SERGENT-FOURRIER. V. FOURRIER
SERGENT (Antoine-François), dessinateur, graveur et homme- politique fiançais, né k Chartres le 9 septembre 1751, mort à Nice en juillet 1847, Ses parents, qui étaient pauvres, ne purent lui donner qu'une instruction incomplète. Poussé par ses goûts artistiques, Sergent se rendit à Paris, où il étudia le dessin et la gravure sous la direction d'Augustin de Saint-Aubin. Il acquit un talent réel, grava, soit d'après ses propres dessins, soit d'après des tableaux, un assez grand nombre de planches, travailla pour la librairie et s'adonna avec beaucoup de succès à la gravure en couleur, fort en vogue à cette époque. Sergent s'était fait une réputation duns son art lorsque éclata laRévolution. Cettegrande revendication de la justice et des droits populaires trouva dans l'artiste un adepte enthousiaste. L'indignation que provoquaient en lui les abus odieux de la vieille société monarchique le poussa à se jeter avec ardeur dans le mouvement révolutionnaire. Il prit part aux grandes journées de la Révolution, devint président d'un district et fit partie du club des Jacobins, dont il fut l'un des secrétaires et où il connut le jeune duc de Chartres, depuis Louis-Philippe. Soixante sousoftk-iers et soldats du régiment de Royal- Ohampagne ayant été renvoyés de l'armée pour cause d'insubordination (15 septembre 1791), il prit leur cause en main et parvint à les taire réintégrer. Officier municipal, puis administrateur delà police (1792), il joua un lôie actif dans les journées du 20 juin et du 10 août, et, après la prise des Tuileries, i! lit un inventaire des objets qu'on y trouva. Le comité de surveillance ayant décidé de vendre les bijoux trouvés dans le palais, Sergent acheta une agate estimée deux louis. Plus tard, le conseil général de la commune ayant désapprouvé cette vente, il remit la bague, comme tous les autres acheteurs. Par une odieuse calomnie, ses ennemis, travestissant ce fait si simple, l'accusèrent d'avoir volé aux Tuileries un camée valant plus de 100,000 livres et essayèrent de le flétrir par le surnom de Sorgcui Agate. Après les massacres de septembre, il apposa sa signature au bas de l'adresse envoyée par Marut dans les départements pour les engager à suivre l'exemple de Paris et à «purger la nation d'un million de traîtres.» On en conclut que Sergent était un homme sanguinaire, sans tenir compte du grand nombre de personnes à qui U sauva la vie pendant la tourmente révolutionnaire, notamment l'abbé Barthélémy, Gossec, Barré, Larive, H. Robert, etc. Nommé, par les électeurs de Paris, député a la Convention nationale, il vota la mort de Louis XVI, siégea à la Montagne, se prononça contre les girondins et défendit tour ii tour Marat, Pactte et Rossignol. Devenu membre du comité des arts et de l'instruction publique, il rendit, a ce titre, de grands services en protégeant autant qu'il put les ob- , jets d'art et les monuments. Il fit transporter des statues dans le jardin des Tuileries, dont il coniia la garde k des invalides, fonda le Musée français (1793), contribua, avec M.-J. Chénier, à la fondation du Conservatoire, dit alors Institut national de musique, rit rendre une loi en faveur de la propriété littéraire et élever une statue à Jean-Jacques Rousseau, etc. Après la session conventionnelle, Sergent accompagna aux armées Marceau, dont il épousa la sœur, fut décrété d'arrestation après la journée du 1er prairial et se réfugia en Suisse, où il resta jusqu'à
SERG
l'amnistie de 1795. De retour en France, il fut nommé, par le ministre de la guerre Bernadotte, inspecteur général des hôpitaux militaires. Révoqué après l'attentat néfaste du 18 brumaire,- et en butte aux tracasseries de la police, il quitta la France retombée sous le despotisme et vécut successivement à Turin, à Milan, k Brescia, à Venise et k Nice, où il mourut presque centenaire. Après 1830, Louis-Philippe, connaissant sa situation précaire, lui avait fait une pension de 1,800 francs. Sergent resta jusqu'à la fin de sa vie fidèle k son culte pour la république. Par vénération pour la mémoire de son illustre beau-frère, il avait pris le nom de Sergent-Marceau.
Parmi ses gravures, nous citerons : \'Enlèvement de mon oncle; la Foire des barricades; Il est trop tard, d'après des dessins de lui ; plusieurs planches dans la collection intitulée Portraits des grands hommes (1787- 1789, in-fol.) ; les portraits de Marceau, de Necker, do Van der Noot; celui d'Haùy, d'après Favart, etc. Il a publié, en outre, quelques ouvrages : Costumi de' popoli antichi e moderni (Milan, in-4°), dont il a gravé les planches; Notice sur Marceau (1820, in-8») ; Fragments de mon album et nigrum (1837, in-8°), où l'on retrouve d'intéressants détails sur sa femme ; Lettre à M. Didron ( 1839, in-8°); des traductions de Ylconologie de Pistrucci (1821), du Musée Chiaramonti de Viseonti (1822); des Notices dans la Jtcuue rétrospective, etc. *
SERGENT (Marie DksgraViers-MaRCEAu, dame), femme du précédent, née à Chartres en 1754, morte à Nice en 1834. Elle éleva son jeune frère Marceau, qui devait être un des plus grands généraux cle la République, et elle étudia avec succès le dessin et la gravure. Devenue veuve d'un procureur à Chartres, Champion de Cernel, elle se remaria avec Sergent, dont elle partageait les goûts artistiques et l'ardent attachement pour la République. Cette noble femme, au caractère à la fois viril et tendre, suivit son mari dans l'exil, travailla avec lui et fut pour lui la plus dévouée des amies. On a d'elle un certain nombre de gravures exécutées avec goût et un ouvrage manuscrit intitulé Glanures dans le champ de ta vérité, comprenant des extraits commentés de ses lectures et formant 6 vol. in-4°.
SERGENTER v. a. ou tr. (sèr-jan-té — rad. sergent). Poursuivre par le moyen des sergents : Sergenter un locataire en relard, un mauvais débiteur, u Vieux mot.
— Par ext. Importuner, obséder : Il vous Serqentera tous les jours jusqu'à ce que vous lui ayez accordé ce qu'il vous a demandé. (Acad.) U Réprimander :
Il faut bien, néanmoins, de la bonne manière Sergenter ceux qui font l'école buissonniêre.
Moliè&b.
— v. n. ou intr. Exploiter, remplir l'office de sergent, d'huissier.
SERGENTERIE s. f. (sèr-jan-te-rl — rad.
sergent). Office de sergent. Il Vieux mot.
— Ane. coût. Devoirs auxquels étaient soumis les sergents fieffés, à cause des fiefs et des héritages qu'ils possédaient, il Grandes sergenteries, Terres tenues du roi seul, et pour lesquelles on devait service a la guerre. Il Petites sergenteries, Terres tenues d'un seigneur, et obligeant de même au service à la guerre.
— Encycl. Les sergenteries étaient de véritables fiefs. Elles avaient beaucoup d'importance dans certaines provinces, où elles constituaient des liefs nobles et héréditaires. Les fonctions des sergents nobles paraissent avoir été primitivement de commander une partie de 1 année et de faire respecter par la force des armes les décrets de la justice. On les appelle quelquefois sergents de t'épée. Ils avaient une place honorable dans l'échiquier de Normandie. Il existait aussi des sergenteries dans plusieurs autres provinces, et entre autres dans l'Angouinois, le Poitou, l'Anjou, le Maine et le Perche. Les sergenteries furent supprimées, comme toutes les institutions féodales, par l'Assemblée constituante, dans la célèbre nuit du 4 août 1789.
SERGER s. in. (sèr-jé — rad. serge). Techn. Ouvrier qui fabrique de la serge. Il Ou dit
aussi SEKGIKR.
— Morceau de drap fin avec lequel le racineur frotte son ouvrage.
SERGER v. a. ou tr. (sèr-jé — rad. serge). Techn. Frotter avec un morceau de drap fin, en parlant de la reliure des livres. Il On dit aussi draper.
SERGERIE s. f. (sèr-je-rî — rad. serge). Fabrication ou commerce de serge. Il Atelier où l'on fabrique de la serge.
SERGESTE s. m. (sèr-jè-ste). Crust. Genre de crustacés décapodes macroures, de la tribu des pénéens, dont l'espèce type vit dans l'océan Atlantique, aux environs des Açores.
SERGETTE s. f. (sèr-jè-te — diminut. de serge). Comm. Etoffe de laine étroite, mince et légère, dont l'usage était autrefois trèsrépandu : On mettait au nombre des sergetteS les cadis, qui n'avaient que 0m,50 de largeur, et les serges de Crèoecœur, de Chartres et autres dont la largeur ne dépassait pas o<" ,60. (Bezon.) Il Sorte de divguet croisé et drapé qui se fabriquait anciennement dans plusieurs localités du Poitou.
SERG
— Petite tunique de laine que les bénédictins portaient au lieu de chemise.
SERGETTERIE s. f. (sèr-jè-te-rt — rad.
sergelte). Ane. techn. Partie de l'industrie des tissus qui avait spécialement pour objet la fabrication des serges, sergettes et autres étoffes analogues, l! Réunion des personnes qui s'occupaient de cette fabrication.
SERGIER s. m. (sèr-jié). V. sbrger.
SERGILE s. f. (sèr-ji-le). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des astérées, réuni par plusieurs auteurs aux baccharides.
SERGINES, bourg de France (Yonne), ch.-l. de cant., arrond. et k 17 kilom. N. de Sens, au fond d'une vallée triste et monotone; pop. aggl., 1,229 hab. — pop. tôt., 1,237 hab. Fabrication de serges.
SERGIO (Vincent-Emmanuel), économiste italien, né a. Païenne en 1740, mort en 1810. Il étudia le droit à l'université de Palerme et fut nommé en 1779 professeur d'économie politique à cette université, puis secrétaire et archiviste du tribunal de commerce. Il était membre de plusieurs corps savants. Ses principaux ouvrages sont : Plan d'un code diplomatique du commerce de la^Sicile (Palerme, 1769, in-8°), réimprimé l'année suivante dans le tome II des Opuscules d'auteurs siciliens; Lettre sur les routes de la Sicile (Palerme, 1777, petit in-4°); Plan, dressé par ordre du sénat de Palerme, des règlements d'une maison d'éducation pour le bas peuple (Palerme, 1779, petit in-4°).
SERGIFE-DO-REY, ville de l'Amérique du Sud, dans l'empire du Brésil, chef-lieu de la province de son nom, k 1,450 kilom. N.-E. Je Rio-de-Janeiro, k 12 kilom. de l'océan Atlantique, sur leVazabarris, par 11° 15' de latit. S. et 390 35' de longit. O.; 9,500 hab. Résidence du gouverneur et des autorités de la province; collège. Commerce de sucre et de coton. Cette ville, bâtie d'abord près cle l'océan Atlantique, fut incendiée par les Hollandais en 1637 et reconstruite peu après sur remplacement qu'elle occupe aujourd'hui.
SERG1PE-DO-REV (PROVINCE de), division administrative de l'empire du Brésil, baignée à l'E. par l'océan" Atlantique, limitée au N. par les provinces d'Alagoas et de Pernambouc, k l'O. et au S. par celle de Bahia ; 370 kilom. de l'E. k l'O. et 135 kilom. du N. au S. Superficie, 14,150 kilom. carrés; 185,000 hab. Chef-lieu, Sergipe-do-Rey ; villes principales, Logarto, Villanova et San-Amaro. Le sol de cette province est généralement montueux, hérissé par le mont Trabanga et ses ramifications. L'Itapicuru, le San-Francisco et le Vazabarris sont ses principaux cours d'eau. Le sol, généralement fertile, produit du manioc, du millet, du coton, du tabac, du sucre, de la vanille et des plantes médicinales. On y trouve de belles forêts de bois de construction, de marqueterie et de teinture; toutes sortes d'animaux domestiques ; des panthères, cerfs et autres animaux sauvages. Les produits minéraux consistent en or, sel marin, cristal de roche, pierres à chaux et à aiguiser. L'industrie agricole, plus développée que l'industrie manufacturière, fournit k l'exportation du sucre, du coton, du café, du tabac et des bestiaux.
SERGIUS (les), famille romaine qui faisait remonter son origine à Sergeste, compagnon d'Enée. Elle se divisa en deux branches principales, Ie3 Fidenas et les Silus. Le fameux Catilina appartenait k la dernière.
SERGIUS PAULUS, proconsul romain de l'ile de Cypre, converti par l'apôtre saint Paul, qui prit son nom en mémoire de cette importante conversion. On sait qu'auparavant il se nommait Saul.
SERGIUS I", 86e pape (de 687 a 701). Elu au milieu des troubles, il dut s'exiler de Rome pendant sept ans, résista k l'empereur Justinien 11 et aux décisions du concile appelé in trullo, ramena à la foi catholique le patriarche d'Aquilée et institua diverses cérémonies religieuses.
SERGIUS II, 106» pape (de 844 a 847), Romain de naissance, élevé par Léon III. Son élection eut lieu par la force des armes, chose ordinaire k celte époque dans la ville éternelle et qui rappelait tes brigues et les élections k main armée des derniers temps de la république. L'empereur Lothaire, qui n'avait pas été consulté, contesta cette élection, et Sergius, pour l'apaiser, sacra son fils Louis roi d'Italie. Sous son pontificat, une bande de Sarrasins remonta le Tibre et ravagea toute ia contrée aux environs de Rome.
SERGIUS 111, 123° pape (de 904 k 911), De longs troubles précédèrent et suivirent son élection, qu'on place aux environs de l'an 904 et qui fut contestée par plusieurs compétiteurs. L'époque de son pontificat est une des plus honteuses de la papauté. « Sergius était, dit Baronius, le plus méchant homme et livré k toutes sortes de vices. » Luitprand raconte qu'il eut un commerce criminel avec Marosie, femme toute-puissante dans Rome et dont il eut un fils qui dans la suite fut pape sous le nom de Jeau XI.
SERGIUS IV, 158" pape (de 1009 à 1012). On fait un grand éloge de ses vertus. Il avait malheureusement de grands vices à réformer et la murt ne lui en ki:ss:i [ as le temps.
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Fleury raconte que ce fut le premier pape qui changea son nom en parvenant au s:iintsiége. Son vrai nom était Bocca di porco (Bouche de porc).
SERGIUS ou SERGE, diacre, puis patriarche de Constanlinople, mort en 639. 11 correspondait aveu le pape Honorius 1er et obtint de lui une lettre favorable au înonothélisme, doctrine que les successeurs d'Honorius déclarèrent hérétique. Sergius envoya en Italie, en 640, l'édit appelé Eclhèse, qu'avait publié Héraçlius en 639 et qui ordonnait k tous les évèques de l'empire d'adhérer au monothélisme. Sergius, le pape Honorius, ainsi que tous les monothélites, furent excommuniés par plusieurs conciles et notamment par le concile général tenu à Constantinople en 6S0. Miehaud, en relatant ce fait, oublie d'ajouter que Sergius, dans le concile de 680 et dans plusieurs autres, a été excommunié en même temps que le pape Honorius lof déclaré hérétique par les conciles. Les catholiques expliquent cette anomalie, les uns en disant que le pape a été trompé par Sergius, les autres en prétendant que les actes des conciles qui condamnent le papa ont été fabriqués après coup par les Grecs.
— Un autre Sergius, supérieur du monastère de Manuel, mort en 1069, était membre de la famille de Photiusdont il partageait, dit-on, les idées. Il fut élu évéque do Constanlinople en 999.
SERGIUS DE RHÉS1NE, philosophe syrien du vir^ siècle. Ses ouvrages ou du moins ceux d'entre eux qui nous sont parvenus sont : un cours de logique en sept livres; un traité De causis universi juxta mentent Aristotelis; un opuscule sur le Genre, l'espace et l'individu; en tin la traduction des liv tes LXVH et des LXVIII Médicaments simples de Galien et celle d'une Lettre d'Aristote à Alexandre Sur les éléments. Tous ces ouvrages de Sergius se trouvent sur des manuscrits syriaques conservés au musée Britannique. On peut attribuer aussi k Sergius quelques écrits anonymes relatifs presque tous a l'Organon.
SERI s. m. (se-ri). Mamm. Ancien nom de la musaraigne.
SÉRIAIRE adj. (sé-ri-è-re — rad. série). Qui appartient, qui a rapport k la série, qui se fuit par série : Disposition sériaire.
SÉRIAI., ALE adj. (sé-ri-al, aie — rad. série). Qui a rapport à la série : Suite sbriale de nombres.
SÉRIALAIRE s. f. (sé-ri-a-lè-re). Zooph.
Genre de polypiers phytoïdes et cornés, rapporté par plusieurs auteurs au groupe des bryozoaires, et comprenant plusieurs espèces qui habitent les mers d'Europe et d'Australie.
SÉR1ANE s. f. (sé-ri-a-ne). Bot. Syn. de SErjanik, genre de sapindacées,
SERIATE, bourg du royaume d'Italie, province, district et mandement de Bergame;
SÉRIATION s. f. (sé-ri-a-si-on — rad. se rier). Action de sérier, de disposer par séries.
SÉRIBRANCHE adj. (sé-ri-bran-che — de série, et de branchies). Ichthyol. Qui a les branchies disposées en séries.
SÉRICAIRE s. f. (sé-ri-kè-re — du lat. sericum, soie). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, formé aux dépens des bombyx, et ayant pour type l'espèce vulgairement nommée ver à soie. Il Plusieurs entomologistes ont fondu ce genre dans les genres CLOSTÈRE et l'ÏGKIÎE.
— Encycl. Les séricaires sont caractéri- sées par des antennes fortement pectinées ou même déniées chez les mâles, légèrement dentelées chez les femelles ; la trompe à peine visible; les palpes tout à fait rudimentaires; 1 le corps très-robuste chez les femelles, moins épais chez les mâles; les ailes étendues, marquées d'une tache abdominale ; les antérieures un peu en forme de faux. Les chenilles sont allongées, cylindriques, glabres, k segment anal renflé; elles rappellent assez, parleur forme, celle des sphingiens. La chrysalide, ovoïde, un peu pointue aux deux extrémités, surtout à la postérieure, est renfermée duns un cocon assez court, ovoïde, ordinairement renflé au milieu et composé de matière soyeuse. Ce genre, confondu par tous les anciens auteurs avec les bombyx, renferme un petit nombre d'espèces, dont la plus connue est' devenue bien célèbre sous le nom de ver à soie.
SÉRICESTHE s. m. (sé-ri-sô-ste — du gr. sérikos, soyeux; esthos, habit). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des lamellicornes, tribu des scarabées phyllophages, comprenant six espèces qui habitent l'Australie.
SÉBrciCOLE adj. (sé-ri-si-ko-le — du lat. sffn'cum, soie; colère, cultiver). Quia rapport aux industries agricoles ayant pour but la production de la soie : Etabliisement séricicole. Contrées séricicolbs.
SÉRICICULTEUR s. m. (sé-ri-si-kul-teur
— du lat. sericum, soie; cuitor, cultivateur). Celui qui se livre à la sériciculture.
SÉRICICULTURE s. f. (sé-ri-si-kul-tu-re
— du lat. sericum, soie, et de culture). Industrie qui a pour but la production de ia toie.
SERI
— Encycl. V. vers X soie et magnanerie.
SÉKICIGÈNE adj, (sé-ri-si-jè-ne — du gr, sérikos, de soie ; qenos, origine). Entora. Qui produit la soie : Bombyx sericigénb.
SÉRICIQUE adj, (sé-ri-si-ke — du lat. sericum, soie). Chim. Se dit d'un acide incristallisnble qui prend naissance lorsqu'on chauffe la soie avec une solution concentrée de baryte caustique.
— Encycl. L'acide séricique résulte de l'action de la baryte sur la soie. Lorsqu'on chauffe de la soie purifiée avec une solution concentrée et bouillante de baryte caustique, le tissu se dissout en partie. Si l'on filtre le liquide, qu'on le fasse traverser par un courant de gaz carbonique pour en précipiter l'excès de baryte et qu'on ajoute de l'azotate de plomb à la iiqueur filtrée une seconde fois, il se forme un précipité très-lourd. Celui-ci, recueilli, lavé et décomposé par l'acide sulfliydiique, donne une liqueur qui fournit l'acide séricique quand on 1 évapore. L'acide séricique constitue une niasse jaunâtre, translucide et incristallisable. Il est déliquescent. L'alcool et l'acide acétique le dissolvent. Son sel de baryum donne a l'analyse 39,5 pour 100 de carbone, 6,2 pour 100 d'hydrogène, 13 pour 100 d'azote, 26,02 d'oxygène et 15,1 de baryum. Ces nombres conduisent pour l'acide séricique aux rapports
C30J160Az8,OlV
Mais on ne peut pas considérer ces rapports comme une vraie formule chimique, rien ne démontrant jusqu'à ce jour que le corps décrit sous ie nom d'ucide séricique soit un composé chimiquement défini.
SÉRICOCARFE s. m. (sé-ri-ko-kar-pe — du gr. sérikos, soyeux; harpos, fruit). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des astérées, comprenant des espèces qui croissent dans l'Amérique du Nord.
SÉRICOCÈRE s. f. (sé-ri-ko-sè-re — du gr. sérikos, soyeux; keras, antenne). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des athéricères, tribu des muscides, comprenant une quinzaine d'espèces, presque toutes européennes : Les séricocères volent avec rapidité. (E. Desmarest.)
— s. f. pi. Section de la tribu des entomobies, dans l'ordre des insectes diptères, caractérisée par des antennes sétacées.
SÉRICODÈRE s. m. (sé-ri-ko-dè-re — du gr. sérikos, soyeux ; deré, cou). Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéroinères, de la famille des taxicornes, tribu des diapériales, dont l'espèce type habite l'Europe.
— s. f. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des carabiques, section des subulipalpes, dont l'espèce type vit au Canada.
SÉRICODIADE adj. (sé-ri-ko-di-a-de — du gr, séri/codës, soyeux). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte à la séricodère,
— s. f. pi. Tribu d'insectes coléoptères carnassiers, de la famille des carabiques, ayant pour type le genre séricodère.
SÉRICODON s. m. (sé-ri-ko-don — du gr.
sérikos, de soie ; odous, dent). Erpét. Genre de reptiles sauriens fossiles.
SÉRICOGASTRE s. m. (sé-ri-ko-ga-stre — du gr. sérikos, soyeux ; gastêr, ventre). Entom, Genre d'insectes coléoptères tétrumères, de la famille des longicoraes, tribu des eérambycins, comprenant trois espèces, qui vivent av> Cap de Bonne-Espérance, il Genre d'insectes hyménoptères, de la famille des vespiens, dont l'espèce type habite l'Australie : Par leur aspect général, Us skricogastres ressembleraient aux céramies. (Blanchard.)
SÉRICOÏDE s. m. (sé-vi-ko-i-de — de sêrique, et du gr. eidos, aspect). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des lamellicornes, tribu des scarabées phyllophages, comprenant deux espèces, qui habitent l'Amérique australe.
SÉRICOMYIE s, f. (sé-ri-ko-mi-1 — du gr. sérikos, soyeux; micia, mouche). Entom.
Genre d'insectes diptères, de la famille des athéricères, tribu des muscides, formé aux dépens des syrphes, et comprenant cinq ou six espèces, qui habitent l'Europe.
SÉR1COFHORE s. m. {sé-ri-ko-fo-re — du gr. sérikos, soyeux; phoros, qui porte). Entom. Genre d'insecteâ hyménoptères, de la tribu des larrides.
SÉRICORE s. f. (sè-ri-ko-re — du gr. sir, ver a soie; koré, jeune fille). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des platyomides, comprenant plus de vingt espèces européennes,
— Encycl. Les séricores ont pour caractères : des antennes simples dans les deux sexes; les palpes velues, fusiformes , assez longues; la trompe presque nulle; le corps mince; les ailes antérieures assez larges, terminées carrément, à côte faiblement arquée dans toute sa longueur, d'un aspect luisant et ordinairement ornées de lignes métalliques. Les chenilles, peu connues jusqu'à présent, se rapprochent assez de celles des tordeuses; elles vivent entre les feuilles, qu'elles reunissent en paquets, et s'y métamorphosent en chrysalides allongées,, à segments
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abdominaux munis de petites pointes. Ce genre comprend un grand nombre d'espèces, parmi lesquelles nous citerons la séricore de î'ortte; elle a 0<n,015 d'envergure, les ailes antérieures brun olivâtre, avec deux bandes argentées, et les postérieures d'un gris cendré; on la trouve dans toute l'Europe.
SÉRICORNIS s, m. (sé-ri-kor-niss — du gr. sérikos, soyeux; omis, oiseau). Ornith. Syn.
d'ACANTHIKK.
SÉR1COSOME s. m. (sé-ri-ko-so-ine — du gr. sérikos, soyeux; sâma, corps). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des serricornes, tribu des élatérides, comprenant trois ou quatre espèces, qui habitent les régions tempérées de l'Europe.
SÉRICOSTOMB s. m. (sé-ri-ko-sto-me — du gr. sérikos, soyeux; stoma, bouche). Entom. Genre d'insectes névroptères, de la famille des phryganiens, dont plusieurs espèces habitent l'Europe, et qui forme le type de la tribu des séricostomîtes.
SÉRICOSTOM1TE adj. (sé-ri-ko-sto-mi-te — rad. séricostome). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte au séricostome,
— s. in. pi. Tribu d'insectes névroptères, de la famille des phryganiens, ayant pour type le genre séricostome.
SÉRICOTHR1PS s. m. (séri-ko-trips — du gr. sérikos, soyeux, et de thrips). Entom. Genre d'insectes thysanoptères, de la famille des thripsides, dont l'espèce type habite l'Europe.
SÉ1UCOUKT (Simon Lkmaistru de), frère de Lemaistre de Sacy, d'abord officier, puis religieux à Port-Royal, né en 1611, mort en 1650. Il faisait partie, à l'âge de vingt-quatre ans, en qualité de major, de la garnison de Philippsbourg, ou commandait Arnauld comme « mestre de camp des carabins. » Une nuit, la garnison fut surprise et massacrée. De Séricourt s'était réfugié, avec les principaux officiers, dans une maison où ils furent obligés de se rendre. Us se sauvèrent bientôt à l'aide d'un stratagème ingénieux et parvinrent à gagner Venise à travers mille dangers. De là, ils revinrent en France. L'abbé de Saint-Cyron avait déjà engagé Lemaistre de Sacy à entrer à Port-Royal. De Séricourt avait aussi une prédisposition à l'ascétisme. Au retour d'une expédition, il alla voir son frère, qui lui dit : ■ Vous, qui paraissez Si surpris de me voir en cet état, me ferez-vous le même honneur que quelques-uns me font dans le monde, qui croient et publient que je suis devenu fou? — Non, sûrement, mon frère, dit do Séricourt, je ne vous ferai pas cet honneur. Nous avons été élevés d'une manière si chrétienne, que nous ne pouvons ignorer qu'il y a de sages folies ; je mets la vôtre de ce nombre. Depuis le moment qu'on m'a dit cette nouvelle à l'armée, j'ai souhaité bien des fois de pouvoir vous imiter. Je ne vous cèle pas que je venais ici plus qu'à demi rendu; mais ce que je vois achève tout. ■ Peu de temps après, son zèle allait au point de vouloir aller s'enfermer avec Saint-Cyran au donjon de Vincennes, où Richelieu retenait prisonnier le directeur de Port-Royal. Le nouveau solitaire n'avait pas assez cultivé les lettres pour pouvoir être écrivain, comme la plupart de ses confrères. Il copia leurs manuscrits, qu on était souvent obligé de faire circuler ainsi, faute de pouvoir les faire imprimer. Lors de la destruction de Port- Royal, on trouva une quantité de ces manuscrits, qui fuient plus tard légués à l'abbaye de Saint-Germain- des -Prés, et dont une partie appartient maintenant à la Bibliothèque nationale.
SÉRICULE s. m. (sé-ri-ku-le). Ornith. Genre de passereaux, de la famille des loriots.
SÉRID1E s. f. (sé-ri-dî), Bot. Section du genre centaurée, regardée par plusieurs auteurs comme un genre distinct.
SÉRIE s. f. (sé-rî — lat. séries; de serere, étendre, qui représente le grec erâ, eirô, et le sanscrit xaray, même sens). Suite, succession d'objets liés par une relation : Une série d'idées. Une série de faits. Une série de propositions. Une série de questions. La vie ne s'entretient que par une série de meurtres. (Dider.) Il n'y a qu'un pas de la série des intrigues à celle des noirceurs, (Beaumarch.) La civilisation n'est autre chose qu'une série de transformations successives. (V. Hugo.) La série est l'antithèse de l'unité. (Proudh.)
— Chacune des divisions d'une suite d'objets classés : Loterie divisée par séries. La série est la condition suprême de la science comme de la création elle-même. (Proudh.)
— Philos. Dans le système de Fourier, Chacun des groupes échelonnés en ordre ascendant ou descendant, et particulièrement Chaque nombre de travailleurs appliqués à un ordre déterminé de fonctions, il Dans le système d'Auguste Comte, Chacun des groupes de sciences fondamentales.
— Algèbre. Suite de termes croissant ou décroissant suivant une loi définie.
— Chim. Séries organiques, Séries d'après lesquelles on a classé les corps organiques dans la classification moderne. Il Série formée par l'ensemble des composés qui dérivent de la benzine ou, comme ie veut M. Berthelot, de l'acétylène par voie de condensation.
SERI
— Hist. nat. Disposition des êtres dans l'ordre naturel de leurs affinités: Série zooloyique, botanique. Série animale, végétale. Séries paralléliques.
— Mar. Collection des étendards, pavillons, flammes, guidons, signaux quelconques.
— Encycl. Algèbre. Une suite ou «Vie est dite finie si le nombre des termes nécessaires pour exprimer la quantité dont la série est le développement est naturellement limité; la série est infinie si le nombre de ses termes est infini ; elle est dïoergeiiie tant que ses termes successifs vont en augmentant; elle est convergente lorsqu'ils vont en décroissant; et la suite ou série diverge ou converge d'autant plus que chaque terme croit ou décroît plus rapidement à l'égard de celui qui le précède. D'après Moivre, on appelle série récurrente celle où chaque terme dépend de celui qui le précède. On réduit en série les quantités que l'on ne peut décomposer sans reste; tels sont lus quotients des termes qui ne sont pas multiples du diviseur et les racines des quantités qui ne sont pas des puissances exactes ; ainsi,
le développement en série de la fraction
est, en effectuant la division,
De même on aurait la série
SERI
Pour les extractions de racines, en continuant de la même manière sur les restes successifs, on est conduit de même à des séries. Ainsi
' ' ' 9n S/7» ' Ifin»
SX'
ya'—x* = a~- - — ...
ta ial 16o* 128a1
Mais, en considérant les racines comme des puissances fractionnaires, on parvient à les développer beaucoup plus facilement par le binôme de Newton, qui exprime, en général, le développement d'une puissance quelconque m d'un binôme (x-j-a).
îo m étant d'abord supposé entier et positif, on a
(x + a)m = xm(l + £)"* = «« + 5 ax"1-1
+ ™!ïïH±lx!!!L^ «.*»»- 3 + .„
2° m étant entier et négatif, on a pour le développement de
f" ma , mlm— l)a* I ^ i x^ \.i.x*
(X±rt)"
»t(m—l)(in— 2)a' ^ 1.2.3.x* "** '
m(m — \){m~ 2) ... (:ji — 1.2.3
... (:„-„ + i)anl n.x" J
(n -f- 1) exprimant le rang d'un terme quelconque.
30 L'exposant du binôme étant fractionnaire et égal à. —, m et n étant premiers entre eux, on a m m
t,m a , m(m — n)a'.m(m — h) (m — 2'i)a' , m(m — n) (m — 2n) (m — 3n)a' . I 1 — t — — - r r- . -l- , , ~r- . 1 n x ii.îd.œ' ii . 2)1 , 3>i . x* n .2»i .3» . 4» .œl "' I-
i° L'exposant — étant supposé à la fois fractionnaire et négatif, on n pour le développe-
ment de
savoir !
ma «i(m + ")'•' '"(m + ") ("' + 2h)«* '*P"T1 7. ~ „i -F 7. 777. 777. 777i 1~*
Ji.2(t .x'
n.in.Sn.x'
On réduit encore une quantité en série en l'égalant à la suite
A + Bx-f Gx' + Dx'-r-.,,, adoptée comme forme générale et commune de développement. A, B, C, D sont des coefficients qui ne doivent, en aucune manière, renfermera, et dont on détermine les valeurs, d'abord inconnues, par autant d'équations, ainsi que le montre l'exemple suivant. Soit proposé de développer en série la fraction
t ; on pose par convention
= A + Bx + Cx* -f- Dx* +
Multipliant les deux membres de cette équation par le dénominateur de la fraction, on a
a = [b — x) A. + {b — aOBx-Hè — «OC»» + {b—x)Dxl+...
ou
a = 6 A — Ax -h bBx — Bx1 + bCx* — Cxl + 4Dx* — Dx'-| ...
Transportant tout dans un seul membre, il vient
0 = (6A — <i) — (A — 6B)x — (B — oC)x*
— (C — iD)x' — (D — ...)xl — ...
Cette éqinition, devant être satisfaite pour toutes les valeurs de x, et même pour x = 0, exige que l'on ait
6A — o = 0; — A + 6B = o; — B + iC = 0;
équations d'où l'on tire
Remplaçant chacune des lettres A, B, C, D par leurs valeurs réciproques dans chacune de ces relations, on a
b" °~A" On a ainsi, pour le développement cherché,
On obtiendrait de même le développement en série de toute autre quantité quelconque.
— Série de Lagrange. La remarquable formule connue sous le nom de série de Lagrange lui a été suggérée pur des réflexions
sur la méthode d'approximation de Newton. Soit /"(x) = 0 une équation, œ une valeur approchée de l'une de ses racines, a-f- h la va' leur exacte de cette racine, la formule de Taylor donnera
f(a + /t) = 0 = f{a) + f(a)h + P'{*) ~ + .... d'où l'on pourra tirer
ft—m+k=b+k'
On aura alors, pour déterminer k, l'équation
+ /'(a + 6)*+/"(0 \ b)jj + ...,
d'où l'.on pourra tirer de même
* = rtH-*J.j:+,
A= na+b)-c+l<
et l'on pourra continuer ainsi indéfiniment. En substituant les valeurs de b, c, d, etc., on trouverait
fia) ri«)r'M /» «(/'«)*■
,fw>) f(«)lr(«)]!
"*" ï.3[n«)j* «[/-wf
mais on peut arriver à une formule plus symétrique.
Faisons, avec Lagrange, /"(") = a et, considérant a et a comme des variables dépendant l'une de l'autre, désignons par a', a", a'", etc. les dérivées successives de a par rapport à a, nous aurons, pour la valeur de a •+■ lt, a qui correspondrait à a-|-i,
Supposons maintenant que o + « soit nul, auquel cas a-J-A serax, nous aurons
du, en remplaçant a. par sa valeur f(a),
x se trouvera ainsi développé suivant les puissances croissantes de f[a), et si a approche beaucoup de x, f{a) étant très-petit, la série pourra être très -convergente.
SERI
. Quant aux valeurs de a', a", etc., elles seraient faciles à déterminer : on aurait d a-
.bord, en dérivant les deux membres de l'équation f(a) = a par rapport a o,
l'où
3t ensuite
- /"(«)«' f'SflL
dx"*~
dx dx dx
A~ dx''
dy dx'
dx
2dx
dx'
.d'y ddx--
Zdx
dx' 1.2.3'
ddT>
idx
= dx*
SERI v^dx "+rf.vM.eT
dy* d'y A»
dx'. 1.2.3.4
dx*. 1.2.3
" [m]' in»)]*
C'est d'après ces prémisses que Lagrange se propose de développer la racine voisine de u d'une équation telle que x = « + f(x), dans laquelle f{x) est supposé avoir une valeur suffisamment petite pour x = u. Non-seulement il parvient à ce développement, dont les termes dépendent de f{u) et de ses dérivées par rapport à u, mais il trouve même le développement d'une fonction quelconque de a;, F(x).
Ce développement est donné par la série
F(x) = F(u) + F'(ii)/r(»)
+ £ï tFWMl' + ~7 3 [P'(») /*(«)]"+ etc.
Plusieurs géomètres se sont occupés, depuis Lagrange, de cette remarquable formule et en ont donné différentes démonstrations. Le point délicat était de reconnaître dans quel cas la série serait convergente. M. Rouehé a résolu cette question dans un mémoire inséré dans le tome XXII du Journal de l'Ecole polytechnique. Nous croyons devoir y renvoyer, les détails de la démonstration offrant un développement trop considérable pour trouver place ici.
— Série de Taylor. Taylor a établi une formule qui donne le développementd'une l'onction à l'aide de ses dérivées successives; elle est basée sur le théorème préliminaire suivant, qui démontre que, si dans une fonction y = f(x) on remplace x par x + A, de manière que y prenne la valeur y' = f(x + A), la
dérivée du premier ordre -7— de y', par rap-
ax port à je, calculée en considérants comme variable et A comme constante, est égale à la
dy' dérivée du premier ordre -jj- de y', par rapport à A, calculée en considérant A comme variable et x comme constante. Ainsi, l'on a d£ = djl dx dh' Soit donc la fonction
y' = f{x + A), dont le développement, par rapport aux puissances de A, est
y' = y + AA +BA' + CA'+DA« 1"...,
ce qui admet que le polynôme qui exprime la valeur de y1 contient un nombre infini de termes, dans lesquels l'exposant de A va en "croissant indéfiniment depuis le premierterme où il est zéro. Quant aux coefficients A, B, C, D,..., ce sont des fonctions inconnues de la variable x qu'il s'agit de déterminer. Prenant la dérivée de y' par rapport à A dans son développement, on a
^ = A+ZBA+3CA'+4DA'+...
dh
Dans la même relation, prenant la dérivée de y' par rapport à x, et considérant A comme constante, on a
dx rfx x dx ^ dx dx T
Les premiers membres de ces deux relations étant égaux, les seconds donnent
A -f 2BA + 3CA' + 4DA' + ...
■dy , dA, . dB„ , dC,
équation que l'on peut écrire sous la forme
iftx+h) = a*)+ /*(*)* +/"(») -nr
Si, dans cette formule de Taylor, on remplace x par o et A par x, la fonction devient