‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 205 sur 1059 · SE SECOURIR · texte numérisé non relu

SE SECOURIR

— S'aider, s'assister mutuellement : Les hommes sont faits pour SE secourir les uns les autres. (Volt.)

Dans ce monde, il se faut l'un l'autre secourir.

La Fontaine.

... Entre frères, il faut se secourir un peu.

ASDRIEU.t.

— S'nider soi-même :

... Je saurai, dans ce désordre extrême, Par un beau désespoir me secourir moi-même.

Racine.

— Syn. Secourir, aider, assister. V. AIDER.

SECOURISTE s. m. (se-kou-ri-sto — rad.

secourir). Hist. relig. Nom donné à ceux qui aidaient les convulsionnaires du cimetière do Saint-Médard.

— Encycl. V. CONVULSIONNAIRES.

SECOURS s. m. (se-kour — rad. secourir). Action de secourir; aide, assistance que l'on donne : Fuibte secours. Puissant secours. Prompt secours. Secours d'argent, d'homlmes, de vivres. Aller au secours. Courir, accourir au secours. Prêter son secours. Donner du secours. Il n'a reçu aucun secours. Il a péri faute de secours. Demander secours, du secours à quelqu'un, le secours de quelqu'un. Implorer le secours de quelqu'un. Appeler quelqu'un à son secours. Invoquer le SECOURS de quelqu'un. Envoyer chercher du secours. (Acad.) Les hommes médiocres appellent volontiers les baïonnettes à leur secours contre les arguments de la raison. (Mme de Staël.) Etre éclairé, c'est être capable de se servir de son entendement sans le secours d'autrui. (J, Tissot.) Plus une cause est juste, plus il faut craindre de la souiller en acceptant de coupables secours. (J. Droz.)

On vient à mon secours; tremblez, troupe rebelle.

Racine.

— Ce que l'on donne pour aidiîr, pour assister : Offrir de nombreux secours. Les secours sont en route.

— Troupes qui viennent secourir, défendre, seconder ceux qui sont trop faibles pour résister aux ennemis : Secours étranger. Secours par mer. Secours par terre. On lui envoya un secours de vingt mille hommes. Il avait demandé un renfort considérable, on ne lui envoya qu'un faible secours. Le secours est entré dans la place. La ville se rendit faute de secours, a la veille du secours, d ta vue du secours. (Acad.)

— Objet qui aide, qui sert, qui concourt à un résultat ; Il faut que l'ordre et la méthode viennent au secours de la science et de l'inspiration. (Th. Guut.) Le son ne peut se répandre sans le secours de l'air. (A. Libes.) La pudeur prêle d l'amour le secours de l'imagination. (H. Beyle.) Les patois offrent souvent un secours particulier à l'étymuloyie. (H. Littré.)

Rhuis, de l'anatomie empruntant les secours, Interrogeait la mort pour conserver nos jours.

Tbouas.

Je vols trop que mes pleurs et que mes vains dis- Pour vous persuader sont de faibles secours, [cours

Racine.

— Ressource, moyen efficace ;

La main est le plus sûr et le plus prompt secours.

La Fontaine.

Le vin est un secours contre plus d'un tourment.

Mme DESUOULIÈEES.

— Ressource :

La dispute est d'un grand secours; Sans elle, ou dormirait toujours.

La Fontaine.

— Société de secours mutuels, Société de prévoyance établie pour secourir les membres, eu cas de besoin, au moyen des cotisations.

— Elliptiq. Au secours! A mou secours! Venez à mon secours : Au secours 1 à l'aide! à l'assassin.'

— Fortif. Porte de secours, Porte d'une citadelle qui donne dans la campagne, et par laquelle on peut recevoir du secours ou se retirer.

— Hist. relig. Nom donné, parmi les sectateurs du diacre Paris, aux différentes tortures que les convulsionnaires réclamaient comme des soulagements.

— Administr. ecclés. Eglise bâtie pour la

aldo, appui, a»lslance.

SECR

décharge d'une paroisse, à cause du grand nombre des paroissiens , ou de la distance des lieux, ou de la difficulté des chemins : Cette église n'est pas une paroisse, ce n'est qu'un secours. (Acad.) il On dit aujourd'hui succursale.

— Syn. Secourij

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