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Bulau , intitulé : Sommes énigmatiques et histoires mystérieuses (1850-1860, 12 vol.). A consulter : l'Histoire de la famille de Schulenbourg, par Danneil (Salzwedel, 1847).
SCHULENBOURG - KEHNERT ( Frédéric- Guillaume, comte de), ministre prussien, né a Kehnert en 1742, mort en 1815. Il commença par servir dans l'armée prussienne, qu'il dut quitter en 1762 à la suite d'une blessure à la tête. 11 fut nommé, en 1767, conseiller provincial du duché de Salzwedel; en 1769, vice-directeur et ensuite président de la chambre des domaines; en 1771, ministre d'Etat, chef des provinces prussiennes en basse Saxe et en Westphalie, chef du département des forêts, mines et usines de toute la monarchie et président du directoire de la banque. En 1774, Schulenbourg céda le département des mines et usines a un autre ministre. En 1778, il fut appelé au ministère de la guerre et à la direction de l'intendance de l'armée du prince de Prusse. Enfin, en 1782, il fut nommé chef du commerce maritime. Après s'être démis de toutes ses fonctions après la mort de Frédéric II, Schulenbourg rentra ait pouvoir sous son successeur Frédéric-Guillaume II, à l'époque des complications entre la Prusse et la Russie (1790). Il fut nommé l'année suivante ministre du cabinet et des affaires étrangères en même temps qu'il conservait la direction delà banque et du commerce maritime, que le roi lui avait confiée l'année précédente. Schulenbourg accompagna le roi dans la campagne de 1792 et l'engagea à marcher sans hésiter au secours de Louis XVI. Ses avis ne purent prévaloir contre ceux de Haugwitz. Celui-ci parvint à reléguer Schulenbourg au second plan et à l'envoyer à l'armée du Rhin. Le ministre, à demi disgracié, fut forcé d'y rester toute une année; enfin, à la suite de discussions avec le ministre anglais Malmesbury, il fut forcé de quitter le ministère de la guerre en 1792. Depuis lors, Schulenbourg fut investi en Prusse d'un grand nombre de fonctions administratives, de titres et dignités, mais il cessa de jouer un rôle important dans le gouvernement. Après la campagne d'Iéna (1806), Schulenbourg passa au service du royaume de Westphalie. 11 fut conseiller d'Etat et général de division de ce royaume.
SCHULENBOURG- OEYNHAUSEN (Louis- Ferdinand, comte de), général autrichien, né en 1701, mort à Vienne en 1754. Lieutenant-colonel en 1725et colonel en 1733, il se distingua à la bataille de Bitonto en 1734 et fut fait prisonnier. Il fut nommé général-major l'année suivante, fit la guerre en Hongrie de 1737 à 1739 et fut, à cette dernière date, nommé lieutenant général. En I741,il fut en vo3'é à Turin comme ministre plénipotentiaire pour y négocier un traité d'alliaoce avec la eourdeSardaigne. Ce traité fut conclu le 1" février 1742. Schulenbourg commanda l'aile droite des Autrichiens à la bataille de Campo-Santo le 8 février 1743, fit la campagne de 1744 sur le Rhin et celle de Bohême. En 1745, il fut nommé grand mattre de l'artillerie et commanda un instant l'armée autrichienne en Italie après le départ de Lobkowitz. N'ayant pas réussi à prendre Gênes en 1747, Schulenbourg tomba en disgrâce et fut rappelé le 22 août.
SCHULENBOURG -WOLFSBOURG (Guebhard-Guernard de), ministre prussien, né à Wolfsbourg en 1722, mort en 1756. Il entra en 1746 au service de Prusse comme conseiller d'ambassade, et fut envoyé en [764, comme deuxième ambassadeur, au couronnement de Joseph II, puis comme ministre k Stuttgart!. Il fut chargé, en 1769, d'une négociation relative au duché d'Anspach, négociation qui n'aboutit alors à aucun résultat. Il fut un des amis intimes de Frédéric II, son souverain.
SCHULENBOURG-WOLFSBOURG(Charles-
Guebhard-Guernard, comte de), fils du précédent, ministre prussien, né à Brunswick en 1763, mort en 1818. Il fut président du collège électoral du département de l'Ocker dans le royaume de Westphalie, puis président des états. Après la réinstallation des anciens souverains allemands dans leurs Etats par les baïonnettes des armées de la Sainte-Alliance, Schulenbourg devint ministre dirigeant du duché de Brunswick. Il se retira quelque temps du ministère pour y rentrer après la bataille des Quatre-Bras. Il conserva dès lors son portefeuille jusqu'à sa mort.
SCHULENBOURG (Jean de), comte de Montdejeu, connu en France sous je nom de Sekuleuberg, général français, né en 1598, mort k Montdejeu en 1671. Capitaine d'un escadron de cavalerie légère en 1620, il fut nommé l'année suivante commandant des régiments de Vaudemont et de Phalsbourg. En 1636, il défendit comme rnestre de camp pendant quatorze mois Coblentz contre les troupes impériales et autrichiennes, puis la forteresse de Hermannstein, aujourd'hui Ehrenbreistein.
Maréchal de camp depuis 1639, il devint lieutenant général en 1650 et se distingua dans la défense des lignes d'Arras en 1654. En 1658, Schulenbourg fut nommé maréchal de P'rance et en 1661 gouverneur de l'Artois. Il échangea, en 1665, ce gouvernement contre celui du Berry.
SCHULENBOURG (Christophe-Daniel, baron de), général sarde, né à Angern, près de Magdebourg (Allemagne), en 1679, mort dans
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le même lieu en 1763. 11 entra, en 1701, dans le régiment de son cousin Jean-Mathias et devint successivement colonel en 1729, général-major en 1734 et, après avoir pris la citadelle de Modèiie, lieutenant général en 1742. La même année, il prit le commandement de l'aile droite de l'armée sarde, passa le mont Cenis et repoussa les Espagnols en Dauphiné. En 1744, Schulenbourg fut nommé général d'infanterie. Il quitta le service en
SCHULER (Charles- Auguste), graveur français, né à Strasbourg en 1804, mort dans la même ville en 1859. Il étudia d'abord sous la direction de son père, artiste distingué, puis il vint à Paris, entra successivement dans les ateliers de Guérin et de Gros, visita ensuite l'Allemagne et l'Italie et retourna se fixer dans son pays natal, où il se voua à l'enseignement. Ses principales œuvres sont : la Vierge au lapin, d'après le Corrége ; l'Amour en sommeil, la Châtelaine, d'après Nahl ; une Madone, d'après Sasso-Ferrato; Sainte Marthe, d' après Caminade; la Foi, t' Amour et l'Espérance.
SCHULHOFF (Jules), pianiste allemand, né à Prague en 1825T Son premier maître de piano fut Iiisch, avec lequel il se fit entendre en public dès l'âge de neuf ans. Il se perfectionna ensuite sous la direction de Tedesco et apprit avec Tomaschek la composition. Il partit, en 1841, pour la France, donna en chemin à Dresde, k Weimar et dans d'autres villes d'Allemagne des concerts où il fut fort applaudi, et, arrivé à Paris, vécut plusieurs années dans une profonde retraite, jusqu'au jour où il se lia avec Chopin, qui sut apprécier son talent et l'encouragea à sa produire en public. L'artiste fut accueilli avec une grande bienveillance et considéré comme l'un des artistes les plus remarquables de notre époque. M. Schulhoff devait retrouver le même accueil favorable dans les voyages artistiques qu'il fit ensuite dans le midi de la France, en Espagne, en Angleterre, en Allemagne et en Russie. Cet artiste réside aujourd'hui alternativement à Dresde et k Paris. Son jeu délicat et original réunit la finesse à l'élégance, qualités qui se retrouvent dans ses compositions , consistant en morceaux de salon, en études, en sonates, en fantaisies, en airs de danse, etc., dont la plupart jouissent d'une grande popularité.
SCHULMEISTER (Charles), l'un des plus habiles agents de police au service de Napoléon 1er, né en Alsace en 1770, mort àBoissy- Saint-Léger en 1846. Esprit aventureux et capricieux, il fut successivement cadet dans les hussards de Conflans, actuaire au bailliage de Kark, agriculteur, contrebandier et enfin manufacturier, le tout avant d'entrer dans la police, où il donna des preuves d'habileté qui en tirent, au bout de quelque temps, l'un des principaux agents secrets du gouvernement français. Ce fut en 1804 que Schulmeister commença à exercer ces fonctions sous le nom de Savary; on croit qu'auparavant déjà il avait quelque peu espionné en Allemagne et sur la Rhin. Plein de courage et de présence d'esprit, Schulmeister sut échapper à tous les dangers et remplit avec exactitude les missions les plus délicates et les plus scabreuses. Entre autres exploits d'espionnage , on cite son entrée sous un déguisement dans Ulm assiégée en 1805 , où il eut avec Mack des conférences qui contribuèrent probablement à la capitulation de cette place. Schulmeister échappa avec adresse et sang-froid aux plus grands dangers. 11 a racheté aux yeux de la postérité le déshonneur attaché au métier d'espion en exposant bravement sa vie dans un grand nombre de combats et en accomplissant des actions d'éclat, parmi lesquelles nous citerons la prise de Wisniar et de Rostock et sa vaillante conduite à Landshut. Quant aux missions dont il fut chargé par Napoléon, elles furent nombreuses et la plupart d'entre elles sont restées secrètes. On sait seulement que dans beaucoup de circonstances Schulmeister rendit de grands services; il savait s'insinuer partout et prendre adroitement les renseignements utiles; jamais il ne commettait d'indiscrétion ou d'infidélité. Schulmeister, lors de la Restauration , n'imita pas les girouettes da la plupart des fonctionnaires plus haut placés de Napoléon I«r. Il servit Napoléon 1er pendant les Cent-Jours; à la seconde Restauration, il fut arrêté arbitrairement près de Paris et emprisonné dans la forteresse de Wesel. Mis en liberté après quelques mois de détention, Schulmeister passa les dernières années de sa vie dans la retraite, en vivant de la fortune considérable qu'il avait acquise pendant l'exercice de ses fonctions.
SCHULTENS (Albert), orientaliste hollandais, né à Groningue en 1686, mort en 1750. Les études qu'il fit à l'université de sa ville natale, à Leyde et à Utrecht se portèrent spécialement sur la théologie et sur les langues hébraïque, syriaque et arabe. Nommé en 1711 pasteur de Wassenaer, près de Leyde, il devint en 1713 professeur de langues orientales à Franeker et quitta cette chaire en 1720 pour passer à l'université de Leyde, où il professa avec une grande distinction jusqu'à sa mort. Il ouvrit une nouvelle voie à la propagation des langues orientales et inventa une méthode d'étude nouvelle et plus facile.
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Parmi ses ouvrages, il faut citer : Origines hebraicx (Franeker, 1724, 2 vol.); Institutiones ad fundamenta lingux hebraicx (Leyde, 1737) et Velus et regia via hebraizandi contra novam et hodiernam metaphysicam (Leyde, 1838). Il y soutient que l'hébreu, l'arabe, le syriaque et le chaldéen ne sont que les restes d'une langue plus ancienne, enseignée à l'honnie par le Créateur, et réfute l'opinion de Gousset et de ses disciples, qui prétendaient que l'hébreu était d'origine divine. Outre des éditions de la Grammaire arabe d'Erpenius , avec de nombreuses additions (Leyde, 1730), souvent rééditée, de la Vie de Saladin par Bohad-Eddin, texte arabe avec traduction latine (Leyde, 1733), et d'une partie des Makamat ou Séances du poète arabe Hariri, qu'il a été le premier à nous révéler, on a encore de lui : Commentarius in librum Job, cum nova versione (Leyde, 1737, 2 vol.) ; MonUmenta vetusliora Arabise ou Recueil de fragments poétiques des siècles antérieurs à Mahomet, avec une traduction lutine et des notes nombreuses (l.eyde, 1740); Proverbia Salomonis cum versione intégra et commentario (Leyde. 1748), etc.
SCHULTEfiS (Henri-Albert), orientaliste hollandais, petit-fils du précédent, né h Herborn en 1749, mort en 1793. Il étudia les langues orientales h Leyde et à Oxford et les enseigna successivement il l'université d'Amsterdam, puis à celle de Leyde, dont il fut élu recteur en 1787. On a de lui : Anthologia senlentiarum arabicarum (Leyde, 1772) ; Spécimen proverbiorum Meïdani ex versione Procockiana (1773), ouvrage tiré du manuscrit original de Procock, que l'on conserve k la bibliothèque Bodléienne d'Oxford; Pars versionis arabicas libri Colaïlah toa Dimnah (Leyde, 1786): Meïdani proverbiorum arabicarum pars, latine cum notis, publié par Schrœder, après la mort de l'auteur (Leyde, 1793), etc.
SCHULTÉSIE s. f. (ohul-té-zl — de Schultz, botan. allein.). Bot. Genre de plantes, de la famille des gentianées, tribu des chironiées, dont l'espèce type croit au Brésil, il Syn. d'EUSTACUYDii, autre genre de végétaux.
SCHULTING (Corneille), théologien hollandais, né à Steenwyck vers 1540, mort k Cologne en 1604. Dés son entrée dans tes ordres, il fut nommé professeur d'humanités et de philosophie au collège Laurentianum, dont il devint principal. On lui doit, entre autres écrits : Bibliotheca ecclesiastica ( Cologne, 1509, 4 vol. in-fol.); Thésaurus anliquilatum ecclesiaslicarum (Cologne, 1601, 7 vol. in-12); Bibliotheca catholica (Cologne, 1602, 2 vol. in-4o).
SCHULTIPiG (Antoine), jurisconsulte hollandais, né à Nimègue en 1659, mort à Leyde en 1734. 11 étudia le droit k l'université de Leyde, exerça quelque temps dans cette ville les fonctions de répétiteur, puis passa à Haderwick avec le titre de professeur et enfin revint occuper k Leyde une chaire de droit. Ses principaux écrits sont : Dissertationes de recusaiione judicis (Franeker, 1708, in-40) ; Enarratio partis primai Digestorum (Leyde, 1720, in-8o) ; Jurisprudenlia anlejustiniauxa (Leyde, 1717, in-4«).
SCHULTS (Adolphe), poète allemand, né aux environs de Dorttnund en 1820, mort à Elberfeld en 1858. On lui doit : Poésies (1843) ; Chants, venus du Wisconsin (1848); Chants de Mars (1848); Chants pour les orgues de Barbarie (1849) ; Mémento mori (1850) ; la Maison et le monde (1851) ; \e Foyer domestique (î&bi) ; Martin Luther (1853); Louis Capet (1854).
SCHULTZ (Barthélémy), dit Scuitema, astronome allemand, né k Goerlitz en 1540, mort dans la même ville en 1614. Il s'établit quelque temps comme professeur particulier k Leipzig, puis il revint dans sa ville natale exercer les modestes fonctions de maître d'arithmétique et de sphère. On lui doit : Inventuris non obstant inventa (Gœrlitz, 1572 , in-4<>); Gnomonice de solariis (Gœrlitz, 1572, in-fol.); Curriculum humanitatis (Gœrlitz , 1580, in-fol.).
SCHULTZ D'ASSCIIEUADES (Charles-Gustave), displomaie et historien suédois. V.
ASSCH BRADES.
SCHULTZ SCHULTZENSTEIN (Karl-Heinrich), naturaliste et physiologiste allemand, né à Altruppin (Prusse) le 8 juillet 1798. Reçu docteur en médecine k l'université de '. Berlin en 1821, il devint, quatre ans plus tard, professeur adjoint de physiologie k l'univer- : site de Berlin et titulaire de la même chaire en 1833. Les travaux de M. Suhuhz-Schuttzenstein roulent principalement sur i'orgunisation intérieure et la nutrition des plantes et sont le résultat de savantes recherches microscopiques qui l'ont également amené k d'importantes découvertes physiologiques.
Nous citerons, parmi les ouvrages relatifs k cet ordre de connaissances : la Circulation du suc dans la chélidoine et dansplusieurs autres plantes (Berlin, 1822); la Nature de la plante vivante (1823); De la circulation du suc dans les plantes (1824) ; Système naturel du règne végétal d'après son organisation intérieure jî833) ; Sur ta circulation et sur les vaiiseaux iactifères dans, les plantes (1839); la Cyclose du latex (Bonn et Breslau, 1841); De l'anapnytose des plantes (Berlin, 1843) ; Découverte Je la véritable nutrition des plantes (1844) ; •y'otweau système de morphologie végétale
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(1847); le Rajeunissement des plantes (1847). Parmi les autres travaux de M. Schultz- Schultzenstein sur la physiologie animale, la médecine, etc., nous citerons : Des phénomènes de la vie dans le sang (Berlin, 1822); Recherches de llewson sur les vésicules du sang et sur la lymphe plastique du sang (Leipzig, 1825); la Médecine homœobiolique de Théophraste Paracelse, considérée dans son contraste avec la médecine des anciens (Berlin, 1S31), ouvrage fort remarquable; Eléments de physiologie (1834) ; De atimentorum concoctione expérimenta nova (1834); le Système de la circulation considéré dans son développement chez les animons: et particulièrement chez l'homme (Stuttgard, 1830); Du rajeunissement de la vie humaine et des moyens de l'obtenir (Berlin, 1842); Traité de nosologie générale (1844-1845) ; Système naturel de pharmacologie générale (1846) ; les Effets des médicaments (1846) ; Classification des maladies en familles naturelles et des traitements qui correspondent à ces familles (1851); ['Esprit organisateur de la création (1851) ; le Rajeunissement dans te règne animal (1854); Nouveau système de psychologie (1855); Vie, santé, maladie et guérison (1863) ; la Physiologie du rajeunissement devant les théories dynamiques et matérialistes (1867), etc. Enfin, M. Schultz- Schultfcenstein a publié un grand nombre d'articles et de mémoires dans les comptes renilus de Froriep et dans divers recueils scientifiques.
SCHULTZIE s. f. (chul-tzî — de Schultz, botan. aileiti.). Bot. Genre de plantes, de la famille des oinbellifères, tribu des amminées, dont l'espèce type croît sur les monts Altaï. Il Syn. d'oaoLAiKH, autre genre de végétaux.
SCHULZ (Jean-Abraham-Pierre), compositeur allemand, né à Lunebourg en 1747, mort en 1800. Il était destiné k l'état ecclésiastique par son père, qui toutefois se laissa fléchir et le laissa suivre la vocation qui l'entraînait vers lu musique. Après avoir étudié de 1765 k 1768 sous la direction de Kirnborg, à Berlin, il uccompagna pendant quatre ans le prince polonais Sapicha dans ses voyages et entra comme maître de chapelle chez une parente de ce dernier en Lithuanie. De retour à Berlin en 1773, il écrivit une grande partie des articles de musique (k partir de la lettre S) de la Théorie des beaux-urts de Kirnberg, qu'il aida également plus tard dans son ouvrage intitulé : Y Art de la composition pure. Il composa ensuite le traité intitulé : les Véritables principes de l'emploi de l'harmonie, que l'on attribua longtemps k Kirnberg et qui n'a rien k envier aux deux ouvrages précédents sous le rapport de la forme et de la théorie. Plusieurs compositions orchestrales assez importantes lui valurent, en 1770, la place de chef d'orchestre au Théâtre-Français de Berlin, qui fut supprimé deux années plus tard. Nommé en 1780 maître de chapelle du prince Henri de Prusse k Rheinsberg, il fut appelé en 1789 k Copenhague, en qualité de maître de la chapelle royale, et prit sa retraite en 1795, k cause de sa santé. Il partit k cette époque pour le Portugal ; mais le navire qu'il montait fut jeté par la tempête sur les cotes de Norvège, où le retinrent les glaces de l'hiver. L'artiste renonça alors k un voyage qui. aurait peut-être amené son rétablissement et résida depuis cette époque dans différentes villes d'Allemagne, sans jamais pouvoir recouvrer la santé. Il faut citer, parmi ses compositions : deux opérettes , la Fée Urgèle et le Barbier de Séville; des opéras, la Fête de la moisson; Aline, reine de Golconde, etc. ; un mélodrame, Minona ou les Anglo-Saxons; des choeurs pour VAthalie de Racine; plusieurs oratorios, entre autres Jean et Marie, la Mort du Christ; des cantates de circonstance, etc. Mais, quelque remarquables que soient ses grandes compositions, les œuvres qui oiit le plus contribué k sa réputation sont encore ses chansons, dont la plupart sont demeurées populaires jusqu'à nos jours. Nous citerons, entre autres ; J'teuris, douce violette ; Regardez le ciel, comme il est clair; Bien portant et de bonne humeur; Pourquoi sont-ils dans les larmes? etc. Sohulz excellait surtout k exprimer les sentiments naïfs, la gaieté, l'amour paisible, la piété profonde et sincère.
SCHULZ (Frédéric), littérateur allemand, né k .Magdebourg en 1762, mort en 1798. Pour subvenir aux frais de ses études universitaires, il traduisit des ouvrages français; mais il tomba dans la misère et se rendu k Dresde pour entrer dans uu théâtre. N'ayant pu atteindre ce but, il se décida k écrire des romans. Parmi ses œuvres de cette époque, il faut citer doux livres pour les enfants, Maurice et Léopoldine, qui obtinrent beaucoup de succès et qui ont eu de nombreuses rééditions. En 1789, il partit pour Paris et publia à son retour une Histoire de la grande Révolution en France (Berlin, 1790), qui fut regardée comme le tableau le plus vrai qu'où eût jusqu'alors tracé de ce glorieux événement, bon ouvrage sur Paris et les Parisiens (Berlin, 1790) futegaieinent fort goûté. Nommé en 1790 professeur d'histoire au gymnase de Mittau, il s'y concilia, comme professeur et comme homme, une telle considération, que les citoyens de cette ville l'élurent, en 1791, députe k la diète de Varsovie, où il défendit éloquemmeut les droits de ses commettants. En 1793, il partit pour l'Italie, d'où il revint malade l'année suivante, et fut
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atteint, peu après son retour, d'aliénation mentale. On a encore de lui : Voyages d'un Livonien en Pologne (Berlin, 1797), qui renferme d'excellentes remarques sur l'elat social et politique de cette contrée alors en pleine décadence.
SCHULZ (David), théologien prolestant, né k Pnrben (basse Silèsie) en 1779, mort en 1854. Il fut tellement et si longtemps entravé par la misère, qu'il ne put commencer ses éludes qu'à l'âge de vingt- deux nus. Mais il regagna rapidement le temps perdu et, se trouvant en état de suivre, dès 1803, les cours de l'université de Halle, il se fit recevoir en 1806 agrégé de la Faculté de philosophie et il devmlen 1S09 professeur extraordinaire de théologie et de philosophie. Appelé la même année à l'université de Francfort-sur-1'Oder, il conserva sa chaire de théologie lorsque la Faculté eut été transférée k Breslau en 1811. Il devint en outre, en 1819, membre du consistoire royal de Silésie. Parmi ses ouvrages, qui ont la plupart pour objet la théologie exègétique, il faut citer : la Lettre aux /Hébreux, introduction, traduction et remarques (Breslau, 1818); la Parabole de l'intendant, etc. (Berlin, 1821); De codice Cantabrigensi (Berlin, 1827) ; la Doctrine chrétienne de la sainte cène (Leipzig, 1831); la Doctrine chrétienne de la foi (Leipzig, 1834) ; le Don de l'Esprit saint aux premiers chrétiens, et en particulier ce qu'on a appelé le don des langues (Breslau, 1836), etc. On lui doit aussi la 3e édition du Novum Testamentum grmee de Griesbach (Berlin , 1827) et l'édition de la Théologie biblique de Cœln , avec une biographie de ce théologien (Leipzig, 1836). A différentes reprises, il soutint avec Scheibel, Stetfens , Schleiermacher, etc., de vives polémiques en faveur d'un christianisme contonne k la raison , k la liberté de penser et k la conscience, ce qui n'était pas aisé, comme on le pense bien.
SCHULZ (Frédéric-Guillaume-Ferdinand), médecin prussien, mort en 1833. Il exerça k Berlin, devint conseiller k la cour et publia les deux écrits suivants : Pharmacopxa zum Gebrauch fur die Armenspraxis (Berlin, 1805, iu-S°) ; Das Wissenswurdigsle von den Kuhpocken in mceylichster kuize zusammengefarst (Berlin, 1801, in-8<>).
SCHULZ (Wilhelm), écrivain allemand, né k Donnstadt le 18 mars 1797. Engagé dans l'armée hessoise k l'âge de quatorze ans, il fut peu après nommé officier et fit les campagnes de l'indépendance allemande jusqu'en 18t5. Mis en disponibilité quelque temps après pour avoir publié une brochure libérule, M. Schulz subit, en outre, une courte détention dans la citadelle de Giessen et vit sa carrière militaire brisée; il se mit alors k étudier le droit, puis se lança dans le journalisme et collabora k quelques feuilles libérales d'Augsbourg, de Munich et de Stuttgard. En 1832, il fut condamné k cinq ans de prison pour son écrit intitulé : la Représentation nationale considérée comme moyen pour arriver à l'unité allemande. Il se rendit ensuite en France, puis k Zurich, où il résida quelques années. De retour en Allemagne lors des événements de 1843, il fut nomme député au parlement de Francfort, après la dissolution duquel il revint en Suisse, où il obtint des lettres de naturalisation. Nous citerons de M. Schulz: la Mort du D' Weidig (Zurich et Winterthur, 1843) ; Mouvement de ta production (Zurich et Winterthur, \.Si3);V Inquisition secrète (Carlsruhe, 1845) ; Correspondance d'un prisonnier d'Etat avec sa libératrice (Manheim, 1846), etc. Enfin, on lui doit de nombreuses brochures et des articles publiés dans le Dictionnaire politique de Rotteck et Welcker.
SCHULZ (Frédéric-Edouard), professeur allemand, né k Darmstadt en 1799, mort en 1829. Nommé en 1822 professeur de philosophie k l'université de Giessen, en liesse, il se rendit k Paris pour y compléter son instruction par l'étude des langues orientales. Il fut chargé en 1826, parle gouvernement français, d'entreprendre un voyage scientifique en Perse. La guerre perso-russe l'obligea k séjourner quelque temps dans les environs de la l'erse, au Caucase, en Asie Mineure, en Arménie et au Kurdistan , où il fit de nombreuses observations; il explora les ruines de la ville de Sémiramis, en Arménie, et y copia quarante-deux inscriptions de la plus haute antiquité. Une lettre de TiHis, sous la date du 1" janvier 1830, annonça que Schulz et sa petite escorte avaient été massacrés dans le Kurdistan , entre les villages de Bash-Kallah et de Perihan-Nichin.
SCHULZ (Albert), archéologue et littérateur allemand, connu sous le pseudonyme de Snn-Mnrie, né k Schwedt en 1802. Après avoir étudié, de 1S21 k 1824, le droit k Berlin et k Heidelberg, il entra dans la magistrature, occupa successivement différents postes et devint en 1833 conseiller de régence k M;igdebourg. Une brochure qu'il publia Sur la valeur des lois provinciales lui attira la disgrâce du ministre , qui le relégua comme conseiller des domaines k Bromberg. Il fut cependant rétabli en 1843 dans ses premières fonctions k Magdebourg et chargé, en outre, d'administrer les importantes propriétés des établissements supérieurs d'instruction de la province. Il a consacré ses loisirs k l'étude de l'ancienne littérature allemande, des littératures française et gaélique , et k la théologie
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du xia et du xrie siècle. Parmi les ouvrages qu'il a publiés, soit comme auteur, soit comme éditeur, il faut citer : Extrait du Parcival de Wolfram d'Eschenbach (Mugdebourg, 1832); Gudrun, légende de la mer du Nord (Berlin, 1839) ; Vie et poésies de Wolfram d'Eschenbach (Magdebourg, 1836-1841, 2 vol.); la Légende d'Arthur et les fables du livre rouge d'Hergest, ouvrage couronné par VAbergavenny Gymreiggiddion Soci'e/j/ (Quedlinbourg, 1842); Nennius et Gildas (Berlin, 1844); Dpcuments pour les légendes héroïques bretonnes et celto- germaines (Quedlinbourg, 1847); les Légendes de Merlin (Halte, 1833); Gauthier d'Aquitaine (Magdebourg, 1853); Historia regum Britannix de Geoffroy de Monmouth (Halle, 1854); Etudes sur Parcival, savoir : Poésies de Guyot de Provins, en vieux français, avec la traduction en vers allemands (Halle, 1861), De l'élément religieux dans les œuvres de Wolfram d'Eschenbach, etc. (Halle, 1861), et V Antithèse du Saint-Graal et de l'ordre du Chevalier (Halle, 1862) ; Dictionnaire poétique pour les œuvres de Volfram d'Eschenbach (Quedlinbourg, 1867); Sur la connaissance des armes en Allemagne au moyen âge (Quedlinbourg, 1867), etc. Fendant le séjour de M. Schulz k Bromberg, son attention s'était portée sur l'étude des légendes nationales de la Pologne, sur lesquelles il a publié, entre autres ouvrages : Traditions, fables et légendes nationales de la Grande- Pologne (Bromberg, 1842) et la Légende du roi de Pologne (Berlin, 1848).
SCHULZ VON SC.1IUL7.EMIEI.M (David), médecin suédois, né en Dalécarlie le 21 mars 1732, mort k Upsal en 1823. Il fut nommé prosecteur à l'université d'Upsal en 1752 et promu au doctorat en médecine deux ans après. Sa réputation commença lors de la publication du Mercure suédois de Giorwel, et Surtout lorsque parut son ouvrage sur l'inoculation de la variole. Nommé successivement membre de l'Académie royale des sciences, professeur d'accouchement, assesseur du collège de médecine, intendant de la maison d'accouchement, Schulz ne borna pas ses travaux k la médecine ; il s'occupa de finances et d'économie politique et fut l'un des rédacteurs d'un recueil consacré k ces madères. En 1809, il devint premier médecin du roi et président du collège des médecins, qui lui érigèrent k leurs frais un buste en marbre blanc avec cette inscription : Au médecin, à l homme d'Etat, au patriote. '
SCHULZE (Jean-Henri), médecin et historien médical allemand, né k Colbitz, dans le duché de Magdebourg, en 1687, mort k Halle en 1744. Son père, simple tailleur, n'aurait pu développer par l'éducation les heureuses dispositions qu'il annonça dès son bas âge. Heureusement, le pasteur de son village, Corvinus, lui fit partager les leçons que recevaient ses propres enfants. Ses progrès étonnèrent son maître; aussi, k la recommandation de ce dernier, il fut reçu élève du Pœdugogium royal k l'université de Halle et ensuite pensionnaire k la maison des orphelins. En 1704, Schulze figura au nombre des premiers élèves de celte maison admis k l'université. Il fut sur le point d'embrasser la carrière théologique; mais Frédéric Hoffmann le décida k étudier lu médecine. Reçu docteur en 1717, nommé trois ans après professeur d'anatomie k l'université d'Altdorf, il devint en 1732 professeur d'éloquence et d'antiquités k l'université de Halle et remplit ses nouvelles fonctions jusqu'k sa mort. Schulze a beaucoup écrit; ses principales œuvres sont:
Dissertatio de alhlelis veterum, eorum diteta et habitu (Halle, 1717, in-4<>); De hellcborismis veterum (Halle, 1717, in-4»); De periergia in studio anatomico vitanda (Altdorf, 1720, in-4t>); De missione sanguinis in pestilenlia ; De ossibus conferventibus ; Dé viperarum in medicinas usu (1727); De balneis, scarificatione et venx sectione caute adhibendis (1727 , in-4»); Ifistoria médicinal a rerum initio ad annum Rome! 535 deducta (1728, in-4<>) ; Dissertatio an umbitici deligatio in nuper natis absolute necessaria sit (Halle, 1733, iu-4°); De emphysemaie (1733, in-4°); De mechanico naturx medicatricis in vulneribus persanandis artificiu (Halle, 1735, in-4°); Prxlectiones de viribus et usu medicantentorum quas in ofpZcinispharmacopolarum parata proslant (1736, in-4<>) ; De solutionis corporum chimicx fundamento (1736); De anatomes ad praxim chirurgicam necessitate (1737, in-4°); De metallorum analysi per calcinationem (1738, in-4°); De ossis femoris luxatione (1738); De emplastrorum usu et abusa (1740); De melissa (1739); De cutis exlerioris morbis (1739); De erroribus in chimia et medicina (1742, in-4°); De auribus manantibus et ulceralis (1743, in-4°); De hydropis curatioiiibus anliquis (1743, in-4°), etc.
SCHULZE (Benjamin), missionnaire luthérien danois, né k Sonnenburg, mort k Halle en 1760. Il alla k Tranquebar en 1719, puis en 1726 k Madras, où il fonda en 1729, sous l'autorité de la société anglaise De promovenda cognitione Christi , qui l'avait pris sous sa protection , une nouvelle Eglise qui donna naissance en 1737 k la mission de Gondelour. Revenu en Europe, Schulze passa l'hiver de 1743 k Copenhague et se rendit en 1744 k Halle, où il s'occupa jusqu'k sa mort de l'impression de ses ouvrages. Les études de linguistique qu'il avait faites pendant son séjour à Tranquebar et k Madras lui avaient permis de traduire en langues indigènes de ces Qoa-
sci-îtr
trées plusieurs parties des saintes Ecritures et plusieurs livres de piété. Schulze a aussi écrit me Grammaire indostane, qui a été publiée par le docteur Calenberg (Halle, 1745, in-4°); mais les ouvrages de Schulze les plus importants sont : Conspectus littérature te- Ivgica: vulgo warugicx (Halle, 1747, in-4°); Orien'alisch, etc. {le Maître de langues orientales et occidentales, contenant cent alphabets, des tables polyglottes, les noms de nomb -e et l'Oraison dominicale en deux cents langues ou dialectes) [Leipzig, 1738, in-go de 3S8 pages], ouvrage fait eu collaboration avec J.-Fréd. Fritsch.
SCHULZE (Dieudonné-Ernest), philosophe ullemind, né en 1760 à Heldrungen (Thuringe) mort en 1833. Après avoir fait à Wittemberg ses études theologiqu.es, il devînt vicaire de l'université et professeur adjoint de philosophie; en 1788, il alla occuper une chaire de philosophie à l'université de Helmstsedt. Après la suppression de cette université en 1800, il passa k celle de Gœttingut-. Ses premières études avaient eu pour objet la philosophie de l'histoire. Lorsque It philosophie de Kant se fut répandue en Allemagne et que Reinhold eut cherché, cans sa Théorie de la puissance de l'idée, k l'établir sur une base solide, Schulze fut le premier à se déclarer contre la souveraineté exclusive de la philosophie critique dans son ouvrage intitulé : sEnësidème ou Des fondements de la philosophie élémentaire établie par liehihold (Helmstaedt, 1792). Dans cet écrit, qui eut un grand retentissement, l'auteur combattait lu philosophiede Kant etde Reinhold, dans le sens sceptique ou antidogmatique. C'est dans le même esprit que sont écrits plusieurs autres de «es ouvrages, notamment : Quelques remarques sur la théorie philosophique de la religion de Kant [Kiel, 1793); Critique de la philosophie théorique (Hambourg, 1800, 2 vol.); les Principaux effets du raisonnement sceptique sur le jugement humain, article inséré dans le Nouveau musée de la philosophie de Bouterwek (1805, tome III, m<= livr.), où ii avait déjà (.orne 1er, ne livr.) donné, sous ce titre, Aphoristnes sur l'absolu, une exposition ironique de la théorie de l'identité. Il a cherché à établir qu'aucune théorie scientifique des cause;; supérieures ne peut donner rien de déteruiné ou de réel, parce que l'origine du jugement humainest placée au-dessus denotre connaissance et que l'on doit se borner à étudier les éléments du jugement humain et a (établir leur distinction d'avec les lois qui pioduisent l'accord de notre conviction et des différentes sortes de jugements. Dans ses écrits postérieurs, son scepticisme apparaît moins rigide; l'auteur s'est rapproché de la philosophie religieuse dogmatique de Jacob . On a encore de lui : Principes de logique universelle (Ilelmstaedt, 1800; 5e édit. 1830); Guide du développement des principes philosophiques du droit doit et pénal (Gœttingue, 1803); Encyclopédie des sciences philosophiques (Gœttingue, 1804; 3« édit. 1824); Anthropologie psychique (Gœttingue, I80G); Du jugement humain (Gœttingue, 1830); etc.
SCHULZE (Frédéric-Auguste), littérateur allemand, connu sous le pseudonyme de Frédéric Lnun, né à Dresde en 1770, mort en 1849. j'orcé parle manque de ressources d'abando mer ses études universitaires pour accepte! un modique emploi à la chancellerie des finances de Dresde, il les reprit en 17S7 et publia en 1800 son premier roman, l'Homme à marier, dont le succès engagea l'auteur à persévérer dans la carrière littéraire. En 1S07, Schul:;e devint secrétaire de la députatiou de l'économie, des manufactures et du commerce public à Dresde et fut nommé, en 1820, conseiller de la commission royale. Outre dea nouvelles et des romans, dont le nombre s'tlève à plus de cent, on a de lui : le Livre des fantômes, en collaboration avec Apel (Leipzig, 1810-1817, 6 vol.); Comédies (Dresde, 1807); Poésies (Leipzig, 1824). Ses (Euvris complètes furent publiées de son vivant, avec une préface de Louis Tieck (Stuttgard , 1843-1&44 , 6 vol.). Sans pouvoir prétendre à une première place dans la littérature, il doit cependant être rangé parmi les meilleurs écrivains du genre comique. Une seule fois il s'écarta de ce genre dans son ouvrage intitulé : Robespierre dans ses rapports evec notre époque (Leipzig; 1837).
SCHULZE (Jean-Daniel), historien et critique al.emand, né à Neubourg en 1775, mort à Drei.de en 185G. Après avoir terminé ses études philosophiques et théologiques, il s'établit, en qualité Ole privat-docent, à Leipzig et devant successivement second recteur du lycée de Luckau, directeur titulaire de ce lycée, directeur du lycée de Duisbourg et enfin recteur de l'école de Saint-Afra, à Metssen. On lui doit, entre autres ouvrages : Esquisse de l'histoire de l'université de Leipzig (1802, 2 vol.) ; Histoire littéraire de toutes les institutions d'enseignement de l'Allemagne (1824, 2 vol.); Caractère littéraire de saint Pierre, saint Jude et saint Jacques (1802, 2 vol. ) ; Caractère littéraire de suint Jean (1803); Caractère littéraire de saint Matthieu ( 1815 ] ; Caractère littéraire de saint Paul (1816).
SCHULZE (Johannes), écrivain et administrateur allemand, né en 1786, mort en 1869. Feu après avoir terminé ses études univer-
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sitaires à Halle et à Leipzig, il fut attaché comme professeur au collège de Weimar (1808), puis à celui de Hanau(1812), et devint, en 1816, à la fois directeur du collège et de l'académie de cette ville, ainsi que conseiller supérieur. Quelques années après, il passa a Coblentz en qualité de conseiller du consistoire et de 1 instruction publique. Appelé ensuite à Berlin, Schulze fut investi des fonctions de conseiller intime supérieur du gouvernement, de conseiller référendaire au ministère des affaires ecclésiastiques. Il administra, à ce titre, les universités, bibliothèques et collèges de la Prusse et fut chargé de diriger les grandes entreprises scientifiques, les voyages d'exploration, etc. En 1842, Schulze reçut la direction de l'enseignement supérieur et quelques années plus tard , en 1S49, il entra au ministère de l'instruction publique en qualité de directeur des affaires. Administrateur habile, il contribua puissamment au développement de la haute .culture intellectuelle en Prusse. C'était un homme instruit, à qui l'on doit la création des Annales de critique scientifique, dont il fut longtemps un des principaux, collaborateurs. Il publia, entre autres écrits : Discours sur la religion chrétienne (1811); Discours adressés aux écoles (1813) , etc., et donna des éditions de VHisloire de l'art de l'antiquité de Winckelmann (1809-1815); du Traité sommaire de l'art du dessin chez les anciens de Winckelmann (1817), de la Phénoménologie de l'esprit de Hegel (1833), dont il éta.it un enthousiaste admirateur, etc.
SCHULZE (Ernest-Conrad-Frédéric), poète allemand, né à Celle (Hanovre) en 1789, mort en 1817. Sa courte carrière a été presque tout entière remplie par la poésie. Schulze est le plus sentimental et le plus spiritualiste des poètes allemands. Doué d'une grande finesse, d'une sensibilité exquise, d'une intelligence remarquable , il ne se montra pourtant dans ses études absolument apte qu'aux vers amoureux et passionnés. Ce fut, comme dit Bouterwek, son professeur à Gœttingue et l'un de ses biographes, un minnesinger, un chantre d'amour, dans la plus vigoureuse acception, du mot. Il suivait à Gasttingue le cours de philosophie et s'éprit même un moment de la théologie. Mais il s'en lassa rapidement; il se mit à suivre les cours des langues étrangères, dont il tira profit plus tard, car, né sans fortune personnelle, il lui fallait compter avec les soucis de la vie positive. Il donna des leçons pour vivre. A ce détail, auquel il faut ajouter la campagne qu'il lit comme engagé volontaire dans les rangs prussiens en 1813, se borne toute la biographie du poôte.
Il a laissé trois ouvrages considérables, trois poèmes, dont deux au moins lui assignent une place honorable dans les lettres. Son premier, un essai qu'il lit a dix-huit ans, Psyché, composition plus allemande que grecque et où se faisait jour la sentimentalité pittoresque de l'auteur, montrait déjà les qualités brillantes de cet esprit trop vite éteint et que gâta du reste une monomanie singulière : tous ses vers, et surtout le grand poëme qui suivit de près sa Psyché, Cécile (17,000 versj, respirent l'amour le plus tendre, le plus passionné, et pourtant jamais Schulze ne voulut voir dans fa femme autre chose qu'un esprit, une essence pure. Spirituel, joli garçon, poète, il sut inspirer de tendres affections à celles dont il chantait les grâces et les perfections dans ses vers, mais il resta obstinément dans les nuages du platonisme. Comme Dante, il se créa, dans Cécile Tyschen, une jeune tille qu'il aimait passionnément et qui mourut toute jeune, une Beatrix idéale; il entreprit de la chanter sous le nom de sa patronne, sainte Cécile, dans un poëme en vingt chants, où, k travers un spiritualisme un peu monotone, brillent des pages empreintes de la plus riche imagination. Par une bizarrerie de son caractère , Schulze reporta tout l'amour qu'il avait pour Cécile morte k la sœur même de son héroïne; mais dans de nombreuses pièces de vers qu'il lui adressa et qui sont des chefs-d'œuvre de sentiment, d'exaltation, il montre qu'il ne voulait la considérer que comme une personnification vivante , une image visible de celle qui n'était plus. D'amour terrestre, de mariage, il ne pouvait pas être question ; c'était pousser la rêverie trop loin, même avec une Allemande, et l'on peut suivre dans les odes de Schulze, notamment dans celles intitulées .Explication, Séparation, la marche et le dénoûraent de ce petit drame intime.
Les événements de 1813 et 1814 vinrent un moment faire diversion dans sa vie ; il prit les armes et, restant poète, composa quelques chants patriotiques pleins de souffle. Rentré dans la vie civile et déjà atteint du mal qui avait emporté sa Cécile, la phthisie, il eut le courage d'achever le dernier et le plus populaire de sesouvrages, la Itose enchantée, grand poemu aussi mystique que celui de Cécile et qui jouit encore en Allemagne d'une grande célébrité. C'est un conte de fées, naïf, presque enfantin, que relèvent l'éclat du style et une puissance d'invention extraordinaire.
Schulze mourut presque aussitôt après l'avoir achevé. Boutenveck a jugé l'homme en quelques lignes bienveillantes :« Ernest Schulze, dit-il, avait de nobles sentiments et une mâle conscience de sa valeur, sans toutefois s'exagérer son mérite. Taciturne et réservé, il
Senti
était cependant sincère; il avait même le mensonge, la ruse, la flatterie, les actions et les discours équivoques en horreur. Il se montrait fidèle dans ses amitiés; irritable comme un poète, il dédaignait la vengeance. Il poussait la tênacitéjusqn'à l'obstination; absorbé en lui-même, il négligeait tout ce qui aurait pu lui donner le bonheur; il était toujours prêt au sacrifice. » Un autre de ses biographes, M. Alfred Michiels, définit ainsi son talent poétique : « Schulze a voulu construire des épopées avec des diamants, de l'or, des perles, des fleurs, des plumes d'oiseaux, des rayons de soleil, des rayons de lune, des soupirs angéliques et d'ineffables tendresses. 11 a dépassé de beaucoup les contes de fées, les Mille et une Nuits, les hallucinations des buveurs d'opium. L'amour tel qu'il l'a conçu a été pour lui un philtre enivrant, dont rien n'a pu dissiper les magiques effets. Il a passé dans la vie comme un somnambule dans un quartier populeux, sans rien voir, sans rien entendre, dominé, absorbé par les images intérieures qui obsédaient son esprit. »
SCHULZE (Frédéric-Gottlob) , économiste allemand, né a ObergraevernUz (Saxe) en 1795, mort en 1860. Ses études terminées aux universités de Leipzig et d'Iéna, il s'adonna exclusivement à l'agriculture, administra plusieurs grands domaines et créa une institution d'enseignement agricole (lS26).-Le succès qu'il obtint fut tel que le gouvernement prussien le chargea de fonder une école du même genre à Eldena (1832). Contraint par l'influence de ses ennemis à donner sa démission (1839), i! vint occuper à léna une chaire d'économie politique et fonda dans cette ville un institut agricole. On lui doit, entre autres écrits : Sur la nature et l'étude de l'économie politique (léna, 1826); De l'indépendance d'esprit des universités allemandes (1S43) ; lievue allemande pour l'économie sociale et l'économie politique ( léna , 1844 , 2 vol.) ; Economie nationale ou Précis populaire de cette science (1856), etc.
SCHULZE ( Hermann-Johann-Friedrich ) , économiste allemand, fils du précédent, né à léna en 1824. Après avoir fait ses études aux universités de Leipzig et d'Iéna, il devint professeur de droit dans cette dernière ville. Depuis lors, il a enseigné l'économie politique a l'école spéciale fondée par son père. On a de lui : le Droit d'aînesse des maisons princières de l'Allemagne (Leipzig, 1851); Eludes d' 'économie politique faites en Angleterre (léna, 1853), etc.
SCHDLZE-DELITZSCH (Hermann), célèbre philanthrope et économiste allemand, né à Delitzsch en 1808. Après avoir étudié le droit aux universités de Leipzig et de Halle, il entra dans la magistrature, devint, en 1830, auditeur près la cour supérieure provinciale de Naumbourg et, tout en s'acquittant des devoirs de sa charge, se livra avec ardeur à, l'étude de la philosophie, de l'histoire et de la littérature allemandes. Nommé, en 1838, assesseur près la chambre de justice de Berlin, il revint, trois ans plus tard, dans sa ville natale, en qualité déjuge patrimonial, s'enquit exactement de la situation et des besoins des petits industriels et acquit à tel point la confiance générale, que, lors des troubles excités par la disette en 1846 et 1847, il se présenta seul au-devant des éineutiers et réussit à les calmer. La ville de Delitzsch l'envoya en 1848 à l'Assemblée nationale de Berlin, où il fut nommé président de la commission chargée de faire des recherches sur la misère des : classes ouvrières en Allemagne. La lecture ' de plus de 1,600 pétitions ne fit que le conflr- '. mer dans la conviction qu'il ne fallait cher- 1 cher le remède au mal ni dans le retour à l'ancien monopole des corps de métiers, ni dans l'emploi des systèmes rais en avant par les socialistes, et que le seul moyen de relever la petite industrie était de créer, par voie d'associations nu profit des industriels secondaires, les capitaux et les autres moyens d'action qui font vivre la grande industrie. La réaction qui se fit jour après la dissolution de l'Assemblée nationale ne permit de faire l'application pratique de ces principes que d'une manière très - restreinte. M. Sehitlze- Delitzsch commença par décider les cordonniers de sa villa- natale à former une société qui achetait pour le compte générai la matière brute nécessaire au travail des sociétaires et la cédait à chacun d'eux, selon ses besoins, aux prix du commerce en gros. Bien que cet essai eût donné le résultat le plus satisfaisant, M. Schulze ne put cependant poursuivre immédiatement l'application de ses idées sur une plus large échelle, car il fut élu membre de la seconde Chambre, convoquée conformément à la nouvelle constitution de 1849, et, après la dissolution de cette Chambre , il eut encore à répondre à une accusation d'excitation à la révolte, accusation que le ministère lança contre lui à cause de la part qu'il avait prise k la décision de l'Assemblée nationale, en date du 15 novembre 1848, qui refusait au gouvernement l'autorisation d'élever les impôts. Il se défendit lui-même de la façon la plus brillante et fut acquitté.
Les juridictions patrimoniales ayant été supprimées en Prusse, M. Schulze-Deiitzsch fut nommé président du tribunal du cercle de Wreschen, dans le grand-duché de Posen ; mais, bien que son activité et son talent lui eussent en peu de temps concilié tous les es-
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prits dans sa nouvelle résidence, le ministère rendit sa position si difficile, qu'il donna sa démission et revint k Delitzsch, où il se con • sacra tout entier à la réalisation de ses plans pour l'amélioration du bien-être des classes ouvrières. Ce fut sous son influence que furent créées à Delitzsch, Eiîenbourg, Halle, Bitterfeld et autres villes voisines des sociétés dont le but était de procurer à bon marché les matières premières, les vivres, les objets de luxe même, etc., et des banques populaires, qui recevaient par petits a -compte les épargnes des sociétaires, ou leur faisaient des prêts moyennant un intérêt peu élevé. Encouragé par le succès qu'il obtenait , M. Schulze-Deiitzsch ne cessa de travailler à la propagation de son système, connu en France sous le nom de système coopératif. Ses écrits intitulés : le Livre de l'Êsociation (Leipzig, 1862) , les Classes ouvrières et l'association (Leipzig, 1863, 2e édition), les Sociétés de déboursé et de crédit envisagées comme banques populaires (Leipzig, 18G7, 4e édit.), montrent d'une manière irréfutable l'utilité, la nécessité même de ces institutions économiques. A la première réunion générale des sociétés de crédit de l'Allemagne, qui eut lieu à Weimar du 14 au 16 juin 1859, on lui confia la direction d'un bureau central qui devait établir des relations entre les diverses sociétés et rendre compte des expériences faites par chacune d'elles.
A partir de la même époque, il prit part de nouveau aux affaires politiques, contribua efficacement à la création du Nationalverein et fut envoyé, en 1861, à la Chambre des députés de Prusse paria ville de Berlin, qui l'a en outre nommé son représentant à la diète de la confédération germanique du Nord et, depuis 1871, au Reiehstag de l'empire. Dans ces assemblées, M. Schulze a toujours appartenu au parti du progrès et il y a demandé à diverses reprises une loi en faveur de la liberté des coalitions. Les soucis de la vie politique ne l'ont pas empêché de continuer ses travaux en faveur des classes ouvrières, et pour leur rendre accessibles les doctrines de l'économie sociale, il a publié un ouvrage intitulé : Chapitre pour un catéchisme des ouvriers allemands (Leipzig, 1863). Il fait en outre paraître, depuis 1859, des Comptes rendus annuels sur les sociétés de profit et d'économie allemandes, basées sur le travail personnel. En 1863 et 1864, il fit une opposition énergique à la propagande de Lassalle ( v. ce nom) pour la création de sociétés productives, soutenues par le gouvernement, et répondit aux. attaques dont il fut l'objet k ce sujet, dans son livre intitulé : la Suppression du risque social par M. Lassalle ; nouveau chapitre pour le catéchisme des ouoriers allemands (Leipzig, 1866). Ses amis et ses admirateurs lui offrirent en 1863, comme un témoignage de reconnaissance pour son infatigable philanthropie, une somme.de 50,000 thalers (187,500 fr.), qu'il a affectée à une fondation, dont le revenu est distribué par un conseil d'administration indépendant aux hommes qui , par leur travail dans une profession quelconque et par leur conduite, se sont montrés dignes de cette récompense. Lors de l'Exposition universelle do Paris en 1867, il demanda inutilement au gouvernement français l'autorisation de réunir dans cette ville en un congrès international les représentants des sociétés coopératives.
M. Schulze-Delitzseïiest conseiller et président d'honneur d'un grand nombre de sociétés de crédit en Allemagne, en Belgique, en Suisse et dans la haute Italie, En 1866, ii existait en Allemagne 1 ,600 sociétés fonctionnant d'après son système et qui faisaient un chiffre total d'affaires de plus de 100 millions de thalers (375 millions de fr.). Depuis cette époque, les sociétés coopératives dites de consommation fondées par M. Schulze-Deiitzsch ont pris un grand développement et une importance toujours croissante. Pour ne citer qu'un fait, la Société de consommation de Burg, près de Magdebourg, a pu, en 1873, acheter et équiper un navire pour le transport des provisions de charbon dont elle a besoin, et elle a donné k ce navire le nom de Schulze-Deiitzsch. Outre les ouvrages précités, on lui doit encore un Livre d'excursions (1868 ; 2e édit. 1859), dans lequel il a raconté en poète ses impressions pendant un voyage dans le nord de l'Allemagne et en Scandinavie. Les qualités de ce livre prouvent que son auteur eût pu aborder avec succès la pure littérature s'il n'eût tourné toutes ses aspirations vers un but plus utile et plus élevé. L'ouvrage le plus remarquable de M, Schulze, son Cours d'économie politique à l'usage des ouvriers et des artisans, a été traduit en français par M. Rampol (Parts, 1874, 2 vol. in-12).
SCHULZIE s. f. (chul-zi). Bot. Syn. d'Eus-
TACHÏS.
SCHULZ1TE s. f. (chul-zt-te — de Schulz, nom d'un inspecteur des mines). Miner. Variété de géocronite, ainsi appelée par Sauvage en l'honneur de Schulz, qui la découverte.
— Encycl. La schulzite a été trouvée k Meredo, en Galice, où elle est disséminée, sous forme de nodules, au milieu d'un dépôt de galène. C'est une géocronite non arsénifere. Elle se compose, d'après Sauvage, de 16,t)0 de soufre, 64,89 de plomb, 16 d antimoine et 1,60 de cuivre.