FIDELES
ARMORICA, VENDEA.
Une autre plaque, en bronze, consacre les noms des personnes à qui fut due l'initiative du monument : MM. de Frenilly, de Juigné , Reveillère, de Sesmaisons, de Villeneuvc- Bargemont, de Vérigny.
Savenay (bataille de), perdue par les Vendéens contre les républicains le 15 novembre 1793. 7,000 royalistes échappés au désastre du Mans étaient arrivés jusqu'à Savenay en suivant la Loire, qu'ils voulaient traverser. Ils avaient pour chef E-'leuriot de La Flcuryaie; mais il ne restait aucun bateau sur la Loire et la Villaine, et tous les ponts étaient coupés; les malheureux royalistes se voyaient donc enfermés entra ces deux rivières et l'Océan, triangle dans lequel il leur fallait vaincre ou périr.
La ville de Savenay, située sur une hauteur, pouvait se détendre, et les Vendéens ne négligèrent rien pour organiser une résistance opiniâtre. Bientôt Westcrmann et Kléber arrivent k la tète de l'avant-garde jépu- ' blicaine et prennent leurs dispositions. Ly- ] rot, qui commandait de son cCté l'avant- ' garde royaliste, commence le feu. Mais un j épais brouillard joint à l'obscurité de la nuit l force les deux partis à attendre le jour, Pen- , dant ce temps les forces se complètent da ! part et d'autre ; bientôt une supériorité écra- . santé se déclare en/aveur des républicains, et à moins de fautes capitales il est évident que la victoire leur est acquise d'avance. Mais c'est Marceau qui commande, et, avec un tel chef, il n'est pas un soldat qui ne soit sûr de vaincre.
j Au point du jour, Marceau fait battre la générale et développe des dispositions fori inidables. A un signal donné, toutes les colonnes s'ébranlent k la fois; Westermann et Kléber commencent l'attaque. Les Vendéens se sont ranges en bataille sur une seule ligne , espérant effrayer les républicains par l'étendue de ce déploiement de forces; puis, joignant l'audace à la ruse, ils marchent résolument ù la rencontre de leurs ennemis, qu'ils ébranlent dans un premier choc furieux ; mais déjà la division Tilly, composée des intrépides soldats d'Armagnac et d'Aunis, se dirige sur eux la baïonnette en avant, tandis que Westermann, Kléber et Beaupuy, filant par les hauteurs derrière Savenay, tournent en même temps les royalistes, et, par cette habile manœuvre, leur enlèvent tout espoir de salut. Alors les chefs vendéens Fleuriot , Bernard de Marigny, Donnissan, Beauvollier le jeune et Des Essarta, ne cherchent plus qu'à se soustraire à la captivité ou à la mort, et se font jour, l'épée à la main, à travers les colonnes républicaines. Ils réussissent ainsi k gagner tes bois environnants avec une partie do leur armée; le reste, ne pouvant les suivre, sa t réfugie avec Lyrot dans Sawnny même , au I moment où la 'division y entrait par le côté
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opposé. Ce fut un choc terrible et sanglant : les républicains, exaltés par le succès, se précipitent sur les Vendéens la baïonnette en avant et en font un carnage effroyable, L?s royalistes luttent en vain avec la fureur du désespoir : Lyrot tombe percé da coups, les canonniers vendéens périssent sur leurs pièces, et la Ville est eii un instant cbUverte de: cadavres.
Une partie de l'armée victorieuse se répondit alors en tirailleurs dans les bois, dans le.i fermes et les marais à la poursuite de ceux qui couraient effarés ù, travers la plaine peur gagner la Loire. Un corps de 1,200 à 1,!>00 Vendéens, cerné de toutes parts, n'obtir t grâce de la Vie qu'en déposant les ar» mes et en criant : Vive la nation ! Vive la république! La plupart de ceux, qui purent ée nipper à cette affreuse mêlée s'enfoncèrent dans la forêt du Gàvre; et, au nombre de 200 environ, marchèrent sur Ancénis pour tet ter d'y passer la Loire. Ils furent tous en've^oppés par la cavalerie républicaine, pris et conduits à Angers. Un certain nombre de royalistes essayèrent de franchir le fleuve; mais la plupart de ceux qui ne furent pas engloutis dans ses eaux périrent sous les décharges des chaloupes canonnières. La journet de Savenay fut décisive : à partir de ce 1110 nent, les royalistes purent bien continuer la j;uerre de partisans > mais ils furent incapables de lehir la caitlpagnS;
SAVENBACII (Rinka de), médecin allemand. V. Rlnna.
SiWENEAU s. m. (sa-ve-no). Pêche. Espècs de filet.
' SAVENELLE s. f. (sa- ve-nè-le). Pêche.
Espèce de filet. '
SAVENNIKRES, village et comm.de France (Maine-et*Loire)t canu de Saint-Georges -sur- Loire, arrdtid, et à 15 kiloin. S.-O. d'Angers, sur la rive droite de la Loire; 1,303 hab. Fours à chaux, fabrication d'huile de noix, carrières de marbre, récolte de très-bons vins blancs. L'église paroissiale, classée au nombre des monuments historiques, est la plus ancienne du département et peut- être de France. Quelques archéologues croient y retrouver un temple romain. Certaines parties des murs du sud et de l'est sont en petit appareil romain du iv<= siècle. Le reste de l'édilic ; est du XIe siècle. Près du bourg, dans l'île Béhuard, est une chapelle que fréquentait . jouis XI et où l'on admire un beau jubé et btaucoup d'ornements gothiques;
SA VERDUN, ville de France (Ariége), cheflieu de cant., arrond. et à 15 kilom. N.-O. de Pam ers, sur la rive gauche de l'Ariége ; pop. aggl., 2,576 hab. — pop. tôt., 3.9S3 hab. Moulins à vent, tuileries, éducation de vers à soie. Fabrication d'acier, faux et limes. Ce bourg, autrefois fortifié, possède un bel hôpital et les débris d'un ancien château, déniant jlé par ordre de Richelieu en 1633. Patrh du pape Benoît XII.
SAVE1UEN (Alexandre), savant biographe, mathématicien et physicien français, né à Arles vers 1720, mort à Paris en 1805. Il fut nomiré ingénieur de la marine à vingt ans et ne cessa guère, depuis, de s'occuper de toute; les sciences qui touchent à l'art nautique. Toutefois, on a de lui d'importants traité:; relatifs à la philosophie générale, aux scient es abstraites et à leur histoire. Il est, en ou:re, l'auteur du projet d'après lequel fut constituée, eu 1752, l'Académie de marine de Brest. Ses principaux ouvrages sont : Nouvelle théorie de lamanauvre des vaisseaux (1745) ; Nouvelle théorie de la mâture (1747) ; l'Art de mesurer sur mer le sillage d'un nauire (1750); Dictionnaire historique, théorique et pratique de marine (1781); Dictionnaire universel de mathématiques et de physique (1753) : Histoire des philosophes anciens (177 1) ; Hisloiredes philosopkesmodernes (17G2-1769) ; Histoire des progrès de l'esprit humain dans les sciences (1766-1778).
SAVERNE, l'ancienne Tabernx, en allemand Zaberu, ancienne ville de France (Bas-Rhin), faisant partie de l'Alsace-Lorraine depuis le désastreux traité de Francfort (10 mai 1871), chef-liju d'arrondissement et à 38 kilom, N.-O. i e Strasbourg, sur la Zorn et le canal de la ftiarne au Rhin; 5,000 lhab. Tribunal de ire iuslance, justice de paix, collège communal, bibliothèque publique. Tanneries, eorroieries, sucreries, fabrication de bonneterie, poterie- taillanderie; teintureries, tuileries et briquet sries; laminoirs, aflineries d'acier. Commerce important de bois flotté sur la Zorn, tabac, chaudronnerie.
Saverne est une ville irrégulièrement bâtie, qu'entourait jadis une enceinte fortifiée, détruite en 1676 et dont il ne reste plus guère que des débris de murailles et quelques tours à demi ruinées. Ses deux édifices principaux, sont l'é,rHse et le château. L'église est une construction dans laquelle on retrouve les styles de trois époques. Sa tour romane (xne siècle) est divbée en cinq étages, percée d'ouvertures en plein cintre et ornée à. chaque étage d'un cordon à moulures, de pilastres et de pendentifs. Le style ogival secondairo du xive siècle règne dans le chœur, et la nef, aux fenêtres formées d'une triple baie ogivale surmontée d'une rose, date du xvc sièc.e. Le côté latéral extérieur dedrniie présente en saillie une délicate balustrade à jour. Enflii. à l'intérieur de l'église, composé
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d'une nef avec un seul collatéral, on remarque la chaire, tëuvre admirable du célèbre architecte Humilier, le même qui fournit le dessin de la chaire de la cathédrale de Strasbourg; puis, dans le chœur, de belles boiseries de chêne ; dans la chapelle de la Vierge, une grille Renaissance et quatre tableaux sur bois de Hans Wohlgemuth, représentant Un chemin de croix, et enfin un maîtreautel assez curieux, dans le style maniéré du xvme siècle.
Le château primitif de Saverne, construit en 1S70 par François Egon de Fursteuberg, évêque de Strasbourg, occupait l'emplacement d'un autre château à peu près ruiné pendant la guerre de Trente ans. Dans la nuit du 7 au 8 septembre 1779, un incendie ayant détruit complètement la façade du second édifice, le cardinal de Rohan, évêque de Strasbourg, le même que l'affaire du collier mit Si déplorablement en Vue, fit élever le nouveau palais épiscopal encore debout aujourd'hui. Le cardinal n'eut cependant pas le loisir d'en achever complètement la construction, que la Révolution interrompit. Acheté par la ville de Saverne, revendu à l'Etat, racheté par la ville, le château de Saverne resta plus de cinquante ans sans recevoir une destination précise. Un décret du 22 janvier 1852 l'affecta au logement des veuves des hauts fonctionnaires de l'Etat qui voudraient s'y retirer. L'édifice subit alors une transformation complète et lés immenses travaux qu'on y exécuta en firent une habitation des plus confortables. Conçu dans le grand style du palais de Versailles, l'édifice présente deux façades : l'une sur les anciens jardins,- détruits en partie pendant la Révolution; l'autre sur la principale place delà ville. Ces deux façades se ressemblent quant aux dispositions générales, mais celle du jardin est de beaucoup la plus belle. « L'édifice; dit une description détaillée que nous résumons, est composé d'un rez-de-chaussée, d'un entre-sol et d'un premier étage avec attique. Les fenêtres sont séparées dans toute ta longueur du monument par des pilastres cannelés. Le jardin actuel, longé au nord par le canal, communique avec le château par deux escaliers monumentaux en pierre ; il n'a rien conservé de son ancienne splendeur. On y voit, près du canal, une pelouse qui formait autrefois un large bassin entouré de statues. A l'intérieur du palais, la salle de la bibliothèque , ornée de peintures, mérite d'être visitée.»
Après l'église et le château, il faut encore signaler: une maison particulière du xve siècle, avec poutres sculptées et lanternes octogonales en saillie sur la façade; l'obélisque ou colonne milliaire, indiquant en milles germaniques la distance de Saverne aux principaux points du globe; enfin, l'intéressante chapelle d'un ancien couvent de récollets (style ogival de la fin du XVe siècle) qui s'élève sur une hauteur à l'ouest de Saverne, et ne contient qu'une seule nef ; à l'intérieur, on remarque une singulière statue du Christ couché sur le côté et un groupe sculpté sur bois, représentant les apôtres entourant le tombeau du Christ resssucité. Près de la chapelle se trouvent les ruines du cloître, présentant une suite élégante d'arcades à ogives géminées et trilobées. Les autres édifices publics de Saverne sont l'hôtel de ville, le collège et l'hôpital.
Les restes importants d'antiquités romaines découverts à Saverne à différentes époques sont aujourd'hui réunis dans un musée spécial, fondé en 1859 et installé dans une ancienne chapelle dédiée à saint Michel. Nous citerons, parmi les plus curieux fragments : une tombe double, souvenir de l'ancien peuple de Germanie connu sous le nom de Triboques; un bas-relief de Mercure; une inscription votive à Mercure et à Apollon ; un autel quadrilatéral; plusieurs urnes cinéraires, etc. On a également reconnu, il y a quelques années, à 10 kilom. environ de Saverne, les restes d'un camp gallo-romain.
— Histoire. Saverne est désignée par les historiens anciens sous le nom de Tabernx ou de Très 7'uAej'Hjs, sur la route d'Argeritoratum à Divodurum, et Ammien Marcellin en parle comme d'un poste militaire capable d'arrêter les barbares. La ville, presque détruite au ive siècle par les Allemands, se releva de ses ruines sous Julien, qui en fit sa principale place d'armes. Elle n'échappa point, néanmoins, aux invasions postérieures, mais elle dut toujours à sa situation exceptionnelle, qui lui a valu le nom de Clef de l'Alsace, de regagner rapidement son importance primitive. Charles le Chauve s'en empara pendant les guerres qui divisèrent les fils de Louis le Débonnaire. En 923, Henri l'Oiseleur occupa Saverne, qui dépendait alors de l'évéché de Metz ; mais l'évêque reprit la place et en fit raser les fortifications. Le domaine fut, à une i époque impossible à préciser, réuni à celui • de Strasbourg. Quand cette dernière ville embrassa la Réforme, les évêques, contraints I d'abandonner leur métropole, tirent de Saverne leur résidence habituelle; de là l'ori- ; gine du château. Le principal épisode de | l'histoire de Saverne se rapporte à la guerre des Rustauds. Les révoltes, au nombre de 20,000, avaient occupé la place, dans le but de fermer le passage au duc Antoine de . Lorraine et à son armée. Mais lorsque le duc I en eut formé le siège, désespérant de pouvoir
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résister, ils finirent par se rendre sans condition et furent massacrés. Plus de 20,000 révoltés restèrent sur le carreau. Leur chef, Erasme Graber de Molsheim, qui s'intitulait «cnppilaine général de la clere bande,» fut pris et condamné à mort. Au mois de décembre 1621, Saverne fut assiégée, mais sans succès, par le comte de Mansfeld. Craignant avec raison un retour offensif, la ville s'occupa d'accroître rapidement ses fortifications et ses moyens de défense. Mansfeld revint, en effet, moins de six mois plus tard, mais son attaque ne réussit pas mieux que ia précédente. En 1633, Saverne était occupée par une garnison suédoise. Les habitants, afin dé s'en débarrasser, n'hésitèrent pas à introduire les impériaux dans la place, et la malheureuse garnison fut presque tout entière passée au fil de l'épée. En 1636, le duc Berliard de Saxe-Weimar,- allié de la France, entreprît à son tour le siège de Saverne et la força à capituler. La garnison sortit avec les honneurs de la guerre, mais la ville fut frappée d'une contribution de 38,000 florins. LU France rendit Saverne à l'archevêque de Strasbourg," eh vertu du traité de Munster; les fortifications furent alors rasées en partie. En 1674, Turenne s'empara de Saverne, y mit une garnison de 1,000 hommes et s'oe* cupa de relever les remparts. Les impériaux alarmés essayèrent, mais vainement, de reprendre la place qui, en 1677, subissant le sort commun à la plupart de celles de l'Al- Sacei fut de nouveau complètement démantelée. Le 3l juillet 1744, Saverne fut saccagée par une troupe d'Autrichiens qui l'occupèrent pendant quinze jours. Sous Louis XV, on ouvrit la route si connue depuis sous le nom de montée de Saverne (1726-1739), et qui remplace de nos jours l'ancienne voie romaine, souvent restaurée par les évêques de Strasbourg. Peu après la défaite de Mac- Manon à Reichshoft'en (6 août 1870), Saverne tomba sans coup férir au pouvoir des Allemands, qui depuis lors l'ont conservée.
SAVERY, mécanicien anglais, né dans la seconde moitié du xvn« siècle. Il construisit, en 1698, la première machine où la tension de la vapeur d'eau fut employée comme force motrice. Le principe de cette machine est celui qu'avait indiqué lord Worcester, mais Savery y parvint sans doute de son côté. La vapeur, développée dans une chaudière séf parée, était introduite dans un cylindre rempli d'eau et chassait cette eau dans un tuyau latéral. Les communications ^ivec ce tuyau et avec la chaudière étaient alors interrompues à l'aide de robinets, tandis qu'elles étaient rétablies avec un réservoir inférieur. La vapeur se condensant peu a peu dans le cylindre par le refroidissement de ses parois, aidé au besoin par un courant d'eau froide coulant le long de sa surface externe, la pression atmosphérique ramenait bientôt une certaine quantité d'eau du réservoir inférieur dans le cylindre. On fermait alors la communication avec ce réservoir, on ouvrait les deux autres et une nouvelle niasse d'eau s'élevait dans le tuyau latéral. On voit que le principe de cette machine était tout différent de celui sur lequel l-'apin avait fondé le projet de la sienne et qui est resté seul en usage. Savery avait décrit sa machine dans un ouvrage intitulé Miner' s friend (l'Ami des mineurs) et pris une patente. Peu après, Newcommen imagina la véritable machine à vapeur, l'ondée sur le principe qu'avait indiqué Papin, et Savery s'associa avec lui pour la faire construire. C'est pourquoi les premières machines à vapeur ont porté les deux noms accouplés de Savery et de Newcommen. V.
NliWCOMMEN.
SAVERY (Roland), peintre flamand, né à Courtrai en 1576, mort à Utrecht en 1639. Il étudia sous la direction de Jacques Savery, son père, peintre médiocre, et s'adonna au paysage. Bon talent frappa l'empereur Rodolphe II, qui le manda en Allemagne et l'attacha à son service. Après la mort de son protecteur, Savery alla se fixer à Utrecht. Par le fini de son exécution, par son coloris il la fois solide et vaporeux, il a certaines affinités avec Paul Bril et avec Breughel de Velours. Savery mettait dans ses compositions de petites figures d'hommes et d'animaux, dessinées avec beaucoup de talent.
Nous citerons, parmi ses œuvres : Adam et Eue dans le paradis terrestre , la Création. Jésus-Christ sur le mont Thabor, des Scieurs de bois, tableaux qui ont fait partie du musée du Louvre, d'où ils ont été enlevés en 1815; Une forêt avec des chenaux sauvages , Orphée attirant les animaux , Saint Jérôme dans le désert, tableau gravé par Isaac Major ; une suite de Vues, dans la galerie de Prague, lesquelles ont été gravées par G. Sadeler, etc.
SAVETÉ, ÉE (sa-ve-té) part, passé du v. Saveter. Mal fait : Ouvrage saveté,
SAVETE Et v. a. ou tr. (sa-ve-té — rad. savate. 11 double le t à toutes les personnes dont la terminaison commence par un e muet : Je savetle;il saoeitera). Faire ou raccommoder malproprement un ouvrage : Saveter un habit,
SAVETIER s. m. (sa-ve-tié — rad. savate). Ouvrier qui raccommode de vieux souliers : Paris renferme en ce moment moins de savetiers que de gens de lettres. (Proudhon.)
SAVË
tin savetier (SnjHitaii ilu matin jusqu'au soir. La Fontaine.
— Pop. Mauvais ouvrier en quelque genre que ce soit : C'est un savetier', ce n est qu'un