SEC
Vue de Venise; la Carlvja de Mirajlores (1854); Vue du Biarritz (1S65); Jésus-Christ au jardin des Oliviers; les Colosses d'Améunphis et de Memnon (1866); Pie IX officiant le jour de Saint-Pierre; Vue générale du temple d'Edfou (1867); Intérieur de l'église Saint- Etienne (18G8); Vue du temple dlsis; Vue du lac Lomond (18G9); Iluines du temple de Batbeck; la Vendetta (1870); le Chœur de l'église Saint-Sauveur, à Bruges (1872); Noce juive à Tanger (1873); le Lac Kathrine en Ecosse; Bords de la Uurance (1874); Constanlinople ; Un atelier de peintre (1875). On doit, en outre, à M. Sebron un grand nombre de dessins et des portraits.
SÉBUSÉEN s. m. (sé-bu-zé-ain). Hist. relig. Membre d'une secte de Samaritains.
— Encycl. Les sébuséens étaient, parmi les Samaritains, une secte qui avait changé la temps prescrit par la loi pour la célébration des grandes fêtes des Juifs, telles que Pâques, la Pentecôte, la fête des Tabernacles. On prétend que, pour se distinguer des Juifs, ils célébraient la première au commencement de l'automne, la seconde à la fin de la même Saison et la dernière au mois de mars. Parmi les critiques, les uns disent qu'ils étaient appelés sébuséens parce qu'ils faisaient la Pàque au cinquième mois appelé sébac; les autres, que leur norn était celui de leur chef appelé Sébiiïa.
SEC, SÈCHE adj. (sèk, sè-che — du latin siccus, qui, d'après Eiehhoff, représente le sanscrit çuskas, aride, grec saukos, lithuanien sausas, russe suchii, kymrique sych, et se rapporte, comme toutes ces formes, à la racine sanscrite eus, sécher, brûler, d'où aussi le grec kaiô, brûler, le latin sitio, j'ai Soif, siccare, sécher, et le lithuanien sausau, russe susztt, même sens). Dépourvu d'humidité : Un terrain sec. Du bois sec. Des feuilles sèches. Des roses sèches. Un temps suc. Un air sec. L'été a été fort sec Le cerf, dans les pays montucux, secs et chauds, a perdu la moitié de sa taille. (Buff.) L'arbrisseau qui fournit le coton à nos manufactures demande un sol sec et pierreux. (Raynal.) Les vents du nord et de l'est coïncident presque toujours, dans notre climat, avec un air sec et froid. (Choinel.) Les plantes poussent plus vite sur le sol plus humide des plaines que sur les montagnes où le sol est plus SEC. (Maquel.) Il Se dit dus objets et particulièrement des aliments que l'on a dépouillés de leur humidité pour les consommer en cet état ou pour les conserver : Fruits SECS. Raisins SECS. Poisson sec. Morue sèche. Viande sèche.
— Qiii manque de la souplesse que fournissent l'humidité ou certaiues matières onctueuses : Langue sèche. Peau sèche. Gosier suc.
— Par ext. Maigre, décharné : Un homme grand et sec. Un cheval qui a la jambe, la tête sèche. Avoir les mains sèches et osseuses. Don Denis était un grand corps sec, et don Antoine un gros petit homme trapu. (Le Sage.) Leur tante était sèche comme le bois d'un vieux violon. (Volt.) J'ai encore le bas de la jambe sec et te nerf détaché comme un cheval arabe. (Bnll.-Sav.) La fille de mon ami avait dix-sept ans et ne paraissait pas en avoir plus de- vingt-cinq; elle était longue, maigre, sèche et blanche comme un corbeau. (J. Sandeau.)
Les virtuoses font, sous leurs doigta secs et frêles, Des stradivarius grincer les chanterelles.
Tu. Gautier.
. . . Il viendra me demander peut-être Va grand homme, là, sec, qui me sert de témoin, Et qui jure pour moi lorsque j'en ai besoin.
Racine.
— Dur, et qui ne se prolonge pas, en parlant d'un son : Un bruit sec. Le rugissement du lion, fort, sec, âpre, est en harmonie avec les sables embrasés où il se fait entendre. {Chateaub.)
— Fam. Ruiné, dépourvu d'argent : Me voilà sec; je n'ai plus le sou.
— Fig. Aride, infécond, dépourvu d'agrément ou d'ornement : Les premières comédies de Corneille sont sèches, languissantes et ne laissaient pas espérer qu'il dài ensuite aller si loin. (La Bruy.) Les étrangers se plaignent que notre dictionnaire est SEC et décharné et qu'aucun des doutes qui embarrassent tous ceux qui veulent écrire n'y est éclairci. (Volt.) Toutes nos tangues modernes sont sèches, pauvres et sans harmonie. (Volt.) Oh! que la nature est sèche, qu'elle est vide quand elle est expliquée par des sophisiesf (Chateaub.) Les purs classificateurs n'inventent pas, ils sont trop secs. (H. Taine.) [I Brusque, rude, sansménugemeul: Une parole sèche. Un non sec vaut mieux qu'un oui hypocrite. Le caractère des Lacéde'maniens était grave, sérieux, SEC, taciturne. (Montesq.) Les princes gâtés par la flatterie trouvent suc ai austère tout ce qui est libre et ingénu. (Fén.) Une conduite polie, mais sèche, empêchera sûrement les familiarités. (St-Snn.) Il Froid, dépourvu de sensibilité : Son humeur est aimable, quoiqu'elle ait quelque chose de brusque et desuc. (Mmcde Sév.) La méfiance poussée à l'extrême est toujours la preuve d'un cœur sec et d'un esprit étroit. (De Ségur.) Une âme sèche sera plus disposée à l'orgueil, une âme faible à la vanité. (Théry.)
Ame sèche et haineuse et vanité souffrante. Dans tous ses ennemis U -voit cens de l'Etat.
Ponsaiu