‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 156 sur 1059 · DÉRANGER · texte numérisé non relu

DÉRANGER

Il Autorité quelconque exercée d'une maniera absolue : Un sceptre de fer. Faire tout plier

SCEP

sous son sciîPTRiî. Le poignard d'un Brutus peut être aisément forgé dans le sceptre de fer d'un César. (Chateaub.) Aux larmes, au travail le peuple est condamné Et d'un sceptre de fer veut être gouverné.

ri Prééminence, supériorité : La doctrine est un sceptre ou une marotte, selon l'adresse des mains gui doivent s'en servir. (La Motlie Le Vayer.) En général, chez nous, ce sont les femmes qui tiennent le sceptbe dans le genre épistolaire. (Chamfort.) Pendant trois siècles, l Italie, assise sur son trône d'or, a gardé le Sceptrk de la peinture, de la sculpture et de l'architecture. (Th. Gaut.) Les nations de la langue grecque ont tenu le sceptre des sciences, des lettres et des arts, (Littré.) Ta bêche, o fossoyeur, est le sceptre du inonde!

A. Houssaye.

Tu vas passer pour ridicule

Chez les rois du pays latin.

Dont le sceptre est une férule.

Matnard.

— Astron. Le Sceptre et main de justice, Constellation boréale , qui est située entre Céjihèe, Pégase et Andromède, et qu'on appelle aussi le Lézard.

— Encycl. Suivant l'étymologie grecque, le sceptre fut d'abord un simple bâton sur lequel on s'appuyait. Comme les vieillards le portaient pour affermir leurs pas et que les vieillards, dans les siècles primitifs, avaient l'autorité, exerçaient le ministère religieux, rendaient la justice et élevaient dans les assemblées populaires une voix écoutée, il est tout naturel que ce bâton avec lequel on les voyait toujours ait tini par se trouver lié d'une manière pour ainsi dire intime à leurs fonctions. De là vint qu'au temps d'Homère le sceptre se trouva entre les mains des rois, des prêtres, des juges et de ceux qui prenaient la parole devant le peuple. Comme, d'un autre côté, on pouvait faire du bâton une arme pour attaquer ou pour se défendre, on comprend facilement que le sceptre fût porté par les chefs d'armée et les hérauts.

La longueur, la forme et les ornements du sceptre ne furent pas toujours les mêmes. Duns l'antiquité grecque, le sceptre paraît avoir été généralement fort long. Il était droit, garni de clous d'or ou de lames d'or et souvent terminé au bout supérieur en forme de lance. C'est ce qu'en numismatique on a appelé hasta pura, haste ou pique sans fer. Un camée du cabinet Farnèse représente Jupiter foudroyant les Titans et tenant un long sceptre que surmonte une fleur. C'est aussi un long sceptre que tient le poète Eschyle, dans sa statue de la villa Albani. Un vase peint du cabinet de sir William Haniiiton représente Enée suivi de son lils Ascagne et portant sur ses épaules son père Anuhise; celui-ci tient à la main droite un long sceptre terminé en forme de haste. Les acteurs qui, sur les théâtres anciens, jouaient les rôles de rois avaient des sceptres de la hauteur d'un homme. Le trident de Neptune, dans lequel il faut voir, en définitive, un sceptre surmonté de trois pointes, était toujours re-

firésenté à peu près aussi haut que le dieu ui-même.

Ku Kgypte, dès l'époque la plus reculée, le roi, que l'on consacrait soitàThèbes, soit à Mempliis, portait un sceptre en forme de charrue. C'était aussi la forme de celui que portaient les prêtres égyptiens et ceux de l'Ethiopie. La charrue était un insigne parfaitement approprié aux prêtres du bœuf Apis et aux rois d'une contrée où l'agriculture faisait partie de la religion, où tous les instruments des travaux de la terre étaient en quelque sorte l'objet d'un culte. Cependant il existait dans ce pays des sceptres qui ne gardaient pas cette forme. Ainsi, nous voyons dans les scolies sur Aristophane (comédie des Oiseaux) que le sceptre de certains rois d'Egypte portait à l'extrémité supérieure la figure d'une cigogne, et de l'autre, côté, vers la poignée, la ligure d'un hippopotame.

En Orient, le sceptre ne parait pas avoir affecté une forme particulière. Si nous nous en rapportons aux traditions bibliques, nous dirons qu'en Perse il était d'or et qu'il devenait un signe de salut pour celui vers qui le tendait le roi. C'est sur ces traditions que Racine s'est appuyé quand il a représenté Esther venant devant Assuérus, sans y être j appelée, et accueillie par ces paroles d abord ! menaçantes :

. . . Sans mon ordre on porte ici ses pas! Quel mortel insolent vient chercher le trépas 7 Gardes... C'est vous, Esther?,., Est-ce pour vous qu'est fait un ordre si sévère? Vivez : le sceptre d'or que vous tend cette main Four vous de ma clémence est un gage certain!

Les monuments de l'antiquité romaine nous montrent presque toujours le sceptre droit et quelquefois le sceptre recourbé, dans la forme du liluus des augures ou de la crosse de nos évêques. On dit que Tarquin le Superbe fut le premier roi de Rome qui ait porté le sceptre. Cet insigne du commandement, qui passa aux consuls et que Valère-Maxime appelle eburneus scipio (bâton d'ivoire), était en ivoire et surmonté d'un aigle. 11 était remis par le sénat aux consuls désignés, et ceux-ci, après être sortis de charge , le conservaient comme une marque du pouvoir qu'ils avaient exercé. Le sénat l'envoyait aussi en. présent aux rois et alliés du peuple romain. Les gé-

SCÈT

néraux victorieux et qui recevaient les honneurs du triomphe avaient le droit de le porter. Après la république, il fut adopté par les empereurs, qui toutefois le laissèrent également aux consuls. C'est de ce sceptre que parle Juvénal dans sa dixième satire: «Donne maintenant aussi l'oiseau qui s'élève du sceptre d'ivoire :

ùa nunc et volucrem sceptro qus surgit eburno. »

Le sceptre surmonté d'un globe au-dessus duquel est placé un aigle fut préféré au précédent par les empereurs de Constantinople ; mais on le trouve déjà sur des médailles presque depuis le commencement de l'empire. La croix sur le sceptre ne paraît pas remonter au delà de Phocas; elle fut également adoptée par ses successeurs; quelques-uns même d'entre eux,*u lieu de sceptre, portèrent simplement une croix, ou surmontant un globe, ou seule et sans ornements profanes. Les empereurs du Bas-Empire, quand ils n'étaient pas en costume d'apparat, eurent l'habitude de porter un sceptre d'une forme particulière; il consistait en une tige assez longue, dont l'extrémité supérieure était aplatie et carrée. On l'appelait narthex, férule, et, pour cette raison, les princes qui le tenaient en signe de commandement furent appelés narthécophores, porte •■ férule. Ce sceptre avait en effet une ressemblance marquée avec la férule des maîtres d'école. Du reste, longtemps auparavant, on avait comparé la férule à un sceptre ; Martial l'avait, désignée par ces mots : sceptrum pxdagogorum.

Chez les barbares qui renversèrent la puissance romaine et qui lui succédèrent, le sceptre paraît avoir été, même dès la plus haute antiquité, une des inarques du pouvoir souverain. Sur le portail de l'abbaye de Saint-Germain- des-Prés, Clovis était représenté portant un sceptre que surmontait un aigle. On parle d un sceptre de Childebert, dont l'extrémité supérieure était une touffe de feuilles avec la forme d'une pomme de pin. Le sceptre que l'abbaye de Saint- Denis conservait comme étant celui de Dagobert porte à son sommet un homme placé sur le dos d'un aigle qui voie; l'authenticité en est fort douteuse, et ceux qui la contestent y voient seulement un bâton de chantre. Mais on ne peut guère révoquer en doute le sceau du même roi que contenaient les archives de Saint-Maximin de Trêves, et où l'on voit représenté son sceptre sous la forme d'une branche à plusieurs rameaux. On a donc dit par erreur que le sceptre ne paraissait pas sur le sceau des rois de France avant Lothaire, fils de Louis d'Outre-mer. Ce roi, l'avant-dernier des Carlovingiens, est représenté clans son sceau tenant de la main droite un bâton assez iong et de la main gauche un sceptre semblable à la massue d'Hercule. On retrouve ailleurs des exemples du même genre. Ainsi , Richard Ier, roi d'Angleterre, se voit avec un sceptre terminé par une croix dans la main droite et un bâton terminé par une colombe dans la main gauche. Ménard, dans son livre sur la cérémonie du sacre des rois de France, dit qu'on ne leur offrait pas seulement le sceptre, mais encore la haste en forme de bâton pastoral. Il ajoute que ce bâton était le symbole du gouvernement et de l'administration, tandis que le sceptre était la inarque de la dignité royale. Cette différence entre les deux insignes paraît assez mal établie, et l'on trouve en effet le bâton pastoral désigné par d'anciens écrivains sous le nom de sceptrum regale. Ajoutons que les deux insignes ont été distingués par Mabillon, mais que Montfaucon les a confondus tous les deux et leur a donné la dénomination commune de sceptre. Si l'on s'en rapporte à certains historiens dont l'érudition n'est pas hors de doute , comme Velly , on admettra que le sceptre des premiers rois de France fut tantôt uno simple paiine, tantôt une verge d'or courbée par le haut et semblable à une crosse ou à un lituus; mais il ne. nous reste pas d'exemple de cette dernière sorte de sceptre. A une époque dont il n'est pas possible de préciser la date, le sceptre français fut surmonté d'une fleur de lis double, et cette coutume a été conservée par toute la race des rois dits légitimes. Sous l'Empire, l'aigle remplaça la fleur de lis et, sons la monarchie de Juillet, ce fut un coq, le coq gaulois, qui trôna sur le bâton royal. Le sceptre des empereurs d'Allemagne n'a pas non plus été toujours le même. Celui d'Othon II était terminé par une boule; ceux de Frédéric I«r et de Henri VII furent surmontés d'une croix; Othon IV prit pour sceptre une véritable croix; enfin l'ornement définitif du sceptre de l'empire d'Allemagne a été l'aigle à deux têtes.

Il est facile de comprendre par quelle logique de l'esprit humain, le sceptre étant le symbole de l'autorité royale, de la puissance du gouvernement, le mot sceptre est devenu synonyme de pouvoir suprême..

SCEPTRIFÈRE adj. (sè-ptri-fè-re — du lat. sceptrum, sceptre; fera, je porte), Mythol. Se dit de Jupiter et de Juuon, divinités que l'on représente avec un sceptre à la main, il On dit aussi scEPTRiGÈRtt, de sceptrum, sceptre, et de gero, je porte.

SCEPDS1CM, nom latin de Zips.

SCÉRA s. f. (sé-ra). Astron. Nom que l'on donne quelquefois à l'étoile Sirius.

SCÉTÉ, désert de la basse Egypte, a l'O.

SCHA

du Delta, entre les monts Nitria et les lacs de Natroum. Dans les premiers âges du christianisme, il servit de lieu de retraite à un grand nombre d'ermites.

SCÉT1E ou SÊTIE s. f. (sé-tî). Mar. Petit navire gréé de voiles latines, qui est en usage dans le Levant.

SCEURA s, m. (seu-ra). Bot. Syn. d'AVi-

CENNIE.

SCEVE (Maurice), poète français, né à Lyon, mort dans la même ville en 1564. 11 appartenait à une famille d'origine piémontaise. Scève exerça la profession d'avocat et devint conseiller échevin dans sa ville natale. A la fois jurisconsulte, poète, musicien, peintre, architecte, antiquaire, il jouissait dans son temps d'une grande réputation. Marot, Dolet, Du Bellay, Sainte-Marthe l'ont porté aux nues; mais leurs éloges n'ont point été consacrés par la postérité. Scève est un des rimeurs les plus inintelligibles qui se puissent rencontrer, On lui doit : Arion ( églogue (Lyon, 153G, pet. in-8°) ; Délie, objet de plus haute vertu (Lyon, 1544, in-8u), recueil de dizains à la louange de sa maltresse; la Saulsaye (Lyon, 1547, in-8°), églngue agréable, le meilleur de ses écrits; le Microcosme (1562, in-40), poëme en trois livres sur la création, la chute d'Adam, l'invention des arts, e te; les Blasons du front, du sourcil, du soupir, de la gorge, réimprimés avec les Blasons de Méon (1809, in-8"). — Un de ses parents, Jean Scève, qui vivait également au xvie siècle, fut prieur de Montratier. On a de lui un poëme en vers, intitulé : le Tresbnchement de Mars, dieu des guerres, aux enfers (1559), et un livre de prières.

SCEVOLA (Lodovico), littérateur et auteur dramatique italien, né à Brescia en 1770, mort à Milan en 1819. Il professait la rhétorique dans les écoles publiques de sa ville natale lorsque survinrent les événements de 1797. Nommé secrétaire du comité d'instruction publique à Brescia, il devint successivement secrétaire île l'Athénée de sa ville natale , sous-bibliothécaire à Bologne , mais it fut destitué et chassé même de cette ville après la chute de Murât. On lui doit plusieurs tragédies qui ont eu un grand succès : La Morte di Sacrale, A nnibal in Bitinia, Saffb, Erode, Arisiodemo, Giuletta e Bornéo.

SCÉVOLE s. m. (sé-vo-le — du lat, sexoolus, gaucher, manchot). Bot. Genre de plantes, de la famille des goodéniacées, type de la tribu des scévolèes, comprenant un assez grand nombre d'espèces qui croissent surtout dans les régions tropicales.

— Encycl. Les scévoles sont des arbrisseaux à feuilles épaisses, à pétiole muni de vrilles axillaires ; les inférieures caduques, à vestiges persistants; à fleurs en corymbes axillaires, pourvues de bractées dans les dichotomies; la corolle est monopéiale, à tube fendu longitudinalement, à limbe partagé en cinq segments inégaux, rejetés sur un côté; le fruit est un drupe couronné par le calice persistant et renfermant un noyau à deux loges monospermes. Ce genre renferme un assez grand nombre d'espèces qui croissent Surtout dans les régions tropicales. Elles possèdent les propriétés malfaisantes de la plupart des genres de la même famille. Nous citerons particulièrement le scévole lobëlie, qui croît en Amérique; \e scévole de Plumier, répandu sur toute la zone tropicale; le scévole de Kœnig, qui habite surtout l'Inde et l'Australie.

SCÉVOLE, ÉB adj. (sé-vo-lé — rad, scévole). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au scévole.

— s. f. pi. Tribu de la famille des goodéniacées, ayant pour type ie genre scévole.

SCÉVOPHYLAX s. m. (sé-vo-fi-lakss — du gr. skeuos, vase ; phulax, gardien). 1-Iist. écoles. Grand dignitaire de l'Eglise d'Orient, le troisième du premier ordre du clergé, qui était chargé de la garde des vases sacres.

SCEY-SBR-SAÔNE,bourgde France (Haute- Saône), ch.-l. de canton, arrond. et à 19 kilom. N.-O. de Vesoul; pop. aggl.t 1,676 liab. — pop. tôt., 1,743 hab. Source d'eau salée. Forges, haut fourneau, tanneries. Beau pont de 14 arches sur la Saône, construit par Louis XIV, Restes d'un magnifique château.

SCEY-EN-VARAIS, village et commune de France (Doubs), canton d'Ornans, arrond. et à 24 kilom. S.-E. de Besançon, près de la Loue ; 300 hab. Forges et tréfileries. Ruines d'un château féodal, dont les substructions sont romaines. Aux environs , belle et remarquable source jaillissante de Cléron; d'une fente de rocher presque horizontale, l'eau s'élance en plusieurs jets qui quelquefois s'élèvent à 3 mètres de hauteur..

SCHAAF (Charles), orientaliste allemand, né à Nuys, près de Dusseldorf, en 1646, mort à Leyde en 1719. Il lit ses études à l'université d'Augsbourg, fut nommé professeur de langues orientales à l'Académie de cette ville et alla plus tard se fixer à Leyde pour y-enseigner les mêmes idiomes. Ses principaux ouvrages sont : Opus Aramssum (1686, in-8oj; Lexicon syriacum(l70S, in-4°); Epitome grammatical hebrseœ (1716, in-8°).

SCHAARSCUMIDT (Samuel), chirurgien allemand, né kTerki, près d'Astrakhan, en 1709, mort à Berlin en 1747. Il lit ses études médicales à Halle et à Berlin et devint professeur

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de physiologie et dç pathologie au collège médico-chirurgical de cette dernière ville. Quoique mort jeune, il avait déjà composé plusieurs ouvrages importants : Medicinische und chirurgisc/ie Nachrichten (Berlin, 1731- 1748, 6 vol. in-4°); Theorische und praktische A bhandlung von der venerischen Krankheiten (Berlin, 1750, in-8o); Physiologia (Berlin, 1751,

2 vol. in-8°); Anweisung zu den Studio medico-chirurgico, welche die Pathologie, Chirurgie und Praxis in sich hait (Berlin, 1752,

3 vol. in-8°), etc.

SCHAARSCUMIDT (Auguste), chirurgien et accoucheur .suisse, frère du précédent, né a Bâle en 1720, mort à Butzow un 1791, Il suivit les cours de médecine à-Berlin et h Halle , pratiqua quelque temps en divers lieux, puis revint à Berlin pour perfectionner ses études anatomiques et fut nommé prosecteur. En 17C0, il devint professeur ordinaire de chirurgie et d'accouchement à l'université récemment instituée de Butzow et, en 1776, il obtint la fondation d'une école spéciale d'accouchement. Ses ouvrages, qui sont assez nombreux, ont été longtemps clas siques. Voici les titres des principaux : De non nul lis ad molum cordis et circulationem sanguinis pertinentibus (Halle, 1742, in-40); Osteologische Tabellen (1746, in-8»); Mgologische Tabellen (1747, in-40); Splanclmologische Tabellen (1748, in-8°) ; Nevroloyische Tabellen (Berlin, 1750, in-8°); Anatomische Anmerkungen, mit Kupfern (1750, in-4u) ; Adenolugische Tabellen (1751, in-8°); Syndcsmologische l'abellen (1752, in-8»).

SCHABAN s. m. (cha-ban). Chronol. Huitième mois de l'année arabique.

SCHABAN 1er (Melik-el-Kamel-Zein-Eddyn;, sultan d'Egypte de la dynastie des Mameluks Bahariies. Il régna d'août 1345 à septembre 1346. Ce n'était qu'un tyran cruel et dissolu. Devenu odieux à ses sujets, il vit se soulever contre lui les gouverneurs de Damas et de plusieurs autres villes. Au moment où il se préparait à comprimer la révolte, une insurrection éclata au Cairo même. Schaban fut forcé do se cacher, mais il fut découvert et massacré.

SCHABAN 11 (Melik-al-Aschraf Aboul Moufa-Kher Zein-Kddyn), sultan d'Egypte, neveu du précédent, né vers 1353, mort en 1377. Monté sur le trône en 1363, il eut, dès 1365, une guerre à soutenir contre Pierre de Lusignan, roi de Chypre. Ce dernier prit d'assaut Alexandrie, mais consentit ensuite à conclure avec Schaban un traité que les musulmans refusèrent de signer. Une révolte éclata à ce moment en Egypte; Schaban la réprima et dut de nouveau combattre contre Pierre, qui avait débarqué en 1366 en Afrique. Après avoir remporté quelques succès, Pierre conclut la paix avec le sultan d'Egypte. Schaban vainquit une première fois le roi d'Arménie en 1371 ; en 1374, il Ie-dépouilla île ses Etats. En 1377, Schaban fit un pèlerinage à La Mecque ; pendant son absence, une révolto éclata au Caire, Revenu secrètement dans sa capitale, Schaban fut reconnu et mis à mort.

SCHABATH s. m. (cha-batt). Chronol. Mois des Chahiéens, que l'on regarde comme correspondant à notre mois d avril.

SCHABOL (Jean-Royer), ecclésiastique et horticulteur français, né à Paris en 1690, morten 1768. Use fit connaître par des améliorations apportées à l'horticulture. On croit qu'il a été l'auteur ou tout au moins le colla-, borateurdes Harangues des habitants de Sarcelles d M. de Viulimilte, archevêque de Paris, qui commencèrent à paraître en 1731 et qu'on a appelées car abréviation les Sarcellades. Si'habol a fait paraître sous sa signature un Dictionnaire pour la théorie et la pratique du jardinage et de l'agricuture (Paris, 1707), précédé d'une préface intitulée : Discours sur le jardinage. On lui doit, en outre, un ouvrage posthume publié en 1770 . Pratique du jardinage (l vol. in-8° de 700 pages, divisé en deux parties).

SCHABRAQUE s. f. (cha-bra-ke — allem.

schabrake, polonais czabray, turc tsc/tuprah, même sens). Art inilit. Couverture que l'on étend sur la selle des chevaux, et qui est ordinairement garnie d'une peau de mouton a l'endroit du siège : Schabraque de hussard, de chasseur, de dragon, de cuirassier.

SCHACH s. m. (chach). Ornith. Espèce de pie-gneche peu connue, qui vit en Chine.

SCBACHAL s. m. (cha-chal). Mamm. Un des noms du chacal, en Orient.

SCHACIIOVSKOI (Grégoire, prince), seigneur russe, né dans la seconde moitié du xviu siècle. Il appartenait à une famille qui fait remonter son origine jusqu'à Runk.

Schachovskoi se mit, en 1606, k la tête du parti qui proclama le second des faux Démétrius. Dans les troubles que provoqua cet événement, il joua un rôle désastreux pour sa patrie.

SCHACHOVSKOI (Alexandre, prince), homme d'Etat russe, de la famille du précédent, né en 1705, mort en 1777. Il entra au service sous le règne de Pierre le Grand, devint sénateur sous Elisabeth et fut nommé, en 1762, ministre de la justice. 11 a laissé des Mémoires qui ont été publiés par Kutchenovski (Moscou, 1810, 2 vol.) et qui renferment des documents précieux pour l'histoire

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des révolutions de palais en Russie au xvine siècle.

SCHACHOVSKOI ( Jean - Leontievitch , prince), général russe de la famille des précédents, né en 1776, mort h Saint-Pétersbourg en 1860. Il combattit en 1793 sous Souvî.rof en Pologne, puis en 1805 sous Tolstoy en Prusse. Il se distingua à Smo; lensk. aBorodino et à Krasnoï en 1812, ainsi qu'aux principales batailles des campagnes des années 1813 et 1814, a Bautzen, Oulrn, Leipzig, etc., et entra à Paris en 1814 avec la grande armée alliée. Il fit la campagne de Perse en 1816 et en 1831 celle de Pologne, où il se distingua à Ostrolenka et à la prise de Varsovie. En 1832, le prince Schacliovskoi fut nDinmé membre du conseil de l'empire, puis ^résident de l'auditoriat général militaire.' Enfin, en 1848, il reçut la présidence du dé lartement militaire du conseil de l'empire. Il prit sa retraite en 1858.

SCHACHOVSKOI (Alexandre, prince), auteur dramatique russe, parent du précédent, né en 1777, mort en 1846. Il dirigea longtemps le thîâtre de la cour à Saint-Pétersbourg et fit représenter sur cette scène un grand nomb.-e de pièces originales ou imitées des chefs-d'œuvre des littératures étrangères. On ci.e parmi ses œuvres les plus remarquables : Aristophane, les Bains de Lipezk, les Prodigues, tes Nouveaux astres et la Dispute, comèlies; Ivanhoe, drame; la Poste de l'amour et Ivan Sussanin, opéras ; le Cosaque polie, les Campagnards et Lomonossov ou le Poète soldat, «uudevilles, etc. On lui doit aussi plusieurs satires et un poSma héroï-comique intitulé : la Toison dérobée.

SCHACHRIAB s. m. (eha-ehri-Ar). Chronol.

Sixie.ne mois des Perses, que l'on prétend avoir correspondu à notre mois de février. Il On dit aussi scharivar.

SCHACHT (liermann), botaniste allemand, né k Hambourg vers 1808, mort à Rome en 1865. Il s'adonna particulièrement à l'étude des sciences naturelles, se fit recevoir docteur et fut appelé k occuper une chaire à l'université de Bonn. On lui doit des ouvrages estimes, parmi lesquels nous citerons les suivants, qui ont été traduits en français : Iieclurch.es sur la betterave, sa puissance saccharifêre et tes moyens d'augmenter la quantité de sucre par la- culture (1861, iti-S°) ; le Microscope et son application spéciale à l'étude de l'anatomie végétale (Berlin, 1851), plusieurs fois réédité et traduit en français jmr J. Dalimier(l865, in-8°); les Arbres, études sur leur structure et leur végétation (Berlin, 1553), traduit en français par E. Morren (l868,iu-8°).

SCHACK. (Adolphe-Frédéric des), littérateur allemand, né k Brusewitz (Mecklembourg) en 1815. De 1834 à 1838, il fit ses cours de droit aux universités de Bonn, d'Heidelberg et de Berlin, et s'y appliqua en même temps à l'étide des littératures de l'Europe et des langues orientales. Après avoir été attaché plusieurs années à la chambre de justice de Berlii, il parcourut l'Italie, la Sicile, l'Egypte, la Syrie et la Turquie, séjourna longtemps en Grèce et alla ensuite explorer les biblicthèques de l'Espagne. De retour en Allemagne, il entra au service du grand-duc de Mecklembourg, l'accompagna, en qualité de chambellan et, de conseiller de légation, dans ses voyages en Italie et à Constnntinople, f t fut attaché k l'ambassade de la Confédération germanique dans cette ville. Après avoir fait une nouvelle excursion en Italie, en E;rypte et eu Palestine, il devint, en 1849, pléni;x>Leutiaire près le collège de l'Union, puis chargé d'affaires k Berlin, et, malgré les préoccupations sans nombre que lui imposaient ses fonctions, il trouva le temps de contuueraveefruitl'étude des langues orientales, du sanscrit, de l'arabe et du persan en particulier. Il quitta, en 1852, la carrière diplomatique, alla visiter encore une fois l'Espagno et, jusqu'en 1854, s'occupa presque exclusivement de recherches sur l'histoire et la civilisation des Arabes d'Espagne. Sur l'invitation du roi Maximilien II, il alla, à cette époque, se fixer k Munich, où il réside habituellement et où il a formé une précieuse galerie, riche surtout en tableaux des maîtres contemporains. Un de ses principaux ouvrages est Y Histoire de la littérature et de l'art dramatiques en Espagne (Berlin, 1845- 1846, 3 voL), qui doit être rangée parmi les meilleurs travaux contemporains sur l'histoire litténire. Elle a été complétée depuis par un Supplément (Francfort, 1854). On a encore du mâme auteur: l'hédtre espagnol, recueil de traductions des meilleures pièces de la scèut espagnole (Francfort, 1845, 2 vol.) ; des traductions des Légendes héroïques de Ferdousi (Berlin, 1851) et des Poésies épiques du même auteur persan (Berlin, 1853, 2 vol. j 1865, réuni k l'ouvrage précédent) ; Voix du Gange, recueil de légendes indiennes (Berlin, 1856) j Je Romancero des Espagnols et des Portugais (Stuttgard, 1860); UPoésieet fart des Arabes eu Espagne et en Sicile (Berlin, 1865, 2 vol.), ouvrage qui a une importance toute particulière pour l'histoire de la littérature et de l'art; enfin, des Poésies (Berlin, 1866J qui classent leur auteur au nombre des bons poètes lyriques de l'Allemagne.

SCHAD (Daniel), en latin Schudœcm, pasteur protestant allemand, né eu Saxe. Il vivait au XVIe siècle. Après d'assez fortes étu-

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des théologiques, il parcourut divers pays de l'Allemagne, où il acquit un certain renom d'ék>quence. 11 fut enfin appelé à Oberkirch (Bas-Rhin) vers 1580, pour succéder au pasteur Paul Soldinus. Il écrivit, quelques années plus tard, sous ce titre : Verzeichniss was sich zwischenmir und meinem Gegentheil den Papiste», zu Obernheim (Obernay) sagetragen, un récit très-intéressant des persécutions qu'il eut à subir de la part des populations catholiques excitées contre lui par les prêtres. Un sermon contre la messe, qu il prononça en 1590, lui valut la suspension par ordre de l'empereur. 11 a lui-même exposé la substance de son discours sous ce titre : Kurzer wahrkafiiger Bericht dass die papstische Op fermes* ein scirxcklich Abgôtterei sei (1589), „et se réfugia à Francfort, où il fit imprimer son sermon d'adieu (\59l). Il fut appelé ensuite comme pasteur à Laybzscn, dans la principauté d'Alienbourg, et y écrivit encore quelques sermons.

SCHAD (Elie), théologien protestant allemand, fils du précédent, né à Liebenwerda. en 1545, mort en 1593. Pasteur, puis professeur d'hébreu k Strasbourg, il se distingua principalement par son zèle pour la conversion des juifs. Il fit imprimer pour eux les Evangiles de Luc et de Jean, les Actes des apôtres, quelques épîtres et quelques fragments des prophéties en langue allemande, mais en caractères hébraïques. Jucher lui attribue quelques autres ouvrages, notamment sur les prophètes et sur Paracelse.

SCHAD (Osée), théologien protestant allemand, fils du précédent, né dans la seconde moitié du xvro siècle. 11 fut, comme son père, pasteur à Strasbourg et laissa quelques écrits qui sont surtout importants pour l'histoire ecclésiastique de Strasbourg ; Summum Argenloratensium templum; StrasburgiscAes Fastnachts Bùcklein; une continuation de l'Histoire de J. Sleidan (1621, in-fol.), en allemand ; enfin, un recueil de lettres et d'écrits tbéologiques inédits, copiés par lui sur les originaux et embrassant une partie intéressante de la correspondance des réformateurs, de 1524 à 1564.

SCHAD (Jean-Baptiste-Romain), philosophe et romancier allemand, né k MursbacU en 1758, mort k Iéna en 1834. Entré chez les bénédictins de Banz, il s'enfuit du couvent et embrassa le protestantisme. En 1799, il remplaça Fichte à Iéna, puis, cinq ans plus tard, il accepta la chaire de philosophie à l'université russe de Charkow, où il resta douze ans. Chassé de Russie pour quelques paroles trop libres à l'adresse du gouvernement moscovite, il revint à Iéna et y végéta dans la misère, écrivant pour vivre quelques articles dans les journaux. Ses principaux ouvrages sont : Vie et aventures du H. P. Sincerus (1798, 2 vol.); Exposé populaire du système de Fichte (1799); Esquisse de la doctrine de la science de Ftchte (1800, 3 vol.) ; Esprit de la philosophie de notre époque (1800); Logique transcendantale (Cobourg, ISOl); le Paradis de l'amour (Cobourg, 1803) ; Système de la phitosophie naturelle et transcendant aie (Lundsbut, 1804), etc.

SC11ADE (Pierre), grammairien et linguiste allemand. V. Mosbllanus.

SCHADI s. m. (cha-di). Hist. ottom. Compagnie de soixante janissaires.

SCHADOW (Jean-Godefroi), sculpteur allemand, né k Berlin en 1764, mort dans la même ville en 1850. I! était fils d'un pauvre tailleur chargé de famille. Les principaux artistes de Berlin, ayant reconnu dans le jeune Schadow des dispositions très-prononcées pour la sculpture, lui facilitèrent les moyens de suivre cette vocation, et Tassaert lui donna des leçons. A l'âge de vingt ans, il s'enfuit à Vienne avec une jeune fille qu'il aimait et qu'il épousa l'année suivante. Les avarices que lui fit son beau-père lui permirent d'aller eu Italie pour se perfectionner par l'étude des chefs-d'œuvre. Un groupe représentant Persée et Andromède, qu'il exécuta à Rome, luivalut un prix proposé par le marquis de Baiestra. De retour k Berlin au bout de trois ans (1788), il devint sculpteur de la cour et professeur à l'Académie des beaux-arts de Berlin, établissement dont il eut la direction à partir de 1816. Sehadow quitta Berlin à diverses reprises, notamment en 1790, où il fit un voyage dans les pays Scandinaves, et retourna plusieurs fois en Italie. Cet artiste jouit de son temps d'une grande réputation, qu'il méritait du reste. Il exécuta un grand nombre d'ouvrages dans lesquels il réagit contre le mauvais goût du temps en adoptant au lieu d'une manière affectée un style simple, naturel et sévère. Parmi ses plus beaux ouvrages, on remarque: le Monument funèbre du comte de La Marck, fils naturel du grand Frédéric, dans l'église de Sainte-Dorothée, à Berlin ; les statues de Frédéric il, k Stettin; de Blùcher, à Rostock; de Luther, k Witteraberg; des généraux Dessau et Zieihen, à Berlin; le Iléucil d'une jeune fille ; le groupe colossal représentant Louise de Prusse et la Duchesse de Cumbertand, k Londres ; une Nyinplie au repos; le quadrige de la Porte de Brandebourg, qui a figuré au musée du Louvre sous le premier Empire; les monuments de Blùcher, k Rostock, du Comte d'Arnim, k Boitzen bourg, du Prince Frédéric- Alexandre de Prusse, à Suizenlch, du Comte de Ilaym, en Silésie, etc. ; les bustes de Hal-

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1er, Kant, Klopslock, Jean de Multer, au Walhalla germanique. Schadow a eu pour élèves Rauch, Tieck, Dannecker et Pozzi. Cet artiste s'adonna aussi à la gravure à l'eau-forte ; il a laissé une quarantaine de planches. Enfin, il a écrit quelques ouvrages estimés : las Monuments conservés à Wittemberg (Wittemberg, 1825, in-4°); Traité des os et des muscles, des proportions du corps humain et des raccourcie (Berlin, 1830, in-4») ; Polyclète ou Des proportions de l'homme selon l'âge et le sexe (Berlin, 1834-1835, in-4° avec tig.) ; Physionomies nationales ou Observations sur la différence des traits du visage (Berlin, 1835); Œuvres d'art et idées sur fart (Berlin,

SCHADOW (Zono-Ridolfo), sculpteur allemand, fils et élève du précédent, né à Rome en 1780, mort dans la même ville en 1822. Envoyé à Rome par ie gouvernement prussien à l'âge de dix-huit ans et recommandé à Thorwaldsen et à Canova, qui achevèrent de le former, il devint un artiste fort remarquable. Ses œuvres, d'une grâce exquise et d'un grand charme poétique, le mirent aussitôt en renom, et il se vit accablé de commandes. Les nombreux travaux qu'il exécuta achevèrent de ruiner sa santé débile. Il fut enlevé par une mort prématurée au moment où son talent était dans tout son éclat. Nous citerons de lui : Paris, une Porteuse de lampe, Socrate chez Theodola et un Episode du déluge, bas-reliefs ; Paris et Hélène, Electre et Oreste, Julius Mansuetus mourant dans les bras de son fils, groupes ; Jeune fille attachant ses sandales, morceau exquis ; une Pileuse, d'une grâce ravissante-, la Jeune fille aux pigeons; Diane; Vierge tenant l'Enfant Jésus; Saint Jean-Baptiste; Paris devant les trois déesses; l'Amour; Discobole, une de ses meilleures œuvres ; les Danseuses, groupe ; l'Enlèvement des filles de Leucippe et le Combat des Dioscures, bas-reliefs; le Tombeau du marquis de Lansdowne ; celui de la Mère du général Kœtler; le buste de Hmndet, etc. Son dernier ouvrage est le groupe A' Achille protégeant le corps de Penthésilée. 11 mourut avant d'y avoir pu mettre la dernière main. Le roi de Prusse, qui en fit l'acquisition moyennant 48,000 livres, confia k Wolf, cousin de Schadow, le soin Je l'achever.

SCHADOW (Friedrichi'Wilhelm von), célèbre peintre allemand, frère du précédent, né à Berlin le 6 septembre 1789, mort le 25 juin 1861. Il eut pour maître son père d'abord, puis le peintre Weitsch. Appelé sous les drapeaux en 1806, il ne put reprendre la peinture qu'en 1810. Cette même année, il alla habiter Rome, où l'influence de Cornélius, de Veit, de Schnorr, qui formaient avec Overbeck une pléiade mystique et artistique tout k la fois, le convertit àieurs doctrines, puis à la religion catholique. Il exécuta avec eux la décoration du consulat de Prusse et peignit pour sa part deux fresques remarquables : le Songe de Joseph et la Douleur de Jacob recevant la robe de son fils teinte de sang. On cite encore, parmi les tableaux datant de son séjour à Rome : la Sainte Famille, la Heine des deux et l' Alliance de la peinture et de la sculpture, tableau dans lequel il s'est représenté lui-même avec son frère Ridolfo, le sculpteur, et le célèbre Thorwaldsen. De retour k Berlin en 1819, Schadow devint membre de l'Académie des beaux-arts, puis professeur, et ses cours obtinrent une grande vogue. On rapporte k cette époque plusieurs de ses meilleurs tableaux : Saint Luc, la Vierge, la Poésie s'envolani dans les cieux, ie Portrait du poêle Immermann. A cette époque, Hildebrand, Sohn, Hubner et lés meilleurs élèves de l'école de Dusseldorf étaient déjà venus s'établir k Berlin auprès de Schadow, qu'ils considéraient comme leur chef en Allemagne, lorsque, dans l'année 1826, Cornélius partit. pour Munich et laissa libre le poste de directeur de l'Académie de Dusseldorf.

Nommé à cette direction, Schadow alla s'établir l'année suivante à Dusseldorf, suivi de ses élèves, et il y fonda une nouvelle école de laquelle sont sortis, depuis près de quarante ans, les meilleurs peintres de l'Allemagne : Schirmer, Lessing, Rcenick, Gœtting, Sehœren, Schroeter, Retliel, Kretschmar, etc., et qui devint la rivale de l'école de Munich.

Depuis cette époque, Schadow a peint nombre d'œuvres très-remarquables, parmi lesquelles nous citerons : Mignon, si souvent gravé ; les Quatre évangélistes, pour l'église Werder k Berlin; les Vierges sages et les vierges folles, à l'institut Stcedel k Francfort; une Charité; le Christ au mont des Oliviers; le Christ à Emmaùs; Sainte Véronique; la Source de la vie, toile gigantesque exécutée par les ordres du roi de Prusse; une Pieta, dans l'église de Dulmen; une Assomption, pour l'église Saint-Paul à Aix-la-Chapelle ; Sainte Hedwige; le Paradis, le Purgatoire et l'Enfer, trois œuvres allégoriques où l'on remarque le souvenir de Dante. Schadow venait d'achever ces trois grandes pages lorsqu'il fut atteint d'une cataracte, cruelle affection qui l'obligea de déposer pour quelque temps ses pinceaux. Une heureuse opération le rendit k l'art, et il prouva par de nouvelles œuvres que son génie n'était pas affaibli. Nous citerons, parmi ses dernières productions, d'excellents portraits, parmi lesquels ceux du prince de Boiras, de la famille Beudemann, du prince Frédéric de Prusse. En

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1843, Schadow fut anobli par le roi de Prusse. On a de lui divers ouvrages d'esthétique; des articles insérés dans le Kunstblatl; un écrit en français, Sur l'influence du christianisme dans la peinture, lu, en 1842, au congrès scientifique de Strasbourg et imprimé k Dusseldorf en 1842; le Vasari moderne (Berlin, 1854), dans lequel il juge la plupart des peintres de son temps; enfin, un volume de Mémoires, qui sont encore manuscrits.

SCIIAEFELS (Henry-Raphaël), dessinateur hollandais, né k Anvers en 1784, mort dans la même ville en 1857. 11 fut chargé par le marquis d'Herbouville, préfet du département des Deux-Nèthes, de recueillir les objets d'art dont la réunion forme le musée d'Anvers, et devint professeur k l'Académie des beaux-arts de cette ville. Un monument lui a été élevé par la Société pour le progrès des arts industriels, dont il faisait partie. Sa biographie a. été publiée par le Nécrologe universel du xixe siècle (Paris, 1857, in-8").

SCHAîFER (Henri), historien allemand, né k Schlitz (Hesse supérieure) en 1794. Il étudia la théologie k l'université de Giessen, suivant en même temps les cours du séminaire philologique de cette ville. Ayant obtenu, en 1816, une place de précepteur k Dannstadt, il consacra ses loisirs k des études historiques, qui l'absorbèrent de plus en plus et finirent par le détourner de la carrière ecclésiastique. En 1819, il devint employé auxiliaire k la bibliothèque grand-ducale, dont jl fut nommé secrétaire en 1821 et second bibliothécaire en 1831. Deux ans plus tard, il fut chargé d'une chaire d'histoire k Giessen, où il a été appelé en 1864 à la direction de la bibliothèque de l'université, ainsi qu'à celle du cabinet des monnaies et des antiques. On a de lui : les Monuments ethnographiques de l'Espagne (Dannstadt, 1826- 1827, 5 livr.); Coustiierolioiii sur fa grandeur et la décadence de la monarchie espagnole, traduit de Sempere (Dannstadt, 1829,2 vol.); Histoire de Portugal (Hambourg et Gotha, 1836- 1854, 5 vol.); Histoire d'Espagne (tome 1er, écrit parLembke, Hambourg et Gotha. 1831 ; tomes II et III, 1844-186"). Ces deux derniers ouvrages, les plus remarquables de l'auteur, font partie de la collection de l'Histoire des Etats de l'Europe, publiée parUkert etHeeren, et sont fort estimés même en Espagne et en Portugal. M. Schtefer a, en omre, fourni aux Archives d'histoire et de littérature de Schlosser et Bercht d'intéressantes études sur l'état de l'Espagne dans les temps anciens. On lui doit encore quelques autres écrits, notamment un discours remarquable Sur la tâche de l'histoire à notre époque (Giessen, 1864).

SCHiEFFER (Jacob-Christian), naturaliste allemand, né k Querfurt (Prusse) en 1718, mort à Ratisbonne en 1790. 11 fit ses études k l'université de Huile, où, réduit k une extrême pauvreté,il faillit mourir de faim. Heureusement ses professeurs, touchés de sa misère et émerveillés de son intelligence, lui vinrent en aide, et l'un d'eux lui procura une place de précepteur k Ratisbonne. Il obtint ensuite, dans cette même ville, une chaire do prédicateur (1741), puis devint, en 1779, surintendant ecclésiastique. Schsetfer était d'uno activité infatigable. En même temps qu'il fondait plusieurs institutions philanthropiques, il s'appliquait avec ardeur aux arts mécaniques et à la phj'sique. Il fabriqua des instruments de phj'sique et d'optique, perfectionna les microscopes, les miroirs ardents, puis se mit a faire des tables do marqueterie, de la sculpture en bois, et entreprit le premier de fabriquer du papier avec toutes sortes de substances végétales, telles que feuilles, sciure de bois, mousse, chanvre, houblon, etc. Toutefois, ses titres les plus sérieux k la réputation sont les travaux, remarquables par l'exactitude des descriptions et des figures, qu'il a laissés sur les plantes et les animaux. Schaeffer fut membre correspondant de l'Académie des sciences de Paris et des Académies de Berlin, d'Upsal, de Londres, etc. Nous citerons de lui : les Polypes à bras des environs de Ilatisbonne (Ratisbonne, 1754, in-4") ; les Polypes d'eau douce (1755, in-4°) ; Isagoge in botanicam (1759, in-8°); la Connaissancedes plantes médicinales rendue plus facile (1759, iil-4"); De Studii ichthyotogici fuciliori melhodo (1760, in-4») ; Piscium Baoaricoliatisbonensium penlas (1761, in-4"); Avis sur la munière de faire avancer tes sciences naturelles (1763, in-8°); Fungorum qui in Baoaria nascuntur icônes (RatUbonne, 1762, 4 vol. iii-40) ; Icônes iiisectorum circa Hatisbonam indigenorum (1765, 5 vol. in-4°); Elementù. entomologica (1766, in-4°) ; Botanica expeditior (1762, 3 parties, in-8») ; Elementa orni. thologica (1774, in-4«); Muséum ornilhologicum (1778, in-40), etc.

SCHIFFER (Jean-Théophile), médecin allemand, frère du précédent, né en 1720, mort en 1795. Il fut d'abord élevé chez un pharmacien k Altenbourg, puis k Ratisbonne, où il passa sept ans. Aidé pur son frère aîné, il commença en 1744 ses études médicales k l'université d'Altdorf. Reçu en 1766 docteur en médecine, il se fixa k Ratisbonne, où il obtint de brillants succès comme praticien. Le premier il introduisit dons cette ville l'inoculation de la variole. Parmi ses ouvrages, noua citerons : De cousis cur alimenta et medicamenta alium sxpe effectum edant in homi-

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nibus sanis quam sgrotis (Altorf, 1743); Eansund Reiseapotheke (Ratisbonne, 1760, in-4°) ; Historia sectionis obesi juvenis,ex pinguedine nimia mortui. Ces trois mémoires sont insérés dans les tomes I« et II des Actes de l'Académie des curieux de la nature.

SCHIFFER (Jacques-Chrétien-Théophile), médecin allemand, fils aîné du précédent, né à Ratisbonne en 1752, mort en 1826. 11 fit ses études médicales dans diverses universités et fut reçu docteur à Strasbourg en 1774. 11 voyagea ensuite en France, en Angleterre, en Hollande et en Italie et se fixa dans sa ville natale. La réputation de savoir et d'habileté dont il y jouissait lui valut des titres et des avantages nombreux. Ses principaux écrits consistent surtout en une quantité considérable d'articles fournis à divers journaux, notamment à celui d'Ufeland. Il a cependant publié les ouvrages suivunts : Fœtus Cum matneper ne>,voscommercium(Er\an,s., 1775, in-4<>); Ueber Seusibilitxt, als lebens Princip in der organisirlen Natur (Francfort, 1793, in-8°); lieylrag zu einer Théorie der Englischen Pockenimpfung (Ratisbonne, .1802, in-8°).

SCHIFFER (Jean-Ulrich-Théo!>hi!e), 'médecin allemand, frère du précédent, ne à Ratisbonne en 1753, mort en 1825. Il commença ses études médicales dans sa ville natale, et les continua à Erlangen ainsi qu'à Strasbourg. Il revint à Erlangen -en 1775 pour y passer son doctorat, et rentra ensuite dans sa ville natale, où, tout en se consacrant à la pratique, il sut trouver le temps d'écrire quelques mémoires intéressants publiés dans divers recueils.

SCH/EFFEtt (Geoffroy-Henri), savant philologue allemand, né à Leipzig en 1764, mort en 1840. Il fit ses études a l'université de sa ville uatule et y devint professeur de langue grecque, puis bibliothécaire de l'université. Schœffer u beaucoup contribué àrépundre les études classiques en Allemagne, eu publiant des éditions correctes et annotées des auteurs latins et grecs. Il avait même fondé une librairie dans ce but.

SCHjEFFEH (Adolphe), pasteur et écrivain français, né à Reitwiller, près de Strasbourg, en 1826. Issu d'une famille protestante, il a suivi la carrière évangélique et s'est fait recevoir docteur en théologie. Après avoir été aumônier de la maison centrale de Hagueuau, M. Schseffer a rempli les fonctions de pasteur à Colmar. On lui doit un certain nombre d'ouvrages : De l'influence de Luther sur l'éducation du peuple (Strasbourg, 1853, in-8u); De la morale chrétienne de Sc/tleiermacher (1854, in-8<>); Tristan et Joyeux (1856, in-12); Un prédicateur catholique au Wsiêcle (1862) ; Jissaisur l'avenir de la tolérance (1859, in-12) ; Un moine protestant avant la Réforme, Jeun Pauli (1863, in-8°) ; Histoire d'un homme heureux (I865,in-12); Orthodoxe ou libéral(l&6S, m-8°); les huguenots du xvie siècle (1870, in-8"), etc.

SCHJEFFÉRIE s. f. (ché-fé-rî — de Sclœffer, botan. allemand). Bot. Genre d'arbrisseaux, rapporté avec doute à la famille des rhamnées, et dont l'espèce type croit aux Antilles.

SCHAERTLIN DE BURTENBACH (Sébastien), boinnie de guerre ulleinand, né à Sehorndorf en 1496, mort en 1577. Il prit service en 1518 dans l'armée autrichienne et combattit en Italie, puis en Hongrie. Il passa tnsuite dans le camp protestant et fut, sans doute parce qu'il était transfuge, exclu de l'amnistie accordée par le traite de Passau. Schaertlin entra ensuite dans l'armec française, qui combattait en faveur des protestants d'Allemagne , et fut le médiateur du traité conclu eu 1592, au château de Chain bord, entre Henri II, roi de France, et Maurice, électeur de Saxe. Schaertlin obtint bientôt après le retrait des arrêts rendus contre lui ; il rentra en possession de ses biens et ne s'occupa plus dès lors que de lu rédaction de ses Mémoires, dont MM. Holzschuher et Hummelse sont servis pour publier une Vie du cheoalier Sébastien Schaertlin (Francfort et Leipzig, 1777-1785, 2 v. m-8»).M. Schônhuth u publié également une Vie de Schaertlin (Munster, 1858).

SCHA2TZLER (Jean-Laurent), banquier et député allemand, né dans le pays d'Anspach en 1768, mort en 1826. Après avoir entrepris en 1789, ue concert avec un associé, l'exploitation d'anciennes mines de plomb argentifère abandonnées et y avoir perdu tout son patrimoine, il entra eu 1791 dans une maison de banque à Augsbourg. Il devint banquier lui-même en isoo, et fut, en 1804, un des membres de la commission chargée de pourvoir aux finances de la ville, commission dite députationpour la sublévation. Eu 1805, Sehaetzler fut député du commerce d'Augsbourg pourobtenir des ménagements pour celte ville. Après la prise d'Augsbourg par les F'rançais , Schsetzler obtint un allégement aux charges qu'ils avaient imposées à cette place. Augsbourg passa bientôt sous la domination bavaroise. En 18u7, Schsetzler fut, en récompense des services rendus au roi de Bavière, nommé conseiller des finances. U s'occupa en cotte qualité de la préparation et de l'exécution de uiverses mesures financières et législatives et fut nommé par ses concitoyens préposé des délégués du commerce, puis député à la première assemblée des états. On doit à

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Schœtzler la fondation de plusieurs importants établissements de bienfaisance.

SCH.dECFFELlN (Hans-Léonard) , peintre allemand. V. Schkuffelin.

SCHAF s. m. (ehaff), Métrol. Nom d'une mesure de capacité usitée à Augsbourg, et valant 439'lt,341.

SCHAFARIK (Paul-Joseph), célèbre philologue et archéologue tchèque, né à Kobelyarowo, dans le nord de la Hongrie, en 1795, mort en 1861. Il appartenait à une famille d'origine slovaque. Tout en étudiant, de 1810 à 1815, au lycée de Koesmark, la philosophie, la théologie et le droit hongrois, il menait de front, avec ces premières études, celle des langues et des littératures slaves. Il entreprit de recueillir les chants populaires slovaques et composa lui-même quelques poésies, dont une partie fut publiée en 1814. Il purtit en 1815 pour l'université d'Iéna, où il suivit les cours de théologie, da philosophie et d'histoire. Ce fut à cette époque qu'il traduisit en tcbèque les Nuées d'Aristophane et ( la Marie Sluart de Schiller. A son retour dans sa patrie en 1817, il devint précepteur ' d'un jeune noble à Presbourg, obtint deux i ans plus tard un emploi de professeur au gymnase serbe du rit grec, à Neusatz, et fut i en même temps chargé de la direction de cet établissement. Plus tard, il résigna successivement ses fonctions de directeur et de pro- i fesseur et se rendit en 1833 à Prague, pour ' s'occuper exclusivement des moyens d'acti- i ver le développement de- la littérature tchèque. En 1837, il fut nommé censeur de la ; presse et remplit ces fonctions avec une mansuétude et un esprit libéral bien rares à cette époque. En 1841, il devint conservateur adjoint de la bibliothèque publique et de la bibliothèque de l'université, où l'on créa exprès pour lui en 1848 une chaire de langue et de littérature tchèques, qu'il n'occupa cependant pas, car dans l'intervalle il avait été appelé à Vienne pour prendre part à l'élaboration d'un nouveau plan d'études et avait été nommé conservateur en chef de la bibliothèque de Prague, emploi qu'il remplit jusqu'à sa mort. Schafarik était incontestablement l'un des érudits les plus remarquables de notre époque, et il doit être regardé comme le véritable fondateur de la philologie et de l'archéologie slaves. Son ouvrage le plus remarquable est celui qui a pour titre : les Antiquités slaves (Prague, 1837, 2 vol. in-8°). Il y fait l'histoire des tribus de cette race depuis l'époque la plus reculée jusqu'à leur conversion au christianisme, et son livre, qui n'est pas moins estimé en Russie et en Pologne que chez ses congénères du Sud, fait époque dans l'histoire de la littérature de ce pays et sera pendant longtemps la base et le point de départ de tous les travaux entrepris sur l'histoire primitive des races indo-européennes. Parmi ses autres ouvrages, il faut citer en première ligne : l'Histoire des langues et des littératures slaves dans tous leurs dialectes (Bade, 1826) et l'Ethnographie slave (Prague, 1842, avec une carte des langues). Ses dernières publications renferment des documents importants pour la connaissance de la littérature glagolitique. Comme membre et président des commissions de Vienne et de Prague, chargées par le gouvernement do 1849 etde 1851 de fixer la terminologie slave encore fort incertaine, ce qui eu rendait l'usage très-difficile en politique et en administration, il entreprit la publication de la Terminologie juridique et politique pour les langues slaves de l'Autriche (allemand-bohème, Vienne, 1850; allemandruthène, Vienne, 1851; allemand-croate, serbe et stavon, Vienne, 1853) et de la Terminologie scientifique allemunde-bohéme (Prague , 1853); mais ces ouvrages sont à peine connus autrement que par leur titre hors des provinces slaves de l'Autriche. Après la mort de Schafarik, Jirecek a publié son Histoire des littératures slaves méridionales (Vienne, 1863 et aun. suiv.) et le recueil de ses Œu~ vres (Vienne, 1862 et ann. suiv.).

SCHAFAU s. m. (cha-fô). Matnm. Un des noms du daman, en Orient.

SCHAFEI, fondateur d'un des quatre rites orthodoxes musulmans. V. Chaféi.

SCHAFF s. m. (chaf). Techn. Chacun des étages que l'on dispose dans une verrerie, pour y placer les manchons de verre.

SCHAFF (Philip), théologien suisse, né à Coire le 1" janvier 1819. Il rit ses premières études au gymnase de Stuttgard et les termina successivement aux universités de Tubingue, de Malle et de Berlin. En 1841, il fut reçu docteur en philosophie dans cette dernière ville, où il prit en 1S54 le diplôme de docteur en théologie. Devenu précepteur du fils d'un noble prussien, il parcourut l'Europe avec son élève et, à son retour en Prusse vers 1842, il fut chargé de faire à l'université de cette ville des conférences sur la théologie. Appelé en 1843 eu Amérique par le synode de l'Eglise allemande réformée, il alla occuper la chaire d'exégèse et d'histoire sacrée uu séminaire de Mercersburg. Depuis, il a constamment habité les Etats-Unis. Outre des brochures, des articles et des discours, on a de ce théologien de nombreux ouvrages, parmi lesquels nous mentionnerons : le Péché contre le Saint-Esprit (Halle, 1841) ; Jacques, le frère du Seigneur, et Jacques le Ali-

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neur (Berlin, 1842) ; le Principe du protestantisme dans ses rapports avec l'état actuel de l'Eglise (Chambersburg, 1845); Qu'est-ce que l'histoire de l'Eglise? (1846); Histoire de l Eglise apostolique, avec une introduction générale à l'histoire de l'Eglise (Mercersburg, 1851); Vie et actes de saint Augustin (New- York et Berlin, 1854); Etat politique, social et religieux des Etats-Unis de l'Amérique du Nord (Berlin, 1S54; New- York, 1855), ouvrage^fort intéressant; la Personne de Jésus- Christ; traduit en français (1866, in-18), etc. Le docteur Schaff a aussi pris, de 1848 à 1853, la direction d'un journal religieux; écrit en allemand, et qui paraissait à Philadelphie sous le titre de Der Deutsche Kirchenfreund.

SCHAFFHOUSE, en allemand Schaffhausen, ville de Suisse, eh.-l. du canton -de son nom, k 84 kilom. E. de I3âle, 36 kilom. N. de Zurich, dans un vallon agréable , sur la rive droite du Rhin, qu'on y traverse sur un pont en bois, par 47» 4l' de latit. N. et G» 18' de ] longit. E.; 11,000 hab. Lycée académique, ' gymnase, bibliothèque publique, arsenal. Fabrication d'étoffes rie soie et de coton, acier fondu, cuirs, coutellerie renommée. Important commerce de transit avec la France, l'Allemagne et la Suisse intérieure. C'est une des plus jolies villes de la Suisse, tant par son admirable situation sur le Rhin, à 4 kilom. au-dessus de la cataracte de Laufen, que par ses constructions propres et élégantes. Si.haffhouse est, avec Nuremberg, la ville qui a le mieux conservé l'empreinte du moyen âge. Ses maisons à pignons et à tourelles, décorées extérieurement de grandes peintures à fresque; son enceinte fortifiée, percée de six portes flanquées de grosses tours de défense, tout cela forme un ensemble original et peu fréquent. Quant aux monuments proprement dits, Schaffhouse en est assez pauvre. Nuus nous bornerons à citer : l'église de l'ancienne abbaye de Tous-les-Saints, construite de 1052 à 1101 et restaurée en 1753. Elle a perdu presque entièrement son intéressant caractère primitif. Elle contenait avant le xvi» siècle une statue colossale , dite le Grand bon Uieu, but de nombreux pèlerinages et qui disparut à l'époque de la Réforme. C'est, diton, la cloche de cette église qui inspira à Schiller un de ses plus beaux poèmes, la Cloche. Fondue en i486, elle porte , gravée dans son airain, l'inscription suivante : mor- TUos flango, fulgura. frango. On sait aujourd'hui à quoi s'en tenir sur cette dernière propriété des cloches d'arrêter la foudre. Le cloître, provenant également, suivant toute apparence, de la même abbaye, appartient au style gothique et contient divers tombeaux de la noblesse de Schaffhouse au moyen âge. Enfin, citons encore : l'église Saint-Jean, fondée en 1120, complètement rebâtie et aujourd'hui la plus vaste basilique de toute la confédération; le fort Unnoth (de l'allemand oAiie nolh, sans nécessité), ainsi nommé parce que sa construction, inutile, n'eut d'autre objet que de procurer aux ouvriers pauvres de Schaffhouse une occasion de travail et de salaire (1564); les murailles de ce fort ne mesurent pas moins de 6 mètres d'épaisseur, ce qui, en somme, plaide assez en faveur de son utilité, en dépit de l'étymologie ci-dessus; l'hôtel de ville, où l'on remarque de belles boiseries; la bibliothèque ministérielle, très-riche en manuscrits et en incunables ; enfin, la forteresse proprement dite, ainsi appréciée par le Dictionnaire d'architecture de M. Viollet-le-Duc : « Parmi les essais tentés à la fin du xv> siècle et au commencement du xvie pour mettre la défense des places au niveau de l'attaque, il faut citer en première ligne la belle forteresse de Sehaffhouse, véritable boulevard qui présente tout un ensemble d'ouvrages fort remarquables pour l'époque et parfaitement complet encore aujourd'hui. Nous n'avons rien conservé en France de cette époque qui soit aussi habilement combiné. •

Un pont d'une seule arche, long de 1 1 1 mètres, chef-d'œuvre de Grubeninann d'Appeuzell, joignait naguère encore à Schalïhouse les deux rives du Rhin. Il a été brûlé le 13 avril 1799 par le général Oudinot, qui dut recourir k ce moyen suprême pour couper le passage aux Autrichiens, campés sur la rive opposée à celle occupée parles troupes françaises. Le pont actuel, divisé en un grand nombre d'arches, ne mérite qu'une mention. La fameuse chute du Rhin à Schaffhouse commence véritablement au-dessous du pont actuel. Les eaux du fleuve y sont déjà combattues et arrêtées par une multitude d'écueils qui se multiplient jusqu'à la chute proprement dite. Là, elles se précipitent d'une hauteur d'environ 20 mètres sur une largeur de 100 et, après être retombées furieuses, reprennent presque immédiatement leur cours tranquille.

Schaffhouse, autrefois Schiffhausen (maison de bateaux) , Scaphusia des Romains, eut pour premiers fondateurs, ainsi que son étymologie l'indique, quelques bateliers du Rhin, qui élevèrent sur son emplacement actuel diverses habitations et surtout des hangars destinés à abriter les marchandises apportées par la navigation du Rhin. Au XIe siècle, le petit bourg de Schiffhausen avait déjà acquis une certaine importance, lorsque la fondation d'un couvent dans le voisinage par le comte de Nellenburg, Eberhard, fut pour lui une

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nouvelle source d'accroissement. A l'abri des murailles du nouveau monastère, connu dans l'histoire sous le nom d'abbaye de Tous-les- Saints, un certain nombre de paysans des environs se groupèrent, et il en résulta bientôt une ville puissante. Schaffhouse, fortifiée dès le xme siècle, devint à la même époque villa impériale et reçut comme telle de nombreux

firiviléges. Engagée un instant, en 1330, a 'Autriche par l'empereur Louis de Bavière, elle acquitta seule la créance formant le montant do son engagement et recouvra ainsi Ses anciens droits (1415). Sa première'eonstitution; adoptée en 1411, fut jusqu'en 1798 la base de son gouvernement. Schaffhouse entra en 1454 dans l'alliance dont faisaient déjà partie Schwyz, Zurich, Berne, etc., contribua aux guerres de l'indépendance helvétique et fut admise en 1501 comme douzième canton dans la Confédération. Ses habitants embrassèrent pour la plupart la religion réformée (1529), et cette circonstance, en décidant l'émigration des nobles de la ville et du canton, n'influa pas peu sur sa forme de gouvernement, aujourd'hui absolument démocratique.

Les Français et les Autrichiens occupèrent Schaffhouse, les premiers en 1798, les seconds en 1800. Diins l'intervalle, l'année russe battant en retraite l'avait traversée. Depuis lors, aucun incident digne d'attention ne vient signaler son histoire. Schaffhouse est la patrie ue l'historien Jeau do Millier.

SCHAFFHOUSE (canton de) , le plus petit et le plus septentrional de la Confédération helvétique. 11 est entouré de tous les côtés par le grand duché de Bade, excepté au S., où le Rhin le sépare des cantons de Zurich et de Turgovie. 11 mesure 24 kilom. de l'E. à l'O., sur 22 du N. au S. ; superficie, 30,030 hectares; 35,650 hab. Chef-lieu, Schalïhouse. Lo sol de ce canton, arrosé par le Rhin au S. et par le Wuttach au N., est accidenté par les ramifications de la chaîne du Jura; il produit du blé, de l'orge, de l'avoine, du chanvre, du lin, des fruits et du vin. Elèvo de bétail. Fabriques de bas de laine, indiennes, mouchoirs; tanneries, brasseries, exploitation de minerai de fer. Depuis la chaito revisée de 1851, un grand conseil révocable et élu par le peuple exerce le pouvoir législatif et le droit de contrôle; un conseil de sept membres forme le pouvoir exécutif. Administrativenient, le canton est divisé en six districts; il occupe le douzième rang dans la Confédération helvétique et envoie deux membres au conseil national.

SCHAGEN (Gilles), peintre hollandais, né à Alckmaer en 1616, mort en 1668. Il fut élève de Ravestein et de Verbeck, se rendit à Dantzig auprès de Brasser, puis à Elbing auprès de Strobel. Ce dernier étant, dit-un, devenu jaloux de Schagen, dont le talent paraissait éclipser le sien, celui-ci se rendit à Paris, puis en Angleterre. Revenu à Alckmaer, il y fut reçu architecte et obtint la direction des tra- I vaux publics. Schagen a peint plusieurs toiles originales et des copies, dont les plus célèbres sont celles du Christ et du Saint Jeun de Michel-Ange, et celle de la Vierge aoec l'Enfant Jésus de liubens.

SCHAGHTICOKE, bourg des Etats-Uni* d'Amérique, dans l'Etat de New-York, à 52 kilom. N. d'Alliany ; 3,200 hab. Manufactures de coton.

SGHAGUIRDE s. f. (cha-ghir-de). Hit. t.

ottom. Fille esclave du harem du sultan.

S CHAH ou CHAH s. m. (chà — du persan chahineliah, roi des rois, que l'on croit retrouver dans le titre de ksayatiya, donné aux ruis persans dans les anciennes inscriptions, et dont la racine, dit-on, se retrouve dans lo sanscrit kshalra, homme de race royale. Toutefois , certains hèbraïsants n'ont pas craint de le faire venir de l'hébreu maschiah, messie, oint du Seigneur). Titre donné par les Européens au sou verain de la Perse ; Le scuau de Perse.

SCI1A1I-AÂLEM, dernier souverain de la dynastie timuuride dans l'Inde, iu en 1723, mort à Delhi en 1806. U se nommait Aly- Gohe avant de monter sur le trône, et lut nommé par son père naïb, c'est-à-dire viceroi de Djedjir en 1756. U se révolta en 1758, arriva jusqu'aux portes de Delhi et fut fait prisonnier l'année suivante dans le Bengalo pur les troupes coalisées impériales et anglaises. Devenu l'héritier du trône par lu i mort d'Aâlem-Guyr, son père, en 1759, Schah- ! Aalem, allié à Choudjââ-éd-Uouluh et à plu- : sieurs autres princes musulmans de l'Inde, vainquitlesMahrattesen l761.Moiusheureux i contre les Anglais, Sehah-Aâlem fut, avec ses alliés, vaincu dans les plaines do Bakhi:har j en 1764. Après cette défaite, Schali-Aalein trahit ses alliés et se rallia aux vainqueurs. ' Il les quitta pour se rendre à Dellli en 1771 i et devint le protégé des Arabes jusqu'en 1773, I puis des Rohyllafts. 11 fut, en 1788, détiôue l par un de ces dein.ers, nommé Gholàm-Cady r, j qui eut la cruauté de crever les yeux de son prédécesseur à coups de poignard. Remonte sur le liône grâce à l'appui des Mahrutle;., Sehah-Aâlem ne gouverna que de nom pendant le reste de sa vie et fut tour à tour l'instrument des intrigues des Mahrattes et des Anglais.

Sebabababam II, opéra-bouffe en un acte, paroles de MM. de Leuven et Michel Carre, musique de M. Eugène Gautier; représente

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au Théâtre-Lyrique le 31 octobre 1854. Cette petite pièce est Hinusante. Mlle Olivette, la Colombine du théâtre de la foire Saint-Laurent, k la suite de je ne sais quelle aventure, est devenue captive du grand Schahabaham et h ibite le harem de Sa Hautesse. L'amourem. Valentin a suivi les traces d'Olivette; il frmchit les murailles du harem; il est pris. Apris une longue délibération avec son ministre sur le châtiment k infliger aux coupables, le grand Schahabaham décide que l'un sera étranglé, l'autre noyée. Mais un autre personnage de la troupe du théâtre Saint- Laurent. arrive; c'est te père noble, qui se dit itstroiogue. Il voit le péril des deux jeunes rens et s'adresse en ces termes.àSehahabah.im : o Glorieux pacha, la planète Vénus, qui a présidé à votre naissance, a présidé, quarante ans plus tard, à celle d'un autre homme, dont la destinée se trouve en conséquence liée à la vôtre. S'il«st heureux, vous serez heureux ; s'il n'a pas de quoi manger, vou» aurez faim; s'il digère mal, vous aurez la colique; s'il meurt... — N'achève pas, s'écrie le pacha tout tremblant. Mais où est-il celu. dont je dois partager le sort? — Je le cherche, » reprend l'astrologue. Celui-ci l'a bientôt trouvé dans la personne de Valentin qui, à partir de ce moment, est choyé, régalé, traité en grand seigneur et complètement heureux, sans comprendre la cause de ise caprice de la fortune, l.a musique est remplie de drôleries ingénieuses. Néanmoins, il y a plusieurs morceaux sérieusement traités et toujours instrumentés avec goû;; ce sont d'abord la romance de l'astrologte :

Les favoris, comme les roses,

Vivent l'espace d'un matin;

le cuatuor; le trio : A Paris! à Paris! et un joli quintette. Cet opéra a été chanté par Junoa, Leroy, Ribes, Allais et Mlle Girard.

SCHA11 AN-SCHAII, prince arménien, mort en 1261. 11 exerçait son pouvoir sur la ville d'Aui et s>on territoire et sur celle de Lorhi, Il était vassal de la reine de Géorgie et résiste, à l'invasion des Mongols; mais Lorhi fut irise en 1238 et Ani fut obligée de capitule.' bientôt après. Schahan obtint la paix en 1240. Il s'engagea k payer tribut et dut suivre les Mongois avec un petit contingen . de ses propres troupes dans toutes leurs expéditions, notamment dans celle de 1243, dans l'Asie Mineure , contre les Seltjoucidos. Vers 1232, Schahan-Schah reçut la visite de Rubruquis.

SCHAHARBARZ ou ROUJIIZAN , général, puis roi persan, mort en 629. Neveu du roi Chosroès II, il commanda les armées persanes contre les Romains et pendant plusieurs années remporta sur eux de grands succès. Il prit Damas en 614 , Jérusalem en 615 , Alexandrie en 616, enfin en 622 Ancyre, dans la Ualatie , la plus grande pariie de l'Asie Minjure et même l'île Rhodes. Schaharban, fut moins heureux dans ses campagnes contre l'empereur d'Orient Héraclius; il lut vaincu en Arménie, puis en Cilicie. Pendair, qu'Héruclius avait pénétré au cœur de la Peise, Schaharbarz avait mis le siège devan; Chalcédoine. Rappelé en Perse par Chosroès, Schaharbarz resta devant Chalcédoire, trompé par une fausse lettre royale rédigée par les Romains. Chosroès condamna son général k mort pour le punir d'une conduite qu'il croyait déloyale. A celte nouvelle, Schaharbarz traita avec les Romains et rentra en Perse, où il n'eut pas à con battre Chosroès ; car déjà Siroès, tils de ce prince, venait de lui succéder (628). Siroès ayant péri huit moisaprès, Schaharbarz plaça sur ie trône un jeune enfant nommé Arderschir, gouverna quelque temps au nom de ce souverain, puis le fit mettre k mort et se fit proclamer roi en 629. Cinq semaines après i'aviineinent au trône de Schaharbarz, une révolte éclata ; le nouveau roi périt de la main des révoltés.

SCIIAII-DJIIIAN ou SCHAH-DJALAM, empereur mongol de Delhi, surnommé Cbohab- Ëild .vu (la lumière àS la religion), né en 1592, inor; à Agra eu 1666. Fils de l'empereur Djahan.ruir, il porta d'abord le nom de Kborrem ou ibourruin et se fit remarquer dans une expédition contre le Decan (16 1 3-16 14). En butte aux attaques d'une favorite de son péri et accusé a. tort ou à raison d'avoir fait périr un de ses frères, Khorrem fut disgracié. Il parvint k réunir un certain nombre de partisans, se révolta contre son père et se lit proclamer empereur de l'Indoustan sous le n Jin de Schah-Djihan. Battu près de Delhi, il pt.ssa dans le Bengale, dont il s'empara, fut vaincu de nouveau et accepta la paix que son père lui offrait. A la mort de Djahanguir (1627), Schah -Djihau s'empara du trône en faisant disparaître ses frères, ses compétiteurs. Il repoussa ensuite une invasion de Tar ores Ouzbecks, puis marcha à la tête d'une armée contre les princes du Decan coalisés contre lui et les réduisit après une guerre qui dura deux ans (1631-1633). Pen- Uan, une famine, il résolut de détruire le brahmanisme, qui détournait des travaux agricoles par d'interminables exercices de dévotion ; mais il éprouva une telle résisr tance qu'il dut renoncer à son projet. En 1623, Schah-Djihan attaqua les Portugais et s'en para d'Houirly, dont il fit massacrer la garnison. Il embellit ensuite Delhi, dépensa

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des sommes prodigieuses k la construction da plusieurs édifices et d'un palais magnifique, où il établit sa résidence, et donna k la ville le nom de Schah-DjihatvAbad. Pendant qu'il était absorbé par ces embellissements, son fils, l'ambitieux Aureng-Zeyb, prit les armes pour le renverser, défit son frère Dara-Chekouh, k qui il fit trancher la tête, et s'empara de Schah-Djihan, qu'il enferma dans le château d'Agra (1656). Schah-Djihan passa les dernières années de sa vie dans cette prison où sa fille, la belle Djihan-Ara, adoucit sa captivité par ses soins touchants. C'était un prince rapace , cruel , indolent, passionné pour les plaisirs et la magnificence. Toutefois, ce fut surtout envers sa famille et envers les grands qu'il se montra cruel. Envers le peuple, il s'attachait à être affable et clément.

SCHAHI s. m. (cha-i — mot persan qui signif. royal; de sùhah, roi). Métrol. Monnaie persane.

— Encycl. Dans le principe , le schahi fut, avec le bisti, la seule monnaie réelle qu'il y eût en Perse ; il était d'argent et équivalait à 50 dinars, environ 4 sous et demi de notre ancien système. Sous Mahmoud le Gaznévide, contemporain de saint Louis, on fit des doubles schahis, que l'on appela mahmoudis , du nom de ce prince. Enfin plus tard, sous Abbas le Grand, on frappa des quadruples schahis qui, pour la même raison, furent nommés abbassis. Dans le système monétaire actuel de la Perse, le mot sc/tahi se trouve dans le nom des monnaies suivantes : pièce de déh-sekahis, en argent, valant 500 dinars, du poids de 28r,60, équivalant à 0 fr. 52; pièce de penji- schahis, aussi en argent, valant 250 dinars, du poids de lgr,30, équivalant à 0 i'r. 26 ; pièce de yek-sclwhi, en cuivre, valant 50 dinars, du poids de 14Br,40, équivalant k un peu moins de 0 fr. 06 ; pièce de nien-schahi, également en cuivre, valant 25 dinars, du poids de ïgr^O, équivalant à un peu inoins de 0 fr. 03.

SCHAHINDJ1-BASCH1 S. m. (cha-in-djiba-cln). Ilist. ottom. Grand fauconnier du

sultan.

SC11AI1' 1REDDOR, reine d'Egypte au xinc siècle, femme de Nodgemeddin-Ayoud.

Son nom signifie arbre de perles. Klle était née en Turquie et fut placée dans le sérail du Soudan. D'esclave, elle ai- rivaau rang d'épouse légitime et partagea l'empire avec Nodgemeddin. Celui-ci étant mort, elle s'assura des mameluks , assembla les émirs et les obligea de prêter serment de fidélité à Turan-Schah, fils de Nodgemeddin. Elle continua ensuite de gouverner l'Egypte jusqu'à l'arrivée du nouveau Soudan à Mausourah et résigna alors l'autorité entre ses mains. Les croisés venaient d'envahir l'Egypte sous la conduite de Louis IX ; on sait comment finit cette déplorable expédition. Le roi de France fut fait prisonnier ; mais Turan-Schah étant entré en négociations avec lui au sujet de sa rançon sans avoir consulté ses émirs, ceux-ci le massacrèrent, k l'instigation de Schah' Ireddor, que les mameluks déclarèrent reine absolue; son nom futrpublié dans les prières et l'on frappa la monnaie k son coin. Moez- Ibegh, un des principaux émirs, nommé son atabek ou gouverneur, la détrôna quelque temps après ; il fut k son tour renversé par un jeune prince de la famille de Saladin, nommé Mousa, qui, pour s'assurer la couronne , épousa Schah' Ireddor. Au bout de trois ans, il voulut prendre une autre femme; Schah' Ireddor le fit assassiner. Elle n'eut pas le temps de recueillir le fruit de son crime ; un des fils d'Ibegh, proclamé Soudan par les troupes, la fit massacrer.

SCHAH-KOUL1, musicien persan du xviie siècle. Enfermé dans Bagdad lors de la prise de cette ville par Ainurat IV (1638), il sauva sa vie et celle d'un grand nombre de ses concitoyens , condamnés tous au massacre, en chantant devant le sultan vainqueur sur le scheschudar, espèce de psaltérion semblable k la harpe. Amurat, ému jusqu'aux larmes, accorda un large pardon aux vaincus, S chah- Kouli suivit Amurat à C'onstaniinople et fut, dit-on, le fondateur de la musique turque. La sonate de Schah-Kouli qui sauva la vie à tant de Persans et k lui-même est jouée aujourd'hui encore à Constantinople. C'est un récit de la prise de Bagdad (Pescerft Bagdad fectichi) ; son titre est Musalic.

SCHAH-ROBKH-MYRZA, souverain tartare,

quatrième fils de Tamerlan, né à Samarkand en 1377, mort en 1447. Après s'être distingué dans plusieurs expéditions et notamment contre les Perses, il fut investi par son père du gouvernement du Khoraçan. Il lui succéda comme souverain d'un vaste empire, qu'il agrandit encore par ses conquêtes. Sa domination s'étendit sur le Mnzendéran, sur la Transoxiane, sur la Perse entière, sur une partie des Indes et Sur la Tartarie. Il réprima avec succès plusieurs révoltes et entretint par de nombreuses ambassades des relations avec la plupart des Etats de l'Asie. 11 régna quarante-trois ans. Sa Vie, par Abdoul-Rizac, se trouve à la Bibliothèque de Paris.

SCHA1BEK-HHAN , fondateur de l'empire des Ouzbeks, mort en 1510. Il tua et déposséda en 1482 Bourga, sultan qui s'était emparé d'une partie des Etats de son père. En 1504, il conquit la Transoxiane, puis, en 1507,

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le Khoraçan. Il fut vaincu et tué en 1510 par le schah Ismaël, près de Mérou.

SCI1AK (Hermann-Ewald). philosophe allemand, né en 1744, mort à Cottbus en 1822. Il a publié plusieurs ouvrages de philosophie, a traduit Spinoza et fait paraître, dans la Gazelle littéraire de Halle, des articles sur la philosophie et la franc-maçonnerie.

SCHAKO s. m. (cha-ko). Orthographe peu usitée du mot siiako.

SCHAL s. m. (chai). Ichthyol. Genre de poissons malacoptérygiens, de la famille des siluroïdes, comprenant sept espèces originaires d'Afrique : Les schals vivent principalement dans le Nil et te Sénégal. (<J. d'Orbigny.)

SCHALCKEN (Gotfried), peintre de l'école hollandaise, né k Dordrecht en 1643, mort à La Haye en 170G. Il était destiné à renseignement, mais sa vocation pour la peinture se révéla d'une façon si irrécusable que sa famille le plaça dans l'atelier de Hoogstruaten. Puis il alla étudier sous la direction de Gérard Dov, chez lequel il apprit k peindre les portraits de petite dimension. La vue de quelques œuvres de Rembrandt lui inspira 1 idée de s'adonner aux effets de lumière, genre dans lequel il excella. Il rendait surtout parfaitement les effets de la lumière artificielle ; aussi la plupart de ses tableaux sont-ils éclairés par une lampe ou un flambeau. Son plus remarquable ouvrage figure au musée d'Amsterdam sous le titre de Jeune fille allumant une lanterne. Il ne traitait pas moins bien le portrait que ces sujets de prédilection ; s'étant rendu en Angleterre quelque temps après la révolution de 1688, il peignit un remarquable portrait de Guillaume III. Revenu en Hollande, il essaya de la peinture religieuse ; mais il n'avait nul goût pour ce genre et ses essais prouvèrent une fois de plus de quel poids sont la vocation et le goût personnel dans les choses d'art. On peut en juger par son tableau des Vierges folles et vierges sages, qu'on voit au musée de Munich. Les.critiques signalent dans cette toile, exécutée en 1700, des lieux communs prétentieux et, chose singulière de la part de Schalcken, une lumière fausse, d'un ton de brique rouge.

En revanche, dans la peinture de genre, Schalckqn rivalisa avec Gérard Dov, et c'est lui que les meilleurs artistes de l'école hollandaise ont pris pour modèle lorsqu ils ont voulu rendre certains effets dont on ne s'était guère avisé avant lui. Un Artiste éclairant le buste de Vénus et un Jeune homme cherchant à éteindre une bougie que tient une jeune fille peuvent être placés, pour leur effet pittoresque, k côté du tableau mentionné plus haut. Parmi les effets de jour peints par Schalcken, on cite en première ligne, pour la finesse de l'exécution, un Pécheur à ta ligne, de la galerie du roi de Prusse, k Berlin, et le Garçon mangeant un œuf, du musée d'Amsterdam. Dans le même musée, le Portrait de Guillaume III, où se trouve un jeu de lumière fort remarquable, montre que ce maître, qui se plaisait h la composition de petits sujets empruntés k la vie commune, était égaillent capable de peindre des figures de grandeur naturelle. On voit nu Louvre quatre tableaux de lui : une Sainte Famille, Cérés un /lambeau à ta main cherchant sa fille, Deux femmes dont l'une tient une bougie allumée, un Vieillard répondant à une lettre qu'il tient à la main.

SCHALDEIUOSE (Friedrich), écrivain danois, né k Wedelsborg (Fionie) le 15 février 1782. Il s'engagea comme volontaire dans la milice nationale en 1807 et fut pris par les Anglais, auxquels il échappa par suite d'une tempête qui jeia leur vaisseau sur les côtes de la Hollande. Recueilli par les Hollandais, il prit du service dans l'armée de ce pays et devint secrétaire d'un officiel-supérieur. Après avoir, eu cette qualité, voyagé en Allemagne, en Suisse et en Italie, il fit la campagne d'Espagne et fut libéré en 1812. Revenu en Da-nemark, il entra dans un régiment de la garde norvégienne, avec le giada de lieutenant, et fut vers 1816 nommé professeur à l'école de Nykjoebing, où il resta jusqu'en 1825. A cette époque, il rentra dans l'armée active et continua de servir jusqu'en 1839.11 s'adonna ensuite k la littérature, publia plusieurs journaux qui furent presque tous supprimés par la censure , entre autres l'Belsingœrpost, celui, qui dura le plus longtemps (1832-1834), et se lança ensuite dans le commerce des grains et du'eafé, dans lequel il acquit une assez grande aisance. On a de cet écrivain : Voyages et aventures dans les pays étrangers (Copenhague, 1826-1880); Manuel du fleuriste (Copenhague, 1835-1836); Description d'Elseneur et du château de Kromborg (1840); Description du Slesvig et du Holstein (1848) ; Chants héroïques danois, anciens et nouveaux (1846).

SCHALIKOFF (Pierre-Ivanovitch, prince de), littérateur russe, né dans les environs de Moscou en 1770, mort dans cette dernière ville en 1838. Son existence fut entièrement consacrée k la littérature. On lui doit, entre autres écrits : Traité des sentiments involontaires (Moscou, 1798) ; Pensées, caractères et portraits (Moscou, 1805) ; Recueil des mémoires et œuvres du prince Schalikoff', répandus dans les journaux (1816, 2 vol.); Contes en prose et en vers (1819). M. de Schalikoff a, en

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outre, traduit plusieurs ouvrages de Chateaubriand et de tia"i de Genlis,

SCHALI* s. m. (châl). Orthographe peu usitée du mot châle.

SCHALL (Jean-Adam), missionnaire jésuite, né à Cologne en 1591, mort en Chine en 1669. Appelé à la cour de Pékin avec le Père Térentius pour travailler k la réformation du calendrier, il succéda en 1630 à son collègue et ami dans la haute fonction dont l'avait investi la confiance de l'empereur. Nommé bientôt après conseiller directeur du bureau des affaires célestes et président du tribunal des mathématiques, il prit assez d'ascendant sur l'empereur Chun-ti pour en obtenir un décret autorisant la prédication du christianisme.

Mais à la mort de Chun-ti, le Père Schall fut dépossédé de sa charge, jeté en prison avec tous les autres missionnaires, traîné pendant neuf mois de tribunal en tribunal et finalement condamné k être coupé en morceaux.

La sentence, toutefois, ne fut pas exécutée, le malheureux condamné étant mort pendant les longs et cruels préparatifs de son supplice.

Le Père Schall avait puissamment aidé les Chinois k repousser une invasion des Tartares en se chargeant de diriger la fonderie des canons. Il a laissé, en langue chinoise, un grand nombre d'ouvrages traitant des mathématiques.

SCHALL (Charles), auteur dramatique allemand, né k Breslau en 1780, mort en 1833. Fils d'un riche négociant et destiné lui-même à la carrière commerciale, il y renonça pour suivre le penchant qu'il avait pour les lettres et fonda le Nouveau journal de Breslau, dont il conserva la direction jusqu'à sa mort. Résidant tour k tour k Breslau et à Berlin, il était sans cesse occupé de plans littéraires; mais il ne se décida k écrire que lorsqu'il y fut réduit par la situation de plus en plus précaire de ses affaires. On a de lui un grand nombre de petites pièces de théâtre, dont plusieurs se sont maintenues au répertoire. Telles sont, entre autres : la Partie de whist interrompue; Tragédie, comédie, lequel des deux? le Baiser et le soufflet; la Manie du théâtre, l'une des parodies les mieux réussies de la vie dramatique; le Bouton et l'habit de laine, sa dernière comédie, qui obtint beaucoup de succès; VEpée et la quenouille, drame qui fut moins heureux, etc. Ses premières comédies avaient été publiées ensemble en 1817. Kahlert fit paraître après sa mort ses Rimes et énigmes posthumes (Breslau, 1849, avec une biographie).

SGHALLER (Jules), philosophe allemand, né k Magdebourg en 1810, mort en 1868. Il commença en 1829, k l'université de Halle, des études théologiques, qu'il abandonna bientôt pour s'adonner à la philosophie, k laquelle l'avaient gagné les leçons de Rosenkranz. Reçu en 1834 agrégé de philosophie, il fut nommé en 1838 professeur extraordinaire, puis, en 1861, professeur ordinaire à la même université. Il a beaucoup contribue à provoquer l'intérêt qui, de 1840 k 1848, s'est attaché aux travaux de l'école philosophique de Halle, et il a lui-même exercé par ses cours une grande influence. Son premier travail littéraire date de l'époque où la philosophie de Hegel était pour la première fois en butte k de sérieuses attaques. Tout en cherchant a répondre k ces agressions dans son écrit apologétique intitulé: la Philosophie de notre temps (Leipzig, 1837), qui contient une excellente analyse de l'Ontologie de Fichte, il donnait dans l'ouvrage qui a pour titre : le Christ historique et ta phitosophie (Leipzig, 1838), son opinion sur les éléments philosophiques que Strauss a pris pour base dans sa Vie de Jésus. On a encore de luP: Leçons sur Schleiermacher (Halle, 1844): Exposition et critique de la philosophie de L. Feuerbach (Leipzig, 1845) ; Histoire de laphilasophie naturelle depuis Bacon jusqu'à notre époque (tome 1er, Leipzig, 1841 ; tome II, Huile, 1844), ouvrage reWiarquable qui peut servir d'introduction à la philosophie naturelle; la Phrénotogie dans ses principes et d'après sa valeur (Leipzig, 1851), écrit dans lequel il démontre Je peu de solidité de la science phrénologique; Corps et âme (Weimar, 1855; 3» édit., 1858), brochure écrite k l'occasion de la querelle de principes qui s'était élevée entre (Jarl Vogt et Rodolphe Wagner; Psychologie, le second de ses grands ouvrages, mais dont il ne fut publié jusqu'à sa mort (1868) que le premier volume, qui a pour titre : la Vie de l'âme (Weimar, 1860). M. Schaller est, en outre, l'auteur du second volume, si important pour l'esthétique, des Lettres sur le Cosmos d'Alexandre de Bumboldt (Leipzig, 1850).

Enfin il a édité en 1853, avec Giebel, VUni~ vers, journal populaire des sciences naturelles, et fourni un grand nombre d'articles aux Annales de critique scientifique et k la première année des Annales de Malle.

SCHALLER DE SAINT-JOSEPH (Jaroslav), géographe allemand du xvm» siècle, mort en 1809. Ii appartenait k l'ordre des Ecoles pies de Prague, et on lui doit ; Topographie du royaume de Bohême (Prague, 1785, 17 vol.) ; Vies des écrivains de l'ordre des lîcotes pies (Prague, 1799, in-8°); Pensées sur les statuts de l'ordre des piaristes et sur leur méthode d'enseignement (Prague, 1805, in-S»).

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SCHALMAGANY (Mohammed-lbn-Ali, surnommé Al), parce qu'il était né à Schmalgan, bourg du district de Waset, dans l'Irak-Arabi, sectaire arabe du Xe siècle. Il soutenait la transmigration des âmes et affirmait que Dieu était présent partout, chez les bons comme chez les méchants. 11 déniait à Moïse et à Mahomet le caractère de prophètes, prétendant qu'ils avaient usurpé la dignité prophétique et la suprême autorité, l'un sur Aaron, l'autre sur Ali. Ce dernier prophète était, d'après Al Sehalmagany, le plus excellent des mortels et le plus semblable à Dieu. Sehalmagany niait aussi l'utilité des prières, des aumônes et de toute espèce de culte divin. Enfin, il autorisait et prescrivait les mariages même les plus incestueux. Il soutenait que, par ce moyen, les plus éclairés communiquaient leurs lumières aux moins instruits, et il assurait que les hommes qui refusaient de se prêter à cette espèce de communication ressusciteraient après leur mort dans des corps de femmes. 11 convertit k sa doctrine plusieurs personnages illustres, parmi lesquels le calife Moctader. Arrêté en 322 par ordre du vizir Ibn-Moclah, Sehalmagany fut condamné par une assemblée de docteurs k être pendu et brûlé, ce qui fut exécuté. D'après Ibn-Tchounah, ce serait Sehalmagany qui aurait donné naissance à la secte des illuminés, transplantée par les Arabes en Espagne.

SCHAMANE s. m. (cha-ma-ne). Jongleur des peuples fétichistes de la Sibérie.

SCHAAIHAÏ, célèbre docteur juif du i" siècle avant l'ère chrétienne. 11 était contemporain du célèbre Hillel, dont il combattit constamment les idées, et qui ne précéda que de peu d'années la venue de Jésus. L'antagonisme de ces deux docteurs et de leurs écoles se révèle k chaque instant dans le Talmud. Schammaï défendit contre Hillel les anciennes traditions, les principes d'autorité et le respect inviolable de la lettre de la loi. Il a 1 esprit plus étroit que Hillel, mais plus profond peut-être. Son raisonnement est franc d'allures et va sans détour aux conséquences que Hillel, plus souple, cherche quelquefois k éviter. C'est une nature droite, fortement trempée, mais roide. Il a le caractère entier, probe et fier. Né en Palestine, il se distingua de Hillel, qui était Babylonien, par son patriotisme, et un de ses disciples, nommé Saddoc, paraît avoir travaillé avec Juda le Galiléen à soulever le pays contra les Romains. Il était austère et grave, comme sa doctrine, mais aussi absolu, cassant, trèsirritable et très -obstiné. On a dit qu'il faisait chasser de ses écoles, à coups de bâton, ceux qui refusaient d'entrer dans ses idées. Voici l'origine de ce conte, qui se trouve dans le Talmud : a Je me convertirai à ta religion, dit un païen à Schammaï, si tu parviens k me l'enseigner pendant que je me tiens devant toi, debout sur un pied. » Schammaï irrité le fit chasser à coups de bâton; le païen se rendit chez Hillel et lui adressa la même demande : a Ce que tu veux que l'on fasse pour toi, fais-le pour les autres, lui répondit Hillel; c'est là toute la loi : le reste n'en est que. le commentaire. » Il est aisé de reconnaître dans ce récit un simple apologue à la manière orientale et destiné à rendre saisissant le caractère des deux écoles, l'une exclusive et formaliste, l'autre éminemment large et tolérante. Tandis que Hillel établissait la liberté d'interprétation, c'està-dire l'excellence de l'esprit, sans s'attacher à la lettre, Schammaï défendit en toutes circonstances la lettre de la loi, les pratiques extérieures du judaïsme, les solennités, telles qu'elles étaient réglées depuis Moïse, les prescriptions relatives aux viandes, aux vêtements, aux purifications, etc. Schammaï et sa doctrine représentent, dans leur intégrité, les idées que, d'après l'Evangile et les Pères de l'Eglise, nous attribuons aux pharisiens ; cependant il est certain que les pharisiens inclinaient beaucoup plus vers les doctrines de Hillel et que Schammaï fut vaincu dans sa lutte contre ce docteur; dans le Talmud, il est constamment sacrifié à Hiliel et représenté comme un maître insociable. Une des maximes que l'on connaît de lui : a Parlez peu, agissez beaucoup et accueillez tout le monde d'un air aimable, » n'est pourtant pas d'un méchant homme. On ne sait presque rien de sa vie. Parmi ses disciples, outre Saddoc, on cite Boba-ben-Buta, esprit doux et conciliant, et ûostaï, d'Itome.

SCHAMIWATA s. m. (ehamm-ina-ta). Hist.

relig. Excommunication chez les Juifs.

SCHAMS-EDDYN-ILEM15CII ou AtTU- MASCH, roi de Delhi, né en Tartarie, mort en 1236. Vendu, comme Joseph, par ses frères, il passa dans les mains du roi de Boukbara, fut revendu et acheté par Cothoub-Eddyn- Aibek, général, puis successeur de Chehab- Eddyn-Mohammed. Schams gagna la faveur de Cothoub, et devint successivement grand veneur du roi, puis son fils adoptif et son gendre, gouverneur de Gualyor, vice-roi de Boudaoun et lieutenant général du royaume. 11 se révolta contre le fils de Cothoub et monta sur le trône en 1211. Schams comprima plusieurs révoltes et vainquit Ildouz, roi de Ghazna en 1215 ; il vainquit de même Nassir- EUdyn-Kobah, en 1217, et s'empara de ses Etats. En 1225, Schams conquit Behar et le Bengale. Il perdit bientôt fa première de ces

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conquêtes. Mais il se dédommagea en 1233 en prenant successivement Gualyor, puis Oudgein, où il détruisit un temple indou célèbre, dont il transporta toutes les idoles à Delhi.

SCHAMYL ou SCHEMYL (Ben-Mohammed- Schamyl-Effendi), surnommé le Prince <ie» croyant», célèbre iman (prophète) et sultan des montagnards du Caucase, né à l'Aoul d'Himry, dans le territoire desTartares Koissoubelins (Daghestan septentrional), en 1797. mort près de Moscou en avril 1871. Dès son enfance, il donna des preuves d'une fierté et d'une volonté inflexibles, fit une étude profonde de la grammaire et de la philosophie arabes sous la direction du mollah ( prêtre ) Djelaled-Din, et embrassa sans réserve la doctrine de Kasi-Mollah, qui était une nouvelle forme du sofisme et qui eut bientôt recruté de nombreux sectaires dans les tribus éparses du Daghestan.

Lorsque, en 1824, éelatacontre les Russes le soulèvement conduit par Yermolaff, Schamyl, qui avait jusqu'alors mené la vie d'un religieux, prit part à la lutte, avec son maître Kasi-Mollah, et, lorsque les Russes victorieux eurent pénétré, sous les ordres de Rossen, dans le Koissou, il s'enferma avec lui dans la forteresse d Himry, pour y attendre l'ennemi. Dans l'assaut donné à cette forteresse, le 18 octobre 1831, Kasi-Mollah et tous les défenseurs de la place furent massacrés; seul, Schamyl, quoique grièvement blessé, put échapper à la mort. La réputation de sainteté, dont il jouissait depuis longtemps déjà, fut encore accrue par ce salut miraculeux, et, Hassam-Bey, successeur de Kasi- Mollah, ayant été assassiné en 1834, Schamyl fut élu chef de la secte. Il se servit alors de l'influence que lui donnaientson pouvoir religieux et le fanatisme de ses adhérents pour réunir sous un gouvernement unique les différentes tribus des montagnards du Daghestan (Tchetchenzes , Lesghiens, Koumoukes, etc.), et forma ainsi une sorte d'Etat théocratique, mais ayant une organisation militaire, dont l'existence s'affirma dès 1839.

Le premier adversaire de Schamyl fut le général Grabbe qui, le il juin 1839, parut avec son armée devant le fort d'Aehoul0'o, résidence de l'iman, et qui le prit d'assaut le 22 août suivant, après une lutte acharnée. Schamyl s'échappa encore d'une manière miraculeuse et se retira dans la forteresse de Dargo, En mai 1842, il y fut attaqué par les Russes, les repoussa on leur faisant éprouver des pertes énormes et envahit lui-même, l'année suivante, le pays des Avares, qui était soumis à la Russie.

Lorsque Woronzow eut été nommé, en 1844, gouverneur du Caucase, la guerre prit une tournure plus favorable pour les Russes ; mais les montagnards, conduits par Schamyl et par ses uaïbs (lieutenants), leur firent encore essuyer de grandes pertes, qui ne les empêchèrent pas cependant de s'emparer, en 1845, de Dargo, en y sacrifiant, il est vrai, un grand nombre de soldats. L'année suivante, Schamyl pénétra dans la Kabarda, mettant tout à feu et à sang, s'empara de la forteresse de Gerghebil, construite par les Russes, et la défendit en personne pendant les assauts que Woronzov y donna inutilement du 13 au 16 juin 1847 ; puis l'iman se retira dans la forteresse de Salty, d'où il réussit à gagner les montagnes en 1848. 11 eut le mémo bonheur en 1849, lorsque la forteresse d'Achoulgo fut tombée aux mains des Russes, après un siège de neuf mois et trois assauts (27 juillet, 17 août et 21-29 août), dans lesquels il perdit un fils et une de ses femmes. Affaibli, mais non découragé, il se mit aussitôt en devoir de réchauffer le zèle des montagnards et de les appeler tous à la guerre sainte contre les Russes, et, dès 1850, il put les combattre de nouveau à la fois sur le Terek et sur le Kouban. Les combats les plus acharnés furent livrés sur la ligne des Lesghieus, sur la ligne de Laba, où commanduit Mohammed-Emin et dans le Daghestan, où Schamyl dirigeait lui-même les opérations. Tandis que Mohammed-Emin reprenait k l'ouest toute la rive gauche du Kouban, et qu'à l'est Mourad-Bey rejetait les Russes au delà du Terek, Schamyl opérait lui-même (1850-1851) le long de la Tohetchna et pénétrait jusque dans les plaines transcauoasiques. Mais, malgré ses succès, ou plutôt, k cause de ses succès, l'iman avait perdu ses plus braves guerriers, et la confiance des montagnards dans leur chef commençait k diminuer. En outre, l'énergique Bariatinski fut appelé à cette époque au commandement de la ligne orientale du Caucase et ne laissa bientôt plus k son adversaire d'autre alternative que la défensive. Lorsque éclata la guerre d'Orient, Schamyl reçut, il est vrai, des Turcs et des puissances occidentales des secours en armes et en argent, au moment où les Russes se trouvaient obligés de rappeler du Caucase la plus grande partie de leurs troupes; mais ces secours arrivaient trop tard. L'iman réunit ses guerriers, et, par une invasion hardie, répandit l'alarme dans les possessions russes jusqu'à Tiflis. Il s'empara, dans cette expédition, de deux princesses géorgiennes, qu'il échangea contre Son fils, qui était depuis plusieurs années retenu prisonnier k Saint-Pétersbourg.

Soit par faiblesse, soit par calcul, pendant l'année 1855, il n'entreprit rien contre ses ennemis, qui se trouvaient alors dans la po-

sciia

sition la plus critique. Mais, après la paix de Paris en 1856, les Russes reprirent avec une nouvelle vigueur leurs opérations au Caucase et, par les progrès -successifs qu'ils firent, restreignirent de plus en plus le cercle dans lequel ieur adversaire était enfermé. Après s'être emparés de l'importante passe d Argoun, ils remportèrent sur Schamyl, le Il août 1858, une sanglante victoire près de l'aoul d'Ismaïl, et, le 12 avril 1859, s'emparèrent, après un long siège, de la forteresse de Wcden.

Ce dernier succès porta un coup fatal k la

Puissance de l'iman. Eatiguées de la lutte, îs tribus se soumirent l'une après l'autre, et jusqu'aux plus fidèles partisans du héros du Caucase passèrent du côté des Russes. Schamyl se retira alors dans son dernier asile, la forteresse de Ghunib, située sur un rocher escarpé du Dahestan, entre la route militaire de Géorgie et la mer Caspienne. Après une série de combats acharnés, dans lesquels succombèrent la plupart des derniers défenseurs de l'iman, le général Bariatynski s'empara du dernier boulevard de la liberté dans le Caucase, et Schamyl fut fait prisonnier avec ce qui restait de ses fidèles mourides. Ce fut ainsi qu'échouèrent ses efforts pour fonder dans le Caucase un royaume mahométan indépendant, qui devait arrêter les progrès de la Russie dans l'Asie méridionale. Les prisonniers furent conduits à Saint-Pétersbourg, où ils furent traités avec certains égards. Plus tard, Schamyl obtint la permission de se retirer a Kalouga avec sa famille. Voici le jugement porté sur le héros caucasien par M. Ed. Dulaurier, dans la Ileuue des Deux-Mondes :

« La durée de la domination de Schamyl, trop courte pour lui permettre d'achever son œuvre de régénération, a été suffisante néanmoins pour laisser dans le Caucase une trace profonde et ineffaçable. Les germes d'organisation et de civilisation qu'il y a déposés ne sont pas perdus et profiteront k ceux qui sont appelés à lui succéder. La dictature dont il a été armé a été violente, mais nécessitée par les exigences de sa position vis-à-vis des tribus indomptables qu'il avait à tenir sous le frein, par un état de guerre et de défense à outrance, par le besoin de se prémunir sans cesse contre la trahison et les rancunes particulières. Elle a été satisfaisante aussi pour les tribus, en leur apprenant la discipline du commandement et de la loi, en faisant taire leurs haines particulières, en les forçant au respect de la vie et de la propriété d'autrui, et en leur enseignant à chercher la sanction de la justice, non dans l'usage de la force brutale, mais dans le recours à une autorité supérieure, impartiale et uit'.laire pour tous. Si sa sévérité fut inexorable, on ne saurait lui reprocher aucun acte de cruauté inutile. Les Russes ont proclamé eux-mêmes son humanité envers ses prisonniers ; plus ils étaient près de sa personne, plus leur sort était doux. Ceux qui étaient échus à ses naïbs et qui avaient à se plaindre leur étaient retirés, aussitôt qu'il apprenait leurs griefs, et il les tenait désormais sous ses yeux.

a En recherchant quels services le gouvernement de Schamyl a pu rendre aux montagnards, nous avons à constater sa funeste influence sur leur indépendance intérieure ; influence qui ne s'est trahie qu'à la longue et telle que l'iman n'avait pu le prévoir; en les courbant sous une autorité absolue, unique, il a affaibli leur ressort Je plus puissant, l'initiative individuelle et la résistance spontanée. Cette force immense que la concentration du pouvoir entre ses mains lui avait donnée d'abord, recelait une cause d'affaiblissement. En poursuivant le vol, le brigandage et la vendette, en comprimant les dissensions et les rivalités, Schamyl a détruit les habitudes qui entretenaient 1 esprit guerrier des Tchetchenze et des Lesghis et formaient des chefs de parti braves, rusés et entreprenants. »

Scba-NamebOU Livre des Rais, vaste épopée persane, rédigée au xio siècle de notre ère par Aboul-Rassim Ferdousi. Ce poëme, qui ne contient pas moins de cent vingt mille vers, embrasse une période de plus de trois mille ans. Il raconte l'histoire de la Perse depuis la création du monde. Ferdousi, qui a passé trente-cinq ans à l'écrire, y a réuni toutes les traditions et toutes les légendes qui, à l'époque ou il vivait, s'étaient conservées sur les anciens Perses. Cette vaste composition fut exécutée par l'ordre de Mahmoud le Gaznèvide. Le sultan avait fondé une Académie pour rechercher tous les matériaux de l'histoire ancienne. Il demandait avidement un poète qui pût réunir tous les matériaux déjà amassés dans l'ensemble d'un vaste poème. Ansari proposa Ferdousi k Mahmoud , et c'est ainsi que fut confiée à ce dernier l'exécution du Scha-Nameh. Nous n'avons point à raconter la vie malheureuse de Ferdousi, envers lequel le grand Mahmoud se montra ingrat ; parlons seulement du poBme. Le premier épisode que Ferdousi composa fut celui de Zohak et do Féridoun ; et, k soixante et onze ans, il écrivait dans son pcônie, confident de ses chagrins: « Lorsque j'eus atteint soixante et onze ans, le ciel s'humilia devant mou poème. » Il y avait alors trentecinq ans qu'il y travaillait, dit-il lui-même. C'est donc à trente-six ans qu'il l'avait coin-

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mencé. Les Persans considèrent FHrdous comme leur plus grand poète, non-seulement pour la puissance de l'inspiration, mais encore pour la perfection do la forme. LeSchti' Nameh. se range, en effet, parmi les plus merveilleuses créations de l'esprit humain. Il a sa place k côté du Maltabhnrata, du Ramayana, de l'Iliade et des Nibelunijen. C'est à tort qu'on a essayé de- refuser à ce poème le caractère de l'épopée. Si l'épopée était la narration d'une action précise enfermée en des limites précises, le Livre des Jiois, k coup sûr, ne serait pas une épopée. Mais l'esprit qui le soutient, les traditions populaires qui en font la substance, et son objet tout national en font réellement une épopée, différente de l'épopée grecque, mais conforme k l'histoire et au génie du peuple pour qui il est écrit.

Les ennemis et les envieux de Ferdousi lui reprochaient précisément de n'avoir aucun mérite d'invention et d'écrire simplement sous la dictée de la tradition. Ce reproche fait la gloire de Ferdousi. Il n'a point fuit, comme Virgile, une épopée littéraire aveu des matériaux, insuffisants d'ailleurs. Il n'a fuit que rimer pour ainsi dire les légendes et les traditions de son pays. Les sultans qui avaient précédé Mahmoud avaient toujuuis cherché à rassembler les traditions nationales de la Perse, espérant ainsi ressusciter la nation persane et s'affranchir du califat. Cette tâche toute politique, qui n'a été achevée que sous Mahmoud, avait reçu cependant avant lui des commencements d'exécution ; dès le vie siècle, par exemple, une première coordination des traditions épiques de l'Iran avait été tentée par Nouschirwan,qui fit recueillir dans son empire les récits populaires sur les anciens rois. Iiezdedjerd, roi de la race des Sassanides, fit reprendre et mettre en ordre le travail de Nouschirwan par le dikhnn Danischwer. Vers l'an 260 de l'hégire, Iakuub, fils de Leis, fondateur de ladynastiedes Suffarides, fit composer un Liore des Jiois avec les traditions déjà recueillies. Enfin, en 360 ou 365 de l'hégire, le Guèbre Dukiki, sous Abou-Salih-Mansour le Sassanide, reçut l'ordre de mettre en vers l'ouvrage de Danischwer. Le livre de Dakiki commençait à Gustasp. Tels sont les prédécesseurs qui ont préparé et déjà manié la matière mise en œuvra par Ferdousi. Lui-même, dan3 un des premiers chapitres de son Scha-Nameh, rend justice à ses devanciers et déclare qu'il n'a fait que suivre la tradition. M. Vullembourg a traduit quelques morceaux du Scha-Nanie/t dans une notice qu'il a donnée de co poème. M. Jules Molil a publié déjà plusieurs vol. in-fol. (Imprimerie nationale) de la traduction du Scha-Nameh.

SCI1ANDAU, bourg du royaume de Saxe, cercle de Dresde,bailliage et à 7 kiloin. S.-E. de Hohnstein, sur la rive droite de l'Elite ; 2,000 hab. Carrières de pierres de taille ; construction de bateaux ; commerce de bois, articles de fer ; source ferrugineuse.

SCI1ANFARA, poète arabe. V. Chanfara.

SCHANGINIE s. f. (chan-ji-nî — de Schan-

Îtin, nattir. allcin.). Bot. Genre de p.untes, de a famille desutriplicées, tribu des suédim'i s, dont l'espèce type croît sur les monts Altaï.

SCHANK (John), amiral anglais, né vers 1746, mort à Dawlish en 1823. Il commença à servir dans la marine dès 1757, monta lentement de grade en grado, et enfin, après dix-huit ans de service fut nommé lieutenant. C'est alors qu'il commença k se distinguer par diverses découvertes dans la mécanique, sa science de prédilection. Nommé surintendant du département maritime à Saint- Jean, puis capitaine en second, puis enfin, en 1783, capitaine en premier, Schank continua de se livrer à l'étude de la mécanique. U imagina de faire donner aux navires une nouvelle forme qui, à la suite d'expériences faites en 1790, fut reconnue excellente pour les faire naviguer avec plus de rapidité. En 1794, Schank partit en qualité d'agent général pour les transports devinés à convoyer les troupes qui se rendaient aux Indes occidentales. Il rendit de grands services en 1799, lors de l'oxpédition do Hollande, et fut ensuite nommé l'un des commissaires du conseil del'amirauté. Démissionnaire en 1802, Schank reprit service dans la marine après la rupture du traité d'Amiens, et fut chargé d'inspecter les côtes depuis Holy-Isiand jusqu'à Portsmouth. Il devint successivement contre-amiral en 1805, vice-amiral en 1810, enfin amiral du pavillon bleu en 1821. Schank fut un des fondateurs de la Société pour l'encouragement et l'amélioration de l'architecture navale. On lui doit un ouvrage intitulé: Esquisse de deux bateaux et d'un cutter avec des quilles glissantes (1793, in-fol.).

SCHANNAT (Jean-Frédéric), historien allemand, ué à Luxembourg en 1683, mort à Heidelberg en 1739. Il suivit les cours de droit à Louvain, se fit inscrire au barreau de Malines et publia, eu 1707, son Histoire iu comtede il/aNs/eta (Luxembourg, 1707, in-12), dont le succès le détermina à renoncer à sa profession d'avocat pour embrasser la carrière ecclésiastique, plus favorable, suivant lui, aux sérieuses études. En sus de l'ouvrage cité plus haut, on doit à Schannat : Vindemis liiterariœ (Fulde et Leipzig, 1783, S vol. in-fol.); Corp us traditionurn F uldensium (Leipzig, 1724, in-fol.); Histoire abrégée de la mai-

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son Palatine, en français (Francfort, 1740, in-12); Concilia Germanise (Cologne, 1750, 11 vol. in-fol.).

SC11AN-SI, province de l'empire chinois.

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