V. SCHI.OT, SCHLOTAGE, SCHLOTER
SCHELTEMA (Jacques), écrivain hollandais, né à Franeker en 1767, mort en 1835. Reçu docteur en droit en 1786, il prit part au mouvement patriotique de la Hollande et fut forcé de s'exiler. Il revint en Hollande eu 1793 et fut envoyé à la Convention nationale. Il fut arrêté avec un grand nombre de ses collègues du parti modéré le 22 janvier 1793. Rendu à la liberté le 12 juin de la même année, Scheltema occupa diverses fonctions sous le gouvernement hollandais. Il se retira. des affaires en 1819. Citons, parmi ses ouvrages : la Hollande politique ou Biographie des hommes d'Etat les plus distingués de la Mollande (Amsterdam, 1805-1806);if^'moire sur la vie et les mérites de deux femmes célèbres, Anne et Marie Tesselcha de Wischer (1807) ; Séjour de Pierre le Grand, empereur de Russie, en Hollande en 1697 et 1717 (Amsterdam, 1814, 2 vol. in-8°); la Jtttsâïe et la Hollande considérées dans leurs rapports réciproques (1817- 1819, 4 vol. in-8<>).
SCHELTINGA (Gerlach), jurisconsulte hollandais, né au commencement du xvme siècle, mort en 1765. Il commença par professer à Deventer, puis occupa la chaire de droit civil à l'université de Leyde. On lui doit les trois traités suivants ; Pro jurisconsultis et jurisprudentia (1738) ; De officia magistrats (1745); De jure civili romano (1761).
SCHELTOPUZIK s. m. (chèl-to-pu-zik).
Erpét. V. SHBLTOPUZICK.
SCHELVÉRIE s. f. (chèl-vé-rl— de Sckelver, natur. allem.). Bot. Syn. d'ANGELONiE.
SCHÉMA s. in. (ské-ma). Autre forme du mot SCHÉME.
SCHÉMATIQUE adj. (ské-ma-ti-ke). Philos.
Qui appartient, qui a rapport au schéma ou au sclième.
— Qui retrace le plan, mais non la forme de l'objet : Dessin schématique.
— Hist. relig. A signifié Schismatique, ou,
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selon quelques auteurs, a servi à désigner une secte d'hérétiques qui prétendaient que le corps de Jésus-Christ n'était qu'une apparence.
SCHÉMATIQUEMENT adv. (ské-ma-ti-keman — rad. schématique). D'une manière schématique.
SCHÉMATISER v. a. ou tr. (ské-ma-ti-zô — rad. schéma). Philos. Considérer comnio une abstraction, dans le langage de Kant.
SCHÉMATISME s. m. (ské-ma-ti-sme — rad. schème). Philos. Dans le système de Kant, Emploi du schème.
— Rhétor. Manière figurée de s'exprimer.
— firaram. Différence entre deux mots qui ne diffèrent que par la position de l'accent.
SCHÉMATISE s. f. (ské-ma-ti-ze — du gr. schemalizô, j'orne). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétiamères. de la famille des cycliques , tribu des galérucites , comprenant six espèces qui habitent l'Amérique du Sud.
SCHÈME s. m. (skê-me — du gr. schéma, forme, figure, venu de ec/id, pour sec/iô, avoir, tenir, qui représente la racine sanscrite sait, soutenir, supporter, d'où saha, force, sahana, fort, etc.). Rhét. anc. Figure, et particulièrement Figure de mots. • .
— Dessin. Figure servant uniquement à la démonstration, et représentant, non la forme véritable des objets, mais leurs relations et leur fonctionnement, dans des conditions de simplicité qu'une représentation exacte ne permettrait pas.
— Anc. astron. Représentation des planètes en leur lieu propre, à un moment donné.
— Anc. mus. Variété résultant de la position des demi-tons.
— Philos. Principe essentiel des monades de Leibniz, constituant leur caractère propre et les rendant discernables. Il Dans le système de Kant, Figure ou image sous laquelle nous nous représentons un concept intellectuel.
— Théol. Proposition rédigée pour étra soumise a un concile.
— Encycl. Philos. C'est Kant qui a imaginé le schème comme intermédiaire devant -servir à faciliter l'application des catégories aux phénomènes, c'est-à-dire aux images des choses; mais quand il essaye d'expliquer plus nettement ce qu'il entend par un schème, le langage qu'il emploie est presque inintelligible : « Le schème d'un concept pur, dit-il, est quelque chose qui ne peut être réduit à aucune image, mais qui n'est que la synthèse pure exprimée par la catégorie conformément à une règle de l'unité d'après des concepts en général, et qui consiste en un produit transcendantal de l'imagination, produit qui conserve ta détermination du sens intime en général, suivant les conditions de sa forino par rapport à toutes les représentations en tant qu'elles doivent être liées en un concept à priori. < Cela est profond peut-être, mais tellement profond que le regard s'y perd et ne distingue rien
Kant est un peu moins obscur quand il applique la notion de schème à quelques cas particuliers. Appliqué k l'idée d'un triangle, le schème semble se confondre avec le concept d'un triangle, en général, sans qu'on détermine s'il est rectangle, isocèle, scalène, si ses côtés sont plus ou moins longs. Un peu plus loin, Kant parle ejeore du concept de chien en général, comme si ce concept général était un véritable schème. Il dit ailleurs que le nombre, en général, est le schème de la quantité, et il faut comprendre ici qu'il s'agit d'une quantité déterminée par des chiffres, sans quoi il serait impossible de trouver quelque chose de plus général dans le nombre que dans la quantité. Ainsi, supposons que cent, mille, deux mille cinq cents soient appelés des quantités, on pourra dire que le nombre, en général, en est le schème. Ce qui semble résulter de ces exemples, c'est qu'il faut entendre par schème ce qu'il y a de commun entre toutes les choses qu'on désigne par le même nom quoiqu'elles diffèrent entre elles par beaucoup de points secondaires. Ainsi, réunissez par la pensée plusieurs centaines de chiens; chacun de ces animaux est un chien particulier, aucun d'eux n'est le chien en général ou le schème du chien; ce schème n'existe ou plutôt ne se forme que comme un produit instinctif de notre imagination.
Mais lorsque Kant applique le schème à ce qu'il appelle proprement des catégories, le schème n'a plus pour fonction de généraliser, mais plutôt de particulariser, de matérialiser en quelque sorte les catégories. Ainsi, le schème de la substance est la permanence du réel dans le temps ; le schème de la cause est le réel qui, s'il est posé à volonté, est toujours suivi de quelque autre chose; le schème de la réalité est 1 existence dans un temps déterminé, et celui de la nécessité l'existence en tout temps : ici le schème semble' n'être plus qu'une notion précise servant à expliquer une notion plus vague; car distinguer ce qui reste permanent dans un objet semble plus facile que de distinguer sa substance ; reconnaître qu'un fait est toujours suivi d'un autre fait est plus simple , plus matériel eu quelque sorte que de reconnaître une cause, etc.
Heureusement les schèmes, comme les catégories elles-mêmes, sont des notions dont l'esprit humain peut aisément se passer et
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qui, loin de faciliter ses progrès dans la voie qui mène à la vérité, semblent plutôt propres a embarrasser sa marche. Le génie de liant avait un faible pour les subtilités et les distinctions sans fin de la scolastique; c'est une des raisons pour lesquelles ses livres sont si pénibles à lire.
SCHEMMTZ, en hongrois Selmecz-Bamja, ville de l'empire d'Autriche, dans la Hongrie, cornitat de Honth, sur le ruisseau de son nom. affluent de l'Kipel, à 110 kilom. N. de Bude • 18,500*hab. Célèbres écoles des mines et forestière, fondées en 1760 par Marie-Thérèse, avec laboratoires et collections ininérulogi- •ques. Riches mines d'argent et d'or, de cuivre, de fer, occupant 10,000 ouvriers et dont le produit annuel s'élève à 2 millions de tlorins. Fabrication de pipes, faïence, etc. Commerce de vins. Cette ville, fondée par le roi Saint-Etienne, s'élève sur un sol inégal. On y remarque un vieux château, trois églises catholiques, un beau collège de piaristes et le palais de la direction des mines.
SCI1EMS EDDIN-MOHAMMED, surnommé Bnlteri et Sudiki, écrivain arabe qui vivait au xviie siècle de notre ère. Il a écrit plusieurs ouvrages historiques, entre autres le Livre d'étoiles errantes, concernant l'histoire d'Egypte et du Caire (Kitab allcekewahib atsairat fi akhbar misr walkaherat). Cette Tiistoirc, intéressante au point de vue de la topographie, de l'histoire naturelle, de l'agriculture, du climat de l'Egypte, a dû être terminée par Schems-Eddin vers l'an 1643. La partie de cet ouvrage qui concerne l'histoire égyptienne depuis cette époque jusqu'en 1652 parait n'avoir pas été écrite par Schems- Eddin, mais ajoutée par un autre auteur. On trouve une notice sur l'ouvrage de Schems- Eddin et de nombreux extraits dans le tome 1er des Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque de Paris.
SCHÉNANTHE s. ni. (ské-nan-te — du gr.
schoinos, jonc; anthos, fleur). Bot. Genre de plantes, de la famille des graminées, tribu des uudiopogonées , comprenant plusieurs espèces qui croissent dans les régions chaudes de l'Asie et de l'Afrique : Autrefois, on recherchait toutes tes parties du sciiénanthe pour l'usage de la médecine. (V. de Bomare.)
— Encycl. Le schénanthé, vulgairement nommé jonc odorant, est une espèce d'andropogon, qui croit surtout en Arabie. Touto la plante répand une odeur douce et aromatique, analogue à celle du vétiver; sa saveur est un peu acre, amère et aromatique. Ca végétal avait une grande réputation dans l'ancienne médecine ; il passait pour alexitère, diurétique et emmémigogue; on s'en servait pour arrêter le hoquet et les vomis- ! sements; on le prenait en substance ou en 1 décoction pour fortifier la tête et l'estomac, i Ses fleurs fraîches entraient dans la compo- ! sition de la thériaque. Aujourd'hui on ne l'emploie plus guère qu'en parfumerie. Dans quelques cantons d'Arabie, où il est très-abondant, il constitue la nourriture ordinaire des chameaux ; de là les noms vulgaires da paille de La Mecque, fourrage ou litière des chameaux, etc.
SCHENCK (Frédéric), en latin Sebenrblns,
jurisconsulte etthéologien hollandais, né dans les Pays-Bas en 1503, mortàUtrecht en 1580. Il était, K trente-trois ans, président de la chambre impériale de Spire, lorsqu'il donna subitement sa démission pour entrer dans les ordres. Il devint successivement prévôt de Saint-Pierre d'Utrecht, évêque, puis archevè-
?ue de cette ville. On lui doit : Trias forensis Anvers, 1528, in-8°) ; Progymnasmata fori et 1/irJdari'uiJi conclusionum juridicarum (Halle, 1537, in-fol.) ; Tractatus de lestibus (Cologne, 1589, in-8°) ; Interpretationes tu libros 1res feudorum (Cologne, 1555) ; Dialogue contre les ivrognes; Traité des devoirs d'un évégue (1525, in-8°); De l'usage et de l'ancienneté des saintes images (Anvers, 1567, in -8°).
SCHENCK. (Jean), médecin suisse, né à Fribourg-en-Brisgau en 1531, mort à Fribourg en 1598, Il fit ses études à l'université de Tubingue, où il fut reçu docteur en 1554. Après avoir passé quelques années à Fribourg, il alla s'établir définitivement à Strasbourg et y reçut le titre de médecin pensionné. Schenck est l'auteur d'un des ouvrages les plus utiles qui aient été publiés en médecine au xvie siècle. Abandonnant les grands traités systématiques où les faits étaient rares et les hypothèses nombreuses, il se borna à rassembler des observations; son recueil en renferme un grand nombre, dont plusieurs offrent un intérêt réel et toujours actuel. Cet ouvrage a pour titre : Obseroationum medicarum rariorum libri VII, in quibus nova, abdita, admirabilia,monstruosaque exempta, circa anatomem, sgritudinum causas, signa , evenlus , curationes, per communes locos ariificiose digesta proponuntur (Fribourg, 1584- 1597, 7 Vol. in-S°), souvent réédité (in-fol.). Schenck avait d'abord publié cet ouvrage en sept volumes formant autant de traités séparés.
SCHENCK (Jean-Georges) , médecin allemand, fils du précédent, né à Fribourg dans la seconde moitié du xvie siècle, mort àHaguenau vers 1620. On ne possède aucun renseignement sur son existence ; on sait seulement qu'il exerçait son art à Haguenau. Ses principaux écrits sont : De sludiis medicinieformandis et schola medica constituenda enchi-
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ridion (Strasbourg, 1007, in-lî) ; fJtJior/enesia (Francfort, 1608, in-4"); Monslrorum historia mirabilis (Francfort, 1G09, in-4°), livre curieux, mais rempli de fables.
SCHEiNClt (Jean-Théodose), médecin allemand, né à Iéna vers 1620, mort en 1671. Il exerça l'art médical dans sa ville natale, où il s'adonna à l'enseignement. Schenok lit paraître, entre autres ouvrages : Observations medicx (Leyde, 1644, in-fol.), livre dans lequel l'auteur, épris du merveilleux, relate une foule de faits absurdes.
SCIIENCKEL (Lambert-Thomas), littérateur hollandais, né à Bois-le-Duc en 1547,' mort vers 1030. Il rît ses éludes à Louvain et à Cologne, suivit la carrière du professorat et devint recteur de l'école publique de Malines. Ayant inventé un système de mnémotechnie, il parcourut l'Allemagne, la Bohême, la France pour propager son système, fort peu intelligible, et obtint le privilège exclusif d'enseigner sa méthode dans ce dernier pays. Il ne réussit point et alla mourir ignoré dans une petite ville d'Allemagne. On lui doit: De memoria libri duo (Douai, 1593, in-8<>), réimprimé en 1610 (in-12), a Strasbourg, sous ce titre : Gazophylacium artis memoriz vel fundamenla artificialis mémorise , et traduit en français par Le Curiot sous le titre de Magasin des sciences ( Paris , 1623, in-12) ; Tabuts publics schols Mechliniensis summam rei scholasticm compleclens (Anvers, 1576, in-8°); Grammatics latins prsceptiones (Anvers, 1582, in-4o); Flores et sententis insigniores sélects e Phil. Cominso, Froissardo, etc. (Paris, 1606, in-12) ; Jovianus imperator, sive historia fortuits adverses cum eiegiis aliquct (Prague, 1617); Methodussive declaratio quomodo latina lingua sex mensium spatio doceri possit (Strasbourg, 1619, in-12).
SCHENDY ou CHENDY, ville de l'Afrique orientale, dans la Nubie, près de la rive droite du Nil. à 350 kilom. S.-B. de Dongolah ; 7,000 hab. C est un des principaux centres du commerce de la Nubie. En 1820, Méhémet- Ali ravagea cette ville parce que son fils Ismaïl y avait été assassiné. L'ancien Etat de Schendy, qui comprenait l'île de Méroé, dépend aujourd'hui du vice-roi d'Egypte.
SCHÈNE s. m. (skè-ne — du gr. schoinos, corde de jonc). Métrol. anc. Nom donné par les Grecs à une mesure itinéraire des Egyptiens qui valait environ 11,000 mètres.
— Encycl. Cette mesure itinéraire fut en usage surtout chez les Egyptiens; mais on la trouve aussi chez les Perses et les Grecs. Suivant l'indication d'Hérodote, la plus généralement adoptée, le schène valait 2 parasanges, 60 stades, 6,000 orgyies, 24,000 coudées, 36,000 pieds grecs. Comparé aux milles romains, il en contenait sept et demi. Relativement à nos mesures modernes, on peut l'évaluer à environ 10,900 mètres, si l'on prend pour base le stade olympique, le plus connu des différents stades et qui était de 185 mètres.
Il faut prendre garde que la valeur du schène a varié dans les divers pays où il était employé, et même dans les diverses parties d'un même pays. Strabon et Pline l'Ancien constatent que le schène n'était pas d'une valeur égale dans toutes les provinces de l'Egypte ou dans celles de la Perse. Pline parle d'un schène qui ne valait que 30 à 32 stades; Eratosthène parle d'un autre qui comprenait 40 stades. Des érudits prétendent qu'il faut admettre deux sortes de schènes:lo petit, de 30 stades; le grand, de 60 stades. Quoi qu'il en soit, toutes les fois qu'en parlant des mesures anciennes on se sert du mot schène sans autre indication, on entend parler de celui qui valait Su stades olympiques et, par conséquent, 10,900 de nos mètres.
SCHENECTADY, ville des Etats-Unis d'Amérique, dans l'Etat de New- York, ch.-l. du comté de son nom, sur la Mohawk et le canal d'Erié, à 30 kilom. N.-O. d'Albany; 7,500 hab. Université fondée en 1795. Commerce très-actif.
SCIIEiNK {Edouard de), homme d'Etat et poëte allemand, né à Dusseldorf en 1788, mort en 1841, Après avoir fait ses études a Landshut, il entra dans la carrière administrative, devint en 1823 secrétaire général du ministère de la justice à Munich, fut anobli peu après et devint successivement conseiller d'Etat et directeur de la division des écoles et des cultes (1825), conseiller d'Etat et ministre de l'intérieur en 1828. Converti depuis 1817 à la religion catholique, il se montra le défenseur zélé des principes de la cour de Rome, remit en vigueur les ordonnances sur les mariages mixtes et souleva ainsi le mécontentement des citoyens contre le gouvernement. Peu avant la session des états en 1831, il rendit contre les décisions du conseil d'Etat une ordonnance de censure qui excita une grande agitation en Bavière, et prit à la même époque une mesure par laquelle l'accès des Chambres était interdit à plusieurs députés libéraux, à cause de leur qualité de fonctionnaires et de pensionnaires du gouvernement. Mais l'ordonnance de censure ne put être mise en vigueur, et Schettk dut quitter le ministère. Il fut alors nommé président de la régence provinciale de Ratisbonne, d'où il revint plus tard à Munich siéger, avec le titre
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de conseiller aulique , au conseil d'Etat. Il s'est surtout fait connaître en littérature par sa tragédie de Délisaire, dont le style est pur et les situations réussies, mais qui pèche sous le rapport de l'originalité et de la conception du plan, et surtout par la tendance de l'auteur à viser à l'effet. Le recueil de ses Œuvres dramatiques forme trois volumes (Stuttgard, 1829-1835). On lui doit en outre plusieurs cantates et un recueil littéraire intitulé : Charilas (1834). Il avait publié à Leipzig, en 1835, l'édition des Œuvres complètes de Michel Berr, avec la biographie de ce poëte.
SCHENKEL (Daniel), célèbre théologien protestant suisse, né à Dœgerlin, dans le canton de Zurich, en 1813. 11 commença ses études au Pedagogium et à l'université de Bâle, où il eut pour maîtres de Wette et Hagenbach, et alla les continuer, en 1835, à Gœttingue, sous la direction de Lucke et de Gieseler. Après avoir pris ses grades en 1838, il flt^es cours libres à Bâle jusqu'en 1841, où il devint premier pasteur de la cathédrale de Schanhouse, membre du conseil ecclésiastique, du conseil des écoles et du grand conseil du canton de Schaffouse. A la mort de de Wette en 1849, il fut nommé professeur de théologie et membre du conseil ecclésiastique de Bâle, et passa, deux ans plus tard, à Heidelberg, en qualité de professeur de théologie, de directeur du séminaire et de premier chapelain de l'université. Il y remplit depuis lors ces fonctions et a, en outre, reçu le titre de conseiller ecclésiastique du grand-duché de Bade. Zélé partisan, au début, des principes de la théologie dite médiatrice, il commença, après les ordonnances du synode de 1855, qui sacrifiaient trop à l'orthodoxie, à se rapprocher du parti religieux libéral, auquel il ne tarda pas à. s'unir complètement. La polémique qui éclata en 1857 au sujet du rituel et la conclusion du concordat en 1859 lui ouvrirent l'arène des débats religieux, où il se montra l'adversaire décidé de toutes les tendances hiérarchiques, et il entreprit d'élaborer une constitution ecclésiastique reposant sur le principe de la communauté. Ce fut dans ce sens qu'il travailla comme rédacteur du Journal ecclésiastique universel (1852-1859) et qu'il prit part aux conférences de Durlach, dont il avait lui-même provoqué l'établissement et qui offrirent un centre de réunion aux membres du parti religieux libéral. La victoire des principes libéraux devint décisive lorsque le concordat eut été rejeté par la nouvelle constitution ecclésiastique , élaborée, Sous l'impulsion de M. Schenkel, par- le synode général de 1861. Elu membre de la commission synodale, il fut ainsi appelé à prendre part aux débats sur toutes les questions ecclésiastiques de quelque importance. Il avait fondé en 1859, pour servir d'organe au parti libéral , la Revue ecclésiastique universelle. Ses premiers écrits , savoir : la Science et l'Eglise, brochure écrite au sujet de la polémique contre Strauss; la Nature du protestantisme (Schaffouse, 1846 - 1851 , 3 vol.; 1861, 2» édit.); Entretiens sur le protestantisme et le catholicisme (Heidelberg, 1852- 1853, î vol.); le Devoir d'union du protestantisme évangélique (Heidelberg, 1855) et les Réformateurs et la réformation (Wiesbaden, 1856), sont conçus complètement dans le sens de la théologie médiatrice, tandis que son grand ouvrago intitulé : la Dogmatique chrétienne exposée au point de vue de ta conscience (Wiesbaden, 1858-1859, 2 vol.) porte la trace de sa conversion au parti libéral. Une immense rumeur accueillit la publication de son Portrait du caractère de Jésus (Wiesbaden, 1864, souvent réédité), dans lequel il a cherché à tracer, en se basant sur les trois premiers évangiles, un portrait purement humain de Jésus, et où il représente sa lutte avec les pharisiens comme une lutte infatigable en faveur du peuple pauvre et opprimé contre la hiérarchie ambitieuse et intolérante. Les allusions qui dans cet ouvrage atteignaient les vices de la société moderne contribuèrent, bien plus que les attaques qu'il renfermait contre la résurrection de Jésus sous une forme humaine, à soulever contre IJauteur un orage de protestations de la part des pasteurs • fidèles à la eonfession + » orage qui , partant de Berlin, envahit rapidement toute l'Allemagne. Les ennemis de M. Schenkel croyaient sa destitution certaine; mais le conseil supérieur ecclésiastique du grand-duché de Bade déclara (17 août 1864) qu'une pareille mesura serait une atteinte portée à la liberté des doctrines protestantes, et toutes les tentatives faites pour le renverser, soit démonstrations en masse, soit adresses au gouvernement, demeurèrent sans résultat. Il se défendit lui-même dans sa brochure intitulée : la Liberté protestante dans sa lutte actuelle contre la réaction cléricale (Wiesbaden, 1865). Depuis 1863, il s'est en outre occupé activement de la fondation d'une société protestante dont il a exposé les principes fondamentaux dans l'écrit intitulé : le Christianisme et l'Eglise d'accord avec les progrès de la civilisation (Wiesbaden, 1867). En mai 1867, il eut la satisfaction de voir le nouveau synode général ratifier sans réserve la conduite du conseil supérieur ecclésiastique à son égard et proclamer la complète égalité de la doctrine libérale et de la doctrine orthodoxe. Outre les ouvrages que nous avons cités,
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M. Schenkel a encore publié un grand nombre de brochures ou de dissertations insérées dans divers recueils périodiques. 11 a revu la texte et écrit les Commentaires des Epîtres de saint Paul aux Ephésiens, aux Philippiens et aux Colossiens, et a pris en 1867 la direction du Dictionnaire de la Bible (Bibel-Lcxicon), dictionnaire pratique à l'usage du clergé et des membres des communautés (Leipzig, 1868-1875, 5 vol. in-8°), ouvrage fort remarquable, auquel ont collaboré les théologiens les plus distingués de l'Allemagne, Bruch, Diestel, Dillmann, Furrer, Holtzmann, Lipsius, Noeldeke, Sehrader, Stark, Steiner, etc.
SCHENKENDORF (Dieudonné- Ferdinand - Maximilien de), poste allemand, né à Tilsitt en 1783, mort en 1817. Son enfance et une partie de son adolescence s'écoulèrent au milieu d'une société affectant une grande piété. Son esprit subit l'influence de ce milieu et celle des poètes romantiques, en particulier des écrits de Novalis et de Jung-Stitling. Après avoir étudié les sciences financières et l'économie agricole, il fut nommé référendaire près la régence de Kcenigsberg et sut mettre à profit son séjour dans cette ville pour compléter son instruction. Il venait de se marier à Munich en 1812, avec une jeune fille qu'il aimait depuis longtemps, lorsque l'appel à la révolte contre la France vint
I arracher au bonheur domestique et à l'amitié de la famille de Jung-Stilling. Il suivit l'armée et, à la conclusion de la paix, fut nommé conseiller de régence à Coblentz , où il mourut prématurément deux ans plus tard.
II s'était acquis une grande réputation par ses Poésies chrétiennes (1814) et ses Poésies (1815), qui, écrites la plupart pendant la guerre, avaient obtenu, longtemps avant leur publication, une grande notoriété parmi ses amis et ses compagnons d'armes. Plus que tout autre parmi les poètes de l'indépendance, il se tient, dans ses poésies, sur un terrain à la fois politique et religieux et revient aux idées du moyen âge; ainsi, il demande avant tout le rétablissement de l'empire d'Allemagne. Ce ne fut que plusieurs années après sa mort que parurent ses Poésies posthumes (Berlin, 1832) et ses Poésies complètes (Berlin, 1839). Sa vie a été écrite par Hagen (Berlin, 1863).
SCHENK-KAN s. m. (chènk-kan). Métrol.
Mesure de capacité usitée à Leipzig et valant 1111,804.
SCHENK-MASS s. m. (chèn-kmass). Métrol. Mesure de capacité usitée en Allemagne, et valant, selon les localités, de 0 lit. 9163 a 1 lit. 6701.
SCHÉNOBÈNE adj. (ské-no-bè-ne — du gr.
schoinos, jonc; bainÔ, je marche). Zool. Qui vit parmi les joncs.
SCHÉNOPINE s. m. (ské-no-pi-ne). Entom.