V. Charles- Emmanuel IL
SAVOIE (Victor-Amédée II, quinzième duc de), premier roi de Sardaigne. V. Victor- Amédée II.
SAVOIE (Charles-Emmanuel 111, duc De), deuxième roi de Sardaigne. V. Charles- Emmanuel III.
SAVOIE (Victor-Amédée III, duc de), troisième roi de Sardaigne.V. Victor-Amédée III.
SAVOIE (Charles-Emmanuel IV, duc de), quatrième roi de Sardaigne. V. Charles- Emmanuel IV.
SAVOIE (Victor-Emmanuel 1er, duc de), cinquième roi de Sardaigne. V. Victor-Emmanuel 1er.
SAVOIE (Charles-Félix de), sixième roi de Sardaigne. V. Charles-Félix.
SAVOIE- CAR IGNAN (Charles- Albert de), septième roi de Sardaigne. V. Charles-Albert.
SAVOIE (Victor-Emmanuel II de), huitième roi de Sardaigne, premier roi d'Italie.V. Victor-Emmanuel II.
SAVOIE (Philippe de), prince d'Achaïe et de Morée, fils de Thomas III, né à Suse en 127s, mort à Pigneiol en 1334. Il obtint en 1294 la souveraineté du Piémont et renonça à la Savoie, dont il aurait dû hériter à la mort de' son père en 1285. Il lutta pendant tout son règne contre Charles 1er et Charles II d'Anjou. En épousant, en 1301, Isabelle de Villehardonin, liile et unique héritière du dernier prince de l'Achaïe et de la Morée, Philippe avait pris le titre de ses deux principautés; il transmit ce titre à ses enfants, mais céda la souveraineté des principautés à Charles II en 1307, par un traité qui réglait en même temps leurs droits respectifs en Piémont. Malgré ce traité, Philippe fut obligé de nouveau de résister aux attaques de la maison d'Anjou, contre lesquelles il fut protégé pendant quelque temps seulement par l'empereur Henri VII. — Son fils, Jacques de Savoie, comte de Piémont, prince d'Achaïe et de Morée, mort eu I3<à6, n'était pas majeur lorsqu'il succéda en 1334 à Philippe, A la
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mort de Robert, roi de Naples, en 134 1 , il attaqua la reine Jeanne, le marquis de Montferrat et celui de Saluées. Il força ce dernier à. lui rendre hommage en 1359. llfutmoinsheureux contre les ducs de Savoie de la branche aînée de sa famille. Vaincu par Amédée VI, fait prisonnier et dépouillé de tous ses fiefs, il fut rétabli dans su souveraineté en ]3G3 par le vainqueur. — Amédée de Savoie, comte de Piémont, prince d'Achaïe et de Morée, mort en 1402, fut protégé contre Philippe par Amédée VI, qu'il servit fidèlement dans toutes ses guerres. Il manifesta quelques projets de conquête sur les principautés d'Achaïe et de Morée dont il portait le titre, mais il ne donna aucune suite ii ces projets. — Louis de Savoie, dernier prince de la maison Savoie-Achaïe, prince d'Achaïe et de Morée, mort à Pignerol en 1413, succéda en 1402 k son frère Amédée, Il resta pendant tout son règne l'allié fidèle d'Amédée VIII, qu'il servit dans ses guerres contre l.js marquis de Montferrat, de Saluées et de Cera.
SAVOIE (Louis de), roi de Chypre, frère d'Amédée IX, duc de Savoie, mort à Ripaille en 1482. Il épousa Charlotte, fille unique de Jean III de Lusignan, dernier roi de Chypre, se rendit à Nicosie eu 1459 et se fit proclamer roi de Chypre; mais il fut bientôt chassé par son beau-frère, Jacques de Lusignan. S'étant réfugiés auprès du Soudan d'Egypte, Louis et Charlotte organisèrent en 1479, contre les Vénitiens, une conjuration qui coûta la vie à un graDU nombre de leurs partisans. Ils se retirèrent ensuite en Europe ; Charlotte mourut cinq ans après son mari, k Rome, en 1487.
SAVOIE (Philibert-Emmanuel de), grand prieur de Casiille et de Léon et grand amiral d'Espagne, fils du duc Charles-Emmanuel 1er, né en 1588, mort à Païenne en 1624. Nommé par Philippe IU, en 1610, généralissime de la mer, il fut chargé en 1614 d'empêcher aveu sa flotte la descente projetée.par les Turcs sur les côtes de Sicile.
SAVOIE (Maurice de), cardinal savoisien, frère du précédent, né à Turin en 1593, mort en 1657. II fut un des prétendants à la régence pendant les règnes de François-Hyacinthe et de Charles-Emmanuel II, et il se l'ai suit appuyer par l'Espagne. Il fit la paix en 1642. Maurice de Savoie rpçut le chapeau de cardinal et devint prieur d'Oneille.
SAVOIE-NEMOHRS (Philippe de), duc DB Nemours, et sa branche. V. Nemours.
SAVOIE-CARIGNAN (Thomas de), prince de Carignan, et sa descendance. V. CARI- GNAN.
SAVOIE-CARIGNAN -SOISSONS (François- Eugène db), connu sous le nom de prince Eugène. V. Eugène.
SAVOIE CARIGNAN-VILLEFRANCHE (Eugène-Emmanuel de), prince de Carignan. V, Carignan.
Savoie (ORIGINE ET PROGRÈS DES INSTITU- TIONS de la monarchie de), par L. Cibrario (Turin, 1853, 2 vol. in-12). Dans cet ouvrage, où l'histoire est traitée avec une méthode nouvelle en partie, Cibrario a exposé sommairement le principe et les développements de toutes les branches du gouvernement piémontais : sa politique, son organisation militaire, financière et administrative. Le second volume est un tableau chronologique très-détaillé de toute l'histoire de cette monarchie. Il y établit les tendances nationales et l'origine italienne des princes de la maison de Savoie, qui descendent, non de Witikind et des Saxons, comme on le croyait autrefois, mais de Bérenger et d'Adalbert, derniers rois d'Italie au x° siècle. L'auteur conclut, k bon droit, qu'ils constituent la seule et vraie dynastie du royaume -d'Italie. D'autres auteurs ont suivi Cibrario dans ces recherches; mais cest lui qui, le premier, a publié les documents authentiques établissant l'origine tout italienne de la maison de Savoie, système auquel les derniers événements d'Italie ont donné un nouvel intérêt.
Savoie (ordres de), nom de deux ordres de chevaleiie, l'un civil et l'autre militaire, créés par les rois de Sardaigne et appartenant aujourd'hui au royaume d'Italie. L'ordre militaire de Savoie, le plus ancien des deux, a été établi le 14 août 1815 par le roi Victor-Emmanuel I". Il est accessible aux sous-officiers et aux soldats, aussi bien qu'aux officiers, et comprend quatre classes grandscroix, commandeurs, chevaliers, décorés. Le ruban est bleu foncé et la devise : Al merilt ed ai valore (Au mérite et à la valeur). L'ordr( civil de Savoie a été institué, le 29 octobre 1831, par le roi Charles-Albert, qui le destina aux hauts fonctionnaires, aux artistes, aux savants, aux hommes de lettres, aux ingé- ■ nieurs, aux architectes qui se sont illustrés par des travaux remarquables. Les membres de l'ordre, qui neformentqu'une seule classe, doivent être nationaux. Ils jurent, a leur admission, d'être fidèles à. leur souverain, de se conformer aux lois, de ne rien enseigner ni publier qui soit contraire à la religion catholique et aux principes de la monarchie. Quarante pensions, formant un total de 30,000 fr., sont accordées aux chevaliers. La décoration consiste en une croix pleine en or, émaillée bleu azur, avec écusson rond, émaillé blanc et enfermé dans un petit cercle d'or, qui porte d'un côté le chiffre du fondateur, C. A., et de
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l'autre la devise suivante : Al merito civile. 1831 (Au mérite civil. 1831). Cette croix so porte sur le côté gauche de l'habit, à un ruban bleu azur, au milieu de deux raies blanches. Cette décoration, comme celle de l'ordre milituire de Savoie, depuis l'annexion de cette province à la France disparaît de jour en jour.
SAVOIR v. a. ou tr. (sa-voir — du latin sapere, proprement avoir du goût, qui dans les langues romanes a supplanté le verbe latin scire, savoir; le participe présent s'est produit sous une double forme, sachant, répondant littéralement au type sapiens, et savant, tiré de l'infinitif savoir; l'usage a consacré ce dernier a l'emploi adjectival. Les latinisants de la Renaissance, pensant à quelque rapport étymologique entre savant, savoir et le latin scire, croyaient faire prouve de purisme en écrivant sçavant, sçuvoir. — Je sais, tu sais, il sait, nous savons, vous savez, ils savent ; je savais; je sus; je saurai; je Saurais; sache, sachons, sachez ; que je sache ; que ie susse; sac/tant; su). Connaître : Savoir le chemin. Je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien. (Socrate.) Ce que l'on sait est peu de chose en comparaison de ce qu'on ne sait pas. (PonteneUe.) C'est savoir quelque chose que de savoir que l'on ignore. (Stobée.) On traite volontiers d'inutile ce qu on ne sait point. (Fumenelle.) Heureux qui ne sait pas tout ce que les autres ont dit, et qui sait un peu ce qu'il doit dire! (Fén.) Celui qui ne sait rien croit enseigner aux autres ce qu'il vient d'apprendre. (La Bruy.) Plus on a médité, plus on est en état d'affirmer qu'on ne sait rien. (Voltaire.) On sait que la fierté a toujours été ta ressource de la médiocrité. (Mass.) On sait ce que les grands hommes ont été pendant ce petit intervalle qu'a duré leur éclat; mais qui sait ce qu'ils sont dans la région éternelle des morts? (Mass.) /( nous coûte bien de convenir que nous ne savons pas les choses que nous iynorons. (Giimni.)C«/«i quiaun grand sens sait beaucoup. (Vuuven.) Il faut avoir beaucoup étudié pour savoir peu, (Montesq.) Généralement tes yens qui Savent peu parlent beaucoup, et les gens qui savent beaucoup parlent peu. (J.-J. Rouss.) // n'y a personne de moins curieux d'apprendre que les personnes qui ne savent rien. (Suard.) On désire sans savoir quoi. (J.-J. Rouss.) Tu as lamine d'en savoir plus long que moi là-dessus. (Mariv.) Il y a trois sortes d'ignorance : ne rien savoir, savoir mal ce qu'on sait et savoir autre chose que ce qu'on doit savoir. (Uuclos.) Pour savoir bien une chose, il faut en savoir un peu mille. (J. de Maistre.) Il y a peu de Français qui sachent encore très-bien ce que c'est que la liberté. (M">e de Sla-el.) Adressez-vous aux jeunes gens ; Us savent tout. (J. Joubert.) Le bon sens est de savoir ce qu'il faut faire; le bon esprit, de savoir ce qu'il faut penser. (J. Joubert.) L'animal sait tout ce qu'il doit savoir; l'homme doit tout apprendre. (Ballnnche.) Les hommes qui savent beaucoup ont d'excellentes raisons pour être modestes. (Réveillé-Parise.) Les terroristes ne savaient pas d'avance qu'ils étaient des terroristes. (Chateaub.) Ceux qui veulent le bien sont les seu/s qui Savent clairement ce qu'ils veulent. (De Gérando.) Quand les pères ne Savent pas ce qu'ont leurs filles, les mères le devinent. (Balzac.) Savoir exactement ce qu'on veut et vouloir fermement ce qu'on sait, tel est tout le secret du pouvoir. (É. de Gir.) Dès que nous savons qu'une chose existe, nous voulons savoir comment elle peut exister. (J. Simon.) Tous tes jours on prouve à un spiritualiste qu'il est matérialiste sans le Savoir. (S. de Sacy.) Il faut avoir acquis un grand fonds de science pour s'avouer que l'on sait peu, (A. Kurr.) Sans méthode dans ce que l'on fait, on va sans savoir où l'on va. (Bonnin.) La curiosité est le défaut des oifants qui ne savent rien et des sots qui s'occupent des sottises d'antrui. (Mme de Puisieux.) L'homme sait d'où il vient, mais il ne sait où il va. (Ficquelmont.) Les hommes s'imaginent toujours savoir ce qu'ils ont vu. (F. Bersot.)
Vous saurez tout cela tantôt de bout en bout.
Molière.
Ce que je sais le mieux, c'est mon commencement.
Racine.
On sait un peu de tout quand on a voyagé.
Ponsarij.
1 n'est pas bien honnête, et pour beaucoup de causes Qu'une anime étudie et sache tant de choses.
Molière.
Tu sais le caractère et l'esprit de la dame, lilk est vieille et jalouse il désoler les gens.
Reonaud.
-Snurnta-tu quelque hôtel de la grande tournure, Où l'on puisse gâtaient faire bonne figure?