‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 128 sur 1059 · C. Delavwne · texte numérisé non relu

C. Delavwne

Ce Benf coin de la mer est sauvé du naufrage,' Le dàu qui le protège en écarte l'orage.

Racine.

Non, non, d'un tel péril avoir été sauvée. Au bonheur le plus grand c'est être réservée.

PlRON.

— Qui a fait son salut : Qui persévérera jusqu'à la fin sera Sauvé, (n'iech.) Nul ne sera sauvb qu'il ne suit né, comme te Christ, sur la paille. (Chaieaub.) Le pur ébionisme, c'est-àdire que les pauvres seuls seront sauvés, que le règne des pauvres va venir, fut la doctrine de Jésus. (Renan.) Il Subjtantiv. : Vous êtes tenté d incrédulité à la vue du petit nombre des sauvés. (Bo-s.)

— Littér. Sauvé, mon Dieu ! Sorte de cliché littéraire emprunta a la littérature dram uique, et qu'on répète ironiquement pour tuurner en ridicule les phrases toutes faites.

SAUVÉ DE LANOUE (Jean-Baptiste), auteur dramatique et comédien français. V. Lanoue.

SAUVEBQEUF. V. Ferrikriss-Sauvkbœuf.

SAUVEDROITs. m. (sô-ve-droit — de sauner, et de droit). Ane. coût. Amende payée

SAUV

pour n'avoir pas acquitté les droits que l'on devait.

SAUVEGARDE s. f. (sô-ve-gar-de — de sauf, et de garde). Protection accordée par un souverain ou une autorité quelconque : Etre en tu protection et la sauvegarde du prince. Mettre quelqu'un en la protection et la Sauvegarde du souverain et de la justice. Magistrat oui prend quelqu'un sons sa sauve- Garde. Vénus avait obtenu de Mars une sauvegarde pour tous ces lieuse. (La Font.)

— Garde plus ou moins nombreuse envoyés par un chef militaire dans une maison, dans un château, pour les préserver du pillage ou de l'insulte. Il Ecrit servant à constater que l'on avait obtenu cette protection.

— Garde dont s'entoure un prince : Il n'y a que les mauvais rois qui aient besoin de sauvegarde. (Chateaub.)

— Fig. Personne ou chose servant de garantie, de défense contre un danger que l'on redoute : Servir de sauvegarde d quelqu'un. Etre la sauvegarde de quelqu'un. San obscurité lui servit de Sauvegarde contre la proscription. (Acad.) Les bienséances sont ta sauvegarde de la morale publique. (Laharpe.) C'est une des meilleures sauvegardes de la décence que de l'avoir rendue de bon goût. (Ginguené.) L'aumône mal faite est un fléau pour le pauvre; l'aumône faite avec discernevient et charité est la sauvegakde du riche. (Cabanis.) Le jury est la seule sauvegarde de la liberté de la presse. (B. Constant.) La liberté de la presse est la sauvegarde de Mus les autres droits. (Dupin.) La rectitude des idées est la plus solide sauvegarde de la droiture des sentiments. (Mme Guizui.) La pensée humaine est notre défense et notre sauvegarde. (A. de Musset.) L'impunité ne saurait être constamment la sauvegarde dn crime. (Dupin.) L'insouciance est la sauvegarde des jeunes coeurs. (De C'ustitie.) Les femmes des Ciml/res, ne pouvant obtenir de Marias la sauvegarde de leur chasteté, se tuèrent par multitude de leurs propres mains. (H. Taine.) L'esprit public est lu force des Etats libres; iëtjuisme est la sauvegarda de la tyrannie. (Levis.) L'histoire est ta sauvegarde des générations nouvelles. (Laboutaye.) La morale publique est sous ta sauvegarde de l'opinion bien plus encore que sous celte de ta toi. (Claude Tillier.) La liberté politique a été la sauvegarde et l'instrument de ta régénération catholique en Europe. (De Montalemb.)

— Lettres de sauvegarde. Lettres par lesquelles on était exempté de loger des gens de guerre.

— Mar. Tout cordage servant à empêcher que l'on ne tombe k ia mer. U Sauvegardes du gouvernail, Gros cordages servant à retenir Je gouvernail eu cas d'accijent,

— Techn. Bande de papier blanc cousue par le relieur dans le pli d'un volume.

— s. in. Krpét. Genre de repaies sauriens, comprenant trois espèces, qui habitent l'Amérique du Sud : Les sauvegardes se nourrissent de fruits et d'insectes. (E. Desmarest.) Lorsque la femelle du sauvegarde veut pondre, elle creuse le subie sur te bord de quelque rivtèie. (V. de Bomare.)

— Syn. Sauvegarde, auspices, prolccliou.

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