V. Saar- Union
SARREBOURG, en latin Sarm Castrum, ancienne ville de France (Meurthe), chef-lieu d'arrond., il 85 kilom. E. de Nancy, sur la Sarre, cédée a l'Allemagne par le traité de Francfort (10 mai 1871); pop. aggl., 2,947 hab. — pop. tôt., 3,030 hab. Tribunal de ire instance; justice de paix. Brasseries, huileries, fonderie de cloches, fabrication de faïence, produits chimiques, broderies; fabriques de chamoiserie et toiles de coton, quincaillerie. Débris d'anciennes fortifications. Le principal monument de Sarrebourg est l'église paroissiale, dans laquelle on remarque des stalles sculptées dans le style ogival flamboyant et ornées de ligures grimaçantes et grotesques, moines, singes, etc. L'église possède aussi une belle chaire en chêne, à double escalier , oeuvre du sculpteur Labroise. Une tour, de forme carrée, à quatre étages, ornée d'arcades, d'arcatures et de billettes, est seule debout aujourd'hui des deux qui flanquaient l'édifice a. son origine. L'ancienne église des Cordeliers, aujourd'hui transformée en caserne ; plusieurs maisons de diverses époques, dont les pignons en encorbellement et les escaliers à vis donnent à quelques rues une physionomie pittoresque et originale ; enfin des restes de fortifications et ta porte du Château, dont il reste encore une arcade et une tour à demi ruinée et munie de meurtrières, sont, avec l'église que nous avons décrite, les seuls objets dignes d'attirer l'attention.
Sarrebourg est situé sur la rive droite de la Sarre, qui lui a donné son nom. Sa position près de la voie romaine qui conduisait de Strasbourg à Meta, et l'indication d'un
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Pons Saravi sur cette même route, font supposer que la ville fut, au temps de la domination romaine, une localité déjà importante, peut-être une station militaire, une étape pour les légions qui traversaient les Vosges, lorsqu'elles allaient combattre les Germains. Sarrebourg appartint dès le x« siècle, par donation de l'empereur Othon I^r, aux évêques de Metz. Ils y établirent une Monnaie, entourèrent la place d'une enceinte fortifiée flanquée de tours, et lui donnèrent même des seigneurs particuliers qui la gardèrent jusqu'en 1227. au xiuô siècle, Sarrebourg souffrit vivement de la guerre déclarée entre Philippe, roi des Romains, et Othon IV, empereur d'Allemagne. En 1240, Jacques de Lorraine, successeur de Jean d'Aspremont à l'évêché de Metz, rétablit la ville et en acheva les fortifications. C'est à la même époque que se rattache la fondation de la collégiale de Saint-Etienne. Vers 1350, les bourgeois de la ville, encouragés par l'exemple de Metz, de Toul et de Verdun, et désireux de conquérir leurs franchises en secouant le joug épiscopal, se soulevèrent: mais l'émeute fut vivement réprimée et n aboutit qu'à une amende de 3,000 livres qu'ils furent contraints de payer à l'évêque. Plus heureux dans leur nouvelle tentative de 1390, ils envahirent, armés, la demeure du gouverneur et ne se retirèrent qu'après l'avoir entièrement dévastée. Apres quoi ils fermèrent les portes et se constituèrent en ville libre. Mais leur succès ne fut pas de longue durée. L'évêque Raoul de Coucy vint les assiéger à la tête de ses troupes, après les avoir préalablement excommuniés, emporta la place, et, sans parler de quelques exécutions, imposa aux rebelles une nouvelle amende analogue à la première. De plus, afin de pouvoir les contenir à l'avenir d'une manière plus sûre, il engagea, moyennant un prix convenu, la moitié 3e la ville au duc de Lorraine, Charles IL Sarrebourg s'accoutuma, dès cette cession imprudente, à considérer les ducs de Lorraine comme ses véritables souverains et reconnut solennellement cette autorité en 1464. Les ducs de Lorraine lui accordèrent en échange les franchises et les privilèges qu'il avait tant de fois revendiqués les armes à la main et qui furent de nouveau reconnus et augmentés en 1556. La dépossession de Charles IV par Louis XIII fit passer Sarrebourg sous 1 obéissance royale. Son importance depuis cette époque n'a fait que s'acoroltre de jour en jour. Dès le xinc siècle, son commerce avait acquis assez d'étendue pour que les Lombards y établissent un comptoir qui devint l'un des principaux entrepôts d'uftaires entre la France et l'Allemagne , et la ville dut à cette circonstance le nom de Kau/fmann-Sarrebourg (Sarrebourg la marchande). Ce nom servit en même temps à la distinguer d'un autre Sarrebourg situé également Sur la Sarre , mais à une centaine de kilomèlrps au-dessous. Au début de l'invasion, au mois d'août 1870, Sarrebourg tomba au pouvoir des Allemands, à qui cette viile fut cédée par le traité de Francfort.
Sarrebourg est la patrie du sculpteur Labroise, du célèbre conventionnel Levavasseur et des généraux de Custine et Houchard.
On voit encore aujourd'hui, à quelques lieues de la ville, le rocher escarpé sur lequel se dressait la forteresse féodale des anciens comtes de Sarrebourg.
SARREBOURG, ville de Prusse (province du Rhin), en allemand Saarburg, ch.-l. de cercle, a 19 kiiom. S. de Trêves, au confluent de la Sarre et de la Leukj 2,200 hab Forges, aciéries, produits chimiques, vins. On y remarque un vieux château.
SARREBRUCK, en latin Sarm Pons, en allemand Saarbruck, ville de Prusse, province du Rhin, régence et à 90 kilom. S.-E. de Trêves, sur la rive gauche de la Sarre, qu'on y passe sur un beau pont en pierre. 9,327 hab. Gymnase; usines à fer et acier, filature de coton, fabrication de lainages, reps, toiles; tanneries, tabac, porcelaine, cartes à jouer; riches gisements de houille , dont la quantité est évaluée à 41,250,000,000 de tonnes. L'exploitation de ces mines de charbon a pris un grand développement depuis quelques années. Elle fournit annuellement plus de 3,500,000 tonnes, d'une valeur de plus de 37 millions de francs.
Cette ville est pittoresquement située sur le penchant et au pied d'une colline qui domine la Sarre; fondée vers le milieu du xe siècle, elle appartint successivement aux évêques de Metz, à des comtes particuliers et à la maison de Nassau, En 1676, elle fut prise par les Français, puis par les impériaux. En 1794, elle fut réunie à la France, qui la conserva jusqu'en 1814, et forma pendant cette période de vingt ans un chef-lieu d'arrondissement du département de la Sarre. Le 2 août 1870 , Sarrebruek fut le théâtre d'un combat dont nous allons parler,
Sarrebruek (COMBAT de), le premier épisode un peu importunt de ta guerre de 1870-1871 (2 août 1870), épisode auquel le héros de Décembre voulut donner un intérêt mélodramatique et qu'il ne réussit qu'à rendre grotesque. Le 30 juillet, le général Frossard reçut de l'empereur, qui se décidait enfin à prendre l'offensive, l'ordre de franchir la Sarre et de s'emparer de Sarrebruek. Son corps d'année devait être appuyé dans cette opération par
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doux divisions de Bazaine et d«ux divisions du Failly, déploiement de forces qui indiquait, assez qu'au quartier général français on n'avait pas la moindre idée de la position de l'ennemi. La ville de Sarrebruek n'était occupée, en effet, que par un bataillon du 40e régiment d'infanterie prussienne et trois escadrons de cavalerie, avec quelques canons. Le 2 août, à dix heures du malin, Frossard se ■ porta sur Sarrebruek avec deux divisions et i prit position sur les hauteurs de la rive gan- ! che de la Sarre, qui dominent la ville, tandis i que los Prussiens se rangeaient en bataille ; sur la rive droite. Les mitrailleuses, sur lesquelles Napoléon fondait tant d'espérances, 1 firent entendre pour la première fois leur si- ! nistre craquement, balayant le vallon et forçant les Prussiens à rétrograder. Nos troupes descendirent alors des hauteurs et se dirigèrent sur la ville, qui devint l'objectif d'un feu violent, auquel ripostait l'ennemi embusqué derrière les maisons et à la gare Saint-Jean. Mais bientôt, débordé de toutes parts, il battit en retraite sous le feu de notre artillerie, en bon ordre toutefois et en nous envoyant une dernière décharge de fusées percutantes. Les Prussiens reconnaissent avoir perdu dans cette affaire deux officiels et soixante-dix soldats ; quant à nous, nous avions eu six hommes tués, dont deux officiers, et soixante-sept blessés.
On voit à quelles maigres proportions se réduisait cet épisode, sur lequel Napoléon s'empressa de Dattre le tambour de la réclame, épisode que ne suivit, néanmoins, aucun résultat, puisque le général Frossard rentra dès le lendemain dans ses positions, ne laissant que des avant-postes vers Sarrebruek. Mais il fallait à tout prix surexciter la fibre dynastique, au risque de couvrir de ridicule notre brave armée, et Napoléon télégraphia aussitôt de Metz :
■ Aujourd'hui 2 août, à onze heures du matin, les troupes françaises ont eu un sérieux engagement avec les troupes prussiennes. Noue armée a pris l'offensive, franchi la frontière et envahi le territoire de la Prusse. Malgré la force de la position ennemie, quelques-uns de nos bataillons ont suffi pour enlever les hauteurs qui dominent Sarrebruek, et notre artillerie n'a pas tardé àchasser l'ennemi de la ville. L élan de nos troupes a été si grand que nos pertes ont été légères. L'engagement, commencé à onze heures, était terminé à. une heure. L'empereur assistait aux opérations, et le prince impérial, qui l'accompagnait partout, a reçu, sur le premier champ de bataille de la campagne, le baptême du feu. Sa présence d'esprit, son sang-froid dans le danger ont été dignes du nom qu'il porte. L'empereur est rentré à Metz à quatre heures. »
Cette dépêche s'adressait aux ministres, au public ; la suivante était particulièrement destinée k l'impératrice, mais certainement pour être aussitôt mise en circulation.
o Louis vient de recevoir le baptême du feu; il a été admirable de sang-froid, et n'a nullement été impressionné.
» Une division du général Frossard a pris les hauteurs qui dominent la rive gauche de Sarrebruek.
» Les Prussiens ont fait une courte résistance.
i Nous étions en première ligne, mais les balles et les boulets tombaient a nos pieds.
» Louis a conservé une balle qui est tombée tout auprès de lui. Il y a des soldats qui pleuraient en le voyant si caime.
» Nous n'avons eu qu'un officier tué et dix hommes blessés. »
Ce Louis qui ramasse une balle, les soldats qui pleurent, telles étaient les bouffonneries que l'on adressait à la nation française au moment où des désastres sans nom allaient fondre sur elle. Chose triste à dire, la seule dépêche vraie était publiée le lendemain à Berlin :
t Hier, à dix heures du matin, le petit détachement qui se trouvait à Sarrebruek a été attaqué par trois divisions ennemies. La ville et la place ont été bombardées à midi par vingt-trois pièces d'artillerie ; a deux heures, la ville a été évacuée et le détachement s'e^t retiré. Nos pertes sont relativement peu considérables. Suivant le dire d'un prisonnijr, l'empereur était arrivé devant Sarrebruek à onze heures. »
A la mise en scène impériale allaient coup sur coup répondre le canon de Wissembourg et les fusillades de Forbach.
SARREGAN (le), en latin Saraven&is Pagus, nom donné autrefois à la vallée qu'arrose la Sarre.
SARREGUEMINES, ancienne ville de France (Moselle), ch.-l. d'arrond., à 75 kilom. E. de Metz, sur la rive gauche da la Sarre, cédée à l'Allemagne par le traité de Francfort (10 mai 1871) et faisant partie de l'Alsaco- Lorraine; pop. aggl., 6,028 hab. — pop. tôt., 6,802 hab. Tribunal de iro instance, justice de paix, collège communal, bibliothèque publique. Faïencerie, amidonnerie; fabriques de savon, peluches, allumettes chimiques, tabatières de carton, colle forte, minium, broderies, sabots et chaussons. Commerce important de grains, toiles, fruits, bois de construction ; entrepôt des aciers d'Allemagne et des fontes du Hhin. Sarreguemines, bâtie dans une situation agréable au confluent de la Sarre et de la Bélise, était autrefois entourée de
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murailles et défendue par nn cliàEfinn fort aujourd'hui détruit. Saïieguemiues s'appela dans l'origine fjemùnde. Piu<s tard, on ajouta ù ce nom celui de saâr, confluent, d'où, par corruptinn;est venue la dénomination actuelle C'est de Gemûude que, le 13 mai 706, Pépin, duc d'Austrnsie, sous le roi Childebart, fit expédier une charte en faveur de l'abbaye d'Epternaeh, et tout porte à croire qu'il s'agit ici de Sarreguemines. L'origine de la ville so confond au surplus avec celle du château qui la dominait jadis. Ce château et le domaine en dépendant firent partie dos possessions du duc de Lorraine dès le xme siècle ; de nombreux actes authentiques, datés de 1236 et de 1203, en font foi. Depuis lors, les ducs continuèrent à régner sans interruption sur ce domaine, sauf deux circonstances où, pressés d'argent, ils l'engagèrent momentanément : la première fois, ce fut Rsmé Ier, lors de la guerre qu'il soutint contre Charles le Téméraire; la seconde, Charles IV (1C2S). Le château de Sarreguemines fut pris et détruit en 1634 0U 1635 par l'année française qui avait envahi la Lorraine. Il n'a jamais été réédifié depuis. Quant à la ville proprement dite, le duc Jean III la livra aux flammes en 1330, afin de punir les habitants de s'être soulevés contre lui pour soutenir leurs privilèges et franchises. En 1525, les luthériens d'Alsace, au nombre de 4,000, ayant traversé les Vosges pour soulever la Lorraine, vinrent se retrancher dans un bois près de Sarreguemines^ Le duc Antoine les y attaqua et en fit un affreux carnage. En 1814, l'armée française en retraite se porta sur Sarreguemines, après avoir coupé le pont de la ville et fait sauter plusieurs arches de celui de Sarrebruek. Mais l'ennemi ayant réussi à passer la Sarre au gué de Welferding contraignit nos troupes à se replier sur Metz, où elles arrivèrent la 12 janvier. Le 24 juin 1815, les alliés se présentèrent de nouveau devant Sarreguemines, dont ils emportèrent le pont après une courte mais meurtrière résistance. La ville devint alors le quartier g.méral de l'armée bavaroise. Enfin, au mois d'août 1870, la ville tomba encore une fois au pouvoir des Allemands, qui la gardèrent. La véritable prospérité de Sarreguemines date de Louis XIV. « On se rappelle, dit M. Gustave Régnier, que le roi de France, s'étant emparé de la Lorraine vers la fin du xvne siècle, avait envoyé Vauban sur cette frontière et s'était décidé d'après ses conseils à y ériger une place de guerre sur les rives de la Sarre. En même temps que la nouvelle forteresse s'élevait comme par enchantement, une vieille ville, la capitale de la Lorraine allemande, voyait non -seulement détruire ses remparts, mais encore s'exécuter l'arrêt qui la condamnait â disparaître complètement du monde : son nom était Vaudrevauge, et ello était le siège du bailliage d'Allemagne et la résidence d'un grand nombre de personnages marquants. Lo traité de Rjswick, par lequel la France fut forcée de restituer ses Etats au duc de Lorraine, décida ce prince k choisir un autre lieu pour y installer son bailliage d'Allemagne. Ses vues se portèrent sur Sarreguemines, qu'un edit du 31 août 1698 érigea en chef-lieu de toute la province. » Sarreguemines, à l'époque de la réunion da la Lorraine à la France (1736), conserva la vaste juridiction de soi» bailliage et fut choisie par la Révolution comme chef-lieu d'un district.
Sarreguemines n'offre aucun édifice digne do remarque. L'hôtel de la sous-préfecture occupe l'ancien couvent des capucins. Le collège communal, situé dans la partie la plus élevée de la ville, est un fort bel établissement auquel a été annexée une école primaire supérieure. Sarreguemines possède, en outre, une église catholique, un oratoire Drotestant construit en 1843 et une synagogue.
SARRELOUIS, en allemand Saarluis, ville de Prusse, province du Rhin, régence et à 64 kilom. S.-E. de Trêves, sur la Sarre, qui l'entoure de trois côtés et que traverse un long pont de pierre; chef-lieu du cercle de sou nom ; 7,800 hab. Place forte, entourée de fossés qui peuvent être inondés au moyen d'écluses. Fabrication importante de cuirs, trérilerie, acier, lainages, toiles; aux environs, mines de plomb, fer et houille; faïencerie, verrerie. Sarrelouis fut fortifié par Vauban en une année (1681), à la suite d'un pari fait avec Louis XIV ; ses fortifications présentent la forme d'un hexagone composa da six bastions et de remparts plantés d'arbres. La paix de Ryswick l'avait laissé à la France, mais les traités de 1814 et 1815 le donnèrent à la Prusse. La possession de cette place permet de tourner les Vosges, d'éluder Metz par Nancy et d'arriver ainsi dans le bassin de la Marne sans avoir d'autre obstacle que Marsal, Toul et Vitry. Sarrelouis est la patrie de Ney.
SARRÈTE s. f. (sa-rè-te — rad, serrer). Pathol. Nom vulgaire du resserrement des mâchoires, chez les nouveau-nés.
SARRETTB s. f. (sa-rè-te — lat. serratula, diminutif de serra, scie, qui est probablement po.ir secra et appartient à la même famille que seeare, couper). Bot. Nom vulgaire des sorratules, genre de carduacées ; On trovve lo sahekttb dans les bois et dans les prés. (V. do Bumare.) Les bestiaux mangent la saruktth guand elle est jeune. (Bosc.) ;| Snrrette des champs, Syn. de charbon héjiokroïdal. h
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Sarrette des jardins, Nom vulgaire du chrysanthème des jardins.
SARRÉZI s, sn. (sa-ré-zi). Nom donné, dans le département de la Drôme, à un fromage pétri avec des 'jpiees.
SAKK1A, bourg d'Espagne, province et h 26 kilom. S.-Il. de Lugo, près de la petite rivière de son noin, chef-lieu de juridiction civile ; 2,730 hib. Fabrication de toiles; commerce de fer et de denrées du pays. Aux environs, eaux, thermales sulfureuses,
SARRIANS, village et commune de France (Vauciuse), caut., arrond. et à 10 kilom. N.- O. de Carpentrr.s, sur un ruisseau ; pop. aggl., 1,176 haij. — pop. tôt., 3,010 hab. Elève de vers à soie : rilature de soie, commerce de foin et de safran. Restes de remparts du xive et du xv« siècle. Bâti en amphithéâtre, Sarrians couvr j un monticule dont l'église et j la mairie occupent le sommet. Ses murs sont baignés par un ruisseau qui porte la fertilité , dans les prairies qui leur servent de riante ceinture. 11 est renommé par ses vignobles, dont les produits font la richesse du pays.
SABRIETtE s. f. (sa-ri-è-te — diminutif de sarrie, qui répond au provençal sadreia, lequel vient du latin satureia, que l'on dérive de satyrus, satyre, à cause de la vertu aphrodisiaque attribiée jadis aux sarriettes. D'autres prétenden . que ce n'est qu'une altération de satar, nom hébreu de plusieurs labiées). Bot. Genre de plantes, de la famille des labiées, type de la tribu des saturéinées, dont l'espèce principale croît dans le midi de l'Europe : La sarriette forme une touffe arrondie. (V. de Bonare.) il Sarriette jaune, Nom vulgaire du wélampyre des champs. Il Sarriette sauvage, Nom vulgaire du galéopsis ladanum.
— Encycl. Les sarriettes sont des plantes herbacées ou sous -frutescentes, a feuilles opposées, souvent fasciculées. Les iieurs, assez petites, blanches, rosées ou rougeâtres, disposées par deux ou*trois à l'extrémité de pédoncules uxillaires, parfois groupées en glomérules ou en épis, à bractées plus ou moins dévelopfôes, présentent ua calice tubuleux,campar ulé, à cinq dents presque égales ou à deux lèvres peu marquées ; une corolle à deux lèv'res, la supérieure entière ou échancrée, l'inférieure trilobée ; quatre étamines didynames, plus ou moins conniventes. Les espèces a:;sez nombreuses de ce genre sont répandues surtout au pourtour du bassin méditerranéen.
La sarriette les jardins est une plante annuelle, haute de 0>n,25 environ, à feuilles étroites, pubescentes, d'un vert terne, à fleurs lilacées ou blar châtres, ponctuées de rouge. Originaire du raidi de l'Europe, où elle croit surtout dans les localités arides, découvertes et pierreuses, olle est fréquemment cultivée dans les jardirs du Nord, 'où elle fleurit au milieu de l'été. Sa culture est des plus faciles ; il sufdt de répandre, au printemps, ses graines sur place, dans une terre bien préparée, de telle sorte qu'elles forment, à volonté, des toutfed isolées, des bordures ou des massifs; la plante se ressème ensuite d'ellemême, et ne ciaint ni le chaud ni le froid, mais seulement l'excès d'humidité.
Cette plante possède les propriétés générales de la famille des labiées; elle a une odeur agréable, moins forte que celle du thym, dont ellfs se rapproche beaucoup, une saveur acre, chaude et aromatique. On en retire, par la distillation, une huile essen- ■ tieile, acre, chaude, très-odorante, peu solu- ] ble dans l'eau, mais très-soluble dans l'ai- : cool ; c'est à cette huile que la plante doit ses propriétés excitantes. La sarriette est surtout employée comme condiment; elle sert à relever la saveur «les fèves, des salades, du boudin et autres aliments fades; les Allemands en mettent dans leur choucroute, pour qu'elle se conserve mieux.
La sarriette est encore employée' en médecine, mais bien moins qu'autrefois. On récolte ses feuilles et lies sommités au moment de la floraison; c'es; alors que leur arôme est le plus développé. On les fait sécher à une douce , chaleur, au grenier et à l'ombre ; elles ne | perdent pas sensiblement leurs propriétés ni j leurs formes, [ourvu que l'opération ait été j bien conduite. On a préconisé la sarriette comme antispasmodique, aphrodisiaque, aromatique, carminative, excitante, expectorante, stomachique, vermifuge, etc. Dans les campagnes, ou emploie encore, comme remèdes populaires, l'infusion de ses feuilles contre les ver.s intestinaux, et la décoction aqueuse ou vii.euse contre la gale.
D'après quelques auteurs, cette plante renferme dans ses feuilles du camphre identique à celui que l'oii retire des laurinées. En résumé, elle fortifie l'estomac et agit comme échauffante à l'intérieur et fondante à l'extérieur, o Elle est si bonne, dit V. de Bomare, qu'on l'appelle la sauce aux pauvres; sa décoction injectée dans les oreilles est bonne pour les affections soporeuses; elle est utile en gargarisme pour le relâchement de la luette, et pour l'inflammation et le gonflement des amygdales. La poudre de ses feuilles, sécliée et bue dans du vin , soulage les maux de poitrine. » La sarriette est encore employée comme diurétique, et elle est assez souvent cultivée dans les jardins d'agrément pour sa bonne odeur.
La sarriette de montagne est un sous-
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arbrisseau, â tiges basses, diffuses, trèsrameuses, a feuilles glabres et à fleurs blanches ou rosées, souvent ponctuées de rouge. Elle habite le midi de !a France, mais on l'a trouvée aussi naturalisée sur les coteaux des environs de Fontainebleau. Son odeur est aromatique et pénétrante; ses feuilles et ses jeunes pousses sont employées comme aromatiques et stimulantes ; on en retire aussi du camphre. Elle peut remplacer la sarriette commune, et quelques auteurs la regardent même comme étant beaucoup plus active.
La sarriette capitée ou en tète croît en Espagne; on la reconnaît à ses fleurs purpurines réunies en bouquets terminaux ; ses propriétés sont îinalVgues à celles des pré-cduntes, mais beaucoup plus énergiques. On l'emploie, dans ce pays, aux mêmes usages, ainsi que la sarriette obovale. La sarriette verticillée, à grandes fleurs d'un rouge vif, croît en Grèce et dans l'île de Crète ; elle était bien connue des anciens sous le nom de t/tymbra; on recommandait de la propager au voisinage des ruches, comme chère aux abeilles. Chez nous, elle remplace quelquefois le thym dans les préparations pharmaceutiques; mais elle est rarement employée. On cite encore la sarriette d'Amérique et la sarriette osier ou viminale, répandues dans cette dernière région.
Les sarriettes grecque et de Saint-Julien appartiennent aujourd'hui au genre micro mérie.
SARR1TOR, un des dieux de l'agriculture, qui présidait au sarclage, chez les llomains.
SAHHOCH1A (Marguerite), femme savante et poète, qui vivait a Naples dans la seconde moitié du XViie siècle. De haute naissance, belle et riche, elle fit de sa maison le rendez-vous de tous les gens de distinction et de savoir de la ville et des étrangers de passage. Elle se fit la protectrice des gens de lettres; mais, par son amour propre excessif et son orgueil, il lui arrivait fréquemment de blesser ceux qui l'approchaient, ce qui lui fit des ennemis. De cette femme que, de son vivant, on comparait au Tasse, il ne nous reste que quelques épigrammes en vers latins et un poëine intitulé : Scanderbeg, roi d'Albanie.
SARROLA-CARCOPINO , bourg de France (Corse), ch.-l. de cent., arrond. et à 20 kilom. N.-K. d'Ajaecio; pop. aggl., 712 hab. — pop. tôt., 834 hab.
SARRON s. m. (sa-ron). Bot. Nom vulgaire d'une espèce d'ansérine.
SARRON, village et commune de France (Oise), cant. de Liancourt, arrond. et à 20 kilom. de Clermont; 394 hab. On y voit le château de Plessis-Villutte, qui fut longtemps habité par Mme de Villette, nièce et fille adoptive de Voltaire. On y conserve un grand nombre d'autographes et quelques vêtements du célèbre écrivain. La bibliothèque renferme de nombreuses curiosités et des manuscrits précieux.
SARRON (Bochart de), magistrat français.