‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 307 sur 1059 · SERINGATS · texte numérisé non relu

SERINGATS

— Nom vulgaire de la siphonie élastique. Il Ou écrit aussi quelquefois seringa et syringa.

— Encycl. Les seringats ou philadelphes sont des arbrisseaux à feuilles opposées, à fleurs axillaires, formant, par leur réunion au sommet des rameaux, des cymes ou des grappes terminales; elles sont généralement grandes et blanches, et souvent odorantes; le fruit est une capsule ovo'ide, à quatre loges, renfermant de nombreuses graines trèspetites.

Le seringat des jardins est un arbrisseau de 2 k 3 mètres, à. rameaux bruns, portant des feuilles opposées, ovales, dentées, rudes au toucher, d'un vert foncé; ses fleurs grandes* blanches, exhalent une odeur forte, au point d'être incommode et de porter à la tête, si on la respire de trop près ; mais, de loin, elle est assez agréable, et rappelle celle de la fleur d'oranger. On en extrayait autrefois une eau distillée. Cet arbrisseau, originaire des régions montagneuses de l'Europe centrale, est depuis longtemps cultive dans les jardins. Il supporte parfaitement le climat de Paris, s'aucoinmode de toute exposition, et vient dans tout terrain qui n'est ni trop aride ni marécageux.. Il a produit plusieurs varietés , naine , à feuillage panaché , k fleurs doubles, etc.

On pourrait facilement le propager de graines, si ce moyen n'était pas trop long. Un le multiplie d'ailleurs très-aisément de boutures, de marcottes, de rejetons ou d'éclats de pieds. C'est à l'automne qu'on doit le planter; et, si l'opération a été bien conduite, il est rare qu'elle manque. Le seringat se prête fort b.en a la taille. Quelquefois ou lui forme une tige pour le faire monter en arbre ; mais te plus souvent on l'abandonne à lui-même, et alors il forme naturellement des buissons touffus et d'un bel effet. Quand les pieds vieillissent, il est bon de les recéper, pour leur faire produire de plus larges feuilles et de plus grandes fleurs. On le place au milieu des parterres, sur le bord des massifs ; on peut inéine en faire des palissades, ou des haies vives; l'entrelacement de ses rameaux, d'où lui vient, dit-on, son nom scientilique de philadelphe, le rend très-propre à cet usage.

Le seringat inodore diffère du précédent par sa taille un peu plus petite , ses feuilles très-finement dentées, ses fleurs plus'grandes, mais sans odeur. Use cultive de la même manière. Originaire des Etats-Unis, il croit parfaitement en plein air sous nos climats. On peut en dire autant du seringat pubescent, originaire du même pays. On cultive encore le seringat k grandes fleurs et quelques autres espèces.

SER1NGE (Nicolas -Charles), naturaliste français, né à Longjumeau en 1776, mort à Lyon en 1858. Il lit ses études médicales à Puns et allait recevoir le grade de docteur lorsque, atteint par la réquisition, il dut suivre l'armée en qualité de chirurgien. Après la paix de Luné\ ille, il se démit des fonctions de chirurgien-major, se relira à Berne, où il exerça la médecine, puis fut, en 1829, appelé à remplacer Balbin comme directeur du jardin des plantes de Lyon et comme professeur de botanique. Ses principaux ouvrages sont : Alniwyriipltie dus céréales de la Suisse (Berne, 1818, in-8°); De l'hybridité dans les plantes et tes animaux (Lyon, 1835, in-8°) ; Eléments de botanique (Lyon ei Paris,

1840, 111-8°); le Petit agriculteur ou Traité élémentaire d'agriculture ( Lyon et Paris ,

1841, in-8»).

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SER1NGHAM, Ue de l'Indoustan anglais, dans la partie méridionale du Decan , formée par le Kavery, en face de Tritchinopoli. Elle renferme deux temples indous très-véuèrés et visités par un grand nombre de pèlerins.

SERINGIE s. f. (se-rain-jî — de Seringe, bot. franc.). Bot. Genre d'arbrisseaux de la famille des byttnériacées, tribu des lasiopétalées, formé aux dépens des lasiopètales, et dont l'espèce type croit en Australie.

SERINGOS s. m. (se-rain-gô ). Sorte de dyssenterie particulière aux Cafres, et qui est caractérisée par un flux purulent.

SERINGUE s. f. (se-rain-ghe — du latin syringa, qui appartient probablement à la même famille que le grec surinx, suriugos, flûte, surizà, je siffle, que Pictet rapporte à la racine sanscrite svar, retentir, résonper, qui est parfois contractée en sur et d'où aussi svara-lasika, llûte,de svara, son, et las, jouer, pratiquer un art. A la même racine appartiennent plusieurs noms d'instruments à vent dans les langues congénères;. Petite pompe qui sert à repousser 1 air ou les liquides,

— Instrument au moyen duquel on porte des liquides dans les cavités intérieures du corps : Seringue à injection. Seringue oculaire. Seringuu auriculaire. Sisringuk vaginale.

— Particul. Instrument avec lequel on donne ou l'on prend soi - même des lavements : Il fait un fréquent usage de la seringue. (Acad.)

— Pop. Personne dont les actions ou les discours ennuient et fatiguent.

SERINGUEMENT s. m. (se-rain-ghe-man — rad, seringue). Action de seringuer.

SERINGUER v. a. ou tr. (se-rain-ghé — rad. seringue). Pousser un liquide avec une seringue : SeRINGukr de l'eau à quelqu'un. Seringuer de l'eau , de l'espril-de-vin sur quelque chose.

— Chir. Seringuer une plaie. Pousser avec une seringue quelque liqueur dans une plaie, pour la rafraîchir, la nettoyer.

— Hortic. Arroser, à l'aide d'une seringue ou d'une pompe, les feuilles des végétaux cultivés dans les serres et les jardins.

— Mar. Seringuer un bâtiment, L'enfiler k coups rie canon de l'arrière à l'avant.

SÉRINIE s. f. (sé-ri-nî — dimin. du gr. seris, chicorée). Bot. Genre de plantes, peu connu, de la famille des composées.

SERINO, ville du royaume d'Italie, province de la Principauté Ultérieure, district et à 8 kilom, S.-E, d'Avellino, ch.-l. de mandement, sur la petite rivière de Subbato; 6,332 hab. Usines a fer; fabrique d'objets en fer. Aux environs, ruines de l'ancienne ville de Sebastia et d'un aqueduc romain.

SERIO, rivière du royaume d'Italie. Elle prend sa source dans les Alpes, au mont Barbelino, coule au S., passe près de Bergameetà Crema, et se jette dans l'Adda à Montodine, après un cours de 112 kilom. Sous le premier Empire français, le Serio donna son nom a un département du royaume d'Italie, formé du territoire de Bergame ou Bergainasque.

SERIO-MORTO, petite rivière du royaume d'Italie, dont le cours de peu d'étendue est presque parallèle au cours inférieur du Serio, et qui se jette dans l'Adda, à Pizzighetone.

SERIO (Louis), poste italien, né à Naples vers 1730, mort en 1799. Eloquent avocat et improvisateur d'un grand talent, il disputa la couronne poétique k Corilla ; mais ce fut celte dernière qui obtint l'avantage et elle fut l'objet d'une ovation solennelle qu'elle n'avait peutêtre pas méritée ; Serio se récria contre l'injustice d'une décision qui, suivant lui, était due k la protection accordée par les cardinaux k cette femme. Ces plainies attirèrent sur Serio des persécutions et le forcèrent de revenir k Naples. Il y plaida surtout les procès politiques avec beaucoup de feu et de vigueur, prenant la défense des accusés libéraux, et des idées libérales. Kn 1799, il contribua à l'établissement de la république Parthéiiopéenne et périt en combattant contre les loyalistes.

SÉRIOLE s. f. (sé-ri-o-le ; dimin. du gr. sois , chicorée). Ichthyol. Genre de poissons acauthôptérygiens, de la famille des scombéroïdes, comprenant une quinzaine d'espèces, répandues dans les diverses mers, et dont une habite la Méditerranée : Lts skhioles de la mer des Indes se distinguent par la hauteur de leur front. (Baudement.)

— Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des chicoracées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans la région méditerranéenne et dans l'Amérique du Sud : Le type de ce genre est la séeiolk de l'Etna. (Dict. d'hist. nat.)

— Encycl. Ichthyol. Les sériâtes sont caractérisées par des dents en velours ou en carde line aux mâchoires, aux palatins et au voilier ; deux nageoires dorsales sans fausses pinnules; la queue dépourvue de boucliers. Elles ont beaucoup de rapports avec les caranx et les liehes ; elles différent des premiers par les écailles de la ligne latérale dépassant à peine les autres; des secondes, par leur

I remiere dorsale, à épiuej plus hautes, plus grêles et réunies par une membrane. La sériote de Bumeril est d'une belle couleur argentée, teintée de bleu violacé sur le dos,

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dorée sur les flancs, avec les nageoires gris jaunâtre; elle habite Ja Méditerranée, mais vit dans des lieux, inaccessibles, et ne s'approche des oôtes que lorsqu'elle est pressée par la faim. Elle devient três-gran4e; on a péché des individus qui pesaient jusqu'à 80 kilogrammes -, sa chair, ferme et rougeàtre, est très-esiimée.

SERIOMNE (Joseph Accahus de), littérateur français, né à Cliâtillon-Saint-Jean, près de Romans, en 1709, mort a Vienne (Autriche) en 1792. Il suivit la carrière du barreau, devint avocat au grand conseil, puis secrétaire <lu roi, et passa ensuite en. Autriche pour un motif resté inconnu. On lui doit, entre autres écrits : les Intérêts des nations de l'Europe développés relativement au commerce (Leyde, 1766, 2 vol. in-4o); la Richesse de la Hollande (1768, 3 -vol. in-12); la Richesse de l'Angleterre (Vienne, 1771, in-4°); la Liberté de penser et d'écrire (Vienne, 1775, 2 vol. in-8°); l'Ordre moral (Aug.sbourg, 1780, in-S°); Situation politique de l'Europe (Augsbourg, 1781, in-S»). *

SÉBIOS1TÊ s. f. (sé-ri-o-zi-té — rad. sérieux). Caractère de ce qui est sérieux. Il Mot inusité aujourd'hui.

— Rem. Vaugelas croyait que ce mot méritait d'être reçu dans la langue française. • Si l'on faisait, dit-il, l'horoscope des mots, on pourrait, ce mô semble, prédire que celui-ci s'établira, puisque nous n'en avons point d'autre qui exprime ce que nous lui faisons signifier. »

Il ne s'est point établi, quoique Balzac l'ait employé dans ses lettres; et sérieux substantif, qui déplaisait à beaucoup de gens lorsque Vaugelas écrivait ses Remarques, l'a emporté et e^t seul resté, et l'on ne parlerait pas français aujourd'hui en disant : Il a gardé sa sériosité; Sa Sériosité me glace, pour II a gardé son sérieux; Son sérieux me glace.

SER1PAND1 ou SERIPANDO (Girolamo) , théologien italien, né à Naples en 1493, mort à Trente en 1553. Destiné au barreau par sa famille, il embrassa, à la mort de ses parents, la carrière monastique chez les augustins , professa dans plusieurs collèges de son ordre, puis à Bologne, et prêcha ensuite dans les principales villes d'Italie. Elu, en 1539, général de son ordre, il devint plus tard archevêque de Salerne et fut en 15G1 nommé cardinal par Pie IV, qui le choisit pour légat au concile de Trente. Seripandi aimait les lettres et il fonda une imprimerie à Rome. On lui doit, entre autres écrits : Prediche sopra il simbolo degli aposloli (Venise, 1567, in-4<>) ; De arle orandi (Louvain, 1681, in-12).

SÉRIPHE s. m. (sé-ri-fe — du gr. seris, chicorée). Bot. Genre d'arbustes, de la famille des composées, tribu des sénécionées, au Cap de Bonne-Espérauce et a l'Ile de la Réunion.

SÉRIPHIÉ, ÉE adj. (sé-ri-fi-é — rad. sériphe). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au séripbe.

— s. f, pi. Section de la tribu des sénécionées, dans la famille des composées, ayant pour type le genre sériphe,

SÈK1PHOS , nommée actuellement Serfanto ou Serfo , île de l'Archipel , dans le groupe des Cyclades, entre l'Ile de Thermia au N. et celle de Siphnos au S. Sériphos est une longue arête de rochers arides, d'une superficie de 150 kilom. carrés, et qui ne renferme qu'un misérable village et quelques cabanes éparses , avec une population de 1,000 hab. Cette lie est célèbre dans la mythologie grecque comme étant le lieu où tut poussé par la mer le coffre qui portait Danaé et son fils Persée. Le roi de l'Ile, Polyeucte, voulant forcer Danaé à l'épouser, excita la colère de Persée qui, armé de la tète de Méduse, transforma en rochers tous les habitants de Sériphos, C'est ainsi que les anciens expliquaient l'existence des pierres qui couvrent le Bol de cette Ile, dont la pauvreté était devenue proverbiale. Sériphos fut colonisée par des Ioniens venus de l'Attique ; à l'époque des guerres médiques, elle fut, avec Mélos et Siphnos, une des îles qui osèrent refuser le tribut aux Perses. Sous la domination romaine, elle devint un lieu d'exil. Elle fut ensuite successivement soumise aux Grecs, aux Francs et aux Turcs; elle fait actuellement partie du royaume de Grèce , et se trouve comprise dans les Cyclades.

SÉRIQUE s. m. (sé-ri-ke -— du gr. serikos, soyeux). Entoin. Syn. de séricosome, genre d'insectes coléoptères serricornes.

s. f. Genre d'insectes coléoptères pen-

tamères, de la famille des lamellicornes, tribu des scarabées phyllopliages, comprenant un assez grand nombre d'espèces, répandues dans tous les pays : Les sékiques so;ii des insectes assez petits. (H, Lucas.)

Crust. Nom vulgaire de quelques crustacés.

SÉRIQUE, contrée du monde connu des anciens. V. SÉRES.

SÉRIS s. f. (sé-riss — du gr. seris, chicorée). Bot. Genre de plantes, (le la famille des composées, tribu des mulisiées, comprenant placeurs espèces, qui croissent au Brésil.

SÉR1SC1E s. f. (sè-riss-sî — du gr. serikos, soyeux). Entoin. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, de la famille des mé-

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lasomes, dont l'espèce type habite la Sibérie.

SÉRISOME s. m. (sé-ri-zo-me — du gr.

ser, soie ; soma, corps). Ornith. Syn. de coua, genre d'oiseaux.

SÉR1SSE s. f. (sé-ri-se — du gr. seris, chicorée, ou, d'après quelques auteurs, d'un mot chaldéen qui signifie relâcher). Bot. Genre d'arbustes, de la famille des rubiacées, tribu des spermacocées, dont l'espèce type croît au Japon : La sérisse fétide est un arbuste d ornement fréquemment cultivé. (P. Duchartre.) SÉRISTÈRE s. m. (se-ri-stè-re — rad. série). Dans la langue du fouriérisme, Salle du phalanstère consacrée aux fonctions d'une série.

SERIZAY (Jacques de), littérateur français, né à Paris à la fin du xvte siècle, mort à La Rochefoucauld en 1653. Il combattit énergiquement le projet dé création de l'Académie française et, lorsqu'elle eut été fondée, devint le directeur de ce corps savant pendant les quatre premières années de son existence. Il fut l'un des cinq commissaires ■chargés de rédiger la critique du Cid. Il avait, dit-on, un talent tout particulier pour prononcer des discours. En fait d'œuvres imprimées, on n'a de lui que quelques poésies, publiées par Sercy et que l'auteur n'a pas signées toutes.

SERJAN, ville de Perse. V. Kerman.

SEÏUANIE s. f. (ser-jtt-nl). Bot. Genre de plantes grimpantes, de la famille des sapindacées, comprenant plus de quarante espèces, qui croissent dans les forêts de l'Amérique tropicale.

Encycl. Les serjanies sont des végétaux

sarmetiteux, grimpants, à feuilles alternes, ternées ou imparipennées, à folioles souvent marquées de points translucides. Les fleurs, hermaphrodites ou unisexuées, sont réunies en grappes axillaires, souvent accompagnées de deux vrilles à leur base; le fruit est pourvu de trois ailes longitudinales, et se compose de trois samares accolées à un axe central. Ce genre, réuni par plusieurs auteurs aux paullinias, renferme un assez grand nombre d'espèces, qui presque toutes habitent les régions tropicales de l'Amérique. Elles croissent généralement dans les forêts, et se rangent parmi ces innombrables lianes qui, s'élançunt d'un arbre à l'autre, contribuent à donner au paysage une physionomie caractéristique. Les serjanies, malgré leur agrément, ne sont cultivées en Europe que dans les jardins botaniques.

SEHKARS, ancienne province' de l'Indoustan. V. Circars.

SERLES (îles), groupe d'îles de l'Océanie, dans la Polynésie, archipel Pomotou, par 1390 de longit. O. et 18° 18' de latit. S. Le soi de ces Iles, visitées en 1823 par le lieutenant de vaisseau Duperrey, est élevé, et les côtes sont entourées de bancs de corail dangereux pour la navigation.

SERLIO (Sebastiano),dit B<mlauodl Bologna, peintre, architecte et graveur italien, né à Bologne en 1475, mort à Fontainebleau en 1552. 11 commença par peindre la perspective, puis s'adonna à l'architecture, construisit quelques édifices à Bologne, l'église Saint- Sébastien à Venise et enfin fut appelé en France, vers 1541, par François I«, qui le nomma surintendant des bâtiments du roi et architecte ae Fontainebleau, où il éleva la façade orientale de la cour de la Fontaine. On lui doit le bel ouvrage intitulé Architettura (Venise, 1584, gr. in-4°).

SERAIAIZE, bourg et commune de France (Marne), cant. de Thiébleinont, arrond. et à 26 kilom. N.-E. de Vitry-le-François, sur la Saulx; pop. aggl., 1,975 hab. — pop. tôt., 2,150 hab. Hauts fourneaux; fabrication de fil de fer; ressorts de montre, chandelles, sucre, entrepôt de sel. Source d'eau minérale sulfatée magnésienne, bicarbonatée, ferrugineuse, d'une température de 10° centigrades. Etablissement de bains.

SERMANO, bourg de France (Corse), ch.-l. de Ciiut., arrond. et à 24 kilom. E. de Corte; 269 hab. Récolte de blé, vin, châtaignes.

SERME1 (César, chevalier), peintre italien, né à Orvieto en 1516, mort en 1600. Après avoir acquis déjà une certaine renommée dans sa ville natale, il alla s'établira Assise, où il passa la plus grande partie de sa vie. Il a peint des fresques et des tableaux à l'huile, parmi lesquels nous citerons un Miracle du bienheureux André Caraccioii , a Spello, Les héritiers de Sermei ont conservé un certain nombre de ses tableaux. Les autres productions de cet artiste sont dispersées à Assise, à Pérouse et dans plusieurs villes des anciens Etats de l'Eglise.

SERMENRA1, ville de Perse. V. Asker-

MOKREM.

SERMENT s. m. (sèr-man — du latin sacramentum, pris dans son acception militaire; dans sa signification ecclésiastique, ce mot a pris la forme de sacrement). Affirmation, promesse, en prenant à témoin Dieu, ou ce que l'on regarde comme sacré : Serment solennel. Serment irrévocable, inviolable. Faux serment. Serment de fidélité, d'obéissance. La foi, la religion (Îu-sermeut. La formule d'un serment. Faire serment sur les autels, \ sur l'Evangile. Observer ses serments. Violer

SERM

tes serments. Prêter serment. On s'y est engagé par serment. Je n'en serai point cru à mon serment, et l'on dira que je rêve. (Mol) C'est un second crime de tenir un skrmknt crj'mtn<;<. (J.-J. Rouss.) Le serment est une vaine formalité qui n'impose point aux scélérats et n'ajoute rien aux engagements des âmes honnêtes. (Helvétius.) Quand la bonne foi règne, la parole suffit; quand elle n'a pas lieu, le serment est inutile. (Raynal.) Un SERMENT tyrannique 'et injuste ne lie jamais ; une parole donnée librement lie toujours. (Linguet. ) Le serment est irrévocable. (J. de Maistre.) La probité reconnue est le plus sûr de tous les serments. (Mme Necker.) Laseute parole d'un honnête homme doit avoir toute l'autorité du serment. (Mme Necker.) Tout homme qui tient à l'estime publique doit rester fidèle à ses serments. (Chateuub.) S'ils portaient autant de chevrons qu'ils ont fait de serments, ils auraient ta manche plus bariolée que la livrée des Montmorency. (Chateaub.) Le serment a quelque chose de sacramentel qui le distingue essentiellement de toute autre promesse. (Proudh.) Le serment de ne plus aimer est presque aussi raisonnable que celui d'aimer toujours. (M">e de Puisieux.) Deux ou trois fois l Etat fut sauvé, à cause du respect que le peuple romain avait pour le serment. (H. Beyle.) Peut-on capituler avec un serment? (V. Hugo.) Pour rien au monde elle ne manquerait à ses serments. (Scribe.) Le serment est un moyen imaginé pour don ■ ner de la vraisemblance au mensonge. (A. Karr.) N'exigez jamais de vos sujets qu'ils vous répètent des formules, ni qu'ils vous pré*.tent des serments. (L. Ulbach.) J'ai fait mille serments de ne jamais écrire,

Boileau.

Un menteur est toujours prodigue de serments.

Corneille.

Par quels affreux serments faut-il vous rassurer?

Racine.

A gens d'honneur, promesse vautsermenl.

Voltaire.

D'un amour éternel

Nous irons confirmer le serment solennel.

RaCinb.

Faites serment, jurez par mes beaux yeux Que vous ferez tout ce que je désire.

Voltaire.

Qui l'eût pensé, qu'une aveugle furie De mes serments eût brisé les liens?

Millevote.

Souvent, sur une écorce aussi fragile qu'eux. Je gravai de Doris les serments amoureux.

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