‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 285 sur 1059 · V. Hugo · texte numérisé non relu

V. Hugo

Je ne vous en veux plus; seyex-vous, je vous prie. ■> V. Huoo.

Sieds-ioi, je n'ai pas dit encor ce que je veux ; Tu te justifiras après, si tu le peux.

Corneille.

SEOIR v. n. ou intr. (soir — du latin sedere qui signifie proprement être assis; mais ce sens s est effacé, et il ne reste plus au mot français que l'acception figurée être convenable, appliquée d'abord à un vêtement qui va bien ; l'allemand dit de même : dièses Kleid sitzt nicht gut: le sens naturel cependant est encore propre au participe présent séant; le latin sedere représente la racine sanscrite sad, être assis, au causatif sâday, mettre, placer, qui est restée vivante dans toutes les langues aryennes. N'est pas en usage à l'infinitif et ne s'emploie que dans certains temps simples et toujours à la troisième personne du sing. ou du pi. : Il sied, ils siéent; il seyait, ils seyaient; il siéra, ils siéront; il siérait, ils siéraient; qu'il siée, qu'ils siéent; part. prés. seyant ou séant). Etre convenable : Cette couleur ne vous sied pas. Cela vous sied trèsbien. La coiffure que cette dame portait lui seyait mal. (Aoad.) La modestie sied bien aux grands hommes, (La Bruy.) Il y a des personnes à qui les défauts siéent bien, et d'autres qui sont disgraciées avec leurs bonnes qualités. (La Roehef.) La pudeur sied bien à tout le monde; mais il faut savoir la vaincre et jamais la perdre. (Montesq.) La résignation à l'Etre suprême sied toujours bien. (Volt.) Elle n'aime peint ce qui brille, mais ce gui sied. (J.;J. Rouss.) Cet ornement gothique lui siérait mal. (Chateaub.) Un peu de courage sied toujours bien en France. (Chateaub.) Ilien ne sied moins bien à ta force que l'intrigue. (Chateaub.) La fierté sied au malheur et relève le courage. (De Ségur.) La vertu qui s'ignore sied bien à l'amour ingénu. (St-Marc Gir.) La gravité des pensées, cite de la parole et celte de l'accent lui seyaient bien. (Balz.) La simplicité sied d la pudeur du jeune âge. (G. Sand.) Le grand deuil seyait à la reine, et elle perdit à le quitter. (Ste-Beuve.) Allons, madame, décidez-vous, vous en serez quitte pour quelques petites-mines; cela vous coûte si peu et vous sied si bien! (Th. Leclercq.) Les femmes ont l'esprit léger, prompt, fugitif, et peut-être toui autre leur siérait-î7 moins. (S. Dubay.) La délicatesse et l'élégante vivacité pour peindre les femmes seyait moins à son talent. (Ed. Fouinier.) La fierté ne sied qu'aux gens pauvres. (Pétiet.)

La clémence sied bien aux personnes royales.

La Fontaine.

L'illusion est sainte et sied à la jeunesse.

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