V. Huao
SCnOONHOVEN, ville de Hollande, province de la Hollande méridionale, à 12 kilom. S.-E. de Gouda, à l'embouchure de la Vlist et du Lech; 3,200 hab. Petit port de commerce.
SCHOONHOVEN (Florent), en latin Seboonboviiin, poète latin moderne du second ordre, né à Gouda (Hollande) vers 1594, mort en 1648. 11 fut reçu docteur en droithLeyde en 161S et, à la vue des discordes qui déchiraient les protestants, se convertit au catholicisme. On a de lui : Carmina, en trois livres (Leyde, 1613, in-12); Emb'emata (Gouda, 1G18, in-40, avec fig.).
SCHOONJANS (Antoine), peintre hollandais, né h Anvers en 1655, mort en 1726. Il voyagea en France et en Italie , où il resta dix années; puis il se rendit à Vienne, où il obtint la faveur de Léopold 1er. Schoonjans fit les portraits de la famille impériale et d'une foule de seigneurs et peignit plusieurs grands tableaux d autel pour diverses églises d'Autriche. Il alla ensuite k Londres après s'être arrêté quelque temps en passant chez l'électeur palatin, puis il revint a Vienne, où il mourut. La plus grande partie des tableaux de Schoonjans est à Vienne.
SC1IOOR1SSE, ville de Belgique, province de la Flandre orientale, arrond. et à 7 kilom. S. d'Oudenarde ; 3,780 hab. Tissage de toile; industrie agricole.
SCHOP s. m. (chopp). Métrol. Mesure allemande pour les liquides, dont la valeur varie, suivant les pays, de 0"t,3286 à O'î',5457.
— Rem. En passant dans notre langue, l'orthographe de ce mot s'est modifiée, et de schop, nous avons fait chope. V. ce dernier mot.
SCHOPENHAUER (Jeanne Frûsina, dame), romancière allemande, née à Dantzig en 1770, morte en 1837. Elle cultiva d'abord la peinture en riche amateur qui ne voit qu'une distraction dans l'art^; puis étant venue, après la mort de son mari, se fixer k Weimar, où elle réunit dans son salon l'élite de cette villa littéraire et artistique], Goethe , Wieland , Fnik, Bertuch, Meyer, qui lui suggérèrent l'idée d'écrire, Mme Schopenhauer publia successivement : Vie de Fernow (Tubingue, 1S10); Souvenirs d'un voyage en Angleterre (RudoUtadt, 1813, 3 vol.); Nouvelles (1816); Gabrielle (1819), considérée comme son chefd'œuvre; la Tante (1823, 2 vol.); Récits (Krancfort-sur-le-Mein, 1825); Sidonie (1828); Ma grand'tante (Stuttgard, 1830); Voyage en Italie (Francfort, 1836); Richard Wood (Leipzig, 1837). Ses Œuvres complètes ont été publiées à Leipzig et k Francfort-sur-le-Mein (1830 et 1831, 21 petits vol. in-8").
SCHOPENHAUER (Arthur), philosophe allemand, /ils de la précédente, né il Dantzig en février 1788, mort en septembre 1860. Il fit ses études h l'université de Goottingue, sous la direction de Schulze, se rendit à Berlin en 1811, où il suivit les cours do Fichte , passa à lêna sa thèse, intitulée : De la quadruple racine de ta raison suffisante, et obtint le grade de docteur, A Weiinar, il connut Goethe, qu'il appelait le plus grand homme de la natiou allemande, Wieland, Falk, Meyer, les deux Sclilegel. De 1814 à 1818, il vécut à Dresde, passa l'année 1819 en Italie, kRome et à Naples , professa k son retour en 1820 pendant un semestre, reprit en 1822 le chemin de l'Italie, où il demeura jusqu'en 1825, et se fixa en 1831 à Fraticfuit-sur-le-Mein. La philosophie si originale de Schopenhauer n'a attiré l'attention que vers la fin de sa vie et ne l'a rendu célèbre qu'après sa mort. « L'extrême-onction, disait-d spirituellement, sera mon baptême; comme les saints, on attend que je sois mort pour me canoniser, » Adversaire opiniâtre de Fichte, de Sclielling, de Hegel, Schopenhauer part de Kant, qu'il regarde comme le véritable précepteur des Allemands. liant distinguait le phénomène et la substance, la représentation et la chose en soi; Schopenhauer croit avoir atteint cette mystérieuse chose en soi, cette réalité vivante, absolue, que l'auteur de la Critique de la raison pure déclarait inaccessible à la connaissance ; il la trouve, non au dehors, mais au dedans de lui-même; c'est la volonté. La volonté, voilà la substance du monde; le inonde entier dans son essence n'est que la volonté envisagée dans la série de ses manifestations, et s'étevant par degrés de la matière inorganique à la raison humaine, en passantparl'irriiabilitéde la plante et la sensibilité de l'animal. La gravitation, l'électricité, la chaleur, l'ascension de la sève dans les plantes, la vie chez les animaux, toutes les formes d'activité, depuis la chute d'une pomme jusqu'à la fondation d'une république , tout cela est l'expression d'une certaine volonté et rien de plus. Le corps, c'est la volonté manifestée, devenue visible. L'intellect n'est que le fruit du cerveau, une puissance secondaire émanée d'une autre.
« Jusqu'ici, dit-il encore, le mot générique était force ; la volonté était une des espèces subordonnées. Je retourne la proposition et je fais de toute force dans la nature une manifestation du vouloir. Cela n'est pas indifférent; l'idée de force a pour support la con-
naissance intuitive du monde objectif, c'està-dire le phénomène, la représentation ; la notion de volonté est la seule, au contraire, qui ne tire pas son origine du phénomène, mais de la conscience immédiate avec laquelle chacun saisit immédiatement l'essence de son individu. » L'esprit n'est pas, pour Schopenhauer, comme pour Fichte, Schilling, Hegel, le, principe de tout ce qui existe ; c'est une puissance secondaire et dérivée, un accident, un phénomène; ce n'est pas l'esprit, c'est la volonté qui fait la constance des lois de la nature; ce n'est pas l'esprit, c'est la volonté qui est éternelle. Cette distinction fondamentale de l'intelligence et de la volonté, Schopenhauer la retrouve dans celle des deux vies, organique et animale. « L'entendement, dit-il, est intermittent, la volonté est continue; le cœur, organe de la volonté, est le premier et le dernier foyer ; le cerveau, organe de l'intelligence, est un parasite qui se nourrit aux dépens du reste. » A cette métaphysique Schopenhauer rattache une inorale ascétique. Il fait consister la perfection morale dans la résignation, le sacrifice, le détachement progressif de tous les sentiments qui nous relient au monde visible ; l'optimisme est, à ses yeux, un paradoxe insensé, et le mysticisme lui parait le plus noble effort de la pensée religieuse pour relever la christianisme, qui tombe et se dégrade depuis qu'il s'éloigne du principe pessimiste sur lequel il repose. Les principaux ouvrages de Schopenhauer sont : le Monde considéré comme volonté et intelligence (1819); la Volonté dans la nature (1836) ; Purerga et paralipomena (1851); les Deux problèmes fondamentaux de l'éthique (1841).
Voici le jugement porté sur la philosophie de Schopenhauer par M. Challemel-Lacour :
« Tout est fait pour surprendre dans la destinée de cette doctrine, et d'abord la longue obscurité où elle est restée ensevelie; car Schopenhauer n'est pas un de ces philosophes dont la langue ou les idées rebutent, par la difliculté de les pénétrer, le lecteur de bonne volonté; il n'y a pas, il faut l'avouer, d'écrivain plus clair, 'et il possède par surcroît une qualité peu commune en Allemagne et qu'on ne s'attendrait guère surtout à trouver chez un philosophe, l'agrément. Il n'a d'ailleurs rien de commun avec ces philosophes, peu attrayants pour les intelligences méditatives, qui se jouent avec légèreté k la surface .des questions; il creuse profondément; sa pensée ne touehe pas un sujet sans y laisser, comme un soc d'acier, quelque sillon vif et brillant. Il proclame que le comble de la folie est de vouloir être consolé, que la sagesse consista à comprendre l'absurdité de lu vie, l'inanité de toutes les espérances, l'inexorable fatalité du malheur attaché k l'existence humaine. Est-ce un moderne qu'on entend? Non, c'est un bouddhiste pour qui le repos réside dans l'absolu détachement, qui nous indique comme la bénédiction k laquelle nous devons aspirer et comme la récompense réservée aux saints, l'anéantissement delà volonté. S'il fallait caractériser le côté brillant du talent de Schopenhauer, je dirais que c'est avant tout un peintre de la vie et des humeurs des hommes, un moraliste dans le sens français du mot; il est instruit k l'école de Montaigne, de La Rochefoucauld, de La Bruyère, de Vauvenargues , de Chamfort , d'Helvétius, qu'il cite k chaque pas; il est, comme eux, nourri du suc de l'expérience, sans illusion sur les hommes; il a, comme eux, la perspicacité, la malice, le trait impitoyable; mais il diffère d'eux en ce que , contemplateur moins désintéressé, ses idées portent sur une base métaphysique. ■
SCHOPFI1Ë1M, bourg du grand-duché do Bade, cercle du Haut Rhin , chef- lieu du bailliage de son nom, à 15 kiloin. N.-E. de Lorrach, sur la Wiese; 2,000 hab. Papeteries; forges et trélileries de fer. Moulins à foulon et à huile.
SCHOP1N (Henri-Frédéric), peintre français, ué k Lubeck en 1804. Il est le frère du célèbre pianiste F.-F. Chopin, qui a donné à son nom la forme française. Elève de Gros, il suivit eu même temps, de 1821 à 1831, les cours de l'Ecole des beaux-arts et, cette dernière année, obtint le premier grand prix. Son tableau de concours, Achille poursuivi par le Xanthe, peut passer pour un des meilleurs de l'école. Pendant sou séjour à Rome, il prépara avec soin son exposition de début et parut au Salon de 1S35 avec quatre œu- ' vres importantes : les Derniers moments des Cenci, Charles IX signant l'acte de la Saint- Barthélemy, Une fontaine à Albano, Une jeune fille et sa chèvre. L'élève de Gros rompait, uans ces productions, avec les traditions surannées de l'école impériale. Aussi les artistes et le public, modifiés par le souflie romantique, furent-ils bienveillants poulie nouveau venu. Le jury même, maigre ses répugnances pour les tendances nouvelles, consacra le mérite de cette peinture hardie par une lre médaille.
Encouragé par ce brillant début, l'artiste exposa successivement : les Martyrs de Cilicie (1837), Jésus et la Vierge apparaissant à saint François d'Assise, le Rapt, la Délivrance, les Adieux, Une reconnaissance (1838); JJamadryade réveillée par un Faune, Jeu de la morre, Charlemagne et Uildegarde (1839) ; la Petite dormeuse, Jean-Baptiste prêchant
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dans le désert, Jacob demandant linchcl à Laban (1840); Ruth et Booz {Mil); Moïse sauvé des eaux, Moïse protégeant tes filles de Madian, le Jugement de Salomon, Paul et Virginie (1843); Virginie au bain, Deux épisodes de Manon Lescaut, Fleur- de-Marie et Rodolphe, Fkur-de-Marie et le curé (sujets tires des Mystères de Paris d'Eugène Sue), Don Quichotte et les filles d'auberge (1844); la Chute des feuilles (1846) ; Fuite de Louis XIV enfant, Fondation des Invalides, Divorce de Napoléon, la. Cage (1847) ; Laban recevant Jacob dans sa famille, la Première entrevue de. Jacob et de Itachel (1848) ; le Paradis de Mahomet, le Hacher de Sardanapale (1852); Soûl et David (1853). Dans ces tableaux, M. Schopin avait abordé à peu près tous les genres et, malgré la souplesse incontestable de son talent, il ne pouvait réussir également partout. On lui reprocha la trop grande, facilité de ses compositions, le manque d'idées neuves et d'originalité. Cependant, tout en étant élégant et harmonieux, M. Schopin n'est jamais banal. La Toilette de Judith, la Première sceur de charité (Salon de 1855), les Sœurs de charité en Crimée (1857) sont d'un arrangement heureux et pittoresque; ce dernier tableau fut acheté par le grand-duc Constantin, alors k Paris. Au Salon de 1861, M. Schopin exposa l'Enfance de Paul et Virginie, la Maison juive, la Fontaine à Bouffarick, V Arrivée de la reine de Saba à la cour de Salomon, Un harem et des Portraits, et à celui de 1864 deux toiles importantes qui sont dans la chapelle de Saint-Saturnin, au palais de Fontainebleau : Saint Saturnin, dénoncé au proconsul par tes prêtres de Jupiter, est poursuivi et arrêté, malgré les supplications des saintes puetles, dans ta chapelle souterraine où il célébrait tes saints mystères; Saturnin, traîné devant la tribune où siègent te proconsul et le grand prêtre, refuse de sacrifier à Jupiter. Bien conçues et bien peintes, ces deux compositions sont vraiment remarquables. On a vu encore aux derniers Salons : un Christ expirant, le Vieux grognard aveugle (1865); la Femme de Putiphar méditant sa vengeance, l'Age d'or (1866); Tiens, voilà un motif de statue, sujet tiré de l'Affaire Clemenceau de M. Dumas fils , et uu Portrait (18G7); Arria et Psetus, Jacob (1808) ; le&Derniers instants de Du Guesclin, Vision du cardinal de Richelieu à son lit de mort (1872). M. Schopin a été décoré en 1853.
SCIIOPP (Gaspard), dit Seioppim, philologue allemand. V. Scioppius.
SCHOPPE (Emma-Sophie-Amélie Weisb, daine), romancière allemande, née dans l'île deFemern, sur les côtes du Uolsiein, en 1791, morte en 1858. Elle perdit son père de bonne heure et reçut a Hambourg une excellente éducation. Elle se passionna pour les œuvres des grands poètes, pour l'histoire, la physique et l'histoire naturelle et ne montra que dedain pour les occupations habituelles des femmes. On lui conseilla alors d'étudier la médecine , l'obstétrique eu particulier. Elle adopta d'abord ce plan avec ardeur ; mais, s'étant d'elle-même convaincue que la profession médicale était de toutes celle qui convenait le moins à une femme, elle renonça à l'anatoinie pour reprendre ses études littéraires. Plus tard, elle dirigea une maison d éducation pour les tilles et épousa un docteur en droit de Hambourg, nommé Schoppe, dont la mort rompit bientôt une union qui, du reste, n'avait pas été heureuse. Elle se retira alors k la campagne aux environs de Hambourg et ne s'occupa plus que de travaux littéraires, sur lesquels Rose- Marie. Assing, sœur de Varnhagen d'Ense, eut une grande influence. Mise par elle en rapport avec Vurnhugen, Chainisso et Justus Kerner, M'a* Schoppe trouva l'occasion d'insérer ses premières poésies dans VAlmanacA poétique, dans le Bocage des poètes de Kernor et dans le Morgenbiatt. Plus tard, elle écrivit eu prose des romans qui roulent presque tous sur des sujets historiques et qui furent bien accueillis, mais qui eurent cependant moins de succès que ses ouvrages pour l'enfance, dont elle écrivit un grand nombre pendant la seconde moitié de sa carrière. On lui doit aussi : Intéressants souvenirs de ma vie (Altona, 1838, 2 vol.) et un Traité sur la tenue d'un ménage bourgeois (léuu, 1844). La plupart de ses nouvelles ont été publiées ensemble sous ce titre : liecueil de récits et de nouvelles (Leipzig, 1828-1830, 8 vol.). En 1851, elle partit pour l'Amérique du Nord et résida jusqu'à sa mort près d'Albany (Etat de New-York).
SCUOPPER (Hartmann), écrivain latin moderne, ne aNeumarek en 1542. Ilestconnu par sa traduction latine du Roman du Renart, ornée de curieuses gravures sur bois. Il a composé des vers latins pour l'ouvrage intitulé : Panoplia omnium illiberaliunt, mechanicarum auc sedentariarum arlium gênera continens, et orné de 130 gravures du Jost Aminon. Les deux ouvrages de Sehopper ne sont recherchés aujouru hui qu'à cause des gravures curieuses qui les accompagnent.
SCHOREEL (Je;in), peintre hollandais, né à Schoieel en 1495, mort à Ulrecht en 15S2. Après avoir étudié successivement dans les ateliers de Cornelis et de Mabuse, il se rendit à Nuremberg auprès d'Albert Durer ; puis, entraîné par son humeur aventureuse, il en-
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treprit une excursion en Orient et se rendit à Jérusalem. De retour en Europe, il séjourna quelque temps à Rome, où il se lia avec les maîtres de la Renaissance, et revint ensuite se Axer à Utrecht. Ses tableaux, très-rares, ne se rencontrent qu'à Utrecht, Cologne, Munich et Rotterdam.
SCHORIGÊRAM s. m. (sko-ri-jé-ramm).
Bot. Syn. de tkagia.
SC30RL s. m. (chorll — mot allem.). Miner. Nom donné à un très-grand nombre de minéraux qui n'ont qu'un caractère commun, celui d'être fusibles au chalumeau.
— Encycl. On a désigné sous le nom de schorl des minéraux qui présentent, comme caractères généraux, une forme cristalline en prismes hexugones terminés par des pyramides; une densité d'environ 3,10; une dureté assez grande pour rayer le verre et faire feu avec le briquet ; ils entrent facilement en fusion et ont des couleurs très-variables. On conçoit qu'avec des caractères aussi larges, ou pour mieux dire aussi vagues, le prétendu genre schorl renferme les espèces les plus disparates. C'est ainsi qu'on y trouve, entre autres, la tourmaline, l'épidote, le pyroxène, l'axinite, la staurotide, le disthène, la grammatite, l'actinote, l'anatase, l'amphibole, etc. Aussi le mot schorl est-il un terme sans valeur, abandonné aujourd'hui en minéralogie, mais employé encore quelquefois par tes lapidaires.
SCHORLACÉ, ÉE adj. (chor-la-sé — rad.
schorl). Miner. Oui est de la nature des schorls.
SCHORL1FÈRE adj. ( chor-li-fè-re — de schorl, et du lut. féru, je porto). Miner. Qui contient des schorls.
SCHORL1FORME adj. (chor-li-for-me — de schorl, et de forme). Miner. Qui ressemble aux schorls.
SCHORL1TE s. f, (ehor-li-te — rad. schorl). Miner. Variété de topaze.
SCI10HN (Jean-Charles-Louis), critique allemand, né k Kustell (Franconie) en 1793, mort en 1842. Il se livra d'abord à l'étude de la théologie, mais il y renonça bientôt pour se consacrer tout entier à celle de la peinture, à l'histoire de l'art et se rendit, en 1816, à Munich, où il écrivit son premier ouvrage, De l étude des artistes grecs ( Heidelberg, 1818), qui obtint beaucoup de succès. En 1820, il fonda à Stuttgard le journal l'Artistique, qui se plaça au premier rang parmi les organes des beaux-arts, par 1 importance de ses articles, par l'intérêt de ses recherches et surtout par l'impartialité de ses appréciations. En 1822 et 1823, Schorn visita l'Italie et la France et fut nommé, en 1826, professeur d'esthétique à l'Académie et à l'université de Munich ; mais il ne prit possession de sa chaire qu'après avoir encore exécuté une excursion artistique en Angleterre et dans les Pays-Bas. Appelé k Weimar en 1833, il y fut chargé de la réorganisation de l'école des beaux-arts et dirigea les travaux de décoration de la nouvelle aile du château ducal. Il fut anobli par le grand-duc en 1839. On a encore de lui : Description de la glyptothèque de Munich (Munich, 1830) ; Ébauche d'une théorie des beaux-arts (Stuttgard, 1835) ; Sur l'ancienne sculpture allemande (Erfuit, 1839); une traduction, estimée surtout à cause des remarques critiques qu'elle renferme, de l'ouvrage de Vasari intitulé : Vie des peintres, des sculpteurs et des architectes cétèores (Stuttgard, 1842-1847, 5 vol.), continuée après sa mort par E. Fcerster, et une foule d'ariicles dans le Journal artistique, dans les Mémoires de l'Académie de Munich et dans les Annales de l'Institut archéologique.
SCHORNDORF, ville du Wurtemberg, cercle de l'Iuxt, à 45 kilom. S.-O. d'Ellwanbogen, sur la Rems; 3,900 hab. Fabrication de draps, tabac, dés k coudre. Autrefois place forte, assiégée et brûlée entièrement en 1634.
SCHOTANUS (Christian), historien hollandais, né à Sclieng eu 1603, mort à Fra|ieker en 1671. Destine à la carrière ecclésiastique, il exerça pendant douze ans le ministère uaiis des cures obscures"; il fut appelé k l'académie de Franeker pour y enseigner la langue grecque et l'hisioiie ecclésiastique. Ses principaux écrits sont : Calechesis (Frane.ier, 1653, in-12); Bibliotheca historiœ sacrx (Franeker, 16U2, 2 vol. in-fol.) ; Partitiones théologies (Franeker, 1685, in-12).
SCHOTANUS (Jean), érudit hollandais, fils du précédent, né k Franeker en 1643, mort dans la même ville en 1699. Il commença pur diriger le collège de sa ville natale, puis il devint professeur de philosophie k l'université et enfin recteur. Un lui doit : Exercitationes ad primant genesim rerum (Franeker, 10S7, in-12); Phyuica cœlestis et terrestris (Franeker, 1700, iu-12).
SCHOTIE s. f. (cho-tî — deSchott, botan. autrichien). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des légumineuses, tribu des cesalpiniécs, dont l'espèce type croit au Sénégal et au Cap de Bonne-Esperance.
— Encycl. Les schoties sont des arbrisseaux à rameaux roides, à feuilles alternes, paripennses, munies de stipules subulees ; les Heurs, en épis ou en fascicules sur les rameaux nus, ont un calice turbiné, à cinq di-
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visions pétaloïdes, caduques; une corolle à cinq pétales connivents; dix étamines monadelphes, à anthères incombantes; un ovaire stipité; le fruit est une gousse. Ce genre comprend un petit nombre d'espèces, qui croissent dans l'Afrique australe. La schotie élégante est un fort joli arbrisseau, k tige dressée, haute de plusieurs mètres, très-rameuse, portant des feuilles d'un beau vert brillant et des fleurs nombreuses, grandes, d'un rouge vif. Elle croît au Cap de Bonne- Espérance; les Hottentots mangent ses jeunes gousses et ses graines mûres. On la cultive dans nos serres tempérées, ainsi que la schotie à larges feuilles, qui est de .taille plus petite et a des fleurs d'un pourpre pâle.
SCI10TT (André), philologue belge, né à Anvers en 1552, mort dans la même ville en 1629. Il étudia successivement à Louvain, à Douai, puis suivit en qualité de secrétaire le comte de Busbecq, ambassadeur près la cour de France, à Paris, et enfin se rendit à Madrid, où il obtint une chaire de langue grecque, qu'il échangea contre les chaires de rhétorique, de grec et d'histoire à l'université de Saragosse. Entré ensuite chez les jésuites, il alla enseigner la théologie, la rhétorique k Gandia (Espagne), à Rome et revint Unir ses jours en Hollande. On lui doit, entre autres nombreux écrits : Bispania illustrata (Francfort, 1603, 4 vol. in-fol.) ; Hispanix bibliotheca (Francfort, 1608, in-4°) ; Observationum humanarum libri V (Anvers, 1615, in-4«).
SCHOTT (Gaspard), physicien allemand, né à Kœnigshofen en 1608, mort à Wurtzbourg en 1666. Il était entré chez les jésuites, quand éclata la guerre de Trente ans, qui le contraignit à quitter l'Allemagne pour se réfugier k Palerme, où il enseigna la théologie morale et le3 mathématiques. De Sicile, il passa k Rome, puis revint se tixer k Wurtzbourg comme professeur de mathématiques et de physique. Ses principaux ouvrages sont : Mechanica hydrolico - pneumatica ( Wurtzbourg, 1657, in-4°) ; Magia universalis (Wurtzbourg, 1657, 4 vol. in-4°) ; Pantometrum kireherianum (Wurtzbourg, 1660, in-4°) ; Cursus mathematicus (Wurtzbourg, 1661, in-fol.); Physica curiosa (Wurlzbourg, 1662, in-4<>) ; Annlomia physico-hydroitatica (Wurtzbourg , 1863, in-8°) ; Technica curiosa (Wurtzbourg, 1604, 2 vol. in-4o) ; Schola stenographica (Wurtzbourg, 1665, in-4°); Joco-seriorum centuris III (Wurtzbourg, 1666, in-4<>) ; Organum mathematicum (Wurtzbourg, 1668, in-4°).
SCHOTT (Henri-Auguste), théologien et prédicateur allemand, né à Leipzig en 1780, mort en 1835. Il fit ses études à l'université de sa ville natale, y devint successivement professeur de philosophie (1805), de théologie (1808) et fut appelé en 1809 à la chaire de théologie de Wittemberg, d'où il passa, trois ans plus tard, à Iéua, en qualité de premier professeur et de conseiller intime ecclésiastique. On estime beaucoup son Novum Testamentum grœcum, nova versione illustratum (Leipzig, 1806; 3" édit., 1825), son Pentateuchus, traduit en latin en collaboration avec J.-F. Winzer (Leipzig, 1825) et son Commentarius in epistolus Novi Testamenti (Leipzig, 1834). Ce fut dans le sens du supernaturalisme qu'il écrivit l'Epitome théologies christians dogmaticœ (Leipzig, 1811 ; 2" édit., 1822); l' Isagoge historico-critica in libros novi fœderis (léna, 1830) et les Lettres sur la religion, etc. (Iéna, 1826). On a encore de lui : Court essai d'une théorie de l'éloquence (Leipzig, 1807) ; la Théorie de l'éloquence, appliquée en particulier à l'éloquence chrétienne dans toute son étendue (Leipzig, 1815-1828, 3 vol.; 1828-1833, 2« édit.); Dis-, cours et homélies ecclésiastiques (Icia, 1815); Leçons sur la religion chrétienne, d'après les péiicopes ordinaires et d'après des textes choisis librement (Gotha, 1814, 2 vol.); d'autres recueils de sermons, des discours de circonstance, etc. Après sa mort, Danz publia sa dissertation Sur l'authenticité de l'Evangile canonique selon saint Matthieu (Leipzig, 1836).
SCHOTT ( Chrétien - Frédéric - Albert ) , homme d'Etat allemand, né à Suidelflngen (Wurtemberg) en 1782, mort en 1861. Après avoir fait ses études de droit k l'ubingue, il alia eu 1804 passer quelque temps à Paris et revint ensuite s'établir comme avocat k Stuttgard. De 1815 à 1817, il fut secrétaire de l'assemblée des états, et dans l'Assemblée constituante de 1819, ainsi que dans les diètes de 1820 k 1833, se signala par la hardiesse de ses discours ainsi que par la fermeté de son attitude. Il refusa de faire partie de la Chambre de 1839, qui était presque entièrement composée de fonctionnaires du gouvernement. Envoyé au premier parlement, après la révolution de mars 1848, il y devint membre du comité des Cinquante et y siégea dans les rangs de la gauche. Il suivit la même direction politique à l'Assemblée nationale allemande, à laquelle il appaitint jusqu'à la dispersion de cette assemblée. Malgré ses refus réitérés, il fut encore élu député de la ville de Stuttgard k l'Assemblée législative wurtombergeoise et vécut ensuite dans la retraite, estimé de tous les partis pour la noblesse et la fermeté de son caractère.
SCHOTT (Albert-Lucien-Constant), philologue allemand, fils du précédent, né à Stuttgard en 1809, mort en 1847. Il étudia la théologie et la philologie allemande aux univer-
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sites de Tubing i • et do Berlin, où il fut assez longtemps professeur suppléant , et parcourut ensuite l'Allemagne et la France. En 1832, il devint répétiteur au séminaire de Maulbronn et, en 1834, fut nommé professeur à l'école cantonale de Zurich, où il resta jusqu'à la révolution de 1839. Il revint à cette époque en Allemagne et ne s'occupa plus que de travaux littéraires jusqu'en 1842, où il devint professeur de langue et de littérature allemande au gymnase de Stuttgard. On a de lui : les Colonies allemandes en Piémont, leur dialecte et leur origine (Stuttgard, 1842); Légendes vainques, en collaboration avec son frère Arthur (Stuttgard, 1845); Excursions dans le centre et dans le nord de V Allemagne (Stuttgard, 1846), etc. Il avait été l'un des fondateurs et l'un des collaborateurs les plus actifs de la Société archéologique wurtembergeoise.
SCHOTT (Arthur), poBte allemand, frère du précédent, né à Stuttgard en 1814. Il étudia l'agronomie k Hohenheim et passa plusieurs années k Esslingen, dans la maison du comte Alexandre de Wurtemberg, dont ilétait l'ami. Après la mort de Ce dernier, il fut pendant dix ans administrateur d'une propriété dans la Hongrie méridionale et consacra ses loisirs à des études littéraires et musicales. Outre un grand nombre de chansons, dont il écrivit lui-même la musique et les paroles, et les Légendes valaques, qu'il fit paraître avec son trere, il publia un volume de Poésies (Stuttgard, 1850) qui renferment de charmantes descriptions. En 1850, il émigra en Amérique où, nommé membre d'une commission chargée de la délimitation des frontières, il vécut tantôt k Georgetown, près de Washington, et tantôt dans les déserts de la frontière mexicaine. En 1865, il exécuta aux frais du gouvernement mexicain une excursion scientifique dans le Yuoatan,
SCHOTT (Guillaume), orientaliste allemand, né k Muyence en 1807. 11 étudia d'abord k Halle la théologie, puis il y renonça pour s'adonner exclusivement aux langues orientales et se rendit en 1830 à Berlin. Les manuscrits de la bibliothèque royale attirèrent son attention sur la grande famille des langues de l'est de l'Asie, et il trouva en même temps l'occasion d'apprendre pratiquement le turc et le persan. En 1838, il fut nommé professeur extraordinaire k l'université de Berlin et, trois ans plus lard, devint membre de l'Académie de cette ville. Ses cours k l'université ont roulé, depuis cette époque, sur les langues et les littératures des Chinois, des Japonais, des Thibètains, des Mongols, des Mandchoux, des Turcs, des Hongrois et des Finlandais. Indépendamment d'un grand nombre de travaux sur la linguistique, qui ont été insérés dans les Mémoires de l'Académie de Berlin, on a de lui : Essui sur les langues tartares (Berlin, 1836) ; De tingua Tschuwaschorum (Berlin, 1841); Sur le culte des Scfiamanes 2'ongouses à la cour de l'empereur des Mandchoux (Berlin, 1842); Du bouddhisme dans ta haute Asie et en Chine (Berlin, 1844); lesJVo/foiis les plus anciennes que l'on ait sur les Mongols et sur les Tartares (Berlin, 1845) ; la Famille des langues altaïques (Berlin, 1847); le Royaume de Karachatai ou de Si-Liao (Berlin, 1849) ; la Légende finnoise de Kullervo (Berlin, 1851); le Nom de nombre dans la classe des langues tschudiques (Berlin, 1852); Essai d'un tableau de la littérature chinoise (Berlin, 1854), ouvrage dans lequel a été exposée pour la première fois l'incomparable richesse de cette littérature; Sur les tangues dites indo-chinoises et en particulier sur le siamois (Berlin, 1856) ; Grammaire chinoise (Berlin, 1857); De la prosodie chinoise (Berlin, 1857) ; la Langue Cassia dans le nord-est de l'Inde (Berlin, 1859); Sur ta légende esthonienne de Kulewi-Poëg (Berlin, 1863) ; Etudes altaïques (Berlin, 1860-1867, liv.ïerà III), dans lesquelles il a réuni tous les résultats de ses recherches sur la famille des langues tartares; Sur les Kirghiz de race pure (Berlin, 1865) ; Sur les légendes héroïques de la Finlande et de l'Esthonie (Berlin, 1866), etc.
SCHOTTB (Jean-Pierre), médecin hessois, né k Wolfhagen le 29 mars 1744, mort le 10 novembre 1785. Il commença ses études médicales à l'université de Murbourg, passa ensuite en Hollande, où il séjourna quatro années, puis il vint k l'aris et se rendit, au bout d'un an, en Portugal et en Espagne, pour revenir de nouveau eu France. De là, il gagna Londres, où il prit ,en 1769, du service comme chirurgien de marine et lit, en cette qualité, un voyage au Sénégal. A son retour, il rentra k Marbourg et s'y rit recevoir docteur en 1774. Il entreprit un second voyago au Sénégal avec l'intention de s'établir dans ce pays, mais le mauvais état de sa santé le força k rentrer une dernière fois dans son pays. Indépendamment de quelques articles insérés dans divers recueils, nous devons encore k Schotte ; A trealise on the syuochus atrabitiosa, a contagions fever, which ruged at Sénégal in the year 1778, and proved fatal to the greatest part of the Europeans and to a number of the natives (Londres, 1782, in-8°); cet ouvrage a éto traduit en allemand par Stendhal en 178S.
SCHOTT1SCH S. f. (sko-tich). Chorégr.
Y. KCOTTIKH.
SCHOGMAVSKY (Joseph-Franta), littérateur bohème, nô k Polence en 1796, mort à
eciio
Pragte en 1857. 11 s'était voué presque entièrenent aux travaux lexicographiques et il a publié : Abécédaire des dialectes slavesbohêmes (Prague, 1841); Discours familiers dans '.es principales langues sloves (Prague, 1840); Vaiie-mecttm allemand, tchèque et Slovène (Prague, 1843); Dictionnaire des langues slaves, d'après leurs six dialectes principaux (Prague, 1857, in-8").
SCIIOUMLA, ville de la Turquie d'Europe. V. Cboumla.
SCHOUREQ s. ni. (chou-rèk). Gramm.
Point-voyelle hébraïque équivalant à notre voyeLe ou.
SCHOUSBÉA s. m. (ehou-sbé-a — de Schovsboe, n. pr.). Bot. Genre d'arbrisseaux, dont la place dans la classification n'est pas encoie fixée, et dont l'espèce type croît en Guinte. il Syn. de cacoucia, autre genre de végétaux.
SCHOUSTER, ville de Perse. V. Chouster.
SCIIOUT s. m. (choutt). Juge hollandais ayant les attributions de nos juges de paix, avec quelques-unes de celles de nos tribunaux correctionnels.
SCHOUTEN (lies), groupe d'îles de l'Océanie, dans la Mélanésie,.au N.-E. de la Nouvelle-Guinée, par 0° 50' de latit. S. et 135o 1 5' de longit. E. Ces îles tirent leur nom de Guillaume Schouten, navigateur hollandais, qui les découvrit en 1616.
SCHOUTEN (Guillaume Cornelissen), navigateur hollandais, né à Horn, mort à Madagascar en 1625. Sa grande expérience le fit choisir parLernaire lorsque ce navigateur entreprit sa mémorable expédition (1615), et il lui confia le commandement de la Concorde. Schouten contribua à la découverte du détroit dit d<; Leitiaire, exécuta seul plusieurs voyages importants et découvrit un groupe dîles de l'Gcôanie, auquel on donna son nom. La. Relation de son voyage avec Lemaire a été publiée par Aris (Jlassen (Amsterdam, 1617) et traduite en français en 1618.
SCHOUTEN (Gautier), voyageur hollandais, né à Harlem, mort vers 1680. Embarqué comme chirurgien au service de la Compagnie des Indes, il visita successivement Ternate, Amboine, le royaume d'Aracan, Java, Cej'lan, les côtes du Coromandel jusqu'à l'embouchure du Gange, Maiacca et revint à Amsterdam. La relation très-intéressante de ses voyages a été publiée sous le titre ùeVoyage aux /ndes orientales (Amsterdam, 1676, in-4°) et traduite en français en 170S (2 vol.).
SCHOUVALOW, CHODVALOW ou CHOU- VALOFF , nom d'une famille noble russe.
« L'élévation de cette famille, dit Schnitzler, date du règne de l'impératrice Elisabeth. Trois Schouvalow, pages ou gentilshommes de la chambre de cette fille de Pierre le Grand, lorsqu'elle n'était encore que grandeprincesse, entrèrent dans la conspiration à laquelle elle dut de monter sur le trône de son i ère ; par reconnaissance, elle les nomma en 1741 chambellans et officiers de la garde, avec rang de général-major, > Ces trois personnages étaient : Jean ou Ivan Schouvalow, qui cevint le favori d'Elisabeth, et ses deux cous us, Pierre et Alexandre Schouvalow, qui reçurent en 1746 le titre de comte. Alexandre n'ayant joué qu'un rôle assez effacé, nous nous bornerons à donner les biographies de Jean et de Pierre Schouvalow.
SCHOUVALOW (Jean), homme politique russe, né en 1727, mort en 1797. Gentilhomme de la chambre d'Elisabeth, il contribua à son élévation au trône (1741), acquit ses bonnes grâces et devint son favori. Jean fut nommé par elle grand chambellan, conseiller privé et dtvint membre de divers conseils administratifs. « Ce fut dans sa maison, dit Schnitzler, ijue l'impératrice eut en 1756 une entrevue secrète avec le malheureux Ivan Antonovitch (Ivan VI, fils de l'impératrice Anne) et ce fut lui aussi, dit-on, qui eut un des premiers l'idée de donner à Elisabeth un autre successeur que le grand-prince Pierre Fœdorovitch. » C'est à tort que Castera l'a représenté comme un intrigant avide et d'une amb tion démesurée. 11 se montra, au contraire, désintéressé, sans aa.bition et ne se servit de l'influence qu'il exerçait sur l'impératrice que dans l'intérêt de sa gloire et de l'humanité. Protecteur éclairé des lettres et des arts, il contribua puissamment à la fondation de l'université de Moscou (1755), dont il fu; curateur, fonda en 1758 l'Académie des beatx-arts de Saint-Pétersbourg et donna à Elisabeth l'idée de faire écrire l'histoire du régr.e de Pierre 1er. Jean Schouvalow habita longtemps Paris, où il entra en relations suivies aveu les philosophes et les littérateurs les dIus éminents. Ce fut lui qui fournit à Voltaire des documents pour son Histoire de Piei re le Grand et il entra en correspondance avec l'illustre philosophe, qu'il visita à Ferney en 1774. 11 s'occupa lui-même de littérature et traduisit divers morceaux , notamment le monologue à'Hamlet. Sous Pierre III et Catherine II, il conserva ses fonctions à la C iiir et continua à jouir d'un grand crédit. C'est à tort que, dans certaines biographies, on lui donne le titre de comte et que les éditeuis des Œuvres de Voltaire le confondent ave ; son neveu, le comte André Schouvalow, qui fut également un des correspondants du patriarche de Eerney.
SCIIO
SCHOUVALOW (le comte Pierre), général russe, cousin du précédent, mort en 1762. Comme nous l'avons dit plus haut , il contribua à faire monter sur le trône l'impératrice Elisabeth, qui le nomma son chambellan et lui donna, en 1746, le titre de comte. Pierre Schouvalow suivit la carrière des armes, devint grand maître de l'artillerie, et il venait d'être nommé feld-murécha! lorsqu'il mourut. C'était un homme ambitieux, mais un officier fort distingué, qui contribua beaucoup à perfectionner l'artillerie russe et se rendit célèbre en Europe par un nouveau système d'obus qui prirent son nom. Les bouches à feu dont il se servait avaient l'âme ovale et lançaient des projectiles qui se disséminaient dans le sens de la largeur et non dans celui de la hauteur. On fit usage des obus de Schouvalow pendant la guerre de Sept ans,
SCHOUVALOW (le comte André), littérateur et homme politique russe, fils du précédent, né en 1743, mort en 1789. Il jouit de la faveur de l'impératrice Catherine II, qui le nomma chambellan, président de la législation, membre du conseil de l'empire, sénateur, chevalier de l'ordre de Saint- And ré et le chargea d'organiser les banques publiques. Le comte André vint jeune à Paris, où il fit une étude approfondie de la langue et de la littérature françaises. Comme son oncle Jean, il fréquenta le salon de Mmc Du Défiant, se lia avec Laharpe, Chamfort, Iîeivétius, Marmontel, Voltaire, etc., et entra en correspondance avec eux. Ce fut en 1774 que parut son Epilre à Ninon, qui fit tant de bruit dans le monde littéraire et que pendant longtemps on s'est obstiné à attribuer à Voltaire, maigre les dénégations de ce dernier. Dans une lettre écrite au chevalier deLisle le ISavril 1774, Voltaire dit : « Je venais de recevoir Y E pitre à Ninon, par le jeune comte de Schouvalow, lorsque l'autre comte de Schouvalow, son oncle (Jean Schouvalow, qui n'a jamais eu le titre de comte), vint chez moi il y a environ un mois (en mars 1674). Il la fit imprimer sur-le-champ à Genève et en fit tirer une quarantaine d'exemplaires; il en a gardé l'original. » Le public lettré ne pouvait croire qu'un Russe eût écrit ces vers pleins de grâce et de facilité; toutefois, on finit par se rendre à l'évidence. « Ce n'est pas Voltaire, dit Lévèque dans son BUioire de Russie, qui a fait les beaux vers que j'ai vu faire moimême au comte Schouvalow; ce n'est pas Voltaire qui, après sa mort, a fait l'Epitre à Voltaire, du même auteur; ce n'est pas enfin le vieillard de Feruey qui a traduit du russe en français l'épître de Lomonossof sur le verre, traduction peut-être supérieure à l'original. Les vers du comte Schouvalow suffiraient à la gloire d'un homme qui ne prétendrait qu'à celle de la poésie. » Plusieurs biographies ont confondu le comte André avec son oncle Jean , et les lettres qu'ils écrivirent l'un et l'autre à Voltaire ont été considérées, dans presque toutes les éditions des Œuvres de Voltaire, comme provenant d'un seul personnage. M. George Avenel, dans son édition de Voltaire, est tombé dans une erreur contraire : il a fait dés deux Schouvalow trois personnages distincts.
SCHOUVALOW (le comte Paul), général russe, fils du précédent, né vers 1775, mort à Saint-Pétersbourg en 1823. Il fit ses premières armes en Pologne , sous les ordres de Souwarow, prit part à l'assaut de Praga, faubourg de Varsovie, se distingua en Italie, à Cassano, au combat de la Trébie, à Novi, reçut une blessure grave au passage du Saint- Gothard et fut promu au grade de général dès l'âge de vingt-cinq ans. Schouvalow donna de nouvelles preuves de valeur pendant la campagne de 1807, surtout deux ans plus tard en Finlande, et fut le premier Russe qui pénétra en Suède par Tornéa. Il s'empara ensuite, par une marche rapide sur la glace, de Sehelefta, où 8,000 prisonniers et 120 canons tombèrent en son pouvoir. Elevé, en récompense de ces actions d'éclat, au grade de lieutenant général et d'aide de camp du czar, il suivit ce prince pendant la campagne de 1813, prit part a ses côtés à toutes les batailles de cette campagne et signa l'armistice de Neumark (2G juillet 1813). Peu après, i'einpereur Alexandre le chargea d'entamer des négociations avec le duc de Vicence. Après la prise de Paris (1814), il reçut la mission de conduire en Autriche Marie-Louise, qui s'était retirée à Blois, puis il fut chargé par Alexandre de conduire Napoléon jusqu'au lieu où il devait s'embarquer pour l'île d'Elbe. Pendant la route, à partir de Valence, le peuple se précipita autour des voitures de l'empereur déchu en criant : A bas le iyranl et en proférant des menaces violentes. A Orgon, devant l'hôtel des postes, une multitude de royalistes furieux, réunis pour fêter les généraux alliés, voulurent le massacrer. Le comte Schouvalow, d'accord avec le commissaire du roi de Prusse, parvint à le sauver en ie faisant déguiser d'abord en courrier, puis en général autrichien, et le conduisit à Fréjus, où il le quitta après l'avoir fait embarquer sur la frégate anglaise The Undaunted, qui l'attendait. Le comte Schouvalow jouit jusqu'à la fin de sa vie de la faveur de l'empereur Alexandre.
SCHOUWEN, île du royaume de Hollande, dans la mer du Nord, près de l'embouchure de l'Escaut, province de Zélande, entre Xord-
Beveland au S., Over-Flakkee au N. et Deuveland à l'E., dont elle est séparée par un étroit canal. Elle mesure 24 kilom. de l'E. à l'O., sur 7 kilom. de largeur moyenne. Les centres de population les plus importants sont : Zierikzée, chef-lieu, et Brouwershaven. Culture en grand de la garance; raffineries de sel; commerce de poisson. Les Anglais l'occupèrent en 1809 et furent bientôt obligés de l'évacuer.
SCHOUW (Joachim-Frédéric), botaniste danois, né à Copenhague en 1789, mort dans la même ville en 1852, Il fit ses études de droit à l'université de Copenhague et manifesta dès sa jeunesse une grande prédilection pour les sciences naturelles. Il lit avec Christian Schinid un voyage scientifique en Norvège en 1812. Pour étudier la flore de l'Italie, . Schouw fit de nombreux voyages dans ce pays de 1816 à 1840. En 1321, il avait été nommé professeur de botanique à Copenhague ; en 1830, il fonda la Gazette danoise (Dansk Ugeskrift), feuille qui commença par être surtout scientifique et qui devint plus tard l'organe du parti libéral. En 1835, Schouw fut député de l'université aux états danois; il présida cette assemblée en 1835, eu 183G et en 1838, et resta toujours partisan des idées libérales. En 1841 , Schouw fut nommé directeur du jardin botanique de Copenhague. 11 refusa en novembre 1848 le ministère, qui lui fut offert. Ses principaux ouvrages sont ; Précis d'une géographie univelle des plantes (Copenhague, 1822; traduit en allemand, Berlin, 1823); Essai de climatologie comparée (1827); l'Europe, tableau physique et géographique (Copenhague, 1822 ; 2« édit., 1835 ;,traduit en allemand, 1833) ; Tableau du climat et de la végétation de l'Italie (Copenhague, 1839, t. I«», avec atlas ) ; Esquisses de la nature ( 1839 - 1845 , 2 vol. ; traduit en allemand, 1851).
SCHOUWIA s. m. (chou-vi-a — de Schouw, botan. allera.). Bot. Genre de plantes, de la famille des crucifères, tribu des psyehinées, dont l'espèce type croît dans les montagnes de l'Arabie HeureOse.
SCHOW (Joachim-Frédéric), naturaliste danois. V. Schouw.
SCHRADER (Jean), poëte latin moderne et philologue, né à Tormawierd, en Frise, en 1721, mort à Franeker en 1782, 11 fut professeur pendant plus de trente ans à l'Académie de cette dernière ville. On a de lui : Mussei grammatici de Serone et Leandro carmen (Franeker, 1742, in-8°); Observationum liber (Franeker, 1761, in-8a); Liber emendationum (Leeuwarden, 1776, in-4°); Carmina, recueillis par Everard Wassenberg (Leeuwarden, 1786); Epistola critica à P. Burmann sur le premier volume de son Anthologie latine, lettre que'celui-ei a placée en tête du second volume.
SCHHADER ( Hermann-Henri-Chrétien ) , médecin allemand, né à Osterode en 1733, mort à Rinteln en 1776. Il fit ses études médicales à Gœttingue et y fut reçu docteur en médecine en 1755. Il s'établit ensuite à Salzliebenhall, puis il fut appelé, en 1759, à professer les accouchements au collège de Brunswick. En 1761, il fut nommé médecin des troupes de Hesse et devint professeur ordinaire de médecine à Rinteln en 1763. Schrader ne nous a laissé que quelques dissertations qui ont pour titre : De morbo niyro Hippocratis (Rinteln, 1764, in-40); De tussi in génère et epidemia qum hoc anno sjiviit (Rinteln, 1765, in-4<>) ; ûe potu coffem (Rinteln , 1765, in-4°) ; De prxclaro vense sectionis usu in quibusdam febrium biliosarumyputridarum ac exanthematicarum speciebus (Rinteln, 1770, in-4o); Programma dejnstitutione variotarum (Rinteln, 1771, in-4°), etc.
SCHRADER (Jules), peintre allemand, né à Berlin en 1815. Fils d'un peintre qui lui enseigna les premiers éléments de son art, il devint, à l'âge de quatorze ans, élève de l'Académie de sa ville natale, où, malgré de rapides progrès, en dépit d'un grand nombre de prix légitimement remportés, il concourut sans succès, en 1835, pour le grand prix de Rome. Godefroy Sehadow lui fit alors obtenir, pour deux ans , un subside annuel à l'Académie de Dusseldorf, où il continua ses études sous la direction d'Hildebrandt et de Guillaume Sehadow. Les toiles les plus remarquables qu'il exécuta à cette époque sont : 1 Empereur Frédéric II et Pierre des Vignes (gravé par Steifensand) et le Pape Grégoire VII et Cenci. A l'Expositiou de Berlin en 1844, il obtint le grand prix de peinture historique et partit l'année suivante pour Rome, où, pendant un séjour de trois ans, il peignit, entre autres tableaux, la Reddition de Calais, qui obtint un succès universel et valut à son auteur le titre de membre de l'Académie de Berlin. Il y est, en outre, devenu depuis professeur et membre du sénat académique. Parmi ses autres oeuvres, il faut citer : Frédéric le Grand après la bataille de Kollin (au musée de Leipzig); la Fille de JeplUé (dans la galerie deliœnigsberg);Wailenstein et Seni; la Mort de Lionardu, l'une de ses toiles capitales (1851); la Consécration de l'église Sainte-Sophie à Constanlinopte par l'empereur Jusiiuieu (1853), grande peinture murale qui décore le musée de Berlin; Adieux de Charles 1er à sa famille , Esther devant Assuérus (1856); la Promenade nocturne de lady Macbeth (1860); Cromwcll au lit de
SCUR
I mort de ta fille (1864, au musée de Cologne); PhilippineWelsèr devant Ferdinand 1er (1864), etc. M. Schrader est, en outre, l'un des meilleurs peintres de genre et de portrait de notre époque, et l'un cite surtout comme de véritables chefs - d'oeuvre ses portraits d'Alexandre de Hitmboldt et de Pierre de Cornélius. Ses principales qualités sont une science profonde du coloris , un talent inimitable dans le dessin du nu et des draperies et une connaissance consommée du costume de toutes les époques.
SCHRADÈRE s. f. (chra-dè-re — de ScAroder , botan. allem.). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des ruhiacées, tribu' des cinchonées, dont l'espèce type croît sur les montagnes de l'île de Montserrat.
SCHRAITSER s. m. (chrè-tsèr). Ichthyol.
Poisson du genre perche, qui vit dans le Danube.
SCHRAMBERG, bourg du Wurtemberg, cercle de la forêt Noire, bailliage d'Oberndorf, sur la Sehiltach ; 2,900 hab. Fabrication de poterie et de chapeaux de paille j forge à fer. On y voit un beau château appartenant aux comtes de Bissingen.
SCHRAMM (Jean-Paul-Adam, comte de), général français, né à Arras le 1« décembre 1789. Fils d'un général de l'Empire, il prit du service dès 1803, fut promu lieutenant d'infanterie et décoré pour sa bridante conduite à la bataille d'Austerlitz ( 1805 ) et entra comme capitaine dans la garde impériale en 1807, après avoir donné de nouvelles preuves de son courage au siège de Dantzig. Blessé à Heilsberg, il fut envoyé peu après en Espagne (1808), puis retourna à la grande armée, prit part aux batailles de Wagram et d'Essling et fut promu chef de bataillon. En 1812, M. Sehramm fit la campagne de Russie, puis celle de Saxe, obtint alors le grade de colonel, enleva le camp retranché des Prussiens à Lutzen et reçut le titre de baron pour la part qu'il prit au succès de cette bataille (1813) , pendant laquelle il fut grièvement blessé. A la bataille de Dresde, il culbuta l'ennemi et lui enleva plusieurs batteries de canons, puis marcha sur Pirna pour couper la retraite aux Autrichiens et fut nommé par Napoléon général de brigade (26 septembre 1813), alors qu'il n'avait pas encore vingtquatre ans. Enfermé dans Dresde lorsque cette ville fut bloquée par les alliés (1814), il fit plusieurs sorties et, et au mépris des termes de la capitulation de cette ville, il fut envoyé prisonnier en Hongrie. Quelques mois après il revint en France, reçut pendant les Cent -Jours le commandement du département de Maine-et Loire, puis il prit part à la défense de Paris. Tant que dura la Restauration, le jeune général vécutdansla retraite. * Après la révolution de juillet 1830 , il fut nommé conseiller d'Etat. L'année suivante, il prit part à l'expédition de Belgique, au siège d'Anvers, et fut promu général de division (30 septembre 1832). A cette époque, il entra à la Chambre des députés, où il appuya la politique gouvernementale, fut charge do comprimer des troubles qui eurent lieu à Lyon, à Chartres, à Paris et reçut un siège à la Chambre des pairs (1839). Cette même année, le général Sehramm obtint un commandement en Algérie. Il coopéra à l'expédition de Milianah, au combat du coi de Mouzaïa, où il reçut une nouvelle blessure (1840), fut promu cette même année grandcroix de la Légion d'honneur et remplaça pendant quelque temps ie maréchal Valee comme gouverneur intérimaire de l'Algérie. A son retour a Paris en 1841, Louis-Philippe lui donna le titre de comte. Jusqu'à la révolution de 1848, le général Sehramm siégea à la Chambre des pairs, où il appuya constamment la politique gouvernementale, et devint en 1847 président du comité consultatif d'infanterie. Le 22 octobre 1850, Louis Bonaparte , président de la Republique, lui donna le portefeuille de la guerre, qu'il conserva jusqu'au 9 janvier 1851. A cette époque, n'ayant pas voulu contre-signer la révocation du général Changarnier, il donna sa démission. Appelé au Sénat en janvier 1852, il fit partie de ce corps jusqu'à la révolution du 4 septembre 1870, sans attirer l'attention sur lui. Depuis cette époque, il a vécu dans la retraite. M. Sehramm est le doyen des généraux français (1875). On iui doit : Album de manœuvres d'infanterie (1850, in-4°, avec fig.), plusieurs fois réédité.
SCI1RANK (Francois-de-Paule de), naturaliste bavarois, né à Varnbach-sur-1 Inn en 1747 mort en 1835. Entré chez les jésuites de Lemberg, il commença par professer à Lintz , puis il enseigna successivement la physique et les mathématiques à Ainberg, la rhétorique à Burghausen^ 1 agronomie, la botanique et la zoologie à Ingolstadt, et enfin la botanique à Landshut. On lui doit la création du jardin botanique de Munich. Parmi ses nombreux écrits, nous citerons : Sur ta manière d'étudier l'histoire naturelle (Ratisbonne , 1780) ; Introduction à l'élude de l'histoire naturelle (Augsbourg, \li,Z)\ Lettres sur l'histoire naturelle et l'exploitation économique des marais du Danube (Manheim, 1795) ; Eléments de botanique (Munich, 17S5) ; Traits fondarnentaux de l'histoire naturelle des plantes (Erlangeu, 1803) ; Essais poétiques (Augsbourg , 1774) ;. Ephémérides littéraires (Ingolstadt, 1799).
SCIIR
SCHHANKIA s. m. (chran-ki-a — de Schranh, botnn. allem.). Bot. Genre de plantes, de la famille des légumineuses, tribu des mimosées, dont plusieurs espèces croissent dans l'Amérique du Nord, u Syn. de Ràpistre, genre de crucifères.
SCIIRAPNELL s. m. Artill. V. SHRAPNEIX,
véritable orthographe du mot.
SCHRAUD (François), médecin hongrois, mort à Eisenstadt le 18 mars 1806. II fut d'abord médecin pensionné à Segedin, puis il devint professeur de médecine , d'hygiène publique et de médecine légale à l'université de Pesth, conseiller de l'empire et médecin directeur des épidémies. Ses écrits, dont la liste suit, annoncent un bon observateur et un homme instruit et judicieux : De febribus tentamina duo (Vienne, 1731, in-8"); Primai linex Studii medici, guas auditorium suorum eommodo duxit (Pesth, 1795, in-8°); De forensibus judicum et medicorum relationibus (Peslh, 1797, in-8°); Aphorùmi de politia medica,auditorum eommodo concinnati (Peslh, 1795, in-8°) ; De febribus periodum habentibus observationes nom (Vienne, 1797, in-8u) ; Tentamina qusedam de curando morbo scrofuloso (1793); Historia pes'tis Syrmiensis anno 1795 (Bude, 1802, s vol, in-4°), etc.
SCHRÀUDOLPH (Jean), peintre allemand, né à Obersdorf en 1808. Fils d'un menuisier qui lui apprit son état, il consacra ses loisirs à l'étude du dessin et de la peinture à l'huile, et fit seul assez de progrès pour pouvoir entrer comme élève, en 1825, a l'Académie des beaux-arts de Munich, où il se perfectionna sous la direction de Sclilothauer. Il apprit ensuite, avec Cornélius, la peinture à fresque à la glyptotbèque. Mais, porté par vocation a la peinture religieuse, il se fit admettre parmi les élèves de H. Hess et l'aida k peindre les fresques de l'église de Tousles-Saints et de la basilique de Saint-Boniface à Munich. Ce fut là que, pour la première fois, il exécuta quelques compositions originales. Plus lard il fournit, avec Fischer et Stœckel.les cartons pour les peintures sur verre de l'église du Faubourg-d Au. En 1844, le roi Louis lui conlia la mission gigantesque de décorer entièrement la cathédrale de Spire. L'artiste partit alors pour l'Italie et, de retour l'année suivante avec une ample provision d'esquisses , se mit avec ardeur au travail. C'est en 1853 que fut terminée celte œuvre de peinture monumentale, la plus considérable de notre époque, car l'église de Spire n'a pas moins de 130 mètres de longueur et de 30 mètres de hauteur. L'artiste y a représenté des scènes tirées de l'Ancien et du Nouveau Testament, qui sont partagées en groupes par les divisions architecturales et dont le style est admirablement approprié à l'ens'emb<6 de l'édifice. Klles sont exécutées sur fond d'or et, par leur richesse, leur harmonie, la beauté de l'ornementation et l'heureuse alliance des ligures symboliques, elles produisent un effet d'une grandeur et d'une majesté indicibles. Albert de Munich a entrepris une reproduction par la photographie de tous les cartons de ces peintures, qui ont été conservés k Spire. La profondeur et la délicatesse du sentiment religieux, la simplicité sévère et la gravité, qui sont les caractères disttnctifs de ces fresques, se retrouvent aussi dans les tableaux à l'huile de Schraudolph, parmi lesquels on compte plusieurs retables d'autel. La nouvelle pinacothèque de Munich possède de lui, outre plusieurs petites toiles, une Ascension de Jésus, et le Maxiînilianum, une Naissance du Christ.
SCI1BEBEH (Jean-Chrétien-Daniel de), médecin et botaniste allemand, né k Weissensee en 1739, mort en 1810. 11 se rendit en 1758 k Upsal, auprès de Linné, et l'année suivante k Lutzen,où il fut nommé médecin de l'école du Paedagogium. 11 lit des cours de médecine dans cette ville, puis se rendit, en 1764, à Leipzig, et en 1769 à Erlangen, où il fut nommé professeur ordinaire de médecine, d'histoire naturelle, de botanique, avec le litre de conseiller aulique. En 1791, Schreber fut nommé président de l'Académie impériale des naturalistes, conseiller impérial, etc., et reçut de l'empereur d'Allemagne des lettres de noblesse. Il était devenu successivement membre de quarante sociétés savantes en Allemagne et en pays étrangers, témoignage de la réputation universelle que lui avaient value ses travaux. Ses deux principaux ouvrages sont : Bolanische œkonomische Deschreiùung der Pflauzen (Leipzig, 1769-1810, 3 vol. in-80) et Sammluug i icluiyer uud zuverleissigerAbbitduuyen der Suû'jethiere (Erlangen , 1774-1800). Schreber fut pendant quelque temps directeur de la revue intitulée : Der Naturforscher.
SCHRÉBÉBA s. m. (chré-bé-ra— de Schreber, bontan. allem.). Bot. Genre d'arbres, de la famille des bignoniacées , dont l'espèce type croit dans 1 Inde, l! Syn. d'ÉLBODUNDRON ot de hartogia, autres genres de végétaux.
SCIIKECUHOItN, montagne de Suisse, canton et a 65 kilom. S.-E. de Berne, près delà source de l'Aar; 4,097 mettes d'altitude. Les hautes vallées qui la séparent des autres montagnes sont couvertes de glaciers.
SCHUEGER(Bernard-Natbaniel-Thèophile), médecin prussien, né à Zeits le 4 juin 1766, mort à Erlangen le 8 octobre 1825. 11 reçutune excellente éducation dans la maison de son
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père qui était recteur supérieur de l'école de Zeits. En 1783, il alla étudier la médecine à l'université de Leipzig, où il se fit remarquer de bonne heure par la publication d'opuscules pleins de science et d'intérêt, et fut reçu docteuren médecine en 1791. Deux ans après, il occupait à Altdorf la chaire d'anatomie, de chirurgie et d'accouchements, et il se distingua également comme praticien. Des démarches lurent faites pour l'appeler et le fixer à l'université de Greifswalde. Il préféra celle d'Erlangen, où il se rendit en 1797. Nommé a son arrivée professeur public ordinaire de médecine et de chirurgie, il fut successivement nommé conseiller près les cours de Prusse et de Bavière, directeur de clinique chirurgicale et de la section chirurgicale de l'hôpital de l'université. Les ouvrages de Schreger sont tous estimés, mais le plus important est son Traite' des opérations chirurgicales. Nous citerons encore : Pelvis animanlium brutorum cum humana comparalio (Leipzig, 1787, in-4°) ; De irritabilitate vasorum lymphaticorum (Leipzig, 1789, in-4u) ; Fragmenta anatomica et physiohyica (Leipzig, 1791, in-4°); De fasciis capitis (Erlangen, 1798, in-8°) ; De functione placenix utérins (Erlangen, 1799, in-8°), etc.
SCHRE1BER (Jean-Frédéric), célèbre médecin prussien, né à Kœnigsberg en 1705, mort à Saint-Pétersbourg en 1760. Il commença à l'université de sa ville natale ses études médicales, qu'il continua successivement à Francfort-Sur-l'Oder, à Leipzig et à Leyde, et il fut reçu docteur dans la dernière de ces universités en 1728. Après avoir pratiqué quelques années en Hollande, il alla à Marbourg pour y suivre les leçons de philosophie do Wolff, avec lequel il se lia. En partant de Marbourg, il se rendit à Leipzig, où il lit longtemps et avec beaucoup de succès des cours de mathématiques et de philosophie. En 1731, il entra dans l'année russe en qualité de médecin de l'état-major et, de là, il alla à Moscou, puis à Saint-Pétersbourg, où il fut admis à l'Académie des sciences comme professeur honoraire. En.1734, étant dans les provinces du Rhin comme médecin supérieur du cniup de l'armée russe, il refusa une chaire de médecine qui lui fut offerte à Gœttingue. Plus tard, il obtint le titre de médecin pensionné de la ville do Moscou. En 1742, il fut nommé professeur d'anatomie et de chirurgie à Saint-Pétersbourg et, en 1757, médecin conseiller de l'impératrice. Voici la liste des principales œuvres de Schreiber : De jletu (Leyde, 1728,in-4°) ; Jacobi Douglas descriptio comparata musculorum corporis humain et guadrupedis ; accedit hisloria musculorum fouines sinyularium ex anglico lutine versa (Amsterdam, 1729, in-8°) ; Medilationes philosophicsmedicx de lacrymis et jletu repetits mugisque evolulie (Leipzig; 17?9, in-40) ; Elementis wfdicins physico-mat hématies prsmittenda[l. eipzig, 1730, in-8°) ; Argumenium hypotnesi influxus pltysici recens oppositum , nunc data occaswne evolutum (Breslau, 1735, in-4°); Observationes et cogitata de peste quas tuinis 1738 et 1739 in Ucrania grussata est (Saint- Pétersbourg, 1740, in-5°) ; Syliabus sive index omnium parlium corporis humain fignris illustratus (Saint-Pétersbourg, 1744) ; Idea distincta quorumdam medicime principiorum (1730, iu-8°); Observationes anatomicu-practics, insérées dans le tome VU du recueil de l'Académie de Saint-Pétersbourg.
SCHREIBER (Aloys-GuilJaume), historien et poSte allemand, ne à Kappel (grand-duché de Bade) en 1763, mort en 1841. Nommé eu 1784 professeur d'esthétique au gymnase de Bade, il fut en 1788 attaché comme précepteur à la maison du comte de Westphalie, reprit en 1799 sa chaire au gymnase de Bade, transformé en lycée, et fut appelé, en 1805, k occuper une chaire analogue à l'université d'Heidelberg, où il se lia étroitement avec J.-1I. Voss et son fils Henri. Ce fut vers cette époque qu'il publia sa Comœdiu divina, qui rit une profonde sensation etquifut confisquée. Un recueil intitulé: V Escarboucle ou ÏAlnlauach du carillon (ïubingue, 1810), qui renfermait des poésies de cet écrivain et de plusieurs autres littérateurs d'Heidelberg, eut aussi un grand retentissement et lui attira de nombreuses vexations de la part de ses collègues de l'université. Il n'en succéda pas moins k Saalfeld dans la chaire de droit naturel et de droit public j mais les nouveaux ennuis que lui suscita sa biographie du grandduc Charles-Frédéric de Bade (Heidelberg, 1811), dans laquelle il avait tourné l'université en ridicule, le décidèrent à renoncer k renseignement universitaire. Peu de temps après, il remplaça Posselt comme historiographe du grand-duché de Bade et continua a faire, soit k Carlsruhe, soit à Bade, des cours libres sur l'histoire, l'esthétique et l'histoire de l'art. Il faut citer, dans la foule de ses écrits : Histoire et description du Ithin et de ses enoirons (Heidelberg, 1811); le ithin,, manuel à l'usage des voyageurs (Heidelberg, 1812; 5» édit., 1841); Histoire du grand-duché de Bade à l'usage des écoles (Carlsruhe, 1815); Œuvres poétiques (Tubingue, 1817- 1818, 3 vol.); Légendes des pays du lïhin et de la forêt Nuire illeidelberg, 1819 ; 2« édit.) ; Itécits et nouvelles (1833, 2 vol.); Nouvelles (1839, 2 vol.) ; Légendes des pays du lthin, de la forêt Noire et des Vosges (Heidelberg, 1839), etc. 11 avait fondé en 1816, sous le titre de Cornelia, un recueil annuel pour les
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dames allemandes et le continua jusqu'en
SCHREIBER (Henri), historien et théologien allemand, né k Fribourg-en-Brisgau en 1793. Après avoir reçu, en 1815, les ordres sacrés, il entra , comme professeur, au gymnase de Sa ville natale, dont il devint directeur en 1824, et fut nommé, en 1826, professeur de théologie morale k l'université de la mémo ville. Les cours qu'il y fit obtinrent beaucoup de succès; mais il eut, dès le début, k lutter contre des embarras de toute nature, qui s'accrurent encore après la publication de son Manuel de théologie morale (Fribourg, 1831- 1834, 2 vol.), dans lequel il s'élevait avec vigueur contre le célibat des prêtres. Le parti ultramontain profita de cette circonstance pour incriminer l'orthodoxie de M. Schreiber. Tandis que les idées de ce dernier obtenaient un succès universel, ses adversaires surent gagner à leur cause M. Boll, archevêque de Fribourg, qui exigea aussitôt de lui l'engagement de ne plus attaquer k l'avenir dans ses cours les vœux prononcés pour la vie, le célibat des prêtres , ainsi que les règles ecclésiastiques. M. Schreiber ayant refusé , par une déclaration publique , de prendre cet engagement se vit, en 1836, privé de sa chaire par un arrêté du gouvernement grand-ducal; il fut cependant chargé de l'enseignement des sciences historiques accessoires; mais il dut renoncer définitivement au professorat lorsqu'il eut adhéré,, en 1845, au catholicisme allemand. Il faut encore citer, parmi ses écrits théologiques : la Théorie de ta religion universelle, d'après la raiion et la manifestation (Fribourg, 1829, 2 vol.) et le Catholicisme allemand (Fribo ug, 1846). Au nombre de ses ouvrages d'archéologie et d'histoire, relatifs en grande partie k sa ville natale, on remarque : Livre des documents de la ville de Fribourg (Kribourg, 1839-1840, 5 vol.); Portefeuille pour l'histoire et l'archéologie du sud de l Allemagne (Fribourg, 1839-1846, 5 vol.); Monuments de V architecture allemande du moyen âge sur le It/tin supérieur (Fribourg, 1826 ; 1829, 20 édit.); Histoire de la ville de Fribourg (Fribourg, 1857-1S58, 4 vol.); Histoire de l' université de Fribourg (Fribourg, 1857-1860, 3 vol.); la Guerre (les paysans allemands, le plus important de ses ouvrages historiques (Fribourg, 1863-1866, 3 vol.);'la Poterie romaine à Riegel, dans te ûrisgau (Fribourg, 1867), etc.
SCHREIBERS1E s. f. (chrè-bèr-sl — do Schreibers, natural. allem.). Bot. Genre d'arbres et d'arbrisseaux, de la famille des rubiacées, tribu des cinchonées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent au Brésil.
SOHRE1BERS1TE s. f. (chrè-bèr-si-te — de Schreibers, natural. allem.). Miner. Phosphure double de nickel et de fer, qu'on a trouvé dans quelques aérolithes.
SCI1REMS, bourg de l'empire d'Autriche, dans la basse Autriche, à 6 kilom. N.-E. de Gmund,surla Lannitz; 1,862 bab. Importanto fabrique de colon ; verrerie.
SCHRENCK (Charles, baron du), homme d'Etatbavarois,néu\Vetterl'elden 1806. Fils du ministre de la justice, Sébastien de Schrenck, il entra dans la magistrature et, après avoir occupé différents postes, fut nommé, en 1845, président de la régence du Palatinat. Son père ayant été mis à la retraite l'année suivante, le roi Louis l'appela à lui succéder et lui confia en même temps le ministère des cultes qui venait d'être créé. M. de Schienck n'en signa pas moins, -en février 1S47, avec trois de ses collègues, le célèbre mémorandum qui fut adressé au roi k l'occasion de Lola Montés. Destitué alors avec les autres membres du cabinet, il redevint président de la régence du Palatinat; mais,, six semaines plus tard, il fut mis à la retraite. En 1848, un cercle de la Bavière l'élut k l'Assemblée nationale allemande, ot, l'année suivante, le nouveau roi,Maximdien, le nomma président de la régence de la basse Bavière. En 1850, il fut envoyé, comme ambassadeur, k la diète germanique, où il soutint la poliliijue du ministre de Pt'ordten, et lorsque, en 1S59, te roi congédia ce dernier, » pour rester en paix avec son peuple, • ce fut M. de Schrenck qu'il chargea de la formation d'un nouveau cabinet, dans lequel il pm le portefeuille de l'extérieur et du commerce. Mais si la politique de ses collègues eut k l'intérieur les meilleurs résultats, il n'en fut pas de mémo de la sienne, qui n'obtint au dehors qu'un succès douteux. En face de l'antagonisme toujours croissant de l'Autriche et de la Prusse, il se rangea ilu côté de la première de ces deux puissances et chercha à décider les petits Etats de l'Allemagne k une attitude unanime dans le même sens. Dans la question du Slesvig-IIolstein, il se montra partisan du principe national , mais sans pouvoir aboutir k une action efficace. Enfin, «ans la question du traité de commerce franco-allemand, qui était en suspension depuis 1862, il se rangea dans le parti de l'opposition, et quoique l'isolement se fit chaque jour de plus en plus autour île lui, il persista dans son attitude jusqu'en septembre 1864, cù un ultimatum de la Prusse le força k donner son consentement à la conclusion du traité. Il dut aussi résigner son portefeuille et reprit son poste d'ambassadeur près de la diète germanique, qu'il suivie à Attgsbourg et dont il présida les dernières séances, après
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le départ des représentants de l'Autriche. Il est aujourd'hui conseiller d'Etat et membre à vie du Reichsraih.
SCHREVEI. (Thierry), dit Schre.eliu», orudit hollandais, né k Harlem en 1572, mort dans la même ville en 1054. Il obtint en IC0O la direction du collège de sa ville natale, passa ensuite au collège de Leyde avec le titre de recteur et enfin résigna, après dixsept ans d'exercise, ce dernier emploi pour étudier les annales de Harlem. On a de lui . Alexiacon, sive de patientia libri JV (Leyde, 1023, in- 18) ; Palxmon, sioe diatribes scholasticm (Leyde, 1626,in-lî); Harleminn (Leyde, 1647, in-4").
SCUREVEL (Corneille), dit Schreveliu»,
grammairien hollandais, fils du précédent, né h llar.em en 1G15, mort à Leyde en 1661. Il remplaça son perc comme recteur du collège de cette dernière ville. On lui doit ci n Lexicon manuale grgcn-latinom cl latino-grascum (Leyde, 16D4, in-8"), ouvrage fort estimé, et de nombreuses éditions da classiques latins.
SCHUEYVOGEL (Joseph) , littérateur allemand, connu sous le pseudonyme de Thoinn» ou Ciint-lea-Àugiiflie We»t, né k Vienne en 1768, mort en 18^2. Il lit .ses études duus sa ville natale, collabora ensuite k divers journaux d'Iéna jusqu'en 1802, où il succéda k Kotzebue dans l'emploi de secrétaire du théâtre de la cour k Vienne. Deux ans plus lard, il donna sa démission, ouvrit un comptoic industriel et artistique, dont il quitta la direction en 1814 pour .-e donner tout entier à la littérature dramatique et devenir secrétaire du théâtre du château (Burgtheater), au succès duquel il contribua éminemment. Il établit également sur de nouvelles bases le répertoire de cette scène et l'enrichit d'un grand nombre d'imitations do chefs-d'œuvre du théâtre espagnol, tels que Don Gutierre et la Vie est un songe, de Calderou, et Donna Diann, de lloreto. Los poésies originales, ainsi que ics nouvelles en prose de Schreyvogel sont écrite i dans un style correct ot élégant, mais ne s'élèvent guère audessus de la médiocrité. Ses Œuvres complètes ont été publiées en 4 vol. (Brunswick, 1828- 1829).
SCIIIUESSIIEIM, bourg du grand-duché do Bade, cercle du bus Rhin, bailliago et à 3 kilom. E. de LadeuburQ ; 2,500 hab. Fabrication do papier, alun, vitriol bleu et vert; exploitation de baryte. Aux environs, ruines d'un vieux château.
SCURIMM, ville de Prusse, province de Pose», r.'gcuco et à 45 kilom. S.-E. de Posen, sur une lie de la Wiutha; 4,005 hab. Commerce de grains, laines et draps.
SCIIRODDA, ville de Prusse, province, régence et k 40 kilom. N.-E. de Poseu , chefliou du cercle de son nom; 3,207 hab.
SCHKCHXK (Lucas), médecin allemand distingué, ne à Augsbourg en 1646, mort en 1730. Après avoir fait de bonnes études k la Faculté d'Iéna, il prit sa licence en 1609, lit divers voyages en Allemagne et en Italie, et revint prendre k Iéna son diplôme de docteur en 1071.11 se fixa k Augsbuurg, où il fut nommé médecin de l'hôpital en 1676. L'Académie des curieux de la nature l'admit nu nombre do ses membres. Dix ans plus tard, il devint président de cette société et directeur des éuhémérides qu'elle publiait. S"pt fois le collège des médecins d'Augsbourg lui conféra le décanut. A sa mort, il légua sa magnifique bibliothèque ;i la ville d Augsbourg. Scbrœok s'occupa particulièrement de pharmacologie. Son principal ouvrage est l'edition refondue qu'ii a donnée de la pharmacopée d'Augsbourg.
SCHR0ECKH (Jean-Mathias), historien allemand, né a Vienne en 1733, mort en 1S0S. Après avoir fuit ses premières études k Presbourg et k Klosterbergen, il se rendit, en 1752, k l'université de Gœttingue, d'où il passa, deux ans plus tard, k Leipzig pour y devenir le collaborateur de sou oncle Bel dans les Act/i cruditorum et dans la Gazette savante de Leipzig. Il fit en même temps des cours libres dans cette ville, y devint, eu 1762, professeur extraordinaire et fut appelé, en 1767, k Wiltemberg, où on le chargea d'une chaire do poésie qu'il <jmUu en 1775 pour ce. le d'histoire. 11 y fut, eu outre, nommé directeur de la bibliothèque, do l'université. Chercheur érudit et infatigable, il a fait preuve dans tous ses écrits de son amour pour la vérité et d'un rare talent d'exposition. Son style est noble, simple, clair et anime. Il faut citer, parmi ses ouvrages : Biographie universelle (Berlin, 1767-1791, 8 vol.); l'î/istoire de l'Italie, de la France, des Puy\-Has et de l'Angleterre, traduite des tomes VIII- XIV de l'Histoire universelle de Guthrie et Gray (Leipzig, 1770-1776) ; Histoire de i'Egtise chrétienne (Leipzig, 1768-1803, 35 vol.; rééditée par Tzsehirner jusqu'au XIVo vol. iuclusiv., 1772-1825), sou ouvrage capital, quu complète une Histoire de l'Eglise depuis la liéformaiion (Leipzig, 1801-1812, 10 vol., dont les deux derniers sont dus k Tzsehirner); Histoire universelle pour les enfants (Leipzig, 1779-1784, 6 vol.), traduite eu français (Leipzig, 1784-1790, 6 vol.); Diogniphies d'hommes célèbres (Leipaig, 1789-1791, 2 vol.); Hiitoriareligionis et L'cilesixchristiauas (Berlin, 1829, 7» edic). Tzsehirner a insère une biographie détaillée de Schrœckh. duus la
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