‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 175 sur 1059 · CHAT · texte numérisé non relu

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SCHWEDER (Gabriel), jurisconsulte allemand, né à Cœslin en 1648, mort en 1735. Reçu docteur en droit à l'université de Tubingue en 1674, il fut nommé, en 1677, conseiller au tribunal de Tubingue et, en 1681, i professeur de droit public et féodal à l'université de cette ville. Il a publié une grande quantité d'ouvrages de droit, dont le plus ' répandu est intitulé : Introduclio in jus pu~ i blicum imperii B. G. novissimum (Tubingue, I 1681, in-80); il a été réimprimé neuf foisjus- I qu'en 1733. Schweder a publié aussi, en 1702, une dissertation de droit politique intitulée : Jus sacratissimum imperatoris et imperii in ducatum M ediolanensem assertwm, qui valut k son auteur le titre de comte impérial.

SCHWEDER (Christophe-Hermann de), jurisconsulte allemand, de la même famille que le précédent, né à Colberg en 1678, mort en 1741. Ses études juridiques terminées à l'université de Tubingue, il fit un voyage dans les Provinces-Unies et en Angleterre; puis, à son retour, il exerça la profession d'avocat & Colberg, à Stuttgard et à Berlin, et enfin, après avoir été nommé référendaire et conseiller aux tribunaux poméraniens, il devint conseiller intime du roi de Prusse. Le seul ouvrage imprimé qu'on doive àSclweder est très-important; il a pour titre : Theatrum hisloricum. controversiarum illuslrium (Leipzig, 1712).

SCHWEDIAUER (FrançoisOCavier), médecin autrichien, né à Steyer le 24 mars 1748, mort à Paris en 1824. Il fit ses études médicales à Vienne, y fut reçu docteur en 1772 et visita une partie de l'Europe savante ; il séjourna assez longtemps en Angleterre et notamment à Londres, où il se lia avec les médecins les plus distingués de l'époque. Il vint en 1789 à Paris et s y fixa, parce que le climat de la France lui convenait mieux que celui de l'Angleterre, et il se créa rapidement une clientèle aussi brillante que celle qu'il s'était formée à Londres. Schwediauer a écrit plusieurs ouvrages qui lui valurent de son vivant une grande célébrité, surtout ceux qui ont trait aux maladies syphilitiques, pour le traitement desquelles son aptitude était extraordinaire. On lui doit : Melhodus medendi hodierna in nosocomiis londinensibus usitata (Vienne, 1777, iu-8°); Practical observations on the more obstinate and inveterate venereal complaint (Londres, 1784, in-S»); Traité complet sur les symptômes, les effets, la nature et le traitement des maladies syphilitiques (Paris, 1798, 2 vol. in-8») ; cet ouvrage a eu sept éditions; Pharmacopsia média practici universalis, sisteus medicarrteitla. prsparata et composita, cum eorum usu et dosibus (Leipzig, 1803, in-12), etc.

SCHWEDT, ville de Prusse, province de Brandebourg, régence de Potsdam, à 91 kilom. N.-E. de Berlin, cercle et à 20 kilom. d'Angerraunde, sur l'Oder; 6,970 hab., dont beaucoup d'origine française. Fabrication importante de tabac, amidon, bière et eaude-vie. On y voit un beau château royal, ancienne résidence des margraves de Brandebourg-Schwedt, bâti en 1S80. A 2 kiloin. de la ville s'élève le château de Montplaisir, construit en 1778.

SCI1WEGLER (Frédéric-Albert), historien allemand, né à Miehelbaeh, dans le Wurtemberg, en 1819, mort à Tubingue en 1857. Destiné à l'état ecclésiastique, il alla, en 1830, étudier la théologie à l'université de Tubingue où, sous l'innuence de Baur, il s'adonna exclusivement à la théologie historique. Son premier ouvrage, intitulé le Montanisme (Tubingue, 1841), et différentes dissertations insérées dans les Annales théologiques de Zeller lui valurent de la part de l'autorité ecclésiastique du Wurtemberg des persécutions qui le firent renoncer à la carrière ecclésiastique. Eu 1843, il fonda les Annales du temps présent, qui pâturent pendant cinq ans, et se fit recevoir, la même année, agrégé de philosophie et de philologie classique k l'université de Tubingue, ou il fut nommé, en 1848, professeur extraordinaire de philologie classique et, plus tard, professeur ordinaire d'histoire. Les résultats de ses études théologiques sont consignés dans son ouvrage intitulé : l'Epoque postérieure aux apôtres (Tubingue, 1846, 2 vol.). On a encore de lui une excellente Histoire de la philosophie (Stuttgard, 1848; 1868, 6e édit.); une Histoire romaine (Tubingue, 1853- 1858, t. I«àIIIj 1867, 2e édit.), ouvrage des plus remarquables, bien que la rouit ait empêché l'auteur de le terminer et qu'il ne s'étende que jusqu'aux lois liciuiennes; une Histoire de la

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philosophie grecque, publiée après sa mort par Kœstlin (Tubingue, 1859), enlin des éditions de la Métaphysique d'Aristote (Tubingue, 1847-1848,4 vol.), avec traduction etcommentaires, des Homélies de Siiint Clément ( Stuttgard , 1847 ) et de V Histoire de l'Eglise d'Eusèbe (Stuttgard, 1852, 2 vol.).

SCIIWEICKART (Jean-Adam), graveur allemand, né k Nuremberg en 1722. Elève de Georges-Martin Freisler, il compléta ses études artistiques à Florence, où il séjourna pendant dix-huit ans. Il y fut reçu membre de l'Académie des beaux-arts et travailla h la gravure des pierres antiques du cabinet de Stosch. De retour dans sa patrie, Schweickart se livra à la gravure, composa un grand nombre d'oeuvres et inventa un procédé pour imiter par la gravure les dessins au lavis. C'est d après ce procédé qu'il a gravé pour la collection d'Hugford plusieurs dessins de Gabbiani, parmi lesquels on distingue la Vierge avec l'Enfant Jésus, à qui le Père éternel montre ta croix.

SCHWEIDEL (Georges-Jacques), bibliographe allemand, né à Nuremberg vers 1090, mort en 1752. Il exerçait le ministère évungélique dans sa ville natale et consacrait aux recherches bibliographiques les loisirs que lui laissait l'administration de sa cure. Ses principaux écrits sont : Bibliotheca exegeticobiblica (Nuremberg, 1721, in-4«) ; Nachrichtca (Francfort, 1731, 6 parties in-8°) ; Bibliotheca historico-cntica (Francfort, 1736, in-80); Thésaurus bibhothecalis (Francfort, 1738, 4 vol. in-4"); Notitia Itisiorico-critictt librorium veterum rariorum (Francfort, 1753, in-4").

SCHWE1DN1TZ, ville forte de Prusse, province de Silésie, régence et à 57 kilom S.-O. de Breslau, ch.-l. du cercle de son nom, sur la rive gauche de la Weistritz; 10,000 hab. Tribunaux, gymnase. Industrie active, fabrication de draps et toiles; amidon, tabac, gants, rubans, bonneterie, bière renommée. Important commerce de laine. L'hôtel de ville renferme des archives et des armes curieuses, et l'église paroissiale, construite dans le style gothique , possède de belles sculptures en bois. Schweidnitz fut élevée au rang de ville en 1250 et entourée de murs en 1295; elle soutint, en 1762, un siège fumeux contre Frédéric II, qui en fil une des principales forteresses de la Silésie ; en 1807, les Français détruisirent une partie de ses fortifications.

SCHWEIGAARD (Antoine-Martin), jurisconsulte et économiste norvégien, ne à Krageroe en 1808. Orphelin dès l'enfance, il fut destiné k la marine, puis au commerce ; niais, ayant été placé en 1822 chez un prêtre de la Frise orientale pour y apprendre l'allemand, il se livra avec ardeur k l'étude des langues, suivit pendant trois ans, malgré son â^e, les cours de l'école latine de Skien et su rendit ensuite à l'université de Christiania, où il prit successivement ses grades en philosophie (1829) et en droit (1832). Eu 1833, il entreprit, aux frais de l'Etat, un voyage en Suède, en Allemagne, en Suisse, en France et en Danemark, et étudia avec soin lu situation et la constitution financières de ces diverses contrées. A son retour en 1835, il fut nommé lecteur de jurisprudence à l'université de Christiania, où il fut appelé cinq ans plus tard k une chaire de statistique et de sciences politiques. Dans la lutte au sujet de l'enseignement entre les humanistes et les réalistes, lutte à laquelle il prit une purt active en 1836 et 1837, il se déclara pour ces derniers et agit encore dans le même sens lorsqu'il eut été nommé, en 1839, membre de la grande commission d'enseignement. Elu en 1842 représentant de la ville de Christiania au storthing, il a su se concilier l'estime de tous les partis dans cette assemblée, où il a toujours siégé depuis cette époque. Le storthing l'a nommé, en 1845, administrateur de ' la Banque et il a, en cette qualité, exercé la plus grande et la plus salutaire influence sur la législation, renseignement supérieur, le commerce, les finances, les chemins de fer, etc., de la Norvège, De 1836 k 1846, il a rédigé la Constitutionnelle, journal de v liristiania, et a en outre publié: Sur la Banque et les finances de la Norvège (Christiania, 1830, in-fol.); Statistique de la Norvège (Christiania, 1840); le Droit commercial norvégien (Christiania, 1841, iu-8«); la Procédure norvégienne (Christiania, 1841; 2» édit., 1854); Commentaire sur la loi criminelle norvégienne (Christiania, 1844-1846, 2 vol., 2« édit., 1860), etc.

SCHWElGGER(Jean-Salomon-Christophe), physicien et chimiste allemand, né k Erlangen en 1779, mort en 1857. Il lit ses études dans sa ville natale, y prit le titre de priuatdocent en 1809 et fut nommé, deux ans plus tard, professeur de mathématiques et de physique au gymnase deBaireuth, d'où il passa en 1811 a l'école polytechnique de Nuremberg. En 1816, il visita la France et l'Angleterre, dans le but d'y étudier l'organisation des établissements d instruction publique, devint, a son retour, membre de l'Académie de Munich, puis professeur de chimie et de physique k l'université d'Erlangen, et quitta cette chaire en 1819 pour passer k l'université de Halle, où il resida jusqu'à sa mort. Ses travaux en physique eurent particulièrement pour objet l'électricité et le galvanisme. Dès 1808, il avait construit un électromètre pour

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mesurer la force électrique au moyen d'une aiguille aimantée, et, immédiatement après la grande découverte d'CErstedt, il inventa le multiplicateur électro-magnétique qui porte son nom. En îsn, il avait pris la rédaction du Journal de Gehlen, qu'il continua sous le titre tl'Annales deckimie et de physique ; il en laissi plus tard la direction au fils adoptif de son frère, le docteur François-Guillaume Sch'wkigger-Seidel. Schweigger s'était aussi occupé de l'étude des sciences physiques telle:, qu'elles étaient connues des anciens, et on a de lui, entre autres ouvrages sur ce sujet, une Introduction à la mythologie au point de vue des sciences naturelles (Halle. 1836) et une savante dissertation Sur l'eleeirum des anciens (Greif-watde, 1848). Sauf une brochure Sur les séries slœchiométriques, quifut publiée

#à part (Halle, 1833), tous ses autres travaux.

'ont été insérés dans divers recueils et journaux scientifiques.

SCHWEIGGER (Auguste-Frédéric), naturalisa allemand, né à Erlangen en 1783, mort en 1821. Il fit ses études médicales à l'université de sa ville natale, y prit ses grades en 180* et, deux ans plus tard, fut envoyé à Paris aux frais du gouvernement prussien. Les malheurs qui frappèrent sa patrie lui ayant fait perdre son subside, il se créa des ressources par l'exercice de la médecine, poursuivit en même temps avec succès ses études zoologiques et écrivit une Monographie des tortues, qui obtint les éloges des plus savants zoologistes français de l'époque. À son retour en Prusse (1809), il fut nommé professeur de botanique et de médecine à l'université de Kcenigsberg, où il établit un jsftdin zoologique. 11 exécuta dans lu suite plusieurs voyages en Angleterre, en France et en Italie et périt en juin 1821, assassiné par :;on vetturino auprès de l'ermitage de Quisc uina, dans les environs de Canierata, en Sicile. Son meurtrier, qui l'avait tué uniquement pour le voler, prétendit qu'il s'étuit décidé à ce crime parce qu'il avait acquis pendant le voyage la conviction que Sohweigger é;ait un hérétique. On a de lui les écrits suivants : les Hôpitaux et les asiles des pauvres ci Paris (Biiireuth, 1809); Flora erlanijensii (Erlangen, 1811, 2 \;ol.); Manuel de L'histoire naturelle des animaux inarticulés sans squelette (Leipzig, 1820); Observations sur dfs voyages d'histoire naturelle (Kœnigsberg, 1820). Ces deux derniers ouvrages reniement des documents importants pour la zoologie.

SCHWEIGGÉRIE s. f. (chué-gjè-rl — de SchWi'.iyger, botan. allemand). Ilot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des violariées, tribu des violées, originaire du Brésil.

SCilWEIGHjEUSER (Jean), célèbre philologue allemand, né à Strasbourg en 1742, mon dans la même ville en 1830. Son père, qui le destinait à la carrière ecclésiastique, lui li'. étudier la théologie. Mais le jeune homme, dévoré du désir d'apprendre, ne se contenta point de l'instruction réglementaire et s'adonna aux sciences avec une telle ardeur qu'il pouvait aspirer au titre de savant à l'âge où d'ordinaire on est encore sur les bancs de l'école. A la mort de son père, SchwtMghœuser vint à Paris et y apprit l'arabe et le syriaque; puis il visita 1 Angleterre, l'Allemagne, la Hollande, mettant à contribution les bibliothèques et suivant bs cours avec une grande assiduité. A son rt tour k Strasbourg (1770), il fut nommé professeur adjoint de logique et de métaphysique. Il publia, de 1770 à 1775, plusieurs thèses qui montrent sa vive sympathie pour la philosophie écossaise. • Son grand bon sens, lisent MM. Hang, son esprit positif et lucide l'éloignèrent toujours delà philosophie allemande. >

Nommé professeur de grec et de langues orientales vers 1775, Schweighteuser publia deux ixcellentes éditions, l'une : Sophoclis Elactra et Euripidis Andromache (Argentorati, 1779, in-8°J; l'autre : Sophoclis Œdipus tyraunus et Euripiais Orestes (Argentorati, 1779, i 1-8°), puis il entreprit une nouvelle édition d ;s histoires u'Appien, sous ce titre : Appiuii Alexaudrini Romanarum historiarum qi s suptrsuitt (Lipsiœ, 1785, 3 vol. in-8°). Cette iuinon fut accueillie avec faveur. La Révolution vint arrêter ces paisibles travaux. Le savant professeur, un moment emprisonné, fut exilé à Baccarat, petite ville de Lorraine, où il composa en partie ses notes sur Polybe. Il travaillait fort avant dans la nuit et faillit se faire un mauvais parti; car ses voisins s'imaginèrent un moment qu'un complot s'organisait dans sa maison.

Après la chute de Robespierre, il put rentrer dans ses foyers. A la création de l'Université de France, il fut attaché à l'académie de Strasbourg comme professeur de littérature grecque et, en 1809, il fut nommé doyen de la Faculté des lettres, place dont il se uèn it en 1824. En 1826, la Société royale des lettres de Londres lui vota une médaille d'or; .a croix de la Légion d'honneur lui avait <;té donnée par le gouvernement de Louis XVIII.

Ouire les ouvrages déjà cités, on a de lui : Emenaationes et observationes in Suidam (Argei torati, 1789, in-S°) ; Cebetis tabula, siôe viiœ humante pielura (Argentorati, 1806, in-12) ; Opuscula academica seorsimolim édita, nunc rccognita (Argentorati, 1806, in-8°) ; Selecta ix Appiano et Atltensso (Argentorati,

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1814, in-8<>. Le dernier volume de son Polybe avait paru en 1793, sous ce titre : Polybii Megalopolitani historiarum quidquid superest (Lipsiae, 1789-1795, 8 tomes en 9 vol. in-s°). Les quatre premiers contiennent le texte ; les quatre suivants les notes et les indices, et le dernier un Lexicon Polybianum.

SCHWEIGHJECSER (Jean-Geoffroy), antiquaire'allemand, fils du précédent, né à Strasbourg en 1776, mort en 1844. Il aida son père dans ses travaux philologiques, lui succéda en 1823 dans la chaire de littérature grecque et comme conservateur de la bibliothèque publique. Il a rédigé le texte des Antiquités du musée Napoléon de Visconti (1804) et coopéré, avec Golbéry, aux Antiquités de l'Alsace (1825-1828, 20 livraisons in-fol.). On lui doit encore : Lettres à Millin sur quelques passages de Théophrasie, Suidas, Arrien (1803, in-8°); Discours sur les services que tes Grecsont rendus à la civilisation (1821, in-8°).

SCHWE1NFURT, l'ancienne Dévoua, nommée aussi Trajectum Sueoorum, ville de Bavière, cercle de la basse Franconie, à 40 kilom. N.-O. de Wurtzbourg, sur le Mein ; 7,352 hab. Tribunaux, gymnase, école de commerce. Fabrication de couleurs, sucre, savon, toiles, tapisseries. Industrie agricole très-développée. Commerce de vins et de tabac. C'était autrefois une villa impériale, qui fut cédée k la Bavière en 1802.

SCHWEINIT2IB s. f. (ehvè-ni-tzî — de Schweinils, botan. allemand). Bot. Genre de plantes, de la famille des éricinées, tribu des monotropées, dont l'espèce type croit dans la Caroline du Sud. Il Syn. depODAXON, genre de cryptogames.

SCHWE1TZER (Chrétien-Guillaume), jurisconsulte et homme politique allemand, né à Naumburg en J781, mort aux environs de Weimar en 1856. A peine ses études de droit étaient-elles terminées à Leipzig, qu'il fut admis comme professeur particulier près la Faculté de législation de Witteinberg, puis il entra avec le même titre k l'université d'Iéna et enfin fut nommé membre de la cour suprême d'appel établie dans cette ville. En 1818, il devint conseiller intime de la cour de Weimar et succéda à Gœthe dans l'inspection des établissements scientifiques et artistiques. Vers 1842, il fut créé ministre d'Etat et résigna ses fonctions lorsque éclata la révolution de 1848. On lui doit : le Code de procédure civile d'après te droit saxon (Iéna, 1813); le Droit public dans te grandduché de Saxe- Weimar (Weimar, 1825).

SCHWElTZER (Auguste-Godefroy), agronome allemand, né à Naumbourg-sur-la-Saale en 1788, mort en 1854. Il étudia la science agricole à l'institut agronomique de Mœglin, parcourut ensuite une grande partie de l'Allemagne et de la Suisse et, après avoir administré plusieurs propriétés importantes, fut nommé, en 1829, professeur à l'académie de Tharundt et directeur de l'école agricole de la même ville, fonctions qu'il échangea en 1846 contre celles de professeur d'économie agricole à l'université de Bonn et de directeur de l'école supérieure d'agriculture qui allait être établie dans cette ville. Dans l'intervalle, il était devenu directeur de la Société économique (1839) et vice-président de la Société agronomique du royaume de Saxe (1844). On a de lui : Manuel abrégé d'économie rurale (Dresde, 1831-1834, 2 vol. ; 4e édit., 1861.) ; Introduction à l'exploitation de l'économie rurale (Leipzig, 1832-1833, 2 vol.); Voyage agronomique dans le nord de la France (Dresde, 1836), d'après l'ouvrage français du docteur Moll; 7'ableuu de l'économie rurale de la Grande-Bretagne dans sa situation actuelle (Leipzig, 1839-1840, 2 vol.), d'après l'anglais. Il avait, en outre, publié à Leipzig, de 1818 à 1825, avec Koppe, Schmalze et Teichmann, les Communications relatives à l'économie rurale, et de 1831 à 1838, avec Schubart et Weber, la Feuille universelle pour l'économie rurale et l'économie domestique.

SCHWE1Z et SCHWEIZERLAND, noms allemands de la Suisse.

SCHWE1ZEU (Alexandre), théologien suisse, né k Murteu en 1808. Il lit ses études aux universités de Zurich et de Berlin, suivit dans cette dernière ville les cours de Sehleiermacher et, après avoir été quelque temps pasteur auxiliaire de la commune réformée de Leipzig, revint, en 1834, à Zurich, où il . devint successivement agrégé à l'université " et vicaire de la cathédrale, professeur de théologie pratique et membre du conseil ecclésiastique et enfin pasteur de la paroisse de la cathédrale (1844). Ayant adopté en théologie les idées de Sehleiermaeher, dont il se rapproche plus qu'aucun autre élevé de ce maître célèbre, à la fois par l'ardeur de ses convictions religieuses et par l'étendue de ses connaissances philosophiques, M. Schweizer a appliqué ses éminentes qualités à une élude approfondie de l'idée fondamentale de la doctrine primitive de la Réforme. Il en a exposé les résultats dans deux grands ouvrages : le Système dogmatique de l'Eglise réformée (Zurich, 1844-1847, 2 vol.) et les Principaux dogmes protestants dans l'Eglise réformée (Zurich, 1854-1856, 2 vol.), qui renferment des trésors d'érudition théologique et qui ont produit une vive sensation en Al-

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lemagne. A ces deux ouvrages se rattache une série d'articles insérés dans les Annales théologiques et dans lesquels M. Schweizer a expose avec plus de précision encore, s'il est possible, ses idées au sujet de la doctrine réformée, idées qu'il a appuyées de nombreuses preuves historiques. Son œuvre la plus récente, le Système dogmatique chrétien d'après les principes de la religion protestante (Leipzig,'. 1868 et suiv.), fondé sur la Foi chrétienne de Sehleiermaeher, est, sans contredit, la production la plus remarquable de la science dogmatique k notre époque. On doit même la regarder comme l'expression classique de la théologie protestante libérale moderne; car l'auteur s'y est affranchi de toutes les formules surannées de la dogmatique et s'y est mis en opposition déclarée avec l'orthodoxie protestante, tout en conservant la foi. On a encore de M. Schweizer : Sehleiermaeher considéré comme prédicateur (Halle, 1834); Sur l'idée et la division de la théologie pratique (Leipzig , 1836); l'Obligation du formulaire liturgique (Zurich, 1836); l'Evangile de saint Jean (Leipzig, 1841); Homitétique (Leipzig, 1848) et plusieurs recueils de sermons (Leipzig, 1834-1862, t. 1er k V). Il a, en outre, publié l'Ethique philosophique de Sehleiermaeher et collaboré aux Etudes et critiques théotogiques, au Journal de l'Eglise protestante, etc.

SCHWELM, ville de Prusse, province de Westphalie, régence d'Arensberg, cercle et à 17 kilom. S.-O. d'Hagen, sur la petite rivière de son nom; 4,217 hab. Gymnase ; centre d'une importante fabrication de dis, toiles, siamoises, rubans et quincaillerie; brasseries et distilleries. Aux environs, source ferrugineuse et bains.

SCHWKNCKE (Thomas), médecin hollandais, né à Utrecht le 12 octobre 1694, mort à La Haye le 11 février 1768. Il commença ses études médicales dans les hôpitaux de sa ville natale et alla, en 1712, les continuer à Leyde, où il fut reçu docteur en 1715. Il se tîxa ensuite à La Haye, où ses talents, notamment sa dextérité dans les accouchements, lui créèrent une brillante clientèle. En 1723, il fut nommé professeur d'obstétrique et médecin pensionné de la ville, places qu'il occupa pendant quarante ans environ avec beaucoup de distinction. Parmi les ouvrages de Schwencke, nous citerons : De saliva (Leyde, 1715, in-4») ; Rari casus explicatio anatomico-medica (La Haye, 1733, in-8°) ; Hssmatologia sive sanguinis historia, expérimentas passim superstructa (La Haye, 1743, in-8°). Schwencke fournit, en outre, plusieurs articles dans les recueils des mémoires de la Société des sciences de Harlem.

SCHWENCKFELD (Gaspard de), sectaire protestant, né en Silésie en 1490, mort à Ufm en 1561. Il fut un des premiers à embrasser les principes de Luther ; mais il s'en sépara bientôt, fut banni en 1527, par l'influence de l'irascible réformateur, parcourut l'Allemagne en fugitif et se fit un grand nombre de partisans. Il n'admettait pas que les livres sacrés eussent été inspirés, prétendait que Dieu se communique à chaque homme en particulier et posait en principe que la controverse ne convient point aux hommes, qui doivent attendre en silence les lumières de Dieu seul. Il tendait à réunir les catholiques et les protestants. Ses nombreux ouvrages, parmi lesquels on cite en première ligne le De statu, officio et cognitione Christi (1540, in-8o),sont oubliés aujourd'hui.

SCHWEND1 (Lazare), baron de Hohenlaksberg, général autrichien, né k Schwendi (Autriche supérieure) en 1525, mort à Kilchhofen en 1584. Il entra, dès l'âge de vingt ans, au service de Charles-Quint, servit en Hongrie contre les Turcs, se distingua ensuite daus les Pays-Bas, puis revint se mettre à la tête des troupes dirigées contre les Hongrois et les Ottomans coalisés, qu'il vainquit, et renonça à la carrière militaire après 1 armistice de 1568, Après avoir exercé pendant quelque temps des fonctions diplomatiques, il se retira dans ses terres et composa les ouvrages suivants : Gouvernement de l'empire germanique (Francfort, 1612) ; Organisation d'une armée (Dresde, 1576) ; De bello contra Turcos gerendo, mémoire publié dans le tome XXI du Journal militaire d'Autriche,

SGHWENKFELDE s. f. (chvènn-kfèl-de — de Schwenkfeld, botan. allem.). Bot. Syn. de SABicée. il On dit aussi schwknkkkldie.

SCHWENKIA s. f. (chvènn-ki-a — de Sehwenk, botan. allem.). Bot. Genre de plantes, de la famille des primulacées, comprenant des espèces qui croissent dans l'Amérique tropicale.

SCHWENN1NGEN, bourg du Wurtemberg, cercle de la forêt Noire, bailliage et k 8 kilom. N.-O. de Tuttlingen, aux sources du Neckar ; 4,502 hab. Fabrication et commerce d'horloges en bois ; commerce de grains. Près de la, importante saline de Wilhetmshali.

SCHWERIN (principauté de), ancienne principauté ecclésiastique de i' Allemagne du Nord, formant jadis un des trois évêchés fondés par Henri le Lion, sécularisée à la paix de Westphalie et abandonnée alors au duc de Mecklembourg, en dédommagement de la seigueurie de WUniar, cédée à la

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Suède. Elle forme actuellement un des arrondissements du grand-duché de Mocklembourg-Schwerin.

SCHWERIN, en latin Squirsina , ville do l'Allemagne du Nord, capitale du grand-duché de Mecklembonrg-Schwerin, sur la rive S.-O. du lac de son nom, à 63 kilom. S.-E. de Lubeek, par 530 43' de latit. N. et 90 II' de longit. É. ; 25,000 hab. Siège du gouvernement grand-ducal et des administrations centrales du duché. Fabrication d'eau-de-vie, poterie, tabac, toiles, draps; pêche active. Hôtel des monnaies; gymnase ; école despa-

tes, collège militaire. La ville se compose e trois parties distinctes : la vieille ville, la ville neuve et le faubourg. Les rues les plus importantes sont ; la Wilhems Strasse, qui conduit k la Luisen Platz (place Louis), et la belle et large rue nommée Alexandrinen Strasse. Plusieurs monuments et établissements divers la recommandent à l'attention.

La cathédrale ou Dom, un des plus remarquables échantillons du style gothique do 1 Allemagne du Nord, fut commencée en 1248 et terminée au xv* siècle. On y remarque plusieurs monuments funéraires, dont les principaux sont ; la sépulture des grandsducs de Meeklemhourg-Sehwerm et de leur famille, occupant une admirable chapelle dite du Sang divin et ornée de vitraux peints par Gillmeister d'après les dessins du célèbre Cornélius; le monument de bronze de la princesse Hélène (1524), par Peter Vischer de Nuremberg; le tombeau du duc Christophe (1595) et de la duchesse sa femme; lo mausolée en marbre des mêmes (même date); par Coppens; les plaques tumulaires, hautes de 5 mètres, gravées par Missing en 1473. Il faut citer encore le maître-autel de l'église, décoré de peintures exécutées par Lenthe et dont le projet et l'arrangement appartiennent à Cornélius.

Le Collegiengebœude, situé au bord du lac de Schwerin, de style gothique comme lacuthédrale, est le siège du gouvernement. 11 est intérieurement décoré de fresques par Schumacher et Lenthe. On y remarque, en outre, une assez ancienne statue de Jupiter,

Le palais, situé sur une sorte de petite île, occupe l'emplacement de celui construit en 1629 par Wallenstein et détruit en partie. Sa construction est toute moderne ; l'édifice a, en effet, été presque complètement rebâti de 1847 à 1857, sur le modèle du château de Chainbord, c'est-k-dire dans le style de la Renaissance française, avec dôme et tourelles. La statue équestre du roi wende Niklot et celles des autres princes qui ont habité l'ancien château surmontent la porte principale do l'édifice. A l'intérieur , on remarque la salle des Fleurs, la salle de bal, la salie du Trône, ta salle des Légendes, ainsi nommée k cause des douze fresques qui la décorent et qui ont pour sujets les diverses légendes du duché (ces fresques sont dues kElster et Peters); la salle d'armes, ornée de vitraux peints par Gillmeister; deux escaliers magnifiques, l'un de marbre noir, l'autre de marbre blanc ; enfin, la chapelle du palais, construite par Zwirner de Cologne ; les vitraux en ont été peints par Lenthe, et les belles statues des évungélistes sont dues au ciseau de Wilgoks.

Les autres édifices de Schwerin sont : l'hôtel de ville, la Jœgerhof, l'Erzstandbiid, monument élevé par la ville à Paul-Frédéric II, l'un des grands-duos, et un autre monument plus petit, érigé en l'honneur des soldats siesvigeois morts dans les campagnes de Slesvig-Holstein et de Bade.

Schwerin possède encore un arsenal, construit en 1844 ; un hôtel de la monnaie, une synagogue, un hôpital, un asile d'aliénés, un théâtre et un musée. Le musée comprend huit cents tableaux, parmi lesquels il faut citer : le Dentiste, par Gérard Dov ; le portrait de Teniers, peint par lui-même; Saul et David, par Rembrandt; Catherine de Médicis et ses filles, par Van Dyck; l'Aveugle et le paralytique de Murillo; enfin, diverses toiles de Manlegna, Ferrari, Cranach, Holbein, Paul Potter, Terburg, Bol, etc., etc., et une galerie de modernes. L'Antiquarium ou musée antique, séparé du précèdent, est assez riche en objets anciens.

Les jardins du grand-duc servent de promenade publique, et, chaque année, une fête populaire se célèbre dans l'île do Shelfwerder, située entre le lac de Schwerin et le lac de Ziegel.

L'histoire de Schwerin n'étant autre que celle du Mecklembourg, nous renverrons k ce mot, nous bornant à rappeler que la ville tomba, en 1759, au pouvoir des Prussiens et fut prise en 1806 par les Français.

SCHWERIN, ville de Prusse, province de Posen, cercle et k 28 kilom. O. de Birnhaum, sur la Wartha, à son confluent avec l'Obra; 5,900 hab. Fabrication de draps, tanneries; élève et commerce de chevaux.

SCHWERIN (lac de), petit lac de l'Allemagne du Nord, dans le grand-duché de Mecklembourg-Schwerin, communiquant avec ia Baltique par un canal qui débouche k Wismar. Ce lac mesure 23 kilom. du N. au S. et 4 kilom. de largeur moyenne. Superficie, 6,105 hectares.

SCHWERIN (Otton de), diplomate allemand, né k Stettin en 1616, mort en 1679. Il entra en 1638 au service de l'électeur de Brandebourg et fut suces-sivenient investi-

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des pli 8 hautes dignités. Il fut envoyé comme ministre aux cours de Pologne et de Suède. Il négocia et signa les traités de K.œmgsberg (1656), de Liban (1656) et de Wiiluu (1657). En 1658, Scbwerin fut nommé par l'électeur premier ministre et président du conseil privé pour toutes les affaires d'Etat, de justice et de féodalité. Il reçut aussi de riches dotations situées en Prusse, en Poméranie et dans le duché de Clèves et la seigneurie de Vieux- Ladsburg, dans la Marche électorale. — Son fils, Ottoti de Schwerin, né en 1645, mort en 1705, fut élevé en 1700 au rang de comte du Saint-Empire romain. Il fut conseiller privé d'Etat et ministre de Prusse auprès des cours de Londres et de Vienne.

SCUWEU1N (Christophe, comte de), général prussien, né dans la Poméranie suédoise en 1654, tué devant Prague en 1757. Il entra à seize ans dans un régiment hollandais, fit ses premières armes en Flandre et servit successivement sous la direction du prince Eugène et de Marlborough. En 1711, il alla rejoindre, à Bender, Charles XII, auprès duquel il perfectionna ses talents militaires, commanda quelque temps l'armée du due de Meeklembourg- Schwerin et enfin passa au service de la Prusse. Il conquit les plus hauts grades militaires et se concilia l'entière faveur de Frédéric I«f, qui le mit à la tête de toute l'infanterie prussienne. Frédéric II, à son avènement, nomma Schwerin feld-maréchal et comte. Il se couvrit de gloire dans les campagnes de Silésie et de Moravie et remporta de nombreux avantages au début de la guerre de Sept ans. Malheureusement, k la bataille de Prague engagée contre son avis, il fut chargé d attaquables troupes autrichiennes dans leur plus inexpugnable retranchement. En vain rainena-t-il plusieurs fois à la charge ses troupes décimées ; aussi, voyant couler inutilement le sang de ses soldats, il demanda à Frédéric ou se ferait la retraite en cas d'échec. Le roi répondit durement : ■ A Spandau. > Cet affront décida Schwerin a se faire tuer. 11 saisit un drapeau, se mit à la tête de ses régiments, les entraîna k l'ennemi et tomba sans vie sous une décharge de mitraille. Frédéric regretta son vaillant général, dont la perte, suivant lui, « valait celle de dix mille hommes I »

SCIIWEItllN (le comte Guillaume-Frédéric- Charles de), neveu de Christophe, général prussien, né en 1738, mort h Hambourg en 1802. Il fut nommé aide de camp de Fié léric II et attaché au général Winterfeld, Fait prisonnier à la bataille deZorndorf, le comte de Schwerin fut conduit à Saint-Pétersbourg. 11 fit un second voyage dans cette ville en 1762, comme envoyé prussien chargé d'une mission diplomatique importante. Devenu lieutenant général en 1793, le comte de Schwerin commanda l'expédition de Pologne. Sa conduite en cette circonstance déplut, à tort ou à raison, à la cour de Berlin, Schwerin fut destitué au bout de sept semaines, traduit sur sa propre demande devant un conseil de guerre et condamné par celui-ci à la perte de son régiment et à une détention d'un an.

SCHWERIN (Maxitriilien, comteDE), homme d'Etat prussien, né à Boldekow (Foinéranie) en 1804, mort a Potsdam en 1812. Il fit son droit aux universités de Berlin et de Heidelberg, suivit quelque temps la carrière administrative et se retira ensuite dans ses terres. Elu membre du synode général en 1846 et l'année suivante députe à la diète provinciale, il y fit décider, malgré le ministre, que le droit électoral serait accordé à tous les chrétiens, quelle que fût leur communion. Le 19 mars 1848, il reçut le portefeuille des cultes dans le cabinet Arnim, mais il donna sa démission, le 13 juin suivant, a la suite du conflit qu avait provoqué dans le ministère la proposition Waehsmuth- Waldeck relative au projet de constitution. Elu peu après député a l'Assemblée nationale de Francfort, il résigna son mandat en mai 1849, lorsqu'elle se fut déclarée incapable de mener elle-même k bonne fin l'œuvre de la constitution. Elu ensuite à la seconde Chambre prussienne, il siégea sans interruption depuis cette époque et présida pendant les deux périodes législatives de 1843 et 1855. Appelé de nouveau a la présidence en 1858, il la conserva jusqu'au 3 juillet 1859, époque Jt laquelle il succéda à Flottwell comme ministre de l'intérieur dans le nouveau cabinet libéral. Lorsque commencèrent les conflits au sujet de la question militaire et du budget, il donna sa démission avec plusieurs autres membres du cabinet et, k l'époque de la rupture entre la Chambre des députés et le gouvernement, il combattit pour les droits constitutionnels dans les rangs du vieux parti libéral ou parti de Gotha, dont il fut l'un des chefs. Apres les événements de 1806, il fut l'un des premiers libéraux qui votèrent pour l'indemnité réclamée par la Prusse et pour qu'on soutint énergiquement la politique extérieure du ministère de Bismarck. Dans un programme pour les élections a la diète de l'Allemagne du Nord, il se déclara pour le parti na'ional et libéral, dans les rangs duquel il siégea jusqu'à sa mort. Peu de membres de l'aristocratie prussienne ont joui d'une popularité aussi universelle que le comte de Schwerin. Il acquit surtout l'estime de la classe bourgeoise par son énergique

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attitude contre les efforts du parti féo.Ial dans les débats de la Chambre, de 1856 a 1858, et par le franc libéralisme dont il tv fait preuve pendant son administration, en protégeant la liberté du droit de vote, en traitant la presse avec une grande modération et en introduisant de nombreuses réformes dans l'organisation de la police.Il avait épousé en 1834 Hildegarde Sclileiermacher, la plus jeune tille du célèbre théologien de ce nom.

SCHWERTE, petite vifle de Prusse, province de Westphalie, régence d'Arensberg, cercle et k 15 kilom. S. de Dortmund, sur un bras de la Ruhr ; 2,572 bab.

SCHWERZENZ, ville de Prusse, province, régence et à 10 kilom. E. de Posen; 3,013 bab. Industrie agricole, élève de bétail.

SCHWERZER (Sebald), alchimiste aile-' mand qui vivait au milieu du xviie siècle. D'abord au service de l'électeur Auguste de Saxe et de son fils Christian 1er, j) travailla avec ces deux souverains dans le laboratoire célèbre du château de Dresde, puis il se rendit à la cour de l'empereur Rodolphe II, où, • ayant eu l'honneur de souffler avec Sa Majesté le feu du grand œuvre, il fut anobli et armé chevalier. » Ayant pris part au meurtre de l'alchimiste Siebenfiaund, Schwerzer dut quitter l'Allemagne pour mettre sa vie en sûreté.

SCH WETSCHBE (Charles-Gustave), libraire et littérateur allemand, né & Halle en 1804. Il étudia la philologie k l'université de Heidelberg; mais, ayant été expulsé de cette vilie à cause de ses rapports avec la Bursc/ienschafl, il revint dans sa ville natale, où il travailla dans la librairie de son père et fut, pendant plusieurs années, réducteur de la (Josette de Halle, tout en secondant activement les efforts du parti protestant. Elu eu 1848 au parlement de Francfort, il siégea dans les rangs de la fraction impériale et publia à cette époque les Navm epislolx obscurorum virorum (Francfort, 1849), dans lesquelles il combattait avec autant d'esprit que de vivacité les démocrates de Francfort. De même qu'antérieurement il s'était montré l'adversaire de la réaction religieuse en Prusse, il dirigea cette fais ses attaques contre les chefs de la réaction politique à Berlin, qu'il s'efforça de ridiculiser dan» ses Novs epislolie clurorum virorum ( Brème, 1849). Plus tard, il publia encore un recueil de toutes les Epistot& obscurorum virorum qui avaient paru en Allemagne depuis le commencement de ce siècle (Leipzig, 1860, 2s édit.). Parmi ses autres ouvrages sur la bibliographie et sur l'histoire littéraire, il faut citer ; De Ùcrnati minons frugmento Halis nuper reperlo (Halle, 1839); histoire antéacadémique de l'imprimerie d halte (Halle, 1840) ; Démonstration paléographique de la non-authenticité du diplôme maçonnique de Cologne (Halle, 1843) ; Codex nundinarius ou Annales des foires de la librairie allemande de 1564 à 1764 (Halle, 1850); Histoire de l'hombre (Halle, 1862), etc. 11 s'est également fait connaître comme l'auteur de poésies très-estimées en allemand et en latin. Telles sont, entre autres : Poésies d'un ami protestant (Leipzig, 1847); i'Oberon de Sans- Souci (Halle, 1847); Annette de Tharau (Halle, 1852) ; Iiecta via ex taberna, chanson, et In Dantem sexcentenarium, pièce de vers écrite k l'occasion du six-centieine anniversaire de Dante (Halle, 1865); la Dismarckiade, épopée didactique (Halte, 1867). Ou lui doit eu outre des traductions de certaines œuvres de Speuser, de Scarron, etc. Il a publié lui-même un choix de ses écrits eu allemand et en latin (Halle, 18û4; 2" édit. augui., 1866).

SCHWETZ ou SWIC1E, ville de Prusse, régence et à 56 kilom. S.-O. de Marienwerder, ch.-l. du cercle de son nom, sur la rive gauche de la Vistule, k son confluent avec la Sohwarzwasser; 3,342 hub. Fabrication de draps, toiles damassées, cuirs. Commerce de laine et de grains. Château; bel asile d'aliénés.

SCHWETZINGEN, ville du grand-duché de Bade, cercle du Bus Khin, ch.-l. du bailliage de son nom, à 16 kilom. S.-E. de Manheim, près du Rhin; 2,700 hab. Grand château ducal avec beaux jardins.

SCHW1EBUS, ville de Prusse, province de Brandebourg, régence de Francfort-sur-l'Oder, cercle et à 26 kilom. N. de Zullichau, sur la petite rivière delchwemme ; 4,887 hab. Fabrication de draps.

SCHWILGUE (C.-J.-A), médecin allemand, néaSchelestadt en 1774, mort k Paris en 1808. 11 commença ses études médicales à Suasbourg, vint, en 1799, les continuer k Paris, où sou mérite lo fit rapidement remarquer de ses maîtres, et fut attache k la Salpétrière. Ayant obtenu, en 1802, le grade de docteur en médecine, il ouvrit des cours médicaux qui eurent beaucoup de succès, et l'on peut dire que Schwilgue aurait rendu d'éinineuts services k la science si une mortprématurée ne l'eût enlevé à l'âge de trente-quatre ans. Schwilgue fut l'ami et le collaborateur de Piuel. C'est k lui que sont dus tous les détails descriptifs qu'on trouve dans la troisième édition ue la Nosographie philosophique, et qui manquaient dans les premières. Nous devons encore à Schwilgue : Du croup aigu des enfants (Paris, 1802, in-S0) ; Traité de matières médicales (Paris, 1804, 2 vol. in-12); Manuel médical

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(Paris, 1807, in-12), dont Nysten donna une seconde édition en 1819,

SCHWILGUE (Jean-Baptiste), ingénieur mécanicien, né a Strasbourg en 1776, mort en 1856. Dès sa plus tendre enfance, il montra un goût décidé pour les arts mécaniques. Intelligent et adroit, il confectionnait les outils qui devaient lui servir dans ses petits travaux. Plus tard, il observait avec soin et façonnait des instruments de physique expérimentale , dont les travaux récents de Franklin avaient mis les expériences à la mode. L'horlogerie était son passe-temps favori. Il apprit sans maître les mathématiques, la géométrie descriptive et toutes leurs applications, fut à même, lorsque l'on créa, en 1806, le collège de Schelestadt, d'être nommé professeur suppléant à la chaire de mathématiques. L'adoption du système métrique en France fit créer des emplois de vérificateurs. Schwilgue fut nommé à ces fonctions à Schelestadt et les conserva de 1808 k 1825. Tout en remplissant les devoirs que lui imposaient ses fonctions officielles, il songeait toujours à reconstruire l'horloge astronomique île Strasbourg, avec l'idée de remplacer par un calendrier mécanique et mobile l'ancien calendrier de cette horloge où les jours de Pâques de chaque année et quelques-unes des principales fêtes mobiles n'étaient indiqués qu'en peinture, sur le disque de bois et seulement pour un siècle. Schwii.gué poursuivit la réalisation d'un comput ecclésiastique à indication perpétuelle. Plusieurs personnes auxquelles il confia son espoir le détournèrent d'un travail que l'on supposait insoluble et cependant, en six semaines, Schwilgue confectionna plus de 300 pièces, nécessaires à son mécanisme. 11 avait donc créé une pendule à calendrier perpétuel mécanique, où les fêtes mobiles étaient représentées et se p transportaient d'elles-mêmes sur les jours et le3 mois qui leur correspondaient pour chaque année. Ces différents travaux conduisirent Schwilgue au perfectionnement des horloges publiques. Il parvint à rendre le mouvement des aiguilles indépendant, pour celles dont les cadrans sont éloignés du corps de l'horloge, et cela sans rouages intermédiaires ou auxiliaires. En 1821, Schwilgue présenta son couipui ecclésiastique k l'Académie des sciences. Li première horloge mon umen taie que consiruisit Schwilgue fut celle de Schelestadt, dans l'église Saint-Georges. Mais là ne se bornèrent par ses travaux. Il inventait ou perfectionnait une foule de machines : appareils utiles k la vérification des poids et mesures, machines pour la fabrication des toiles métalliques, régulateurs pour métiers k tisser, balances k bascule portatives, pjnts k bascule pour peser les voitures chargées, etc., etc. Eu 1827, Schwilgue vint habiter Strasbourg, où ses ateliers se confondirent avec ceux do la maison Frédéric Rolli. Plus puissante alors que jamais se réveilla ehez lui l'idée de rendre la vie k l'horloge de la cathédrale, dont nous allons dire quelques mots. Une première horloge avait été construite en 1352, sousl'évêque Berthold de Buscheck. Le nom du mécanicien s'est perdu. On ignore quand et comment cette horloge, dite des Trois rois, a cessé de fonctionner; toujours est-il qu'en 1547 le magistrat de Strasbourg en fit construire une nouvelle, sur les plans du docteur Michel Herr, de Chrétien Herliu, professeur de mathématiques k la haute école de Strasbourg et de Nicolas Prugner, mécanicien et astrologue. Toutefois l'œuvre resta en suspens et ne fut reprise qu'en 1570, par Uasypodius, disciple de Herliu, qui fit le plan de l'horloge et en confia l'exécution k deux mécaniciens de Sehaffhouse, les frères Isaac et Josias Hubrecht. Les peintures étaient de Tobie Stimuler. Tout fut terminé en 1574. L'horloge cessa de inarcher en 1789. Plusieurs fois le conseil municipal de Strasbourg débattit la question importante de la reconstruction de cette merveille. En 1833 cette restauration fut arrêtée en principe, mais ajournée pour l'exécution. En 1836, un premier crédit de 10,000 francs fut accordé, et Schwilgue fut chargé de l'exécution. Il y eut bien des travaux préparatoires k accomplir, bien des difficultés k vaincre pour inaugurer le travail définitif qu'il commença sérieusement le 2 juin 1838, et il la fit marcher, pour la première fois le 2 octobre 1812, k l'occasion de la dixième session du congrès scientifique de France, qui déclara que ce travail était un des plus beaux que le xtxo sièclo eût enfantes. Scliwilguô n'a voulu se laisser ni guider ni eutruver pur le mécanisme des pièces de l'ancienne Horloge. Il leur a substitué un mécanisme tout nouveau qui témoigne à la fois et des progrès de la science et uu talent de l'artiste. La cage seule de l'œuvre est restée la même, et se* peintures et ses ornements ont été soigneusement restaures.

Avant de terminer cette notice, donnons une nomenclature des machines et des instruments inventés, ou perfectionnés par Schwilgue ; balances d'essai , pompes portatives k incendie, sans piston, toposcope, marqueur rixe, additionneur, muUipueaiear, compteur industriel. Schwilgue a fourni une longue carrière; marié le 25 avril 1796 k Mlle Hihn, de Schelestadt, il en eut huit enfants, trois garçons et cinq filles. Le fils ulué, mort en 1855, était inspecteur général

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des ponts et chaussées, commandeur de la Légion d'honneur. Le troisième fils, mort aussi en 1836, était ingénieur des ponls et chaussées.

Chevalier de la Légion d'honneur le 27 avril 1835, officier le 13 novembre 1853, Schwdgué, parvenu à un âge avancé, ajaui vu tout récemment sa femme et son fils aîné le précéder dans la tombe, vit ses forces rapidement décliner et mourut le 4 décembre 1856, à l'âge de quatre-vingts ans.

SCI1W1NI) (Maurice du), peinlre allemand, né à Vienne en 1804, mort en 1872. D'abord élève de Louis Schnorr, il alla en 1823 se perfectionner k Munich sous Cornélius, qui ne tarda pas à l'associer à ses travaux dans cet'.u ville. Il peignit à cette époque, d'après le poème de Gœthe, intitulé : le Voyage de noce du chevalier Kurt, une toile remarquable, dans laquelle il a admirablement reproduit le génie du poète. En 1839, il fut chargé de la décoration de la nouvelle galerie des beaux arts, k Halle, et exécuta dans la mémo ville d'autres travaux importants, notamment les peintures qui ornent la salie des séances du lu première chambre. 11 y peignit aussi plusieurs tableaux k l'huile, entre autres celui qui représente sous une tonne allégorique lu Jihin avec ses affluents. En 1847, il devint professeur k l'Académie de Munich et, eu 1853, fut churgé de la décoration de la Wm'iburg, où l'on remarque, parmi ses travaux : une série de peintures uyaut pour sujet la vie de sainte Elisabeth ; lu Guerre des chanteurs, et des scènes tirées de la vie du landgrave Louis. Il faut encore citer du même artiste : la Légende du chevalier Kunu de Falkeustein; le Lendemain des noces : 1-t Itose, toile qui est tout un poèUne ; la Lutte des chanteurs, grande peinture décorative dans l'institut de Stœdel, k Francfort; lo Convoi funèbre de l'empereur Rodolphe Ier, à Spire, au musée de Kiel; Ceiidrillon et les Sept corbeaux, deux séries de toiles dans lesquelles il a reproduit des légendes populaires allemandes; les cartons pour les vitraux de la cathédrale de Glascowjles peintures du grand autel de l'église de la Vierge, k Munich (1860); les fresques de l'église do Reichenhull (1863); les décorations du nouvel opéra de Vienne, ou il a exécuté des fresques empruntées a la Flûte enchantée, et, dans lu foyer, vingt tableaux k la détrempe, etc. On lui doit encore un grand nombre de petits tableaux k l'huile, de dessins, de gravures sur bois et de gravures sur cuivre, et parmi ces dernières quarante - deux épigruimnes avec texte de Feuchtersleben, etc. L ampleur de la composition, la richesse de l'imagination caractérisent les œuvres de Scbwind, et l'on retrouve tout le talent du peintre de fresques, même dans ses tableaux k l'huile, dont le coloris a des tons d'une fraîcheur extraordinaire. Il était correspondant de l'Académie des beaux-arts de Paris, et plusieurs du ses tableaux ont figuré à l'Exposition universelle de Paris eu 1855.

SCHWINUEL (Georges-Jacques), ministre luthérien de l'égli.-.e du Saiiit-lîsprit, k Nuremberg, né dans cette ville en 1684, où il mourut en 1752. Accuse d'adultères, de propos sacrilèges, de magie et d'autres crimes, il fut destitué et emprisonné en 1739, puis acquitté pur le conseil aulique de l'empire et réhabi.ité. Schwiudel a laissé une collection biographique restée manuscrite et divers écrits, dont on trouve la liste dans le Dictionnaire des savants nurembourgeois , pur Will (III, 659), et dans le supplément de Nopitsch.

SCHWITZ, SCUWYTZ OU SCIIWYZ (canton de), un des vingt-deux cantojis de la Confédération helvétique et l'un desquatre cantons forestiers ou watdstceltes, compris entre ceux de Saint-Gall et de Zurich auN., de Zug et de Lucerne k l'O., d'Uri au S. et de Glaris k VU. ; il mesure 50 kilom. de longueur sur 30 de largeur ; superficie, 928 kiloin. carres; 47,705 hub., catholiques et parlant allemand. De nombreuses et hautes montagnes couvrent en grande partie le sol de co canton; les principales sont le Mythen, vers le centre, le Kigi dans l'O., le Kouberg dans le N. 11 appartient au bassin du Rhin ; l'Aa, la Sihl, la Muotta, la Lmlh sont ses principales rivières, et il confine au N. au lac de Zurich, k l'O. au lac de Zug et au S. au lac des Quatre- Cantons. On n'y trouve pas de glaciers, et la neige n'y tombe, guère que vers la fin do l'automne. Le sol convient mieux aux pâturages qu'au lubour, et la principale richesse du canton consiste dans les bestiaux. Les essences dominantes dans les forêts sont le pin, le sapin et le hêtre. On y trouve de la pierre calcaire, des grès, du marbre, du fer et du la tourbe.

D'après la constitution du 18 février 1848, la forme dn gouvernement do ce canton est républicaine démocratique; le pouvoir législatif est exerce par un conseil cantonal de quatre-vingt-un membres élus pour quatre uns, et le pouvoir executif appartient k un conseil formé du président ou lauuamin.in et de sept membres. Ce canton occupe le deuxième rang par ordre d'admission dans lu Contédéralion, et le seizième par son étendue, le dix-seplieme par sa population. II envoie deux députés k la diète fédérale. Le canton de Schwitz est le berceau de la Confédération helvétique, comme nous le dirons plus bas, en parlant do l'histoire de la ville de Sclvw tu.

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Dès l'origine de la Confédération, le canton de Schwitz joua donc un grand rôle dans l'histoire de la Suisse. C'est dans ce canton que st. trouve Kussnach, au pied duRigi,remarqiable par le sentier où Tell tua Gessler, près du lac des Quatre-Cantons; le village de St':iwen, qu'habitait Werner Stauffacher, et ent.n la célèbre abbaye d'Einsiedeln, dont il a élé tant parlé dans les affaires du Sonderbu.id.

SCHWITZ, SCHWYTZ ou SCHWYZ, ville de

Suisse, chef-lieu du canton de son nom, à 105 ki <un. E. de Berne, près de la Mnotta, par 46» 35' de latit. N. et 11051' de longil. E.; 5,700 hab. Résidence des autorités cantonales. Cîtle petite ville, située au pied du majestueux et singulier obélisque formé par les rochers du Wvthen, est entourée de belles cultures, de prés fleuris et verdoyants qui tapissent les pentes d'un coteau. Schwitz, malgré soi ancienne importance de capitale, possède peu d'édifices dignes de remarque. Nous nous bornerons à citer: l'hôtel de ville, où siègent lus conseils de canton et dont la salle du conseil, très-vaste, est ornée des portraits de quarante-trois landammans et d'un bon tableau historique de grande dimension; l'église paroissiale, construite de 1769 à 1774 et surmontée d'un clocher élevé ; on accède à la façade principale par un escalier, suivant une tistribulion architecturale assez fréquent!! eu Suisse ; on remarque à l'intérieur la chaire en marbre, soutenue au-dessus du sol pa." les trois statues de Luther, de Calvin et de Zwingle ; la chapelle de la Sainte- Croix la chapelle Saint-Michel, la plus ancienne de la ville; l'arsenal, où est installé un musée d'armes et où l'on remarque, entre autres tiophées, divers étendards pris par les Schwitzois à la bataille de Moral; les Archives, lourde tour carrée, dernier reste d'un chàtei 11 fort; enfin le gymnase, ancienne réside ice des jésuites, expulsés en 1847. Aux envirens de Schwitz, le llacken et le Mythen sont les montagnes dont les sommets sont le plus fréquemment franchis par les touristes. (Jislui du Mythen atteint une hauteur de 1,903 mètres.

— Histoire. L'importance de Schwitz, importance capitale, puisque c'est de cette ville que les confédérés helvétiques prirent le nom sous lequel on les désigne encore aujourd'hui (Schw.tz, Suisses), ne date que du moyen âge. Avant cette époque, la contrée au fond de laquelle l'antique cité est comme ensevelie n'était, a peu de chose près, qu'une campagne al ru p te etsauvage comme sa popùiatiun ; un écrivain contemporain, Henri Zschokke, en a trac 3 le tableau suivant, dont nous empruntons hi traduction à M. Joanne : « Derrière les lacs, au pied des hautes Alpes, où s'étaient réfugies très-anciennement, peut-être après les victoires des Romains, les derniers (ils de> Cimbres, leurs descendants vivaient séparés du reste du monde. Ni Allemand, ni Bourguignon , ni Franc n'eussent osé habiter leurs déserts aussi pauvres qu'horribles ; ils faisaient paître leurs troupeaux sur des montagnes inconnues. On ne voyait ni châteaux sur leurs rochers ni villes dans leurs vallée.i. Pendant longtemps, les Bruehenburen ( paysans du marais ) n'eurent qu'une seule l'glise dans la vallée de la Muotta ; le peuple de Schwitz, d'Unterwalden et d'Uri s'y rei dait. Les habitants de ces trois vallées élaient de la même. race et vivaient sous un gouvernement commun, formé d'hommes de leu.'S choix, respectables par leur expérience et par leur loyauté. Mais quand la population se fut trop accrue, chaque vallée eut son église, son landamtnan,son conseil , son tribunal. Ainsi, Schwitz, Uri et Untcrwalden rompirent leur communauté , mais contin jèrent d'agir, dans les affaires importantes comme un seul et même petit Etat. Personne, excepté l'empereur, ne prétendait avoir un droit de souveraineté sur ces montagnes, et le peuple aimait à se trouver sous la protection d'un aussi puissant monarque. Quand des divisions éclataient dans son sein, il cho sissait ordinairement pour arbitre un seigneur de l'empire, de préférence un des comte!, de la maison de Lenzebourg. » Une de ces divisions donna naissance à la confédération : mécontents d'une décision impériale qui leur donna tort k propos d'un droit de pacage, les bergers de Schwitz, comme on les appelait, s'unirent aun gens d'Uri et d'Unterwaldcn (1144). Trop faibles cependant encore pouf briser immédiatement le joug de leur puissant voisin, ils attendirent. L'avénement au trône du tils de Rodolphe de Habsbourg, dont les projets menaçaient d'un péril iraimiiint leur vieille indépendance, les décida à agir. Nous n'avons pas k raconter ici en détail les événements qui survinrent alors, la nouvelle et définitive alliance de 1291, l'insurrection populaire de 1308, la mort de Gessler, enfin lu bataille de Morgarten, premier grand triomphe de la Confédération helvétique. Nous nous bornerons k rappeler que les Schwitzois prirent à celte victoire une part tellement considérable, que dés ce jou.1 l'usage prévalut de désigner sous le nom gcnèiique de Schwitzen (d'où nous avons l'ait ùi.isses) les redoutables confédérés. On retrouve les ijchwitzois à Sempach, kNaefeis, à Arbodo, k Suint-Jacques, enfin àGranson et à Morat, où fut anéantie la puissance de Charles le Téméraire. Dès ce jour, Schwitz fut la véritable capitale de la Confédération,

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Mais sa grandeur ne tarda pas h engendrer l'abus. Centre d'une aristocratie dont la force augmentait chaque jour, la ville s'érigea en gouvernement absolu et sans contrôle. Schwitz eut son armée, chargée de réduire la moindre révolte, d'étouffer la moindre plainte. Quand tomba, en 1798, l'ancienne Confédération, la vieille cité fédérale entreprit de lutter seule contre l'ordre de choses nouveau. D'abord victorieux à Rolhenthurm, ses habitants épuisés par une lutte inégale durent enfin capituler et acquiescer ii la nouvelle Confédération. Schwitz entra alors dans le droit commun, et de capitale véritable, tomba au rang qu'elle a conservé de cheflieu du canton de Schwitz. Néanmoins, la paix était loin d'être définitive et la ville essaya, à la faveur du tumulte né de la lutte de la France avec l'Autriche, de reconquérir ses privilèges. Occupée en mai 1799 par le maréchal Sonlt , en septembre de la même année par Masséna, vainqueur a Zurich, Schwilz céda encore une fois, mais avec désespoir, et ses habitants s'enfuirent pour la plupart dans les montagnes plutôt que d'accepter une paix imposée. En 1802, ils s'étaient rassemblés de nouveau et se proposaient, après la réunion d'une diète dans les murs de leur ville, de recommencer la lutte contre la nouvelle Confédération, quand intervint l'acte de médiation de Napoléon 1er, Cette fois Schwitz fut bien définitivement vaincue ; mais si profondes étaient les racines de son ancienne aristocratie, que ce ne fut véritablement qu'en 1833, à la suite d'une assemblée fédérale ou landsgemeinde réunie k Rothenthurm, que la constitution actuelle, déclarant l'égalité des droits politiques, fut adoptée.

SCHWITZOIS ou SCHWYZOIS, OISE s, et

adj. chvi-tzoi ou zoi). (iéogr. Habitant du canton ou de la ville de Schwitz; qui appartient à ce -canton ou à cette ville ou à leurs habitants : Les Schwitzois. La population

SCHWITZOISE.

SCHYCHOWSKYE s. f. (chi-cho-vski — de Schychowsky, n. pr.). Bot. Genre de plantes, de la famille des urticées, dout l'espèce type croit en Océanie.

SCHYNDEL, ville de Hollande, province du Bcabant septentrional, arrond. et près de Bois-le-Duc ; 3,450 hab. Hôtel de ville remarquable ; église renfermant le tombeau de l'amiral Jan van Amstel,

SCHYTE s. f. (chi-te). Erpét. Espèce de vipère des montagnes de Sibérie.

SCHYTHE (Jœrgen- Christian), géologue danois, né à Copenhague en 1814. Elève de l'institut polytechnique de sa ville natale, il s'adonna à 1 enseignement des sciences naturelles à partir de 1835 et fut chargé, l'année suivante, de donner des leçons au prince royal. En 1838, il fit un voyage en Groenland, puis il explora l'Islande (1839-1840) et retourna de nouveau dans cette lie en 184G pour y faire des observations sur l'éruption de l'Hécla. Outre des articles scientifiques publiés dans divers journaux, on lui doit : le Bailliage de Scanderborg (1843), faisant partie de la Description des provinces danoises ; le Ny portefeuille (1843-1844, in-8<>) ; l'Hécla el sa dernière éruption (1847) ; Rapport sur la troisième réunion des paysa>is danois tenue à Aarhuus (1847), etc.

SCIABAT s. m. (si-a-batt). Chronol. Nom d'un mois syrien.

SCIABLE adj. (si-a-ble — rad. scier). Qui peut être scié : Pierre sciablb.

SCIACARELLO s. m. (chia-ka-rèl-lo), Vitic. Variété de raisin que l'on cultive en Corse.

SCIACCA, autrefois T/iemie Selontins, ville du royaume d'Iialie, sur la côle méridionale de la Sicile, province et à 45 kilora. N.-O. de Girgenti, ch.-l. de mandement; 14,292 hab. Fabrication de poterie ; port de commerce ; exploitation de grains , huile , soufre, etc. Collège; sources sulfureuses et bains. On y remarque une belle église, bâtie par Juliette, fille du comte Roger; une caverne qui répète plusieurs fois les sons comme l'écho de Syracuse. Patrie d'Agathocle, tyran de Syracuse.

SCIADE s. f. (si-a-de — gr. skiada; de skia, ombre). Antiq. gr. Ombrelle. 11 Nom que l'on donnait, à Sparte, aux tentes que 1 on dressait pendant les carnées, il Lieu des assemblées du peuple dans la même ville. Il Espèce de coiffure des' empereurs grecs.

— Encycl. La sciade était, chez les Grecs, un mot qui désignait en général un abri contre le soleil, et en particulier un parasol. De là vient que les jeunes filles des étrangers résidant a Athènes étaient appelées sciadéphores, parce que, dans la grande procession des panathénées, elles étaient obligées d'abriter sous des parasols les femmes des citoyens athéniens , tandis que leurs mères portaient des vases pleins d'eau, ce qui leur valait le nom ù'hydriopliores, et que leurs pères portaient les vases sacrés , d'où ils étaient appelés scaphép/iores. Chez les Spartiates, on donnait le nom de sciade k chacune des tentes dressées pour la fête des carnées. Cette fête, qui était célébrée en l'honneur d'Apollon Carnéios et qui commençait le septième jour du mois carnéios ( niétagitiiioii , chez les Athéniens), était une fête nationale. Elle durait neuf jours, pendant lesquels neuf

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tentes, nommées sciades, restaient dressées près de la ville. Dans chaque tente était un citoyen qui y vivait comme dans un camp, exécutant les ordres de celui qui était préposé au commandement. Du reste, les carnées n'avaient pas un but plus guerrier que les autres fêtes de Sparte, et pendant leur célébration, de même que pendant toutes les autres grandes fêtes, les Spartiates s'abstenaient d'attaques et de démonstrations contre leurs ennemis. Le principal divertissement des carnées était un concours musical ; Terpandre y remporta le prix, et pendant une longue suite d'années les musiciens de Son école s'y placèrent au premier rang parmi les concurrents récompensés.

On trouve aussi le nom de sciade donné au lieu où se réunissaient les assemblées populaires des Spartiates. Enfin, le même nom fut donné, sous le Bas-Empire, à une coiffure des empereurs grecs.

SCIADÉPHORE s. f. (si-a-dé-fo-re — du gr. skiadion, parasol; phoros, qui porte). Antiq. gr. Nom que donnaient les Athéniens aux femmes étrangères qui, pendant les fêtes, devaient porter des parasols au-dessus de la tête des Athéniennes.

SCIADOPHYLLE adj. (si-a-do-tï-le — du gr. skiadion, parasol; phull'on, feuille). Bot. Qui a des feuilles en forme de parasol.

— s., m. Bot. Genre d'arbres et d'arbrisseaux, de la famille des araliaeées, comprenant une vingtaine d'espèces, qui habitent surtout l'Asie et l'Amérique tropicale.

SCIAGE s. m. (si-a-je — rad.i«er).Techn. Action de scier: Le sciage des bois, du marbre, des métaux.

— Comin. Bois de sciaije ou simplement Sciage, Bois de construction ou de menuiserie, oui provient de troncs sciés dans toute leur longueur.

SCIAGRAPHE s. m. (si-a-gra-fe). V. scio-

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