SEAU
cernent duxixe siècle et surtout à Waterloo, il obtint le grade de général-major et d'aide 'de camp du prince régent. En 1835, Colboine fut envoyé comme gouverneur au bas Canada. L'année suivante, il fut nommé lieutenant du Canada tout entier et réussit à apaiser la révolte de Nelson et de Lafontaine. Rappelé en Angleterre, il fut nommé pair et reçut le titre de baron de Seaton. Nommé, en 1843, gouverneur des îles Ioniennes, il revint en Angleterre en 1849 et devint feld-maréchal et colonel du 2» régiment de ta garde. Il reprit alors son siège à la Chambre des lords et y fit partie du groupe conservateur.
SEATON (William-Winston), journaliste américain, né dans le comté de King- William (Virginie) en 1785, mort en 1868. Dès dixhuit ans, il écrivait dans un journal de Richmond ; il quitta cette ville pour se rendre à Saint-Pétersbourg, où il entra dans la rédaction du journal The Jtepublican. Il collabora ensuite au The Norlh Carolina Journal k Halifax, et au The Register à Ruleigh ; en 1812, il fonda à Washington, avec Haies, le journal National Inteltigencer, qu'il dirigea seul après la mort de Haies en 1860. Seaton fut, de 1840 à 1852, maire de la ville de Washington.
SEAU s. m. (sô — anciennement séet; du latiu sitettus, qui appartient à la même famille que situlus, situla, seau, vase à eau ; Pictet rapproche ces formes du persan satl, coupe à anses, grand chajjdron, sital, réservoir ; irlandais moyen sitheal, coupe, bol, kymrique hidl, filtre, passoire, peut-être de la racine sanscrite sa, répandre, peut-être aussi de la racine si, coudre; les formes en question désigneraient ainsi proprement une outre, un vase de toile ou de cuir cousu. La prononciation seau est réprouvée bien qu'elle soit plus correcte au point de vue étymologique; mais à ce titre il faudrait également prononcer veau pour veau, ce mot venant du vieux français vèel, du latin vitellus. Les formes situlus, situla, syncopées en sittus, sitla, s'étant altérées en sictus, sida, il en est résulté les mots équivalents : italien secchia, secchio, provençal selha, français seille). Vaisseau, ordinairement de bois ou de métal, de forme cylindrique, qui sert à puiser ou à porter de l'eau :
Deux seaux alternativement
Puisaient le liquide élément.
La Fontaine.
H Vase de même forme, servant k divers usages : Un seau d'argent pour rafraîchir le vin. Un seau de faïence pour se laver les pieds, il Contenu du même vaisseau : Jeter un seau d'eau sur la tête de quelqu'un.
— Seaux de la ville ou d incendie, Seaux de toile ou d'osier, revêtus de cuir, dont on se sert pour porter de l'eau dans les incendies.
■ — Fam. Il pleut à seaux, Il pleut très-fort.
— Artill. Seau d'affût, Seau en tôle qui est suspendu à l'affût d'une bouche à feu et qui
j contient de l'eau pour rafraîchir la pièce dans les tirs précipités.
— Techn. Seau, à la colle, Vase de bois dans lequel les colleurs tiennent leur colle.
— Encycl. Mécan. D'après les observation^ rapportées par Perronnet, l'effet utile produit par un homme employé à baqueter avec un tau à main est de 46,000 kilogrammètres. Lorsqu'on n'a à élever qu'une petite quantité d'eau de 5 à 6 mètres de profondeur pendant une ou deux heures de la journée, on emploie avec avantage un seau suspendu par une perche à l'une des extrémités d'un grand balancier en bois, à l'autre extrémité duquel on place un poids faisant équilibre à la charge, parce qu'alors les ouvriers ne sont pas obligés de soulever le poids du seau même, et agissent en se baissant. Avec ce système d appareil, auquel on a donné le nom de seau à bascule, un homme, selon l'habitude qu'il a dans ce genre de travail, produit un effet équivalent à 12 ou 15 et même 20 mètres cubes d'eau élevés k 1 mètre par heure. Navier estime qu'en travaillant avec une telle machine pendant douze heures un homme pourrait produire un travail équivalant à 70 mètres ciTbes d'eau élevés à l mètre de hauteur, en supposant toutefois qu'il puise l'eau à 4 ou 5 mètres de profondeur. Il paraît impossible à M. Morin que, dans les circonstances les plus favorables, le travail journalier dépasse et atteigne même 60,000 kilogrammètres.
Lorsqu'on veut élever de l'eau par le moyen d'un seau à une grande hauteur, on attache deux seaux aux extrémités d'une corde passant sur une poulie fixe. L'ouvrier agit eu tirant de baut en bas sur la^corde. L'effet utile produit par un homme employé de cette manière est évalué pur Coulomb à environ 70,000 kilogrammètres. Ou obtient un résultat plus avantageux en fixant le milieu de la corde k l'urbre u'un treuil, sur lequel les deux moitiés de cette corde s'enroulent alternativement en sens contraire et qu'un ou plu- , sieurs hommes font tourner à l'aide d'une manivelle. L'effet utile journalier est évalué j à environ 140,000 kilogrammètres , et cet ' appareil très-simple est regardé comme l'un ; des meilleurs pour employer la force des ; hommes à l'élévation de l'eau. M. d'Aubuis- | son, d'après ses observations et les résultats donnés par Coulomb, admet que, le treuil