V. lluao
SCULPTURAL, ALE adj. (skill-ttt-ral, a-lc)- Qui a rapport, qui est propre à la sculpture, aux ouvrages de sculpture : La poitrine large et un peu maigre présentait un buste sculptural, à peine ondulé par les contours nuisants de sou sexe. (Lamart.) A travers l'éminent mérite de cette œuvre, nous aviuns entrevu, une tendance fâ'hcuse à donner aux haillons modernes des ptis sculpturaux. (Th. Gaut.)
SCULPTURE s. f. (skul-tu-re). Art de sculpier : Toute nature n'est pas imitablepar la sculpture. (Grimm.) La sculpture donne de l'âme au marbre. (Chateaub.) La sculpture n'est que le développement immédiat de l'architecture. (Lainenu.) L'architecture et la Sculpture se lient directement au monde extérieur qui en forme le cadre; elles s'harmonisent avec tes lieux, la lumière et l'air. (Lnmenn.) La sculpture est exclusivement antique, car elle est avant toute cltuse la représentation de la beauté de la forme. (V. Cou-' sin.) Le caractère essentiel de la Sculpture est la simplicité, (liuizot.) |] Ouvrage sculpte : lie belles sculptures. La lumière bordait les sculptures du plancher, papillotait dans les bahuts. (Llulz.)
Vous tomberez, marbres, porti'itics, Vous dont les Sculptures antiques Décorent ces vastes remparts,
Ledeun.
— Mar. Atelier où l'on exécute les ornements sculptes destinés aux navires,
— Encycl. I. Définition kt divisions de La sculpture. Les Latins donnaient Je nom de sculpteur {sculptor) à l'artiste qui travaillait le marbre avec un ciseau, et celui do statuaire [statuarius) k l'artiste qui faisait des statues en bronze. Far suite, quelques auteurs ont pensé qu'il y avait lieu de tenir compte de cette distinction, en définissant la sculpture l'art de laiber les matières dures en forme d'images (ligures ou ornements), et la statuaire l'art de modeler avec des matières mulles des figures destinées soit a être coulée-, en brunze ou simplement en piàtre, soit à être durcies au fou ou par un autre procédé, soit à être reproduites eu m irbre ou en quelque autre matière dure par un sculpteur. On ne peut être stituaire sans être artiste; il suffit d'être un habile ouvrier pour être sculpteur. Autrefois, la plupart des statuaires étaient en môme temps sculpteurs; de nos jours, lu trivail de la fonte est abandonné à une industrie spéciale; celui delexécution en marbre est confie à un praticien dont la tache est rendue pour ainsi dire mécanique par le procède de la mise au point
(V. PRATICIEN, Xlll, p. 3G, et MISE AU POINT,
XI, p. 330). Les statuaires qui ont d'ailleurs le respect de leur art et de leur réputation ont soin de revoir, de retoucher, et au bo - oin de corriger leur œuvre au sortir des ateliers du fundeur et du praticien. Dans le langage courant, dans les livres et même dans les écrits sur les beaux-arts, le mot sculpture est beaucoup plus einpiuyé que celui do statuaire et sert à designer îndill'ereuiiiient toutes les blanches de l'art qui consiste à reproduire en relief et au moyen d'une matière plus ou moins durable lesfijrmcsdes êtres vivants ou des ornements de pure invention. Envisagée d'ai leurs au point de vue des sujets qu'elle traite, la sculpture se diviso en sculp. ure de figures, sculpture d'animaux, sculpture d'ornements. Nous nous sommes déjà occupés de ces deux dernières branches de l'art du sculpteur nux mots animaux (pidntres et sculpteurs d'J et ornement (XI, p. HO l); nous parlerons ici surtout de lu sculpture do ligures qui, comme la peinture, embrasse les représentations les plus diverses : le portrait, 1 histoire, la religion, l'a, legorie, le genre, e le. La sculpture a deux manières de représenter les objets : la ronde bosse et le basrelief (v. ces injts). Les ligures sculptées en roinie bosse sont celles qui ont exactement le plein relief des corps vivants, qui sont isolées et dont l'œil peut faire le tour. Les ligures en bas-relief sont adhérentes a. un l'jud plane, concave ou convexe, pur exem-
SCUL
pie à une muraille, a un vase, à un bouclier, à une coupe, à une voussure, soit qu'on les ait appliquées sur ce fond, soit qu'elles fassent panie de la matière d'où on les voit sortir; lorsqu'elles font une saillie très-pronon- Cêe de manière à paraître adossées au fond plutôt que n'en sortir, on dit qu'elles sont exécutées en demi-relief, en haut relief ou en demi-bosse.
Les sculptures en bas-relief, plus ou moins saillantes, se rapprochent à certains égards de la peinture; elles peuvent embrasser un grand nombre défigures disposées à des plans divers et, par conséquent, représenter une action complexe. Elles ont un caractère essentiellement décoratif et monumental. Un bas-relief exécuté pour être placé isolément n'aurait guère de raison d'être. Il n'est pas indiffèrent d'ailleurs d'appliquer à la décoration d'un édifice telle ou telle variété de relief; en principe, plus un relief doit êLre exposé à la lumière, plus il doit être saillant; la raison en est que les ombres, auxquelles les sculptures de ce genre doivent leur coloration et, en quelque sorte, leur mouvement, s'accroissent proportionnellement à la hauteur des saillies ; un bas-relief plate en pleine lumière manquerait d accentuation ; un haut relief placé dans l'ombre paraîtrait confus. Le grand écueil de la sculpture en bas-relief est l'exagération du pittoresque. »Un basrelief, dit Kmeric David, est le plus souvent destiné à décorer un monument d'architecture , il doit contribuer, par conséquent, à donner de la grandeur au monument, tandis que, d'une autre part, il doit toujours avoir en lui-même de la noblesse et de la fermeté, il suit de là qu'on ne doit pas y représenter des plans trop variés, des lointains, de grandes profondeurs : premièrement, parce que ceite recherche nuiiak au grand effet que doit produire l'ensemble de l'édifice ; secondement, parce qu'un bas-relief attaché à un monument, étant ordinairement vu de loin, s il cotaient plusieurs plans, la variété se perd à cause de la distance, les objets sont moins prononcés, les ombres sont moins fermes, elles se confondent, l'ouvrage offre un moins grand caractère. Si le sculpteur veut composer un bas-relief comme un tableau, les invraisemblances se multiplient avec les difficultés. Pour qu'une figure placée sur un plan éloigné paraisse pins éloignée que celles des premiers plans, il ne sortit pas qu'elle soit plus petite et qu'elle ait moins de relief, il faut que des corps accessoires, présentés en raccourci, les portent par opposition sur un plan différent. Or, ces objets accessoires, vus de cette manière, non -seulement sont petits et pauvres eu eux-mêmes, et de plus dénués de vérité, mais ils détruisent, par la multiplicité des angles et par la confusion des ombres, l'harmonie et la grandeur de l'ensemble, • La glyptique ou gravure des médailles, des monnaies et des pierres fines peut être considérée comme une branche de la sculpture en bas-relief. Les médailles-portraits d'une certaine dimensiou (au-dessus du tiers de nature) portent le nom de médaillons et s'exécutent avec les mêmes inatièrosque les autres bas-reliefs. Les médailles proprement dites et les monnaies s'exécutent en métal et sont frappées au moyen de coins que le graveur peut exécuter de deux manières différentes : il peut graver ses figures en relief sur une masse d'acier et se servir de ce relief pour obtenir un creux sur lequel seront prises les empreintes de la médaille ou de la monnaie, ou bien il peut creuser immédiatement sa ligure dans 1 acier et se servir de ce creux, comme d'une matrice pour obtenir les empreintes. Ce dernier mode de procéder est le plus usité. On distinguo également dans la gravure en pierres fines les gravures eu creux, qui sont les intailies, et les gravures en relief, qui sont les camées.