C. d'Harlevillk
D'où vient que personne en la vie N'est satisfait de son état?
La Fontaine.
— Assouvi, rempli, contenté : Désir satisfait. Besoin satisfait. Passion satisfaite. De nouveaux désirs naissent de ceux que vous venez de voir Satisfaits. (Boss.) Une fantaisie satisfaite ne donne jamais autant de plaisir qu'une boitne œuvre. (Mml! Necker.) L'amour satisfait implique ordinairement un triomphe et une défaite. (Latena.) Désir satisfait, plaisir passé, désir nouveau. (Latena.) Les besoins réels une fois satisfaits
SATR
les choses matérielles contribuent peu au bonheur véritable et y nuisent souvent. (Lamenn.) : Les besoins de l'âme ont bien autant de droit \ à être satisfaits que ceux du corps. (Guizot.)
— Chim. Affinité satisfaite, Affinité qui ne se manifeste plus par de nouvelles combinaisons, les corps composants ayant atteint la proportion qui est la limite dans laquelle ils
i peuvent se combiner.
j — s. m. Homme satisfait, et particulièrement Celui qui éprouve une satisfaction égoïste ou dérai-orinable : Tout gouvernement aspire à avoir une Chambre de satisfaits. Ne croyons pas, comme le disaient les satisfaits, que le mieux soit l'ennemi du bien. (Proudh.)
— Syn. Satisfait, content. V. CONTENTE- MENT, SATISFACTION.
SATISFECIT s. m. (sa-ti-sfè-sitt — mot lat. satisfecit qui signif. il a satisfait). Attestation de satisfaction délivrée par un maître à son éfève. |f PL SATrsFECET.
SATNIQUE s. m. (sa-tni-ke). Hist. Gouverneur d'une petite province hongroise^ pouvant fournir cent hommes d'armes. Il Province gouvernée par un satnique.
SATO BY, hameau de France (Seinc-et-Oi.ie), commune et à 3 kilom. S.-O. de Versailles; 60 hab. Cette petite localité est située sur un plateau entouré de bois, qui sert tour à tour de champ de manœuvres pour les troupes et d'hippodrome pour les courses. En 1850, le ministre de la guerre y établit un camp. Au mois de septembre de cette même année, Louis Bonaparte, alors président de la République et qui venait de faire dans une partie de la France un voyage de propagande, passa e» revue l'armée dans la plaine deSatory comme pour lui demander d exprimer a son tour son avis sur la lot de l'Etat. La cavalerie, à qui il avait eu soin de faire faire de copieuses libations de vin de Champagne, l'accueillit par le cri de « Vive l'empereur 1 » L'infanierie resta muette. S'étant informé des causes de ce silence si déplaisant pour lui, Louis Bonaparte apprit que le général Neumayer avait rappelé le règlement militaire, ordonnant le silence sous les armes, à un colonel qui lui demandait s'il devait faire crier : i Vive l'empereur I • aux soldats. Le général fut privé de son commandement. L'opinion publique s'émut vivement des manifestations de Satory. Le 2 novembre suivant, le général Changarnier crut devoir rappeler aux troupes placées sous son commandement lo règlement qui leur interdisait, sous les armes, toute démonstration et tout cri, et, dans un discour? qu il prononça quelque ' temps après à l'Assemblée législative, pour ! l'engager à délibérer en paix, il fit en ces termes allusion aux manifestations avinées qui avaient eu lieu à Satory : « L'armée, profondément pénétrée du sentiment de ses devoirs, du sentiment de sa propre dignité, ne désire pas plus que vous de voir les homes et les misères des gouvernements des Césars, alternativement proclamés ou changés par des prétoriens en débauche. ■
Après la Commune de Paris (1871), ce fut dans la plaine de Satory qu'on exécuta ceux des membres de l'insurrection conununaliste que les conseils de guerre de Versailles condamnèrent à la peine do mort. Rossel et Ferré, notamment, y furent fusillés le 2S novembre 1871.
SAT PRATA B1BEKUNT. V. claudite jam