V. SlRtNAGOR
SERINE s. f. V. SKRIN.
SERINE s. f. (se-ri-ne). Cépage que l'on cultive surtout dans le département du Rhône.
SERINE s. f. (sé-ri-ne — du lat. sérum). Nom sous lequel Denis, en 1856, a désigné le principe appelé albumine du sang.
SERINÉ, ÉE (se-ri-né) part, passé du v. Seriner. A qui on a très-souvent répété une chose pour la lui apprendre.
SERINER v. a. ou tr. (se-ri-né — rad. serin). Instruire un serin, un oiseau, avec la serinette.
— Jouer avec la serinette : Seriner un air à son serin.
I — Par ext. Répéter continuellement une chose à quelqu'un pour la lui apprendre .' On lui a. sekiné son compliment, son rôle.
SÉRINÈTHE s. f. (sè-ri-nè-te — du gr. ser, soie ; nethô, je file). Entom. Genre d'insectes hémiptères, tribu des lygèides, connu aussi sous le nom de leptocorise.
SERINETTE s. f. se-ri-nè-te — rad. serin). Petit orgue à manivelle, qui sert à instruire les serins et d'autres oiseaux chan- \ teurs :
! Mars inventa la trompette j
A Pan on doit les pipeaux;
| Quel dieu ût la serinette r '
Philipon La Madsuinr.
I — I.oc. fam. C'est une serinette, une vraie . serinette, Se dit d'une personne qui chante de routine, et sans aucune expression.
— Encycl. La serinette est un très-petit orgue à cylindre, haut de 0"",3Û environ et large do O'",40; il joue des airs sans aucun
[ accompagnement, c'est-à-dire qu'il n'en ■ donne absolument que la mélodie, et il sert k ce qu'on appelle 1' » éducation musicale * des 1 oiseaux, et particulièrement des serins, d'où | lui vient son nom de serinette. On couvre la tète de l'oiseau, de façon k lui cacher le jour | et à. lui enlever par conséquent toute espèce de distraciion extérieure, et on lui serine, c'cst-ii-diie on lui joue plusieurs fois de suite l'air qu'on veut lui faire chanter. Au bout de I quelques séances de ce genre, le serin, dont | la mémoire d'ailleurs est très-prompte, a retenu l'air et le chante en effet.
I Un donne le nom de merline à un petit orgue du môme genre, composé d'un petit jeu de flùle aigu, et qu'on emploie pour le même usage en ce qui concerne les merles et les bouvreuils. Et comme la voix de ceux-ci est plus grave que celle du serin , le son de l'instrument est aussi moins aigu et plus fort. SERINGA s. m. V. SERINGAT.
SERINGAGE s. m. (se-rain-ga-je — rad.
seringue). 1-Iortic. Action de seringuer les plantes dans les jardins et les serres.
— Encycl. Le seringage est un mode d'arrosement, qui consiste à mouiller, non-seulement le sol, mais encore les feuilles et les tiges des plantes. L'eau doit arriver sous forme d'une petite pluie fine et contiuue. De cette manière, le sol est arrosé, sans être battu ni tassé, et les parties herbacées des végétaux sont lavées et rafraîchies. C'est le meilleur moyen qu'on puisse employer pour débarrasser les feuilles ue la poussière, qui nuit beaucoup a. leurs fonctions physiologiques; il est très-utile pour suppléera l'insuffisance des pluies; il devient indispensable pour les plantes de serre, qui ne reçoivent pas les eaux du ciel. Le seringaye entraîne non-seulement la poussière qui obstruerait les stomates, mais encore les germes des plantes parasites et les œufs des insectes nuisibles.
On se sert, pour les seringages, d'arrosoirs à main, de seringues, de pompes, de tuyaux en cuir, etc., suivant l'étendue des cultures; mais, quelque instrument qu'on emploie, les oriiiees par lesquels s'échappe l'eau doivent être munis d'une pomme d'arrosoir percée de trous plus ou moins lins, ou de tout autre appareil, qui force le liquide à sortir en gouttelettes. 11 ne faut employer, autant que possible, pour les seringages, que de l'eau de pluie ou de rivière, et il est bon de la faire séjourner au moins vingt-quatre heures dans la serre ou l'orangerie, pour les plantes que l'on cultive dans ces conditions. On évitera les eaux de puits ou de source, plus ou moins chargées de sels calcaires, qui se déposent sur les feuilles. Les seringages conviennent surtout aux plantes à feuilles molles ou velues, telles que les fraisiers, les laitues, les melons, etc.
SERIINGAPATAM, en sanscrit Sri-Iianga- Patuna, c'est-à-dire ville de Vichtwu, ville de l'Indoustan anglais, dans la présidence et à 430 kilom. S.-O. de Madras, dans l'Etat, et à 40 kilom. N. de Maïssour, sur une Ue du Kovery, par 12» 25' de latit. N., 74<> 19' de longit. E. ; 34,200 hab. Cette ville, autrefois
SERI
très -importante, est complètement déchue depuis qu'elle est tombée entre les mains des Anglais; ses manufactures, autrefois nombreuses et productives , sont aujourd'hui abandonnées. La ville se compose de trois parties : la forteresse, située à l'extrémité occidentale de l'île; la Pelah, ou vil.e Noire, composée de rues tortueuses et sales, mais où l'on trouve plusieurs palais et un grand nombre de mosquées, des pagodes et un hôpital européen ; le Loll-Bang, ou palais de Hayder- Ali, dans les jardins duquel on voit un beau mausolée où sont déposés les restes de ce souverain et de son tils Tippoo-Saeb. Mentionnons enfin le temple célèbre dédié k Vichnou. Cette ville, devenue en 1610 la capitale du Maïssour, fut embellie par Hayder- Ali et par son tils Tippoo-Saeb, sous les règnes desquels elle atteignit à un haut degré de prospérité. Attaquée en 1792 par lord Corn- ■walis, elle ne vit l'ennemi s'éloigner de sts murs qu'après les plus dures concessions faites aux Anglais par Tippoo-Saeb; mais les Anglais, voulant ruiner l'influence française dans les Indes, revinrent bientôt attaquer Seringapaiam, dont le souverain était l'allié tidèle de la France. Pendant le siège, Tippoo- Saeb, voulant repousser un assaut des Anglais, trouva la mort dans le combat, et la ville dut se rendre aux Anglais, qui depuis cette époque en sont les possesseurs.
SERINGAT s. m. (se-rain-ga — altér. du lat. syringa, lilas, dont la racine est le mot grec surinx, tuyau, flûte, à cause de la nature listuieuse des tiges de cette plante.). Bot. Genre d'arbrisseaux type de la famille des philadelphées : La fleur de seringat paraît en mai et juin. (V. de Bomare.)
— Fleur de cette plante : Un bouquet de