V. AUSPICES
— Encycl. Erpét. Les sauvegardes sont ainsi caractérisés : narines ouvertes sur les côtes de l'extrémité du museau; langue longue, extensible, a base engainante, divisée en deux filets très - déliés; ueuts ititermaxill.iires un peu api ities d'avant en arrière, éehancrées à leur sommet; premières maxillaires en crocs, les autres droites ; écailles du dos petites, an- ■ gnleuses,lisses, non imbriquées; plaques ventrales lisses, quadrilatères, oblongues; pattes a cinq doigts non carénés en dessous; queue un peu comprimée vers l'extrémité.
Les sauvegardes, qui habitent tous les contrées chaudes du nouveau monde, sont des sauriens de grande taille. Ils se creusent des
terriers où Ils passent l'hiver. Ils nagent j
très-bien , quoiqu'ils n'aient pas les pieds i
palmés. Ils se nuurrisseut de fruits, u'iusec- ,
les, de reptiies et de petits oiseaux. Ils sont, ' dit-on, très-avides de miel.
Les principales espèces sont : le sauvegarde i
de Merlan, le sauvegarde ponctué et le sau- '
vegarde lezardet. -i.aisce dernier est devenu '
le type du genre crocodilure. I
SAUVEGARDÉ, ÉE (sô-ve-gar-dé) part.
passe du V. Sauvegarder, i'rotegè, défendu. ,
— Fig. Mis à l'abri : Il croyait qu'à trente ans il eiuit sauvegardé des passions du cœur. (L. Guzlan.)
SAUVEGARDER v. a. on tr. (sô-ve-gar-dé — rail, sauvegarde). Protéger, uéfendm : Le SAuveGarueras-(u toujours ? (Alex. Dumas.)
— Fig. Mettre k l'abri, hors de danger : Le principe île la Ligue Sauvegarda la foi des peuples. (Ui-t. de lu Kte- Union.) Le gouvernement directorial était aussi iucnpaule de , sauvegarder le présent que de préparer à la nation un autre avenir. (De Carné.) I
SAUVE -L'HONNEUR s. m. Ce qui adoucit l'amertume U une déception, d'une disgrâce : jyiue de Maitly cria tant auprès de AJ«"> de Maintenon, qu'au bout d'une quinzaine on lui rendit quelques sauvk-l'uonneur. (Si-Sun.) ,
SAUVEMENT s. m. (aô-ve-man — rad. sauver). Féod. Contribution consistant en une ' certaine quantité de blé ou do vin que les vas-
SAUV
saux donnaient à leurs seigneurs, pour les dédommager de la construction et de l'entretien des murailles qui entouraient les bourgs et protégeaient ainsi la sûreté des habitants.
— Mar. Etat d'un navire arrivé heureusement à sa destination.
SAUVER v. a. ou tr. (sô-vé — rad. sauf). Garantir, sauver du péril : Sauver une ville, vn payi. Sauver quelqu'un des mains, d'entre les nuiiiis des ennemis. Sauver un homme du supplice, de l'infamie, de lit misère. Sauvj:r quelqu'un du naufrage. Une main habile EÛT Sauve l'Etat , si l'Etat eût pu eue sauvé. (Bnss.) Dieu, qui par sa bonté m'A sauvé de ce pas-là, me sauvera de bien d'autres. (Chateauli.) Les coups d'Etat ont perdu plus de gouvernements qu'ils n'eu ont sauvé. (Royer- Collard.) /( n'y a que deux choses gui puissent Sauver la société : la justice et ta lumière. (Bastiat.) Le christianisme perdit les empereurs, mais il sauva les peuples. (A. de Musset.) C'est la liberté de la presse qui sauvera la liberté du monde. (E. de Girardin.) Quatre mille hommes, arrivant en ce moment, pouvaient sauver l'Egypte. (Thiers.) Le maréchal de Viltius&MVK la Frnme à Ùenain ; c'est te mot de l'histoire. (tite-Beuve.)
Le devoir le plus saint, la loi la plus chérie Est d'oublier la loi pour murer la patrie.
Voitaire.
Pour sauver les débris de sa vertu frr.gile, Dans les bras de la mort Phèdre cherche un asile.
— Rendre la santé : Il y a en France des villes où, sur 23,000 enfants qui naissent, on n'en sauve que 300. (A. Blunqui.) La médecine ne Sauve que les individus, l'hygiène sauve les masses. (De Polinière.)
— Préserver : Sauver son nom de l'oubli. Une vie cachée ne nous sauve pas toujours de la puissance des princes. (Chateaub.) La livrée a Sauvé plus d'un maître de t' affront d'être pris pour son valet, (t etit-Senu.) J'ai eu t'adresse de sauver des griffes de vos domestiqua deux grands sacs de doubles pisto/es, (Le Sage.) La mort sauve te monde ans excès de ta vie. (A. Martin.) La haine que mérite la tyrannie ne sauve point du mépris les nations incapables de la liberté. (GuiZut.)
Sautions de cet affront mon nom et ma mémoire.
Racine.
— Epargner, faire éviter une chose désagréable : sauver a quelqu'un une grande dépense, une grande peine, nue grande fatigue, un grand travail. Le sommeil qui m'oblige de finir ma lettre vous SvUvts une mercuriale, (Bouisault.) On dirait que le monde entier doit se bouleverser, ou pour nous ménager un plaisir, ou pour nous sauver la plus légère peine. (Mass.)
De mon père quinteux sauves-moi ta disgrâce.