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de nouvelles bases le droit industriel pratique fit à lui assurer ainsi une place déterminée dans le système actuel du droit privé. Dans son ouvrage intitulé : le Droit civil et pénal international d'après ses limites d'espace et de temps (Iéna, 1863), il fait une critique intéressante de cette matière. On lui doit encore plusieurs autres brochures, notamment sur Sarigny et sur ses rapports avec la science juridique moderne, sur l'importance politique du principe des nationalités, sur le principe démocratique, etc.
SCHM1D (Charles-Ernest), jurisconsulte allemand, cousin des deux précédents, né k Weimar en 1774, mort en 1852. Il étudia le droit à Iéna, fut, de 1797 à 1804, rédacteur du Journal politique de Bnireuth, entra, dans l'intervalle, dans l'administration judiciaire prussienne et devint, en 1807, conseiller à la régence et au consistoire d'IIildburghausen. Nommé professeur de droit k Iéna en 1809, il revint, l'année suivante, à Hildburghausen et y fut appelé successivement aux fonctions de membre du collège de droit (1810), de vice-président de tous les collèges de la province (1811) et de conseiller intime (1812). Il présida, en 1816, les conférences pour l'établissement de la* cour supérieure d'appel de tous les duchés de Saxe et fut nommé membre de cette cour k Iéna, où il reprit, en outre, son enseignement k l'université. En 1829, le duc de Saxe-Meiningen l'appela à faire partie du conseil établi pour élaborer une nouvelle organisation et une constitution pour son duché, et il fut encore chargé, en 1840, de dresser le prujet d'une nouvelle constitution pour la principauté de Schwarzbourg Somlershausen. On a de lui : Sur les dégâts de la guerre (1808) ; Introduction critique à l'ensemble du droit français (1808-1809, 2 parties); la Renaissance de l'Allemagne (1814); la Confédération germanique, recueil périodique (1815, tome 1er); Sur les droits civiques des juifs (1816); lu Querelle de la succession de Uotha-Altenburg (1826); De l'ordre de la succession au trône dans la Grande-Bretagne et dans te Hanovre (1835); la Réimpression des livres (1823). Son ouvrage le plus important, le Manuel du droit public allemand (Iéna, 1821, tome I«), est demeuré inachevé. Il avait, en outre, été le collaborateur actif de différents journaux allemands, notamment de V Hermès, dont il prit la rédaction après la mort du fondateur de ce recueil, Fred.-Arn. Brockhaus, avec lequel il était intimement lié.
SC H III DEL (Ulrich), voyageur allemand du xvra siècle, né à Strasbourg. Il s'engagea, en 1534, pour aller servir en Amérique. Arrivés en 1535 au rio de la Plata, sur la flotte commandée par Mendoza, Schmidel et ses compagnons d'armes eurent k soutenir une lutte acharnée contre les indigènes. Pendant les nombreuses expéditions faites sous les ordres de Mendoza et de ses successeurs dans l'intérieur des terres, Schmidel eut l'occasion de voir les mœurs et usages d'un grand nombre de peuplades indiennes. De retour en Europe, il publia une relation de ses voyages; une des meilleures éditions de cet ouvrage est celle qu'a publiée Hulsius à Nuremberg : Vera historia admirandw cujusdam navigationis quam Huldericus Schmidel, etc. (Nuremberg, 1599, 1 vol. in-4"), avec carte et figures. Ces dernières ont peu de valeur. L'ouvrage de Schmidel a été écrit primitivement en allemand; il a été aussi traduit en espagnol et inséré par Baroia dans le tome III de sa collection des historiens primitifs des Indes occidentales, sous le titre : historia de descubrimiento del rio de la Plata y Paraguay.
SCHMIDEL (Casimir-Christophe) , médecin allemand remarquable, né à Baireuth en 1718, mort en 1792. Il fit ses études médicales à Géra, à Halle et à Iéna, où il fut reçu docteur en médecine en 1742. Il se fixa ensuite dans sa ville natale et y fut nommé professeur de médecine. Lorsque l'université de cette ville fut transférée à Erlangen, il l'y suivit et devint assesseur de la Faculté, second professeur de médecine et chargé du cours d'anatoinie. Il fit. de 1756 k 1758, un voyage botanique et minéralogique en Saxe, en Hollande et en Suisse. Deux ans après son retour, il devint premier professeur de la Faculté d'Erlangen et, en 1763, premier médecin du prince d'Anspaeh. En 1773, il accompagna la princesse Sophie de Wurtemberg dans un voyage en Suisse, en France et en Allemagne. Nous devons à Schmidel un grand nombre de dissertations remarquables , parmi lesquelles nous citerons les suivantes : De exulceratione pericardii et cordis exemplo illustrata (Iéna, 1742, in-4<>); De febre intermittente tertiana (Erlangen, 1744, in-4<>); De purgationis fortioris prxstantia in hydrope (Erlangen, 1845, in-40) ; Epistqla anatomica, qua de conlroversa nervi intercostalis origine qusdam disseruntur (Erlangen, 1747, m-4°); De inflammatione intestinorum (Erlangen, 1747, in-4») ; De habitu naiurali venarum lymphaticarum super hepar (Erlangen, 1747, in-40) ; Icônes plantarum et analyses partium aeri incisss aiguë vivis coloribus insignatx , adjectis indicious nominum necessariis , figurarum explicationibus et brevibus animadversionibus (Nuremberg, 1777, in-fol.), etc.
SCHMIDÉLIE s. f. (chmi-dé-lî — de Schmidel, uotan, allem.). Bot. Genre de végétaux,
de la famille des sapindacées, tribu des sapindées, comprenant une vingtaine d'espèces qui croissent dans les régions tropicales.
— Encycl. Les schmîdélies sont de petits arbres ou des arbrisseaux, à feuilles ternées. Les fleurs, disposées en grappes axillaires, présentent un calice à deux sépales colorés ; une corolle k quatre pétales plus courts que le calice , huit étamines à anthères arrondies ; un ovaire didyme,pédicellé,surmon(éde deux styles et de deux stigmates. Les fruits sont des drupes géminés, monospermes. Les espèces peu nombreuses de ce genre croissent dans les régions les plus chaudes de l'Amérique. La plus remarquable est la sckmidélie comestible, arbre de troisième grandeur, qui croît au Brésil; ses fruits ressemblent k des cerises ; leur saveur douce et sucrée les fait rechercher comme aliment.
SCHM1DLIN (Jacques André, surnommé), controversiste luthérien de la secte des ubiquitaires, né k Waiblingen (Allemagne) en 1528, mort à Tubingue en 1590. 11 fut recteur de l'université de Tubingue et fit preuve d'un grand zèle pour la religion protestante, dont il s'efforçait de réunir et en quelque sorte de fondre entre elles les différentes sectes. Il fut envoyé pur ses coreligionnaires à la diète de Ratisbonne, k celle d'Augsbourg, à la conférence de Worms, et fut chargé de diverses missions par les princes luthériens d'Allemagne. Poursuivant toujours Son idée de réunion des sectes protestantes, il eut des conférences avec les zwingliens, avec Zanchius, avec Flacius lllyricus et avec de Bèze. Ses efforts n'eurent aucun succès. Il avait publié plus de cent cinquante écrits aujourd'hui tombés dans l'oubli. La plupart d'entre eux se rapportent à son grand projet de réunion. Celui qui eut le plus de retentissement est le livre de la Concorde, qui était orné de la signature de trois électeurs, de vingt et un princes, de vingt-deux comtes, de quatre barons, de six magistrats et de huit mille ministres.
SC11M1DT (Georges-Frédéric), graveur allemand, né k Berlin en 1712, mort dans la même ville en 1775. Il exerça son talent tour à tour à Berlin, à Paris et en Russie. Dans son œuvre, qui se compose de plu6 de deux cents pièces, on remarque des eaux-fortes d'après Rembrandt , les portraits de Mignard , de l'abbé Prévost, de la czarine Elisabeth. Schmidt était membre de l'Académie des beaux-arts de France et graveur du grand Frédéric.
SCHMIDT (Benoit), théologien, historien et jurisconsulte allemand, né à Vorckheim en 1726, mort a Ingolstadt en 1778. Après avoir terminé ses études à l'université d'Altorf, il consacra quatre ans à l'étude du droit public et fut nommé professeur extraordinaire de droit à l'université de Bamberg; puis il devint successivement conseiller, de cour du çrince-évêque de cette dernière ville, professeur ordinaire d'institutes, de droit des gens et d'histoire de l'empire; et enfin l'électeur de Bavière le manda k Ingolstadt pour y professer le droit public et féodal. Ses principaux ouvrages sont : Principia juris germanici (Nuremberg, 1756, in-S°); Des droits réciproques des puissances belligérantes (Ingolstadt, 1761, in-8°) ; Principia jurisprudences romano-germaniese (Ingolstadt, 1762, in-8°) ; De punclis comitiatibus eaiholicos inter et protestantes agitatis (Ingolstadt, 17G4) ; Principia juris publici germanici (Ingolstadt, 1768, in-8°) ; Principia juris feudalis (Ingolstadt, 1776, in-S<>).
SCHMIDT (Michel-Ignace), historien allemand, né à Arnstein (Wurtzbourg) en 173S, mort en 1794. Cet écrivain, dont l'existence n'offre aucun événement saillant, a laissé une bonne Histoire des Allemands, le premier ouvrage important de ce genre qui ait été écrit par un catholique et dans la langue nationale. Cette Histoire , que la mort de l'auteur avait interrompue, fut continuée par Milbiller jusqu'en 1806 et forme 22 volumes in-8<>. Laveaux a donné une traduction française des six premiers volumes (1784 et ann. suiv., 9 vol. in-8°).
SCHMIDT (Frédéric - Samuel du), érudit suisse, né à Berne en 1737, mort a Francfort-sur-le-Mein en 1796. Admis au ministère évangélique en 1761, il abandonna proin^tement la théologie pour s'adonner k l'étude des antiquités. Nommé en 1762 professeur honoraire d'antiquités à Baie, il fut, en 1765, mandé k Carlsruhe avec le titre de directeur de la bibliothèque du margrave. On lui doit, entre autres écrits : Recueil d'antiquités (Berne, 1760, in-4°); Opuscula quibus res antiqus,prxcipuesgyptiacs,explannntur(C&vhrutie, 1765, in-8<>j ; De sacerdotibus et sacrificiis JEgypliorum (1768, in-8°).
SCHMIDT (Christophe de), dit PhUeldeck, historien allemand , né à Nordheim en 1740, mort en 1801. Précepteur du fils du feld-maréchal Munnich en 1759, il le suivit à Saint- Pétersbourg en 1762, retourna ensuite k Gœttingue pour y continuer ses études de droit, interrompues par ce voyage, et se fit recevoir docteur eu droit. En 1764, Schmidt se rendit à Helmstœdt, où il fit des cours particuliers. L'année suivante, il fut nomme professeur d'histoire et de droit public au Caroiinum de Brunswick. Enfin, en 1799, il recevait la direction des archives du duché de
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Wolfenbuttel avec le titre da conseiller intime. On a de lui : Histoire de Russie (Riga, 1773, * vol. in-8°); Lettres sur la liussie (anonyme; Brunswick, 1770, in-S°); Matériaux pour l'histoire de Russie depuis la mort de Pierre 1" (Riga, 1777 et suiv., 3 vol. in-8°, anonyme). Il a refondu entièrement et publié en son nom le Manuel des sciences historiques de Hederich. Enfin il a publié un Répertoire pour l'histoire et la constitution de l'empire (1789-1794, 8 part.), recueil de documents qui remontent aux temps les plus reculés et qui vont jusqu'à l'année 1597.
SCHMIDT (Henri de), général autrichien, né en 1743, tué à Direnstein en 1805. Il fit contre les Turcs et dans les Pays-Bas toutes les guerres qui précédèrent celles de la Révolution. Il fut longtemps le chef d'état-major de l'archiduc Charles et fit, sous ce prince, la campagne de Bavière et de Franconie en
SCHMIDT (Ernest-Auguste), littérateur et traducteur allemand, né en 1746, mort en 1809. Il fut conservateur de la bibliothèque du du'c de Weimar et publia un Dictionnaire allemand et espagnol (lre part., 1795 ; 2e part., 1805). Il a traduit : du latin en allemand, les Lettres de Pline le Jeune; de l'anglais, l'Origine et les progrès du langage, par lord Montboddo; de l'espagnol, le Tacano de Que vedo; les Lettres sur l'Italie, par l'abbé Jean Andrès; VHistoire du nouveau monde, par Munoz. Schmidt a laissé aussi un poème imité do l'Héloîse et Abailard de Pope et quelques autres poésies erotiques.
SCHMIDT (Frédéric-Chrétien), conchyliologie allemand, né k Gotha en 1755, mort en 1830. Il créa une des plus nombreuses collections de coquilles en Allemagne. Cette collection fut achetée par le duc de Saxe- Cobourg, qui en laissa k Schmidt la jouissance viagère. On a de Schmidt : un Essai sur le meilleur arrangement et sur la conservation des objets d'histoire naturelle et d'art, surtout des collections de coquilles, etc. (Gotha, 1818); Description historique et mineralogique de la contrée d'Iéna (Gotha, 1779); Y Architecte bourgeois (Gotha, 1790-1799, 5 vol. in-fol., avec 400 planches) et plusieurs ouvrages d'économie domestique.
SCHMIDT (Jean-Adam),, célèbre ophtalmologiste allemand, né à Aub, près de Wurtzbourg, en 1759, mort à Vienne en 1809. Il fit ses études médicales k Wurtzbourg sous le professeur Siebold. En 1778, il entra au service militaire comme sous-aide en chirurgie. L'année suivante, la guerre de Prusse étant terminée, il suivit son régiment, qui fut mis en garnison k Vienne, reprit ses études avec beaucoup d'ardeur et se lia avec Hunczowsky, dont il partagea les travaux. Après cinq ou six autres années passées au service militaire, il fut nommé professeur extraordinaire d'anatomie et de chirurgie et prosecteur à l'académie Joséphine. Le célèbre oculiste Barth, voulant quitter Vienne pour retourner k Malte, sa patrie, fut chargé par l'empereur Joseph II de former deux jeunes médecins k l'exercice de sou art. Schmidt fut désigné pour l'un d'eux et reçut des leçons de Barth pendant deux années. En 1795, il devint professeur ordinaire. Les travaux de Schmidt sont tous estimés, mais on fait un cas particulier de ses écrits relatifs k l'ophthalmie : Ophthalmologische Bibliothek (Brème, 1801-1805, 2 vol. in-8<>); Protegomena xu der allgemeinen Thérapie und materia medica (Vienne, 1812, in-8°) ; Bibliothek der neuestenmedicinisch-chirurgischen Lilleratur (Vienne, 1792, 3 vol. in-8<>).
SCHMIDT (Frédéric-Guillaume-Auguste) , poëte allemand , surnommé de Wcrneuciien pour le distinguer d'un homonyme, né k Kahriand, près de Potsdam, en 1764, mort k Wernenchen en 1838. Il fut chapelain de l'hôtel des Invalides, k Berlin, puis pasteur k Wernenchen, et a fait des poésies pastorales. Gcethe a spirituellement parodié Schmidt dans une de ses pièces de vers intitulée : les Muses et tes Grâces dans une province prussienne (Musen und Grazien in der Mark).
SCHMIDT (Joseph-Albert-Ernest), grammairien et lexicographe allemand-russe, né à Leipzig vers 1769, mort dans la même ville en 1851. On lui doit le plus grand nombre des grammaires et dictionnaires russes et grecs modernes qui sont en usage aujourd'hui dans les pays germaniques et Scandinaves.
SCHMIDT (Jean-Ernest-Chrétien), théologien allemand, né en 1772, mort a Giessen en 1831. Il embrassa l'état ecclésiastique, devint en 1793 privat-docent (professeur libre) k l'université de Giessen et entra ensuite, comme maître , au Pxdagogium, collège de cette même ville. S'étant fait connaître par la publication de divers ouvrages théologiques, Schmidt fut, en 1798, nommé professeur k l'université de Giessen , en 1803 bibliothécaire de cette université et conseiller ecclésiastique. Son souverain lui donna le titre d'historiographe de la Hesse et l'appela dans la commission législative. Schmidt reçut de l'université de Halle le titre de docteur en théologie; il fut nommé, en 1813, directeur du séminaire philologique à Giessen ; enfin, en 1820, il fut revêtu de la dignité de prélat et entra dans la Chambre haute. Le principal ouvrage de Sciimidt est une Esquisse de l'histoire chrétienne (1800). Une nouvelle édi-
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tion de l'Esquisse a été publiée en 1803 sous le titre de Manuel de l'histoire de l'Eglise chrétienne, et une troisième édition en 1823, Schmidt a publié aussi un ouvrage d'histoire ecclésiastique sous le même titre que le précédent, mais plus développé (1801-1820, 6 vol.; 2eédit.,les quatre premiers volumes seulement), et un grand nombre d'autres ouvrages de théologie.
SCHMIDT (Martin-Henri-Auguste), poëte allemand, né à Brunswick en 1776, mort en 1830. Prédicateur à l'armée prussienne, il l'accompagna dans ses campagnes de isoe et 1807. Cinq ans après, il devint pasteur àTeltow, puis, en 1817, à Derenbourg. On a de lui des poésies et des sermons. Ce sont surtout ses poésies politiques qui l'ont fait connaître. Les principales sont : la Bataille des peuples auprès de Leipzig, chant héroïque (Berlin, 1814; 2» édit., 1815); Berlin à lu déesse de la Victoire, poème (Berlin, 1SU); le Passage du maréchal sur le Rhin, fiction (même date), et les Grandes journées de juin 1815, poëme héroïque en six chants (Berlin, 1816).
SCHMIDT (Isaac-Jacques) , orientaliste allemand, né en 1779, mort en 1847 à Saint- Pétersbourg, où il était conseiller d'Etat et membre de l'Académie. Il avait fait une profonde étude des langues des Mongols, des Thibélains et des Kalmoucks, sur lesquelles il publia un grand nombre d'ouvrages où il se montre presque toujours l'adversaire de Klnproth, d Abel Rémusat et de Hammer. Il faut citer les suivants : Recherches sur l'histoire de la civilisation des peuples de l'Asie centrale et, en particulier, des Mongols et des Thibéiains (Saint-Pétersbourg, 1824); Addition philologique et critique aux lettres mongoles originales que Rémusat a fait connaître (Saint-Fétersbourg, 1824); Histoire des Mongols orientaux et de leurs maisons souveraines, écrite en 1662 par le kan mongol Sanang- Selsen Choungtaidji, de la race de Dj^ngis- Khan, texte et traduction allemande (Saint- Pétersbourg, 1829); Grammaire de la langue mongole (Saint-Pétersbourg, 1830); Dictionnaire mongol-russe -allemand (Saint-Pétersbourg, 1835); une édition du poème héroïque mongnl intitulé : les Exploits de Gesser-Khan (Saint-Pétersbourg, 1839); Grammaire de la tangue thibétaine (Saint-Pétersbourg, 1839); Dictionnaire thibétain- allemand (Saint-Pétersbourg, 1841); le Sage et le fou (Saint-Pétersbourg, 1843, texte thibétain et traduction allemande). C'est le premier ouvrage en caractères thibétains qui ait été imprimé en Europe, et il est, en outre, d'une haute importance pour l'étude de la littérature thibétaine.
SCHMIDT (Henri), littérateur allemand, né à Weimar en 1779, mort à Vienne en 1S57, Il fut acteur à Weimar, s'enrôla en 1814 dans l'armée organisée par la Sainte-Alliance en Allemagne et redevint ensuite acteur à Brùnn, en Moravie. Il passa les dix dernières années de sa vie k Vienne. Outre plusieurs œuvres dramatiques, telles que traductions, arrangements, etc. , il a publié : les Souvenirs d'un vétéran de Weimar sur la vie de société, de littérature et de théâtre (Leipzig, 1856).
SCHMIDT (Gaspard), philosophe allemand, né k Baireuth, en Bavière, en 1806, mort k Berlin en 1856. Il fit paraître en 1845, à Leipzig, sous le pseudonyme de Max Siiruer, un livre intitulé : le Moi individuel et ce qui lui appartient (Dos Eyizige und sein Eigenthum). L'auteur y combat la religion et aussi la philanthropie. Suivant lui, l'individu humain ne doit avoir d'autre mobile que son intérêt propre. Schmidt a traduit en allemand le Traité d'économie politique pratique de J.-B, Say (Leipzig, 1845-J846) et la Recherche des occasions d Adam Smith (1846, 2 vol.). Il ne joua aucun rôle dans les événements politiques de 1848 , dont il ne resta que simple témoin. 11 a cependant publié un ouvrage sur ces événements : Histoire de la réaction (Berlin, 2 vol. in-8°).
SCHMIDT (Guillaume-Adolphe), historien allemand, né à Berlin, en 1812. 11 suivit, k l'université de sa ville natale, les cours d'histoire et de philologie de Raumer, Ratike, Bœckh, Lachmann, etc., prit ses grades en 1834 et se fit recevoir, en 1840, agrégé d'histoire à l'université de Berlin, où il devint, en 1845, professeur extraordinaire. En 1846, il figura parmi les fondateurs de la Société des germanistes et, élu deux ans plus tard par une circonscription de Berlin au'parltmeKt de Francfort, il siégea dans les rangs de la fraction de la cour de Wurtemberg. En 1851, il fut appelé k Zurich, où on lui confia une chaire d'histoire à l'université et à l'Ecole polytechnique de la confédération. Depuis 1860, il est professeur de la même faculté k Iéna, où ses cours obtiennent un succès toujours croissant. Les travaux historiques de M. Schmidt doivent être classés, au nombre des meilleures productions en ce genre de la littérature allemande contemporaine. 11 faut citer, parmi ses nombreux écrits : Recherches dans le champ de l'antiquité (Berlin, 1842), recueil qui renferme de savantes études sur This et Abydos, sur les procédés de la teinture par la pourpre et sur le commerce de la pourpre dans l'antiquité, sur le système de la mesure des corps chez les Egyptiens, etc.; Histoire ie la Uherté de penser et de la li-
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berté de conscience dans les premiers siècles de t'empire et du christianisme (Berlin, 1847); le Soulèvement de Conslantinople sous l'empereur Justinien (Zurich, 1854); la Politique allemande de. In Prusse (Berlin, 1850; 3e édit. continuée jusqu'à la fin de l'année 1866 , [1867]) ; Histoire des tentatives d'une union allemande faites par la Prusse depuis l'époque de Frédéric le Grand (Berlin, 1851); Histoires contemporaines, 1, La France de 1815 à 1830. //. L'Autriche de 1830 à 1848 (Berlin, 1859); Y Alsace et la Lorraine, où il est démontré comment ces provinces ont été perdues pour l'Allemagne (Leipzig, 1859); Histoire et droits du Slesvin-Holslein (léna, 1864} , brochure dans laquelle il se prononce, sur cette question, dans ie sens national; Tableaux de la Fléoolution française, publiés sur les papiers inédits du département et de la police secrète de Paris (Leipzig, 1867 et ann. suiv., en français), etc. M. •Schmidt a, en outre, continue V Histoire universelle de Becker, dont il a publié la 8e édition (Berlin , 1860-1863, 18 vol.). H avait fondé en 1844 à Berlin, avec le concours de Bœck, dePertz, de Ranke et des frères Grimm, le Journal pour la science historique , qui parut jusque vers !e milieu de 1848; plus tard, il publia à Zurich le Journal mensuel (1856-1859, 4 vol,).
SCHMIDT (Henri-Julien), historien allemand, né à Marienwerder en 1818. Il étudia, de 1836 à 1840, l'histoire et la philologie à l'université de Kœnigsberg, devint en 1842 professeur à l'école industrielle de la Luisenstadt, à Berlin, et s'établit en 1847 à Leipzig, où il prit part à la rédaction du Messager, qui était al.ors sous la direction de Kuranda. L'année suivante, il acheta, de moitié avec son ami Gustave Freytug, ce journal, qui devint dès lors, en politique, l'organe du parti de l'hégémonie prussienne. En décembre 1S61, il alla prendre à Berlin la rédaction du Journal universel de Berlin, organe de l'ancien parti libéral, et, au bout de deux ans, abandonna la direction de cette feuille pour s'occuper de travaux littéraires. On a de lui : Histoire du romantisme à l'époque de la Réformaiion et de la Révolution ( Leipzig , îsso ,
2 vol.), ouvrage écrit, plusieurs années avant sa publication, sous l'influence de la phénoménologie de Hegel ; Histoire de la littérature nationale allemande au xix» siècle (Leipzig, 1853, 2 vol.), le plus important de ses écrits et celui qui fonda, à proprement parler, sa 'réputation littéraire ; Histoire de la littérature allemande depuis la mort de Lessing (Leipzig, 1S5S, 3 vol.); c'est la 4« édition de l'ouvrage précédent, auquel l'auteur a ajouté l'histoire de la période écoulée entre la mort de Lessing et le commencement de ce siècle, et dont il a donné depuis une 5» édition complètement remaniée (Leipzig, 1865-1867,
3 vol.) ; Histoire de la littérature française depuis ta révolution de 1789 (Leipzig, 1858) ; Schiller et ses contemporains (Leipzig, 1859) ; Coup d'œil sur la littérature anglaise au xix« siècle (Leipzig, 1859); Histoire de la vie intellectuelle en Allemagne depuis Leibniz jusqu'à lamort de Lessing (Leipzig, 1860 1864, 2 vol.), ouvrage que l'on peut considérer comme la première partie de son Histoire de la littérature allemande; De la nécessité d'une transformation des partis (Berlin, 1866), brochure d'actualité politique, qui obtint plusieurs éditions. Il faut encore citer de M. Schmidt ses préfaces aux traductions allemandes des œ ivres de Dickens et de Henri de Kleist (1859), ainsi qu'au Cid et aux Idées de Herder (1868).
SCHMIDT (Edouard-Oscar), zoologiste allemand, né à Torgau en 1823. Il lit ses études scientifiques aux universités de Halle et de Berlin, où il suivit de préférence les cours de Jean Muller et d'Ehrenberg, prit en 1S46 ses grades à léna et se consacra dès lors exclusivement à la zoologie. Après avoir fait de nombreux voyages, pendant lesquels il explora l'Europe presque tout entière, depuis le cap Nord et les îles Féroë jusqu'à l'Italie méridionale et jusqu'aux lies Ioniennes, il fut nommé, en 1849, professeur extraordinaire k léna et passa, en 1855, à l'université de Cracovie, d'où, sur sa demande, il fut transféré, en 1857, à celle de Gratz. Quoiqu'il appartienne à la religion protestante, il a été élu, en 1865, recteur de cette université. Il fonda sa réputation scientifique par son Manuel d'anatomie comparée (léna, 1849; 5» édit., 1865), que complètent un Atlas portatif d'anatomie comparée (léna, 1854) et une brochure sur le Développement de l'anatomie comparée (léna, 1855). On n'estime pas moins son Manuel de zoologie (Vienne, 1853) et son Guide de zoologie (Vienne, 1860; 2e édit., 1867), ce dernier à l'usage des écoles supérieures. Dans ces deux ouvrages il a traité avec un talent remarquable toutes les questions de ta zoologie. Il s'est, en outre, appliqué tout spécialement à l'étude de certains groupes d'animaux inférieurs des côtes de la Dalmatie, et , dans le but de les étudier de nouveau au point de vue de la zoologie comparée, il a parcouru récemment la région occidentale de la mer Méditerranée. Il a consigné les résultats de ses recherches à ce sujet dans divers Mémoires qui ont été publiés soit séparément, soit dans les journaux et recueils scientifiques. Depuis 1860, ce sont surtout les éponges qui ont attiré son attention, et il en a fait l'histoire naturelle sous ce titre : les Eponges de la mer Adriatique (Leipzig, 1862 ; 2 supplém., 1864
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et 1866). Un des résultats pratiques des travaux de M. Schmidt sur ce sujet a été de donner naissance à la culture artificielle des éponges, qui se fait aujourd'hui dans les eaux de la [mer Adriatique, notamment près de l'île Lésina. Il faut encore citer du même auteur les ouvrages suivants, qui offrent tous un intérêt général : Tableaux du Nord (léna , 1851) ; le Microscope (Leipzig, 1851) ; les Rapports de Goethe avec les sciences naturelles organiques (Berlin, 1853); la Vieillesse de l'humanité et le paradis, avec Unger (Vienne, 1866), etc.
SCHMIDT DE MJBECK (Georges-Philippe), historien et littérateur allemand, né à Lubeck en 1766, mort à Altona en 1849. Il fit ses études à Lubeck, à Gœttingue et à léna, sa rendit à Copenhague en 1791 et nlta en- 1 suite exercer la médecine dans sa ville na- ! taie, puis dans la Russie méridionale. Il dirigea en 1*99 l'école commerciale de Trollenclorf, revint en 1802 à Copenhague et resta depuis lors au service du gouvernement danois, qui l'employa à divers titres et lui conféra, entre autres hautes fonctions, celles do directeur de la banque du royaume et de conseiller d'Etat. On a de Schmidt divers mémoires historiques insérés à la suite des Opusi cnles historiques sur le Slesvig (1825); Ta- 1 bleau de l'histoire du Stesvig et du Holsteiu 1 (182G) ; Etudes historiques (Altona, 1827). Il a, en outre, publié des poésies qui ont été re- 1 cueillies par son ami l'astronome Schumacher à Altona (1821 ; 28 édit., 1826), des tra- I ductions poétiques et des notices biographi- ' ques sur des poètes holsteinois, tels que Gerslenberg en 1808, Wernigke en 1824, etc.
SCHMIDT-PHISELDECK (JustDu), homme d'Etat allemand, né à Wolfenbuttel en .1769, mort en 1851. Il étudia le droit à Helinsiœdt, entra ensuite dans le service administratif du duché de Brunswick et, après avoir occupé différents emplois, devint en 1806 conseiller aulique et secrétaire intime au ministère. Après l'organisation du royaume de Westphalie, il lut nommé successivement juge à la cour d'appel de Cassel, conseiller d'Etat et directeur général des contributions indirectes. Le duc de Brunswick, Kiédéric- Guillaume, ayant été rétabli dans ses Etats à la dissolution du royaume de Westphalie, lui donna encore de nouvelles dignités et le choisit pour son représentant au congrès de Vienne. Pendant la minorité du nouveau due Charles, le collège des conseillers intimes, dont il faisait partie, fut chargé par le prince régent d'Angleterre de la régence et de la haute administration du duché, et Schmidt exerça lui-même une grande influence jusqu'à la majorité du duc en 1823. Mais les tracasseries que lui suscita plus tard le prince te décidèrent à quitter te Brunswick pour passer au service du Hanovre, en qualité de conseiller intime. Il y devint peu après chef du département de la justice, puis, en >$39, drossart d'Hildesheiin. On a de lui : Guide pour les débutants dans ta diplomatie allemande (Brunswick, 1804) et Sur ma retraite du service du duc de Brunswick (Hanovre, 1827).
SCHMIDT-PH1SELDECK (Conrad-Frédéric de), publiciste allemand, frère du précédent, né à Brunswick en 1770, mort en 1832, Après avoir étudié la théologie à Helmstedt, il entra comme précepteur chez un haut fonctionnaire de Copenhague, visita avec ses élèves l'Allemagne, la France et la Suisse, et s'établit ensuite à Copenhague, où il ouvrit en 1792 des cours à l'université et où il se lit naturaliser Danois deux ans plus tard. Laissant la théologie de côté, il fut choisi comme secrétaire particulier par le comte de Suhimmelmann, ministre d'Etat, grâce à la protection duquel il avança rapidement dans l'administration des finances. Nommé en 1821 conseiller d'Etat et, l'année suivante, codirecteur de la banque royale danoise, il devint encore en 1823 membre du collège du commerce, puis, en 1829, conseiller de conférence. Comme écrivain, il appartient autant à la littérature danoise qu'à la littérature allemande. Ardent partisan, au début, des idées de Kant, il chercha à rendre le système de ce philosophe access.ble à tout le monde savant, par son ouvrage intitulé : Philusophis criticx secundum Kantium expositio systemuiica (Copenhague, 1796-1798, 2 vol.). C'est là du reste le seul de tous ses écrits qui soit purement philosophique. Il faut citer, parmi les autres : Essai d'une exposition du système de neutralité du Danemark (Copenhague, 1801-1804,4 part.); Des rapports actuels de la nation juive avec les communautés civiles chrétiennes (Copenhague, 1817); l'Europe et l'Amérique (Copenhague, 1820), ouvrage qui fut traduit en plusieurs langues et que l'auteur continua plus tard sous ce titre : l'Europe et l'Amérique, seconde esquisse (Copenhague, 1332) ; la Ligue européenne (Copenhague, 1821) ; Echantillons de rhétorique politique (Copenhague, 1824); le Monde considéré comme un automate et le royaume de Dieu (Copenhague, 1829); les Dernières agitations dans les duchés de Slesvig et de Holstein (Copenhague, 1830).
SCHMIDTIA s. m. (chmi-ti-a — de Schmidt, botan. allem.) Bot. Genre d'arbustes, de la famille des composées, tribu des chicoracées, dont l'espèce type croit dans l'Ile de Madère.
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H Syn. de coléanthe!, autre genre de végétaux.
SCI1M1DTMUELLEH (Johann-Anton), médecin accoucheur allemand, né en 1776, mort en 1809. Il fit ses études médicales à l'université d'Erlangen, y fut reçu docteur en 1801, s'établit dans cette ville et se livra à l'enseignement particulier jusqu'en 1S07. A cette époque, il fut nommé professeur ordinaire d'accouchements et de médecine légale à l'université de Landshut et devint conseiller du roi de Bavière. Il a laissé quelques écrits, parmi lesquels nous citerons : De tympha (Erlangen , 1801, in-8°); Conspcctus politise obsteiricix (Erlangen, 1801, in-S"); Behandlung der Kinder in den ersten Lebensjafiren (1804, in-8°) ; Was ist die Wàrme in den Organismus? ineiner Vorlesung beantu)ortet(L<inàslMt,lSiOt, in-8») -, Ueber die Ausfûhrungsgànqe der Sch'ildrilse; ein Schreiben an Hrm. Hofrat. Sam. Sômmerring, mil einem Kupfer (1804, in-8°) ; Medicinische Adversaria (Erfurt, 1805, in-8°).
SCHM1EDEEERG, ville de Prusse, province de Saxe, régence de Mersebourg, cercle et à 26 kilom.S, de Wittemberg, entre l'Elbe et la Mulde; 3,000 hab. Exploitation de vitriol et d'alun.
SCIIMIEDEEERG, ville de Prusse, province de Silésie, régence de LiegnUz, cercle et à 24 kiloin. S. d'Hirschberg, sur l'Eglitz; 3,945 hab. Fabrication de toiles, linge de table, rubans, soieries, tabac. Aux environ?, mine de plomb argentifère.
SCIIMIEGEI,, ville de Prusse, province et régence de Posen, cercle et à 13 kilom. O. de Kosten; 3,000 hab. Fabrication de draps et toiles.
SCHMITT (Joseph-Guillaume), médecin accoucheur allemand, né à Larch, dans le comté de Nassau, en 1760, mort à Vienne en
1817. Il commença ses études médicales à Wurtzbourg et les continua à Vienne, où il suivit quelque temps les cours de Stoll. Après avoir servi assez longtemps comme médecin militaire, il se consacra tout entier à l'enseignement et devint professeur d'accouchements et de médecine légale à la Faculté de Vienne. Ses ouvrages sont peu nombreux, mais généralement estimés.
SCHMITT (Aloïs), compositeur allemand, né à Eilenbach (Bavière) en 1789. Il étudia la composition sous la direction d'André et d'Olïenbach et s'établit comme professeur à Francfort. Il accepta ensuite les fonctions d'organiste à Hanovre, puis il donna sa démission pour vivre indépendant. Parmi ses œuvres, on cite : deux ouvertures à grand orchestre, une symphonie intitulée la Peinture des sons, des quatuors, des trios, des concertos, sonates, nombre de fantaisies, et des chansons à une età plusieurs voix. — Son frère et son élève, Jacques Schmitt, né à Obernbourg en 1796, s'établit à Hambourg, où il a professé le piano. On lui doit un grand opéra, Alfred le Grand, représenté dans celte ville, et un grand nombre de compositions instrumentales, variations, sonates, rondeaux, marches, etc.
SCHMITT (Georges-Joseph), journaliste français, né à Mulhouse en 1813, mort à Bâle en 1875. Il était maître d'école dans sa ville natale lorsque éclata la révolution de février 1848. Schmitt, en butte aux tracasseries des cléricaux pour ses opinions républicaines, se démit de ses fonctions d'instituteur et fonda la République dupeuple(Volksrepublik), feuille populaire qu'il rédigea dans l'idiome du pays et qui contribua puissamment à conquérir à l'opinion républicaine les populations rurales de l'Alsace. Proscrit après le coup d'Elat, il se réfugia en Suisse et rédigea, de 1853 à 1869,1e Confédéré de Fribouvg, journal radical et anticlérical. En 1869, M. Alfred Kœchlin, ayant fondé à Mulhouse l'Electeur souverain, appela le vaillant démocrate à en prendre la direction. Schmitt rédigea ce journal jusqu'au moment de l'invasion prussienne. Il fut alors expulsé de l'Alsace et, quelque temps avant sa mort, il devint un des collaborateurs du Volksfreund, journal du parti démocratique le plus avancé à Bâle. Schmitt excellait dans la polémique qui frappe et réveille l'esprit du peuple et s'était acquis par son honorabilité les plus vives sympathies.
SCHM1TTH (Nicolas), érudit allemand, né à Oldenbourg (Hongrie), mort à Tirnau en 1767. Entré chez les jésuites, il professa dans plusieurs collèges de cet ordre et fut nommé recteur du collège de Tirnau. On lui doit : Episcopi Agrienses , fi.de diplomatica concinnati (Tirnau, 1758 , in-8°) ; Jmperatores ottomannici (Tiinau, 1760, 2 vol. in-fol.).
SCHMlTTHENNER(Frédéric-Jacques),érudit allemand, né en 1796, mort en 1850. Il commença à l'université de Marbourg des éludes médicales , auxquelles il renonça promptement pour s'occuper de philosophie, d'histoire et de théologie, embrassa ensuite l'état ecclésiastique, auquel il renonça en
1818, et, après avoir professé dans différents collèges et séminaires, il obtint en 1828 une chaire d'histoire à Giessen, où il fut, en outre, chargé deux ans plus tard de faire des cours d'économie politique. En 1832, il fut nommé à Darmstadt conseiller supérieur des études et des écoles, mais il résigna ces fonctions en 1835 pour revenir à Giessen. Ses
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écrits se distinguent par la richesse des pensées, la vivacité de l'exposition, la correction du style et sa manière philosophique de traiter les sujets. Les études auxquelles il s'était livré sur le sanscrit l'amenèrent à fonder un nouveau système de philologie, qu'il exposa dans sa Théorie primitive du langage (Francfort, 1826), dans Teutonia ou Grammaire détaillée de la langue allemande et dan-» la préface de son Vocabulaire allemand abrège (Darmstadt, 1837, 2« édit,). Weigand a donné une nouvelle édition, complètement remaniée, de cet ouvrage qui est, sous tous les rapports, d'une haute valeur (Giessen, 1853-1862,2 vol.). Il faut encore citer, parmi les autres écrits philologiques de Schmitthenner : Méthode pour écrire correctement la langue allemande (Cassel, 1827, 2° édit.) ; Méthodologie de l'enseignement des langues (Kranefort, 182S); Etymologie allemande (Darmstadt, 1833); Grammaire allemande pour les écoles (Cassel, 1837, 40 édit.). En histoire, son ouvrage le plus remarquable est une Histoire des Alle- | mands (Cassel, 1836, 2e édit.). Enfin, il s'est fait connaître, dans les sciences politiques, surtout par les deux ouvrages suivants : Principes des sciences politiques et historiques (Giessen, IS30-1832) et Douze livres sur l'Etat (Giessen, 1839, tome 1er).
SCIIM1TZ (Ch.-Fr.-L.), naturaliste allemand, né en Bavière vers 1780, mort en Angleterre en 1824. Elève du célèbre chimiste Gehlen, il se consucra à l'étude des procédés de fabrication de la porcelaine et réussit à introduite divers perfectionnements dans cette branche de l'industrie en Bavière. Envoyé en Angleterre pour étudier le mode de fabrication employé dans ce pays, il se noya dans la Tamise. On doit à Sehmitz diverses notices minérnlogiques insérées dans des recueils périodiques, entre autres un mémoire sur les formations et les fossiles d'opale (dans le tome VIII des Mémoires de l'Académie de Munich), et des notes restées manuscrites.
SCHMŒLLA, villa de la Saxe-Altenbourg, cercle, bailliage et à 10 kilom. S.-O. d'Altenbourg, sur la rive droite de la Sprotta ; 6,000 hab. Fabrication de draps, tanneries.
SCHM0ELN1TZ, en hongrois Szolmonok, ville de l'empire d'Autriche, dans la Hongrie, comitat de Zips, à 9 kilom. S.-O. d'Einsiodel ; 5,750 hab. Inspection des monnaies et des mines. Célèbre mine de cuivre pyriteux argentifère; fabrication de monnaies de cuivre. Aux environs, forges et fonderies.
SCHMOLCK ou SCHMOLKE (Benjamin), pogie religieux allemand, né dans le.* environs de Liegniiz en 1672, mort en 1737. Il étudia la théologie à l'université de Leipzig, embrassa l'état ecclésiastique et devint, un 1714, surintendant de Schweidnitz et inspecteur des églises et des écoles de cette ville. La plupart de ses écrits portent des titres accommodés au goût religieux du temps, tels que : l'Encens de la poix ecclésiastique; le Cœur uni au Seigneur par des chaînes de soupirs; Plaintes et danses; l'Huile de la joie dans la tristesse ; De beaux habits pour un esprit affligé, etc. Son Livre de la communion et ses Prières du matin et du soir obtinrent une grande popularité et sont encore en usage dans différentes parties de l'Allemagne.
SCHMUCKER (Jean-Lebreeht), chirurgien militaire prussien, né en 1712, mort à Berlin en 1786. 11 fut envoyé à Paris en qualité de chirurgien pensionné du roi Frédéric II et suivit les cours du célèbre Le Dran. A son retour en Prusse, il fut d'abord chirurgien du premier régiment de la garde et devint ensuite premier chirurgien général de l'armée. Parmi les nombreuses et intéressantes observations de chirurgie dont on lui doit la publication, on remarque celles qui sont relatives aux plaies de la tête, que Schmucker traitait avec beaucoup de succès par les affusions froides. II employait fréquemment le même moyen dans les plaies par armes à feu et partageait presque les répugnances 3e Bilguer pour l'amputation des membres. Il a laissé quelques ouvrages en allemand.
SCIIMUTZER (Jean-Adam, Joseph et André), tous trois frères et graveurs au burin, nés à Vienne vers 1700, chacun à une année de distance, morts tous trois aussi à un intervalle semblable, l'aîné en 1739, te second en 1740 et le plus jeune en 1741. Jean-Adam, l'aîné des trois, est moins renommé que ses frères. Il fut chargé par Altamonte de graver quelques-uns des tableaux de la galerie de Vienne. Parmi ces gravures, les plus remarquables sont les Portraits des trois impératrices Etéonore, Amélie et Elisabeth. &es frères Joseph et André ont presque toujours travaillé de concert. Aussi, Sur chacune île leurs œuvres, le prénom de celui des deux qui a eu la plus grande part au travail est suivi de celui de sou frère qui t'a aidé ; la signature est donc tantôt Joseph-André, tantôt André- Joseph. Leurs œuvres les plus remarquables sont les trois Rubens de la galerie de Liehtenstein représentant : Décius proposant à ses centurions de se faire jour à travers les ennemis ; Décius apprenant que l'auspice lui est défavorable ; Décius se dévouant aux dieux infernaux.
SCHMGTZER (Jacques), graveur allemand, né à Vienne en 1733. Tout enfant, il perdit
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son père et fut réduit au métier de berger. On prétend que, l'endroit où était le pacage de ses moutons étant près de l'Académie de dessin, il confiai t ses bestiaux k la garde d'un de ses camarades et entrait à 1 Académie confondu au milieu des autres élèves qui, au bout d'un certain temps, le chassèrent, importunés par ses haillons. L'enfant se retira désespéré, mais le graveur Donner, frappé de cette vocation extraordinaire, vint a son secours et facilita ses éludes. Donner intéressa à son protégé l'impératrice Marie-Thérèse, qui envoya Schinutzer continuer son | éducation artistique k Paris, dans l'atelier de Wille. De retour à Vienne, Schmutzer fut nommé directeur de l'Académie de dessin et de gravure. Les chefs-d'œuvre de cet artiste, que l'on range parmi les plus habiles graveurs du xvnie siècle, sont ses trois pièces d'après Rubens : Saint Ambroise refusant à Théodose l'entrée de la cathédrale de Milan; Mutins Sczoola devant Porsenna; la Naissance de Vénus.
SCIIMUZ (Rodolphe), peintre, né à Rogensberg (Suisse) en 1670, mort en 1715. Il fut élève de Matthieu Fuessli le jeune, qui voulut en faire un peintre d histoire; mais Schmuz se sentait plus de disposition pour la peinture de portrait; il se rendit à Londres, où il devint l'imitateur et le rival de Kneller. Smith et Faber ont gravé un grand nombre des portraits de Schmuz.
SCHISAASE (Charles), historien et esthéticien allemand, né à Dantzig en 1798. Après avoir étudié la philosophie et lu jurisprudence k l'université de Heidelberg, il fit à Dresde un voyage pendant lequel la vue de . la galerie de tableaux de cette ville éveilla en lui l'amour des beaux-arts. Après avoir rempli différents emplois k Dantzig et k itœnigsb rg, il partit en 1825 pour l'Italie, où il visita les chefs-d'œuvre de l'architecture du moyen âge et de l'antiquité, dont l'histoire l'occupa dès lors constamment, bien qu'il n'eût pas renoncé k ta carrière administrative. Il devint successivement assesseur k Kœnigsberg (1826), conseiller près la cour supérieure provinciale de Marienwerder (1829), conseiller près la haute cour de Berlin (1848), et prit sa retraite en 1857. Parmi ses travaux, nous citerons : Lettres néerlandaises (Stuttgard, 1834), écrites pendant un voyage dans les Pays-Bas et où il traite l'étude de l'art au point de vue philosophique ethistorique; Y Introduction de l'ouvrage de Schwantaler, intitulé la Croisade de Frédéric Barberousse (1840) ; Histoire des beaux-arts (Dusseldorf, 1813- 1864, t. 1 k VII; 2e édit., 1866 et années suiv.), son ouvrage le plus important. Il a, en outre, été l'un des collaborateurs les plus actifs de la Feuille artistique allemande, de la Feuille artistique de Tubingue et a fondé, en 1858, le Journal de l'art chrétien, qu'il rédigeait encore en 1874 à Dresde avec le concours de Gruneisen et de Schuorr de Carolsfeld.
SC11NABEL (Georges-Norbert), statisticien et jurisconsulte allemand , né k Weseritz (Bohême) en 1791, mort k Prague en 1858. Professeur de statistique k l'université de cette dernière ville, il passa kla chaire d'encyclopédie juridique et de sciences administratives, et enseigna en même temps le droit pénal autrichien et le droit des gens. On lui doit, entre autres écrits : Système politique des Etats de l'Europe (1819 et 1821, 2 vol.) ; Tableau géographique et statistique de toutes tes parties du monde (1827) ; Statistique générale des Etals européens (1829, 2 vol.); i'^urope en 1840 (1841); Droit privé naturel (1842); Statistique de l'industrie agricole de la Bohême (1846).
SCHiNAITH, bourg du Wurtemberg, cercle de l'Isixt, bailliage deSchorndorf ; 2,207 hab. Récoite de vins estimés.
SCBNAPAN s. m. (chna-pau). Ancienne orthographe du mot chenapan.
SCHNAPS s. m. (chnapss). Eau-de-vie. [| Mot allemand, qu'on emploie 'quelquefois en français par plaisanterie.
SCHNECTADY, ville des Etats-Unis d'Amérique. V. SCHENECTADY.
SCHNÉE (Gotthielf- Henri), agronome et poëte allemand, né k Siersleben en 1761, mort en 1830. Après avoir embrassé l'état ecclésiastique, il se fit précepteur, puis il dirigea successivement plusieurs cures et mena de front l'agriculture et la littérature. Ses principaux ouvrages sont : Poésies (1790); Charles et Elise, roman (Leipzig, 1792); Edouard Wilmann, roman (1792); Annumre des agronomes (Leipzig et Halle, 1811); Manuel de l'agriculture. (Halle, 1S21, 2' edit.); Manuel général d'économie rurale et domestique (Halle, 1819); le .Fermier commerçant (Halle, 1529, 3e édit.); Manuel des mères de famille (Halle, 1825).
SCUNEEHERG, littéralement mont de neige, montagne du l'Europe, dans les Sudètes, sur les limites de la Silésie autrichienne, de la Bohême et de la Silésie prussienne, au N. de la Moravie; 1,686 mètres. Elle porte aussi le nom de Schueekofp.
SCHNEEBEKG, montagne de l'empire d'Au* triche, dans la basse Autriche, k l'extrémité méridionale du Wienerwald (forêt de Vienne), k 18 kilom. Si-O. de Neustadt; 2,164 mètres d'altitude.
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SCHNEEBERG, ville du royaume de Saxe, cercle et k 17 kilom." S. -E. de Zwickau ; 7,500 hab. Ecole latine; école d'arts et métiers, direction des mines. Fabrication de dentelles avec fils d'or et d'argent, de cotons. Commerce de bois, dentelles, broderies. Aux environs, mines d'argent, de cobalt et de fer.
SCHNEEGANS (Louis), jurisconsulte et littérateur français, né k Strasbourg en 1813, mort en 1857. Il devint en 1842 archiviste de sa ville natale. On a de lui : Vues générales sur l'enseignement du droit ecclésiastique protestant en France (Strasbourg, 1840, in-8°) ; Du serment (Strasbourg, 1841, in-s°); les Flagellants à Strasbourg (1841); Notice sur Closener et Twinger de Kœnigshoven et leurs chroniques allemandes de Strasbourg (Strasbourg, 1842); 1" Eglise de Saint-Thomas à Strasbourg (1844, in-8»), etc.
SCHNEEKOPF , montagne des Sudètes.