‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 124 sur 1059 · SAUT A MOULIN · texte numérisé non relu

SAUT A MOULIN

— Hortic. Saut de loup, Large fossé qui remplace les murs comme clôture, dans les endroits où l'on veut se ménager la vue de la campagne : Aujourd'hui, on fait rarement des sauts de loup, . qui sont d'un entrelien coûteux. (Bosc.)

— Art inilit. Faire faire le saut à une place, La faire sauter en l'air. Il On dit d'une manière analogue : Faire faire le saut à une maison, à une tour, Les raser, les démolir.

— Encycl. Physiol. Le saut de l'homme peut se taire en haut, en avant, en arrière ou latéralement; mais, dans tous les cas, il nécessite la flexion antécédente d'une ou de plusieurs articulations du tronc et des membres inférieurs et l'extension subite de ces mêmes articulations. Dans le saut vertical, la tête est un peu fléchie sur le cou, la colonne veïtébrale est courbée en avant, le bassin est fléchi sur la cuisse, la cuisse sur la jambe et celle-ci sur le pied ; le talon presse légèrement le sol ou l'abandonne entièrement. A cet état succède brusquement une extension de toutes les articulations fléchies ; les diverses parties du corps sont rapidement élevées avec une force qui surpasse leur pesanteur d'une quantité variable. De l'extension de toutes ces articulations résulte une force de projection en haut. Après que cette force a agi, le corps tombe sur le sol en suivant les lois de la pesanteur. Dans cette détente générale qui produit le saut, les muscles de la jambe sont ceux qui déploient la plus grande énergie; ces muscles, d'ailleurs, présentent des dispositions favorables à ce but; ce sont leur volume et leur mode d'insertion au calcanéum. Le saut résulte d'une série d'impulsions indirectes. En effet, le redressement de la tête, de la colonne vertébrale et du bassin porte autant le tronc en arrière qu'en haut; te mouvement de rotation du fémur sur les tibias porte, au contraire, le tronc autant en avant qu'en -haut. C'est l'opposé pour le mouvement de la jambe, qui tend a diriger le tronc en haut et en arrière ; quand le sa»t doit être vertical, les efforts qui portent le tronc en avant ou eu arrière se détruisent les uns par les autres ; l'effort en haut est le seul qui ait son elï'et. Quand le saut doit avoir lieu en avant, le mouvement de rotation de la cuisse prédomine sur les impulsions en arrière et le corps est transporté dans ce sens; le saut se fait-il en arrière, c'est le mouvement d'extension de la colonne vertébrale qui prédomine.

La longueur des os des membres inférieurs est avantageuse pour l'étendue du saut. Le saut en avant, par lequel on franchit des espaces plus considérables qu'avec aucune des autres manières de sauter, doit cet avantage à la longueur du fémur.

Quelquefois on fait précéder le saut d'une course plus ou moins longue, on prend son élan, comme on dit; l'impulsion qu'acquiert le corps par cette course préliminaire s'ajoute à celle qu'il reçoit & 1 instant du saut, d'où il résulte que celui-ci a plus' d'étendue.

Les bras ne sont pas inutiles dans le saut. Us sont rapprochés du corps dans le moment où les articulations sont fléchies ; ils s'en écartent, au contraire, lorsque le corps abandonne le sol. La résistance qu'ils présentent aux muscles qui les élèvent donnent occasion iices muscles d'exercer sur le tronc une traction en haut qui concourt au développement du saut. Les bras rempliront d'autant mieux cet usage qu'ils présenteront une certaine résistance à la contraction des muscles qui les élèvent. Par le balancement préliminaire des bras, on peut aussi favoriser la production du saut horizontal en imprimant une impulsion en avant ou eu arrière de la partie supérieure du tronc.

On peut sauter sur un seul membre, comme quand on joue à cloche-pied. Dans ce cas, le saut doit nécessairement être moins étendu que lorsqu'il est exercé simultanément par les deux membres inférieurs. Tantôt on saute les deux pieds rapprochés et parallèles, ou à pieds joints; tantôt l'un des pieds se porte en avant, pendant la projection du corps; c'est alors ce pied qui reçoit le poids du corps au moment où il touche le sol.

Chez les animaux, le saut constitue un acte simple, tout à fait isolé dans la progression de certains animaux, ou bien un acte associé à d'autres mouvements, tels que le trot et le galop des grands quaurupèdes. Dansfo- . premier cas, il s'opère par un mécanisme spécial qui doit être bien examiné si l'on veut apprécier avec justesse les théories qui en ont été données par les physiologistes.

Le saut, avant de s'effectuer, est précédé d'un temps de préparation, facile à reconnaître chez la plupart des auiinaur, et qui consiste en une flexion des diverses articulations des membres, d'autant plus prononcée que le saut doit avoir plus d'élévation et d'étendue. La préparation est surtout marquée dans le saut des animaux tels que le chat, le lion, la panthère, dont les bonds si

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souples ont une étendue considérable; elle l'est beaucoup moins chez les quadrupèdes dont le saut n'est pas un mode habituel de progression.

Lorsque les articulations sont fléchies, les muscles extenseurs entrent en contraction três-énergiquement, redressent les rayons des membres et produisent la force en vertu de laquelle le corps est détaché du sol et décrit une courbe parabolique analogue à celle des projectiles lanrés dans l'espace par une impulsion instantanée, o C'est évidemment des membres postérieurs que dérive la puissance de projection destinée à mettre en mouvement la masse du corps, dit M. Colin ; elle est produite par les deux à la fois si le saut est simple, comme chez le lièvre, lo lapin, la gerboise, la chèvre, le chat, etc., et par un seul s'il est associé à une allure rapide, telle que le trot ou le galop, car, dans ce dernier cas, les deux membres abdominaux ne se trouvent jamais ensemble à l'appui. Les muscles qui y contribuent la plus sont les extenseurs du jarret ou du métatarse, ceux de la jambe et enfin du boulet, c'est-à-dire des articulations métacarpo et métatarso-phalangiennes chez les mammifères ongulés, notamnjent les solipèdes et les ruminants. Les extenseurs de la cuisse, le grand ilio-trochantérien et le petit fessier y prennent aussi une part notable. » Mtiis, surtout dans le saut vertical, les membres antérieurs viennent aider l'action des membres postérieurs.

L'action des extenseurs, en ce qui concerne le mécanisme du saut, s'exerce avec beaucoup plus d'énergie et de vitesse que dans les actes locomoteurs ordinaires. Il devait en être ainsi pour que celte action pût vaincre une résistance considérable, consistant à soulever le poids du corps et à lancer ce dernier à une distance quelquefois très-grande. Cette action des extenseurs est d'autant plus intense, toutes choses égales d'ailleurs, que les articulations sont plus fléchies, et son effet est d'autant plus étendu que les rayons osseux sont plus longs. Aussi voit-on les animaux d'autant plus fléchir leurs membres qu'ils veulent faire des bonds plus étendus, et les espèces jouir d'une aptitude à sauter qui est en rapport direct avec la longueur de leurs membres de derrière.

Suivant l'attitude du corps au moment de l'impulsion , on distingue trois espèces de sauts< le vertical, l'oblique et le rétrograde. Le saut vertical se produit lorsque les membres sont engagés le plus possible sous le centre de gravité et lorsque les membres thoraciques ont assez de longueur et de puissance pour produire une détente énergique. Ce saut vertical s'observe fréquemment chez lé chien, l'ours, le cheval, les jeunes ruminants, etc. Le saut oblique, qui fait décrire à l'animal une courbe parabolique, résulte de la détente des membres postérieurs et un peu de celle des membres antérieurs. Ce mode appartient à la plupart des animaux et se produit seul ou se combine avec d'autres mouvements progressifs; on le voit chez le lièvre, le lapin, la chèvre, le chamo s, le loup, le renard, le chat, le lion, la panthère, les singes, les écureuils. Quant au saut rétrograde, exécuté très-difiieilement et dans des limites très-restreintes pur les quadrupèdes, il appartient à l'écrevisse, au homard, à la langouste et à plusieurs mollusques.

La longueur du saut est d'autant plus considérable que les leviers situés au-dessous de la cuisse sont plus longs. En effet, puisque la détente de tous les extenseurs des rayons articulaires se fait avec la même rapidité, plus les leviers seront longs, plus grande sera la somme des arcs de cercle décrits par eux et plus vite ils devront so mouvoir dans un temps donné. Aussi voyons-nous le lièvre et le kanguroo avoir les extrémités postérieures très-développées. L'étendue de l'espace parcouru est, suivant l'observation de Cuvier, inversement proportionnelle à la taille des animaux, les plus petits faisant des sauts relativement bien plus considérables que n'en font ceux de haute stature. Les faits nombreux d'observation ont confirmé complètement cette théorie sur la longueur du saut, heureusement appliquée par M. I.ecoq aux chevaux de vitesse, et, quoique l'on puisse dire que le cheval ne marche pas à, la manière des lièvres ou des kanguroos, il n'est pas moins vrai que, de deux chevaux, toutes choses égales d'ailleurs, celui qui a lajambe longue 1 emporte toujours de beaucoup en vitesse.

tendant le saut, le cheval détache quelquefois la ruade au moment où les quatre pieds se trouvent à la même hauteur; c'est un air de l'ancienne équitation connu sous le nom de capriole. Le cheval se sert des sauts pour franchir des obstacles ou comme moyen de désarçonner son cavalier. C'est îersqu'il les emploie comme défense qu'ils sont surtout variés. On leur a donné différents noms, suivant leur direction. Si le cheval, après s'être cabré k moitié, s'élance en avant, le saut est appelé pointe; sur place ou en arrière, on les appelle sauts de mouton; on leur donne le nom d'écarts lorsqu'ils ont lieu latéralement. Enfin, il est des chevaux chez lesquels l'action de sauter semble aussi naturelle que l'est, chez le poisson, celle de nager. Ainsi, en Irlande, depuis le cheval de charrette jusqu'au humer, il n'est

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pas de chevaux qui ne sautent admirablement; chez eux, cette disposition est toute d'instinct. D'abord acquise pendant l'élevage, à raison du mode de clôture des pâturages où il a lieu, cette disposition a passé dans le

, sang; elle est devenue héréditaire, tout comme le deviennent l'amble, le pas relevé, la course, le trot, etc.

Dans le saut, quel qu'il soit, le corps retombe quand l'impulsion qui lui a été com-

j muniquée se trouve épuisée ou détruite par l'action de la pesanteur. Alors il peut rebondir comme un corps élastique si la projection est verticale, ou bien, s'il est anime d'un mouvement horizontal, continuer à se mouvoir jusqu'à l'instant où la vitesse qui lui a été communiquée s'est complètement éteinte. Sa chute s'accompagne d'une flexion des divers rayons des membres, destinée à amortir les chocs.

— AlluS, hist. Seul d» Leucade, Allusion k une résolution désespérée, k une sorte de remède héroïque auquel recouraient les amants malheureux dans l'ancienne Grèce.

L'Ile de Leucade était fameuse par un promontoire, formé de rochers escarpés qui dominaient sur la mer. C'était là que les amants malheureux venaient chercher un remèdu à leurs maux, en se précipitant du haut du promonioire dans les flots. C'est ce qu'on appelait faire le saut de Leucade. Ceux qui échappaient k la mort après ce saut périlleux étaient guéris de leur amour. Une tradition raconte que Sapho, éprise de l'insensible Phaon, jeune Lesbien d'une grande beauté, et ne pouvant vaincre ses mépris, se précpita, de désespoir, du haut de Leucade dans la mer.

M. de Lamartine a consacré une de ses Méditations k raconter les plaintes de Saplio avant de s'élancer dans la iner.

Les poëte's font de fréquentes allusions au saut de Leucade :

« Malgré les diversions inévitables, les sourires donnés à la foule et reçus, le monde devint comme une plage solitaire de Leucade a^ cette Sapho désespérée (Mme Desbordes- Valmore), et sa plainte éternellement déchirante répète à travers tout :

Malheur à moi! je ne sais plus lui plaire, Je ne suis plus le charme de ses yeux...»

Sainte-Beuve.

. . . Laissons là dea détours superflus : Je vous aimais tantôt, je ne vous aime plus. Vous avez su d'un mot rae remettre à ma place; Mais j'y suis retombé le cœur frappé de glace. Les chutes que l'on fait d'une telle hauteur Sont des sauts de Leucade et guérissent le cœur.

E. Auuier.

i Eu a-t-on vu de ces amoureux transis qui se consolaient des ligueurs ou des négligences de leurs maîtresses à solliciter un regard de l'Académie de Dijon, un sourire des poètes de Lyon, une couronne des philosophes de Mâcon ou tout simplement l'églantine des jeux Floraux de Toulouse. L'Académie française elle-même, la mère et le modèle de toutes les autres, ne dédaignait pas de mêler ses lauriers et ses larmes aux larmes et aux lauriers du poète qu'elle couronnait de ses mains. Alors, ô triomphe 1 notre homme s'en revenait glorieux et consolé. L'Académie française, en ce temps-là, c'était le saut de Leucade des amoureux et des amours. »

J. Janin.

SAUTAGE s. m. (sô-ta-je — rad. saut). Action de faire sauter : Le sautage d'une mine.

-«■ Techn. Action de fouler les harengs dans la caque.

SAUTANT, ANTEadj. (sô-tan, an-te — rad.

sauter). Blas. Représenté debout : floue sautant. C/iéure sautante.

SAUTE s. f. (sô-te — substant. verbal du verbe sauter). Mar. Changement de vent assez subit et assez considérable pour forcer un navire à prendre une autre allure : Les sautes de vent causent quelquefois des avaries considérables. (Acud.)

SAUTÉ, Ée (sô-té) part, passé du v. Sauter. Franchi : Fossé sauté.

— Passé, omis : Pages sautées.

— Art culin. Se dit de certaines viandes tendres, telles que le foie, les rognons, le lapin, etc., que l'on prépare en les faisant sauter et en les agitant dans la casserole sur un feu vif : Rognons sautés. Pigeons sautés.

— s. m. Art culin. Viande cuite et préparée suivant ce procédé : Sauté de chevreuil. Sauté de mouton.

— Danse. Action de s'élancer en l'air.

— Techn. Kn termes de tisseur, Le blanc du papier de mise en carte et les points peints qui, pour certains coups, doivent être considérés comme nuls. Il On dit aussi laissé.

— Encycl. Art culin. Les sautés tiennent un rang notable dans la cuisine moderne et ont éclipsé la plupart des entrées des siècles passés. On fait les sautés avec toute espèce de gibier, de volaille ou de poisson; mais les sautés les me.ilenrs se .composent d'ailes ou de filets de volaille, de perdrix, de bécasse, de filets de sole ou de merlan ou encore de darnes de saumon, Rieu n'est moins

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facile que la confection d'un sauté, malgré ta simplicité des ingrédients qui le composent. Des ailes ou des filets et une sauce courte, tel est à peu près tout ce qu'il faut mettre dans le sautoir ou plat k sauter; mais la manipulation est difficile. Il faut que le sauté soit obtenu à la pointe d'une flamme vive, claire et qui n'ait pourtant d'autre aliment quo le charbon d'un fourneau bien allumé. Le sauté doit cuire promptement, sans brûler et surtout bien également. Dans la saison des truffes, on en fuit toujours entrer dans les sautés de volaille et de gibier, et l'on peut dire qu'un sauté de filets de perdreaux rouges aux truffes du Périgord offre l'une des plus délicates entrées qui puissent honorer le premier service d'un festin d'hiver, c Le feu pour tous les sautés, dit Gouffé, doit Être assez vif pour que les viandes conservent leur jus et prennent, en cuisant, une belle couleur jaune, ce qu'on n'obtiendrait pas si on les menait à feu trop doux. Il faut, cependant, observer aussi qu'un feu trop vif ferait

I brûler le beurre et donnerait à la sauce un

| mauvais goût. Il y a donc un milieu a tenir, pour les suulés, entre le feu trop modéré et

' lo feu trop ardent. »

SAUTÉE s. f. (sô-té — rad. saut). Espace que l'on franchit d'un seul Saut : Ce fossé, ce

> ruisseau est d'une sautée.

| — Fig. Action d'omettre, de passer sous silence : Ils escaladent d'une sautée un gros raisonnement péniblement échafaudé. (Cormenin.)

SAUTE-EN-BARQUE s. m. Sorte d'ancien vêtement : Un saute-en-barQuis, des GAUTB- Eri-BARQ.uE.llGro-.se veste qu'ont I habitude de porter les canotiers do la Seine. Il Sorte de petit manteau court k l'usage des femmes.

SAUTE-EN-BAS s. m. Sorte de veste que l'on endosse pour aller en bateau, k ehe- 1 val, etc.

i SAUTEL (Pierre-Just), poète français, né à Valence (Dauptiiné) en 1613, mot t à Tour-*

! non en IG02. Il fit ses études chez les jésuites, dont il embrassa la règle après avoir terminé ses humanités, et consacra sa vie ii l'enseignement et à la culture des lettres. Ses ouvrages sont : Bios Magdalens ignés sacri (Lyon, 1656, in-12); Litsus poetici allegorici (Lyon, 1G56-1G67, in-12). Ces jeux du P. Sautel ont été réimprimés avec les Poésies de Sladelenet (Paris, 1725-1752, in-12). Coupé les a.traduils en français (t. XII des Soirées littéraires), en retranchant quelques longueurs ; A nuits sacer poeticus , sive setecla de divis coslilibus epigrammata in singulos anni dies Iributa (Lyon a. lJaris, 1665, in-16; 1675, in-8u). L'ubbè Sabatier dit de Smitcl : «C'est de tous les poêles latins modernes celui dont la versification approche le plus d'Ovide; mais il est encore plus d ffus que son modèle. «

SAUTELER v. n. ou intr. (sô-te-lé — dimin. de sauter. Double la lettre t devant un e muet ; Je sàulelte, ta sautelleras.) Faire de petits sauts : Jà commençaient les abeilles à bourdonner, les oiseaux d rossiguolcr et les agneaux à sautelkr. (Amyot.) L'abeille sautkllb d'une (leur à l'autre pour prendre sa petite pâture. (Kst. Pasquier.)

— Fig. Tressaillir de joie.

Et de là sort le charme d'une voix Qui tout ravis fait sauteler les bois.

Ronsard.

II Vieux mot; toutefois un écrivain moderne a cherché à le rajeunir : Cela dit, il s'est enlevé sur les myrtes, ni plus ni moins que ferait un petit rossignol, et, sautelant de brandie en branche entre les feuilles, est enfin monté jusqu'à la cime. (P.-L. Courier.)

SAUTELLE s. f. (sô-to-le — du fr. saut, ou contr. de sauterelle, terme d'arboric). Vitic. Marcotte faite avec un sarment de vigne, dans le but de regarnir un vide ; La sautëi.le ne diffère du prooin qu'en ce qu'elle ne s'execute que sur un ou deux sarments. (Dict. d'ugitc.)

— Sarment qu'on laisse long et qu'on recourbe pour lui faire produire plus de grappes. On dit aussi sauterelle.

— Nom donné dans quelques pays aux tas d'échalas.

— Bot. Bulbille croissant près des racines, aux aisselles ou dans les spalhes de certaines plantes.

SAUTER v. n. ou intr. (sô-té — rad. saut). S'élever de terre avec effort ou s'élancer d'un lieu à un autre : Sauter de bas en haut, de haut en bas. Sauter en avant, en arrière. Sauter par-dessus un mur. Sauter à clochepied, à pieds joints. Sauter d'un bateau dans un autre. Sauter à terre. Sauter dans la rivière. Sauter au travers d'un cercle. Sauter en crottjie. Sauter de joie. L'éducation du mousse ne consiste qu'à savoir monter aux échelles et sauter de cordage en cordage.

— Se dit aussi des animaux : Cheval qui saute. Pie qui saute de branche en branche. CUten qui saute par-dessus un bâton. Lion, tigre, panthère qui sautk sur sa proie. Le chevreuil bondit et saute plutôt qu'il ne court. (Bu if. ) Lorsque les corbeaux posent d terre, ils marchent et ne sautent pas. (Buti.) Lorsqu'ils sont affumés,ils attaquent les vaches et les bœufs en leur sautant sur le dos. (Bufl'.) A un signe de son muilre, il avait sauté de la crevasse sur la plate-forme, et sa gueule me retenait

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puissamment par les banques de mon habit, (V. Hugo.)

Grenouilles aussitôt de mater dans les Ondes, Grenouilles de rentrer dans leurs grottes profondes.

La Foutaise.

A la cour du lion,

Apprenei-moi comment on entre.

Le singe dit : « C'est en sautant ; • Le sansonnet : « C'est en chantant; » [Ire. > • Ou bien, dit le serpent, en marchant sur le vm-

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