m (ni — l)(ra
ce qui n'est autre chose que le binôme de Newton.
On obtient de même les développements de sin x et de cos x en fonction de l'arc'x. De la fonction y = sin x, on déduit successivement
f[x) = sin x,
f(x) <= cos x,
f"(x) =■ — sinx,
f"(x) = — cos X,
/^(x) = sin x,
fy(x) = cos x,
/•vi(x) = — sin x,
^'(x) = —cos x.
Faisant l'arc x = 0» dans ces expressions, on aura, d'après la formule (2) de Maclaurin,
f(x) = /"(o) = sin x = sin O" = 0,
/■'(x) = f{0) = cos x = cos 0° = l,
f"{x) = f"(0) = — sin x = — sin 0° = — 0,
f'"{x) = f"(0) = — cos x = — cos 0° = — I ,
Pv[x) = /™(0) = sin x = sin 0" = o, ~ n*) = rW = cos x = cos 0» = l, /"VI(x) = /TI(0) = — sin x = — sin o° = — 0, VII(x) = fyn(Q) = — cos x = — cos o° = — l, ( Substituant ces valeurs de
dans la formule (2) de Maclaurin, ou a, en observant que les termes de rang impair se rédnisent à zéro,
De la fonction y = cos x on déduirait de même le développement suivant :
cos X
en remarquant que
f(x) => cos x,
['(x) - — sin x, f"(x) = — cos x,
f"(x) ~ sin x,
f"\x) = cos x, /v(x) = — sin x, f"(x) = — cos x,
F11^) = sin x,
et que par suite, en faisant l'arc x = o», ces expressions deviennent, en adoptant les notations de Maclaurin,
f(x) = /((>).= cos x = cos 00 = 1,
f(x) = f(0) = — sin x = — sin 0» = — 0,
f'(x) = f'ifi) = — cos x «= — cos 0» = — 1,
/•'"(x) =f'"(0) = sin x * sin 0<> = 0,
^T(x) = /"(O) = cos x = cos 0° = 1,
f v(x) = ^(0) =? — sin x = — sin 0" » — 0,
/■"(x) = /"(O) = — cos x = — cos O» « — li
rn(x) = ^«'(0) » sin x m sin 0" » 0.
SERI
On peut remarquer que dans ces valeurs de f(x), f{x).„, les termes de rang pair se réduisent à zéro. Ces deux séries de sin x et de cos x sont de la nature de celles que l'on nomme convergentes. Pour passer d'un terme au suivant, on multiplie constamment ce terme par x', tandis qu'on le divise par deux nombres entiers qui vont toujours en augmentant (en faisant abstraction du signe); on est donc assuré' qu'il y aura dans chaque suite un terme à partir duquel tous les autres seront indéfiniment décroissants. D'un autre côté, les termes étant alternativement positifs et négatifs, il est facile de voir qu'en arrêtant les séries à l'un quelconque des termes décroissants, l'erreur que l'on commettra sera moindre que le terme suivant; par conséquent, cette erreur peut être rendue aussi petite qu'on voudra.
— Remarques sur la série de Taylor. Cette formule consiste dans l'identité du développement
avec l'une des formes de la fonction f(x), lorsqu'elle en comporte plusieurs, /"'(x), ou la dérivée de f(x), est la limite du rapport de l'accroissement de f(x) a l'accroissement de x, lorsque ce dernier tend vers zéro, et de même f\x),f"(x), etc., sont respectivement les dérivées de f(x), /"(x), etc.
Ainsi, si une équation F(x,y) = 0 définit une fonction y de la variable x, fonction qui pourra avoir m valeurs si l'équation F = o est algébrique et de degré m en y, ou une infinité si cette équation est transcendante, si y, désigne l'une des valeurs de y correspondant à la valeur x, de x et que y'„ y",—, désignent les dérivées successives de y par rapport a x correspondant aux valeurs x„ y, de la variable et de la fonction, le théorème de Taylor consisterait dans l'identité de
et de celle des formes de la fonction y qui comporte pour elle-même et pour ses dérivées les valeurs y„ y'„ y" correspondant à x = x,.
Il existe de ce théorème un grand nombre de démonstrations qu'il convient avant tout de distinguer en deux classes : les unes algébriques, où le théorème conserve son importance primitive, mais dont la rigueur a paru douteuse ; les autres arithmétiques, ou le théorème lui-même disparaît. Ces dernières réduisaient la proposition à cette affirmation naïve que
plus un reste inconnu. Ce reste ayant toutefois l'habitude de tendre vers zéro et pouvant prendre sous de nombreuses conditions la forme
I ' ' ' 1.2... Il
• désignant une inconnue comprise entre 0 et 1, lorsque x, A et f{x) sont réels, car, dans le cas général, on ignorerait ce que devrait être 0.
De pareilles démonstrations ne constituent qu'un aveu d'impuissance; nous n'en dirons rien autre chose.
Parmi les démonstrations algébriques de la formule, les unes reposent sur les principes du calcul intégral; elles peuvent être considérées comme destinées à fournir des vérifications utiles, mais l'exposition dogmatique de la science ne peut pas en faire usage.
Enfin, parmi les démonstrations acceptables, les unes font du théorème de Taylor la conclusion générale des théories qui constituent le calcul différentiel, tandis que les autres en font la base de ces mêmes théories. Nous n'avons pas de préférence exclusive pour l'un des deux modes; nous indiquerons donc comment nous pensons que la démonstration pourrait être présentée soit dans l'un, soit dans l'autre.
En supposant achevée l'exposition du calcul différentiel, il nous paraît que l'on pourrait se borner, pour établir l'identité en ?uestion, à observer que deux fonctions difèrentes peuvent bien avoir même valeur, pour une valeur particulière de la variable, qu'un certain nombre de leurs premières dérivées peuvent bien présenter aussi mêmes valeurs, pour cette valeur même de la variable, mais que la séparation doit se faire tôt ou tard. Aucun axiome ne surpasse qe principe en évidence. Nous dirions donc que
SERI
valeurs y', y", y'", etc. Tant donc que la série
1 +y * 1.2 *serait convergente ou ne deviendrait pas in déterminée , elle représenterait l'une des fonctions y pour toutes les valeurs réelles ou imaginaires de la variable, simplement parce qu'il n'existerait aucune différence assignable entre les deux fonctions.
La question de la série de Taylor se réduirait ainsi à ce point bien plus intéressant de savoir pour quelles valeurs de x la série tombe dans une forme illusoire et cesse, par conséquent, de représenter la fonction.
Les gens difficiles en fait de démonstrations ne font pas assez attention que, pour se refuser à l'évidence, ils en viennent à se laisser convaincre par des démonstrations assez entortillées, il est vrai, pour que les cercles vicieux qui y abondent échappent à Jours yeux peu clairvoyants, mais fausses, en définitive, et qu'ils acceptent l'obscurité après avoir refusé la lumière.
A-t-on jamais pu démontrer que deux rapports incommensurables sont égaux lorsqu'ils ne diffèrent a aucune approximation ? Non, après bien des efforts on a été réduit à prendre la circonstance pour définition du fait. Pourquoi donc pourrait-on démontrer
?ue deux fonctions dont.les dérivées se conondent indéfiniment sont identiques?
Aucune des prétendues démonstrations do la formule de Taylor ne faisait, il y a peu do temps encore, acception de l'exception présentée par le cas où la série devient illusoire, par la raison toute simple que ce cas n'était pas encore bien étudié, et cependant on acceptait ces démonstrations, qui ne prouvaient que l'absurde.
Si l'on voulait, comme Lagrange l'a tenté, faire de la formule de Taylor la base même de l'analyse transcendante , on pourrait, comme l'avait voulu Taylor et comme a fait dernièrement M. (Jaque, la déduire des premiers principes de la théorie des différences; mais il nous paraîtrait préférable de conserver la démonstration qu'avait donnée Lagrange lui-même.
Cette démonstration a été fort critiquée et l'on doit avouer qu'elle est faible en quelques points ; mais elle présente de tels caractères de simplicité, d'élégance et de généralité, quo nous croyons qu'il eût mieux valu la fortifier, ce qui n'est vraiment pas difficile, que de la remplacer.
Nous commencerons par la donner telle que l'a proposée l'illustre auteur de la théorie des fonctions analytiques.
Lagrange , remarquant que la fonction /■(x + A), devant so réduire a f(x) lorsque A tend vers zéro, doit se composer de f(x) et de parties où l'on puisse mettre A en facteur a différentes puissances positives, de sorte que
f[x+ A)= f{x) + PAa + Qh> + RAT + ... , ajoute que les exposants a, p, ■;,... ne sauraient être fractionnaires, sans quoi le second membre aurait plusieurs valeurs tandis que le premier n'en a qu'une. Il donne donc au développement la forme
flxl + PA-r-QA'+RA'-l-...
P est, par définition, la dérivée de f(x), et cette définition suffira pour l'obtenir, puisqu'il ne s'agira que de trouver, par un moyen quelconque, la limite de
pour-A=0. Les fonctions Q, R, etc., ne seraient pas moins bien définies par la condition d'identité entre les deux membres de
représente celle des fonctions y, qui, pour x=x„ prend la valeur y, et dont les dérivées ont alors pour valeurs y',, y"., etc., parce que la fonction
l'équation
■ f(x) + ï>h + Qhi+..
et ses dérivées prennent, pour x=x„ les
puisqu'après avoir trouvé P on n'aurait, pour obtenir Q, qu'à chercher la limite de