‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 172 sur 1059 · tome X de l'Histoire de l'Eglise depuis la Réformction · texte numérisé non relu

tome X de l'Histoire de l'Eglise depuis la Réformction

SCHROEDEIl (Jean-.Ioachim), orientaliste atlemnn 1, né à Neukirehen en 1680, mort à Marboug en 1756. Il étudia les langues orientais à' l'université de cette dernière ville el prit spécialement pour objet de ses études la langue arménienne. Il voulut même se rendre en Arménie pour se perfectionner dans lu connaissance de cette langue, mais il ne put aller plus loin que Moscou. Do retour & Marbourg, Schrœder fut nommé, en 1713, professeur de langues orientales e\ de théologie à l'université de cette ville. Kn 1737, il obtint dans la même université une chaire extraordinaire de théologie. On a da lui une excellente grammaire arménienne intitulée : Thésaurus linguss armenics antiqux et hodierns (l vol, in-4») et un dict onnaire arménien-latin, resté manuscrit.

SCHItCKDEa (Philippe-Georges), médecin allemai.d, lils du précédent, né à Marbourg en 1729, mort à Gœttingue en 1772. Il commença en 1747, à la Faculté de sa ville natale, ses études médicales qu'il continua à Iéna, à Halle et à Berlin, puis il visita les universités de Wittemberj, de Leipzig et de Casse), se rit recevoir docteur en médecine à Marbourg en 1752 et ouvrit des cours publics de médecine. En 1751, il fut nommé professeur ordinaire d'anatemie et, en 1756, on le chargea de l'enseignement de l'histoire naturelle. Nommé en 1763 premier professeur de médecine de l'université de Marbourg et médecin pensionné, il n'occ upa que peu de temps ce poste , car il reçu; en 1764 le titre de professeur ordinaire de médecine à Gœttingue. Il devint aussi président du collège de chirurgie et il reçut le titre de premier médecin de la cour. Ses pr ncipaux écrits sont : De convulsionibus ex hsemorrhugia nimia oriundis (Marbourg, 1752, ia-4°); De faetu in utero non respirante (Marbourg, 1752, in-4<>); Programma qvo quxslvmem, an aer sanguini in pulmonibus admisceatur, in partem afftrmativam resoivit (Marbourg, 1752, in-4<>); De obesitatevitanda; De cachexia et hydrope (1746); De universali corporum terrestrium atiraetione newtoniana generatim spectala (1759, in-4°) ; De indole et sede phreniiidis et paraplirenitidis analecta (1765, in-4°); De frequentioribus febriumprodromis geiieralia qusdam (1765, in-4<>) ; De hxmoftysi in génère, et speciatim ejus nexu cum varia ex hypockondriis valeiudine (1766, in-4°) ; De iuflammatione diaphr'agmalis (1770, in-4"J ; Opuscula medica antehaeseorsim édita, mme vero collecta, studio J.-Ch.-G. Ackermann (Nuremberg, 1778-1779, 2 vol. in-8°).

SCI1R0EDER (Théodore-Guillaume), médecin allemand, fils du précédent, né à Rinteln en 17E9, mort dans cette ville en 1793. Il lit ses et .ides médicales à Gœttingue, y fut reçu docteur en 1779, ouvrit alors des cours particuliers et, l'année suivante, alla se fixer à Casse! pour y pratiquer son art. Au mois de février 17S5, il fut nommé professeur au collège de médecine, et, en 1790, il devint médecin de la garnison de Rinteln et professeur de médecine à l'université de cette ville. Nous lui devons les ouvrages suivants: Disserlalio sistens pnenmonidis symptomatologiar.i et setiologiani (Gœttingue, 1779,in-4<>); Tractatus médiats de pneumunide ejusque speciebus (Gœttingue, 1779, in-4") ; De phthisi hepaUca, sistens symptomatologiam et stioloyiar.t (1791, in-8°) ; Historia febris bilioso- oituitoso-putrids, qus in variis flassig regioi ibus grassata est (Gœttingue, 1784, in-S0); De hydutidibus in corpore animait, prxse.'tim humano repertis (Gœitingue, 1791, in-8°); Phthiseologix systématisa spécimen (Gœttingue, 1791, in-4<>).

SCIIROEDER(Frédéric-Joseph-Guillaume), médecin allemand, né à Bielefeld en 1733, mort 1 Marbourg en 1778. Il étudia la médecine et la philosophie à Halle et à Erlangei) ; puis, après uu long voyjige dans la haute Saxe et dans le Harz, il alla à Wernigerode, près du docteur Hauser, son parent, et le suivit quelque temps dans sa pratique. Fixé en V5S, à Cassel, il obtint, l'année suivante, la place de médecin des eaux minérales de Hofgeismer et du district de Daniel. Kn 1762, il priî le titre de docteur en médecine a l'université d'Erlangen et fut nommé, deux ans après, second professeur de n.édecine a l'université de Marbourg. Parmi les écrits de Schrœder, nous citerons ; De splenis usu morboque splenico ad Werlhofium liber (Wolfenbuttel, 1761, in-8») ; De menslruo universali et /luidorum motu inlestino adhérente et resolvente (Marbourg, 1764, in-4°) ; De obstructione vasorum et morbis ab ea pendentibus (Marbourg, 1766, in-4u); De oitse vobore, tono et viialitate, neenan de medicamentis roboraniibus (Marbourg, 1771, in-4"); De modo quo venena ut medicamenta salutiria agunl (Francfort, 1773, in-4») ; De melicre methodo curationis per aquas minérales (1774, in-4«), etc.

SCnilŒDER (Jean-Samuel), naturaliste allemand, né à Rastenburg(Thuringe) en 1735, mort a Bukstœdt en 1808. Après avoir terminé ses études à. Iéna, il fut nommé successivement recteur de l'école de Dornburg, pasteur à Weimar et inspecteur du cabinet d'histoire naturelle da cette dernière ville. Ses principaux écrits sont : Dictionnaire litholcgique (Berlin, 1778, 8 vol. m-8°); In-

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troduction complète à la connaissance des pierres et des pétrifications (Altenburg, 1774, 4 vol. in-8°) ; Introduction à la conchyliologie (Halle, 1783, 3 vol. in-8°) ; Remarques et observations sur t' histoire naturelle (Leipzig, 1784, 4 vol. in-8°).

SCHRŒDER (Frédéric -Louis), célèbre comédien et dramaturge allemand, né à Schwerin, de parents comédiens, en 1744, mort en 1816. Sa mère, étant devenue veuve, se remaria en 1749, à Moscou, avec l'acteur comique Conrad Ackermann et l'abandonna.

Recueilli à Kœnigsberg par un pauvre savetier, qui lui apprit son état, i! reçut quelques éléments d'instruction grâce à un acrobate alors fameux, nommé Stuart, qui s'intéressa à lui. En 1759 seulement il revit sa mère, qui se contenta de le placer chez un marchand ; celui-ci, désespérant d'en faire jamais un commis passable, le renvoya. Il alla rejoindre sa mère, qui se trouvait alors en Suisse, ot débuta à Solothurn comme acteur et danseur de coi de. Il débuta en même temps comme écrivain dramatique, par une petite pièce traduite du français. Après avoir, pendant plusieurs années, parcouru l'Allemagne, il vint se fixer à Hambourg, avec la troupe dont Ackermann avait la direction, et obtint de grands succès dans cette ville, tant comme acteur comique que comme maître de ballet. Plus tard, il aborda le genre tragique et se fit la réputation du plus grand artiste de toute 1 Allemagne. A la mort de son beau-père, en 1771, il partagea avec sa mère la direction du théâtre de Hambourg et entreprit de populariser chez ses compatriotes les œuvres de Shakspeare. Dix ans après, un engagement avantageux l'appela a Vienne; mais il revint bientôt reprendre la direction de la scène hambourgeoise. En 1798 , il quitta le théâtre, se retira dans un petit domaine situé dans les environs et ne s'occupa plus de théâtre que comme auteur. Cependant, en 1811, il fut entraîné à reprendre une fois encore l'admistratiou du théâtre de Hambourg qu'il avait laissé si prospère et qui était alors complètement tombé. Il y perdit la fortune qu'il avait conquise par ses talents. Il existe une édition de ses œuvres (Berlin, 1831, 4 vol.), avec préface de Tieck. Le but de ses pièces est toujours moral, le style en est correct et souvent élevé.

SCHRŒDER (J.-Jérôme), astronome allemand, né à Erfurt en 1745, mort en 1816. Il étudia d'abord le droit à Gœttingue, puis il se dégoûta de la jurisprudence, se lia avec le mathématicien Ksestner, dans la société duquel il contracta la passion des études astronomiques, et devint directeur de l'observatoire de Lilienthal. Ses principaux écrits sont : Mémoires sur de nouvelles découvertes astronomiques (Berlin, 1788, in-8°) ; Fragmenls séténotopographiques (Helmstœdt, 1791, in-4°) ; Nouveaux mémoires pour les progrès de l'astronomie (Gœttingue, 1798, 2 vol.); Fragments chronographiqués(Gœlt'\Dgue,l&0S, in-8°) ; Fragments hermographiques (Gœttingue, 1816, in-S").

SCHIICEDER (Jean-Henri), historien et archéologue suédois, né à Westei-œs en 1791, mort à Upsal en 1857. Professeur d'histoire et d'archéologie et bibliothécaire à l'université d'Upsal, il devint, en 1S3G, directeur du cabinet de monnaies et médailles et historiographe officiel. On lui doit, entre autres ouvrages : Scriptores rerum suecicarum medii xvi (1818, 2 vol. in- fol.); Monumenta diptomalica (1822, 9 vol.) ; Incunabula artis typographies in Suecia (1842). Schrœder a collaboré aux Acta régis Societatis scieniiarum Upsaletisis et aux Mémoires de l'Académie royale d'histoire et d'antiquités,

SCHRŒDER(Frédéric-Charles-Constantin), peintre allemand, né en 1794, mort en 1835. Successivement apprenti pharmacien, ouvrier menuisier, il fut contraint d'attendre sa seizième année pour se livrer librement à la vocation irrésistible qui le poussait vers la peinture, et entra à l'Académie de Leipzig. Après avoir d'ubord pratiqué exclusivement le portrait, il aborda les scènes de genre, qui établirent solidement son nom. Parmi ses principales œuvres, on cite : les Petits drôles (1824) ; le Maître de musique, l'Appétit, le Sermon (1828); l'Anniversaire de la grand' mère, la Cuisine, le Pain sec (1830) ; Vente à l'encan après le décès du peintre, son chefd'œuvre (1S32); le Paillasse, Lu Fille de café, la Butte juive, la Noce d'or.

SCHROËDER VAN DER EOLK (Jacques- Louis-Conrad), physiologiste hollandais, ué à GrOningue en 1798, mort à Utrecht en 1862. Ses études terminées à l'université de Gœttingue, il ouvrit des cours libres dans cette ville, puis ii fut attaché à l'université d'Utrecht, d'abord comme professeur adjoint, ensuite comme professeur titulaire. On lui doit, entre autres travaux : De sanguinis vase effluenlis coagulatione ( GrOningue , 1820 , in-4"); Système de physiologie humaine (GrOningue, 1826) ; Système de physiologie comparée (GrOningue, 1842).

SCHRŒDER (Sophie), célèbre tragédienne allemande, morte le 28 septembre 1849. Longtemps attachée au théâtre de Hambourg, puis k celui de Vienne, cette érainente artiste, qui fit pendant de longues années la gloire des grandes scènes allemandes, a laissé des souvenirs inetf'iiçables dans les rôles de Phèdre,

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Mérope, Sapho, Médée, Jeanne de Montfaucon, lady Macbeth et d'Isabelle dans la Fiancée de Messine. Nature ardente et passionnée, douée des talents mimiques les plus extraordinaires, elle est considérée ajuste titre par ses compatriotes comme la plus grande tragédienne de son temps.

SCHROEDER-DEVRlENT(Wilhelmine

Schrœder, connue sous le nom de Mn>e)i cantatrice allemande, lille de la précédente, née à Hambourg le 6 octobre 1805, morte à Cobourg le 26 janvier 1860. Elle débuta à cinq ans au théâtre de Hambourg par de petits rôles d'Amour, dans le corps de ballet. Portée vers la tragédie par la nature ardente qu'elle tenait de sa mère, elle aborda^ à peine âgée de quinze ans, le rôle d'Aride de la Phèdre de Racine, traduite par Schiller, et se fit ensuite applaudir dans la plupart des pièces originales du tragique allemand. Mais, eu 1821, quittant la tragédie pour l'opéra, elle parut a l'improviste dans le rôle de Pamina de la Flûte enchantée, joua ensuite Léonore, dans Fidelio, et éclipsa toutes les cantatrices ses devancières. Célèbre dès lors par la beauté de sa voix et son talent dramatique, elle parcourut l'Allemagne et recueillit partout les plus grands succès. En 1823, elle épousa à Berlin Charles Devrient(v. ce nom), qui l'emmena à Dresde; mais cette union fut rompue par un divorce au bout de cinq ans. Conservant néanmoins le nom de Devrient ajouté au sien, elle revint à Berlin (1828). Elle eut à lutter contre le mauvais vouloir de Spontini, qui ne pouvait pas lui pardonner d'avoir refusé de paraître dans sa Vestale, après MUS Schechner, et fit applaudir le nom de Weber et le sien, dans l'Euryunthe, qu'elle chanta sur la scène de Kœnigstadt, Appelée au Théâtre-Italien de Paris, en 1830, elle y reçut un accueil favorable ; de retour en Allemagne, une série d'ovations l'attendait sur son passage. Engagée de nouveau à Paris pour une saison, elle n'y réussit cette fois que médiocrement; ette dut se retirer devant les Pasta, les Sontag et les Malibran. Celait en 1832. Londres la dédommagea de la froideur parisienne, et son succès y fut si unanime qu'on voulut l'applaudir encore en 1833 et en 1837. Après une excursion â Saint-Pétersbourg, elle revint à Dresde. En 1842, sur les sollicitations de Meyerbeer, elle se rendit à Berlin et y joua le rôle de Valentine des Huguenots. Remariée en 1850 avec un riche Livonien, elle suivit son second mari en Livonie. La voix de celte célèbre cantatrice était belle, large et pleine de force, mais elle manquait de timbre ; sous le rapport de la mimique, Mm" Schrœder-Devrient est demeurée sans rivale; nulle n'a su tirer un meilleur parti de l'expression dramatique et du geste. Les rôles qui lui ont valu ses plus éclatants triomphes sont ceux de Fidelio, ù'Euryanthe, de Donna Anna, de Desdemone, de la Vestale, de Bornéo, à Emmeline, de la Somnambule, de Norma et de Valentine.

SC11RQEDER (Louis), sculpteur, né à Paris en 1828. Elève de Rude et de A.-L. Daman, il débuta par un buste de femme au Salon de 1848 et a exposé depuis un grand nombre d'oeuvres dans lesquelles il a fait preuve d'un talent sérieux. M, Schrœder a obtenu des secondes médailles en 1852, 1857 et 1869. Nous citerons de lui : Luther enseignant l'Evangile au peuple, statuette; Tristesse de l'Amour à la vue d'une rose brisée (1849), statue qui a figuré en marbre au Salon de 1852; Buste (1S53); le Philosophe Anaxagore, statue; la Déception, buste à l'Exposition universelle de 1855; la Chute des feuilles, statue plâtre (1857), exposée en marbre en 1S59 et regardée comme le meilleur de ses ouvrages ; le Baume maternel, groupe ; le Matin, buste (1861); la Poésie pastorale, groupe en marbre (1865); la Chute des feuilles, statuette (1866); le buste du docteur Ilostan (1867) ; l'Agriculture, statue ; le médaillon du pasteur Meyer (1869) ; la Poésie pastorale, groupe en terre cuite; le Prince impérial, statuette en terre cuite (1870); le Iloi David, statue (1872); VArt étrusque, statue; Jay, buste (1873); V. Baltard et le Docteur L..., bustes (1875). Parmi les œuvres de M. Schrœder qui n'ont pas figuré aux expositions, nous citerons : l'Ange de la compassion, statue (1861), pour Saint-Eustache ; l'Ange de la méditation, l'Ange de l'intercession, pour le presbytère de Suint-Leu (1863); Deux anges gardiens, statues pour l'église Saint-Augustin (1865) ; le Génie de ta navigation, statue au palais des Tuileries ; le Docteur Jtostan, statue en marbre, au cimetière Montmartre, etc.

SCHRQEDTER (Adolphe), peintre et graveur allemand, né à Schwedl(Prusse) enl805. Après avoir étudié la gravure à Berlin, il se rendit à Dusseldorf, suivit les cours de l'Académie de cette ville et apprit la peinture sous la direction du célèbre de Schadow. Artiste d'un esprit humoristique et origiual, il se fit rapidement connaître par les nombreux dessins qu'il a exécutés pour illustrer des ouvrages, par d'excellentes gravures, par des peintures degenreetdes peintures décoratives. Nommé membre de l'Académie de Berlin (1835), il fut attaché comme professeurs l'Ecole polytechnique de Carlsruhe en 1859. Parmi ses petits tableaux, traités avec beaucoup d'esprit et de finesse, nous citerons : la Dégustation (1832), son œuvre de début; la Vie domestique du Rhin; Sa Majesté le vin du Rhin; le Cellier d'Auerback et plusieurs tableaux dont les su-

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jets sont tirés du Don Quichotte, des pièces de Shakspeaie où Falstatf se trouve mis en scène, de la légende d'Eulenspiegel et de celle de Munchhausen. Citons encore de lut : les Quatre saisons, cartons qui ont figuré à l'Exposition universelle de Paris en 1855, et des aquarelles : le Punch, le Champagne, la Vin du Rhin, la Boisson de mai, etc.

SCHRCETER (Jean-Samuel), naturaliste et ■ecclésiastique luthérien allemand, né à Rastenburg en 1735, mort à Bukstœdt en 1S08. On a de lui les ouvrages suivants sur l'histoire naturelle, tous en allemand : Diction' naire lithologique (Berlin, 1772-1788, 8 vol. in-8o); Journal pour les amateurs du règne minéral et de la conchyliologie (Weimar, 1773-1780, 6 vol. in-so) \ Introduction complète à la connaissance el à l'histoire des pierres et des pétrifications (Altenburg, 1774- 1784, 4 vol. in-8»); Dissertations sur différents objets d'histoire naturelle (Halle, 1775, 2 vol. in-8°); Introduction à la conchyliologie d'après Linné (Halle, 1783- 178C, 3 vol. in-8<>); Remarques et observations sur l'histoire naturelle, principalement sur lescoquilles et les fossiles (Leipzig, 1784-1787, 4 vol. in- 18) ; la Vieillesse ou Moyen infaillible d'atteindre un âge avancé, nouvelle éditiou (Berlin, 1805, in-80), et un grand nombre d'articles dans des recueils périodiques dont il fut le collaborateur.

SCURGETER (Louis-Philippe), médecin allemand, né à Rinteln en 1746, mort en 1800. Il fit ses études médicales dans sa ville natale et à Gœttingue, se fit recevoir docteur dans cette dernière ville en 1769 et alla pratiquer ^ Bassom, près de Brun. En 1774, il obtint une place de second professeur ordinaire de médecine à Rinteln et devint en 1787 médecin des eaux minérales de Ridemberg, puis médecin pensionné du duché de Schaumbourg. Deux ans après, il reçut le titra de conseiller à la courdeHesse-Cassel; enfin, en 1790, il fut nommé premier professeur de médecine de la Société de Rinteln, poste qu'il conserva jusqu'à sa mort. Parmi ses écrits, nous citerons les suivants : De phthisi ejusque dijferentiis (Rinteln , 1769, in-4») ; Dissertatto sistens observutiones physica-medicas de vocis signo in morbis characterislico (Rinteln, 1777, in-4°) ;J3escriptio anatomica duorum vitulorum bicipitum et conjecture de causis monslrorum (Rinteln, 1777, in-40); De angina (1778, in-4°); Deuteriruptura, (Rinteln, 1780, iu-4<>).

SCHROZDERG, village du Wurtemberg, cercle de l'Iaxt, bailliage et à lSkilom. N.-E. de Gerabronn; 1,187 hab. Beau château seigneurial des princes do Hohenlohe-iEhringen.

SCHRYVER (Pierre), dit Scri«eriu>, poëte et philologue hollandais, né à Harlem en 1576, mort à Leyde en 1660. Il étudia d'abord la jurisprudence par ordre de sa famille; mais aussitôt qu'il eut conquis son indépendance, il renonça au barreau et s'adonna aux lettres. Schryver était un courageux patriote. Ami de Barneveldt, de Grolius et d'Hogerbeets, il fut, pour quelques vers à la louange de ce dernier, condamné à, une amende de 200 florins. On lui doit, entre autres ouvrages : Des anciens Balaves (Leyde, 1706, in-S»); Batavia illustrata (Leyde, 1609, in-4«) ; Saturnalia, sioe de usu et abusu tabaci (Harlem, 1628, in-8°); Chronicon Hollandise (Amsterdam, 1663, in-4°); Opéra, anecdota, philologica et poetica (Utrecht, 1738, in-40).

SCHHYVUR (Corneille), dit Grapbni», poète flamand. V. Graph^eus.

SCHTCHERBATOFF(Michel-Mikailowitch,

prince), administrateur et historien russe, ne à Moscou en 1733, mort en 1790. Il débuta dans les gardes du corps du régiment de Séménnff, devint capitaine , prit ensuite sa retraite et fut député par la noblesse de laroslaw auprès de la commissiou chargée de rédiger un nouveau code de lois. Successivement maître des cérémonies, chambellan, conseiller iutime, sénateur, il fut chargé par Catherine II de mettre en ordre les archives du cabinet secret de Pierre le Grand. On lui doit : le Livre des exars (Saint-Pétersbourg, 1769); Histoire russe (Saint-Pétersbourg, 1770) ; Journal ou Ephémérides de Pierre te Grand (Saint-Pétersbourg, 1770, 2 vol.); Journal de toutes les lettres et papiers d'affaires courantes de Pierre le Grand (Saint- Pétersbourg, 1774) ; Sur les anciennes classes d'ordre et de rang en Russie (Moscou, 1784).

SC1IUBART (Christian -Frédéric -Daniel), poète et musicien allemand, né k Oberrontheim, en Souabe, en 1739, mort en 1791. Peu d'existences furent plus vagabondes, plus tourmentées que celle de Schubart. Au sortir de l'université d'Iéna,oii il s'était couvert de dettes, il alla s'établir & Geislegen comme maître d'école et organiste, puis il devint directeur de musique à Ludwisgbourg. Malheureusement, son caractère satirique lui aliéna les esprits et il dut quitter Ludwisgbourg. Ses mordantes railleries le firent chasser successivement d'Heilbron, d'Heidelberg, de Manheim, de Munich, d'Augsbourg, d'Ulni. Ayant eu, dans cette dernière ville, l'imprudence de faire courir le bruit que Marie-Tnérèse avait succombé à une attaque d'apoplexie, il fut enfermé dans la forteresse ae Hohenasperg et subit, sans jugement, une.captivité de dis ans. Lors de sa mise en liberté, il sut se concilier la sympathie du roi de Prusse, qui le

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nomma directeur de la musique de la cour et du théâtre de Stuttgard. Les œuvres complètes de Schubart, parmi lesquelles brille en première ligne son magnifique poBme du Juif errant , ont été imprimées-k Stuttgard (1839-1840).

SCHUBART DE KLEEFELD (Jean-Chrétien), agronome allemand, né kZeits en 1734,mortà Saxfeld-Cobourg en 1787. D'abord apôtre ferventdelafranc-maçonnerie,il futnoinmé, pendant la guerre de Sept ans, commissaire des guerres de l'armée du Hanovre, puis conseiller aulique de Hesse-Darmstadt. C'est k ce moment qu'il se consacra entièrement à l'agriculture, et sa propagande en faveur du trèfle lui valut son surnom de Kieefoid (champ de trèfle). Le résultat de ses observations et de ses travaux a été consigné dans ses Ecrits d'économie rurale et publique (Leipzig, 1786, 6 vol. in-8°) et dans sa Correspondance économique (Leipzig, 1786, 4 cahiers in-8°).

SCHUBERT ou DE SCHUBERT (Frédéric- Théodore), astronome allemand, né en 1758, mort en 1825. Destiné à la carrière ecclésiastique,il fit ses études théologiquesk Gœttingue, puis accepta une place de précepteur auprès de jeunes Suédois qu'il reconduisit dans leur pays, où il apprit les éléments de l'astronomie. Ses progrés dans cette science furent si rapides et eurent un tel retentissement qu'ils éveillèrent l'attention du gouvernement russe. Schubert fut appelé avec le titre de géographe particulier par l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg, dont il devint membre en 1789. Successivement inspecteur de la bibliothèque et du cabinet des médailles de l'Académie, premier astronome de l'observatoire, il devint, après une excursion scientifique et littéraire en Chine, conseiller d'Etat provincial et enfin conseiller d'Etat (1816). Ses principaux ouvrages sont : Traité d astronomie théorique (1798, 3 vol, gr. in-4°) ; Astronomie populaire (Saint- Pétersbourg, l&0$,3vo\.); Histoire de l'astronomie (Saint-Pétersbourg, 1804, in-8°); De l'emploi du galvanisme sur les sourds de naissance (Dresde, in-8«).

SCHUBERT*(Gotthielf-Heinrich von), philosophe et naturaliste allemand, né a Hohenstein (Saxe) en 1780, mort à Laufzorn en 1860. Il lit ses études à Weimar, suivit ensuite des cours de théologie et de médecine aux universités de Leipzig et d'Iéna et fut reçu docteur en théologie et en médecine. Depuis deux ans il exerçait a Altenbourg l'art médical, lorsque, à l'audition des leçons de Werner, il s'enthousiasma pour les sciences naturelles. 11 résolut alors de s'y livrer tout entier et de donner à ses travaux une direction philosophique. M. Schubert a été le précepteur de la duchesse Hélène d'Orléans. En 1816, il fut nommé professeur d'histoire naturelle k Erlangen, puis il passa en la même qualité k Munich, où il devint conseiller intime et membre de l'Académie des sciences de Bavière. On a de cet écrivain : Obscurité" des sciences (Dresde, 1808); Pressentiment d'une histoire générale de la vie (Leipzig, 1806-1820); le Monde primitif et les étoiles (Dresde, 1822); la Structure du monde, la terre et l'époque humaine (Erlangen, 1852); Symbolique du rêve (Leipzig, 1840) ; Histoire de l'âme (Stuttgard, 1830); Anciens et nouveaux fragments sur l'âme (1817-1844); Manuel de minéralogie , Manuel d'histoire naturelle, la France du Sud et l'Italie (1827- 1831); l'Orient (1838-1839); Lettres originales de J/me la duchesse d'Orléans, souvenirs biographiques (Genève et Paris, 1859); Histoire naturelle des mammifères, trad. en fiançais (1861, in-fol.). On a également traduit de lui en français : la Vie de Bernard Ooerberg (1843) ; Jacob Werner (1845) ; la Vie de Frans Hochwarten (1845); Philippe Ahston (1854).

SCHUBERT (Ferdinand), compositeur de musique allemand, né k Vienne en 1794, mort aux environs de cette ville en 1859. Il professa la musique d'abord à titre de professeur adjoint à l'école des orphelins de Vienne, puis, à partir de 1824, dans les écoles normales primaires et dans les écoles musicales de Cette ville. On a de lui : la Petite espiègle, opérette; la Glaneuse, opéra; Marche militaire, qui est un chef-d'œuvre; sonates, chansons, motets, etc.

SCHUBERT ( François - Pierre ) , célèbre compositeur allemand, frère du précédent, né à Vienne en 1797, mort dans la même villa en 1828. Il était tils d'un maître d'école, passionné pour la musique, qui lui fit donner des leçons par Michel Holzer. La beauté de sa voix et son intelligence musicale le nient admettre comme enfant de chœur k la chapelle impériale, et dans le même temps il se livra à l'étude du piano et de plusieurs instruments à cordes, qu'il cultiva avec tant de succès que, avant l'âge de quinze uns, il put tenir l'emploi de premier violon dans les répétitions u'orchesire. L'organiste de la cour, Rueziezka, fut son maître d'harmonie, etSalieri, l'auteur de l'opéra des Danaïdes, lui enseigna le chant et la composition. Dénué de ressources, il donna des leçons de musique pour vivre, sans songer a tirer parti de son, talent de compositeur. • Dès son enfance, dit Kétis, il avait écrit beaucoup de compositions instrumentales, telles que quatuors et symphonies; plus tard, il s'essaya dans

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tous les genres. Dans quelques-uns, et surtout dans les ballades et les chansons, il fit preuve de génie et se créa un style dans lequel il a eu beaucoup d'imitateurs, mais pas de rivaux, chacune de ces petites pièces devenant par ses inspirations un drame entier, où la nouveauté de la mélodie, la justesse de l'expression et jusqu'aux détails de l'accompagnement s'unissent pour former un ensemble souvent complet et parfait. Créateur de ce genre, il y a attaché son nom de manière a le rendre impérissable.» Ces lieder, exécutés d'abord en famille, dépassèrent peu k peu le cercle de l'intimité et devinrent trèspopulaires en Allemagne; rien n'égale la suavité de quelques-unes de ces petites compositions, parmi lesquelles nous citerons : l'Adieu, la Sérénade, Requiescant in pace, Ave Maria, Dis-le-moi, les Plaintes de la jeune fille, le Roi des aunes, Marguerite , leYoyageur, la Trinité, \'Aiiente,Berceuse, etc. Leur succès et celui de quelques compositions instrumentales , trios et quatuors pleins de verve et de fantaisie, l'engageront a travailler pour le théâtre, mais il n'y réussit qu'imparfaitement et une maladie de langueur l'emporta à trente ans , avant qu'il eût pu donner toute sa mesure. Il n'a eu d'ardents admirateurs qu'après sa mort. Pendant qu'il s'éteignait dans une demi-obscurité, ses lieder, traduits en français par Boulanger et E. Deschamps , interprétés par Nuurrit et par Fr. Wurtel, excitaient en France un véritable enthousiasme. Ses éditeurs n'en firent connaître cependant qu'une faible partie : Quarante mélodies de Schubert (Paris, 1828, in -4°). Voici la liste de ses principales œuvres. Opéras : Der Spiegelrilter (le Chevalier du miroir) ; Des l'eufels Lust Schloss (le Château de plaisance du diable), terminé en 1814 ; Fernando, opéra en un acte (1815); Claudine de Villabella; Rosamunda; les Conjurés; Der Minnesinger ; les Amis de Salamanque, opéra en deux actes (1815) ; Un emploi pendant quatre'ans, opéra en un acte (1815); la Caution, opéra en trois aetes (1816); les Frères jumeaux, opéra en un acte; Une harpe, opéra-féerie en trois actes (1820); Fier-à-bras, opéra en trois actes; le Mauvais ménage, opéra en un acte (1833). Musique instrumentale : Quatuor pour deux violons, alto et basse, en la mineur; deux Quatuors en mi bémol et en mi; grand Quatuor en fa; grand Quintette en la, pour piano, violon, alto, violoncelle et contre-basse ; grand Trio pour piano, violon et violoncelle ; Rondeau brillant pourpianoet violon ; trois Sonatines. Enfin, il a composé une foule de sonates et pièces diverses pour piano à quatre mains ; grandes sonates pour piano seul, en la mineur et en ré; un très-grand nombre de rondeaux, fantaisies et pièces diverses pour piano seul ; Messe k quatre voix et orchestre ; Tanlum ergo, k quatre voix et orchestre; deux Offertoires, pour soprano ou ténor, orchestre et orgue; Antienne pour le dimanche des Rameau*, k quatre voix et orgue; le Vingt-troisième Psaume, pour deux sopranos et deux contraltos, avec orgue ou piano. Schubert a laissé en manuscrit six messes et sept symphonies, dont une seule a été publiée après sa mort. Ce sont ses mélodies qui ont rendu son nom impérissable. «On ne saurait prononcer le nom de Schubert, dit M. D. Balleyguier, sans penser aussitôt k ses mélodies, et cependant combien peu connaissent l'œuvre de ce grand génie ! On croit, après s'être procuré le petit volume édité par la maison Riehault et intitulé : Quarante mélodies de Schubert, pouvoir se prononcer sur le mérite de ce grand compositeur. On ignore généralement qu'il a écrit plus de trois cents mélodies k une voix, toutes, pour le moins, aussi remarquables que les quarante qui ont été vulgarisées par Nourrit et M. Wartel, des chœurs, des morceaux de piano, des symphonies, des quatuors, des morceaux d'église. Il est vrai que ses mélodies ou lieder lui assignent réellement une place k part parmi les maîtres. Ses chœurs ne valent pas ceux de Mendelssobn; ses morceaux de piano, à part deux ou trois d'une grande beauté, sont effacés par ceux de Weber; les symphonies de Mozart, de Beethoven et d'Haydn font trouver pâles les siennes; il en est de même pour ses quatuors. Ses morceaux d'église affectent une teinte 'plutôt mélancolique que religieuse. Mais qui dira le charme infini qui s'empare de vous à la lecture de ses lieder? C'est bien la la musique intime, et cette musique intime est en effet bien peu faite pour notre siècle. Ce qu'il faut aux mélodies de Schubert, c'est un auditoire peu nombreux, des cœurs chauds et aimants qui prennent plaisir k tout ce qui élève l'unie. Quand vous pourrez vous trouver dans des conditions analogues, que l'un de vous se place au piano, qu'il ouvre au hasard un des cahiers îles mélodies de Schubert et qu'il accompagne la première personne- venue sachant déchiffrer et possédant l'intelligence poétique; vous passerez des heures enchanteresses, vous vous oublierez longtemps devant ces pages délicieuses, et vous ferez éprouver à ceux qui vous entourent des émotions infinies. C'est que Schubert est le peintre des sentiments. Ses accompagnements, souvent imitatifs, ont surtout le privilège de vous transporter sur le lieu, k l'heure même où se passe la scène qu'il dépeint; et sa mélodie, toujours franche et inspirée, vous revient plus tard à la mémoire, et vous la fredonnez,

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tandis que se retrace en vous-même le dessin de I accompagnement. »

SCHUBERT (Frédéric -Guillaume), historien et économiste allemand, né k Kcenigsberg en 1799, mort dans la même ville en 1868. Après avoir fait, comme volontaire dans les chasseurs, la campagne de France en 1815, il s'occupa d'études historiques à l'université de sa ville natale, y prit ses grades en 1820 et fut nommé professeur suppléant (1823), puis titulaire (1826) d'histoire, de géographie et de statistique. En 1844, il reçut le titre de conseiller intime, fut élu en mai 1848 membre de l'Assemblée nationale de Francfort et se montra l'un des chefs de la fraction du Casino, avec laquelle il se sépara du parlement le 20 mai 1849. Après avoir assisté la même année, comme représentant de la ville de Kœnigsberg, k la conférence ministérielle de Berlin, il devint successivement membre de l'assemblée d'Erfurt, de la première et de la seconde Chambre de l'assemblée des états prussiens, où, pendant les sessions de 1850 k 1352, il prit part aux débats sur les questions financières. De 1858 k 1864, il siégea de nouveau k la Chambre des députés et fut ensuite nommé, sur la présentation de l'université, membre k vie de la Chambre des seigneurs, aux séances de laquelle il prit part régulièrement depuis 1865. On a de lui plusieurs ouvrages remarquables, qui ont la plupart pour sujet l'histoire de la maison de Honenzollern et de la monarchie

ftrussienne, ou le développement général de a statistique des Etats de l'Europe. Nous citerons, parmi ses écrits : la Première manifestation de l'existence politique de la Prusse sous le grand électeur (Kœnigsberg, 1823) ; De Romanorum tedilibus (Kœnigsberg, 1828) ; Documents pour l'histoire de l'ordre Teutonique (Kœnigsberg, 1831); Tableau delà Prusse orientale et occidentale dans le Calendrier historique et généalogique de Berlin (1834- 1836); Manuel de la statistique générale de l'Europe (Kœnigsberg, 1835-1848, tome le', parties 1 k 4; tome II, parties 1 k 3), son principal ouvrage, qui renferme, jusqu'k ce jour, les cinq grandes puissances de l'Europe, avec l'Espagne, le Portugal et les Etats de l'Italie; Recueil des archiaes de la constitution et des lois fondamentales des Etats de l'Europe, ainsi que des Etats libres de l'Amérique du Nord (Kœnigsberg, 1840-1850, 2 vol.). M.Schubert a encore fourni un grand nombre d'études sur les mêmes matières à différents recueils scientifiques, notamment aux Dissertations historiques et littéraires de la Société royale allemande, qu'il a lui-même éditées (Kœnigsberg, 1830-1837, 4 vol.). Il a, en outre, surveillé, avec Rosenkranz, la grande édition des Œuvres complètes de Kant (Leipzig, 1838-1842, 12 vol.). Dans le premier volume de cette collection, il a inséré la première biographie complète de; ce poète, écrite en mujeure partie d'après des sources manuscrites. Enfin, il était, depuis 1825, président de la Société royale allemande de Kœnigsberg.

SCHUBERTIE s. f. (chu-bèr-tî — de Schubert, bot", allem.). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des asclépiadées, tribu des cynanchées, dont l'espèce type croît dans l'Amérique tropicale. Il Syn. de horskieldib et de taxodiër, autres genres de végétaux.

SCHUB1N, ville de Prusse, province de Posen, régence et k 24 kilom. S.-O. de Bromberg, sur la Gorzawka, chef-lieu du cercle de son nom; 3,160 hab.

SCHUBLÉRIE s. f. (chu-blé-rî — de Sthubler, botan. allem.). Bot. Genre de plantes, de la famille des gentianées, tribu des sébœées, comprenant plusieurs espèces qui croissent au Brésil.

SCHUCH (Wolfgang), prêtre catholique, brûlé vif k Nancy en 1525. Partisan do la Réforme, Schuch en prêchait les idées k Saint-Hippolyte, en Alsace, lorsque la guerre des paysans commença. Schuch adressa alors au duc de Lorraine Antoine, son suzerain„une Lettre où il repoussait avec force le reproche de sédition et de révolte, opposait nettement, disent MM. Haag, au principe de l'insurrection le principe évangélique de l'obéissance passive, et se déclarait prêt k rendre raison de sa foi et de son espérance. Mais le duc ne tint aucun compte de cette lettre et donna l'ordre de marcher sur Saint-Hippol3'te pour en exterminer les habitants, dont le crime était d'avoir embrassé la Réforme. A cette nouvelle, Schuch se rendit à Nancy pour apaiser le duc et lui prouver son innocence et celle de ses paroissiens, conduite courageuse et d'autant plus méritoire que l'excellent Schuch était père de sept enfants. A l'instigation du fanatique et cruel Théodore de Chaumont, abbé de Saint-Antoine de Vienne et inquisiteur du saint-siège, il fut immédiatement jeté en prison et son procès Commença. Les débats furent courts, et le pauvre prisonnier condamné au feu marcha au supplice avec fermeté.

SCHUCHHARD (Louis-Henri), grammairien allemand, né k Amorbach en 1795, mort en 1824. Il voyagea dans sa jeunesse, vint k Paris en 1819, puis retourna dans sa ville natale pour être secrétaire du duc de Kent. La mort du duc força bientôt Schuchliard k chercher une autre position. Il revint k Paris et obtint une place de professeur de langue allemande à l'école militaire de La Flèche.

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C'est 1k qu'il composa une grammaire allemande qui, s'il faut en croire MM. Hase et Letronne , était supérieure à toutes celles qu'on avait publiées jusqu'alors, c'est-à-dire jusqu'k 1823. Le titre de cet ouvrage est : Grammaire allemande, par feu M. L.-II.

Schuchhard, professeur k l'école royale de La Flèche, ouvrage adopté par le gouvernement pour les écoles royales militaires (Paris, 1825, in-8°), précédée d'une notice biographique sur l'auteur par MM. Hase et Letronne.

SCHUCHIA s. m. (chu-chi-a — de Schuch, botan. allem.). Bot. Genre d'arbres, de la famille des vochysiacées, formé aux dépens des qualéas, et dont l'espèce type croît au Brésil.

SCIIUCK1NG (Christophe-Bernard-Levin), littérateur allemand, né k Clemenswerlh, dans les environs de Munster, en 1814. Il étudia le droit aux universités de Munich, d'Heidelberg et de Gœttingue ; mais il renonça au barreau et s'adonna k la littérature. Chargé, en 1843, de terminer, l'éducation de deux jeunes princes de la maison de Wrede, il s'établit 1 année suivante k Cologne, où il prit part k la rédaction de la Gazette universelle (Allgemeiner Zeitung) et de la Gazette de CoCogne (Kœlnischer Zeitung). Après des voyages en France et en Italie, il se retira en 1852 dans une propriété auprès de Munster, où, depuis cette époque, il a vécu uniquement occupé de travaux littéraires. On a de lui un grand nombre de romans, qui peuvent être rangés parmi les meilleures productions de ce genre k notre époque. Nous citerons les suivants : Un château à la mer (1843, 2 vol.); Une action ténébreuse (1846); Un fils du peuple (1849, 2 vol.); le Prince des paysans (1851, 2 vol.); la Reine de la nuit (is52) ; Un secret d'Etat (1854, 3 vol.); le Sphinx (1856); le Héros de l'avenir (1856) ; Du temps de la grande impératrice (1858, 2 vol.); Paul Bronckhorst (1859. 3 vol.); le Château de Rheider (1859,

2 vol.); la Vivandière de Cologne (1860,

3 vol.); les Conjurés et leur juge (1861, 3 vol.); Femmes et énigmes (1864, 2 vol.); Une société par actions (1863, 3 vol.); les Roules tortueuses (1867, 3 vol.), etc. On a encore de lui : la Westphalie pittoresque et romantique (1842); la Cathédrale de Cologne et son achèvement (1842); Poésies (1846); Nouvelles (1846, 2 vol.); Un pèlerinage à Rome (1849) ; Henri de Gagent, étude biographique (1849); plusieurs drames, entre autres la Lutte d'éloquence à Florence (1854) ; deux comédies, Marie-Thérèse et les Prétoriens, plusieurs fois représentées; Lettres généanomiques (1855), dans lesquelles il aborde le terrain de la science anthropologique; Recueil de récits et de nouvelles (1859-1865, 6 vol.); Annetle de Drosle (1862), esquisse biographique. Il a recueillilui-mèine les plus remarquables d'entre ses écrits sous ce titre : Romans choisis (1864. 12 vol.).

SCHUCKING (Louise db Gall, dame), romancière allemande, épouse du précédent, née en 1815, morte en 1855. Elle s'est fait connaître en littérature par des Nouvelles féminines (1845, 2 vol.), et par deux romans, Contre le torrent (1851, 2 vol.) et le Nouveau chevalier de ta croix (1853). On lui doit, en outre, une comédie, Une mauvaise conscience, qui a été représentée plusieurs fois avec succès. Après sa mort, son mari publia sous ce titre, la Vie des femmes (1856, 2 vol.), un recueil de nouvelles intéressantes qu'elle laissait en manuscrit.

SCHUCRMANN (Frédéric, baron de), homme d'Etat allemand, né k Mœln (Mecklembourg-Selrwerin) en 1755, mort en 1834. Après avoir fait ses études k l'université de Halle, il entra au service de la l'russe, devint, en 1790, juge supérieur des mines en Silésie et passa la même année, par le crédit du ministre Heinitz, k Breslau en qualité de juge k la monnaie royale. En 1795, il fut nommé président de la chambre de Baireuth, puis, l'année suivante, de celle d'Anspacb. Pendant la guerre de 1806 et 1807, il s'efforça de préserver autant que possible cette contrée des ravages des animées; mais sa position devint tres-difticile lorsque le comte de Gœtz tenta de surprendre les Français. La vigilance de Schuckmann fit, il est vrai, échouer cette tentative, mais il n'eu devint pas moins suspect aux Français qui, en mai 1807, l'emprisonnèrent d'abord kMayence, puis k Heidelberg. Oublié k la conclusion de la paix, il ne fut rendu k la liberté qu'en 1808 et devint, en 1810, conseiller d'Etat intime et chef de la division du commerce, des cultes et de l'enseignement public au ministère de l'intérieur. Ce fut sous son administration que se termina complntuinent l'organisation des universités de Berlin et do Breslau. Nommé, en 1814, k la fuis ministre de l'intérieur, de l'instruction publique et des cultes, il perdit ce dernier département au changement de cabinet en 1817, et prit k la place la direction des forges et des mines, k laquelle il joignit encore, en 1819, celle de la haute police de sûreté. Une nouvello transformation du cabinet lui enleva la môme année le portefeuille de l'intérieur, mais il reçut alors celui du commerce et de l'industrie, qu'il ne résigna que quelques mois avant sa mort. Il avait reçu du roi le titre de baron, en récompense de ses services. Schuckmann est l'un, des hoin-

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mes d'Etat qui ont le plus contribué au développement de la nouvelle vie politique de la Prusse, et on lui doit l'établissement en Prusse des lois relatives à la propriété foncière et seigneuriale. On a de lui : Idées pratiques sr.r tamélioralion des finances (Tubingue, 18C8) et Remarques contre la brochure de Itaumer au sujet de l'impôt sur le revenu, SC11UDEROFF (Georges-Jonathan), théologien allemand, né à Gotha en 1766, mort en 1843. Entré, en 1790, dans la carrière ecclésiasiiqini, il exerça successivement le ministère dans différentes villes, devint, en 180G, premier pasteur et surintendant de Ronnebour^-, puis, en 1824, conseiller consistorial, et fut mis à Ja retraite en 1836, avec les titres de conseiller intime consistorial et d'inspecteur religieux, titres qui lui furent enlevés on 1838, à la suite de deux brochures des i<lus vives qu'il avait publiées contre Je rescrit consistorial d'Altenbourg et contre l'auteur de ce rescrit, le surintendant Hézékiel. Schuderoif doit être placé au rang des défenseurs les plus remarquables du rationalisme. On cite, parmi ses nombreux écrits: Lettres iur l'éducation morale au point de vue de la philosophie moderne (Leipzig, 1792); Sur la c'ùcipline ecclésiastique, surtout en ce qui concerne l'Eglise protestante (1809), brochure cui souleva une vive polémique et à laquelle se rattachent les quatre ouvrages suivants. : Opinions et souhaits concernant le culte et le clergé protestants (1814); Lettres sur le culte protestant (1815) ; Principes de la constitution et du droit de l'Église chrétienne évangéli'que (1817) et De la constitution consistoriale (1831); Nouveau recueil de sermons, de fêtes, etc., avec Rœhr et Sehleiermacher (1823); Heures de loisir (1823-1825, 2 vol,); Opuscuhs sur le droit ecclésiastique, sur la philosophie et sur la religion (1837), etc. On lui doit ancore deux ouvrages anonymes : les Martyrt de f amour (1805) et Richard et Auguste, roman en lettres (1805); enfin, il avait fondé, ei 1802, le Journal pour le perfectionnement det ecclésiastiques et des instituteurs, etc., qu'il fit paraître jusqu'en 1832.

SCHUÈLE s. f. (chu-è-le). Agric. Masse de bois sinmanchée d'un bâton, dont on se sert pour fouler le cresson dans les fosses pleines l'eau.

SCHU1T s. m. (chu-itt). Métro). Monnaie d'argen; du Japon valant 31 fr, 21.

SCHULENBOURG, nom d'une ancienne famille allemande, qui remonte a Werner de Schulenbourg, tué en 1119 à la prise d'Acre, en Syrie, par les croisés. Elle se divisa au xive siècle en deux lignes, la ligne blanche et la ligne noire, qui se sont perpétuées jusqu'à nos jours et possèdent des biens considérables en Prusse, dans le Brunswick et dans le Hanovre. Elle a produit un grand nombre de généraux et d'hommes dEtat, parmi lesquels nous mentionnerons les suivants :

SCHULENBOURG (Guernard ou Werner de), surnommé Cor Principia, homme de guerre illemand, né en 1439, mort en 1519. 11 comrranda les troupes brandebourgeoises contre las Poméraniens et fut fait prisonnier par ces derniers en 1474. 11 fut médiateur entre l'électeur de Brandebourg et le duc de Poméranie pour la transaction de Prenzlau en 1479. Si hulenbourg entra ensuite au service de Bog slas X, duc de Poméranie. En 1490, il fut envoyé avec un de ses cousins, Richard de Schulenbourg, maître provincial de l'ordre Teu tonique, en Brandebourg auprès de Casimir IV, roi de Pologne, pour demander la main de sa tille Anne-Louise. En 1496, Schulenbourg fut chargé rie gouverner, de concert avec Georges de Kleist, le duché de Poméranie que Bogislas avait quitté pour se rendre ;n pèlerinage k Jérusalem.

SCHULENBOURG (Jacques de), feld-maréchal impérial, né à Betzendorf en 1515, mort à Magdebourg en 1576. Entré au service de Charles-Quint, il fut fait prisonnier par les Turcs et vendu trois fois comme esclave. Racheté par Sigismond, roi de Pologne, il fut envoyé par celui-ci à sa fille, épouse de Joachim II, électeur de Brandebourg. Il suivit ce dernier prince, en 1542, en Hongrie et combattit dans l'armée impériale qie commandait l'électeur. Schulenbourg passa ensuite au service du duc Maurice, qui devint plus tard électeur de Saxe, puis, ai.rès la mort de celui-ci, au service de l'eniperiur. Il se distingua en 1557 contreles Turcs et reçut le titre de feld-maréchal.

SCIULENBOURG (Alexandre de), surnommé de Jérusalem, fils de Mathias de Schulei bourg, conseiller de l'électeur de Brandeaourg et frère du précédent, homme de guêtre et voyageur, né à Altenhausen en 1535, mort à Jemgum en 1568. 11 entra au service en 1553, accompagna en 1557 son frère Jrcques contre les Turcs, puis alla combattre en Flandre et en Picardie sous le margrave de Baireuth. Schulenbourg entreprit ensuite de grands voyages en Europe et en Asie ; il alla d'abord en France, où il resta trois ans, puis en Italie, de ta à Malte, et revint à Venise. Ii se rendit quelque temps après a Cori'ou, en Egypte, au mont Sinaï, en Arabie et à Jérusalem. Arrivé à Tripoli, en Syrie, Schulenbourg revint à Venise par Chypre et Candie. Il alla ensuite de nouveau combattre contre les Turcs en Hongrie. Après

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la campagne de 1566, il retourna par la Pologne, la Silésie et la Saxe à Altenstein. En 1567, il assista au siège de Grimmestein et visita Dantzig et Copenhague. Entré, peu de temps après, dans l'armée hollandaise, il fut tué à Jomguin en 1568. Sa vie a été écrite en vers latins par Eschner (Wittemberg, 1587). SCHULENBOURG (Jean - Mathias, cbmte DE), général allemand, né en 1661, mort en 1747. De 1702 à 1706, il commanda en Pologne un corps de troupes saxonnes contre Charles XII, fut attaqué par ce prince le 12 octobre 1704, près de Pulnitz, et, après avoir longtemps combattu, opéra au milieu d'obstacles de toute nature, sans cavalerie et en luttant toujours contre l'ennemi, une retraite demeurée célèbre dans les annales milita-ires. Bien qu'il eût perdu en 1706 la bataille de Fraustadt, il reçut le commandement d'un corps de 9,000 hommes que la Saxe envoyait au secours de la Hollande, et combattit contre les Français sous les ordres de Marlborough et du prince Eugène. L'empereur Charles VI l'éleva à cette époque au rang de comte de l'empire; mais, lorsque le comte Flemming eut pris en 1711 le commandement de l'armée saxonne, il demanda et obtint sa retraite. Deux ans plus tard, il alla en Angleterre soutenir les prétentions de la maison de Hanovre, passa ensuite à Venise et devint, en 1715, feld-maréchal de la sérénissime république, qui lui fit élever une statue à Corfou, en reconnaissance des services qu'il avait rendus en 1716 à la défense de cette place. Il maintint la neutralité de la république pendant les guerres des Autrichiens en Italie, de 1733 à 1735 et de 1742 à 1747. Ses mémoires ont été écrits par un de ses descendants, Frédéric-Albert, comte de Schulenbourg. V. ci-dessous.

SCHULENBOURG (Achaz de), né en 1669, mort en 1731. Il entra, en 1690, au service de la Prusse et se distingua comme général de cavalerie pendant la guerre de la succession

d'Espagne.

SCHULENBOURG (Lévin - Frédéric de), homme de guerre, né en 1670, mort en. 1729. Il entra en 1686, comme simple soldat, au service du Brandebourg, assista en 1689, comme caporal, au siège de Bonn et fut fait prisonnier à la bataille de Fleurus en 1690. Il

fiaya sa rançon et continua de servir comme ieutenanl jusqu'à la paix de Ryswick. Il obtint, en 1698, le commandement d'une compagnie dans un régiment au service du duc de Savoie. En 1702, il devint colonel de ce régiment et se distingua par sa défense d'Ivrée en 1704 et de la citadelle de Turin en 1706. Il avança successivement jusqu'au grade de grand maître d'artillerie. Beiwick parle souvent de Schulenbourg dans ses mémoires.

SCHULENBOURG (Guernard), homme de guerre, né à Apenbourg en 1679, mort en 1755. Après avoir voyagé pendant les années 1700, 1701 et 1702 en Italie, en France et en Angleterre, il leva, en 1703, une compagnie de dragons pour le service du roi de Danemark et fit, avec les troupes danoises qui étaient à la solde des puissances maritimes, toutes les campagnes de la guerre pour la succession d'Espagne dans les Pays-Bas et sur le Danube. Il devint colonel en 1713 et général-major en 1719. En 1730, il fut nommé ministre plénipotentiaire à Faris, où il resta jusqu'en 1739. U fut nommé lieutenant général pendant son séjour à Paris, en 1748 feld-maréchal et en 1753 ministre de la guerre.

SCHULENBOURG (Adolphe-Frédéric, comte De), né à Wolfenbuttel en 1685, mort en 1741. 11 fut, de 1705 a 1713, au service du Hanovre et combattit, avec le grade de major, aux batailles d'Oudenarde et de Malplaquet. Il entra ensuite dans l'armée prussienne, fit la campagne de Poméranie et celle de 1734 sur le Rhin, et était parvenu au grade de lieutenant général de cavalerie lorsqu'il fut blessé mortellement à la bataille de Mollwitz.

SCHULENBOURG (Louis-Rodolphe de), né en 1727, mort en 1788. Il devint lieutenant général en Prusse et ministre de la guerre du roi Frédéric II, qu'il accompagna constamment pendant la guerre de Sept ans.

SCHULENBOURG (Frédéric- Albert de), homme d'Etat et littérateur allemand, né à Dresde en 1772, mort en 1853. Après avoir fait ses études aux universités de Leipzig et de Wittemberg, il entra dans la carrière diplomatique, fut attaché de 1794 k 1798 aux ambassades de Vienne et de Ratisbonne, assista au congrès de Rastadt et fut ensuite envoyé comme ambassadeur à Copenhague (1799) et à Saint-Pétersbourg (1801). Après être demeuré sans fonction jusqu'en 1810, il fut appelé à cette époque à l'ambassade de Vienne, qu'il occupa deux ans, représenta plus tard le roi de Saxe au congrès de Vienne et fut de nouveau accrédité comme ambassadeur près la cour d'Autriche. Il fut nus à la retraite en 1830. On a de lui : Mémoires du comte Jemi-MatUias de Schulenbourg (Dresde, 1834, 2 vol.); Histoire généalogique des comtes de Schulenbourg (Dresde, 1838, 3 vol.) ; Mémoires du baron A.-F. d'Assebourg (Dresde, 1842); Mémoires du baron C.-S. de Gleichen (Dresde, 1847); Mémoires pour servir à l'histoire de la guerre de Sept ans (Dresde, 1853); Mémoires pour l'histoire des princes héréditaires russes, qui font partie de l'ouvrage de

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