V. SCHNEIiBIiRG
SCHMEIDEMUHL, ville de Prusse, province de Posen, régence et k 70 kilom, S.-O. de Brouiberg, sur la Kuddow; 4,200 hab. Fabrication de draps. Tanneries, mégisseries.
SCHNEIDER (Conrad-Victor), médecin et anatomiste allemand, né k Bicterfeld, dans la Misnie, en 1610, mort k Wittemberg en 1680. Il professait k l'université de Wiltemberg. Sprengel a apprécié ainsi les travaux de ce savant et leur influence ; « Il fut conduit, dit-il, k étudier la structure de la membrane qui tapisse l'intérieur du nez et k discuter l'opinion avancée par les anciens, mais déjk réfutée par quelques anatomistes du xvue siècle, qu'il existe entre les ventricules du cerveau et les fosses nasales une communication dont on s'était Servi jusqu'alors pour expliquer le coryza. Schneider commença en 1660 la publication de sept gros volumes consacrés k l'exposition de la texture des parties affectées dans cette maladie. Beaucoup de personnes ont été effrayées de lu lecture d'un pareil ouvrage, fatigant, en effet, par sa prolixité et les continuelles divagations de l'auteur; mais j'avoue que peu de livres du xvue siècle le surpassent en clarté et en érudition, et qu'on le lira toujours avec fruit et satisfaction. • Suivant Schneider, le mucus nasal, dans l'état de santé ou de maladie, n'est sécrété que par les artères de la membrane qui tapisse les parties internes de la bouche et du nez , membrane dont il a le premier fait connaître la véritable texture et qui, par conséquent, porte k juste titre son nom. Il ajouta encore de nombreuses glandes muqueuses k ces vaisseaux, et même remarqua chez les animaux des conduits qui se portaient de ces glandes dans la cavité du nez. Il indiqua, en outre, une troisième source de l'humeur nasale, savoir ; les conduits lacrymaux qui se dirigent des points du même nom vers le nez pur le sac lacrymal. Aussi Bartholin soutintil avec raison que les sternutatoires sont utiles dans les maladies des yeux. Schneider examina la nature des mucosités nasales et trouva qu'elles sont composées de sérum et de lymphe épaissie, origine dont il donna l'explication d'après l'anatomie comparée. Il démontra jusqu'à l'évidence, et par la description fidèle des os, que la lame criblée de l'ethmoïde n'offre de trous que dans l'état de siccité ; mais que, pendant la vie, elle est si intimement tapissée par la membrane muqueuse, qu'il est impossible k l'air de passer du nez dans le cerveau, ni aux humeurs de descendre de celui-ci dans celui-là. Les trous de cette lame ne servent qu'au passage des vaisseaux et des nerfs. Schneider réfuta également les trous du sphénoïde, décrivit la selle turcique et la glande pituitaire, qui n'envoie pas plus que l'entonnoir un fluide quelconque dans la cavité du nez ou de la bouche. Il ne peut même s'accumuler de pituite en cet endroit, parce que les plexus choroïdes, qui sont voisins, en souffriraient beaucoup. L'ancienne opinion que, dans le coryza, les mucosités se rassemblent au milieu des ventricules du cerveau et s'échappent de cette cavité par l'entonnoir est tout a fait dénuée de fondement, car on ne peut considérer comme une humeur excrémentitielle la vapeur ténue que les vaisseaux exhalent dans les ventricules du cerveau, qui, d'ailleurs, n'ont aucune communication avec les fosses nasales. La plus forte preuve que le cerveau ne soutfre pas dans le coryza lut paraît être que, ayant disséqué des chevaux morveux, il ne put découvrir la plus petite altération organique du viscère encéphalique. »
Voici les principaux ouvrages de Schnei* der : De corde (Wittemberg, 1642, in-12)j De pleuritide (Wittetnberg, 1648, in-40) ; De natura recte curandi phthuicos (Wittemberg, 1648); De hydrope (1649, in-40); De ossibus sincipitis (1653, in-12); De pkthisi; De peripneumonia ; De apoplexia; De arthritide ; Liber de arthritide, poiiagra, chiragra, atque de horum morborum curutione (Wittemberg, 1664, in-4°); Liber de morbis capitis, cepha- Ixis, soporosis, atque de eorum curatione (Wittemberg, 1669, in-4°), etc.
SCHNEIDER (Lebrecht-Ehregott), chirurgien allemand, né k Zsehopau en 1731, mort vers 1807. Il exerçait k Mitweijda, en Saxe, et il a publié en douze fascicules un recueil d'observations de chirurgie, parmi lesquelles
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sont mentionnés des faits très-intéressants et qui n'ont que le défaut d'être énoncés dans un style fort diffus : CAirurgùche Geschiclite mit theoretischen und prakiischen Ammerkungen, 12 Theile (Chemnitz, 1762-1788, in-8o).
SCHNEIDER ( Jean-Dieudonné) , célèbre philologue allemand, né k Collmen, près de Wurzen (Saxe), en 1750, mort en 1822. Après avoir reçu une excellente éducation k l'école de Schulpforta, il se rendit, en 1768, k l'université de Leipzig, dans l'intention d'y suivre les cours de droit; mais bientôt il se consacra tout entier k l'étude de la philologie, fut appelé k Gœttingue par Heyne, puis mandé par Brunck k Strasbourg, pour l'aider dans son édition des poëtes grecs que ce savant avait entreprise. Les trois années que Schneider passa k Strasbourg eurent une influence décisive sur ses travaux postérieurs, car il se lia dans cette ville avec plusieurs médecins et se trouva ainsi amené k l'étude de l'anatomie, de la zoologie et de la botanique, étude qui lui était indispensable pour commenter les auteurs anciens qui ont écrit sur la médecine. En 1776, il devint professeur de philologie et d'éloquence k l'université de Francfort-sur-1'Oder, et,lorsqu'en 1811 cette université fut transférée k Breslau, il fut maintenu dans sa chaire, k biquelle il renonça en 1816 pour devenir bibliothécaire de l'université. Les ouvrages de Schneider peuvent se diviser en deux classes : ceux qui ont un caractère purement philologique et critique, quoiqu'ils soient la plupart relatifs aux écrits des anciens sur l'histoire naturelle, et ceux qu'il écrivit lui-même sur cette science. Il faut citer, parmi les premiers : Remarques sur Anacréon (Leipzig, 1770); Periculum criticum in anthologiam Constantini Cephalse (Leipzig, 1771); Essai sur la vie et les écrits de Pindare (Strasbourg, 1774); Grand dictionnaire critique grec- allemand (Zullich, 1797-1798, 2 vol.; Leipzig, 1819- 1821,3* édit., avec supplément), dont Passow (v. ce nom) publia plus tard un extrait d'un usage plus commode; Eclogs physics ex scriplorïbus prsecipue grœcis excerptx (léna et Leipzig, 1801, 2 vol.); d'excellentes éditions du De elocutione liber de Démétrius de Phalère (1779) ; du De natura animalium d'Elien (Leipzig, 1784, 2 vol., grec et latin); de VAlexipharmaco de Nicatidre (Halle, 1792); des Scriptores rei rustics (Leipzig, 1794- 1797, 4 vol.) ; des Œuvres de Xéaoplton (Leipzig, 1801 et années suiv., 4 vol.; nouvelle éuit.,par Bornemann et Sauppe, 1825-1840, 6 vol.) ; de Vitruve (Leipzig, 1808, 4 vol.) ; de la Politique (Francfort, 1809, 2 vol.) , de l'Histoire des animaux (Leipzig, 1812, 4 vol.) et de l'économie (Leipzig, 1815) d'ArUtote ; de la Physique et de la Météorologie d'Kpicure (Leipzig, 1813); de toutes les oeuvres de Théophraste (Leipzig, 1818-1821, 5 vol.), etc. La liste complète de ses écrits sur l'histoire naturelle serait trop longue; nous nous contenterons de mentionner les suivants : Ichthyologis veterum specimina (Francfort, 1782); Documents littéraires pour l'histoire naturelle, extraitsdes écrivains anciens (1786); Amphibiorum physiologia (Francfort, 1790- 1797, 2 parties); Historia amphibiorum naturalis et litteraria (léna, 1798-1801, 2 parties) et Analecta ad historiam rei metallicse veterum (Francfort, 1788). Schneider mérite d'être placé au premier rang des philologues modernes, parmi lesquels il occupe, du reste, une place toute spéciale en raison de ses études particulières. Cependant, les ouvrages qu'il a écrits sur l'histoire naturelle se distinguent, en général, plus par l'érudition dont il a fait preuve que par le jugement et le raisonnement. On lut doit aussi la traduction d'un grand nombre d'ouvrages étrangers sur les mêmes matières.
SCHNEIDER ( Joseph-Xaxier ) , historien suisse, curé de Seheipfer, né k Lausanne en 1750, mort k Strasbourg en 1784. Il a publié une Histoire du pays de VEntlebuch (Lucerne, 2 vol. in-8"), en allemand, suivi de trois cahiers (Lucerne, 1783, in-8°), qui renferment les Descriptions particulières det montagnes de l'Entlebuch. Plusieurs mémoires de Schneider ont été insérés dans le Musée d'histoire naturelle de la ^Suisse par le docteur Hiipfner.
SCHNEIDER (Euloge ou Jean-Georges), révolutionnaire français d'origine allemande. né k Wipfeld, près de Wurtzbourg, en 1756, mort en 1794. Fils d un paysan, il fut élevé chez les jésuites de Wurtzbourg, puis il entra chez les récollets de Bamberg et y passa neuf ans. Ayant été envoyé k Augsbouvg pour s'y livrer k la prédication, il s'attira un blâme sévère de ses supérieurs pour avoir fait un sermon dans lequel il se déclarait partisan de la tolérance et des réformes que venait de faire Joseph H. Schneider quitta alors les récollets et, quelque temps après, le duc de Wurtemberg le fit venir k Stuttgard, où il lui donna avec une chaire le titre de prédicateur de la cour. Ce fut dans cette ville qu'il se lia avec le professeur Weisshaupt et entra dans la secte des illuminés. A cette époque, il s'occupait particulièrement de littérature. Quelques traductions estimables, qu'il publia en 1786 et 1787, lui valurent une chaire de grec k Bonn. Renvoyé par l'évêque électeur, au commencement de la, Révolution, k cause des sympathies qu'il manifestait pour lès idées nouvelles, Schnei-
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der vint k Strasbourg, où Saurine, nommé évêque constitutionnel en 1791, se l'attacha comme grand vicaire. Ayant renoncé un des premiers k la prêtrise . il acquit une as^ez grande influence en publiant un journal, l'Argus, dans lequel il attaqua avec violence les prêtres non assermentés et les nobles. Après le 10 août, il devint maire de Haguenau, puis accusateur public du tribunal criminel du Bas -Rhin. Schneider se signala, dans ces fonctions, par une implacable cruauté. Son nom faisait trembler tout le pays soumis k son autorité. Les républicains, voyant que ce prêtre défroqué n'était qu'un fou furieux, le dénoncèrent k S^int-Just et à Lebas en mission k Strasbourg, et ces représentants mirent fin aux excès de cet énerguinène en le faisant arrêter. Le 15 décembre 1793, après avoir été attaché pendant quatre heures k l'échafaud qu'il avait fait dresser, Schneider fut conduit k Taris, traduit devant le tribunal révolutionnaire, condamné k mort et exécuté. On a de lui quelques écrits qui ne sont pas sans mérite : une traduction allemande d'Aitacréon, avec commentaires ; une autre df>s Homrlies de saint Jeun Chrysoslome sur les Eoant/iles de saint Matthieu ei de saint Jean (1786-1787, 7 vol. in-8°); 1 vol. de Poésies (1790); Srrmons (!790, in-8») ; Théorie des beaux-arts (Bonn, 1790, in-80). C'est k tort qu'on lui attribue un écrit intitulé : Itéflexions sérieuses d' Euloge Schneider, ci-devant maire de Strasbourg, sur son triste sort, avec un aperçu rapide de sa vie (Leipzig, 1794).
SCHNEIDER (Antoine- Virgile, buron), général français, né k Bouquemont (Bas-Rhin) en 1779, mort en 1847. Il suivit les cours de l'Ecole polytechnique, entra comme lieutenant adjoint dans le génie, se distingua k Marengo et au siège de Saragosse (1808) et devint en 1810 chef de bataillon et aide de camp du duc de Keltre, qui l'envoya aux îles Ioniennes pour étudier le pays au point de vue militaire. Après la campagne de Russie, k laquede il prit part, il fut fait prisonnier k Dantzig en 1813, recouvru la liberté l'année suivante et servit sous le général Rapp, pendant les Cent-Jours, comme colonel chef d'état-inajor. A la rentrée des Bourbons, il obtint l'autorisation de reprendre son grade. Nommé maréchal de camp pour sa conduite dans la guerre d'Espagne de 1823, il fut créé lieutenant général en 1831 pour les talents qu'il avait déployés dans l'expédition de 1M0rée. En 1832, le maréchal Soult l'appela à la direction du personnel au ministère de la guerre; Schneider obtint même le portefeuille de ce ministère de 1839 k 1840 et contribua beaucoup k faire voter par la Chambre les fortifications de Paris. Il avait été élu député du Bas-Rhin en 1834. On lui doit: Histoire et description des îles Ioniennes (1823 , in-8», avec atlas), livre estimé k juste titre; Hésumé des attributions et devoirs de l'infanterie légère en campagne (1823, in-32). Il a collaboré au Spectateur militaire.
SCHNEIDER (Guillaume) , musicien allemand, né k Neudorf, près d'Annaberg, en 1783, mort k Mersebourg en 1843. Il devint, dans cette dernière ville, organiste, directeur de la musique de la cathédrale et professeur de chant. C'était un compositeur distingué, qui a laissé quelques morceaux de musique fort appréciés, plus quelques ouvrages théoriques sur son art. On a de lui : Ce que l'organiste doit observer dans l'office divin (1823, in-8°) ; Instruction pour apprendre à connaître l'orgue (l%23, jn-40}; Méthude de chant (1825, in-4u) ; Guide musical de l'office de t'eghse (1826, iii-i-40) ; Instruction pour les préludes de choral (1829, in-4°); Connaissance du choral (1833, in-40); Introduction à fart de préluder pour l'organiste (1833, in-40); Grammaire musicale (1834, iii-4"); Description historique et technique des instruments de musique (1834, in-8»); la Modulation (1834, in-8°);le Conducteur musical (1835, in-8°), etc.
SCHNEIDER (Charles-Ernest-Christophe), philologue allemand, né k Wiehe (Saxe) eu 1786, mort en 1856. Après avoir étudié k l'université de Leipzig la théologie et, en particulier, la philologie sous la direction d'Hermanu, il se livra pendant plusieurs années à l'enseignement privé, devint, eu 1811, professeur k l'école Saint-Nicolas, k Leipzig, et passa, en 1816, au séminaire philologique de Breslau eu qualité de professeur de littérature classique et de codirecteur de oi-t établissement. Ses travaux ont eu surtout pour objet la critique et l'explication de Piatou et de César, et, dans ce but, il a utilisé un grand nombre de manuscrits qui étaient restes complètement inconnus ju>qu'alois. On a de lui des éditions de la première partie du Muséum criticum vratisluviense (Breslau, 18ÎU) et de VHistoria Julii Ctesaris de Pétrarque (Leipzig, 1827); la grande édition de la Hépubli que de Platon (Leipzig, 1830-1833, 3 vol.; Additamenta, 1874), qui est son oeuvre la plus importante et que suivirent une édition portative avec les scolies grecques (Breslau, 184 1) et une traduction allemande. (Breslau, 1839) ; la moitié de l'édition des œuvres du même auteur, donnée par Didot (Paris, 1846-1853, 2 parties); une traduction du Timee (Breslau, 1847), suivie plus tard du commentaire de Proclus sur cet ouvrage (Breslau, 1851). Son édition des Commentaires de César (Halle, 1840-1855, 1. 1" et H) est l'une des productions les plus remarquables de la philologie moderne, et ses Leçons académifues sur la gram-
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maire grecque (Breslau, 1837) renferment beaucoup d idées neuves et originales sur les points les plus difficiles de la langue grecque.
SCHNEIDER (Jean - Chrétien - Frédéric), compositeur allemand, né à Waltersdorf , près de Zittau, en 1786, mort en 1853. Il était fils d'un organiste qui ne manquait pas de talent et qui lui apprit le piano, l'orgue et plus eurs autres instruments. Entré en 1798 au gymnase de Zittau, il y continua ses études musicales sous la direction du maître de char.t Schœnfelder, qui lui fit connaître les œu v -es les plus remarquables de la musique ancienne et moderne. Il apprit seul la composition en étudiant avec ardeur des partitions et des morceaux d'harmonie, et, prenant Haye n pour modèle , il composa plusieurs mess3s comme essais. A l'université de Leipzig, où il se tendit en 1805, il mena de front ses études musicales et ses études académiques et mérita, par son talent, les éloges et les encouragements d'A. - E. Muller et de Schicht. Il devint, en 1807, organiste de l'église de l'université de cette ville, en 1810 chef d'orchestre du théâtre dirigé par Joseph Seoorda et, en 1813, organiste de l'église Saint-Thomas. L'un des membres fondateurs de la Société chorale de Leipzig, il écrivit un grand nombre des meilleurs morceaux de chant de cetie société et devint, en 1817, chef d'orchestre du nouveau théâtre de la ville, pour lequel il composa un grand nombres d'ouvertures, entre autres celle qui a pour thème l'hymne autrichien Dieu sauve le roi! E n 1821, il fut nommé organiste et maître dt la chapelle ducale de Dessau, où il obtint, en 1825, le titre de conseiller aulique et où il résida jusqu'à sa mort. Parmi ses eompesitions, il faut citer au premier rang : la cantate de Niemeyer, intitulée la Fêle des morts, et les oratorios le Jugement universel (1820), le Déluge (1823), le Paradis perdu, l'un il 3 ses chefs-d'œuvre (1825), Pharaon (1828), le Christ enfant (1829), Gédéon (l82'J), Absalcn (1830), Getlisemani et Golgotha (1838). Il s'était, du reste, essayé dans tous les genres de composition, mais c'est surtout à sa musiqie vocale d'église qu'il doit sa renommée. Doué d'une grande fécondité, il a publié ce.it cinq ouvrages, parmi lesquels plusieurs tont à la fols théoriques et didactiques, tels qus : Manuel élémentaire d'harmonie et de composition , Exercices élémentaires de chant , Exercices élémentaires pour piano , Manuel de l'organiste, etc. On a aussi de lui sept opéras, entres autres Claudine de Villa- Bella (libretto de Goethe) et le Désenchantement d Alwin, joué a. Leipaig en 180S. Il obtint par son enseignement d aussi beaux succès qui! par ses compositions et forma cent trente-cinq élèves dans l'école de musique qu'il avait fondée en 1831 et qu'il ferma en 1846. Il n'y a guère eu de son temps aucune grande fête musicale à laquelle il n'ait assisté et où l'en n'ait fait entendre quelqu'une de ses œuvres
SCII.NEIDER (Jean-Dieudonné), organiste et compositeur allemand, frère du précédent, né à Waltersdorf, près de Zittau, en 1789, mort en 1861. Il reçut aussi de son père les premièrss leçons de l'art musical, fut ensuite élevé au collège de Zittau et alla, en 1810, faire sen droit à l'université de Leipzig; mais, des l'année suivante, il renonça à cette étude pour devenir organiste de 1 église de l'université et professeur de chant à l'école du sénat de cette ville. En 1812, il futnommé organiste de la cathédrale de Gœrlitz, où il fonda une académie de chant et où il dirigea avec beaucoup de succès la grande fête musicale d'i l'église Saint-Nicolas. En 1825, il devint erganiste de la cour et de l'église évangélque de Dresde et prit, en outre, dans la même ville, en 1832, la direction de l'académie de chant de Dreussig, où il fit exécuter les plus remarquables d'entre les chefsd'œuvre de la musique moderne. Scbneider fut incontestablement un des meilleurs organistes de notre époque. Il fit admirer son jeu brillant et vraiment magistral dans diverses excursions artistiques, notamment a Londres 3n 1833, et forma un grand nombre d'élèves qui venaient de toutes les contrées de l'Eure pe suivre ses leçons. Il possédait aussi unti connaissance approfondie du mécanisme de l'orgue et introduisit plusieurs perfectionnements dans la construction de cet instrument. Il avait écrit une foule de compositions, dont il n'a été publié qu'une partie qti comprend des fantaisies, des fugues, des préludes, des chœurs religieux, des chœurs alternés avec accompagnement d'orgue, un Livre de préludes à l'usage de l'Eglise évangélique, etc.
SCHNEIDER (Jean-Théophile), organiste et compositeur allemand, frère des deux précédents, r.é à Waltersdorf en 1797, mort en 1855. Ausià heureusement doué que ses frères sous .e rapport musical, il eut son père pour premier maître, se perfectionna ensuite sous la duei tion de Schœnfelder et de Hunger et devint, en 1817, organiste à Sorau. Huit ans [.lus tard, il fut appelé à remplir le même ein| loi à l'église de la Croix, kHirsehberg, et lti conserva jusqu'à sa mort. Il dt aussi en Allemagne différents voyages -artistiques, et, quoique sa réputation fût un peu éclipsée p;.r celle de ses frères, il se vit accueilli par.out avec bienveillance. Parmi les compositions qu'il a publiées, on cite des sonates, des préludes pour orgue, des variations
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pour piano, un Kyrie, un Gloria et quelques morceaux de chant.
SCHNEIDER (Louis), acteur, auteur dramatique et littérateur allemand, né à Berlin en 1805. Dès l'âge de huit ans, il parut dans les rôles d'enfant sur le théâtre de Revel, entra plus tard dans un gymnase de Berlin, puis revint à l'art théâtral en 1820, et, de 1824 à 1827, chercha à se perfectionner en paraissant sur des scènes secondaires de l'Allemagne et en visitant Londres et Paris. Il fut, peu après, engagé à l'un des théâtres de Berlin, mais il obtint peu de succès à ses débuts. Cependant il avait complété son instruction et, tout en se familiarisant avec les langues vivantes, il avait, pendant l'année de service obligatoire pour tous les sujets prussiens, conçu beaucoup de goût pour les choses de l'art militaire. En 1833, il commença la publication de l'Ami des soldats, journal pour l'instruction et la récréation du soldat prussien, qui jouit encore aujourd'hui d'une grande vogue et avant lequel il avait fait paraître l'Interprète militaire en dix langues, avec Fœrster (Berlin, 1829), un Manuel d'instruction pour les différentes armes, qui a obtenu de nombreuses éditions et qui est toujours en usage dans l'armée prussienne. Ce fut en 1834 qu'il reprit ses études artistiques. En peu de temps il devint acteur favori du public, dont il sut se concilier la faveur même sur la scène française. Ce qui contribua surtout à ce succès, c'est qu'il écrivuit ou, tout au moins, remaniait ses propres rôles. Parmi ses œuvres dramatiques de cette époque, quront toutes paru dans le Répertoire du théâtre étranger, qu'il publiait sous le pseudonyme de C.-W. Boib, il faut citer : Joyeusement, vaudeville, en collaboration avec Wollheim ; la Demande en mariage d'Belgoland, comédie ; le Directeur de théâtre, opérette ; les Quitzows, drame; le Brandebourgeois et la Picarde, etc. il traduisit également à cette époque et arrangea pour la scène allemande un grand nombre de pièces anglaises , françaises , italiennes et russes.
M. Schneider fut pendant longtemps l'une des gloires du théâtre de la cour, où il paraissait avec un égal succès dans la comédie, la farce, le vaudeville, l'opéra-comique et même dans le ballet, et, en 1845, il fut appelé à la direction de l'Opéra. Mais son attitude pendant la révolution de 1848 le rendit l'objet de furieuses démonstrations populaires et il se vit forcé de renoncer pour toujours à la carrière dramatique. Il ne s'occupa plus dès lors que de travaux littéraires et, jusqu'en 1854, il combattit dans le Journal militaire allemand (plus tard Journal militaire prussien) les efforts du parti démocratique. Dans l'intervalle, il était devenu conseiller aulique et lecteur du roi Frédéric-Guillaume IV, emploi dans lequel il fut maintenu par Guillaume 1er, qUi le chargea, en outre, du soin de sa bibliothèque privée et le nomma conseiller aulique intime en 1865. Au début de la guerre de 1866, il fut attaché au grand quartier général de l'armée prussienne, où' il rédigea une édition à part de son journal militaire, plus les rapports officiels adressés du quartier général au journal du gouvernement; le roi le chargea, en outre, avant le commencement de la guerre, de plusieurs missions contidentielles. Outre les ouvrages déjà mentionnés, on a encore de lui : Bellone, nouvelles et récits militaires (Berlin, 183S) ; Nouvelles d'un acteur (Berlin, 1838, 2 vol.) ; le Muuvais œil, roman historique (Berlin, 1838,4 vol.); Histoire de l'Opéra de Berlin (Berlin, 1847) ; le Livre de l'ordre de l'Aigle rouge (Berlin, 1860) ; le Boi Guillaume, biographie militaire (Berlin, 1863); le Roi Guillaume pendant l'année 1866 (Berlin, 1867, 2e édit.); histoire de tous les ordres, de toutes les décorations et de toutes les distinctions honorifiques du Brandebourg et de la Prusse (Berlin, 1867 et années suiv.), etc. Il a, en outre, été le fondateur de la Société pour l'histoire de Potsdam.
SCHNEIDER (Joseph-Eugène), industriel et homme politique français, né à Bidestroff (Meurthe) le 29 mars 1805. Il est parent du général Schneider qui fut ministre sous Louis- Philippe. Tout jeune il perdit son père, qui le laissa sans fortune, et il obtint un emploi uans la maison de banque du baron Sellière, où son frère aîné, Adolphe, occupait déjà une haute position. La vivacité de son intelligence, sa rare aptitude aux affaires lui valurent d'être nommé, à vingt-cinq ans, directeur des forges de Buzeilles. En 1833, son frère ayant été nomme directeur gérant du Creuzot, il lui fut adjoint comme cogérant, et, grâce a leur habile direction, cet établissement métallurgique prit rapidement un grand essor. Son t'rere étant mort en 1345, il le remplaça à la fois comme député et membre du conseil général de Saône -et- Loire, devint seul directeur du Creuzot, qu'il devait transformer et placer au rang des premiers établissements métallurgiques du monde (v. Cruuzot), et fut appelé à faire partie du conseil gênerai des manufactures. Aux élections générales de 1846, il fut réélu députe et appuya la politique de M. Gnizot jusqu'à la chute de Louis-Philippe. Ses opinions réactionnaires l'empêchèrent d'être élu représentant du peuple à l'Assemblée constituante de 1848 et à la Législative en 1849; mais, le 20 janvier 1851, Louis Bonaparte, alors président de la République, l'appela à faire partie d'un cabinet intéri-
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maire et lui donna le portefeuille de l'agriculture et du commerce, qu'il conserva jusqu'au 10 avril suivant. M. Schneider fut alors nommé commandeur delà Légion d'honneur.
Après le coup d'Etat du 2 décembre 1851, auquel il fit acte de complète adhésion, il devint membre de la commission consultative et fut élu en 1852, comme candidat officiel, député au Corps législatif par les électeurs de la première circonscription de Saône-et- Loire, qui le renommèrent successivement en 1857, en 1863 et en 1869. Un des vice-présidents de cotte assemblée, il. fut appelé par décret à la présidence en 1867, après la mort de M. Walewski. Bien qu'il n'eut pas ménagé son approbation aux mesures compressives et despotiques qui avaient fait le fond constant de la politique gouvernementale, M. Schneider comprit, dans les dernières années de l'Empire, qu'il était temps d'écouter la voix de l'opinion publique, de rentrer dans la voie parlementaire et de donner une certaine satisfaction aux idées libérales. Il contribua à faire écarter du ministère M. Rouher, représentant l'Empire autoritaire (1869), et donna sa démission de président du Corps législatif au mois de juin de la même année, parce que M. Jérôme David, un des vice-présidents et l'un des partisans les plus fougueux de l'omnipotence impériale , venait d'être promu grand officier de la Légion d'honneur. Toutefois il retira sa démission sur une lettre de Napoléon III désavouant l'interprétation donnée par le public à la distinction dont M. David venait d'être l'objet. Le Corps législatif ayant recouvré à cette époque le droit d'élire son bureau, M. Schneider lut réélu par sus collègues président de fa Chambre en 1869 et en 1870. Le 4 septembre 1870, il presidala dernière séance du Corps législatif. Lorsque le peuple envahit la salle, il l'exhorta à laisser les députés délibérer :« Messieurs, dit-il, M. Gambetta, qui ne peut être suspect à aucun de vous et que je tiens, quant à moi, comme un des hommes les plus patriotes de notre pays, vient de vous adi-esser des exhortations au nom des intérêts sacrés de la patrie. Croyez-moi, en ce moment la Chambre est appelée à détibérer sur la situation la plus grave. Elle ne peut que le faire dans un esprit conforme aux nécessités de la situation et, s'il en était autrement, M. Gambetta ne serait pas venu vous demander de lui prêter l'appui de votre attitude. » Peu après la foule s'étant précipitée de toutes parts dans la salle, M. Schneider descendit du fauteuil présidentiel et quitta le Corps législatif avec le général de Palikao. A partir de ce moment il a vécu dans la retraite. Il a été régent de la Banque de France, président du conseil d'administration de la Société générale pour faciliter le développement du commerce et de l'industrie, administrateur du chemin de fer de Lyon à la Méditerranée et a été nommé grand officier de la Légion d'honneur en 1857 et grand-croix en 1868. Dans* sa carrière politique, il s'est montré surtout homme d'affaires, parlant rarement, sans éloquence ni éclat, mais avec simplicité et clarté. C'est surtout comme industriel qu'il a développé des capacités hors ligne d administrateur et d'organisateur. Eu 1860 , il transforma complètement l'usine du Creuzot, qu'il outilla d'une façon admirable, et soumissionna la fourniture des locomotives des chemins de fer de Londres. Après la chute de l'Empire, il reprit la direction de cet immense établissement industriel. Il s'occupait d'ar-. tillerie, des améliorations qui pouvaient être apportées à notre armement et venait d'inviter le colonel de Reffye à visiter le Creuzot, lorsqu'au mois d'août 1874 il fut atteint d'une attaque d'apoplexie, et depuis lors il est resté presque entièrement paralysé.
SCHNEIDER (Catherine-Hortense), actrice française, née à Bordeaux en 1838. Elle joua d'abord à l'Athénée de sa ville natale, tint deux ans à Angers les rôles des jeunes Dugazon et fut enfin engagée à Paris lors de l'ouverture des Bouffes-Parisiens. Ses débuts dans Une pleine eau et dans le Violoneux, en 1855, lut valurent les éloges de la presse littéraire. Elle créa ensuite le Thé de Polichinelle et la Rose de Saint-Flour avec beaucoup de charme et de finesse, d'enjouement et d'esprit; puis les Pantins de Violette mirent le comble à sa réputation d'actrice et de chanteuse parmi les habitués de la petite scène des Bouffes. A l'expiration de son engagement, elle passa aux Variétés, au mois de septembre 1856, et se fit successivement applaudir dans le Chien de garde, son début; l'Amour et Psyché, la Lanterne magique (lS5G); les Princesses de la rampe, le Poignard de Léonora, les Chants de Déranger, Gentil-Beruard, Ohé.' les petits agneaux (1857); la Veuve de quinze ans, Je marie ma fille (1858). Engagée au mois d'août 1858 au Palaii-Royal, elle y a paru dans plusieurs revu.s, dans des parodies et dans une foule de vaudevilles. Nous citerons, entre autres créations qui ont mis en relief son gracieux talent et qui ont été des triomphes pour elle : Mimi Bamboche (1860); la Mariée du mardi jrcs (1861); la Rosière de JVanterre (1363); la bonne dans le Carnaval des troupiers et Flora dans les Diables roses (1863). Revenue en 1864 aux Variétés, son théâtre de prédilection, elle y créa, le 17 décembre de la même année, le rôle d'Hélène dans la Belle Hélène, opérabouffe d'Offonbach. Une ronde qu'elle chantait avec une verve entraînante contribua
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beaucoup au retentissant succès de la pièce et de l'actrice. M11* Schneider devint, à partir de ce moment, une des actrices de Paris les plus en vue. Un legs de 50,000 francs que lui fit par son testament le duc de Grammont- Caderousse attira encore sur elle l'attention, (octobre 1865) et servit pendantquelque temps' d'aliment à la chronique scandaleuse de la petite presse. L'année suivante, M"e Schneider créa le rôle de Boulotte dans Barbe-Bleue et celui de Métella dans la Vie parisienne. La Grande-duchesse de Gérolstein, opéra-bouffe d'Offenbach, joué aux Varié tés le 12 avril 1867, mit le comble à sa renommée. Tel fut le succès de l'actrice dans le rôle de la grande-duchesse, qu'on vit'des princes étrangers, venus à Paris pour l'Exposition universelle, employer leurs premiers instants, après leur arrivée, à assister aune représentation de la Grande-duchesse et se délecter en écoutant les cascades de M11» Schneider. Quelque léger que fût ce genre de pièces, dont la vogue était alors à son comble, on est obligé de convenir que M11* Schneider y a fait preuve d'un talent très-réel et très-fin, se pliant avec une égale facilité à toutes les exigences de son rôle, chantant avec goût, mettant dans son jeu piquant une liberté de geste, d'intonation et d'allure singulièrement provoquante et qui faisait les délices d'une génération à laquelle l'Empire refusait tonte littérature vraiment sérieuse. En 1868, Mllc Schneider se rendit à Londres, où lavait précédée la renommée et où elle obtint des applaudissements frénétiques. De retour à Paris, elle créa, le 6 octobre, la Périchole, opérette d'Offenbach, qui fut le premier arrêt de la marche ascendante de l'actrice. En 1S69, elle entra aux Bouffes, où elle joua dans la Diva, qui réussit médiocrement. Mlle Schneider fit ensuite un voyage en Egypte ; puis elle échoua complètement en interprétant au théâtre du Châtelet le principal rôle des Voyages de Gulliver. En septembre 1871, elle fit Sa rentrée au Palais-Royal, où elle reprit ses anciens rôles dans les Diables roses, la Mariée du mardi gras, etc., puis elle quitta ce théâtre pour créer aux Variétés, le 26 septembre 1873, la Veuve du Malabar, dont le succès fut médiocre. Après avoir joué quelque temps en Russie, MHe Schneider a prêté son concours, en juin 1875, à. une représentation donnée par Berthelier au profit des inondés. Comme Déjazet, M11* Schneider a eu la bonne fortune de donner son nom à un nouveau genre. On dit maintenant au théâtre tenir l'emploi des Schneider.
"SCHNEIDEWIN (Frédéric-Guillaume), philologue allemand, né à Helmstsedt eu 1810, mort en 1856. Il débuta modestement en 1833 comme- professeur au gymnase supérieur de Brunswick, puis il fut nommé, en 1837, professeur extraordinaire à Gœitingua et enfin devint maître de conférences au séminaire philologique, dont il obtint plus tard la direction. On lui doit ; Exercitaltones crilicx in poetas grscos minores (Brunswick (1836); Detectus Grsscorum elegiucx iambiae (Gœttiiigue, 1838, 2 vol.); Etudes sur lu critique des poètes lyriques (Gœttingue, 1844) et des éditions très-soignées de Martial et de Sophocle.
SCHNËITZHOEFFEK (Jean-Madeleine), compositeur français, né a Toulouse en 1785, mort a Paris en 1852. Il était fils d'un hautboïste de l'Académie de musique ; il étudia l'harmonie et la composition au Conservatoire de Paris sous la direction de Catel et fut nommé professeur de solfège en 1807. » Doué d'heureuses dispositions, dit M. Fétis, il montra du talent dans quelques compositions instrumentales, particulièrement dans des ouvertures qu'il fit exécuter dans'les concerts, et permit de croire à ses amis qu'il était destiné à prendre un rang honorable parmi les compositeurs. Une symphonie deSehneilzhoettor, exécutée au concert de la rue de Grenelle, y fut bien accueillie par les amateurs. Malheureusement, il était ami du plaisir et il ne sut pas donner une direction assez sérieuse à ses facultés; ses ouvrages se succédèrent à de si longs intervalles que le public ne put l'apprécier à sa juste valeur. Les artistes seuls savaient la portue de son talent. Devenu timbalier de l'Académie royale de musique et de la chapelle de Louis XVIII, en 1815, il quitta cet emploi pour succéder à Adrien comme chef de chant au même théâtre. En 1831, il fut nommé professeur des chœurs d'hommes au Conservatoire... Dans la jeunesse de Schneitzhoeffer, les mystifications étaienj à la mode; il en imagina de très- bouffonnes. Plus tard, il regretta le temps qu'il y avait perdu, et ce retour sur lui-même, lui inspiru une tristesse habituelle. Des infirmités, devenues chaque jour plus pénibles, l'obligèrent à se retirer de l'enseignement du Conservatoire le l" juin 1851. ■ Schneitzhoeffer était chevalier de la Légion d'honneur. Voici la liste de ses ouvrages : Proserpine, ballet-pantomime en trois actes, de Pierre Gardel lAcadémie de musique, 14 février 1818); le Séducteur au village ou Claire et Mectal, ballet-pantomime eu deux actes, d'Albert (Ooera, 3 juin 1818;; c'est une galerie de jolis tableaux villageois, où l'on démarque plus de grâce que d'originalité; Zémire et Azor, ballet-pantomime en trois actes, de Deshayes (Opéra, go octobre 1824); Mars et Vénus ou les Filets de Vulcain, ballet-pantomime en quatre actes, de Btache père (Opéra, 29 mai 1826) ; le Sicilien ou l'Amour peintre , bal-
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let-pantomime en deux actes, de M. Anatole Petit, musique faite en collaboration avec F. Sor (Opéra, 11 juin 1821) ; la Sylphide, balletpantomime en deux actes, de Tnglioni pèreet Adolphe Nourrit (Opéra, 12 m;irs 1832), un des chefs-d'œuvre du genre. Schneitzlioerfer a écrit aussi une partie de la musique de Sardanapale, grand opéra dont il n a pas achevé la partition.
SCHNELLA s. m. (chnè-la — de Schnell, botan. aliem.). Bot. Syn. de cadlotbkte.
SCHNELLER (Jules-François Borgia), historien et auteur dramatique allemand, né k Strasbourg en 1777, mort en 1833. Il étudia d'abord les mathématiques à l'université de Fribourg-en-Brisgau et, lorsque Moreau eut franchi le Rhin, il m;trcha avec ses condisciples contre les Français. Après le combat de Wngenstutt, il se relira à Vienne et s'occupa d études de linguistique et de travaux dramatiques. Deux de ses pièces, Vitetlia, tragédie, et la Captivité, comédie, obtinrent un succès éclatant. En 1802, il accompagna un jeune noble à Parts, a. Londres, à Venise et à Belgrade ; mais les troubles de l'époque te décidèrent â revenir en Allemagne, où il s'adonna entièrement k l'étude de l'histoire. Il fut peu après nominé professeur à Linz et
f >assa, en 1806, k Grœiz avec la même quaité. 11 écrivit dans cette dernière ville une série d'ouvrages remarquables, notamment : Histoire universelle (Grœtz, 1810-1814, 4 vol.); Destinée et force d'action de la Bohême avant sa réunion à la Hongrie, à l'Autriche et à la Styrie (Grœtz, 1817); Destinée et force d'action de la Hongrie avant sa réunion à la Bohême, à l'Autriche et à la Styrie (Grœtz, 1817); Force d'action de l'Autriche et de la Styrie avant leur réunion à ta Hongrie, à la Bohême et entre elles (Grœtz, 1818); Commencement de la confédération de la Hongrie, de la Bohême, de l'Autriche et de la Styrie (Grœtz, 1819). Pendant longtemps, Schneller avait pu développer, soit dans ses cours, soit dans ses écrits, ses principes libéraux qui, en politique, étaient basés sur la constitution de l'Angleterre et de l'Amérique du Nord ; mais après la chute de Napoléon sa position devint de plus en plus difficile, surtout à partir de 1816. On l'accusa d'être bonapartiste, et on ne lui permit ni de donner une nouvelleédition de son Histoire universelle ni de /aire imprimer la seconde partie de son histoire d'Autriche. Ces persécutions le décidèrent k accepter, en 1S23, une chaire de philosophie à l'université de Fribourg, Il faut citer, parmi ses autres écrits : la Grâce féminine, couronne de sonnets (Vienne, 1822, 2<= édit.) ; De t'influence de l'histoire universelle sur la philosophie (Fribourg, 1824) ; Des rapports de la philosophie avec l'histoire vnivenelle (Fribourg, 1825); Histoire de l'humanité (Dresde, 1828); l'Homme et l'histoire (Dresde, 1828); Influence de l'Autriche sur l'Allemagne et sur l'Europe depuis la Réformation jusqu'aux révolutions de notre époque (Stuttgard, 1828, 2 vol.); il joignit à cet ouvrage la note du censeur qui en avait antérieurement interdit l'impression en Autriche. Ses Œuvres posthumes furent publiées par E. Munch (Leipzig et Stuttgard, 1834-
1842, 6 vol.).
SCHIS'EPFEM-HAL, village de l'Allemagne
du Nord, dans le duché de Saxe-Cobourg-
Gotha, k 8kilom. de Gotha; 600 hab. Célèbre
maison d'éducation, établie en 1784 par Sulz-
raann, d'après les idées de Basedow et de
Campe.
SCIINETZ (Jean-Victor), peintre français, né à Versailles en 1787, mort à Paris en 1870. Il eut pour premier maître David, et il ne s'est jamais complètement défait des impressions de ce premier enseignement, bien que son esprit éclectique et quelque peu sceptique le disposât k ne pus se laisser imposer définitivement aucune manière et a recevoir sans résistance le contre-coup des idées nouvelles que sa longue vie lui a permis du voir naître et se développer. Après David, il eut pour maîtres Regnault, puis Gros et Gérard. Toutes ces influences se retrouvent dans son oeuvre, mais non pas de façon k absorber sou individualité. Schuetz n'est pas un peintre de génie; ce n'est pas non plus un artiste ordinaire, et nous en avons déjà donné la preuve en indiquant que les hautes influences qu'il avait subies à sou début ne l'avaient pas empêché d'être lui-même. Son- originalité, si c'en est une, c'est d'avoir marqué une transition, un moyen terme entre deux écoles opposées : les néo-ctussiques du commencement de ce siècle et les romantiques contemporains. De Sa première éducation il a conservé un grand goût du dessin sans alliance de prétention théâtrale, et il a eu le mérite, sans être un coloriste, de sentir la couleur, que son premier maître avait volontairement négligée et que les romantiques devaient faire triompher.
Schnetz débuta au Salon de 1819 par le Bon Samaritain et Jérémie pleurant sur les ruines de Jérusalem. Ces deux tableaux produisirent une grande sensation et valurent k leur auteur uue première médaille. Il exposa l'année suivante la Bohémienne prédisant l'avenir de Sixte-Quint, tableau qu'on s'accorde k regarder comme son chef-d'œuvre, puis successivement : Scène d'inondation (acquis par l'Etat), un Pâtre de la campagne de Rome, une Femme de brigand fuyant avec son enfant, une Femme de brigand endormie, l'Ermite
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confessant une jeune fille, une Femme assassinée. Il fut décoré de la Légion d'honneur en 1825. Il avait exposé, cette même année, un Guelfe blessé et les Costumes de Netluno. Vinrent ensuite : le Capucin hospitalier, les Italiennes devant ta Madone, le Jeune Français au Capitale plumant une oie pour venger les Gaulois ses ancêtres, le Combat de la trébia, les Pèlerins endormis, les Baigneuses du lac Nimé, la Famille de contadini, les Paysdiis napolitains, un Paysage, des Moissonneuses écoutant les chants d'un pâtre. Combat de l'Hôtel de ville le 28 juillet 1830, Sac de Home en 1527, le Connétable Anne de Montmorency blessé mortellement ; Douleur maternelle , funérailles d'un jeune enfant; Eudes fait lever le siège de Paris en 886, Bataille de Cêrisoles, Est/ter et Mardochée, Beligieux lisant la prière à des bergers de Pise. En 1840, il fut nommé directeur de l'école de Rome. Peu de maîtres ont su inspirer à leurs élèves autant d'estime et d'affection. Schnetz était membre de l'Institut depuis 1837; mais ces honneurs multiples ne ralentirent pas son ardeur au travail. L'année suivante, il fit un triple envoi à l'Exposition : Procession des croisés, le Bon Samaritain moderne, un Jeune Grec. Il envoya ensuite : une Messe de campagne, Paysans écoutant un pifferara, Episode du sac d'Aquilée par Attila, une Jeune femme pleurant auprès de son mari mort, Deux jeunes filles se rhabillant après te bain. Funérailles d'une jeune martyre, une Baigneuse, Repos en Egypte, le Bûcheron et la Mort, Scène dans la campagne de Rome, une Contadine en prière, Saint religieux rappelant un enfant à la vie, le Capucin médecin, la Leçon du pi/feraro, Jérémie, la Fiancée du chévrier, la Vendangeuse endormie. En 1843 , il fut nommé officier de la Légion d'honneur. Il revint à Paris en 1847 et fut de nouveau replacé à lu tête de l'école de Rome en 1S32. Enfin, il obtint une médaille de première classe k l'Exposition universelle de 1855 et fa croix de commandeur en 1866.
Outre les ouvrages de lui qui ont figuré dans les expositions annuelles, il en existe une nmllitude d'autres, aujourd'hui dispersés dans les églises, les musées et les collections particulières. Nous nous contenterons de rappeler son Mazarin au lit de mort, qui a péri lors de l'incendie du Conseil d'Etat en 1871 ; la Bataille de Senef, qui est au musée de Versailles ; Sainte Geneviève, à l'église de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle,
Le caractère du bon M. Schnetz, comme l'appelaient ses élèves, mérite de nous arrêter un instant. Le fond de sa na.ture se composait d'un mélange aimable de candeur, de douce ironie , de scepticisme indulgent et éclectique. Ce scepticisme, par une bizarrerie singulière, s'étendait même aux choses de son art, qu'il comparait aux neiges du Soracte. • Voyez-vous , disait-il un jour à Baudry en étendant la main vers ces neiges éblouissantes, elles font bien dans le* paysage ; mais, comme toutes les grandes choses, il faut les admirer de loin. Je n'ai jamais eu l'envie d'y aller voir; peut-être bien aussi le souffle m'aurait-il manqué. » Façon naïve, simple, gracieuse, profonde peut-éire, d'expliquer lu médiocrité de son génie. Pour atteindre aux grands sommets de l'art, il a manqué k Schnetz l'envie d'y aller voir, et le souffle..,., peut-être.
SCHNICK s. m. (chnik). Pop. Eau-de-vie de mauvaise qualité que l'on fabrique avec des grains, des fruits ou des pommes de terre : Prendre un verre de schnick.
Des médecins et de la pharmacie Un bon soldat connaît peu les secrets; Est-il blessé, le schnick et l'enu-de-vie D'une compresse ont bientôt fait les Train.
SciUBE.
SCHN1TZLER ( Jean - Henri) , littérateur français, né k Strasbourg en 1802, mort en 1871.11 était prédicateur à Talsen lorsque l'idée lui vint de se rendre à Paris, où il eut la bonne fortune d'être nommé professeur d'allemand des princes de la famille d'Orléans. En 1847, M. Schnitzler fut envoyé k Strasbourg avec le titre de sous-inspecteur des écoles primaires, puis il devint chef de division de l'instruction publique à la mairie de sa ville natale. Ses principaux ouvrages sont -.Relation de la révolution de 1830 (1830, in-8<>) ; De l'unité germanique (Paris, 1832, in-8°) ; De la création de la richesse ou des intérêts matériels de la France (Paris, 1842, 2 vol. in-8°); Histoire intime de la Russie (Paris, 1845, 2 vol. in-8<>); la Russie et son agrandissaient territorial depuis quatre siècles (Paris, 1854, in-8°); la Russie ancienne et moderne (Paris, 1854, gr. in-40).
SCHNORFF (Walter), historien suisse du xvue siècle. Il, était fils d'Ulric, avoyer de la ville de Bade, en Argovie, et que l'empereur Ferdinand II avait nommé chevalier de l'empire. Walter fut greffier de la ville de Bade. On lui attribue un excellent ouvrage historique intitulé : Bellum civile helveticum nuperrimum Peregrini Simpticii Amerini (1657, in- 12; réimprimé dans le l'hesaur. hisl. Helv.). La paternité de cet ouvrage a été attribuée par quelques écrivains et par les éditeurs eux-mêmes k Léonard Pappus, chanoine de Constance.
SCHNOKFF (Béat- Antoine) , petit-fils du précédent, conseiller de l'évêque de Bâle et de l'abbé de Saint-Gall, mort en 1729. Il a
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publié un ouvrage de jurisprudence sous l'étrange titre suivant : Clavis themilntjias, sive tibrorumutriusquejurisanatomia (l698,in-8u).
SCHNORR DE EAROLSFELD (Weit-Hans), peintre et dessinateur allemand, né à Schneeberg, dans l'Erzgebirge saxon, en 1764, mort en 1841. Il ne reçut qu une éducation très-incomplète et se laissa de bonne heure séduire fiar le charme de la nature pittoresque au miieu de laquelle il vivait presque entièrement isolé. Pour obéir k la volonté paternelle, il étudia le droit k Leipzig et embrassa la carrière du notariat; mais, après la mort de son perd, il laissa de côté la jurisprudence et se donna tout entier à l'art. N'ayant aucune fortune, il fut obligé de chercher des ressources dans l'enseignement et devint, en 1789, professeur k l'école commerciale de Magdebourg. 11 ne conserva cet emploi qu'un an et revint il Leipzig, où, sous la direction d'Œser, il se mît k étudier la peinture avec une application et une ardeur qui lui permirent de vivre du produit de son pinceau. Il était devenu k Leipzig l'ami d'Eiirard, d'Heydenreich, de Weisse, de Muller et de Seume, et-il voulut même suivre, en 1801, ce dernier k Syracuse; mais il n'alla que jusqu'kVienne, visita ensuite Paris et revint à Leipzig, où il tut nommé, en 18l6,directeur de l'Académie des beaux-arts. Il a formé un grand nombre d'élèves auxquels, en opposition avec les maîtres qui l'avaient précédé, il s'efforça d'inspirer le goût de l'imitation gracieuse de la nature ainsi que de l'exactitude et de la netteté dans les contours ; il fut ainsi en quelque sorte le précurseur de l'école actuelle de dessin en Allemagne. La plupart de ses toiles sont empruntées aux œuvres romantiques de l'époque, notamment k la Joconde de Kosegurten, et se distinguent surtout par leur caractère sentimental. Il a laissé un nombre considérable de tableaux historiques, de portraits et de dessins au lavis, au crayon noir et k la sépia, ainsi qu'une foule de gravures au burin, de sculptures en plâtre et de terres cuites, parmi lesquelles il faut citer le bas-relef qui décore le fronton de l'univorsité de Leipzig. Enfin, on lui doit aussi un manuel très-estimé, l'Enseignement du dessin (Leipzig, 1810), avec 61 planches.
SCHNORR DE EAROLSFELD (Louis-Ferdinand), peintre allemand, fils du précédent, né à Leipzig en 1788, mort en 1853. 11 fut d'abord l'élève de son père, puis il alla, en 1804, continuer ses études k l'Académie de Vienne. C'est dans cette ville, où il était à sa mort conservateur de la galerie du Belvédère, qu'il fonda sa réputation par son tableau du Faust de Gcethe. On cite, parmi ses autres toiles : l'Audience d'amour du chasseur chevaleresque; le Roi des Aunes; Loreley ; la.Viergeavec l'Enfant Jésus et le petit saint Jean (1828), toile qui est conservée k la galerie du B-lvédère ; la Réunion des Tyroliens par André Hofer (1830), au Ferditiandeuin d Inspruck; le Portrait du duc de Reichstadt (1832); un second Faust, qui fait pendant au premier et qui se trouva, comme celui-ci, à la galerie du Belvédère ; le Christ sur le mont des Oliviers et le Repas des Cinq-Cents, qui se trouve aux mèehitaristes de Vienne. Cette dernière toile a plus de 6 mètres de longueur et 5 mètres de largeur. On a aussi du même artiste plusieurs planches gravées ou lithographiées.
SCHNOHR DE EAROLSFELD (Jules-Guy- Jean), peintre allemand, frère du précédent, nék Leipzig en 1794, mort en 1872. Après avoir reçu de son père les premières leçons de son art, il se rendit, en 1810, k Vienne, où il suivit pendant un an les cours de l'Académie des beaux-arts; mais, peu satisfait des tendances qui dominaient alors dans cette école, il revint, avec quelques autres élèves, k l'ancienne école allemande, doiit les maîtres furent dès lors ses modèles favoris. C'est de cette époque de sa carrière que datent trois de ses principaux tableaux : la Lutte des trois cavaliers chrétiens et des trois cavaliers païens d'après Arioste, une Sainte Famille et Saint Roch distribuant des aumônes. En 1817, il partit pour l'Italie, étudia pendant un an à Florence les maîtres italiens et particulièrement la peinture murale et se rendit ensuite k Rome, où l'art prenait k cette époque un nouvel essor sous l'influence de Cornélius, d'Overbeck et de Ph. Veit. Grâce k l'appui de ces illustres artistes, il fut chargé de peindre dans la villa Massimi les fresques tirées duRotand furieux, et il exécuta, en outre, pendant les dix années que dura son séjour k Rome, plusieurs tableaux k l'huile, entre autres : les Noces de Cana, Ruth et Boos, Jacob et Rachel, une Madone avec l'Enfant Jésus, la Fuite eu Egypte, Laissez venir â moi les petits enfants et une Annonciation de la Vierge pour te chapitre de Wurzen.
Avant même d'avoir terminé les travaux qui lui avaient été commandés k Rome, Schnorr fut appelé par le roi de Bavière k l'Académie des beaux-arts de Munich, où il vint occuper, en 1827, la chaire de peinture historique. Le roi le chargea, en outre, de décorer cinq des grandes salies du rez-dechaussée de la Nouvelle-Résidence de tableaux représentant des épisodes de la légende des Nibelungen. Il dut interrompre, de 1832 k 1843, l'exécution de ces travaux pour peindre dans Irois des grandes salies du palais de réception des fresques dont les sujets étaient empruntés k l'histoire de Churleuiagne, de Frédéric Barberousse et de Ro-
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dolphe de Habsbourg. Il exécuta aussi dans une salle de la résidence du roi une frise dont les sujets sont empruntés k Homère. Kn 1846, cet artiste éminent fut appelé k Dresde, où il fut nommé directeur de la galerie de tableaux et professeur k l'Académie des beauiarts. Il revint cependant, kdivers intervalles, de cette ville k Munich pour y terminer ses fresques des Nibelungen. De tous le speintres k fresque de Munich, il est le seul qui ait su mêler avec autant d'art k la composition idéale les incidents de la vie réelle. Ce fut k Dresde qu'il termina son grand recueil d'illustrations qu'il avait déjk commencé kRome, la Bible en images (Leipzig, 1852-1860, 240 pi. sur bois, avec texte) ; il avait aussi fourni auparavant, en collaboration avec Neureuther, de remarquables illustrations aux Nibelungen de Colla. Parmi les autres travaux qu'il a exécutés k Dresde, il faut citer Luther à ta diète de Worms, grand tableau k l'huile pour le musée de Jluuich, et des peintures sur verre destinées k l'église Saint-Paul k Londres, notamment les vitraux représentant le Retour du persécuteur du Christ sur la route de Damas et sa Gtiérison. Le modèle, peint k l'huile, a été acheté pour le musée de Dresde. On a de Schnorr quelques opuscules, parmi lesquels il faut citer sa préface pour la Bible en images et sa protestation contre la méthode adoptée par Kaulbach dans sa représentation de l'histoire des beaux-arts depuis la Renaissance.
SCHNORR DE EAROLSFELD (Louis), chanteur allemand, fils du précédent, né à Munich en 1836, mort en 1865. Dès l'enfance, il fit preuve d'une rare aptitude musicale, que secondait une voix d'une merveilleuse étendue. Après avoir fait de sérieuses études préparatoires, il embrassa la carrière dramatique et débuta k CarUruhe au théâtre de la cour, auquel il appartint d abord comme élève, puis comme membre. En 1860, il fut engagé au théâtre de la cour de Dresde, où il résida jusqu'à sa mort. Ses rôres favoris étaient les héros des opéras de Wagner, qui le comptait parmi ses plus chauds partisans. Peu de temps avant sa mort, en juin et en juillet 1865, il chanta le rôle difficile de Tristan dans l'opéra de Wagner, Tristan et J suide, tandis que le rôle d Isolde était tenu par sa femme, Malvina Schnorr i>e Karolsfisld, née Garrigues. Cette dernière a publié, en 1867, un recueil des poésies de son inuri et des siennes propres.
SCHNOT s. m. (chnott). lchthyol. Syn. de
BULE.
SCHNURRER (Christian-Frédéric), théologien, historien et orientaliste allemand, né k Canstadl (Wurtemberg) en 1742, mort à Stuttgard en 1822. Il étudia la théologie au séminaire de Tubingue, puis il alla suivre k Gœttinguo le cours de langues orientales de Michaelis, et enfin fut nommé professeur k l'université deTubingue. Son principal ouvrage est : Eclaircissements sur l histoire de la réformation ecclésiastique et sur celle des savants de Wurtemberg (Tubingue, 1798, in-8°).
SCHNURRER (Frédéric), médecin, né à Tubingue le 6 juin 1784, mort en 1833. Il fit ses études médicales dans Sa ville natale, l'ut reçu docteur en. 1805 et devint conseiller et premier médecin de la cour de Nassau. Schnurrer est surtout connu par ses études sur les maladies épidémiques. Nous donnons la liste de ses très-remarquables ouvrages : Chronik des Seuchen in Vertindung mit den gleichzeiligen Erscheinungen in der physichen Welt und in der Geschichte des Mensches (Tubingue, 1823-1824, 2 vol. in-8°) ; Materialen zu emer Naturlehre der Epidemien und Contayionen (Tubingue, 1810, in - 8<> ) ; Allgemeine Krankheitstehre, geyrundet aufdie Erfahrung und au die Fortschritte des I9ten Jahrhu>\derl (Tubingue, 1831, in-8°); Charte der Krankheiten ùber deren geoyraphischen Ausbrtitung, etc. (Munich, 1831); Geoijraphische Nosologie, oder die Lehre von der Veranderungen der Krankheiten^ in der verschiedenen Gegenden der Erde, in Verbindung mit physischer Géographie und Nalurgeschichle des Mensches (Stuttgard, 1813, in-80).
SCHNYDER DE WARTENSEE (Xavier), compositeur suisse, né k Lucarne en 1786, mort en 1868. 11 fut élevé au gymnase et au lycée de sa ville natale et montra , dès l'entunce, d'étonnantes dispositions musicales. Destiné par son pèT'e k ia carrière des emplois publics, il travailla pendant quelque temps dans le bureau des finances de Lucarne, mais, k dater de 1810, il se consacra tout entier k la musique et aux travaux littéraires. Après un court séjour k Zurich , il se rendit en 1811 k Vienne, où il fit la connaissance de Beethoven, qui s'intéressa k ses premiers essais de composition et qui, tout en l'encourageant, ne lui épargna pas les critiques. Sohnyder continua ses études k Vienne d'abord, puisk Bade, près de cette ville, sous la direction de Kieniew. Un incendie qui éclata k Bade dans l'été de 1812 anéantit une partie de ses premières compositions et de ses poésies. La même année, il revint en Suisse, au château de Wartensee, sur le lac Seinpach, propriété dont il venait d'hériter de son père. Mais, bientôt après, il accepta une place de professeur k l'institut de Pestalozzi et, en 1817, alla s'établir k Francfort-sur-le- Main, où il trouvu do nombreux élèves et où commença réellement sa carrière artistique.
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C-e fut là qu'il se lia, en 1831, avec F. Frœbcl, qu'il autorisa k établir une institution pédagogique àWartensee ; son séjour il Francfort et les voyages qu'il fit à diverses reluises lui fournirent en outre l'occasion d'entrer en rapf orts d'étroite amitié avec Gœthe, Jean- Paul Kichter, Bœrne, Spohr, Dœbereiner et autres célébrités de l'époque. Après avoir vendu son château patrimonial, il vécut, de 1844 à 1849, dans une charmante villa qu'il avait f lit bâtir aux environs de Lucarne. Il revint ensuite à Francfort, que, jusqu'à sa mort, i. ne quitta qu'à de longs intervalles. Il y a fondé deux nouvelles sociétés de musique vocale et de musique instrumentale. On cite, pi.rmi ses nombreuses compositions, des cantates et des recueils de chants à une et k plusieurs voix; des morceaux d'instrumentation ; un oratorio, le Temps et l'éternité; plusieurs opéras : Fortunat;le Mal du pays et le retour, etc. Schnyder est regardé comme un inaî.ie dans la science du contre-point. Sa musiqui est souvent originale, niais toujours claire, mélodieuse et d'une rare correction. Il est aussi l'auteur de plusieurs poèmes, humoristiques pour la plupart, et il a fourni des articles de critique musicale k différents journaux allemands.
SCHOABITE s. f. (cho-a-ri-te); Miner, Variété d< sulfate de baryte.
SCHOBÉRIE s. f. (cho-bé-rî — de Schober, savant allemand), Bot. Genre de plantes, de la fami le des composées, tribu dessuédinées, comprenant des espèces qui croissent sur les monts Altaï.
SCHOBERL (Frédéric), écrivain anglais, né k Londres en 1775, mort en 1853. Il est principalement connu par les recueils périodiques dent on lui doit la fondation, tels que le New Alonthly Magazine, le Forgel me not, le Repository of arts, le Royal Comwall Gazette, .jes principaux écrits qu'il a laissés sont : The history of our own Urnes, TheBeautiesof Englandand Wales. Il a aussi publié des traductions de Thiers et de Chateaubriand.
SCHOBERLECHNER (François), compositeur allemand, né à Vienne en 1797. Il eut pour premier maître Hummel, auprès duquel il prit des leçons de piano; puis le prince Esterhi.zy, qui s'était intéressé k sa fortune, lui donna les plus célèbres professeurs d'harmonie 1 1 de composition, et enfin le débutant devint maître de chapelle de la duchesse de Lueques, pour laquelle il composa deux opéras, / Yirtuosi et OU Arabi netle Gallie, qui obtinre it du succès. Il revint en Allemagne et passa e i Russie, où il donna des concerts dont le prodiit lui constitua une jolie fortune. Il lit représenter au théâtre impérial de Saint-Pétersbourg une partition intitulée le Baron de Dolsheim, qui établit définitivement sa réputation artistique. Rentré à Florence, M. Schobcrlechner semble avoir renoncé au théâtre et s'est borné à publier d'assez nombreuses pièces pour le piano.
SCHOBERLECIINER (Sophie d'all Occa, dame), cantatrice, italienne, femme du précédent, née k Saint-Pétersbourg en 1807, morte i Florence en 1863. Elle était tille d'un professeur de chant italien qui la destinait a a théâtre. Après avoir épousé Schoberlechner, elle suivit son mari en Allemagne, se lit entendre dans les concerts et fut engagée, en 1827, comme prima-donna au théâtre italien de Saint-Pétersbourg. En 1831, elle se rendit en Italie et, pendant dix ans, se lit applaudir sur les principales scènes, îiotamrr.ent à Milan. Elle se retira du théâtre en 1841 avec une grande fortune. M"»e Schoberlechner brillait plutôt par la méthode et le sentiment dramatique que par la puissance de la voix.
SCIIODÀC, bourg des Etats-Unis d'Amérique, dans l'Etat de New- York, sur l'Hudson, à I!> kilom. au-dessous d'Albany ; 5,600 hab.
SCIICEBEL (Charles), orientaliste français, né à Lidwigslust (Meeklembourg) en 1313. Il se-reidit ue bonne heure en Fiance, où il se fixa, s'adonna particulièrement à fétude des langues de l'Inde et fut successivement attaché comme professeur au lycée de Reims ;t au collège de Sainte-Barbe à Paris. M. Siehœbel est membre des sociétés d'ethnograp lie et de linguistique. On lui doit des travaux de linguistique, dans lesquels il a fait preuve d'une véritable érudition, et un certain nombre d'ouvrages relatifs , soit à des questions philosophiques , soit à des questions bibliques, dans lesquelles il se montre orthodoxe fervent. Outre des articles publiés dans les Annales de philosophie chrétienne, on lui doit, entre autres ouvrages : Analogies constitutives de la langue allemande avec le jrecet le latin, expliquées pur le sanscrit (u,46,in-S°); Dhourta-Samar/ama, drame indien de Cékhara (1852, in-8°), lrutiu.il en français; De l'Inde et de sa littérature (1852, in-Su) ; le Naturalisme du lliy- Véda et son influence sur la sociélé indienne (1852, iii-8°); la Légende des Paitdavas, d'après te Mahabharata (1853, in-Su); l' Eternité et la consommation des temps (1854, in-8"); le Bouddha et le bouddhisme (1S57, in-8°) ; De l'universalité du iéliKje (1858-18G0, ill-8»); Satan et la chute d: l'homme (1859, in-8°); les Stations d'/sruêi dans le désert (1850, in-8°); Du pouvoir temporel du pape (1859, in-S^J; Mémoire sur les six jours ou époques de la Genèse (1859, iJ-8°); le Centième anniversaire delà
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naissance de Schiller (1859, in-8°) ; Mémoire sur le monothéisme primitif" (1860, in-8°); Examen critique du déchiffrement des inacriptions cunéiformes (l861?iu-8°); Réfutation de quelques objections contre les récits de la Genèse (1862, in-12)); la Philosophie positive présentée dans ses traits fondamentaux (1863, in-S°) ; Philosophie de la raison pure (1865, in-12); Reckerches sur la religion primitive de la race indo-iranienne (1872), où l'auteur conclut au monothéisme primitif de cette race, etc.
SCH0ËDDE (Georges- Guillaume), littérateur allemand, né a Nordhausen en 1759, mort à Fulda en 1835. Il était assesseur du tribunal à Cassel lorsque éclata la Révolution française, dont il se déclara ouvertement partisan, et on le vit, quand les Français entrèrent en Hesse , accepter volontiers la domination des envahisseurs. Après les événements de 1815, Schœdde fut inquiété ; puis, à force de soumission, il fit oublier ses faiblesses et, après avoir exercé diverses fonctions, il fut appelé à Fulda comme membre de la régence de Hesse. Il a laissé des poésies, des satires, des drames et des tragédies. On cite surtout, parmi ses pièces de théâtre, V Allemand à Naples (1786), la Vengeance et l'amour ( 1805), qui ont été jouées avec un grand succès.
SCH0ËDLER (Frédéric-Charles-Louis), naturaliste allemand, né à Diebourg en 1813. D'abord élève en pharmacie k Darmstadt, il alla ensuite étudier k l'université de Giessea les sciences naturelles et la chimie en particulier, fut, de 1835 à 1838, l'aide du célèbre Liebig et se rendit ensuite à Tubingue, où il suivit les cours de Hugo de Mohl, de Quenstedt et de Nœrrenberg. Après avoir fait, dans le but d'accroître encore son savoir, des voyages en Allemagne, en Suisse, en Franco et en Angleterre, il devint, en 1842, professeur de sciences naturelles au gymnase de Worms et passa, en 1854, à l'Ecole des arts et métiers de Mayence, qu'il dirige depuis cette époque. L'ouvrage qui a surtout établi la réputation scientifique de SI. Sehoedler est son Livre de la nature (Brunswick, 1846), Cet ouvrage est une exposition précise de l'ensemble des sciences naturelles, et, par sa clarté ainsi que par la manière intéressante dont l'auteur a su traiter un sujet aussi complexe, il a obtenu un succès universel et n'a pas médiocrement contribué à appeler sur les sciences naturelles l'attention de toutes les classes de la société. Le Livre de la nature a été traduit dans la plupart des langues de l'Europe. On a encore du même auteur : une traduction allemande de la Pratique pharmaceutique de Soubeiran (Heidelberg, 1839); les Ecoles techniques supérieures (Brunswick, 1847) ; la Chimie de notre époque (Leipzig, 1854, 3e édit.), ouvrage qui a eu également beaucoup de succès, et, cas assez rare chez un savant, une comédie, la Lettre maudite, qui a très-bien réussi sur plusieurs scènes allemandes. M. Schœdler a, en outre, écrit tous les articles de sciences naturelles dans le Manuel d'histoire naturelle, de géographie, etc., de Wagner (Stuttgard, 1863, 20e édit.) et fourni de nombreux mémoires scientifiques aux Entretiens autour du foyer domestique de Gutzkow, aux Cahiers mensuels illustrés de Westermann, etc. i
SCHCEFFER (Pierre), célèbre imprimeur, né à Gernsheim, près de Darmstadt (Hesse- Darmstadt), de 1420 à 1430, mort vers 1505. Il fit ses études à l'Université de Paris, où il exerça durant quelque temps la profession de calligraphe et de copiste. Il devait être de retour à Mayence vers 1454 ; car on le voit, en 1455, figurer dans le procès intenté contre Gutenberg par Jean Fust ou Faust. Pierre Schœffer devait être alors attaché aux ateliers de Gutenberg etdeFustcommeagentde Fust. Quoi qu'il en soit, il est certain que Schœffer apporta de nombreuses améliorations au système imaginé par Gutenberg. On peut lui reprocher d'avoir tenté d'étouffer l'œuvre de ce dernier; toutefois, le fils de Schœffer écrivait, quelques années après la mort de son père, que «l'art admirable de l'imprimerie fut inventé à Mayence surtout pur l'ingénieux Jean Gutenberg en 1450 et postérieurement amélioré et propagé pour la postérité par les capitaux et les travaux de Jean Fust et de Pierre Schœffer. »
Une des questions les plus controversées à propos du personnage qui nous occupe est celle de savoir quelles furent les améliorations apportées par lui à l'imprimerie. Sur ce point on est peu d'accord. Les uns prétendent que la fonte des caractères mobiles au moyen du moule était connue de Gutenberg; les autres affirment que cette invention est due à Schœffer, alors simple ouvrier dans l'atelier de Fust. Ces derniers, pour soutenir celte manière de voir, se fondent sur un passage de la Chronique d'Nirschaw, rédigée en 1514, et où il est dit : «Pierre Schœffer, alors ouvrier et ensuite gendre de Jean Fust, unissant l'habileté à l'intelligence, inventa une manière plus facile de fondre les caractères et amena l'art au point où il est aujourd'hui.» Il semble, d'après ce passage, que Schœffer aurait simplement, ce qui est énorme du reste, trouvé un procédé pour fondre les caractères mobiles, ce qui n enlèverait rien à la gloire de Gutenberg qui, le premier, aurait eu l'idée de l'impression et l'aurait également réalisée le premier k l'aide des res-
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sources que lui aurait apportées Jean Fust. En 1463, Schœffer accompagna Jean Fust à Paris, afin d'y placer les Bibles qu'il avait imprimées, et bientôt Schœffer et son beaufrère, Conrad Hennequis, y établirent un dépôt. On commença k débiter les Bibles comme si elles étaient manuscrites, et on les vendit fort cher ; puis on dut renoncer à cette supercherie lorsque la vérité fut connue. Fust s'enfuit à Strasbourg. Pierre Schœffer, qui avait quitté Paris pour retourner k Mayence, revint dans la première de ces deux villes vers 1468 et y resta trois ans environ. En 1475, Pierre Schœffer était l'associé du fils de Jean Fust pour le débit des livres de l'imprimerie de Mayence, et le dépôt à Paris était confié k un agent du nom de Statteren, qui mourut au commencement de 1475. Les livres des imprimeurs de Mayence furent saisis, vendus au profit du fisc; mais le montant de la vente, 2,425 écus tournois, fut restitué aux propriétaires.
Pierre Schœffer fut reçu bourgeois de Francfort-sur-le-Mein en 1479 et, dès 1489, il était juge séculier de la justice de Mayence. Les dernières publications sorties de ses presses portent la date de 1502.
SCHCEFFER (Jean), fils du précédent. On ignore la date de sa naissance et celle de sa mort; on suit seulement que le premier livre imprimé par lui fut le Mercurius Trismegistus, qui parut en 1503. Son dernier livre est daté de 1531. La plupart des ouvrages imprimés par lui sont relatifs k la religion.
SCHCEFFER (Pierre), frère du précédent.
Il reçut comme part de succession la maison ICum-Bord; mais il parait qu'il n'y lit point fortune, car, après avoir fait un emprunt de 50 florins d'or sur cette maison, il la vendit et se mit a voyager, travaillant ça et là, suivant qu'il en trouvait l'occasion. C'est ainsi que, de 1513 à 1520, il imprima k Worms cinq ouvrages, parmi lesquels une Bible en allemand. En 1521, il était k Strasbourg et imprimait onze ouvrages, dont le plus important était : Syria ad Ptolemxi operis rationem, Palestine, avec des cartes géographiques. En 1541, il était k Venise, où il mourut très-probablement. 11 fut rangé par les inquisiteurs au nombre des imprimeurs hérétiques.
SCHŒFFER (Jean), fils de Jean Schœffer et petit-fils de l'associé de Fust. Il était mineur lorsque son père mourut et il alla, k l'époque de sa majorité, s'établir k Bois-Ie-Duc. Ses descendants continuèrent k y tenir une imprimerie jusqu'en 1706, époque k laquelle s'éteignit la famille dans la personne da Jacques Schœffer.
SCHŒLCHER (Victor), piibliciste et homme politique, né k Paris le 21 juillet 1804. Son père, marchand de porcelaine de la rue Grange-Batelière, acquit une assez belle fortune. Lorsqu'il eut terminé ses études au collège Louis-le-Grund, AI. Victor Schœlcher s'occupa de littérature et de beaux-arts. Il avait dix-huit ans lorsqu'il fil, dans YArtiste, le compte rendu du Salon de 1822. Peu après, il se jeta avec ardeur dans la politique. Républicain dès cette époque, passionné pour la liberté et la justice, il prit une part active aux efforts de la jeunesse libérale pour amener la chute du détestable gouvernement de Charles X; il devint membre de la société Aide- toi, le ciel t'aidera et de la loge des Amis de la vérité. Pendant un voyage qu'il fit en Amérique et dans les Antilles en 1829, M. Scliœloher fut profondément indigné du misérable sort des esclaves, et dès cet instant, avec sa nature d'apôtre, il se voua k la grande œuvre de l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises. De retour en France après la révolution de Juillet 1830, il fut médiocrement satisfait de voir la monarchie de Louis-Philippe substituée k celle des Bourbons. Ami de Godefroy Cava gnac, it se jeta comme lui dans la campagne entreprise contre la nouvelle dynastie, entra dans la Société des droits de l'homme, et, mettant sa fortune et sa plume au service de l'idée républicaine, il fut un des fondateurs de la Revue républicaine, de la Revue indépendante, du Journal du Peuple et de la Réforme, dont il devint un des collaborateurs. A cette époque, soit dans ses articles, soit dans divers écrits, M. Schœlcher traita principalement la question de l'esclavage, contre lequel il ne cessa de fulminer. En 1840, il fit un nouveau voyage aux Antilles, dont il visita les principales îles pour se rendre un compte exact de la situation des noirs. Peu après son retour en France, il partit pour l'Orient, se rendit successivement eu Egypte, en Grèce, en Turquie, et constata dans quel état de misère et de dégradation la servitude avait fait tomber les populations soumises au gouvernement ottoman. De 1346 k 1847, il resta k Paris, écrivant dans la Réforme de nombreux articles, entretenant une active correspondance avec les abolitionistes des Antilles françaises et se faisant l'organe de leurs réclamations et de leurs plaintes. En 1847, M. Schœlcher partit pour l'Afrique. 11 visita la côte occidentale, remonta le Sénégal jusqu'aux cataractes et, après avoir passé quelque temps en Gambie, revint en France.
Lorsqu'il arriva k Paris, la République venait d'y être proclamée. Le gouveruement provisoire le nomma sous-secrétaire d'Etat
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au ministère de la marine (4 nvirs 1848), et il eut alors le bonheur de poursuivre et de mener k bien le grand acte d'affranchissement qui, depuis près de vingt ans, avait été l'objet de presque tous ses travaux. Ce fut le 27 avril 1848 que parurent les décrets abolissant l'esclavage dans les colonies françaises, décrets qui avaient été élaborés par une commission placée sous sa présidence. Ce fut également lui qui inspira l'idée du décret du 12 mars, supprimant la peine du fouet dans la marine. Lors des élections pour la Constituante, M. Schœlcher fut élu k la fois représentant du peuple k la Martinique et à 1» Guadeloupe, et il opta pour cette dernière, qui le renomma en 1849 k la Législative. Dans ces deux assemblées, il siégea a la Montagne et vota constamment avec l'extrême gauche républicaine. A maintes reprises, soit à la tribune, soit dans des journaux, soit dans des brochures, il eut k défendre, contre des adversaires intéressés et acharnés, l'œuvre de l'émancipation des noirs, qui résista k toutes les attaques. A partir de ce moment, une autre question, celle de l'abolition de la peine de mort, l'occupa d'une façon toute particulière, et il déposa en ce sens une proposition k l'Assemblée. De concert avec le colonel Charras, it proposa, sans succès, de faire nommer par l'élection les officiers dans l'armée. Il fut plus heureux dans la discussion relative aux chemins de fer. C'est sur un amendement présenté par lui que les compagnies furent astreintes k fournir des wagons fermés et couverts aux voyageurs de lu 3° classe. Adversaire constant de la politique réactionnaire de Louis Bonaparte, M. Schœlcher se rendit sur les barricades du faubourg Saint-Antoine après l'attentat du 2 décembre 1851, etessaya d'organiser la résistance. Parledécret de janvier 1852, il fut expulsé du territoire fiançais et alla habiter l'Angleterre. M. Schœlcher y fit paraître peu après deux ouvrages remarquables sur les crimes commis par le gouvernement issu du 2 décembre. Plus tard, il publia quelques écrits en anglais. Comme Victor Hugo, il ne voulut profiter ni de l'amnistie de 1859 ni do celle de 1869 ; il resta fièrement dans l'exil jusqu'k l'heure où il apprit nos premiers désastres. H revint alors k Paris (août 1870) et eut la joie de voir crouler, le 4 septembre, cet Empire qui avait jeté la France dans la situation la plus terrible. Le 16 du même mois, M. Schœlcher fut nommé colonel d'étatmajor de la garde nationale, puis attaché k la commission des barricades, et, quelque temps après, il organisa une légion d'artillerie dont il prit le commandement. Pendant la journée du 31 octobre, après la convention qui intervint entre Dorian et Flonrens pour empêcher l'effusion du sung, M. Schœlcher signa avec Dorian, en qualité de vice-présidetii de la commission des élections, l'affiche de la mairie de Paris qui convoquait les électeurs municipaux pour le lendemain îor novembre ; mais le Gouvernement de la défense ne tint pas compte de cette affiche et ajourna les élections. Pendant toute la durée du siège, M. Schœlcher montra autant de fermeté que de patriotisme. Après la conclusion de l'armistice et la capitulation de Paris, il donna sa démission de colonel, et 14^,994 électeurs de la Seine l'envoyèrent siéger k l'Assemblée nationale. La Guyane et la Martinique le choisirent l'une et l'autre pour un de leurs députés, et il opta pour la Martinique. A Bordeaux, où se réunit d'abord l'Assemblée, il alla siéger à l'extrême gauche et vota, le 1er mars 1871, contre les préliminaires de paix. Lors du mouvement coinmunaliste qui eut lieu k Paris le 18 mars suivant, M. Schœlcher intervint auprès du Comité central pour obtenir l'élargissement du général Chanzy. Dans un discours qu'il prononça k l'Assemblée nationale le 21 mars, il demanda que l'amiral Saisset, qui venait d'être nommé commandant en chef de la garde nationale de Paris, invitât les gardes nationaux restés fidèles au gouvernement régulier à une revue aux Champs-Elysées. Cette revue devait, suivant lui, amener 200,000 hommes au moins à la cause de l'ordre et enlever au comité tout prétexte k conserver son pouvoir. Il demanda en même temps que l'amiral Saisset prît le colonel Langlois pour chef d'état-inajor. Après avoir fait les plus grands efforts pour empêcher la guerre civile d'éclater, il se joignit aux hommes de bonne volonté qui essayèrent inutilement d'arrêter l'efi'usion du sang. Le 9 avril, il publia un projet de traité Ue paix entre la Commune et le gouvernement de Versailles, projet qui fut également repoussé des deux côtés. Se trouvant k Paris le 10 mars, il y fut arrêté par ordre du comité de Saiut public et relâché peu après. A partir de ce moment, il renonça k toute nouvelle tentative de conciliation. A l'Assemblée nationale, M. Schœlcher a constamment voté avec la gauche républicaine, notamment contre l'abrogation des lois d'exil, contre le pouvoir constituant, pour lu retour de l'Assemblée k Paris, pour la dissolution, etc. Il a soutenu M. Thiers lorsqu'il a été renversé par la coalition monarchique le 24 mai 1873; il s'est prenoncé contre lu septennat (19 novembre), a contribué k renverser le ministère de Broglie (16 mai 1874J, s'est associé k toutes les demandes de dissolution de la Chambre et, selon sa vieille habitude, il n'a cessé sur toutes les questions* de voter dans le sens de la liberté et de la dé-
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mocratie contre l'arbitraire et le privilège. Le 25 février 1875, il a voté la constitution établissant le gouvernementde.la République et s'est prouojicé, le 13 juillet, contre la loi sur l'enseignement supérieur faite par les cléricaux, dont M. Schœleher a été constamment l'adversaire déclaré. M. Schœleher a été président de la commission relative à l'enquête sur les établissements pénitentiaires. De concert avec quelques-uns de ses collègues, il a présenté a 1 Assemblée des
firojets de loi ayant pour objet l'abolition de a peine de mort (5 juin 1872), la proclamation d'une amnistie (19 septembre 1872), la levée de l'état de siège, etc. A diverses reprises, il a pris la parole, notamment en 1872 sur la question de l'incompatibilité du mandat de député avec les fonctions salariées, sur la traite des noirs k Zanzibar (6 décembre); en 1873, sur la levée de l'état de siège et sur le budget; en 1874, sur la loi relative à la protection des enfants employés dans les professions ambulantes, sur le budget des colonies, sur l'assimilation des colonies à la métropole au point de vue de la naturalisation et du séjour des étrangers; en 1875, sur la traite dus noirs sur la côte orientale d'Afrique (25 juillet), etc. En 1872, M. Schœleher a fait don au Conservatoire de musique d'une curieuse collection d'instruments de musique en usage chez les nègres d'Afrique et les Indiens d'Amérique.
Honnête homme dans toute la force du mot, d'un désintéressement éprouvé, d'une sincérité profonde de conviction, ayant consacré sa vie à servir l'humanité et la liberté, M. Schœleher a acquis l'estime universelle. Comme publieiste, nous citerons de lui : De l'esclavage des noirs et de ta législation coloniale (1833, in-8°); Abolition de l'esclavage, examen critique des préjugés contre la couleur des Africains et des sang-mété (1840, in-12); Des colonies françaises, abolition immédiate de l'esclavage (1842, in-8°) ; Colonies étrangères et Haïti, résultats de l'émancipation anglaise (1843, 2 vol. in-S°); l'Egypte en 1845 (1846, in-8") ; Histoire de l'escluuage pendant les deux dernières années (1847, 2 vol. in-8°) ; la Vérité aux ouvriers et aux cultivateurs de la Martinique, suioie des rapports, décrets, arrêtés, projets de loi et d'arrêtés concernant l'abolition immédiate de l'esclavage (1849, in-8°/; le Procès de Marie-Galante (1851, in-8°); Protestation des citoyens français, nègres et mulâtres, contre les accusations calomnieuses (1851, in-8°) ; Abolition de ta peine de mort (1851, in-8u); Histoire des crimes du Deux Décembre (Londres, 1852, in-8°) ; le Gouvernement du Deux Décembre 1853, in-8°): Vie de Esndel (\&ST , in-8°), en anglais ; le Repos du dimanche (1870), en anglais; la Famille, la propriété et le christianisme (1873); le Deux Décembre et les massacres à Paris (1874); le Crime de Décembre en province (1874), etc. Ces trois derniers écrits font partie de la Bibiothèque démocratique.
SCI1QF.LL (Maximilien-Samson-Frédéric) , diplomate et historien allemand, né à Harskirchen, duché de Nassau-Saarbruck, en 17B6, mort en 1833. 11 étudia le droit à l'université de Strasbourg et entra ensuite, cou me précepteur , 'dans une famille livuniemie, qu'il suivit, en 1788 et 1789, dans ie midi de la France et en Italie. Il se rendit ensuite avec ses élèves à Saint-Pétersbourg; mais l'enthousiasme que lui inspirait la Résolution française le ramena, dès 1790, à Strasbourg, où il embrassa la carrière du barreau. Voyant sa vie menacée à l'époque de la Terreur, il se retira à Colmar, a Mulhouse et entin à Baie, où il résida jusqu'en 1794, Il se rendit alors à Weimar, puis à Beriin et revint prendre k Bàle la direction d'une librairie, qui, par suite de la difficulté des temps, un réussit point. Après l'entrée des alliés à Paris en 1814, il fut, grâce à la recommandation de Humboldt, nommé secrétaire de cabinet du roi de Prusse et, après le départ de ce prmee, il demeura attache à la légation prussienne h Paris. Appelé ensuite k Vienne par M. de Uardenberg, chancelier du royaume de Prusse, il y résida jusqu'à la fin du congrès, fut de nouveau attaché de la légation prussienne à Paris jusqu'à l'époque du congrès d'Aix-la- Chapelle et devint en 1819 conseiller intime à Berlin et conseiller rapporteur de SI. du Hardenberg, qu'il suivit aux congrès de Tœplitz.de Trop pau etdeLaybach,puis,en 1822, a Vérone. Après la mort du chancelier, il no s'occupa plus que de travaux littéraires. Parmi ses nombreux ouvrages, qui sont tous écrits en français et qui peuvent encore être consultés avec fruit, il laut citer : Histoire abrégée de la littérature grecque (Paris, 1813,
2 vol.; 20 édit., 1824, 8 vol.), traduite en allemand par Sehwurze et Pinder (Berlin, 1828-1831, 3 vol.); Recueil des pièces officielles destinées à détromper les Français sur tes événements qui se sont passés depuis quelques années (Paris, 1814-1816, 9 vol.); Histoire de la littérature romaine (Pans, 1S15, 4 vol.) ; Recueil des pièces relatives au couurix de Vienne (Paris, 1816-1818, 6 vol.); la continuation de l'ouvrage de Koch, intitulé : ilistoire abrégée des traités de paix (Puriï, 1817-1818, 15 vol.); Archives politiques ou diplomatiques (Paris, 1818-1819, 3 vol.); Tableau des révolutions de l'Europe (Paris, 1823,
3 vol.) et enfin Cours d'histoire des Etals européens depuis la chute de l'empire romain iusqu'en 17S9 (Paris. 1830-1830, 4G Vol.), lo
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plus considérable et le plus remarquable de ses ouvrages.
SCHŒLL (Adolphe), littérateur et archéologue allemand, ne à Briinn (Moravie) en 1805. Il suivit les cours des universités de Tubingue, de Gœttingue et de Berlin et s'adonna d'une façon toute particulière à l'étude de l'esthétique et de l'archéologie, S'étant fait recevoir agrégé à l'université de Berlin, ii devint professeur à l'Académie des beauxarts de cette ville, qu'il quitta, en 1839, pour faire un voyage scientiiique en Italie et en Grèce avec Ottfried Muller. A son retour, M. Schosll professa l'archéologie à Halle, puis il alla se fixer à Weimar, où il est devenu directeur des musées (1843) et conservateur en chef de la bibliothèque (1861). Nous citerons, parmi les ouvrages de cet écrivain distingué : Recherches sur la poésie tragique des Grecs (Berlin, 1839) ; la Vie et les ouvrages de Sophocle (Francfort, 1842) ; Recherches archéologiques en Grèce (1843); Weimar (1847), ou l'on trouve d'excellentes indications sur les musées de cette ville, etc. M. Schœll a publié, en outre, des articles dans le Journal des arts de Tubingue, dans le Muséum de Kugler, etc. Grand admirateur de Gœthe, M. Schœll a recueilli et publié des écrits et des lettres de l'illustre poète : Lettres et dissertations de Gœthe, de 1766 à 1786 (Weimar, 1846) ; Lettres de Gœthe à J/me de Stein (1848-1851, 3 vol.). Enfin on doit k cet érudit des traductions en allemand d'IIérod6to{1832), de VAjax de Sophocle (1842), etc.
SCHŒMANN (Georges-Frédéric), philologue et archéologue allemand, né à StraLund en 1793, Il étudia, de 1809 k 1813. la philologie à Greifswalde, puis à léna, où les cours de Luden exercèrent une grande influence sur ses travaux postérieurs. Nommé suecessivement corecteur des gymnases d'Anklam et de Greifswalde, puis (1817) prorecteur île ce dernier étab.issemi»nt , il devint, en 1826, professeur extraordinaire et, bientôt après, professeur ordinaire de littérature et d'éloquence ancienne à l'université de la même ville. Il y fut, en outre, nommé plus tard bibliothécaire et reçut en 1853 le titre de conseiller intime du duché. Ses premiers travaux ont eu pour objet l'étude de la législation et des orateurs attiques, et il a publié sur ces matières divers ouvrages qui ont pour qualités principales l'érudition, la clarté et la concision; tels sont, entre autres, les suivants : De comitiis Ai/ieniensium (Greifswalde, 1819) ; la Procédure atlique, en quatre livres (Halle, 1824), en collaboration avec 11. II. -K. Meier; Antiquitates juris publici Grmcorum (Greifswalde, 1838), et lu savante édition, avec un commentaire critique et historique, des Discours d'Isée (Greii'swulde, 1S31), qu'il avait fait précéder d'une traduction allemande du même orateur (Stuttgard, 1830). Plus tard, ! AI. Schcemann s'occupa plus pariiculièrement i des poètes grecs, surtout d'Eschyle et d'IIéi siode; il a donné des éditions, avec tradue- ' tion, du Prométhée enchainé (Greifswaide, ! 1844) et des Euménides (Greifswalde, 1845) du 1 premier, et il a consacré un grand nombre de dissertations et de discours de circonstance aux œuvres du second ; il a même préparé une édition, avec un commentaire critique et exégôtique, de la Théogonie d'Hésiode. Un de ses ouvrages les plus remarquants est celui qui a pour titre les Antiquités grecques (Berlin, 1850-1859, 2 Vol. iil-SQ ; 2C édit., 1801-1803). 11 faut encore citer, parmi les autres travaux, de ce savant philologue, des éditions li'A/jis et Cléomène de Plutarque (Greifswalde, 1839) et du De natura deorum de Cicéron (Leipzig, 1850) ; diîlerentes dissertations grammaticales, entre autres celle sur la Théorie des parties du discours d'après les anciens (Berlin, 1863); enfin une foula d'études, d'essais et de mémoires sur l'histoire, la mythologie et l'archéologie grecque , notamment les suivants : Considérations sur les génies (Greifswalde, 1843); les Mœurs et la religion des Grecs par rapport à leur tempérament (Greifswalde, 1848); l'Histoire de la constitution des Athéniens, d'après Grothe, examinée au jioiut de vue critique (Leipzig, 1854); Proiusio de regionibus exleris nyud Atheuicnses (Greifswalde, 1857), etc. Une partie de ces derniers écrits a été réunie sous le titre à'Opuscula academica (Berlin, 1E56-1858, 3 vol.).
SCHûEJIBERG, ville de l'empire d'Autriche, dans la Moravie, cercle et à 24 kilom. N.-O. d'Olmutz ; 4,700 hab. Fabrication d'aiguilles, toiles de coton, blanchisseries.
SCHŒN (Martin), connu aussi sous les noms
de Scbougauur, Scliœiigau«r, Martin d'Anvers
et Uuauiuariiiio, célèbre graveur, peintre et orfèvre allemand, né k Augsbourg suivant les uns, k Ulm, à Kolmbach selon d'autres, vers 1440, mort à Colmar en i486 ou, suivant d'autres, entre 1490 et 1492. Il vécut à Colmar et fut, dit-on, l'ami de Pierre Pérugin. Le plus grand nombre dus œuvres de Schœn se trouvent k Munich, à Nuremberg et a la bibliothèque de Colmar ; quelques-unes sont k Vienne. Les plus célèbres parmi ses gravures sont : la Mort de la Vierge; le Portement de lacrotx; l' Annonciation ; l'Adoration des mages ; Va Fuite en Egypte; les Cinq vierges sages et les cinq vierges fol/es; Saint Laurent ; Sainte Madeleine ; le Conducteur d'ânes; Saint Antoine emporté dans les airs et tourmenté par les démons. Le musée du Louvre posscùe de Schœn un tableau, les Israélites
SCHCE
recueillant la manne, et un dessin du Portement de la croix.
SCriGEN (Henri-Théodore de), homme d'Etat prussien, né k Lœb?gallen, en Lithuanie, en 1773, mort en 1856. Après avoir terminé ses études, il entra, en 1792, au service de la Prusse', devint, en 1806, conseiller intime des finances pour les régions orientales et occidentales de la monarchie et fut nommé, en 1809, conseiller d'Etat et président de la régence de Gumbinnen. Son activité et son amour éclairé pour sa nouvelle patrie lui concilièrent, k l'époque de l'abaissement de la Prusse, la confiance des ministres Stein et Hardenberg et lui tirent avoir en même temps une grande influence sur la réorganisation législative du royaume. Ce fut lui qui élabora notamment les lois qui dégrevèrent la propriété, ainsi que les ordonnances urbaines de 11Î0S. Il fut aussi l'auteur réel de la profession de foi connue sous le nom de testament politique, que Stein publia en quittant le service de la Prusse. Lorsque les Russes, dans leur marche en 1813, menacèrent de prendre pleine possession des provinces orientales de la Prusse, ii combattit cette tentative avec une telle énergie que Stein, qui était alors au service du czar, renonça k son plan et rappela le général russe Paulucci. Nommé, en 1824, président suprême des provinces orientales et occidentales de la Prusse, Schœn déploya en cette qualité la plus féconde activité. Il établit des chaussées qui rapprochaient ces provinces du point central de la monarchie, fournit aux propriétaires obérés des secours sur les fonds de l'Etat, ouvrit de nouvelles sources d'industrie, en un mot contribua de la manière la plus efficace au bienêtre matériel et intellectuel de ces provinces. Ce fut surtout grâce k son influence qu'à l'avénement d'un nouveau souverain en 1840 les états, renonçant k leurs privilèges, réclamèrent une constitution représentative pour la Prusse tout entière. On attribua à Schcen la paternité de la brochure Quatre questions, qui rit beaucoup de bruit k cette époque. Nommé, la même année, ministre d'Etat, tout en étant maintenu dans ses fonctions de président, il fut à diverses reprises appelé k Berlin; mais ses opinions cadraient trop peu, surtuut dans les questions constitutionnelles, avec la politique dominante alors, et, en 1S42, il se relira volontairement de la vie publique. Le roi de Prusse lui octroya en cette circonstance le titre de burgrave de Murienbourg,et il reçut au nom des habitants de la Prusse orientale le don d'uue propriété foncière d'une grande valeur.
SCHOENAICH (Christophe -Othon, baron de), poète allemand, né en 1725, mort en 1807. 11 servit quelque temps dans un régiment de cuirassiers saxons et, k partir de 1747, ne s'occupa plus que de travaux littéraires. Son épopée, intitulée Hermann ou l'Allemagne sauvée (Leipzig, 1751; 4* édit., 1805), fut publiée par Gousched, qui y joignit une préface élogieusa et chercha à l'opposer, comme le chef-d'œuvre de la poésie allemande, aux œuvres de Klopstock. Ce poème, malgré sa médiocrité, valut k son auteur, en 1752, un prix de poésie que lui décerna la Faculté philosophique de Leipzig. Ou a encore de Schœuaich : Henri l'Oiseleur (Berlin, 1757), poème héroïque aussi faible que Je premier, des odes, dul'érenles pièces de poésie et une satiie anonyme dirigée contre les poètes modernes, mais surtout contre Bodmer et Klopstock ; elle ne manque pas de vivacité et a pour titre : l'Esthétique tout entière dans une noix ou Dictionnaire néologique (Berlin, 1754),
SCHCCNAU, village de l'empire d'Autriche, dans l'Autriche propre, k 6 kilom. S.-E. de Krumbach. Beau château. Verres et cristeaux.
SCHŒNAU (GROSS-), bourg du royaume de Saxe, cercle de Buutzen, k 11 kiiom. O. de Zittau, sur la Neisse; 4,800 hab. Fabrication importante de toiles damassées, dites toiles de Lusace.
SCIIOENBACH, ville de l'empire d'Autriche, dans la Bohème, cercle et k 24 kilom. O. d'EUeubogeu ; 2,670 hab. Importante fabrication d'instruments de musique.
SCHQENBEIN (Chrétien-Frédéric), chimiste suisse, né a Metzingen eu 1799, mort en 1868. Après avoir étuuie les sciences naturelles aux universités de Tubingue et d'Erlangen, il professa, de 1823 k 1825, la chimie et la physique k Keilhau, près de RudoUtadt, partit en 1826 pour l'Angleterre, dans le but d'y perfectionner son instruction scientifique, et se rendit ensuite k Paris, d'où il fut appelé, en 1828, k l'université de Bàle pour y occuper une chaire. Il obtint plus tard le droit de cité dans cette ville et devint membre du grand conseil et de l'administration municipale. La chimie lui doit un grand nombre de découvertes importantes. Ses premiers travaux eurent pour objet l'étude du fer. En 1839, il découvrit l'ozone. Ses recherches postérieures sur l'ozone et ses hypothèses sur les rapports chimiques de ce corps avec les tnonohydrates de l'acide nitrique et de l'acide sulfurique le conduisirent à la découverte du coton-poudre , découverte qui rendit le nom de Schœnbein célèbre dans toute l'Europe. Dans les derniers jours de la même année, il rit encore connaître la composition du collodion, dont il reeoumiaii la l'u.age en