‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 19 sur 1059 · SACK · texte numérisé non relu

SACK

sur les montagnes du mensonge et de l'ivrognerie, ou dans tes pays de la paresse et de la folie, ou dans un tournoi de buveurs de bière où les champions boivent, dit-il, comme des vaches. ■

Dans les dernières années de sa vie, une fois encore Hans Saehs change de ton. On l'entend se plaindre que l'art jadis si florissant semble tomber en décadence; que tout le monde court après la fortune et que ceux qui, par une générosité naturelle, négligent ce qu'on appelle leurs affaires pour des choses d'intérêt général ou des spéculations d'une nature élevée se voient accusés de folie et mis au ban du siècle. Hans Sachs composa quelques drames vers cette époque; bmn que 1 art de faire un plan dramatique et d'ébaucher un dialogue fût encore dans l'enfance, ces pièces pleines de verve, de franchise et d'imagination feraient certainement honneur k un siècle plus cultivé. Les Enfants d'Eue sont une de ses comédies les plus célèbres. Les œuvres de Hans Sachs furent publiées à Nurpmbergen I570et années suivantes (5 vol. in-fol.), puis en 1588 et 1589 (3 vol. in-fol.) et, de 1612 k 1616, k Kempten (5 vol. in-4°). On trouve des poésies manuscrites de Hans Sachs dans la bibliothèque de l'Ecole de Zwickau, dans celle de l'Alumneum d'Altorf. Ses chefs-d'œuvre ont été édités en 1778 k Weimar; plus tard, Busching donna une édition complète de ses œuvres (Nuremberg, 1828).

Nous reproduisons ci-après le jugement porté sur le poëte allemand par M. Bore, professeur à la Faculté des lettres de Dijon :

■ Ses manuscrits, dispersés dans les bibliothèques publiques de Dresde , Leipzig et Zwickau, forment 34 volumes in-folio, comprenant 6,048 pièces de différents genres, dont il n'y a pas même la cinquième partie d'imprimée, et dépassant le prodigieux nombre d'un demi-million de vers. Hans Sachs, on le voit tout d'abord, possédait une des principales qualités du génie, la fécondité ; il en avait une autre non moins essentielle, la variété... Par un assemblage de facultés intellectuelles et de qualités morales, Hans Sachs réunissait tout ce qui peut exercer sur la classe populaire une heureuse influence. Il pensait, il sentait, il vivait, dans le cercle de l'existence ordinaire, comme le peuple, condition indispensable pour lui parler sa langue, hors de laquelle les gens simples comprennent peu ou mal ; mais il était éclairé d'une lumière plus haute, il était animé de plus profonds sentiments, et c'est par là que, tout en amusant ce peuple, il le soulevait, il le portait vers un idéal supérieur... Tout ce qui émouvait ou devait émouvoir cette partie nombreuse de ses concitoyens venait aboutir à lui comme un vaste sensorium commune ; il le traduisait en draines, en comédies, en farces, en chansons, en fables, en récits pathétiques ou railleurs qui, toujours vivitiés par l'amour du vrai, du beau et du bien, par le sentiment religieux, moral et patriotique, laissaient au fond des âmes, fortement ou doucement remuées, l'aiguillon salutaire. •

SACHSA, bourg de Prusse, province de Saxe, régence d'Erfurt, cercle de Nordhausen, au pied du Haitz; 2, 000 hab. Importantes mines et forges de fer; carrières de marbre et de gypse.

SACHSEN, nom allemand de la Saxe.

SACHSEN LAND. V. Saxons (pays des).

SACHTANGA s. m. (sa-chtan-ga). Sorte de salut indien qui consiste k se prosterner devant la personne qu'on veut saluer.

— Encycl. Le sachtanga se fait devant les grands personnages, tels que les rois, les gourous et autres magistrats revêtus de quelque hau'e dignité. Les enfants le font quelquefois devant leur père. Il n'est pas rare de voir des Sudras de diverses castes faire le sachtanga devant les brahmes; et souvent des rois , au moment d'engager le combat aveu 1 ennemi, se prosternent en présence de leur armée rangée en bataille. Le sachtanga consiste k se coucher le visage contre terre et les bras étendus au delà de la tête. Le mot lui-même signifie prosternation des six membres, parce que, lorsqu'on prend cette posture, les pieds, les genoux, le ventre, l l'estomac, le front et les bras doivent tou- ' cher la terre. Le sachtanga, ou dû moins le I signe d'humilité, le salut qui affecte cette ' forme et qui est en usage chez les Indiens et plusieurs autres peuples asiatiques, fut éga- i iemeiil usité parmi les plus anciennes nations. Nous en trouvons des témoignages dans la Bible, où cette marque extraordinaire de respect est appelée du nom d'adoration, lors même qu'elle s'adresse à de simples mortels (v. la Genèse, eh. Xvm, v. 2, et passim). ' Ainsi, les Egyptiens, les (Jhaldéens et autres ' peuples dont parlent les saintes Ecritures connaissaient cetie manière respectueuse de saluer et l'employaient dans les mêmes circonstances que les Indiens.

SACI, nom de plusieurs personnages célèbres. V. Sacy.

SACI LE, ville du royaume d'Italie, province et à 68 kilom.. S.-O. d'Udine, près de la Livenza, ch.-l. de district et de mandement; 4,642 liab. Vieux château. L'archiduc Jean y remporta une victoire sur Eugène de Beauharnais en 1809.

SACK s. m. (sak). Métrol. Mesure de capacité usitée dans plusieurs parties de l'Eu-

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