V. DlOSCURlAS
SÉBAT s. m. (sé-batt). Chronol. Cinquième mois des Hébreux, correspondant k janvierfévrier.
SÉBATE s. m. (sé-ba-te — du lat. sébum, suif;. Cliim. Sel fourni par la combinaison de l'acide sébacique avec une base,
— Encycl. V. SÉBACIQUK.
SÉBÉA s. m. Bot. V. séujEa.
SÉBÉÉ, ÉE adj. Bot. V. sèbjeé.
SÉBEK-TEtillYN, souverain de Gazna de i'an 976 k l'an 997. Il défit Djeipal, roi de l'Inde septentrionale, et prit Kabuul. Il aida Nonh II, émir de Boukhara, à réduira des rebelles, reçut le titre de ntissir-eddyn (protecteur de la religion) et le gouvernement du Ulioraçau, qu'il partagea avec sou tiis Mahmoud. Il était Turc de naissance et avait été esclave dans son enfance.
SEBEN1CO, ville forte de l'empire d'Autriche, dans la Dalmatie, à 66 kilom. S.-E. de Zara, avec un port de commerce k l'embouchure de la Kerkah, dans l'Adriatique; 7,000 hab. Kvèche catholique sutlragant de Zara; évèché grec. Récolte et commerce de vin ; fabrique de rosoglio. Armements pour la pèche du corail. Ou y remarque une cathédrale, la plus belle de la Dalmatie. Au x« siècle, Sebenico formait une république
SEBE
qui se soumit aux Vénitiens en 901; les Hongrois l'occupèrent momentanément au xve siècle ; elle fut vainement assiégée par les Turcs en 1538 et 1648. Au traité de Campo-Formio, eile fut donnée à l'Autriche.
SÉBENNYTE, ville de l'Egypte ancienne, dans le Delta, sur le Nil, près du point où il se divise en plusieurs branches, dont l'une, la branche Sébennytique, tirait son nom de cette ville.
SÉBENNYTIQUE adj. (sé-bën-ni-ti-ke).
Géogr. anc. Qui a rapport à la ville de Sébennyte.
SÉBERT (Louis-Eugène), notaire et homme politique français, né à Villeneuve-sur- Ver- Wie (Oise) en 1814. Il se fit recevoir notaire à Paris en 1848 et devint en 1869 président de la chambre des notaires. M. Sébert était investi de ces dernières fonctions lorsque, >endant la Commune de Paris en avril 1871, e délégué a la justice, Protot, ordonna aux notaires de la capitale de faire, sous les vingtquatre heures, acte d'adhésion au gouvernement communaliste, sous peine d'être considérés comme démissionnaires. M. Sébert, au nom de la chambre et du corps qu'il présidait, refusa de souscrire a cette injonction. Peu après, aux élections du,2 juillet 1871, il fut porté candidat à la députation de la Seine par l'Union parisienne de la presse et fut élu député par 99,446 vois. Partisan des idées libérales, il alla siéger au centre gauche, appuya la politique de M. Thieri, pour lequel il vota le 24 mai 1873. Lors des menées des factions monarchistes pour amener la restauration du comte de Cbambord, M. Sébert adressa à, la Liberté et à M. Béclard deux lettres dans lesquelles il se prononça contre toute restauration et déclara qu'il voterait pour l'établissement de la république conservatrice. Le 19 novembre suivant, il se prononça en faveur de la prorogation pour sept ans des pouvoirs du maréchal de Mac-Mahon, ne lit qu'une faible opposition à la politique déplorable de M- de Broglie, s'abstint lors du vote qui renversa ce ministre, mais vota pour la proposition Périer, demandant la prompte organisation des pouvoirs publics (23 juillet 1874) et pour la proposition Maleville relative à la dissolution de l'Assemblée. Depuis lors, M. Sébert a voté la constitution, du 25 février 1875, la loi organique sur les pouvoirs publics, sur l'élection au Sénat, etc. A diverses reprises, il a pris part à des discussions sur des questions d'affaires ou d'impôt, notamment sur les indemnités à accorder à la ville de Paris, sur les droits de succession, sur les privilèges des banques coloniales, sur les hypothèques maritimes, etc.
SÉBESTE s. f. (sé-bè-ste — ar. sebesten, même sens). Bot. Fruit du sébestier ou sébesténier. Les SÉBESTES ont les mêmes propriétés médicinales que la casse. (Dutour.) Les sébestes sont plus visqueuses que les jujubes. (V. de Bomare.)
— Encycl. Les sébestes sont des fruits drupaeés, charnus, un peu aigus au sommet, ordinairement entourés par le calice persistant ; elles renferment une pulpe brune, roussâtre, visqueuse, d'une saveur douce, trèsadhérente au noyau, qui est triangulaire ou aplati et contient une ou deux amandes allongées, blanches, agréables au goût quand elles sont récentes. Ces fruits, qui ressemblent assez aux prunes par leur aspect, offrent naturellement, quand ils sont desséchés, l'apparence de pruneaux. On en trouve dans le commerce deux sortes : les mies ovoïdes, aiguës aux deux extrémités, grisâtres, à brou sec et mince; les autres globuleuses, noirâtres, à brou épais et succulent, bien que déformé et ridé par la dessiccation. Les sébestes nous viennent surtout do l'indoustan et de l'Egypte, mais on ne les trouve guère que dans les officines. Leur chair est visqueuse, douceâtre, inodore ; bien que de médiocre qualité, on la mange en Orient, où l'on trouve fréquemment les sébestes sur les marchés; on la confit aussi en achats. Ce fruit, quand il est frais, est légèrement laxatif; sec, il est vanté comme pectoral, adoucissant, fébrifuge; on l'emploie contre la toux, l'enrouement, la difficulté de respirer, la pleurésie, la péripneuuionie, la diarrhée, l'ardeur d'urine, les inflammations des yeux, etc. Les sébestes, auxquelles on attribue les mêmes propriétés qu'a la casse, entrent dans la composition de l'électuaire lénitif ; ou en fait aussi des bols en les mêlant avec de la poudre de réglisse et du sucre candi. A l'extérieur, on les applique en emplâtres contre les tumeurs squirreuses. Elles sont aujourd'hui presque inusitées chez nous. Par la macération dans l'eau, on en obtient une sorte de glu blanchâtre, connue dans le commerce sous le nom de glu d' Alexandrie.
SÉBESTÉNIER s. m. (sé-bè-sté-nié). Bot.
Syn. de SÉBESTIER.
SÉBESTIER s. m. (sé-bè-stié — rad. sébeste). Bot. Genre d'arbres et d'arbrisseaux, de la famille des borraginées, type de la tribu des oardiacées, comprenant plusieurs espèces qui croissent dans les régions chaudes du globe : Le bois du. sébestier myxa est blanc et très-solide. (Rafeneau-Delile.) Le SÉbestieh wanzey reçoit les honneurs divins chez les Gallas. (T. de Berneaud.)
— Encycl. Les tébestiers ou sébesténiers
SEBI
sont des arbres ou des arbrisseaux, à feuilles alternes , pétiolées , entières ou dentées , épaisses, coriaces, d'un vert sombre , et à fleurs généralement blanches , quelquefois roses ou rouges, groupées en corymbes, en panicules ou en épis terminaux; le fruit est un drupe globuleux ou ovoïde , pulpeux , ordinairement entouré par le calice persistant. Ce genre comprend environ deux cents espèces qui croissent dans les contrées chaudes du globe. Quelques espèces sont cultivées en grand dans leur pays natal, et plusieurs se trouvent en Europe, dans les jardins botaniques ou chez quelques amateurs; mais elles exigent la serre chaude.
Le sébestier domestique, appelé aussi myxa, bois rose, daun caudal, sacaudal, caudallan, etc., est un arbre de moyenne grandeur, à tige épaisse, couverte d'une écorce gris cendré, divisée en rameaux lisses, portant de grandes feuilles velues, scabres et d'un vert foncé; les fleurs sont blanches et d'une odeur agréable ; le fruit est une pulpe ovoïde, jaunâtre, du volume d'une olive ou d'une petite prune. Cet arbre croît dans l'Inde et en Orient. Son bois est blanc et très-solide; on l'emploie, en Egypte et en Arabie, pour faire des selles de cheval et divers objets de menuiserie. L'écorce est estimée à Java comme fébrifuge; ia décoction des feuilles est utilisée aux Antilles, où l'arbre a été introduit pour faire disparaître les taches de rousseur. L'écorce fournit aussi de la glu, comme les fruits. Ces derniers, qui forment le principal produit des végétaux de ce genre, sont connus sous le nom de sébestes (v. ce mot). D'après Bauce, le sébestier est regardé en Abyssinie et chez les Gallas comme un arbre saerè; on lui rend une sorte de culte, et on le plante devant toutes les maisons, qu'il est censé protéger.
Le sébaslier à feuilles rudes est un petit arbre ou un grand arbrisseau, à (leurs d'un jaune orangé. Il croît dans les mêmes pays que l'espèce précédente et son fruit possède les mêmes propriétés. C'est une des plus belles espèces à cultiver dans nos serres pour son beau feuillage et ses fleurs qui se succèdent pendant une grande partie de l'année. Son bois, quand on le brûle, parfume les appartements. Le bois et les feuilles de quelques autres espèces sont résineux et aromatiques. Le bois du sébestier de Rumphius est remarquable par son odeur musquée, non moins que par sa couleur jaunâtre sur laquelle se dessinent des lignes noirâtres. Le sébestier à grandes feuilles, originaire des Antilles, se cultive assez souvent dans nos serres chaudes; ses feuilles atteignent ora,3 de longueur et ses fleurs blanches se succèdent tout l'été. On cite aussi le sébestier à feuilles rondes.
SEBETHUS, ancienne rivière d'Italie. V.Se-
BETO.
SEBETO, anciennement Sebethus, petite rivière d'Italie. Elle prend sa source au nord du Vésuve etse jette uans la baie de Naples,sous le pont de la Maddalena, ce qui la fait appeler communément Fiume délia Maddalena.
C'était la seule rivière qui arrosât les champs de l'ancienne Parthénope. Elle était plus considérable avant 1 éruption du Vésuve, l'an 79 de notre ère. Œbalus, qui régnait sur la Campanie, était, selon Virgile (liv. VII, v. 734), fils de Télon et d'une nymphe des bords du Sebethus :
Œbalc, qutm générasse Telon Scbelhyde nympha
Fcrtur. . .
Après l'éruption du Vésuve pendant laquelle périt Plinej le Sebethus disparut pendant quelque temps; mais lorsque tout le terrain des environs, qui avait été fortement remué, eut repris quelque solidité, il reparut à l'endroit appelé la Bolla.
Ce n'est plus qu'une très-petite rivière, très-précieuse cependant en un pays où il n'y a qu'elle; ses eaux sont ménagées de façon qu'on eu prend une partie pour les amener par des canaux jusqu'aux fontaines publiques de Naples, et on réserve le reste pour l'arrosement de la campagne voisine et le service des moulins de quelques usines établies sur ses bords. Son cours est d'abord du levant au couchant ; il se replie ensuite vers le sud-ouest jusqu'à son embouchure dans la mer. On croit qu'une partie des eaux du Sebeto, détournées de leur ancien lit vers le sud-est par les mouvements que le volcan a imprimés à la terre , fournit les sources d'eau vive que l'on trouve à une si grande profondeur à Torre-del-Greco, à Résina et à Portici. A la Madona-del-Pozzo, ancien couvent de franciscains, se trouve un puits très-profond au fond duquel passe avec bruit un ruisseau que l'on assure être une branche du Sebeto, qui de là va à la mer, direction qu'il n'avait certainement pas avant l'éruption de 79; mais ce n'est là qu'une croyance populaire.
SÉ81FÈRE adj. (sé-bi-fè-re — du lat. sébum, suif; fera, je porte). Qui produit du suif ou de la graisse.
SEBILAH ou CHELLAH, appelée Salla ou Munsalta au moyen âge, ville de l'empire du, Maroc, à 160 kilom. O. de Eez. C'est une des' villes saintes des Maures.
SÉBILE s. f. (sé-bi-le. — Origine inconnue. On a allégué, sans grande probabilité, le persan zambil, panier). Vaisseau de bois rond, creux, un peu aplati, qui sert à divers usa-
SEBN
ges : Sébile pour tenir la poudre qui sert à sécher l'encre. Sébile d'aveugle pour recueillir les aumônes. Sébile de boulanger pour mettre la pâle.
Médor entre ses dents sut prendre une sébite, Guider son maître et mendier pour lui.
BÉRANOEB.
— Min. Espèce de baquet dans lequel on lave les sables métallifères. On dit aussi gamelle. |] Vase de bois dans lequel les plom- '• biers lavent les cendrées. Il Vase de bois dans , lequel les fabricants de glaces mettent le vif- t argent. IJ Vase de bois dans lequel on gâche le plâtre. Il Vase de bois dans lequel ou met le grès en poudre qui sert au sciage des pierres et des marbres.
SÉBINE s. f. (sé-bi-ne — du lat. sébum, suifj. Chim. Corps analogue à la stéarine, qu'on obtient en combinant l'acide sébacique avec la glycérine.
SEBIN US LACUS, nom ancien du lac d'ISEO.
SÉBIPIRE s. f. (sé-bi-pi-re). Bot. Syn. de bowdichie, genre de légumineuses.
SEB1Z1US (Melchior), en allemand Seliii ou Scbisch, professeur de médecine à Strasbourg, né à Falkenberg (Silésie) en 1539, mort à Strasbourg en 1625. Il voyagea en France, où il suivit, en 1566, les cours de l'école de Montpellier, et gagna l'Italie en 1569. En repassant par la France, il se fit recevoir docteur à Valence en 1571. De retour en Allemagne, il exerça la médecine d'abord à Haguenau, puis à Strasbourg, où il passa le reste de sa vie et où il fut nommé professeur et chanoine du chapitre de Saint-Thomas. En 1612, il obtint sa retraite. Il a publié, sous le titre de Neu JSrâuterbuch , une bonne édition, corrigée et complétée, de la Botanique de Tragus, et a traduit en allemand la Maison rustique d'Estientie et Liébault.
SEBIZIUS (Melchior), médecin allemand, fils du précédent, né à Strasbourg en 1578, mort dans cette ville en 1674. Il reçut de son père une éducation fort soignée. Après avoir achevé ses études , il -voyagea dans presque toute l'Europe, prit le grade de docteur en médecine à Bàle en 1610 et fut nommé en 1612 professeur à l'université de Strasbourg, en remplacement de son père. Sebizius fut un des commentateurs judicieux de Galien ; sans oser, à la vérité, s'affranchir du joug des théories hypothétiques du médecin de Pergame, il eut du moins le bon esprit de profiter des nombreuses notions positives qu'il avait possédées sur la science médicale. On lui doit de nombreux ouvrages, dont les principaux sont : De urinis (Bàle, 1618, in-8°); De arteriolomia (Strasbourg, 1620, in-4<>); Problemala medica de vens sectione (1620, in-4") ; Disputationes de recta purgandi rationé (1621, in-4°) ; Exercitationes medics quadraginla sex (1624, in-4°); De discrimine corpor'is viri et mulieris (1629, in-4»); Miscellanearum quwstionum medicorum fasciculi quinquaginla très (1630,in-8°) ;Denotis virginilatis'(16à0,in-io); Problemala p/ilebotomica (1631, in-4») ; Prodromi examinis vulnerum pars prima et secunda (1632, in-4») ; Galeni ars parva in XXX disputât iones resoluta (1633, in-8°) ; Collégien t/terapeuticum ex Galeni methodo medendi depromptum (1634, in-4") ; Examen vulnerum partium similarium (1S35, in-4") ; Examinis vulnerum partium dissimilarium partes III (1637, in-40); De concoctione alimentorum (1C42, in-4»); De respiralione (1643, in-40); De dentibus (1644, in-4°) ; De facullatibus naluralibus (1644, in-40) ; De senectute et senum statu et conditione (1646, in-4») ; De balsamatione catlaverirm (1647, in-4<>); De calculorenum (1647, in-4»); De ulceribus (1647, in-40) ; De alimentorum facullatibus libri V (1650, in-40); De urinas suppression (îcsi, in-40); De dolore (1652, in-40); De faine et siti (1655, in-4°) ; Dissertatio de marasmo , macitentia et eorpulentia, crassitie et magnitudine inorbosa (1658, in-40) ; Manuale seu spéculum médicinal practicum (1659, in^so) ; Problemala medica de variolis, de ophthalmia, etc., (1662, in-40).
SEBIZIUS (Jean- Albert), fils du précédent, né à Strasbourg en 1615, mort en 16S5. Il suivit pendant quelque temps les cours de plusieurs universités étrangères et voyagea à Bàle, à Montpellier et à Paris. De retour ù Strasbourg en 1639, il y fut reçu docteur l'année suivante. En 1652, il fut nommé professeur d'anatomie, puis chanoine de Suint- Thomas et médecin de la ville de Strasbourg. Les principaux ouvrages de Sebizius sont : Anatomics thèses miscellanese (Strasbourg , 1633, iu-8°) ; Problemala anatomica qusdam (Strasbourg, 1662, in-4°); De JEsculapio inventore medicinte (Strasbourg, 1669, in-40); Exercitationes patkologiess (Strasbourg, 1669- 1682, in-40).
SEBIZIUS (Melchior), médecin allemand, fils du précédent, né à Strasbourg en 1664, mort en 1704. Il étudia l'art médical à l'université de sa ville natale, puis à Paris, et revint se fixer à Strasbourg, où il occupa une chaire de médecine. Plus tard, il fut nommé recteur de l'université. On lui doit : Dissertatio de risu et fletu (Strasbourg, 1684, in-40); De sudore (Strasbourg, 1688, iu-4°); De origine fontium et fluviorum (Strasbourg, 1C99, in-4o); Deurinatoribus et arte urinandi (Strasbourg, 1700, in-40).
SEBNITZ, ville de la Saxe royale, cercle de
SEBR
Dresde, bailliage et k 10 kilom. E. de Honstein ; 3,500 hab. Fabrication de toiles, soieries, cotons, draps.
SÉBOIM, ville de la terre de Chanaan, plus tard Palestine, dans la vallée de Siddim. Elle fut détruite, dit l'Ecriture, par le feu du ciel en même temps que Sodoroe, Gomorrhe et Adama.
SEBONCOURT, bourg et comm. de France (Aisne), canton de Bohain, arrond. et à 21 kilom. N.-E. de Saint-Quentin, dans une plaine; pop. aggl., 2,428 hab. — pop. tôt., 2,447 hab. Fabrication de châles, nouveautés, lits et cotons.
SEBONDE (Raymond de Sabunde ou), philosophe et théologien espagnol, né à Barcelone dans la seconde moitié du xiv<= siècle, mort à Toulouse en 1432. Tout ce qu'on sait de lui, c'est qu'il enseignait les sciences à l'université de cette dernière ville vers 1430. Raymond de Sebonde composa plusieurs ouvrages dont deux ont été publiés. Le premier est Theologia naturalis, sive liber créaturarum (Deventer, 1487, in-fol.), traité en 330 chapitres, très-souvent réédité et précédé d'un prologue qui fut mis à l'index. Cet ouvrage a été traduit par Montaigne (1565, in-8°), qui en faisait beaucoup de cas. Selon l'expression de l'auteur des Essais, Raymond de Sebonde s'était proposé « d'establir et vèrilier contre les athéistes par raisons humaines et naturelles tous les articles de la religion chrestienne. » Il avait employé dans ce but la méthode de Raymond Lulle et le fond des idées de saint Thomas; mais ses arguments, prisés de son temps, sont de mince valeur, et on y trouve beaucoup plus de subtilité que de véritable solidité. Son second ouvrage, De natura hominis (Cologne, 1510, in-8°), n'est qu'un abrégé du précédent, écrit comme lui dans un style barbare. Il a été traduit en français par dom Blendecq (Arras, 1600, in-12) et par Jean Martin (Paris, 1566, in-8°). Jean Amos Comenius a fait et publié sous le titre A'Oeulus fidei (Amsterdam, 1661, in-8°) un autre abrégé de la Theologia naturalis de Raymond de Sebonde.
SÉBOPHORE s. ro. (sé-bo-fo-re — du lat. sébum, suif, et du gr. phoros, qui porte). Bot. Syn. de muscadiek.
SÉBORRHAGIE s. f. (sé-bor-ra-jî — du lat. sébum, suif, et du gr. rhêgnumi, je fais éruption). Pathol. Sécrétion sébacée intense qui se produit sur la peau du visage.
SÉBORRHÉE s. f. (sé-bor-ré— du lat. sébum, suif, et du gr. rheô, je coule), Pathol. Syn. de séborhhagie,
SEBOU, rivière de l'Afrique septentrionale, daus l'empire du Maroc. Eile descend de l'Atlas, coule d'abord au N., puis à l'O. et va se jeter dans l'Atlantique, près de Mamorah, après un cours de 280 kilom.
SEBRON (Hippolyte), peintre français, né à Caudebec (Seine-inférieure) en lgoi. Il vint étudier la peinture à Paris, suivit les leçons de Daguerre et travailla pendant assez longtemps aux grands tableaux que ce maître exécutait pour le Dioiama. M. Sebroii s'est adonné depuis avec succès à la représentation des monuments et des grandes vues pittoresques. C'est un paysagiste habile, peignant également bien à, l'huile et au pastel. De nombreux voyages qu'il a faits en France, en Hollande, en Italie, en Suisse, en Angleterre, en Espagne, en Egypte, aux Etats- Unis, etc., lui ont fourni les sujets de ses tableaux, qui se font principalement remarquer par l'agrément du colons et la grandeur de l'effet. M. Sebron a obtenu une 3» médaille en 1838, une médaille de 2e classe en 1840, une de 1™ classe en 1844 et la croix de la Légion d'honneur en 1867. Parmi les œuvres qu'il a exposées, nous citerons : Vue prise à Lucerne (1834); Vue de l'intérieur de Saint- Laurent, à Rome; Vue du village de Aleyringen (1835); Vue du faubourg de Lizel, à Saint- Orner; Intérieur de l'église Saint-Denis, d Saint-Omer; Intérieur de l'église Saint- Etienne-du-Mont, à Paris; Vue prise dupalais Farnèse (1836); Vue intérieure de l'église des Dominicains, à Anvers; Viilaye suisse (1837) ; Intérieur de l'église Saint-Paul, à Anvers; Intérieur de l'église' Saint-JVicolas, à Bruxelles; Intérieur d'un cloître; Vue de Cologne; Vue de Florence; Vue du château de lieinfels (1838); Intérieur de l'église de Saint- Sébuslien, en tfspagne (1840), une de ses meilleures toiles; Vue intérieure de la cathédrale de Milan (1841); Vue intérieure de l'église Notre-Dame pendant le baptême du comte de Paris (1842); Vue du château de Neuilly;Vue de la cliapette Saint-Georges, àWindsor (1844); la. Reine d'Angleterre visitant les tombeaux des comtes d'Eu; Vue d'Amsterdam; Mitines de l'abbaye de Villiers; Vue de la campayne de liichmond (1845); Vue du tombeau de Sainte- Geneviève; Vue du paluis de l' Athamtra ; i'Eglise de Vilvorde (1647) ; Grande mosquée de Cordoue; la Honda (1848) ; Distribution des drapeaux à la barrière de l'Etoile (1849); Vue de Broadway; la Nouvelle-Orléans (1855); la Cataracte du Niagara; le Palais de Sydenham ; la Grande mosquée de Cordoue (1857J; Vue de Grenade; Intérieur de l'église Saiut- Jacques; Intérieur de l'église de Soignies (1859); Vue de Viviers; Maison du ïive siècle; Cathédrale de Milan; Paysage au clair de lune (1S61); Intérieur de l'église Saint-Marc, à Venise; Vue du tac des Crocodile» (1863);