‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 208 sur 1059 · EE · texte numérisé non relu

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Je te perds, f u - gi -

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ti - ve es - pé - ran - ce, L'in

de - le a rom- pu tous nos nœuds! Pour cal-

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mer, s'il se peut, ma souffran-ce, Ou-bli-

ons que je fus trop heu - reux ; Ou - bli

lÉMzpilÉiŒ

ons que je fus trop heu-reux!

DEUXIÈME COUPLET

Qu'ai-je dit! non! jamais de mes chaînes Mut effort ne saurait m 'affranchir.

Ah plutôt, au milieu de mes peines, Conservons un si doux souvenir !

TROISIÈME COUPLET

Àh ! reviens, séduisante espérance, Ahï reviens ranimer tous nos feux!

D'amour quelle que soit la souffrance, Tant qu'on aime, on n'est pas malheureux.

QUATRIÈME COUPLET

Toi qui perds un amant si sensible, Ne crains rian de son cœur généreux!

Te haïr! Ce serait trop pénible, Toublier est encor plus affreux!

Secret de l'oncle Vincent (le) , opéra-COraique en un acte, paroles de Henri Boisseaux, musique de M. Th. de Lajarte; représenté au Théâtre-Lyrique le 24 novembre 1855. La pièce est intéressante, tour à tour comique et sentimentale, La partition offre, entre autres jolis morceaux, la chanson de Marcel : Bon travailleur, et la romance : Adieu, soyez dame et maîtresse. Interprètes : Meillet et M"« Caye, qui a débuté dans le rôle de Thérèse. Cet ouvrage a eu soixante-dix représentations et a servi d'heureux début aux deux auteurs.

SECRETA s. m. pi. (sé-kré-ta — mot lat. qui signif. choses sécrétées). Méd. Sécrétions, produits sécrétés.

SECRÉTAGE s. m. (se-kré-ta-je — rad, sécréter). Techn. Opération qui consiste à frotter les poils adhérents aux peaux avec une dissolution de mercure dans l'acide nitrique, afin de faciliter le feutrage.

SECRÉTAIRE s. m. (se-kré-tè-re — bas lat. seaelarius; du lat. secretum, secret). Personne chargée d'écrire sous la dictée de quelqu'un ou de rédiger ses écritures : Secrétaire particulier, secrétaire intime d'un ministre. Secrétaire d'ambassadeur. Comment n'aves-uous pus un petit secrétaire..., pas plus gros que rien, qui vous amuserait et gui tr.e dunnerail souvent de vos nouvelles? [Y oU.) Avez-vous eu 1e soin de vor mon secrétaire? AUez lui demander si je sais votre affaire.

Racine.

Secrétaire, greffier, procureur ni sergent N'ont jamais pu, dit-on, tenir contre l'argent.

Campistron.

— Personne qui écrit accidentellement pour une autre ou sous sa dictée : J'ai mal à la main, asseyes-vous là et soyez mon secrétaire.

— Celui qai met par écrit les délibérations

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de quelque assemblée : Skcrétairb aVun concile. Secrétaire de l'Assemblée nationale. Le secrétaire d'une compagnie, d'une Académie. Le secrétaire perpétuel de l'Académie française, de l'Académie des sciences. (Acad.)

— A signifié Personne qui reçoit les confidences, les secrets d'une autre ;

Tu seras de mon cœur l'unique secrétaire-

Corneille.

II fut de tous ses soins le seul dépositaire; De ses plus doux pensers il fut le secrétaire.

CORMSILLE.

Il Objet témoin d'une chose tenue secrète : Je revois ces rochers et ces bois solitaires, Qui de tous mes pensers furent les secrétaires.

Corneille,

— Meuble sur lequel on écrit et où l'on enferme ses papiers : Secrétaire d'acajou, de noyer. Forcer un secrétaire. (Acad.) Donnez-moi la clef du secrétaire. (C. Dèlavigne.)

— Fam. Secrétaire des saints innocents, Nom que les Parisiens donnaient autrefois aux écrivains publics, par une double allusion au grand nombre d'écrivains publics qu'il y avait au cimetière des Innocents, et a l'ignorance, a la simplicité, a l'innocence de leurs clients.

— Adininistr. Secrétaire d'Etat, Chacun des quatre officiers de la couronne qui, à tour de rôle, introduisaient les députations envoyées au roi, recevaient et expédiaient ses dépêches. Plus tard, Chacun des ministres qui avaient un département et qui contre-sïgnaient les ordonnances du souverain : Le ministre secrétaire d'Etat au département de l'intérieur. (Acad.) Il Secrétaire général, Employé d'un ministère, d'une préfecture, d'une grande administration, qui a principalement le soin de garder les archives, d'entretenir la correspondance, d'expédier les actes de son administration. Il Secrétaire d'ambassade, Celui qui est nommé par le chef du gouvernement et qui reçoit un traitement du Trésor pour faire et pour écrire les | dépêches de l'ambassade. Il Secrétaire d'une mairie, Celui qui est chargé de tenir les registres de la mairie et d'en donner des extraits. Il Secrétaire des commandements, Chef de bureau chargé, dans une maison princiére, de recevoir les demandes de secours et d'y répondre. Il Secrétaires du roi, maison, couronne de France et de ses finances, Officiers qui dressaient les lettres expédiées en chancellerie. Il Secrétaire du cabinet, Secrétaire particulier <ln souverain. Il Secrétaires de ta main, Officiers qui savaient imiter la signature du souverain et signaient pour lui dans certaines occasions.

— Littér. Manuel contenant des modèles de lettres a. l'usage des personnes incapables d'en rédiger elles-mêmes.

— Ornith. Syn. de serpentaire : Lorsque le secrétaire rencontre ou découvre un serpent, il t'attaque d'abord à coups d'aile pour le fatiguer. (Z. Gerbe.)

— Encycl. Politiq. Secrétaire d'Etat. Les ministres, sous les différentes constitutions qui se sont succède depuis 1789, ont conservé le titre de secrétaire d'Etat qui leur avait été donné sous l'ancienne monarchie. Le légiste Perrière explique avec une naïveté presque enfantine cette qualification des agents les plus élevés et les plus immédiats du. pouvoir royal ; selon lui, les ministres étaient dits secrétaires d'Etat par la raison qu'us recevaient les premières communications des affaires les plus importantes de la couronne et que le devoir de leur charge était d'en garder inviolablemment le secret. L'explication sérieuse du titre de secrétaire d'Etat se rencontre bien plutôt dans ce l'ait que les ministres , chacun dans sa sphère d'action, dans son département, comme on dirait aujourd'hui, apposaient leur contreseing aux édita, déclarations, lettres de cachet ou lettres patentes, aux actes quelconques, en un mot, émanés de l'autorité royale et leur imprimaient ainsi le caractère de l'autheuticité.

La fonction de secrétaire d'Etat apparaît dans les régions supérieures de l'administration impériale romaine. Cette administration ne présentait pas les grandes divisions par services et les caractères de spécialité qu'on rencontre dans les départements ministériels modernes. Au sommet de la hiérarchie, immédiatement au-uessous de l'empereur, le préfet du prétoire centralisait dans ses mains la presque totalité des attributs du pouvoir executif. Le préfet du prétoire n'avait à l'origine qu'un pouvoir militaire; il était simplement le chef de la garde prétorienne. L'importance croissante de cette milice, qui faisait et défaisait les empereurs, portu à l'apogée la puissance du préfet du prétoire. Ce haut personnage fut intimement associé aux actes du prince, devint souvent l'inspirateur de sa politique, et l'on sait que son principal emploi fut de donner les apparences du droit aux volontés du maître en préparant les projets de sénatus-cousulte que volait passivenienrun sénat dégradé. Toutefois les fonctions de préfet du prétoire exigeaient, on le comprend, une science étendue ues matières juridiques ; aussi furent-elles exercées par les plus illustresjuriseonsuUes, Ulpien, Paul, Pautuien. A côte de l'office du préfet du prétoire, il existait, dans l'ordre

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administratif, d'autres fonctionnaires d'an ordre élevé, tels que le prxfectus Urbit, le prsfectus vigilum et la nuée des agents du fisc, dont nous n'avons pas à nous occuper ici. Reimirquons seulement le primicerius notariorum, un véritable secrétaire d'Etat qui expédiait les rescrits du prince et leur donnait le caractère authentique. Le primicerius appartenait à la classe des spectabiles, le troisième ordre de la noblesse byzantine; les nobilissimi et les illustrissimi tenaient les deux premiers degrés de cette aristocratie de pulais ou, si l'on veut, d'antichambre.

Revenons à l'ancienne administration française. De même que dans le Bas-Empire romain, elle ne présentait pas, au moins au point culminant de la hiérarchie, le caractère de la division et de la spécialité dans les grands services publics. Le conseil du roi, au sein duquel étaient pris les secrétaires d'Etat, fonctionnait collectivement. Jusqu'à Richelieu, deux hautes fonctions seulement s'y détachent avec des attributions distinctes et définies : la fonction du surintendant des finances et celle du chancelier; Richelieu lit entrer l'ordre, c'est-à-dire la division par services et la séparation des attributions, dans la haute administration centrale du pays. Le conseil du roi, qui ne comprenait que deux sections sous les derniers Valois, fut distribué par lui en cinq sections ou conseils particuliers, se mouvant chacun dans un cercle à part, à savoir : le conseil d'Etat proprement dit, le conseil des dépèches, le conseil des finances, le comité de la guerre et le conseil des parties. Ce dernier conseil, chargé des règlements de juges et de la réforme des arrêts émanés même des cours souveraines, en cas de violation des édits ou ordonnances, a été comme l'embryon et la première ébauche de notre cour de cas- ' sation. Cette première réforme dans les fonctions purement consultatives appelait une réforme correspondante dans l'administration active. Outre la surintendance des finances et la haute charge de chancelier qui furent maintenues, l'ordonnance de Louis XIII, du 11 mars 1626, créa donc quatre nouveaux ministres ayant titre et office de secrétaire d'Etat, savoir : un minisire de la maison du roi, un ministre des affaires étrangères, un ministre de la guerre, un ministre de la marine. Le surintendant des finances prit, sous Louis XIV, le titre nouveau de contrôleur général des finances ; la dénomination fut changée, mais le fond et les attributions restèrent les mêmes. Ajoutons que quelques subdivisions furent créées plus tard et que le nombre des ministères était porté à huit dans les derniers temps de la monarchie.

Il est à peu près surabondant de remar- ' quer que, tant que dura l'ancien régime monarchique, les ministres ne furent en réalité que des secrétaires d'Etat donnant la publicité et procurant la mise en œuvre aux actes du pouvoir royal, sans assumer, légalement au inoins et selon tes fictions du droit public de l'époque, aucune part de responsabilité personnelle dans la politique du prince. Leur responsabilité n'existait que vis-à-vis du chef de l'Elut, et pour le cas où ils auraient enfreint ou outre-passé ses ordres. Toutefois, de ces principes un peu artificiels on aurait tort de conclure que les ministres de l'ancien régime n'eurent qu'un rôle passif et effacé. Richelieu, Mazarin, Colbert ont certainement marqué fortement de l'empreinte de leurs vues et de leur génie la politique et l'administration de leur époque.

La Révolution de 1789 ouvrit Une nouvelle ère pour la haute administration centrale. La constitution de 1791 emprunta aux institutions de l'Angleterre le principe de la responsabilité ministérielle. Les ministres continuèrent d'être secrétaires d'Etat, en ce sens que la constitution exigeait leur contreseing pour tous les actes et décrets émanés du pouvoir exécutif. Mais ce contre-seing ne fut plus une simple furmalité ; sou vrai caractère fut de mettre en évidence, de mettre et découvert la responsabilité encourue devant le pays et l'Assemblée nationale par le ministre contre-signataire. Le roi, du reste, demeurait théoriquement inviolable et irresponsable; c'était une raison de plus d'affirmer et de dégager nettement la responsabilité ministérielle.

Cet état de choses n'eut qu'une durée éphémère. La constitution votée en septembre 1791 sombra avec la royauté le lu août 1792. La Convention supprima le système des ministères ou plutôt les fonctions individuelles de ministres. Par son décret du 11 avril 1793, elle créa le terrible comité de Salut public, où se concentrèrent tous les attributs du pouvoir exécutif dans leur généralité. Au-dessous de ce comité dirigeant ou inspirateur, douze comités spéciaux correspondaient aux divisions nécessaires des différents services publics.

La constitution directoriale de fructidor an III abandonna te système des comités ou ministères collectifs. Elle institua un Directoire exécutif composé de cinq membres; le choix des ministres appartint aux directeurs, mais leurs attributions furent réglées par les deux conseils des Cinq-Cents et des Anciens. Les ministres étaient responsables et les membres du Directoire executif l'étaient également. Sous la constitution de l'au VIII, la nomination des ministres fut dévolue au premier consul.

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Le sênatus-consulte du 28 floréal an XII, qui fonda l'Empire, apporta une transformation considérable dans l'organisation des ministères. Il supprima, comme de raison, la responsabilité politique des ministres. Cette responsabilité n'avait plus de raison d'être devant les pouvoirs illimités de l'empereur; les ministres n'avaient pas de politique propre, pas de vues qui leur appartinssent; ils n'étaient que les premiers agents et les instruments dociles des volontés du maître. Ils ne durent répondre qu'à lui seul de leur promptitude et de leur fidélité à exécuter ses ordres. Il convient de relever une particularité dans le système ministériel organisé par le sénatus-consultede floréal an XII. Parmi les ministères, qui étaient au nombre de douze, il en existait un ayant en propre le titre de ministère de la secrétairerie d'Etat. Ses attributions se composaient des différentes branches des services administratifs qui n'avaient pas été expressément dévolues k quelqu'un des onze autres départements ministériels. En outre, c'était au ministre secrétaire <i'Etat en titre, et à lui seul, que revenait l'office de contre-signer les décrets impériaux. Les autres ministres ne contre- signaient pas même les actes -qui rentraient par leur objet dans le cercle de leurs départements respectifs. Coïncidence singulière, la secrétairerie d'Etat du premier Empire rappelle exactement le primicerius notariorum de la cour de Byzance.

Les chartes de 1814 et de 1S30 nous ramenèrent aux principes constitutionnels de 1791 Elles dégagèrent de nouveau le principe de la responsabilité ministérielle. Les minières ne furent plus même responsables individuellement et dans la limite de leurs départements respectifs; il y eut une responsabilité collective et solidaire incombant au cabinet tout ettier. Un cabinet, en effet, dans le jeu des institution» parlementaires, représentait nécessairement un courant d'opinion, une doctrine, une politique particulière. Le vrai rôle du ministère, considéré dans son unité collective, fut de défendre devant les Chambres la politique du gouvernement et de mettre cette politique d accord avec les tendances des majorités parlementaires. Les ministres étaient ainsi les représentants d'une politique bien plus que des administrateurs. Cette situation, qui ressortait de l'application franche du droit public parlementaire, amena la création des sous-secrétaires d'Etat, institués par une ordonnance de 1816, lesquels étaient chargés de l'administration effective et de l'expédition des affaires.

On sait que la constitution de 1852, en foudant le second Empire, rétablit le régime autocratique du. séoatus-consuUe de l'an XII et supprima de nouveau la responsabilité tant collective qu'individuelle des ministres, responsabilité qui toutefois l'ut restituée dans notre droit public par les derniers sénatus-consultes de I8ti9. Dans toutes ces phases diverses, du reste, les ministres, responsables ou non de la politique de l'Etat, selon la diversité des dates, ont continué de contre-signer, chacun dans son département, les actes du pouvoir, et ils ont retenu, pour celte raison, le titre de secrétaires d'Etat.

Comme placés au premier degré hiérarchique des différentes autorités administratives, les ministres, chacun dans le cercle de ses attributions, pourvoient k la mise à exécution des lois, décrets et règlements publics. Leurs circulaires publiées au Journal officiel (autrefois Moniteur) interprètent la loi ou te décret, en éclairent le but et la portée, en assurent l'application mesurée et intelligente. Leurs instructions, dont l'objet est à peu près le même, ont une publicité moins étendue que les circulaires et ne s'adressent qu'aux agents qui leur sont hiérarchiquement subordonnés. Les ministres sont investis d'un droit étendu de juridiction contentieuse. Leurs actes, en effet, peuvent fréquemment léser des droits individuels et donner lieu à des réclamations privées. La règle générale est que ces réclamations doivent être por- , tées devant le ministre duquel émane 1 acte qui a donné lieu k la contestation, à moins i qu'une loi spéciale n'en ait expressément attribué la connaissance k une autre juridiction. Toutefois, et si étendue que soit la juridiction contentieuse des ministres, aucun texte de loi n'a réglementé la procédure qui doit être suivie devant eux. Dans l'usage, celte procédure se réduit aux termes les plus simples. La réclamation est introduite par un mémoire déposé au ministore etdu dépôt duquel il est délivré récépissé. Le ministre compétent ovdomie qu'il soit procédé à une information et, sur le rapport de l'agent qui a été chargé d'informer, il statue ensuite sur la contestation. La loi, qui n'a pas réglé la procédure à suivre, n'a pas déterminé davantage la forme et le contexte de la décision ministérielle. Dans beaucoup de cas, cette décision se réduit sommairement au mot approuvé que le ministre écrit à la suite des conclusions du rapport de l'agent qui a été chargé d'instruire la cause. Loisqu il s'agit d'un débat d'une ceriaine importance, la décision du ministre revêt les formes d'un jugement ordinaire. Les pièces produites et les dispositions de loi applicables y sont visées; lu décision présente des considérants et se termine par un dispositif; les formes usuelles d'une sentence judiciaire, en un mol, sont observées. Ajoutons, en Unissant, que les

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décisions contentieuses des différents ministres sont sujettes à l'appel devant le conseil d'Etat et que le recours doit être formé dans les trois mois du jour de leur notification à la partie intéressée.

— Secrétaire d'ambassade. Les secrétaires d'ambassade ou de légation sont des agents diplomatiques qui, dans l'ordre hiérarchique, viennent après les chargés d'affaires et avant les aspirants diplomatiques ou attachés. En l'absence de l'ambassadeur ou des ministres, c'est le premier secrétaire d'ambassade ou de légation qui fonctionne comme chargé d'affaires. Au mois de septembre 1873, le duc de Broglie, alors ministre des affaires étrangères, décida qu'à l'avenir nul ne pourrait être nommé troisième secrétaire d'ambassade s'il n'était licencié en droit, s'il n'avait subi un examen spécial constatant qu'il connaît le droit des gens et parle deux langues étrangères, enlin s'il n'avait 6,000 francs de rente.

— Adroin. Secrétaire général. Chaque ministre a sous sa dépendance un personnel nombreux d'auxiliaires ou d'employés. La plupart de ces auxiliaires sont au choix du ministre lui-même ; quelques-uns, vu le caractère élevé de leurs attributions, sont nommés directement par le chef de l'Etat. Tels sont notamment les directeurs généraux d'administration et les secrétaires généraux. Le secrétaire général d'un ministère ne doit pas être confondu avec le chef de cabinet du ministre. Ce dernier est une sorte de secrétaire intime; il travaille avec le ministre, examine et prépare les affaires que celui-ci s'est réservées. Le secrétaire général a une fonction p!us officielle et plus indépendante. Il est chargé de la direction supérieure de tous les services publics qui composent le département ministériel ; il aide le ministre et le supplée au besoin. Les deux ministres des affaires étrangères et de la guerre ont simplement un chef de cabinet. Les autres ministères, l'intérieur, la justice, les finances, etc., sont pourvus, en outre, d'un secrétaire général.

Il existe aussi des fonctionnaires dits secrétaires yénèrmtx, dont la fonction se rattache à l'administration départementale et consiste à seconder et à suppléer par intervalles les préfets. Leur institution date de la loi de pluviôse an VIII. Leur office, tel que cette loi l'avait d'abord défini, se bornait a la garde des actes et registres consigné-, aux archives de prélecture et à la délivrance des expéditions qui pouvaient en être requises par ies intéressés. Des décrets postérieurs étendirent les attributions des secrétaires généraux, qui furent appelés à remplacer le préfet et à procéder pour lui aux actes administratifs en cas d'absence ou d'empêehemeut de ce fonctionnaire. Au reste, la création des secrétaires généraux ne fut pas eu principe appliquée à tous les dépariements. Des ordonnances de dates diverses, et qu'il serait sans intérêt de rappeler, en établirent auprès d'un certain nombre de préfectures d'une importance hors ligne, notamment duns les départements du Rhône, des Bouohes-du-Rhône, de la Gironde, etc. Cette fonction, dont l'utilité est contestable, a subi de nombreuses vicissitudes ; elle a été alternativement supprimée et rétablie, pour être enfin généralisée et étendue sans distinction à tous les départements par la loi du 21 juin 1S65. Cette loi, on le sait, a eu pour objet principal de modifier la procédure comeutieuse devant les conseils de prélecture. L'iunovation la plus remarquable qu'elle ait opérée consiste à avoir rendu publiques les séances de ce tribunal administratif. L'article 5 de cette loi, spécialement relatif aux secrétaires généraux, est ainsi conçu : « Il y a dans chaque préfecture un secrétaire gênerai titulaire. Il remplit les fonctions de commissaire du gouvernement; il donne ses conclusions dans les affaires contentieuses. Les auditeurs au conseil d'Etat, attachés à une préfecture, peuvent y être chargés de la fonction du ministère public. » Un commissaire du gouvernement, établi a côté d'un corps de fonctionnaires nommés et révocables par le gouvernement, voilà un emploi qui semble singulièrement parasite. Malgré la trop évidente superfluité de leurs fonctions, les secrétaires généraux ne laissent pas de recevoir annuellement un traitement assez élevé. Ce traitement est de 8,000 francs dans les préfectures de première classe, de 6,000 francs dans celles de seconde classe, de 4,000 francs dans les préfectures les moins importantes.

— Secrétaire de mairie. Les secrétaires de mairie sont, dans l'organisation municipale actuelle, de simples employés de bureau dont les services, sans doute, sont infiniment utiles et même indispensables, mais sans que l'employé soit revêtu d'aucun caractère officiel et légal. Ces secrétaires sont chargés des différentes écritures et tiennent les registres des mairies. Ils écrivent, sous la dictée des maires, les actes de l'état civil, et dans les communes rurales, où le maire est souvent peu lettré, ils sont habituellement eux-mêmes les rédacteurs de ces actes; mais la signature du maire seule ou de l'adjoint qui le supplée est apposée soit sur les registres de l'état civil, soit au bas des extraits qui eu sont délivrés. La signature du secrétaire n'y figure pas, et y figuràt-elle par supcrfélution, elle serait comme non avenue et

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n'imprimerait par elle-même aucun caractère d'authenticité ni aux minutes originales ni aux expéditions des actes de l'état civil. Il en est de même pour les arrêtés municipaux pris par le maire ; le secrétaire les écrit comme pourrait le faire un tiers quelconque et ne remplit à cet égard que l'office d'un simple scribe, sans aucun caractère légal.

Sous la législation de la Constituante et du Consulat, les secrétaires greffiers d«B municipalités avaient jusqu'à un certain point une situation officielle. Le décret du 18 septembre 1789 disposait qu'il y aurait un secrétaire greffier attaché à chaque administration communale. Une loi ultérieure du 25 floréal an V fixait a vingt-quatre ans accomplis l'âge requis pour les citoyens appelés à cette fonction. Un arrêté des consuls du 8 messidor an VIII déterminait le costume qu'ils devaient porter dans les cérémonies officielles. Enfin, un autre arrêté des consuls du 17 germinal an XI disposait que le traitement accordé aux secrétaires de mairie serait classé au nombre des dépenses obligatoires dans le budget des communes ayant un revenu annuel de 20,000 francs et Au-dessus.

Tout caractère officiel des secrétaires de mairie a disparu depuis la loi du 18 juillet 1837 sur l'administration municipale. Cette loi ne fait mention nulle part de ces modestes employés, non plus que de la rétribution qui doit leur être allouée. L'article 30, § 2, se borne à classer au nombre des dépenses municipales obligatoires « les frais de bureau et d'impression pour le service de la commune, ■ Le traitement du secrétaire entre simplement dans ces frais généraux de bureau; le maire ehoisif cet employé et le congédie a son gré, comme on remercie un clerc ou un employé aux écritures, et sans avoir h prendre à ce* sujet aucun arrêté soit de nomination, soft de révocation. La condition des secrétaires de mairie est donc une condition purement privée, et le serment qu'on leur fait encore prêter dans certaines communes, au moment de leur entrée en fonction, n'a aucune raison d'être et est même parfaitement incompatible avec la situation effacée qui leur est faite duns notre organisation municipale actuelle. L'entière latitude qui est laissée aux maires, par rapport à l'emploi des frais de bureau, par l'article 30, § 2, de la loi de 1837 a donné lieu à certains abus dans les communes rurales. Il arrive quelquefois que le maire prend pour secrétaire un de ses adjoints et lui alloue à ce titre une subvention sur les frais de bureau passés au budget communal. Cette situation est souverainement irrégulière. Les fonctions municipales sont essentiellement gratuites et répugnent à toute rétribution directe ou indirecte. L'adjoint est un dédoublement du inaire, qu'il supplée en cas d'empêchement ou d'absence. S il est rétribué directement par la commune, cet état de choses est incompatible avec sa magistrature municipale. S'il est, au contraire, immédiatement le salarié du inaire, cette condition est plus inconciliable encore avec la dignité et l'indépendance de sa fonction. L'adjoint est le collègue du maire et, de plus, il est appelé à contrôler ses actes comme membre du conseil municipal; à tous les points de vue, il est inadmissible qu'il soit aux gages du maire.

— Ornith. Le secrétaire est un oiseau d'Afrique qui a reçu ce nom à cause d'un bouquet de plumes occipitales qui s'allongent en arrière et simulent assez bien la plume que les commis aux écritures ont l'habitude de mettre derrière l'oreille droite. D'autres noms, tirés de ses aptitudes, ont été donnés à cet oiseau : messager, k cause de la rapidité de sa marche ; serpentaire (Cuvier), par allusion à l'habitude qu'il a de manger et de ne chasser presque exclusivement que des serpents. Du reste, Levaillant, qui a étudié en Afrique cet intéressant animal et qui en a donné la description la plus détaillée, ne le désigne jamais dans ses ouvrages que sous le nom de mangeur de serpents.

Les caractères génériques de cet oiseau sont : un bec robuste, droit à la base, recourbé vers la pointe; narines basales, coupées obliquement dans la cire et découvertes; ailes longues et stibobtuses; tarses trèsallongés, minces, recouverts d'écaillés par devant; les doigts sont réunis entre eux par une membrane peu développée ; le pouce, un peu relevé, est remarquablement court; tour des yeux nu et arcades sourcilières saillantes. Le secrétaire occupe une place assez douteuse dans la classification ornithologique. Quelques auteurs, eu égard à la longueur de son tarse, ont voulu le ranger parmi les échassiers. Aujourd'hui, on est à peu près d'accord pour le considérer comme appartenant aux rapaces ; mais on hésite encore pour savoir quelle place il doit occuper parmi ces derniers. C'est la classification de Lesson que nous avons cru devoir adopter comme nous ayant paru la plus rationnelle.

Le plumage des secrétaires est d'un bleu cendré par-dessus et gris blanc par-dessous. Les plumes ues ailes et des jambes sont noires ; ces dernières sont souvent lisérées de blanc. Les tarses sont jaunes, ainsi que la cire du bec. Le tour des yeux est d'un beau rouge vermillon. Les plumes de la queue sont noires, rouss&tres, et tandis que les latérales sont courtes, les deux plumes médianes sont très-longues et touchent presque à terre. Les plumes de la nuque sunt érecùtes,

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roiùes, de couleur noire et terminées par quelques raies transversales blanches.

Levaillant, qui a pu étudier les habitudes du secrétaire dans les lieux mêmes qu'il habite, nous a laissé sur ses moeurs, ses combats avec les serpents, des détails fort curieux. Nous emprunterons quelques renseignements aux ouvrages de ce voyageur. Outre la longueur de la jambe et du tarse, qui élèvent le secrétaire au-dessus de la portée directe des reptiles, cet oiseau possède à chaque aile une proéminence osseuse, véritable casse-tête dont il sait se servir avec adresse. Armé de la sorte, il n'hésite pas à attaquer un ennemi aussi redoutable que le serpent. Son ennemi fuit-il, l'oiseau le poursuit à la course ; on dirait qu'il vole en rasant la terre, quoiqu'il ne développe pas ses ailes à, la manière de l'autruche. Il les réserve pour le combat, où. elles deviennent alors des armes offensives très -redoutables. Quand le reptile est atteint, il s'arrête, se redresse et cherche à saisir le secrétaire. C'est alors que celui-ci, développant l'une de ses ailes, la ramène devant lui et en couvre comme d'un bouclier ses jambes et la partie inférieure de son corus. Le serpent s'élance, l'oiseau bondit, frappe, recule, se jette en arrière, saute en tous sens et détache de son autre aile des coups vigoureux. Bientôt te reptile, étourdi, roule stfr le soi, l'épine dorsale souvent cassée. Alors l'oiseau le saisit avec adresse, le lance plusieurs fois en l'air et, finalement, lui brise le crâne d'un coup de bec. Le secrétaire se nourrit également de lézards, de petites tortues, de sauterelles et d'insectes. Pour faire comprendre la voracité de cet oiseau, il est curieux d'énumérer ce que Levaillant a trouvé dans l'estomac de 1 un d'eux : vingt et une petites tortues entières, onze lézards de sept à huit pouces de long, trois serpents de la longueur du bras et une multitude d'insectes et de sauterelles. Il est à remarquer que tortues, lézards et serpents présentaient tous un trou dans le cràue. Dans l'état de domesticité, cet oiseau se nourrit de toute espèce de viandes, crues ou cuites, de poissons, etc. On l'a vu même avaler de petits oiseaux entiers avec toutes leurs plumes.

C'est vers le mois de juillet que les secrétaires se livrent à l'acte de la reproduction. A cette époque, l'amour excite entre les mâles des combats longs et opiniâtres; ils se frappent mutuellement de leurs ailes pour se disputer une femelle, qui s'abandonne toujours au vainqueur. Ces oiseaux construisent un nid plat en forme d'aire, comme celui de l'aigle, et le placent dans un buisson haut et touffu. Ce nid est garni intérieurement de laine et de plume. La dimension est d'un mètre environ de diamètre. Le même nid sert longtemps au même couple. La ponte est de deux ou trois œufs, qui sont blancs, ponctués de roux et de la grosseur de ceux des oies. Les petits sont longtemps hors d'état de prendre leur essor et incapables de se tenir sur leurs jambes longues et grêles. Ils ne peuvent bien courir qu'à l'âge de quatre ou cinq mois. En revanche, à l'état parfait, cet oiseau a la démarche aisée et le port noble. Il marche généralement avec lenteur, mais il peut courir avec une vitesse extrême, d'est ainsi qu'il fuit, sans avoir recours au vol, lorsqu'on le poursuit. Le secrétaire est d'ailleurs très-méfiant et singulièrement rusé ; on le tire difficilement avec succès, et, comme il n'habite que les plaines, il voit venir de loin le chasseur; ce qui explique que Levaillant, malgré un séjour prolongé en Afrique, n'a pu en tuer que cinq. Le mâle et la femelle se séparent rarement. Pris jeune, dit Levaillant, le secrétaire s'apprivoise facilement; il s'habitue avec la volaille et ne lui fait aucun mal. Il n'est pas d'un naturel méchant, et beaucoup de personnes, au Cap ce Bonne- Espérance, élèvent de ces oiseaux dans leur basse-cour pour détruire les lézards, les serpents et les rats qui pourraient s'y introduire et détruire les poulets. C'est parce qu'il a été bien constaté qu'il purge les lieux qu'il habite des reptiles venimeux qu'on a introduit cet oiseau aux Antilles françaises en 1832.

Le secrétaire se trouve dans toutes les plaines arides des environs du Cap, dans l'intérieur des terres et jusque dans le pays des Cafres.

Secrétaire intime (le), roman, par G. Sand (Paris*, 1837J.Toutce roman développe de la façon la plus habile une intrigue destinée à toujours montrer les apparences complices des soupçons. Un pauvre gentilhomme, Saint- Julien, est ramassé sur la grande route d'une façon assez cavalière par la princesse Quintilia, et l>ffection brusque qu'il lui inspire est bien de nature à donner l'éveil à sa curiosité sur le caractère et la véritable condition de celte femme. Des complications d'événements viennent augmenter la perplexité maladive de Saint-Julien, et lorsque, après avoir enfin surmonté cette crainte de l'inconnu qui l'a toujours rendu très-méfiant avec Quintilia, il en arrive à se laisser doucement aller aux épanchements de l'amitié et de la confiance, la langue venimeuse et les demi-confidences d'un page font renaître plus opaques et plus glacés que jamais les nuages du soupçon dans son âme. Peu à peu, cependant, les sages remontrances d'un ami parviennent encore à triompher de la jalousie de Saint-Julien; mais que devient le malheureux lorsqu'il voit la nuit, de ses propres

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yeux, Quintilia se rendre dans le pavillon du parc avec l'ami qui l'a si bien réhabilitée? Comment ne pas croire qu'il est victime de la fourberie la plus insigne et la plus effrontée? Comment ne pas se venger d'une coquette qui abuse à ce point de son ingénuité ? A mesure qu'il a laissé détruire ses premiers soupçons, les indices accusateurs ont été se multipliant et prenant un caractère plus inarqué d'évidence. Ainsi, de degré en de^rè, il est amené avec beaucoup d'art, par l'impulsion de son caractère et par la direction des faits extérieurs, à user des derniers moyens de l'audace et de la violence envers cette femme qui avait eu d'abord beaucoup de peine à vaincre chez lui les inquiétudes défiantes de la vanité pour lui faire accepter une invitation k dîner. Dans ce roman, que l'on a voulu considérer à toute force comme une autobiographie, l'intérêt dramatique est relégué au second plan, et toute la puissunce du talent de l'auteur est concentrée, à dessein, dans la création d'une multitude d'incidents et de personnages secondaires, où l'on sait que se complaît et excelle G. Sai.d. Lueioli, ce grand officier emmoustachéjusqu'aux tempes, 1 abbé Scipione, le page Galeotto, franc mauvais sujet frisé comme un Adonis et venimeux comme une couleuvre, la soubrette Genetta, le diplomate Gurck, mistress Wliite, le naturaliste (Janlharide et enfin Quintilia, cette figure de fantaisie , mais pleine d'unité et de couleur, Saint-Julien, ce type d'une vérité saisissante et si habilement développé, sont autant de créations .où se reconnaît a première vue la touche savante et inspirée d'un maître.

SECRÉTAIRERIEs. f. (se-kré-tè-re-rl— rad.

secrétaire). Lieu où les secrétaires d'une administration font et délivrent leurs expédiions, et où ils gardent les minutes. Il Ensemble des employés d'une secrétuirerie.

SECRETAIS (David), littérateur suisse, né dans le milieu du xvme siècle. Il était professeur de philosophie à l'Académie de Lausanne et il a publié : les Amis de l'ordre et de la paix (1798, in-8«); la traduction du Philosophisme démasqué de liant (Berne, 1800, in-8°); Progrès de l'éducation et deH'instruciion publiques dans la deuxième moitié du xvtn« siècle (Lausanne. 1805, 2 vol. in-8°); Dissertation sur le diuorce selon la loi de Moïse et selon l'Evangile (1808), etc.

SECRETAN (Louis), homme politique et écrivain suisse, né à Lausanne en 1738, mort dans la mêmn ville en 1839. Quelques écrits politiques qu'il avait publiés lui valurent d'être nommé, après la révolution de 1798, membre du Corps législatif, où il professa des idées très -libérales et proposa notamment de' rendre aux juifs les droits de citoyen dans la république. En 1799, il devint membre du directoire exécutif, qui fut supprime l'année suivante, et il peiuit pendant quelque temps sa popularité. Toutefois , en 1603, il fit partie de la consulte des cantons suisses que Bonaparte convoqua à Paris. Il devint ensuite député du cantun de Vaud à la diète de Fribourg et fut nommé membre, puis vice-président de la cour des appels suprêmes du canton de Vaud. On a de lui : Réflexions sur les gouvernements, pour servir de suite à l'ouvrage de Burke sur la réuotulion en France et â celui de Payne sur les droits de l'homme (Londres, 17U2, in-S") ; Obscruationssur la constitution heloétique (Lausanne, 179S, iii-8«); liéflexioiis sur le fédéralisme en Belvétie (Berne, 1800, in-8°), etc. S=cretan a édité, en outre, les Mémoires de Palckenskiold (1826, in-8°) et publié une Mycoqrapltie suisse (1833, 3 vol. in-s°).

SECRETAN (Marc- Louis -François), ingénieur opticien, né k Lausanue en 1804. Il étudia le droit, se fit recevoir avocat et, tout en exerçant cette profession , il s'adonna d'une façon toute particulière aux mathématiques. M. Secretan devint capitaine du génie dans le canton de Vaud , puis fut chargé de suppléer, comme professeur de mathématiques, Develey à l'Académie de Lausanne. Il occupait cette ch»ire eu qualité de prufesseur en titre depuis 1838, lorsqu'il se rendit, en 1844, à Paris, pour s'y livrer à son goût pour l'astronomie. Etant entré en relation avec l'opticien Lerebours.il devint son associé, apporta dans la fabrication des instruments d'optique et de précision plusieurs perfectionnements et prit seul la direction de celte importante maison lorsqu'en 1854 M. Lerebours se retira. Les appareils et les instruments qu'il envbya à l'Exposition universelle de 1855 lui valurent une médaille d'honneur et une médaille de ire classe, et il fut décoré de la Légion d'honneur après l'Exposition universelle de 1867. Non - seulement M. Secretan a construit pour l'Observatoire de Paris et pour d autres établissements du même genre des instruments astronomiques extrêmement remarquables, entre autres un grand equatorial, un télescope à miroir argenté, d'après les indications de Léon Foucault, une lunette méridienne avec un objectif de om,24, des réfracteurs de 0U1,24, etc., mais encore il a confectionné un grand nombre d'ingénieux appareils de géodesid, de galvanoplastie, de chimie et de photographie. La photographie a été l'objet tout particulier des études de ce savant, à qui l'on doit, entre autres écrits : Traité de photugraphie, avec Lerebours (1842, in-8u), plusieurs fois réédité,

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et De la distance focale des systèmes optiques convergents, applications aux problèmes de la pho.oyraphie (1855, iu-8°).

SF.CItETAN (Charles), littérateur et philo» sophe suisse, né à Lausanne le 19 janvier 18ln, Lorsqu'il eut terminé ses études dans sa ville natale, il alla suivre à Munich, en 1834, les cours de Schelhug et de Buader, puis se til leeevoir licencié en droit à Lausanne, où il fonda à vingt ans la Revue suisse. Nommé quelque temps après suppléant, puis, en 18Hl, professeur en litre d'une chaire de philoMi|>hie dans sa \ iile natale, il | ublia, tout eu l'aLaut ses cours, île remarquable nrticles de critique philosophique dans le Semeur. Après les evé. emetits politiques de 1846 , M. Seeretan dut quitter sa chaire. Il rédigea alors un journal* politique, le Courrier suisse, "ui cessa de paraître à la suite d'une continuation. Kn 1850, il se rendit à Neuehàtel, où il lit des cours supérieurs de phiioso- ]'hi -, dans lesquels il développa le système qu'il avait précédemment exposé dans son ouvrage iniuulé la Philosophie de la liberté. Ayant repris la rédaction de la Itevue suisse, M. Secretuu y publia, outre des chroniques pleines d'intérêt, de bonnes éludes luté. aires dans le genre de critique, à la l'ois esthétique et morale, créé par Vinet. Il donna, en outre, des études et des articles dans la lievue de Strasbourg, la Bévue chrétienne et la Bibliothèque unioerselle, où l'on trouve des travaux de longue haleine sur les philosophes contemporains, notamment sur Cousin et Vacherot. Lors des événements de Neuchàtel en 1856 et de l'avonement du mouvement royaliste, M. Seeretan proposa un système de conciliation qui fut également repoussé par les deux partis. En 1863, il donna une nouvelle série de conférences dans les trois grandes villes de la Suisse romande. L'enseigueinent supérieur ayant été réorganisé à Netiehàtel en 1866, M. Seeretan s'empressa de répondre à l'appel qui lui l'ut fait par le gouvernement vaudois d'aller reprendre à l'Académie de Lausanne son ancienne chaire de philosophie, qu'il n'a cessé d'occuper depuis lors.

L'influence exercée par M. Ch. Seeretan connue philosophe et comme théologien, bien qu'il n'ait touché à la théologie que par ses côtés métaphysiques et moraux , est en réalité très-grande. Le monde p.otestant a reçu de lui «ne forte impulsion philosophique. En Suisse, en France, en Hollande, ses disciples se sont distingués par une façon assez hardie de rajeunir la théologie orthodoxe sans effaroucher les croyants. La théologie du milieu, comme on la nomme an Allemagne, lui doit beaucoup. M. de Fressense et toute son école relèvent de lui. C'est de lui que s'est in.-piré le Clergé protestant de la Suisse romande, qui se distingue par un libéralisme timide, mais véritable. M. Seeretan est, à ce point de vue, le plus grand continuateur de Vinet. Comme philosophe , il est regardé par M. Scherer comme un des plus grands métaphysiciens du temps. A l'article liuerté (philosophie de la) nous avons exposé les idées philosophiques de M. Seeretan ; nous n'y reviendrons donc pas ici. Ajoutons que, si ces idées trouvent beaucoup d'adhérents, elles out été d'autre part vivement repoussées par des esprits émiuents, précisément à cause des conclusions religieuses et orthodoxes auxquelles M. Seeretan fait aboutir la métaphysique et qui sont évidemment pour lui le résultat essentiel, sinon unique, de la critique et de la spéculation métaphysiques. Ce philosophe, aux vues profondes, aux aperçus très-souvent originaux , a uu style dune ulluie vive, piquante, incisive, mais qui parfois devient rebutant à. force de concision. Nous citerons de lui : la Philosophie de Leibniz (\i*t), in-8»>; la Philosophie delà liberté (1848-1849, 2 vol. in-8") ; Recherches sur ta méthode qui conduit à ta vérité sur nos plus grands intérêts, avec quelques applications et quelques exemptes (I8i8, iu-lii;; la Ituitoit et le bonheur, duiize lectures sur le Christianisme (1803, in-J2); Précis de philosophie (liai, in- 12); la Philosophie de Al. Cousin I18t>9, iu-8"), etc.

SECRÉTARIAT s. m. ( se-kré- ta-ri-a — rad. secreiuue). Emploi, fonction de secrétaire lit a tenu te secrétariat pi-ndunt quinze ans. It est peu propre uu secrétariat. Ce secrétariat vaut Mille écus par uu. (Acad.). Il bxercice de» fonctions de secrétaire : Pendant su» SECRÉTARIAT.

— Lieu où uu secrétaire fait et délivre ses expéditions et conserve les legislres, les archives dont la tenue et la garue lui sont confiées : Le secrétariat de tambussude. Le secrétariat de C Institut. Les bureaux du secrétariat. (Acud.J 11 me renvoya, sèchement uu secrétariat, sans vouluir me donner aucune explication, ihleaumurch.)

- SECRÈTE s. f. (se-krè-ie). Liturg. cathol. Oraisuu que le preire du tout bas a la messe, immédiatement avant la préface.

Armur. Calotte d'acier qu'on portait

80us le heaume.

SECRÈTEMENT adv. ( se-krè-te-man — rad. secret). &" secret, o'uue manière secrète : h te fit avertir secrètement, il allait secrètement dans ce. te maison. H se ylissa SECRETEMENT dans la chambre. Bien qu it lui fit bonne mine, il en était sKCRÈTUMaNT jaloux. (Acad.} Quand il faut uyir sbcrbtb-

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ment , abslenez-vous de mensonges et n'employez que le silence. (P. Boutnuld.) Ils avaient averti leurs gens secrètement.

La Fontaine.

— Dans le fond du cœur : Ces idoles que le monde adore ne s' adorent-elles pas secrètement? (Boss.)

— Syn. Secrètement , en secret. V. SE- CRET.

SÉCRÉTER v. a. ou tr. (se-kré-té — rad, secret. Change é en è devant une syllabe muette x Je secrèie; qu'ils sécrètent; excepté nu fut. 'de l'ind. et au prés, du cond. : Je sécréterai , ;nous sécréterions). Techn. Soumettre à l'opération du secrétage : Sécréter des peaux.

SÉCRÉTER v. a. ou tr. (sé-kré-té — d'un type latin srcretare, fréquentatif de seceruere, mettre à part, de se, prérixe marquant l'écarlemeiit, l'action de mettre à part, et de cernere, voir, distinguer. Change é en è devant une syllabe muette : Je secrète; qu'ils sécrètent; excepté au fut. de l'ind. et auprès, du cond. : Je sécréterais ; nous sécréterions). Physiol. Opérer la sécrétion de : Le foie sécrète la bile. (Acad.) Les cheveux d'un individu bien portant SÉCRÈTENT d'eux-mêmes la graisse nécessaire pour tes lisser. (Muquel.) La bétemnite, comme la seiche, sécrétait une matière noire et liquide. (L. Figuier.) La vipère, la guêpe et l'ubeille sont, dans notre climat, les seuls animaux munis d' appareils propres à sécréter les venins. (Choinel.) Tout œuf suppose une mère pour le sécréter, un père pour le féconder. (Quatrefages.)

SECRÉTÈRE s. m. (se-kré-tè-re). Lieu où s'assemblaient les juges ou les échevins d'une ville. Il Vieux mot.

SECRETEUR s. m. ( se-kré-tenr — rad.

sécréter). Techn. Ouvrier qui fait le seerétage.

SÉCRÉTEUR, EUSE adj. (sé-kré-teur , eu-ze — rad, sécréter), Physiol. Qui opère la sécrétion, qui sert a la sécrétion : Les glandes sont les organes sécréteurs les plus compliqués, caractérisés pur la présence de conduits excréteurs distincts. (Nysten.)

SÉCRÉTION s. f. (sé-kré-si-on — rad. sécréter), Physiol. Phénomène par lequel certains tissus organiques attirent et rassemblent sur un point certains liquides : La sécrétion du chyle dans tes intestins grêles. La sécrétion du lait dans les mamelles. Lu sécrétion de l'urine dans les reins. La sécrétion de la bile dans le foie. (Acad.) La sécrétion est une fonction particulière des corps organisés et de l'homme, en vertu de laquelle certains organes fabriquent , avec le fluide nutritif général, une humeur particulière qui n'y existait pas primitivement. (Adelon.) Les venins paraissent être le résultat d'une sécrétion propre à certaines espèces d'animaux. (Chomel.) il Matières sécrétées : Sécrétions morbides. L'animal herbivore, privé d'aliments, soumis à l'inanition, présente des sécrétions tout à fait semblables à celles des animaux carnivores. (P. Pillon.)

— Encycl. Physiol. etpathol. On donne le nom de sécrétion à un phénomène de l'organisme consistant en ce que certains tissus élaborent des liquides particuliers destinés soit à être rejeti-s au dehors, soit à être réabsorbés. On appelle aussi sécrétions les liquides eux-mêmes qui sont le résultat de la sécrétion.

On distingue les sécrétions normales ou physiologiques, comme celles du lait, de la salive, de la bile, du suc gastrique, du suc pancréatique, de l'urine, et les sécrétions anomales ou pathologiques qui sortent des conditions ordinaires de l'organisme soit pur des écarts, en quantité ou en qualité, des mêmes liquides, soit parce que ce sont des liquides nouveaux sécrétés par des organes ordinairement non sécréteurs, en état maladif, ou par des excroissances; tel est le pus d'une tumeur.

Sécrétions physiologiques. La sécrétion

est une véritable séparation que font, dans le sang, les appareils sécréteurs ; ils y choisissent et en dégagent des principes particuliers ; mais elle est encore, et en même temps, une véritable élaboration, attendu qu'il se forme aussi, dans la sécrétion, des éléments addiiioiinels spéciaux qui ne sont pas dans le sang. La sécrétion a pour conditions u'existence les deux phénomènes d'endosmose et d'exosmose au travers des membranes. Mais il y a eu elle quelque chose de plus que ces deux phénomènes s'accomplissait! simultanément, il y a la modification incessante qui se fuit dans la composition du liquide traversant la membrane. La sécrétion est un acte corrélatif à la nutrition et principalement à la désassimilation, de même que 1 absorption est corrélative à l'assimilation.

Les sécrétions normales exigent pour condition l'interposition do certains tissus entre les vaisseaux sanguins qui apportent les matériaux indispensables et le liquide sécrété. Les inemLiianes séreuses représentent le tissu interposé sous sa forme la plus simple; viennent ensuite les follicules et les acini toujours enveloppés d'ins les mailles d'un réseau vasculaire tres-riche. Ces deux formes, tubuleuse et vésiculeuso, ne sont qu'un artifice de la nature pour multiplier et concentrer dans un espace circonscrit les

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surfaces sécrétantes. Les glandes conglomérées sont évidemment formées d'après le même principe, et, si complexes qu'elles soient, elles sont toujours réductibles par la pensée en un tissu membraneux l.bre d'un côté , tapissé de l'autre par de nombreux vaisseaux artériels et veineux. Certaines glandes, comme le foie et la rate, contiennent, en outre, des cellules ou corpuscules de grosseur, d'apparence, de structure très-diverses, et dont le rôle est sans doute capital dans l'acte sécrétoire. Le liquide produit dans tous ces cas est tantôt purement eX'-rémentitiel, comme l'urine , et tantôt il est destiné à être de nouveau absorbé au inoins en partie. On l'appelle alors excrémento-récrémentiiiel ; tels sont le suc pancréatique, la bil<s et la salive. Avant d'être expulsé uu réabsorbè, il s'accumule souvent dans des canaux et dans des réservoirs de grandeur variable,

. comme sont la vessie, la vésicule du liel, les

I conduits galactuphores, etc.

Le sang est le liquide d'où proviennent toutes les sécrétions. Sa tension dans le système vasculaire détermine la sortie du pla*uia hors des vaisseaux capillaires au niveau desglandes, où leur ténuité est extrême. Les globules ne filtrent jamais ainsi et ne traversent pas les parois sanguines. Quant à la quantité du liquide sécrété dans un temps donné, elle est subordonnée à la grandeur de la surface sécrétante, k la vitesse du cours du sang, à la quantité qu'en reçoit la glande et enfin à l'influx nerveux. Lu structure du tissu glandulaire détermine la nature .des produits de sécrétion. C'est à ses cellules glycogènes que le foie doit la propriété de fournir de la glucose, taudis- que ses éléments glandulaires élaborent de lu bile ; c'est puises gloiuérules de Malpighi que le rein sécrète l'urine. Il en est de même pour les autres liquides sécrétés, qui varient tous et différent les uns des autres d'après la nature et l'organisation de leurs filtres formateurs, particul.eremeut d'après la structure et la disposition de leurs cellules épiihé.iales.

Il y a autant de sécrétions différentes qu'il y a de tissus sécréteurs différents. On peut d'ailleurs diviser ces derniers en trois groupes : 1° ceux qui sont principalement composés de tubes ou de vésicules closes pourvues d'epithélium; î° ceux qui sont disposés en membranes pourvues d'epithélium ; 3° ceux qui forment des masses charnues sans disposition spéciale. Les glandes sécretoires et les parenchymes non glandulaires fout partie de la première catégorie ; l'estomac, les synoviales sont dans la seconde ; les muscles, les nerfs sont dans la troisième. Dans les glandes et les parenchymes l'eau et les sels du sang passent sans changement ; mais if sa forme, durant le passage au travers de leurs parois, des principes qui n'existaient pas dans le plasma saiiguiu, tels que pancréatine, caséine, sucre, butyriiie, eholates,eholèates, etc. Tantôt c'est dans l'épithéliuln que se passent les principaux phénomènes de cette élaboration, tantôt c'est dans la paroi propre. 11 n'y a que dans le cas des parenchymes non glandulaires que le sang contient tout formés les matériaux de la sécrétion, et ici la sécrétion devient une excrétion. Aussi observe-t-on alors un fait capital qui distingue ces excrétions des sécrétions proprement dites ; ce lait consiste en ce que, dans les glandes vasoulaires sanguines, on ne trouve pas les principes nouvellement formés dans les artères ou la veine porte, tandis qu'on les trouve dans les veines venant de ces glandes; il consiste encore en ce que, dans les glandes mammaire , pancréatique, etc., on ne trouve les principes qu'elles forment ni dans leurs artères, ni dans leurs veines, mais seulement dans le liquide sécrété, taudis qu'au contraire dans les parenchymes non glandulaires on trouve tous les priucipes du liquide excrété dans le sang.

Le système nerveux exerce sur les sécrétions une influence remarquable. Les principales expériences tentées sur ce point ont conduit les observateurs à reconnaître que la section des nerfs qui se rendent aux glandes a pour effet de retirer à l'humeur sécrétée les caractères qui la distinguent et delà rapprocher eu général du sérum du sang. Malgré sa distance, le système cérébro-ntehnJien n'est pas étranger non plus au mécanisme de certaines excrétions. D'après les expériences de M. le professeur Cl. Bernard, ce n'est pas seulement la section Ues nerfs pneumogastriques, par exemple, qui accumule le sucre dans le sang et les urines; la piqûre du bulbe ou plus exactement du plancher du quatrième ventricule cérébral produit lo même elfet. De même, la section de la branche opliihalnnque du nerf trifactal diminue la sécrétion lacrymale; lu section u'ttn des nerfs [ineuuiogastriques modifie, en quantité et en qualité, le suc gastrique qui s'écoule dans l'eSLuiuac. Ajoutons enfin que l'excitation morbide des nerfs entraîne des effets analogues. C'est ainsi que les névralgies de la branche ophihalm.que du trijumeau s accompagnent quelquefois de larmoiement et que celles de la branche maxillaire iméneure ou même nerf déterminent un ptyaltsme plus ou moins abondant. Qu.uid les produits de sécrétion augmentent ainsi d'une quantité notable, ils deviennent plus aqueux et moins riches en principes constituants solubles.

Les humeurs de sécrétion forment la classe

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la plus importante des humeurs après celle des humeurs constituâmes.

— Sécrétions pathologiques. Les sécrétions anomales se fout nar des procédés d'organisme à peu près les mêmes que les sécrétions normales, mais elles tiennent à des causes morbides qui sont accompagnées de troubles dut», l'économie. Quelquefois ce sont des sécrétions ordinaires. pu pèchent pardes excès quantitatifs; c'est ce qui anive dans la polyurie simple. Dans d'autres cas, ce sont encore des sécrétions naturelles, mais qui pèchent par la qualité de l'humeur sécrétée ou, plus souvent, par la quantité et par la qualité tout à la fuis : c'est ce qui a lieu dans le diabète sucré, où lase'créfioii urinaire e-t trop abondante et trop chargée de sucre. D'autres l'ois, ce sont des sécrétions nouvelles et inconnues à l'organisme dans l'état de sauté, et alors il arrive orditiaiiem mt qu'au lieu de provenir d'appareils glandulaires sécréteurs normalement exisluui ilaus l'économie, Ces sécrétions pathologiques prennent leur source dans des tissus non sécréteurs par eux-mêmes, auxquels l'affection apporte cette propriété, ou b.en encore dans des tumeurs de formation toute morbinque; il peut arriver aussi que des glande- k sécrétions soient atteintes d alérations qui les fassent sécréter des liquides complètement différents de ceux qu'elles sécrètent dans l'état normal. C'est ainsi que s'élaborent les pus aux dépens des surfaces enflammées et les liquides kystiques aux dépens de la membrane, à l'état de tumeur, qui les exsude et qu'on appelle kyste.

— Bot. Malgré l'obscurité qui règne encore sur la inarche et les fonctions de la sève élaborée, on peut dire que ce fluide nourricier des végétaux se divise en trois parts : la première parcourt les tissus, fournissant a chaque organe les matériaux nécessaires k la vie ; la seconde est rejetèe au dehors, comme impropre à la nutrition; la troisième enfin se dépose dans des réservoirs particuliers et y forme des produits très-variés, qui prennent le nom de sécrétions. Parmi celles-ci, on distingue d'abord la cellulose, qui forme les parois des organes élémentaires et en quelque sorte la charpente du végétal; la fécule ou amidon et la dextriiie, qui, avec la même composition chimique, présentent des propriétés très-diverses; le sucre, ou plutôt les sucres, qui d.ifereut des substances précédentes par uu ou plusieurs équivalents d'eau en plus ; le ligneux, ou matière incrustante du buis, analogue a la cellulose, mais plus riche en hydrogène et surtout en carbone. Apres ces sécrétions, de composition ternaire, viennent les substances quuleriia.res : d'abord le cumbium et le latex, ilont l'histoire, qui a donné lieu à tant de discussions, est encore loin d'être bien éclaircie; puis les matières asotées neutres, telles que l'a.bumine, la caséine, la fibrine et la glutine. Dans une troisième catégorie se rangent les produits hydrocarbures, tels que les gommes, les goinmes-résines, les résines, les cires, les huiles fixes et volatiles, etc. Viennent ensuite les acides (acétique, citrique, malique, oxalique, etc.) et les alcaloïdes (morphine, quinine, .strychnine, etc.). Kiilin, nous mentionnerons les substances minérales (silice, potasse, soude, etc.} et végéto-minérales.

SECRÉTISTE s. m. (se-kré-ti-ste — rad.

secret). Celui qui possède un secret, un procède connu de lui seul ou de peu de personnes : J ai été une fuis guéri à Parts par un emplâtre appliqué par un secrétiste, (Galiani.) Il Vieux mot.

SECRÉTIVITÉ s. f. (se-kré-ti-vi-té — rad. secret). Fhiéuoi. Penchant qui répond à la discrétion et ù la dissimulation : L'organe de la skckétivité est situé dans ta partie latérale du cerveau.

SÉCRÉTOIRE adj. (sé-kré-toi-re — rad.

sécréter). Physiol. 6>6 dit des vaisseaux et des glandes où s'opèrent les sécrétions : Vaisseaux sécretoires. Organes sécretoires.

Dans ta vteittesse, le restort des muscles s affaiblit , tes filtres sécretoires s'obstruent. ifcjuif.)

SECTAIRE adj. (sè-ktè-re — rad. secte).

Qui appartient, qui a rapport à une secte :

Esprit SEC1A1RE.

— Substantiv. Membre d'une secte religieuse; partisan fanatique d'une religion: Uu sectaire fougueux. Lu violence d'un SEC- TAIRE. C est ta reouculion de ledit dr Nantes qui fil irréuiissiblenient de Louis XI V un shc- TAlUE. (P. Laiiiïey.J II Tout orthodoxe est nécessairement un SticTAlKH. (lu. s>cherer.)

Eh! comment supporter ces siupides «cintre» [res? Souillant les livres saints de sanglants coinmeiitRi-

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