‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 204 sur 1059 · EN SECOND · texte numérisé non relu

EN SECOND

— Pratiq. Signer en second. Se dit du notaire qui signe un acte reçu et dressé par un autre notaire.

— s. f. Les divers sens de l'adjectif féminin seconde employé substantivement seront définis au mot seconde. ,

— Gramni. V. dedxième.

— EncyCl. Mœurs et coût. Dans les" duels, au xvie et au xvne siècle, les seconds ne jouaient pas le rôle de témoins ; le duel n'était qu'un combat, sans règles fixes, où les adversaires mis en présence se tiraient d'affaire comme bon leur semblait et n'avaient, par conséquent, pas besoin que des témoins assurassent la loyauté de l'engagement. Les seconds amenés en plus ou moins grand nombre par les deux adversaires qui avaient un différend à régler sur le terrain prenaient fait et cause chacun pour sa partie, épousant ainsi une querelle qui n'était pas la leur et que, le plus souvent, ils négligeaient même de se faire expliquer. Il était de bon ton de se battre aiusi sans savoir pourquoi. C'est ce qui explique -«omment les duels étaient si meurtriers sous Henri III et sous Henri IV, au point que, seulement de 1598 à 1608, il était mort de cette manière environ 8,000 gentils-

( hommes. Le moindre duel faisait tirer du four- I reau uu moins quatre èpées : celles des deux ' adversaires et celle du second amené pur chacun d'eux; sous Henri III, dans presque toutes les affaires restées célèbres, chaque adversaire amena au moins deux seconds, quelquefois trois, quatre, cinq, et, de la sorte, le duel devenait une sorte de rencontre générale. Le fameux duel des mignons fut un duel de trois contre trois : Quélus, Ribérac, Maugiron, contre Schomberg, Livarot et d'Entragues; le duei de Biron et de Carency mit aussi six épées en présence, les seconds de Biron étant Loignac et Janissac, ceux do Carency d'Estissac et La Bastide. Dans le duel de Boissy contre Saint-Phal, chacun des adversaires amena avec lui cinq seconds; ce fut un duel de six contre six. 11 y eut des duels où l'on vit \esseconds restés vainqueurs croiser successivement le fer avec les vainqueurs du parti opposé. Les lois, longtemps impuissantes contre le duel, parvinrent k déraciner l'usage des seconds en intéressant l'amour-propre des duellistes et en déclarant lâches ceux qui avaient recours à des seconds. L'édit de 1679 (1" septembre) produisit cet effet par son article 15, qui portait : « S'il s'en trouvoit (des sujets) assez téméraires pour contrevenir à nos volontés en engageant dans leurs querelles des seconds, des tiers ou autre plus grand nombre, ce qui ne se peut faire que par une lâcheté artificieuse, qui fait rechercher à ceux qui sentent leur faiblesse la sûreté dans l'adresse et le courage d'autrui, nous voulons qu'ils soient punis de mort et tous ceux qui tomberont dans le crime d'être seconds, tiers , etc. » Les duellistes, craignant d'être accusés de cette « lâcheté artificieuse » que l'édit mentionnait, n'eurent plus recours qu'à, de simples témoins; mais on appelle encore quelquefois ceux-ci des seconds par la force de l'habitude.

Second enfer (le), mémoire satirique en vers d'Etienne Dolet (1543, in-4°). C'est lorsqu'il était réfugié en Piémont que ce vaillant esprit prépara sa défense sous le titre de Second enfer. Ce titre même parut une offense aux juges de Marot. Cependant sa défense était moins une satire qu'un plaidoyer. Du fond de son exil, Dolet s'adresse à tout le inonde, à ses amis et à ses ennemis, à François Ier, que quelques-uns lui donnent pour père; à Marguerite de Navarre, la Minerve française ; à la duchesse d'Etampes et au cardinal de Lorraine, qui aimait peu les hérétiques; à la cour souveraine du parlement de Paris et aux chefs de la justice de Lyon, qui tant de fois l'ont décrété de prise de corps et de bannissement. Si triste qu'il soit au fond du cœur, Dolet essaye d'égayer le roi, qui pardonne tout quand on le fait rire ; il raconte avec une certaine pointe de malice et de gaieté, qui rappelle Marot, comment il a dupé le geôlier et les sergents en promettant de les mener boire chez lui d'excellent vin muscat. Peut-on lui faire un si grand crime de s'être échappé de sa cave ?

Lee animaux et les oiseaux des champs, Quand ils sont pris, ne vont rien recherchais Que liberté

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Puis, s'adressant à ses juges, gens peu disposés à rire, magistrats stupides et infâmes, altérés de sang, il les prie, pour l'honneur de la France, de le laisser vivre, comme s'il pressentait déjà sa fin prochaine. Illeur démontre quelle serait l'injustice et l'inutilité de sa condamnation. On se figure entendre le prudent Ulysse, dans la caverne du Cyclope, essayant de prouver à son hôte, le géant cannibale, qu'il aurait tort de le manger : Quand on m'aura ou brûlé ou pendu, Mis sur la roue ou en quartiers fendu. Qu'en sera-t-il? Ce sera un corps mort... Un homme est-il de valeur si petite?

Est-ce une mouche ou un ver qui mérita Sans nul regard sitôt être détruit?

Touchantes paroles à cette époque où la vie des plus nobles comme celle des plus grands, celle d'un Guise ou d'un Coligny, compte pour si peu de chose. Tout humble qu'elle fût, cette remontrance acheva de perdre Dolet. Les juges, les geôliers, les sergents, jusqu'au bourreau, tous se trouvèrent offensés ; l'accusé avait osé mettre en doute les mérites de la potence et du bûcher; on ne tarda point à lui en démontrer l'utilité.

Second Empire (HISTOIRE DU), par M. Taxile Delord. V. empire.

Seconde année (LA) OU A qui la faute, vaudeville en un acte de Scribe et MelesviUe; théâtre de Madame (Gymnase), 12 janvier 1830. Au bout de deux ans de mariage, Denneville, riche banquier, néglige Caroline, sa femme, pour une danseuse de l'Opéra, sans s'apercevoir que son ami, Edmond de Saint- Eline, cherche à séduire Caroline. Denneville attend le soir même la danseuse à laquelle il réserve une parure, et il a l'imprudence de laisser Edmond conduire Caroline au bal. Le caissier Gervault, un employé dévoué, gémit de ce qui se passe, sans oser parler. Enfin, une lettre d'amour adressée à Maie Denneville par Edmond tombe entre les mains du banquier, qui, en homme d'esprit, entreprend de reconquérir le cœur de sa femme sans récriminations ni scènes conjugales. Il y parvient aisément, et un souper, préparé pour la danseuse, réunit en tête a tête les deux époux, qui célèbrent ainsi le second anniversaire de leur mariage, après avoir éconduit Edmond.

Second mouvement (le), comédie en trois actes et en vers de M. Ed. Pailleron ; Odéon, 24 janvier 1865. « Défiez- vous du premier mouvement, c'est le bon, » disait Talleyrand. Les époux Renaud, fabricants de draps à Louviers, ont d'abord obéi au premier mouvement et recueilli chez eux avec la plus large hospitalité la fille de leur bienfaiteur, le chimiste Valin. Ils ont fait plus; ils se sont engagés à payer les dettes du père de Jenny, et, pour ménager la fierté de l'orpheline, ils ont couvert d'une ruse délicate l'expansion de leur gratitude : « Vous êtes riche, Jenny, nous gardons le dépôt de votre héritage; demandez, agissez à votre caprice; âmes et choses, tout est à, vous sans réserve", n Mais le second mouvement ne tarde pas à s'opérer. A l'acheteur des créances Valin ils il offrent plus qu'un dividende dérisoire, et quand leur fils Henri, séduit par la noblesse d'âme et les grâces modestes de Jenny, refuse d'épouser l'héritière Boutin, alors les actions de grâces si bruyantes se changent en malédictions contre le bienfaiteur défunt et sa fille. Tout à coup le caissier de la maison Renaud prend la fuite, et la ruine, la faillite du commerçant est imminente; Renaud et sa femme reviennent alors aux instincts généreux et à leur tendresse pour Jenny. Dans une heure d'épanchement subit, Jenny se voit fiancée à celui qu'elle aime, à Henri. La comédie finit-elle ainsi? Non! le point noir reparaît à l'horizon. Boutin, l'homme d'affaires, est venu proposer au drapier un marché au moyen duquel celui-ci pourra éviter la ruine; il n'en faut pas tant pour retourner encore une fois les intentions de ce couple faible et intéressé. Renaud, il est vrai, ému de pitié par la douleur des deux enfants, interpose enfin son autorité et se résigne à une faillite qui assure le bonheur de Henri et de la jeune fille ; mais qui sait à quel va-et-vient de sentiments il serait encore réservé, si le retour inattendu du caissier infidèle et repentant ne venait rendre soudain le devoir aimable et la joie facile, même à l'intraitable belle-mère.

La série de ces fluctuations, cette houle de passions et de désirs, est rendue par M. Pailleron avec des saillies très-heureuses et des nuances finement colorées; mais le passage du premier mouvement au second est visiblement un peu brusque. Sa comédie intéresse; mais la thèse qu'indique son titre est bien mal soutenue. Les époux Renaud sont trop versatiles, trop hypocrites ou trop imbéciles pour qu'on puisse discerner, le plus souvent, quel est le meilleur ou le moins mauvais entre leurs divers mouvements. Boutin n'en a jamais que de mauvais, et ceux des jeunes amoureux sont toujours bons. Une autre remarque suggérée par cette comédie, comme par plusieurs autres, c'est que la forme du vers s'adapte assez mal au sujet et aux personnages, o Non pas, dit Théophile Gautier, que nous croyions le vers incompatible avec l'habit noir et le paletot moderne; les passions, quel que soit leur costume, deviennent aisément lyriques et peuvent donner de grands coups d aile, même sous nos

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plafonds à moulures en carton -pâte. La satire et le comique violent se trempent dans le vers, prennent le Ml et coupent comme des épées. Mais ici ce n'est pas le cas ; la prose eut suffi à ces drapiers regrettant leurs bienfaits et à ce cynisme du doit et avoir qui regarde l'humanité comme un livre en partie double. M. Pailleron, qui manie l'hexamètre avec une dextérité rare, est parvenu, en certains endroits, à faite des vers aussi fidèles échos de la bêtise, de la platitude et de la saugrenuité, que les lignes de prose les plus exactement sténographiées par Henri Monnier, d'après des conversations de philistins; mais c'est vraiment là de l'art perdu. D'autres fois aussi le poète oublie qu'il est dans une arrière-boutique, et il rime avec amour quelques couplets d'une fraîcheur charmai: te. »

SECOND (Jean EvbraERTS, dit Jean), en latin Secuuilm, poète latin moderne, né k La Haye en 1511, mort à Tournay en 1536. Son père, qui occupait un rang distingué dans la haute magistrature, l'envoya faire son droit sous Alciat, à Bourges. Il y fut reçu docteur en 1533, puis il accepta la place de secrétaire de l'archevêque de Tolède, suivit Charles-Quint dans son expédition contre Tunis (1534), et contracta en Afrique le germe de la maladie qui l'enleva à la fleur de l'âge. Sa célébrité incontestée repose sur un recueil de poésies latines comprenant des élégies, des odes, des épigrammes, des épltres, etc., et dans lesquelles il rivalise avec les anciens pour la pureté du style, la richesse de l'expression, la grâce et la suavité des tableaux. Ses Baisers surtout se recommandent par un mérite supérieur; ces chants erotiques, au nombre de dix-neuf, plus chastes que ceux de Catulle, n'en sont pas moins l'expression la plus vive d'une âtne qui ne respire que l'amour et la volupté. Les Poésies de Second, publiées pour la première fois à Utrecht (1541, in-12), ont été réimprimées un grand nombre de fois. Mirabeau en a donné une traduction française (Paris, 1796); Tissot a traduit en vers les Baisera et les Elégies (Paris, 1806).

SECOND (Albéric), littérateur et auteur dramatique français, né à Arigoulème en 1816. Son père fut d'abord juge, puis présMent du tribunal civil de cette ville. Lorsqu'il eut terminé ses études, M. Albéric Second se tourna vers les lettres. Doué d'un esprit léger, d'un talent agréable et facile, il débuta à vingt ans par un vaudeville en un acte, intitulé Trichemont fils (1836, in-8°), puis se rendit à Paris, où il publia des articles dans la petite presse , écrivit en collaboration un certain nombre de petites pièces et publia quelques romans. Lors de la révolution de 1848, il acclama la République et composa une cantate dont chaque strophe se terminait par ces deux vers :

Au dernier roi nons avons dit adieu.

La France est le soldat de Dieu I

Nommé en 1849 sous-préfet à Castellane, dans les Basses-Pyrénées, il ne tarda pas à éprouver la plus profonde nostalgie et donna sa démission, en 1850, pour retourner à Paris. Il reprit la plume, devint directeur de l'Entr'acte, et publia, de décembre 1856 à mai 1857, une petite revue hebdomadaire in-12, la Comédie parisienne, prestement et spirituellement écrite. En 1859, il fut décoré de la Légion d'honneur; l'année suivante, il entra à la rédaction du Figaro, où il publia, sous un pseudonyme, une chronique intitulée Paris au jour te jour. En 1863, M. Albéric Second fonda, avec MM. Villemessant et Dollingen, le Grand-Journal, feuille qui n'eut qu'un médiocre succès, malgré son format d'une grandeur formidable, et il fut attaché, en 1865, à l'Evénement, dont il devint un des chroniqueurs. Passé avec armes et bagages dans le camp de 1 Empire, il devint commissaire impérial près le théâtre de l'Odéon, sinécure qu'il remplit jusqu'à la révolution du 4 septembre 1870. En 1869, il fut chargé d'écrire les paroles de la cantate chantée a l'Opéra en l'honneur du centenaire de Napoléon I^r, et qui ne se rit remarquer que par sa plate médiocrité. En février 1870, il reprit la direction de l'Entr'acte, revint k Angoulème après la déclaration de guerre il la Prusse et posa sa candidature à la députation dans la Charente lorsque parut le décret du gouvernement de la Défense qui appelait les électeurs à nommer une assemblée nationale en octobre 1870, et qui fut peu après rapporté. De retour à Paris après la guerre, M. Albéric Second a fait jouer- depuis lors quelques petites pièces et donné quelques romans. Dans son métier de chroniqueur, et c'est surtout par là qu'il comptera, il s'est toujours montré sans liai, d'un esprit bienveillant, et s'est constamment attaché, alors même qu'il décoche un trait, a ne pas fuira de cuisantes blessures. Comme auteur dramatique, on lui doit : Un dragon de vertu, vaudeville, avec Marc-Michel; Un neoeu,s'it vous pi'it (1839), avec Bergeron; la Peur du mal, comédie en un acte (1842), avec Nuina- Armand; le Droit d'ainesse , en deux actes (1812), avec Louis de Burgos (Louis'Lurine); Euytish spoken, en un acte (1855), avec Joltrois; la Comédie à Ferney, comédie (1857), avec Lurine ; le Baiser anonyme, comédie (1SCS) , avec Blerzi ; Un mailre en seroice (1872), avec le même ; Un mouton à l'entre-sol

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(1875), avec Labiche. Comme littérateur et comme romancier, il a publié : Lettres cachinchinoises sur les hommes et les choses du jour, écrites à l'empereur de la Chine, par trois mandarins et traduites par un orientaliste du Charivari (1841, iu-12); les Mémoires d'un poisson rovge (1842); les Petits mystères de t'Opéra, illustrés par Gavarni (1844, in-8°); la Jeunesse dorée par le procédé Rnolz (1851), le meilleur de ses romans, qui parut pour In première fois dans le Journal au Dimanche; A quoi tient C amour l (1856, in-12); Contes sans prétention (1857, in- 18); Vichy-Sécigné, Vichy -Napoléon, ses eaux, ses embellissements, etc. (1862, in-fol., vignettes et planches); la Semaine des quatre jeudis (1872, in-18); les Demoiselles du Ronçay (1874, in-18); la Vicomtesse Alice (1874, in-18), etc. Enfin, il a collaboré aux Français sous Louis XIV et sous Louis X V, à Paris au xix« siècle, à YAlmanach astrologique et magique pour 1848 et 1849 ; aux Français peints par eux-mêmes, où il a donné une étude sur le débutant littéraire; aux Ruts de Paris, où il a publié la monographie de la rue Notre-Dame-de-Lorette, etc. Citons enfin de lui une page spirituelle publiée dans le Siècle et intitulée la Stalle de M. le baron de Rothschild.

SECONDAIRE adj. (se-gon-dè-re — rad.

second). De second ordre, accessoire, d'une inoindre importance relative : Des motifs secondaires. Des hommes tout à fait secondaires. Toute science n'est qu'une vue secondaire, retatioe, circonscrite, incomplète. (Duclos.) H est des vérités secondaires qui tirent leur preuve de l'acquiescement général des esprits. (Chateaub.) Auguste, héritier de César, n'était pas de cette première race d'hommes qui font tes révolutions; il était de cette race secondaire qui en profite. (Chateaub.)

— Enseignem. Se dit d'un enseignement d'un degré intermédiaire entre l'enseignement primaire et l'enseignement supérieur. Il Se dit aussi des institutions où l'on donne

cet enseignement : Ecoles secondaires.

— Chir. Amputation secondaire, Amputation qu'on ne pratique qu'après que les premiers troubles causés par la lésion ont disparu.

— Pathol. Se dit des phénomènes subséquents, subordonnés à d'autres. Il Hémorragie secondaire. Celle qui survient après une blessure ou une opération ; hémorragie tniumatique. Il Fièvre secondaire, Celle qui survient peudant la suppuration des pustules varioliques, par opposition à celle qui se déclare avant l'apparition des pustules, il Cataracte secondaire, Celle qui survient, pour une cause quelconque, après une première opération : Dans l'opération par abaissement, le cristallin' reprend souvent sa place et donne lieu à

Une CATARACTE SECONDAIRE.

— Astron. Planète secondaire, Se dit quelquefois pour satellite, et désigne une planète qui tourne autour d'une autre planète : La lune est une planète secondaire, ii Cercle secondaire, Nom générique des petits cercles qui coupent à angle droit l'un des grands cercles de la sphère.

— Chim. Alcools secondaires, Ciasse particulière d'alcools, prévue par M. Kolbe et découverte par M. Friedel.

— Ornith. Pennes secondaires , Pennes qui s'attachent à l'avant-bras.

— Bot. Divisions secondaires, Ramification du pétiole commun des feuilles composées. Il Ramification du raohis, dans les pédoncules.

— Géol. Période secondaire, Se dit quelquefois pour période ainmonienne. Il Terrain secondaire, Terrain de l'époque secondaire : Des terrains sédimentaires constituent la partie moyenne des terrains secondaires. (L. Figuier.)

— s. m. Vicaire, prêtre employé sous l'autorité d'un curé. Il Vieux mot encore usité dans quelques départements.

SECONDAIREMENT adv. (se-gon-dè-reman — rad. secondaire). D'une façon secondaire, accessoire : Cela ne vous touche que secondairement.

SECOND AT (Jean-Baptiste, baron dh), agronome et naturaliste français, fils de Montesquieu, né a Martillac en 1716, mort à Bordeaux en 1796. Sa vénération pour la mémoire de son père l'empêcha de prendre ce nom, désormais si difficile à porter. Dès l'enfance, il s'appliqua à l'étude des lettres et des sciences, fut pourvu de bonne heure d'une charge de conseiller au parlement de Guyenne, et, dans les loisirs que lui laissait cette place, il se délassait par des études scientifiques et des expériences d'agronomie. Il contribua beaucoup à réveiller l'attention sur les services rendus à l'agriculture par Olivier de Serres, et c'est à lui qu'on est redevable de la publication à.'Arsace et Isménie et de divers fragments de Montesquieu. Esprit libéral, il se montra favorable aux idées de 1789 et passa tranquillement les dernières années de sa vie. On u de lui : Mémoire sur l'électricité (1746, in-8»), où il réfute la théorie de l'abbe Nollet; Observations sur les eaux minérales des Pyrénées (1750, in-8°); Considérations sur'la constitution de la marine militaire (1756, iu-8<>); Mémoires Sur l'histoire naturelle du chêne, sur la résistance des bois,, sur les arbres forestiers de ta Guyenne, sur les champignons qui paraissent tirer leur ori-

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gine d'une pierre, sur la maladie des bœufs, sur ta culture de la vigne (1785, in-fol.), etc. SECONDE s. f. (se-gon-de — rad. second). Division du temps égale à un soixantième de minute ou à un trois-mille-six - centième d'heure, par abréviation de seconde minute, qui s'est dit primitivement : Une montre à secondes. Compter les secondes. La vitesse de la lumière n'est pas moindre de 70.000 lieues par seconde. (Arago.) Il meurt un homme par seconde. (Chateaub.) Le sonparcourt 337 mètres par chaque seconde. (A. Rion.)

— Par ex t. Temps très- court : Attendezmoi une seconde. Les siècles sont des secondes pour le Créateur. (Romieu.) Lorsqu'il faudrait compter les secondes, on perd les heures. (E. de Gir.)

— Géom. Division du cercle égale à un soixantième de minute.

— Enseignem. Classe qui précède la rhétorique : Faire Sa Seconde. Nommer un professeur de seconde. || Ensemble des élèves qui suivent cette classe : La seconde est trèsfaible cette année. Il Salle où se fait cette classe : Les bancs de la SECONDE. Les vitres de la seconde ont été brisées.

— Musiq. Nom donné quelquefois à la sustonique : Accord de septième de seconde.

Il Intervalle entre deux notes qui se suivent dans leur ordre naturel, comme ut et ré, ré et mi, mi et fa, etc. Il Seconde majeure, Intervalle d'un ton entre deux notes qui se suivent, comme de ut naturel k ré naturel. Il Seconde mineure, Intervalle d'un demi-ton entre deux notes qui se suivent, comme si naturel et ul naturel. Il Seconde diminuée, Intervalle d'un demi-ton entre une note et la même note augmentée ou diminuée par un accident, comme entre la dièse et si naturel ou entre ta naturel et si bémol. Il Seconde augmentée, Intervalle d'un ton et demi entre deux notes qui se suivent, comme entre si bémol et ul ou si naturel et ut dièse, u Seconde doublement augmentée, Intervalle de deux tons entre deux notes qui se suivent, comme entre sot bémol et fa dièse.

— Typogr. Epreuve à corriger tirée après une première correction : Corriger la seconde. Lire en seconde.

— Escrime. Botte qui diffère de la tierce en ce que l'arme passe sous le bras de l'adversaire, il On dit aussi estocade de seconde.

— Encycl. Géom. Seconde angulaire. L'angle d'une seconde est la soixantième partie de l'angle d'une minute ou la 324O00iêm<s partie d'un angle droit. Cet angle est k peu près lu limite u laquelle on peut aujourd'hui réduire les erreurs de résultats déduits de la comparaison de mesures prises directement; les bous instruments peuvent donner jusqu'aux dixièmes de seconde dans les cas les pius simples. Le sinus d'une seconde étant k peu près de 0,00005, si l'on veut se faire une idée nette de cet angle, il faut s'imaginer qu'on observe une règle d'un demi-mètre de hauteur à une distance de 10 kilomètres; elle sous-tendra à très-peu près un angle d'une seconde. Le diamètre apparent de Vénus, qui ne parait à l'œil que comme un point lumineux, est de 16 secondes 97 centièmes.

— Astron. Seconde temporaire, La seconde de temps est la soixantième partie de la minute temporaire ou la 360oieme partie de l'heure. Mais, comme il existe trois manières usitées de compter le temps, la seconde peut avoir trois valeurs différentes, selon qu'elle appartient au jour sidéral, au jour solaire vrai ou au jour solaire moyen. La première et la dernière de ces trois unités sont constantes et bien déterminées ; il en est, par conséquent, de même des secondes de temps sidéral et de temps moyen; mais la seconde de temps solaire vrai change avec la position de la terre sur son orbite annuelle et, par conséquent, avec l'époque de l'année.

SECONDE (sainte), vierge et martyre, mise k mort avec sa sœur Ruline au 1110 siècle, du temps des empereurs Valérien et Gallien. Rufiue et Seconde avaient été élevées dans la religion chrétienne, et elles furent fiancées, la première à Armentaire, la seconde à Vérin, tous deux chrétiens. Lor.-quo survint la persécution de Valérien, l'an 257, les deux jeunes gens abjurèrent leur foi, atin de conserver leur fortune et leur vie et essayèrent de persuader aux jeunes filles de faire comme eux; furieux de n'avoir pu les y décider, ils dénoncèrent les deux soeurs comme chrétiennes au préfet de Rome, Junius Donatus, qui se trouvait alors dans le voisinage du lieu où elles s'étaient retirées. Arrêtées et soumises à diverses tortures, elles eurent finalement la tête tranchée. Leurs corps furent enterrés sur le chemin d'Aurèle, dans le lieu même où elles avaient souffert le martyre , et où l'on commença à bâtir depuis en leur honneur une église que le pape Damuse fit achever vers la tin du iv° siècle. On y a érigé, dans le siècle suivant ou dès le commencement du vie, un évèché sous le titre de Saiute-Rufiiie ou de Silve-Candide, qui a subsisté jusqu'au xne siècle. La ville ayantété ruinée, le siège épiscopal, qui faisait le second titre des cardinaux-evêques assistants du siège apostolique, fut rèuui l'an 1120 à celui de Porto pur le pape Calixte IL La ruine de la ville fut bientôt suivie de celle de l'église des deux saintes, dont les corps furent transportés a Rome et déposés dans l'église

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de Lntran. L'Eglise "célèbre leur fête le 10 juillet.

SECONDEMENT adv. (se-gon-de-man — rad. second). En second lieu : Il faut premièrement faire son devoir et secondement défendre son droit.

SECONDER v. a, ou tr. (se-gon-dé — rad. second). Aider, favoriser, servir quelqu'un dans un travail, dans une affaire : Si vous entreprenez cela, je vous seconderai. Il a fait de grands efforts, mais on ne l\pas secondé. (Acad.)

— Servir, favoriser, être utile a : La proscription de la raison sert à tous les despo- Usines et seconde toutes les hypocrisies. (Mme de Staël.) Le procédé vient «« secours de l'art, il le seconde, mais il en est totalement distinct. (Toplfer.) Le laboureur seconde ta nature, le jardinier la corrige. (Ruspail.)

Le ciel parfois seconde un dessein téméraire.

— Jeux. Au jeu de paume, Servir de second à : Prenez ce joueur-là, il «ou.î secondera bien. Il n'est pas bon pour primer, mais il seconde bien. (Acad.)

SECONDIGNY, bourg de France (Deux- Sèvres), oh.-!, de cant., arrond. et a 14 kilom. S.-O. de Parthenay, sur le Thouet; pop. oggl., 548 hab. — pop. tôt., 2,157 hub. Filature de laine; four à chaux et a tuiles.

SECONDINE s. f. (se-gon-di-ne — rad.

second). Bot. Deuxième enveloppe de l'embryon, en allant de dehors en dedans.

— s. f. pi. Chir. Arrière-faix , placenta et membranes.

SFXONDO (Giuseppe- Maria), littérateur italien, né k Lucera en 1715, mort k Naples en 1798. 11 fit ses études dans cette dernière ville et se fit recevoir avocat. Secondo remplit, entre autres fonctions, celles de gouverneur civil de l'lle de Caprée et de conseiller à la cour suprême de justice. Outre des traductions d'ouvrages anglais, notamment de l'Encyclopédie ou Dictionnaire universel deCliambers (1747. 9 vol. in-4<>), on lui doit : llelazione storica dell' antichilà, rovine e residin dell' isola di Capri (Naples, 1750, in- 8°); Storia délia vita di C. Giulio Cesare traita dagli autori originali (Naples, 1776, 3 vol. in-8<>).

SECONDS (Jean-Louis), homme politique français, né dans le Rouergue en 1742, mort à Paris en 1819. Il était, au moment où éclata la Révolution, employé supérieur des eaux et foiêts, et embrassa avec ardeur la cause de la liberté. Député à la Constituante , puis membre de la Convention, il voir pour la mort de Louis XVI et siégea parmi les plus ardents montagnards. Nomme par le Directoire commissaire de son déparlement, il donna prompiement su démission et vécut dans une obscurité qui le préserva des atteintes de la loi promulguée par les Bourbons contre les régicides. On lui doit : Essai sur les droits des hommet (1789, in-8°); De l'art social ou Des vrais principes de la société politique (1792, in-8°), petit livre extrêmement remarquable, qui montre chez son auteur non-seuiement un esprit juste et une intelligence très-élevée, mais aussi des convictions sincères et raisonnées; enfin le Sensitisme (1815, in-8°).

BECOUADE s. f. (se-kou-a-de — rad. secouer). Action de secouer; vive réprimande. Il Vieux mot.

SECOUEMENT s. m. (se-koû-man). V. se-

COÛMENT. '

SECOUER v. a. ou tr. (se-kou-é — lat.

succulere ; tiesub, sous, et de culere, frapper, proprement frapper en dessous). Agiter fortement et à plusieurs reprises : Secouer un arbre pour en faire tomber tes fruits. Secouer un manteau, un tapis, une robe, pour en oter la poussière. (Acail.) Voyez comme les oiseaux secouent leurs ailes humides et reprennent leur essor! (G. Sund.)

— Jeter bas, faire tomber par des mouvements répétés : Secouer des prunes, des noix. Secouer ta poussière de ses fuibits. Ce taureau a secoué le joug. (Acad.) Secouer la poussière de ses pieds, de ses souliers. (Acad.)

— Fig. Réveiller, exciter : Il faut secouer l'âme quand elle est abattue. (Volt.) 11 Tourmenter violemment, faire souffrir : Cette maladie, cette fièvre l'a. bien secoué.

— Absol. Remuer fortement : Cette voilure secoue beaucoup.

— Secouer le joug, S'affranchir d'une tyrannie, reconquérir sa liberté : Partout les peit]i:es s'efforcent de secouer le joug. Il Secauer te joug de, S'affranchir, se délivrer de : Secouer le joug DE la tyrannie. Les Romains SECOUÉHKNT le joug Dus 'l'arquais. L'on a enrichi la tangue de nouveaux mots, secoué le joug du latinisme et réduit le style à ta phrase purement française. (La Biuy.) On secoue volontiers le joug de ta raison, mais ou n'aime pas voir tes autres lu secouer. (P. Jane t.)

— Secouer ses chaînes, Recouvrer sa liberté, se débarrasser d'une servitude.

— Secouer la tête, Faire un mouvement de la tête, pour refuser ou se moquer.

— Secouer l'oreille, les oreU'es, Faire un geste de refus méprisant, de résistance railleuse : Quand on lui parle de sa conduite, il

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secoue les oreilles, il Secouer les oreilles à ou simplement Secouer, Réprimander, corriger : Laissez-moi faire; je lui secouerai les OiïKtLLKS. Il Ne faire qu'en secouer les oreilles, Se préoccuper très-peu d'un accident fâcheux, d'un inconvénient.

— Secouer tes puces à, Battre ou réprimander rudement.

— Secouer la poussière de ses pieds, de ses souliers, S'éloigner de quelque lieu avec des démonstrations de mépris, de colère. Cette

ocution est empruntée à l'Evangile.

Se secouer v. pr. Etre secoué : Les vêtements de laine doivent se secouer fréquem-

— Secouer ses membres pour se dégourdir : Je me levai, MB secouai, la faim méprit, ie m'acheminai gaiement vers la ville. (J.-J. Rouss.) Il Se remuer fortement, pour faire tomber quelque chose qui incommode : Les chiens se secouent quand ils sont mouillés. Les chevaux se secouent pour se défaire des mouches. (Acad.)

— Fig. Prendre de l'exercice, se donner du mouvement. Il Agir, ne pas demeurer oisif, indifférent : Par moments, elle SE secouait et voulait prendre une réiolulion virile. (Balz.)

— Fam. Ne pas donner d'attention à, son mal,' ne pas s'écouter : Pour un petit rhume, vous voilà tout abattu; voyons, secouez-vous.

SECOUEUR, EUSE s. (se-kou-eur, eu-ze — rail, secouer). Personne qui secoue : Une SBcoueusb de tapis.

— Hist. relier. Membre d'une secte de convulsionnâmes des Etats-Unis.

— s. m. Techn. Instrument dont on se sert pour rompre et détacher les moules dans lesquels on a coulé du métal.

SECOÛMENT OU SECOUEMENT S. m. (sekoû-ntuu — rv.il. secouer). Action de secouer; résultat de cette action : Il répondit par un secoùment de tête. (Acad.) || Peu usité,

SECOURABLE adj. (se-kou-ra-ble — rad, secourir). Qui peut être secouru : Cette place est si bien investie, qu'elle n'est plus secourable. Elle n'est secourable que par mer. (Acad.)

— Qui aime a secourir les autres, à soulager : C'est un homme fort secourable. Il est sixourable aux pauvres. Soyez secourable à tout le monde.

Il est vrai que du roi la bonté secourable Va tirer désormais Phœbus de l'hôpital.

Boilead.

Qui désigné-je, a votre avis, Par ce rat si peu secourable ?

Un moine? Non, mais un dervis; Je suppose qu'un moine est toujours charitable.

La Fontaine.

— Tendre une main, des mains secourables. Donner aide, assistance : Tendre une main secourable aux malheureux. (Mass.) Quand le juste aux méchants tend ses mains secou-

[raùles.

Us se servent de lui pour perdre ses semblables.

De Bellay.

SECOURANT, ANTE adj. (se-kou-ran, ante — rad. secourir). Qui secourt, qui aime à secourir : Amitié secourante, ij Vieux mot, qui remplacerait avantageusement le mot secourable.

SECOUREUR, EUSE adj. (se-kou-reur, eu-ze — nid. secourir). Qui secourt, qui aime à secourir. Il Peu usité.

— Substantiv. Hist. relig. Membre d'une secte fondée en Ecosse vers le milieu du xviit» siècle.

— Encycl. Thomas Gillespie, ministre à Carnock, en Ecosse, de 1741 à 1752, ayant été déposé solennellement par l'assemblée générale de l'Eglise écossaise pour avoir désapprouvé des mesures qui lui paraissaient trop rigoureuses, les habitants de Jedburg le prirent pour ministre, conjointement avec un nommé Boston, et leur congrégation prit le titre de Presbytère de secours. Elle ne diffère de l'Eglise d'Ecosse que par le droit d'élection des ministres, droit revendiqué par la congrégation des relievers contre les usurpations du patronage. Cette revendication, conforme à la justice et à l'esprit du temps, soutenue d'ailleurs par le crédit de ministres savants ei zélés, a procuré beaucoup de partisans à cette secte, qui s'est répandue rapidement eu Ecosse.

A Jedburg, où elle est née, on compte douze cents relievers, c'est-à-dire la moitié de la population. Elle a -des églises nombreuses à Wampliray, Hamiltou, Dundee, Irwin ; deux a Glascow. On croit que les relievers formeniactuellemeiitla secte la plus nombreuse parmi tous ceux qui, dans cette contrée, sont connus sous le nom de dissenters.

SECOURIR v. a. ou tr. (se-kou-rir — lat. succurrere ; du préf. sub, et de currere, courir. Se conjugue comme courir). Assister, donner aide a : Secourir les pauvres. Secourir ses amis. Secourir une place assiégée. Secourir d'hommes, d'argent, de munitions , de vaisseuux. (Acad.) Qu'y a-t-il de plus convenable à la puissance que de SECOU- RIR la vertu? (Boss.) Celui qui est dans la prospérité doit secourir les malheureux.

(MmB de Sév.) Les besoins et les malheurs du prochain ne trouvent que de V indifférence

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lorsqu'on peut le négliger sans rien perdre ou qu'on ne gagne rien à le secourir. (Mass.) Ne semble-t-ii pas que l'enfant ne montre une figure si douce et un air si touchant qu'afin que tout ce gui l'approche s'intéresse à sa faiblesse et s'empresse de le secourir? (J.-J, Rouss.)

J'ai faim; vous qui passez, daignes me secourir.

A. Guiraud.

Ecoutez la pitié, secourez vos égaux ; Ajoutez a vos biens en soulageant leurs maux.

Delille.

— Servir, tirer d'embarras :

Que vouliez-vous qu'il fit contre trois? — Qu'il Ou qu'un beau désespoir alors le secouru), [mourut,

COHNE1I.LK.

— Hist. relig. Secourir un convulsionnaire, Faire sur sa personne tout ce qu'il voulait lni-mêciie qu'on lui fit souffrir; lui servir d'aide.

Se secourir v. pr. Etre, pouvoir être secouru : La place est investie et ne peut plus

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