composés aromatiques qui dérivent de la benzine par le remplacement de deux atomes d'hydrogène par des chaînes latérales ont trois isomères possibles résultant de ce que les chaînes latérales n'occupent pas les mêmes places l'une relativement à l'autre. Le premier de ces isomères, celui dans lequel les deux chaînes occupent les places 1,2, prend le nom à'ortko; celui dans lequel les deux chaînes occupent; les places 1,3, prend le nom d'iso; celui dans lequel tes deux chaînes occupent les places 1,4, prend le nom de para.
L'aeide térephtalique appartient à. la série para et prend souvent le nom d'acide par? phtalique.
L'acide isophtalique appartient à la série iso et l'acide phtalique à la série ortho, d'où le nom d'acide orthophta.liq.ue dont on se sert souvent pour le désigner. V. phtalique.
. TÉREPHTALIQUE adj. (té-rè-fta-li-ke — de térébentine, et de phtalique). Chim. Se dit d'un acide appelé aussi térephtalate d'hydrogène. H Nitrile térephtalique , Cyanure organique de phénylène, qui donne de l'acide térephtalique et de L'ammoniaque quand on le fait bouillir avec un alcali caustique,
— Encycl. Acide térephtalique (v. térephtalate). Le nitrile térephtalique ou cyanure de phénylène
prend naissance lorsqu'on distille un mélange de térephtalate d'ammonium et d'anhydride phosphorique. Il se forme aussi par la distillation sèche d'un mélange de broinoxyphénylsulrite de potassium et de cyanure potassique. Il se présente en beaux prismes incolores, insolubles dans l'eau et la benzine, peu solubles duns l'alcool froid, assez solubles dans l'alcool bouillant. L'ébullition avec la potasse le transforme en aeide térephtalique :
Cmk | CAz + 2(K.°H) + 2<H20)
Cyanure de phénylène.
Potasse.
Eau.
= 2<AzH3) + C6H* j CO.OK
Ammo- Térephtalate de
niaque. potassium.
TÉREPHTALYL-NITRILE s. m. (té-rè-flalil-ni-tri-le). Chim. Nitrile de l'acide térephtalique, provenant de la déshydratation de la térephtalamide.
— Encycl. V. TÉREPHTALATE.
TÉRÉPYROLÈNE s. m. (té-ré-pi-ro-lè-ne — de térébenthine, et de pyrolène) . Chira. Isomère du térébenthène, qui se forme par l'action de la chaleur sur ce dernier corps, et qu'on appelle encore isotérébenthène.
— Encycl. V. térébenthine.
TERERY, rivière du Brésil (Mato-Grosso).
Elle prend sa source sur le versant O. des montagnes d'Amambay, sous 21« de latit, S. et 59° de longit. O., coule à l'O., et se divise enfin en deux bras, qui se jettent dans le Pa raguay, par la gauche, à 140 kiloin. de Coïmbre. Cours 135 kilom.
Téréaa, drame en cinq actes et en prose,
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d'Alexandre Dumas (Opéra-Comique, 6 février 1832). Ce drame doit à une circonitance particulière de figurer dans lo répertoire de l'Opéra-Comique.
N'ayant a cette époque aucune nouveauté qui pût ramener les spectateurs à ce théâtre, le directeur, M. Laurent, imagina de monter l'ouvrage d'un écrivain populaire, en y ajoutant des morceaux de musique, joués pendant les enti 'actes, tels que l'ouverture de Stratonice, de la Flûte enchantée , d'Oàeron et de Freiscliûts, Une ballade chantée par Féréol fut même composée par M, Rifaut, expressément pour le drame.
Térésa est une pièce toute brûlante de passion. « La scène s'ouvre, dit G. Planche, par une conversation entre Amélie et Arthur, qui doivent se marier dans quelques jours. Arthur raconte comment il a connu à Nnples une Italienne, Térésa, qu'il a sauvée et recueillie dans une barque, pendant une éruption du Vésuve; comment il l'a aimée d'un amour ardent ; et il ajoute qu'il l'a demandée en mariage et qu'il n'a pu l'obtenir. Amélie, bonne et douce jeune tille, ignorante et naïve, et qui croit que les passions éteintes ne se rallument pas, conçoit et pardonne l'amour d'Arthur pour une autre femme, se confie dans ses serments et se livre à des espérances de bonheur avec toute la sérénité d'un ange. Le père d'Amélie, le baron Delaunay, donne un Lai ce soir même et annonce à sa fiile et à son gendre l'arrivée de sa nouvelle épouse, d'une Italienne qu'il a connue à Naples et qu'il a prise en secondes noces, lui vieux et sexagénaire, elle jeune et belle, âgée do vingt ans a peine. Arthur frémit en écoutant le récit de son beau-père, et tremble déjà comme s'il pressentait le coup qui va le frapper. On annonce la baronne Delaunay. Arthur so retourne et reconnaît Térésa. Ce premier acte est bien posé et prépare habilement ceux qui vont suivre. Le second et le troisième manquent d'animation et de rapidité. Arthur et Térésa luttent vainement contre le destin qui les emporte. Arthur veut fuir et quitter Amélie. Térésa le décide à devenir son gendre. Enfin, vers la fin du troisième acte, Arthur trouve Térésa seule et sans défense ; il pénétre dans son appartement et l'adultère se consomme. Au quatrième acte, les deux coupables, sous le poids du remords, trahissent leur faute par les soins qu'ils prennent pour la cacher. Amélie', dont les veux se dessillent par un instinct mystérieux , se résout k dérober un portefeuille de son mari. Au moment où elle va l'ouvrir et s'éclairer, entre son père. Elle se trouble, balbutie quelques réponses confuses et finit par lui livrer le portefeuille. Aux premiers mois d'une lettre, le baron Delaunay ne peut plus douter de son déshonneur et du malheur de sa tille ; ils sont trahis, tous deux l 11 n'a bientôt plus qu'un désir, une idée, la vengeance 1 Le plus léger prétexte lui suffit pour provoquer son gendre. Au cinquième acte, Delaunay, prêt à se battre en duel, hésite et chancelle. Faire sa fille veuve ou orpheline! Cruelle et déchirante alternative 1 11 ne se battrapas.il fait appeler Arthur et lui adresse des excuses pour 1 insulte de la veille. Ar- thur se jette aux genoux du vieillard et eon-' fesse son crime. La scène est admirable; il n'y a rien dans Shakspeare ou dans Corneille qui émeuve plus profondément, ni qui élève l'âme à de plus sereines régions. Cette magnanimité de malheur arruclie les larmes. Térésa survient. La rougeur lui monte au front. Elle succombe sous la honte et s'empoisonne en reprochant à son amant son indigne lâcheté. » Il est un personnage dont M. Gustave Planche a omis k dessein de parier. C'est qu'en eifet, outre qu'il n'est aucunement lié à l'action, c'est la plus étrange création qu'on puisse imaginer. Paolo est un valet italien, toujours sur les pas de Térésa, comme une parodie vivante de l'amour platonique, à côté de l'adultère, espèce de Werther en livrée, dont la passiin s'est aitumée à la flamme du Vésuve un | >ur d'éruption, qui ramasse une rose tomba» u> la parure de sa maltresse, et en a pour ui: mois d'extase, qui s'estime le plus heureux des hommes de faire sentinelle à la porte de Térésa pendant que son amant s'est glissé dans sa chambre, et qui meurt enfin, content d'avoir baisé respectueusement le pan de sa robe.
On a reproché à Dumas d'avoir fait une pièce immorale ; il est certain qu'il y a ça et là quelques mots peu circonspects, et au troisième acte une scène scabreuse, celle qui prélude k la consommation de l'adultère. Mais l'adultère est par lui-même peu moral, et si on l'enlevait aux. auteurs dramatiques, que leur resterait-il ?
TÉRÈTE adj. (té-rè-te — du lat. teres, arrondi, cylindrique). Hist. nat. Uni. sans angle, sans aspérité. Il Peu usité.
TÉRÉTICAUDE adj. (té-ré-ti-kô-de — du lat. teres, cylindrique; cauda, queue). Zool. Qui a une queue cylindrique.
TÉRÉTICAULE adj. (të-ré-ti-kô-le — du lat. teres, cylindrique ; caulis, tige). Bot. Qui u une tige cylindrique.
TÊRÉTICOLLE adj. (té-ré-ti-ko-le — du lat. teres, cylindrique ; collum, cou). Zool. Qui a le cou ou le corselet cylindrique.
TÉRÉTIFOLIÉ, ÉE adj. (té-ré-ti-fo-li-é — du lat. tei es, cylindrique; folium, feuille). Bot. Qui a des feuilles cylindriques.
TERG
TÉ3ÉTIF0RME adj. (té-ré-ti-for-me — du lat. teres, cylindrique, et de forme). Hist. nat. Cylindrique, en forme de cylindre.
TÉRÉTIROSTRE adj. (té-ré-ti-ro-stre — du lai. teres, cylindrique ; rostrum, bec). Zool. Qui a le bec ou le rostre cylindrique.
TÉRÉTRIE s. m. (té-ré-trî — du gr. teretron. tarière). Entom. Genre d'insectes co- i léoptères, du groupe des histéroïdes. I
TÉRÉTULARIÉ, ÉE adj. (té-ré-tu-la-ri-é — dimin.du lat. teres, cylindrique). Helminth. Qui tx une forme cylindrique allongée.
— s. in. pi. Famille de vers apodes aquatiques, voisine des planariés, et comprenant les genres tubulan, borlasie, bonellie, etc.
• TÉRÉTULE s. m. (té-ré-tu-le — dimin. du lat. teres, cylindrique). Ichthyoi. Genre de poissons cyprinoïtles, qui habite l'ûhio. „
TERF, cnp de l'Algérie, dans le département d'Alger, entre l'îlot d'Acheck et l'embouchure de l'Oued-Menelmau.
TERFEX s. m. (tèr-fèkss). Bot, Nom donné à une espèce de truffe d'Afrique : .l>terfex est de la grosseur d'une orange. (V. de Bomure.)
TERGAL, ALE adj. (tèr-gal, a-le — du lat. tergum, dos). Etitom. Qui a rapport au dos, en parlant clos insectes : Anneaux turgaux.
TERGÉMINÉ, ÉE adj. (tèr-jé-mi-né — du lat. ter, trois fuis, et de géminé}. Bot. So dit des feuilles qui sont trois fois géminées.
TERGILLE s. m. (tèr-ji-Ue ; Il mil. — dimin. du lut. tergum, dos). Arachn. Genre d'arachnides, de l'ordre des acariens.
TERGIPE s. m. (tèr-ji-pe — du lat. tergum, Clos; pous, pied). Moll. Genre de mollusques gastéropodes, comprenant quelques espèces, qui habitent la mer Rouge et l'océan Indien,
TERGIPÈDZ s. m. (ter-ji-pè-de). Moll. Syn. de tekgipe : Les tergipeues toii( placés entre les éalides et tes laniogères. (IL Hupé.)
TERGIVERSATEUR, TRICE S. (tèr-ji-vèrsa-teur, tri-se — rail, tergicerser). Personne qui tergiverse, qui use de tergiversations.
TERGIVERSATION s. f. { tèr-gi-vèr-sasi-on — rad. tergiverser). Action de tergiverser : On trouve qu'il biaise, et cette tergiversation sera plus forte qu'un aveu. (Boss.) Il gro/irfa manière de mes tergiversations. (Chateaub.)
TERGIVERSER v. n. ou intr. (tèr-ji-vèrsé ; — lat. teryiversari, de tergum, dos, et de versare, tourner). Hésiter, éviter de conclure, de se décider : Il tergiverse et ne cherche qu'à gagner du temps. Quand j'ai affaire à des garnements, je ne tergiverse pas. (Fr. Soulié.) Non, il n'a pas voulu vous tromper; seulement, il A tergiversé. (A. Fréiny.)
TERGLOU (mont), le point culminant des Alpes Juliennes (3,398 met.), a leur jonction avec les Alpes Carniques, dans les Etats autrichiens (Carniole), à 20 kilom. S. de Villach.
TERGNIKK, village de France (Aisne), cant. de La Fère, arrond. et k 31 kilom. de Laon, station du chemin de fer du Nord, sur le canal de Crozut ; 1,800 hab. Atelier de construction et de réparation de machines du chemin de fer du Nord ; fabriques de sucre.
TERGOES ou GOES, ville de Hollande, dans l'Ile de Sud-Beveland; 5,400 hab. Elle est fortifiée et communique avec l'Escaut oriental par un canal qui lui forme un petit port. Nous extrayons de ['Histoire des Provinces-Unies, par Lothrop Motley, le récit de la défense héroïque qu'opposa, en 1572, à une armée de patriotes, la faible garnison espagnole qui défendait Tergoes. « Les Zélandais, maîtres de la mer, empêchaient les secours espagnols d'arriver. Un officier flamand, attaché à la cause royale, conçut l'idée d'envoyer des secours par le pays noyé (Verdronken) aux défenseurs de Tergoes. Guidé par deux paysans, il accomplit deux fois ce dangereux trajet, long de quatre lieues, et développa son plan à un vieil officier espagnol nommé de Mondragpn. 3,000 hommes choisis , Espagnols, Wallons et Allemands, furent secrètement réunis près de Berg-op-Zoom. On plaça dans des sacs une provision de pain et de poudre, que les soldats devaient porter sur leur tête. L'automne était avancé , mais le temps était propice. Le 20 octobre, à la marée basse, le colonel Mondragon, malgré son âge, se plongea résolument dans les flots, suivi de son armée qui marchait à la file. L'eau s'élevait parfois jusqu'aux épaules des hommes. La distance devait être parcourue en six heures, avant que la marée montante vînt engloutir les troupes. Le jour n'était pas encore levé quand le détachement mit le pied sur la terre ferme, près du village d'Irseken; neuf hommes seulement s'étaient noyés. A l'approche du jour, ils partirent d'Irseken, situé à 4 lieues de Tergoes. La terreur de leur arrivée inopinée précéda l'attaque. L'armée patriote se réfugia précipitamment sur les vaisseaux, pendant que les Espagnols poursuivaient et détruisaient l'arriére-gurde. La petite garnison reçut alors les braves vétérans qui étaient si héroïquement venus à son secours. >
TERGOVITZ, ville des Principautés-Unies (Valachie), dans une situation très-agreabie au pied des Karpathes, sur la Salomnitza, à 90 kilom. N.-O. de Bukarest; 5,000 hab.; ch.-l. du district de Dumbovii^a, Elle fut la
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résidence des vayvodes de Valachie jusqu'en 1C9S, époque où Constantin Bessaraba transféra le siège du gouvernement à Bucharest.
TERGUM s. m, (tèr-gomm — mot lat. qui signif. dos). Entom. Partie dorsale des segments du thorax, chez les insectes.
TERHOUNA, chaîne de montagnes de l'Afrique, dans la régence de Tripoli. Elle s'étend du N.-E. au S.-O.
TÉRIAS s. m. (té-ri-ass — du gr. tereâ,}e perce). Entom. Genre d'insectes lépidoptères diurnes, de la tribu des papilionides, comprenant plus de cinquante espèces, toutes étrangères à l'Europe, et dont la plupart habitent 1 Amérique du Sud.
— Encycl. Le genre térias a, pour caractères : tête courte inclinée, un peu cachée par le bord costal des ailes supérieures ; yeux nus, de grandeur médiocre; palpes trèscourts, médiocrement comprimés, garnis de poils peu allongés, écailleux, assez serrés; le dernier article petit, grêle, nu, un peu saillant, moins long que le précédent; antennes grêles, de longueur moyenne, terminées en une massue ovoïde; corps assez grêle; thorax très-court; abdomen comprimé, à peu près de la longueur des ailes inférieures; ailes minces, délicates, assez larges, à cellules ciiscoïdales fermées, les ailes supérieures ayant le bord costal assez fortement arqué vers la baie, les ailes inférieure: embrassant l'abdomen en dessous; chenilles grêles, effilées, linéaires, pubescontes; chrysalides un peu arquées, légèrement comprimées, carénées en dessus, dépourvues de pointes terminales, Les térias sont les plus petitsdes lépidoptères de la tribu des piérides, remarquables par leurs ailes, qui sont ordinairement jaunes avec le sommet des ailes supérieures d'un noir vif. Quelquesespèces cependantsontblanches en dessus et plus ou moins jaunes en dessous ; d'autres sont entièrement blanches de part et d'autre. Quant aux différences sexuelles, elles ne consistent guère que dans la couleur, qui est plus pâle dans les femelles que dans les mâles. Ce genre a été divisé en six groupes. Nous citerons, dans le premier groupe, le térias nicippe, type du genre, qui habite la Géorgie, la Caroline, la Virginie, les Antilles et le Mexique.
TER1M, ville d'Arabie (Hadrajnaout), au milieu de montagnes, à 4 kilom. E. de Sana. Résidence d'un chef. Fabriques de châles de soie.
TÉRIN s. m. (té-rain). Ornith. Nom vulgaire du tarin.
TER1NJÎDS SINUS, golfe de la mer Tyrrhénienne, auj. golfe de Sainth-Euphémie,
TÉRITS ou TÉRIZ s. m. (té-rits — onomatop. du cri de l'oiseau). Ornith. Nom vulgaire du bruant proyer.
terk s. m. (tèrk — autre forme de terec). Techn. Brai ou goudron.
TEKK1IAN-K.il ATOUN, sultane de Perse, morte en 1094 de notre ère. Elle était femme du sultan seldjoucide Mélik-Schah. Pour faire donner le trône à son fils Mahmoud, elle provoqua la disgrâce du sage ministre Nizamel-Molouk ; mais, après la mort du sultan, lo frère de ce dernier, Barkyarok, s'empara du trône (1092). Terkhan-Khatoun parvint néanmoins à faire couronner Mahmoud à Ispuban. Barkyarok la vainquit, mais consentit toutefois à lui laisser cette ville, où elle mourut en même temps que son fils.
TERKIIAN-KHATOUN, sultane du Kharism , née dans la seconde moitié du jlii* siècle de notre ère. Elle était fille du kan de la horde turque des Kang-li, et elle épousa le sultan Takasch. Après la mort de ce prince, elle exerça une grande influence sur son fils, le sultan Mohammed, reçut le titre de Dame du momie (Kliodautmde-Djihan), prit celui de Uciuc de» femme* et vit ses ordres souvent exécutés avant ceux du sultan. Comme elle détestait la mère de Djelal-Eddyn, l'aîné des enfants de Mohammed, elle voulut, mais inutilement, amener Mohammed à donner le trône à son second fils Cothl-Eddyn. Irritée d'éprouver un refus, elle abandonna la capitale du Kharism, alors menacée par Gengis-Khan, et se retira avec d'immenses trésors dans Ja forteresse d'Ilan ou Klak, où elle fut bientôt assiégée par les Mongols. Ne pouvant se résoudre à chercher un asile auprès de Djelal-Eddyn , elle préféra l'esclavage, l'opprobre et les traitements les plus rigoureux à une protection qui eût blessé son orgueil. Forcée de capituler (1220), elle fut envoyée à Gengis-Khan, qui fit mettre à mort toutes les personnes mâles de sa suite. On raconte que, lorsqu'il était à table, le fameux conquérant faisait parfois venir l'ancienne sultane du Kharism et lui jetait, ^comnie on jette à un chien, quelques morceaux des mets dont il avait mangé.
TERUNCTHUN, hameau de Fronce (Pasde-Calais), canton, arrond. et k 1 kilom. de Boulogne-sur-Mer. C'est là qu'eut lieu la distribution des croix de la Légion d'honneur, le 16 août 1804, ainsi que le rappelle une inscription gravée sur un bloc de marbre gris qui occupe la place même du trône de Napoléon 1er, C'est à Terlincthun que Henri VIII avait installé son quartier général, pendant le siège de Boulogne, en 1544.
TERUZZI, ville du royaume d'Italie (Terre
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de Bari), dans une plaine, près du lac de Jaconi, à 20 kilom. S.-E. de Trani ; 10,000 hab. Evêché. Vieux château fort, qui a servi da résidence aux rois Alphonse et Ferdinand d'Aragon. Patrie du poète Felice de Pau et du littérateur Paolo de Gemnis. On la croit bâtie sur l'emplacement de l'ancienne Turricum. Elle était déjà, au xvie siècle, une ville royale.
TERLON (Hugues nu), diplomate françiis, né à Toulouse au commencement du xvne siècle, mort vers 1690. Il devint gentilhomme de Mazarin, fut chargé par lui, en 1G55, d'une mission auprès du roi de Suède Charles-Gustave et plut tellement à ce monarque, qu'il le demanda pour ambassadeur de France à Stockholm, l'emmena dans son expédition de Seeland (1658) et l'employa la même annéeaux préliminaires de In paix entre la Suède et le Danemark, paix qui fut ratifiée par le traité de Copenhague (1660). Terlon engagea le roi de Danemark Frédéric III à se délivrer de l'opposition constante de sa noblesse. Il conclut avec la Suède le traité de Stockholm (1602), qui renouvelait l'alliance de Fontai-. nebleau, fut chargé, en 1664, d'une seconde ambassade pour faire accéder la Suède k l'alliance de la France et du Danemark, parvint à rompre les négociations de l'envoyé britannique et reçut (1666) comme collègue la marquis de Pomponne ; mais ils ne purent obtenir que la neutralité de la Suède. Ce diplomate remplit ensuite, de 1667 à 16"2, les fonctions d'ambassadeur à Copenhague. Il a laissé des Mémoires sur ses négociations de 1656 i> 1661 (Paris, 1681-16S2); ils sont mîï écrite é mais contiennent des faits importants.
TfiRMAGANT, dieu qui était, disait-on, adoré par les mahométans, ot qu'invoquaient les enchanteurs, il On trouve aussi Teuva-