L1SSUS
SCHEDEL (Hartmann), chroniqueur allemand, né en 1440, mort à Nuremberg en 1514, suivant d'autres en 1495. Il était médecin dans sa ville natale et a écrit plusieurs ouvrages de médecine aujourd'hui oubliés. Son Chronicon mitndi ou Chronicon chronico~ rum est un ouvrage qu'on peut consulter avec fruit pour ce qui concerne le xvo siècle. Cette Chronique embrasse les temps compris entre la création du inonde et l'année 1492. Elle a été publiée pour la première fois en 14S3 (Nuremberg, l vol. in-fol.).Une autre édition a paru à Augsbourg en 1496; une version allemande a été publiée pur Alt, à Nuremberg, en 1493, et a Augsbourg en 1496 et en 1497. Plusieurs extraits de la Chronique ont été reproduits dans d'autres ouvrages : l'histoire du couvent des dominicains de Nuremberg, fondé en 1271, a été insérée dans le tome 1er des Herum Boicarum scriptores, par Œffel; un autre fragment de la Chronique intitulé Commentariolus de Sarmaiia, a été refiroduit dans la collection de Pistorius intitulée : Scriptores rerum potonicarum [t. 1er, pages 163-164).
SCHEDO-FKRROTI (D.K.), pseudonyme du baron Théodore de Fircks, publiciste russe. V. Fircks, au Supplément.
SCHEDOINE et non SCU1DONE (Barthélemi), peintre italien, né en 1559, mort à Parme en 1615. Il fut, s'il faut eu croire Malvasia, élève de Carrache, mais il parait avoir imité plutôt le genre du Corrége. Il fut attaché à Runuzio ou Ranuccio, prince de Parme, fut comblé de faveurs par ce prince et mourut en 1615, par suite, dit-on, du chagrin que lui causait une forte perte d'argent qu'il avait éprouvée au jeu. Dans ses toiles et dans ses fresques, Schedone se distingue par la grâce et la délicatesse ; mais ou lui reproche un peu d'incorrection dans le dessin et des fautes de perspective. Ses principales œuvres sont : le Christ mort posé par la Madeleine sur le bord du tombeau, au musée du Louvre, à Paris ; Coriolan et sept Figures de jeunes femmes qui représentent l'Harmonie, fresques qui décorent le palais public de Modène; Saint Géminien, dans l'église du Dôme, dans la même ville; Saint Sebustien, à Naples. Un grand nombre d'autres toiles de cet artiste sont dispersées dans les galeries de Paris, Berlin, Vienne, Dresde, Munich et Saint-Pétersbourg.
SCHEDEL (Frédéric), marchand hollandais du xvue siècle. Il fut choisi par le conseil à Batavia pour aller à Canton conclure un traité de commerce avec les Chinois. Arrivé en 1653 en Chine, Schedel obtint plusieurs audiences du vice-roi. Mais, forcé de lutter contre les Portugais, hostiles k l'influence hollandaise en Chine , il fut obligé de quitter bientôt le Céleste-Empire. Le second voyage de Schedel en Chine ne put aboutir, pour les mêmes raisons, à aucun résultat, k la grande joie des Portugais, qui se trouvèrent ainsi débarrassés de concurrents commerciaux qu'ils redoutaient.
SCHEDEL (Jean-Chrétien), écrivain allemand, né dans la seconde moitié du xvme siècle, mort à Dresde en 1803. D'abord commis dans une maison de commerce, il vécut ensuite en donnant des leçons à l'institut commercial de Bilsch, k Hambourg, puis habita Leipzig et Dresde. Il a compose un grand nombre d'écrits tous relatifs au commerce, parmi lesquels on cite ; Nouveau dictionnaire complet des marchandises (Offenbach, 1790, 2 vol. in-80) ; Manuel de la jurisprudence mercantile (Leipzig, 1793, 2 Toi. in-8"); Nouvelle Académie des marchands ou Dictionnaire encyclopédique du commerce (Leipzig, 1797, 6 vol. in-8°)i Nouveau manuel de littérature et de bibliographie pour tes marchands (1796, in-8°) ; Nouveau dictionnaire géographique complet pour les marchands et gens d'affaires (Leipzig, 1802, 2 vol. in-8°) ; Analectes, traités et notices pour les marchands (Copenhague, 1801, 2 vol. in-8"), etc. Il a publié, en outre : la Feuille du comptoir, journal (1782); les Êphémérides du commerce (1784) et le Journal général (1786).
SCHEDKI. (Eugène), médecin français, né en Angleterre en 1803. 11 fit ses études médicales a Paris, entra comme interne à l'hôpital Saint- Louis et s'attacha ensuite au service d'un riche Prussien nommé Schikler, et, après la mort de son protecteur, il visita un partie de l'Europe. Schedel mourut dans une excursion en Suisse. On lui doit : Abrégé pratique des maladies de la peau (Paris, 1838, in-8», 3e édit.), en collaboration avec A. Cazenave ; Examen clinique de l'hydrothérapie (Paris, 1845, in-8°), ouvrage remarquable dans lequel, un des premiers en France, il «'attacha à faire connaître l'hydrothérapie.
SCIIE
RCHÉDIASME s. m. ( ské-di-a-sme — gr.
schediasnia ; de schediaaô, j'improvise). Antiq. gr. Improvisation oratoire.
SCHÉdir s. m. (ché-dir). Astron. V.sché-