‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 157 sur 1059 · V. Ckao-King · texte numérisé non relu

V. Ckao-King

SCHAPSKA ou TCHAPSKA S. m. (chapsku).Cost. milit. Shako polonais dont la partie supérieure est carrée : Les lanciers portaient le schapska. Il On écrit aussi czapska et sz,.pka.

— Encycl. V. czapska.

SCHAPZIGUER s. m. ( cha-pzi-ghèr ).

Cointi. Sorte de fromage suisse.

SCHARAB-ÉMINI s. m. (eha-ra-bé-mi-ni).

Hist. ottom. Inspecteur des vins.

SCHARAFI s. m. (cha-ra-fi — du nom du sulttui Aschraf). Métrol. Nom que les voyageur» donnent quelquefois aux sultanéys d'Egypte frappés par Aschraf. Il Nomquel'on donna aussi aux chérassis de Perse. On disait autr; fois séraphin, tl On trouve aussi sché-

RAFI.

SCHARAND1N (Jean-Jacques), médecin suisse du xviie siècle, né à Soleure. On lui doit deux ouvrages ; le premier est intitulé : Ratii conservante sanitatis(A.msleràa.m,1649, in-8c) ; l'autre porte pour titre . Moduset ratio visendi mgros (Soleure , 1670, in-12).

SCHARBERG (Joseph Bedeus de), historien et administrateur allemand, né à Hermannstad. (Transylvanie) en 1793, mort dans la niérre ville en 1858. Successivement directeur de la commission scolaire et ecclésiastique de la Transylvanie, commissaire supérieur de ce pays, directeur du consistoire supérieur de l'Église évangélique, il a publié un Allas historique, généalogique et géographique de la Hongrie et de ses annexes (184!î, S livraisons gr. in-fol.).

SCHARCHOESCHI 's. m. (char-ko-es-chi).

Mamm, Nom donné par les Mongols à une grarde antilope.

SOI ARD (Simon),érudit et compilateur allemand, né en Saxe vers 1535, mort en 1573. Il élait assesseur à la chambre impériale de Spiie. Entre autres ouvrages, on a de lui: Cer nanicarumrerum quatuor vetusiiores chvonog-aphi (Francfort, 1556); c'est le premier recueil qu'on ait donné des historiens de l'Aile m igné ; Opus historicum de rébus germanicit (Bâte, 1574), collection estimée; Lexicon juridieum (Bâle, 1582, in-fol.) ; De élections Germanorum principum (Strasbourg, 1609, in-fo).

S:HARDACQ s. m. (char-dak). Art milit.

Nom donné par quelques auteurs aux ouvrages en charpente que l'on appelle ordinairement BLOCKHAUS.

S:HARFENBERG (Georges-Louis), entomologiste allemand, né à Humpfershausen en 17-lii, mortvà Ritschenhausen en 1810. Il commença par être instituteur. Devenu, en 1781, pasteur de Ritschenhausen.il étudia la science fonjstière et fut membre d'une société instituée pour ce genre d'études kDreissigacker. Il £, publié une Histoire naturelle complète des insectes nuisibles aux forêts (Leipzig, 1804, 3 vol. in-4°) avec 13 planches, et plusieurs mémoires insérés dans le journal de Scriba.

SCHARFFENBERG (Albrecht von), poste allomaml du moyen âge, qui vécut en Bavière de 1325 à 1350. 11 est l'un des principaux auteurs de Titurel, poëine chevaleresque qui fair suite au ParciuaZ deWolfram von Eschenbach. L'édition originale du Titurel est de 1477 (in-fol.), sans nom de ville ni de librairie.

ECHARHLUS s. m. (char-lus). Hist. ottom. Co umis des bureaux publics.

î.CHARIGI s. m. (cha-ri-ji). Sorte de violon indou.

— Enoycl. La forme, ainsi que le son criard de cet instrument, rappelle assez exactement la pochette de nos maîtres à danser. Pour plis d'analogie encore, l'office du badia-cara, joi eur de sciiarigi, est d'accompagner la ndtel ou danse des ba3-adëres indoues. L'orch sstre complet qui anime de sa musique plus ou moins fantastique, mais parfois d'une harmenie assez agréable, quoique toujours biza 're, les danses, ou plutôt la pantomime des bayadères, se compose ordinairement de quatre instruments, le scharigi d'abord, puis les kausias, petites cymbales de métal que l'on frappe les unes contre les autres ; le touri, es iéce de trompette en cuivre, le sani, sorte de haulbois. En outre, les bayacléres jouent, to Jt en dansant, de deux instruments à cordes, ur silara et un dotara, dont elles se servent ordinairement avec assez d'habileté et en assez bon accord avec l'orchestre.

SCHARK.OÉ ou SCHARDA11, ville de la Turque d'Europe, danslepachaliket à 64 kilom. S.-Ë. de Nissa, près de la rive gauche de la Movava ; 8,000 hab. Importante fabrication au tapis.

SCI1ARLING (Karl-Emile), théologien danois, ne k Copenhague le 28 juillet 1803. Nsimné 0H1S2S docteur en théologie, il reçut de l'université une pension pour aller com-

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pléter ses études en France at en Allemagne pendant les années 1829 etet 1830. De retour en Danemark, il fut chargé de faire. des conférences de morale et de théologie kl'a- 'cadémie Soroe. Un choix de ces conférences a paru k Copenhague, en 1838, sous ce titre : Quel est le but, quelle est la portée, quels ont été les résultats des recherches scientifiques des théologiens sur les livres du Nouveau Testament? L'année suivante, il obtint une chaire k l'université de Copenhague, dont il fut nommé recteur en 1843. De 1837 k 1855, il a publié avec M. Engelstoft la Revue théologique, dans laquelle il a fait paraître de nombreux articles. On a encore de lui: des Sermons, des Discours de circonstance (1846) ; les Ebioniles J1843) ; Doctrine et destinée de Michel de Molinos (1852), M. Scharling est membre de l'Académie danoise depuis 1855.

SCHARLING (Edouard- Auguste), chimiste danois, frère du précédent, né à Copenhague le 1er mars 1807. Il fit successivement ses études dans sa ville natale, à Gœttingue, à Giessen, à Paris, à Londres et à l'université de Heidelberg. En 1840, il a été nommé professeur de chimie k l'école de chirurgie de Copenhague et chargé de faire des conférences sur cette science à l'institut polytechnique. Trois ans après, il a été admis à l'Académie des sciences de Copenhague, section des sciences physiques. Il a publié sa remarquable thèse pour le doctorat, De chimicis calculorum vesicariorum rationibus (1839), qui a été traduite en anglais. Un a de lui aussi de nombreux mémoires scientifiques.

SCIIARNHORST (Gérard-David) , général prussien, né à Bordenau (Hanovre) en 1755, mort à Prague en 1813. Fils d'un paysan, il ne reçut qu'une instruction élémentaire, entra k dix-huit ans au service du comte de Lippe, puis passa dans l'armée hanovrienne avec le grade de porte-enseigne (1776). Nommé lieutenant d'artillerie en 1780, Scharnhorst devint, en I7S6, professeur à l'école d'artillerie de Hanovre, où il resta dix ans, se livra à des études approfondies et écrivit son Manuel des officiers. En 1792, il fut promu capitaine et rejoignit, l'année suivante, avec un corps auxiliaire hanovrien, les Anglais en Hollande. Pendant la campagne contre les Français, il se distingua k Hondschoote, à Menin et fut vivement frappé alors des vices de l'ancienne tactique, qu'il se proposa de réformer. Nommé successivement major, aide quartier-maître (1794), lieutenant-colonel (1796), il sévit refuser un régiment parce qu'il n'était pas noble et entra, en 1801, dans l'armée prussienne en qualité de lieutenantcolonel instructeur à 1 Académie royale de Berlin. Il créa dans cette ville une société militaire, lit des cours dans lesquels il initia les officiers prussiens aux principes de la nouvelle tactique et attira sur lui 1 attention du roi de Prusse, qui l'anoblit, le nomma colonel et le chargea de l'éducation militaire du prince royal. Lors de la guerre avec la France en l8û6,Scharnhorst passa à l'étatmajor du duc de Brunswick, fut blessé à Auerstredt et contribua à diriger la retraite du corps de Blùcher sur Lubeck. Fait prisonnier dans cette ville, il fut échangé peu après et prit part à la bataille d'Eylau. Après la paix de Tilsitt, Scharnhorst reçut, avec le grade de général-major, la présidence de la commission de réorganisation militaire etdevint directeur du département de la guerre. Il commença par instituer une commission d'enquête, qui expulsa de l'armée tous les officiers incapables et indignes, et prit pour base de ses réformes cette théorie que la force de l'armée réside surtout dans la nation et que ce n'est qu'en instruisant celle-ci, qu'en réveillant l'esprit national et le patriotisme, qu'on peut obtenir à la fois une armée formidable et solide. En 1810, Napoléon exigea qu'on lui enlevât ses fonctions; mais il n'en resta pas moins secrètement à la tète du ministère de la guerre, fit organiser la land- ■wehr, fonda l'Académie de la guerre et put mettre en ligne une armée toute prête lorsqu'en 1813 la coalition se rua sur Napoléon. Nommé chef d'état-major ducorps deBlùcher, cet homme «minent reçut une blessure mortelle à la bataille de Lutzen. A Prague, où il expira, ses compatriotes lui ont élevé un monument. Les ouvrages composés par Scharnhorst sur l'art de la guerre jouissent d'une grande estime en Allemagne. On cite notamment : Manuel des officiers (Hanovre; 1787, 3 vol. in-8°) \Vade-rnecwn de l'officier (Hanovre, 1793, in-8") ; Faits militaires mémorables (Hanovre, 1797, 5 vol.) ; Traité de l'artillerie, traduit en français par Fourcy (1840-1844, 2 vol. in-8").

SCHAROK, prince tartare, quatrième fils de Tamerlan. V. Schah-Roukh-Myhza.

SCHARTIR s. m. (char-tir). Hist. ottom.

Nom des gardes d'honneur d un grand vizir ou d'un pacha.

SCHASSBURG, ville de l'empire d'Autriche, en Transylvanie. V. Seuesvar.

SCHATTEN (Nicolas), historien allemand, né en Westphalie en 1608, mort eu 1 676. Il entra dans l'ordre des jésuites et consacra son existence entière à des recherches sur l'histoire de son pays natal. On lui doit : Carolus magnus Romanus imperator et Francorum rex, Romanus catholicus (Neuhaus, 1074, in-4°) ; Historia Wcstphalix (Neuhaus, 1690, in-fol.) ; Annales Paîlerbornenses (Neuhaus,

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1693, in-fol.). Ces ouvrages attestent de grandes recherches, mais sont entachés de partialité.

SCHAUB(Luc), d!->lomate,nékBâleen 1690, mort à Londres en 1758. Docteur en droit, il fut secrétaire de l'ambassade d'Angleterre en Suisse, puis secrétaire de légation k Vienne. Il assista au congrès de Cambrai, remplit diverses missions diplomatiques près les cours d'Espagne, de France et de Pologne. Revenu en Suisse, Schaub contribua à aplanir les difficultés qui s'étaient élevées en 1736 entre ■ce pays et la France sur la question de la pêche du Rhin. Deux ans après, il prit part k la médiation de Genève et se déclara pour les magistrats eteontre la bourgeoisie. Nommé conseiller d'Etat honoraire par le gouvernement de Bâle, Schaub n'exerça pas ces fonctions, car il retourna presque aussitôt après en Angleterre. Entre autres oeuvres littéraires, on doit k Schaub une traduction de l'ouvrage de M. Stanian, intitulé : VEtat de la Suisse.

SCHAUENBl/RG ou SCHAUMBURG (Adolphe III de), archevêque et électeur de Cologne, né vers la fin du xve siècle, mort k Bruhl en 1556. Il fut appelé a remplacer l'archevêque déposé de Cologne, Hermann, et il entra dans cette ville à la tête de 1,000 cavaliers pour effrayer les protestants, alors nombreux et influents. En 1549, il assembla un concile provincial ; en 1552 , il assista au concile de Trente. Il quitta Trente précipitamment pour défendre le catholicisme menacé k Cologne. Au moyen de subsides venus de Hollande et de la Franche-Comté, Schauenburg sut préserver Cologne de l'invasion dont il était menacé par la France, alors alliée des protestants allemands. Il passa le reste de sa vie k lutter contre le protestantisme.

SCHAUENBURG ou SCHAUMBURG (Alexis- Hemi-Antoine-Balthasar, baron de), général français, né k Heilemer en 1748, moitkGendertheim en 1831. Entré dans l'armée k l'âge de quatorze ans comme volontaire, il fut nommé sous-lieutenant en 17C4 et lieutenant en 1767. Il adhéra k la Révolution, obtint un rapide avancement et fut nommé. en 1792 général de brigade et, l'année suivante, général de division. Suspendu de ses fonctions et emprisonné k Paris comme suspect en octobre 1793, il fut relâché et rétabli dans son grade après le 9 thermidor. En 1796, il servit sous le général Scherer k l'armée du Rhin et expulsa les Autrichiens de Kehl. En 1798, il se rendit k la tête d'une division en Suisse, prit Soleure et Berne, mais éprouva un échec contre les révoltés du district de Stranz. En récompense des services rendus par Schauenburg k la cause de la liberté en Suisse, la ville de Berne lui conféra, en septembre 1798, le droit de bourgeoisie, et le nouveau corps helvétique déclara-qu'il avait bien mérité de la Suisse. L'année suivante, Schauenburg fut remplacé dans le commandement en chef de l'armée d'Helvétie par Masséna. II devint inspecteur d'infanterie et conserva cette fonction jusqu'k la seconde Restauration. En 1815, il demanda et obtint sa retraite.

SCHAUENSTE1N, village de Prusse, province de Hesse, cercle de Schauinbourg, k 1 kilom. S.-E. d'Obern-Kirchen. Importante verrerie produisant annuellement 2 millions de bouteilles.

SCHAUÈRE s. f. (chô-è-re — de Schauer, natur. allem.). Bot. Syn. de gœppertie.

SCHAUÉRIE s. f. (chô-é'-rî — de Schauer, natur. allem.). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des acantbacées, tribu des justiciées, dont l'espèce type croit au Brésil.

SCHAUFELEIN OU SCHËUFFELE1N (Hans- Léonard), peintre et graveur allemand, né k Nuremberg vers 1487, mort k Nordlingue en 1539. Elève favori d'Albert Durer, il en imita scrupuleusement la manière et quitta sa ville natale en 1515 pour se fixer k Nordlingue, où il fut président de la corporation des peintres. On cite surtout ses deux peintures, la Descente de croix et le Siège de Béthulie, k Nordlingue. Ces deux ouvrages, ainsi qu'une vingtaine d'autres qu'on voit k Munich et k Nordlingue, se font remarquer par les qualités pittoresques d'Albert Durer ; mais on y trouve cette ignorance des costumes etdes mœurs que la plupart des artistes du temps révélaient dans leurs productions. C'est ainsi que, dans le Siège de Béthulie, Schaufelein a représenté la ville emportée d'assaut par des lansquenets et les remparts battus en brèche par le canon. Ses gravures sur bois ont une grande réputation. Son principal ouvrage authentique est la suite de la Passion qui se trouve dans le Spéculum de Passione Domini (Nuremberg, 1507, in-fol.). On lui attribue les planches des Aventures de Theverdanck (1517), ainsi que quelques-uns des bois du Triomphe de Maximilien.

SCHAUMBOURG ou SCHAUENBOURG, château d'Allemagne, sur les bords du Weser, entre Rintelu et Oldendorf. Drusus, frère de Tibère, fut, dit-on, le premier fondateur de ce château, qui fut relevé en. 1033 par Adolphe de Sandersleben et qui donna son nom k une maison princière.

SCHAUMBOURG (comté de), ancien Etat do l'empire d'Allemagne, situé sur le Weser, entre les comtés de Lippe et de Ravensberg, les principautés de Minden et de Kalenberg.

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Il fut fondé en 1033 par Adolphe de Sandersleben, dont un des descendants, Adolphe III, reçut le comté de Holstein en 1106. La famille d'Adolphe III forma deux branches, celle de Kiel et celle de Rendsbourg; en 1281, la branche de Rendsbourg se subdivisa en trois rameaux, dont le troisième fut celui de Schaumbourg. La maison de Schaumbourg s'éteignit en 1640 avec Othon IV, et ses possessions passèrent entre les mains d'une branche collatérale, Philippe de Lippe, qui commença la maison de Schaumbourg-Lippe, qui règne encore aujourd'hui. En 1807, le comté entra dans la Confédération du Rhin avec le titre de principauté. V. l'article suivant.

SCHAUMBOURG (principauté de LIPPE-), Etat de la Confédération de l'Allemagne du Nord, compris entre les provinces prussiennes de Hanovre et de Westphalie au N., k l'E. et k l'O., et la principauté de Lippe- Detmold au S., entre 52° 1 1'-52<> 30' de latit. N. et entre 6<> 37'-7° 2' de longit. E. ; superficie, 440 kilom. carrés ; 31,168 hab. Capitale, Buckebourg. Sol généralement plat et assez fertile, mais comprenant quelques cantons marécageux dans la partie N.-E. ; tous les cours d'eau de la principauté appartiennent au bassin du Weser. Climat doux et salubre. Récolte de céréales supérieure k la consommation locale; beaucoup de lin, pommes de terre; vastes forêts. Elève de bestiaux. Ce petit Etat, qui a un revenu de 855,000 fr. et une dette publique de 2,680,000 thalers, jouit d'un gouvernement constitutionnel depuis 1816. Il occupe le dix-huitième rang dans la nouvelle Confédération allemande. Son contingent fédéral est de 320 hommes.

SCHAUMBOURG (cercle de), ancienne division administrative du ci-devant duché de Hesse-Cassel, enclavée entre la principauté de Schaumbourg-Lippe, celle de Lipue-Detmold, la province prussienne de Westphalie et l'ex-royaume de Hanovre. Il forme aujourd'hui un cercle de la province prussienne de Hesse.

SCHAUMBOURG (Frédéric-Guillaume-Ernest, comte de LIPPE-), général allemand, né k Londres en 1724, mort en 1777. Il fit d'excellentes études, devint fort instruit, apprit k fond l'histoire, la philosophie, le français, l'anglais, le portugais, l'italien, s'occupa de beaux-arts et fut un très-habile dessinateur. Tout en développant son intelligence par l'étude, le comte de Lippe suivit la carrière des armes, servit dans les armées des Pays-Bas et de l'Autriche et, ayant hérité des biens paternels, il leva dans ses petits Etats une petite armée, dont les officiers portaient des habits noirs galonnés d'argent avec des culottes de satin jaune. S'étant mis au service de l'Angleterre pendant la guerre de Sept ans, il joignit sa petite troupe k l'armée de Hanovre , battit l'ennemi k Todenhausen (1759), prit Marbourg et Munster, puis reçut le commandement en chef du corps anglais envoyé au secours du roi de Portugal (1761). Arrivé dans ce pays, il fit preuve de véritables capacités militaires, donna les plans d'un fort qui reçut son nom et qu'on éleva sur la frontière et poussa le roi Jean k introduire dans ses Etats d'utiles réformes administratives. Après la paix (1763), il retourna eu Allemagne, où' il termina ses jours.

SCHAUMBURG, nom d'un archevêque de Cologne et d'un général français. V. Schauenburg.

SCHAYES ( Antoine-Guillaume-Bernard ) , antiquaire belge, né k Louvaiu en 1808, mort en 1859. Attaché, jeune encore, k la bibliothèque royale de La Haye, il passa aux archives de cette ville et alla ensuite se fixer k Bruxelles, où il fut nommé conservateur du musée d'armures et d'antiquités. On lui doit : Essai historique sur les usages, les croyances, les traditions, les cérémonies et les pratiques religieuses et civiles des Belges anciens et modernes (Louvain, 1834, 2 vol. in-8<>) ; les Pays- Bas avant et pendant la domination romaine (Bruxelles, 1836, 2 vol. in-80). Schayes a, en outre, collaboré au Messager des sciences et des arts, au Bulletin du bibliophile belge, au Pohjgraphe , k la Revue de numismatique belge, aux Annales d'archéologie de la Belgique, k la Collection des chroniques belges et k l' Encyclopédie (Tuxrxe siècle. Schayes, érudit distingué et travailleur infatigable, était membre de l'Académie de Bruxelles.

SCHAZADÉ s. m. (cha-za-dé). Hist. ottom. Prince du sang.

SCHÉAT s. m. (ché-att). Astron. Etoile do deuxième grandeur, appartenant à la constellation de Pégase.

SCHEBAT s. m. (ché-batt). Chronol. On-.

zième mois de l'année sacrée, cinquième do l'année civile, chez les Hébreux, il On dit

aUSSi SCHEBETH.

SCHEB1STER1 (Mahmoud), poète persan, ainsi nommé du lieu de sa naissance, Schebister, près de Tauris, mort dans cette dernière ville en 1320. Il a composé un poème ascétique, intitulé : Gùldscheni rus (le Parterre des secrets), dont la traduction complète en allemand a été publiée par M. Hamtner- Purgstall (Pesth, 1838, in-4<>).

SCHÉDAR s. m. (ché-dar). Astron. Etoile de la constellation d'Andromède. Il On l'appelle aussi schédir et zédaron.

SCHÈDE s. f. (ohè-de). Ane. coût. Manuscrit, charte, diplôme.

SCIIB

SCHEDE (Elie), en latin Scbedlu», savant allemand, né en Bohème en 1615, mort à Varsovie en 1641. Sa précocité intellectuelle l'a fait ranger parmi les enfants célèbres. A dishuit uns, il obtint la couronne poétique à Rostock et fut alors nommé professeur à Hambourg. On lui doit ; De Diis germanicis, siue veteri Germanorum, Gallorum, Britannorum religions syntagmata IV (Amsterdam, 1648, in-4o), ouvrage qui atteste une réelle érudition, mais peu d esprit critique, et divers autres écrits.

SCHEDE (Paul), poète latin moderne. V. Mk-

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