‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 30 sur 1059 · SÉGOVIE · texte numérisé non relu

SÉGOVIE

SAGOSKINE ou SAGOSK1N (Michel-Nicolaiévitch), littérateur russe, né en 1789 dans le gouvernement de Pensa, mort en 1852. Il enira de bonne heure dans l'administration civile à Saint-Pétersbourg, devint, en 1812, officier dans la milice de cette -ville et assista à la bataille de Polock, ainsi qu'au siège de Dantzig, où il servit d'aide de camp au général Lewis. Après la paix, il ne s'occupa plus que de littérature et débuta, en 1815, par une comédie, les Espiègles, qui obtint beaucoup de succès. En 1817, il fut nommé, par la protection du prince Schachofskoi, membre de la direction du théâtre, bibliothécaire honoraire de la bibliothèque de Saint-Pétersbourg et passa en 1820 a Moscou, où il devint, en 1830, directeur du théâtre et, en 1842, directeur du cabinet du Kremlin. Parmi ses œuvres dramatiques, nous citerons : Bogatono/f, ou le Provincial dans la capitale ; la Soirée des savants; le Second Bogatonojf, ou l'Habitant de la capitale en province ; l'Ecole des jeunes dandys; le Philosophe provincial; le Théâtre d'amateurs ; les Mécontents ; l'Ecole des mères ; le Voyage à l'étranger et la Fiancée mariée. On lui doit aussi plusieurs romans, dont les plus remarquables sont : Juriy Miloslavski; ou les Busses en 1612 (Moscou, 1829, 3 vol.; 1851, 8e édit.); Roslavleff, ou les Busses en 1812 (Moscou, 1831, 4 vol.) ; le Tombeau d'Askold (Moscou, 1834, 3 vol.) ; le Tentateur (Moscou , 1838, 2 vol.); Kusma Miroscheff (Moscou, 1842, 4 vol.); la Forêt de Brynsk (Moscou, 184G, 2 vol.); Moscou et les Moscovites (Moscou , 1845-LS50, 4 vol.). Il avait, en outre, rédigé quelque temps à Saint-Pétersbourg , avec Korsakotf, ['Observateur du Nord, sa Vie a été écrite par Aksakoff (Moscou, 1853).

SAGOU s. m. (sa-gou — nom indigène du sagoutier). Fécule extraite de la tige du sagoutier : Le sagou sert d'aliment dans les contrées où on l'obtient. (P. Buchartre.) Le sagou convient dans la phthisie et dans la fièvre hectique. (V. de Bomare.) Tenu dans un lieu sec, te sagou .se conserve très -longtemps. (Dutojir.) Ou avait cru que la coloration du sagou était due à la torréfaction. (T. de Berneaud.) Bans la Malaisie, l igname et le sagou remplacent les céréales. (Maury.)

— Sagou indigène, Fécule analogue.au sagou, que l'on fait en Europe avec la fécule de pomme de terre.

— Encycl. V. sagoutier.

SAGOUFÈRE adj. (sa-gou-fè-re — de sagou, et du lat. féru, je porte). Bot. Qui prouuit du sngou : Les feuilles de ces palmiers SAGOUFÊuiis se couvrent d'une poudre blanchâtre. (Y. de Bomare.)

SAGOUIER s. m. (sa-gou-ié). Bot. V. sagoutier.

SAGOUIN s. m. (sa-gouain). Mamm. Genre de mammifères quadrumanes , comprenant plusieurs espèces qui habitent l'Amérique tropicalei

SAGO

— Encycl. Les sagouins sa distinguent par leurs h-.bitudes de tous les autres singes américains. Leur queue non prenante ne pourrait leur servir à se balancer sur les branches et à sauter d'arbre en arbre dans les forêts, aussi les sagouins ont-ils été contraints de chercher des refuges dans les broussailles et les crevasses des rochers. Us vivent en quelque sorte sur le sol; de là le nom de yiopithèques que leur a donné Geoffroy Saint-Hilaire. Ces singes, à tête arrondie, paraissent avoir reçu en partage une ample dose d'intelligence; leurs yeux, organisés pour la vision nocturne, semblent prouver qu'ils n'ont jamais plus d'assurance que le soir et aux approches de l'obscurité, et que pendant le jour ils restent tapis dans l'asile qu'ils habitent; leurs narines, largement ouvertes, sont percées sur le côté ; leurs mâchoires présententsix molaires, et leur longue queue ne parait avoir aucun but d'utilité. Les sagouins, comme la disposition de leurs fausses molaires l'indique , sont insectivores autant que frugivores. Ils habitent les immenses forêts du Brésil. Le groupe des sagouins comprend les genres snïmiri, calliiriche, noethore ou nyetipithèque et saki. V. ces mots.

SAGOUIN, OUINE s. (sa-gouain, oui-ne — de sagouin s. ni.). Fum. Personne malpropre : C'est un sag\>uijï, une vraie sagouins.

SAGOUTIER s. m. (sa-gou-tié — rad. sagou). Bot. Genre de palmiers, tribu des calamées, comprenant plusieurs espèces qui habitent les régions chaudes et maritimes des deux continents : Les Hollandais donnent au sagoutier le nom d'arbre à pain, (V. de Bomare.) Le sagoutier ne donne des fruits que lorsqu'il est parvenu à son dernier déoelopprment. (Dutour.) Le bourgeon terminal des saGOUTIkrs se mange sous le nom de chou-palmiste. (P. Duchartre.) Les filaments retirés du stipe des diverses espèces de sagoutiers donnent des câbles et des tissus de longue durée. (T. de Berneaud.) ]] On dit aussi

SAGOUIER.

— Encycl. Les sagoutiers sont des arbres de moyenne grandeur, à stipe simple, droit, assez épais, termirié par un bouquet de feuilles pennées; les heurs sont monoïques et groupées en chatons distiques, dont la réunion constitue un grand régime pendant. Lo fruit est arrondi ou ovoïde, couvert de larges écailles imbriquées et dirigées en bris ; en général, il reste plusieurs années avant d'atteindre son entier développement, et ne renferme qu'une graine parfaite , toutes les autres ayant avorté. Les espèces peu nombreuses de ce genre croissent dans les régions tropicales des deux continents ; on les trouve particulièrement, soit isolées, soit en massifs étendus, sur les plages maritimes.

Le sagoutier farinifere est l'espèce la plus importante et la mieux connue; c'est un arbre a racines traçantes et produisant do nombreux rejets; sa tige droite dépasse rarement 5 mètres de hauteur ; elle porte dus feuilles ailées, longues de 6 k 7 mètres, et dont le pétiole est armé de fortes épines; ses fruits écailleux rappellent un peu par leur aspect les cônes ou pommes de pin. Cet arbre croît dans l'Asie tropicale, à Amboine, à Sumatra, etc. Il affectionne surtout les sols marécageux. Il ne parait pas qu'il soit cultivé en grand; mais la nature pourvoit largement à sa propagation, et les épines dont il est armé préservent ses jeunes pieds de l'attaque des animaux. Ce n est qu arrivé h son dernier degré de développement, c'est-à-dire lorsqu'il approche de I âge de retour, qu'il commence a donner des fruits. Du reste, on retarde artificiellement le plus qu'on peut la fructification, car elle paraît nuire k la formation d'un produit plus important, le sagou ou la fécule de sa moelle.

L'importance et la variété des usages du sagoutier ont de bonne heure appelé sur lui l'attention des indigènes et des colons. Les Hollandais lui ont quelquefois donné le nom à' arbre àpain, qui appartient, comme on sait, à un végétal tout différent. Son stipe est employé dans les constructions comme bois de cliarjente; on le débite aussi en planches. La partie intérieure, dont Je tissu est peu consistant, nourrit ces larves blanchâtres désignées sous le nom collectif de cossus, et qui sont un mets fort recherché par les Asiatiques. La sève qui s'écoule par tes incisions laites à la tige oonne une boisson fermentée, dontl'emploiestd'uilleurspeu répandu,' parce, qu'on l'obtient aux dépens de la substance féculente. Le chou ou bourgeon terminal a une saveur plus agréable encore, assure-t-on, <;ue celle du véritable chou- palmiste, fourni par une espèce d'arec; on le prépare et on le mange de la même manière. Les feuilles séchées servent à couvrir les habitations; on les utilise aussi pour fabriquer des nattes ou d'autres objets d'économie domestique. Elles sont couvertes d'une espèce de duvet dont les insulaires font des étoffes. Leurs nervures tiennent lieu do gros chanvre pour faire des cordes. Les fruits fournissent, par la fermentation, une boisson vineuse assez agréable et une eau-de-vie très-enivrante.

Toutefois, le produit le plus important du sagoutier est la substance farineuse où féculente contenue dans la moelle et connue sous le nom do sagou. C'est surtout aux Moluques qu'on la récolte; les jeunes pieds n'en renferment q,u'vino faible proportion ; mais elle

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