‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 237 sur 1059 · V. Huao · texte numérisé non relu

V. Huao

Et les manants comprirent quel honneur Us devaient même au chien de leur seigneur. Voltaire.

il Seianeur censier ou foncier, Celui duquel relevait un héritage tenu eu ceus.ve : le vrovriétaire de l'héritage soumis uu cens était obliué de payer au seigneur censier une rente annuelle, seigneuriale et perpétuelle, en araent arain, vin ou volaille; les seigneurs cisns'iers avaient encore droit, d après certaines coutumes, aux tods et ventes. Il Seigneur dominant, Celui duquel relevait un autre nef. D Seigneur de fief servant, Vassal d un sçt- Kneur dominant. Il Seigneur suzerain , Celui dont relevaient des arrière-nefs et qui relevait lui-même directement du roi. Il Seianeur haut justicier, Celui qui avait haute, moyenne et basse justice. 11 Seigneur péage/, Celui qui avait droit de péage. Il àet-

SEIG

gneur de parchemin, Homme de robe anobli. Il Droits du seigneur. V. droit.

— Par ext. Propriétaire, maître absolu Me voilà seigneur d'une petite maison veux être maître et seigneur chez moi.

De vos biens désormais il est-maître et seigneur. En vertu d'un contrat duquel je suis porteur.

— Personne noble, de haut rang : Un seigneur. Un grand seigneur. Haut et puissant skigneur. Assemblée de seigneurs. Les seigneurs de la cour. Il fait le seigneur, le grand seigneur. Il joue le grand seigneur. Le seigneur de la cour est auprès du petit seigneur de paroisse ce qu'est te paon, tout brillant de ses couleurs, auprès du dindon qui se rengorge. (La Bruy.) Un grand seigneur est un homme qui voit le roi, parle au ministre, a des ancêtres, des dettes et des pensions. (La Bruy.) La noblesse de province était plus intraitable encore que les grands seigneurs. (Mme de Staël,) Le faste d'un seigneur impose au malheureux même qui en fait les frais. (Duclos.) Un grand seigneur est bien peu de chose vis-à-vis d'un homme gui ne croit pas aux grands seigneurs. (M'oe E. de Girard.) Maintenant, il y a moins de grands seigneurs, mais il y a beaucoup plus d'hommes. (Ciuizot.) En Angleterre, des populations mangent de l'herbe pour que les seigneurs mangent des millions. (Vacquerie.)

Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs.

La Fontaine.

Sans doute un grand seigneur trouve dans sa noblesse Honneur, gloire, vertu, bon sens, esprit, sagesse ; Un grand seigneur sait tout sans avoir rien appris ; Tout ce qu'il désapprouve est digne de mépris. J.-B. Rousseau.

Titre qu'on donnait autrefois aux personnes à qui l'on voulait faire honneur et qu'on donne encore aujourd'hui en plaisan- . tant : Qu'est-ce, seigneur Octave? Qu'avezvous? qu'y a-t-il? (Mol.)

Vous leur fîtes, seigneur.

En les croquant beaucoup d'honneur.

Fig. personne très-distinguée : Les poètes sont les grands seigneurs de l'intelligence. (Mme E. de Gir.) il Chose qui exige une haute considération : Je ne veux point choquer d'aussi grands seigneurs que les préjugés. (Volt.)

— Comme unseigneur, En seigneur, En grand seigneur, Somptueusement, avec un grand luxe : Vivre en grand seigneur. Etre logé,

Vêtu COMME UN GRAND SEIGNEUR.

— C'est un petit seigneur, Se dit d'un homme qui fait l'important et qui a peu de valeur.

— Prov. A iomc seigneur tout honneur, A tous seigneurs tous honneurs, Il faut rendre à chacun ce qui lui est dû d'après son rang, sa dignité. Il Tandis que le vassal dort, le seigneur veille, Si le vassal néglige de rendrefoi et hommage, le seigneur peut saisir ses biens. Il Un grand seigneur, un grand clocher, une grande rivière sont trois mauvais voisins, Les exactions des seigneurs et des gens d'Eglise sont aussi redoutables que les débordements des rivières. Il Tant vaut le seigneur, tant vaut la terre, La valeur des terres dépend de la sagesse de ceux qui les administrent.

— Relig. Le Seigneur, Le Seigneur des armées, Dieu des J uifs et des chrétiens : Offrir des sacrifices au Seigneur. Le Seigneur des armées a fait ces ckoses pour anéantir tout le faste des grandeurs humaines. (Boss.) Apaisons lis Seigneur par le changement de nos mœurs. IMass.) Le joug du Seigneur est doux pour le juste, parce que le Seigneur le soutient lui-même. (Flèch.) Je ne tarderai pas à voir face à face Sa Majesté prussienne ; ce sera pour moi un honneur que le Seigneur n'accorda pas à Maïs.e. (Voltaire.)

Pécheurs, disparaissez, le Seigneur se réveille.

Le Seigneur a détruit la reine des cités.

Racine.

Je rends erftce au Seigneur, il m'a donné la vie.

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