SERK
quement après avoir enfoncé le premier serrement.
Lorsque le terrain est peu solide, on dis-
Pose l'entaille de manière que la poussée de eau mette le serrement en charge contre le terrain. Dans certains bassins nouillers, il peut arriver qu'on ne trouve pas de terrains assez solides, ou bien que la charge soit trop considérable; on établit alors des serrements sphèriques, dans lesquels les pièces de bois, au lieu d'être placées perpendiculairement à la galerie, sont disposées concentriquement vers un point de la galerie. On peut obtenir ainsi une énorme résistance. Si, l'on ne veut pas condamner la galerie, on fait un cuvelag-e horizontal, que l'on consolide par un serrement horizontal ou plate-cuve. On peut construire ces plates-cuves en bois, maçonnerie on pierres de taille ; elles consistent généralement en une double voûte sphériqueen brique. Pendant la durée des travaux, on se débarrasse des eaux provenant des iutiltrations supérieures à l'aide d'un tuyau central. Los plates-cuves servent aussi lorsqu'on abandonne un puits percé à travers des terrains aquifères et cuvelés.
SERREMENT adv. (sè-ré-man — rad. serrer). D'une manière serrée, trop mesquine, trop économe : Vivre serrement.
SERRE-MONTAGNARDE s. f. Ornith. Nom vulgaire de la litorue. Il PI. SERReS-mOntagisardes.
SERRE-NEZ s. m. Techn. Petit appareil qu'on met au nez des chevaux vicieux pendant qu'on les ferre. Il PL serre-nez. ii On dit aussi TORCHE-NEZ.
SERRE-NŒUD s. m. Chirur. Instrument dont on se Sert pour serrer progressivement des ligatures qui ont pour but de détacher certaines tumeurs, u PI, serrk-NC3ud.
— Encycl. Chirur. On appelle ainsi divers instruments imaginés par les chirurgiens pour maintenir la coustriction exercée par une ligature autour d'une tumeur à pédicule ou de luute autre partie charnue, telle qu'un polype, qu'on veut détruire lentement et par degrés. Les principaux serre-noeud sont celui de Desault, celui de de Graefe, celui de Roderic, et ce dernier modifié pur Mayor.
Le serre-nœud de Lesauli consiste en une tige d'acier ou d'argent, d'une ligne de diamètre et d'une longueur variable selon la hauteur à laquelle est implanté le polype ou la tumeur que l'on veut lier. Une des extrémités de cette tige est arrondie et l'autre un peu aplatie; la partie aplatie est pliée à angle droit et percée d'un trou rond assez grand pour laisser passer les deux extrémités du fil destiné à la ligature. L'autre bout est plat et présente une fente dans laquelle les deux chefs de la ligature sont reçus et arrêtés.
Le serre-nœud de de Graefe est une tige d'acier percée à son extrémité d'un trou par où passent les deux chefs de l'anse déjà appliquée. A l'autre extrémité est une vis qui, mise en mouvement d'un côté ou de l'autre, laie monter ou descendre un éerou mobile auquel sont solidement attachés les deux bouts de la ligature ; un simple tour de vis suffit donc pour accroître ou diminuer la constriction à volonté. Cet instrument réunit, comme on le voit, une grands simplicité à une grande force.
Le serre-nœud de Roderic est composé de petites boules de bois, d'os, de corne ou d'ivoire, de 0m,U05 à 0m,006 de diamètre, traversées par un canal central. On eu joint un nombre plus ou moins considérable, et l'on fuit passer à travers leur canal les deux bouts du lien, en sorte qu'elles sont entilées comme uu chapelet et représentent un tube mobile ; seulement, la première est percée de deux trous, afin que quand la ligature aura coupé les parties étreintes, elle ne laisse pas échapper et défiler les petites houles; la dernière offre une disposition pareille, afin de pouvoir appuyer le nœud de la ligature sur l'intervalle des deux trous.
Mayor, trouvant le tube de Roderic trop souple et sujet à se tourner et à se tordre en tous sens, quand on opère une coustriction très-ibrte, conseille de n'employer les petites boules que pour la moitié de l'étendue du serre-nœud et de le compléter par uu tube métallique. Il garnit le buut extérieur de ce tube d'une plaque transversale sur laquelle appuie un petit treuil monté sur une pluque de cuivre et imité du tourniquet de Perey. 11 attache les deux bouts de la ligature à ce treuil; et l'on conçoit qu'en lui faisant exécuter un ou plusieurs tours, il puisse porter la coustriction aussi loin qu'il est nécessaire. Enfin Mayora rendu presque tranchante l'extremite de la dernière boule,alin qu'elle agisse aussi pour sa part sur les tissus qu'où veut étreindre.
SEKRENTI, bourg du royaume d'Italie, dans la Sicile, province et district de Cagliari, mandement de Nuraminis; 2,227 hab.
SERRE-PAPIERS s. m. Arrière-cabinet où l'on serre d«s papiers.
— Tablette k compartiments où l'on range des papiers.
— Petit objet en matière très- pesante, que l'on pose sur des papiers pour les empêcher de s'éparpiller, il PI. serre-papiers,
SERRE-PÉDICULE s. m. Chir. Sorte de petite pince disposée de façon à serrer un
SERR
pédicule qu'on se propose de détacher. Il PL
SERRË-PÉDICULB.
SERRE POINTS s. m. Techn. Outil dont se sert le bourrelier pour serrer les points, n PL SERRE-POINTS.
SERRER v. a. ou tr. (sè-ré. — Ce mot vient du latin seray serrure mobile, cadenas, provenu sans doute de la racine sanscrite sar, aller, mouvoir; on ne trouve pas en latin un verbe serare, mais on y découvre les composés obserare, enfermer, reserare et deserare, ouvrir. Le verbe français serrer a produit le substantif verbal serre, lieu où l'on serre les plantes, et pied des oiseaux de proie, griffe; dans quelques patois, ce mot a aussi le sens de serrure. Le Sens primitif de serrer est donc enfermer, mettre sous clef). Etreindre, presser : Serrer quelqu'un dans ses bras. Serrer le ventre d'un cheval avec la sangle. Son corset lui serrait étroitement la taille. (E. Sue.)
— Rendre plus étroit, donner de la tension à : Serrer une corde, un cordon. Serrer un noeud. SERRER une ceinture. Les paysannes russes sont les seules femmes de la terre qui serrent leur ceinture au-dessus de la gorge. (De (Justine.) u Rendre plus étroit, en parlant d'un lieu moral .-Serrer les nœuds de l'amour, de l'amitié, de l'affection.
L'amour serre les nœuds par le sang commencés.
Racine.
— Joindre, rapprocher fortement, mettre près à près : Serrer les dents. Serrer les pieds l'un contre l'autre. Dans le souris malin, on serre davantage les lèvres l'une contre l'autre, par un mouvement de la lèvre inférieure. (Buff.)
Si la table est étroite, on serrera ltrs coudes.
E. Aubier. ' Il Rapprocher les parties de, faire occuper moins d'espace à : Serrer son écriture. Ser- ' rer les rangs. I
— Rendre moins lâche, plus ferme, plus concis : Serrer son style. Pour éviter ta | prolixité et pour serrer ma narration, j'ai supprimé les tempêtes et les autres périls que < j'ai essuyés. {Le Sage.)
— Frôler, passer tout contre : Serrons la muraille, pour n'être point vus.
— Presser, poursuivre à courte distance :' Serrer quelqu'un de près. \, Attaquer vivement : Serrer de près une ville, une citadelle, un fort. Il se mit en route pour délivrer l'importante place que serrait de près le prince de Galles. (Guizot.) Il Presser vivement daus la discussion : En disputant, il prend son avantage, il vous serre, il vous enveloppe. (Beaumarch.)
— Faire éprouver une oppression douloureuse à : Cela serre l'âme, serre lé cœur. Le monde est plein de misères qui serrent te cœur. (Vauveti.) Rien ne serre le cœur comme la symétrie ; c'est que la symétrie, c'est l'ennui, et l'ennui est le fond même du deuil. (V. Hugo.)
— Mettre à l'abri, à couvert, enfermer : Serrer les blés, tes foins. Serrer des /tardes. Serrer son argenterie sous clef. Il faut siiR- RiiR ces fruits, ces confitures dans un endroit três-sec.
Laurent, serrez ma hère avec ma discipline.
""■ MOLIÈBE.
— Serrer la queue, Porter la queue repliée entre les jambes, ce qui est, pour certains animaux, un signe de crainte ou de honte.
— Serrer les rangs, S'unir davantage pour agir de concert: Serrons nos rangs, oublions nos petites dissidences. (Chateaub.)
— Serrer le cou à quelqu'un, L'étrangler, le faire périr par strangulation,
— Serrer la main à quelqu'un, Presser sa main dans la sienne, en signe d'amitié : Permettes que je vous serre la main.
Et puisse ma main défaillante Serrer encor la tienne en nos derniers adieux.
La Fakb.
— Serrer les pouces à quelqu'un, Le presser vivement pour lui faire dire ce que l'on veut savoir : S'il n'avoue tout, serrez-lui les pouces. (Acad.) C'est une allusion à une ancienne torture employée pour arracher des aveux aux accusés.
— Serrer le bouton à quelqu'un, Le presser vivement sur quelque chose : Je suis homme pour serrer le bouton à. qui que ce puisse être. (Mol.)
— Que la fièvre le serre! Se dit, par imprécation, d'uu homme dont ou a à se plaindre.
— Jeux. Au trictrac, Serrer son jeu, Ne pas l'étendre, pour ne pas se découvrir. Il A un jeu quelconque, Jouer un jeu serré, prudent, laisser peu de prise à son adversaire.
— Escrime. Serrer la mesure, Serrer ta botte, Avancer sur son adversaire. Il Fig, Presser son adversaire dans une discussion.
— Manège. Serrer l'éperon à un cheval, Lui donner de l'éperon, il Serrer la boite, Serrer ses jambes contre le cheval, il Serrer ta votte, Se rapprocher du centre de la volte. il Serrer ta demi-volte, Faire revenir le cheval sur le terrain où il commence la demi-volte.
— Mar. Serrer les voiles, Les plier : La tempête nous avait obligés à serrer les voiles. Il Serrer de la voile, Gouverner au plus près du vent. Il Serrer le sent, Se rapprocher de sa direction. Il Serrer la rive, la terre, Ranger, suivre à courte distance la rive, la terre :
SERR
Le courant nous portait malgré nous de ce cà'é, et nous obligeait de serrer la rivk. (Chateaub.) Il Serrer la ligne, ou simplement Serrer, Tenir très-près les uns des autres les vaisseaux qui forment une ligne de combat.
— Art milit. Presser le pas : Serrez!
— v. n. ou intr. Art milit. et mar. Serrer sur, Suivre de près : Le deuxième bataillon serre sur le premier. Nous serrâmes sur notre matelot d avant.
— Typogr, Employer des espaces faibles et restreindre les blancs, afin de faire entrer plus de matière dans un espace donné. Il Ser~ rer une forme, Enfoncer les coius de bois entre le châssis et les biseaux.
Se serrer v. pr. Etre serré : Ce nœud peut se serrer davantage.
— Etre oppressé par une émotion douloureuse : Le cœur se serre et ion pleure sans pouvoir s'en empêcher. (Mme de Sév.)
— Serrer son corps, et particulièrement sa taille : Cette femme se serre à étouffer.
— Se rapprocher tout contre : Serrezvous contre moi. Serrons-nous contre le mur. Du plus loin que te chien Sauvage udore le tigre ou le lion, il vient su serrer près de nous, (Michelet.) Il Su presser le> uns contre les autres : Serrez- vous davantage, ou il n'y aura pas de place pour tout le monde.
— Se serrer la main, Se presser mutuellement la main, en signe d'uinitié, de réconciliation, d'acquiescement : Nous NOUS serrâmes la main comme de véritables compatriotes. (Chateaub.)
— Manège. S'étrécir, ne prendre pas assez de terrain : Votre cheval SE serre.
SERRE-RAIL s. m. Chem. de fer. Nom d'un système particulier d'attache des rails sur les traverses, qui sa compose de deux cales en bois debout maintenant le rail, une de chaque côté, et lix es elles-mêmes à lu traverse par des tire-fond : L'emploi de ce système rend la voie très-douce et très-stable, mais à ta condition de n'employer le serre-rail que pour les supports intermédiaires et de réunir les joints par des éctisses, (A. Guillemin).
SERRES, bourg de France (Hautes-Alpes), ch.-l. de caut., arroud. et à 39 kilom. S.-O. de Gap, sur le Buech; pop. uggl., 990 hab. — pop. tôt., I,M3 hab. Tannerie, éducation de vers à soie, mdustrie agricole. Commerce de prunes sèches. On y vo.t le château du connétable de Lesdiguières, où l'on remarque un magnifiée escalier et le cabinet du connétable. Lébris d'anciennes fortifications.
SERREs (Olivier de), seigneur du Pradkl, célèbre agronome fiançais, né au Prude!, pies do Villeneuve-de-Berg (Vivaruis), vers 1539, mort au même lieu le 2 juillet 1619. Son père, Jean de Serres, qui avait embrassé le proteStantisme,~avail quitté la Frunceet était ailé se fixer à Genève, où il exerça les fonctions de pasteur calviniste. L'ainè de ses quatre tils, comme lui protestant, était Olivier, qui habita pendant quelque temps la Suisse et l'Allemagne, puis retourna dans le Vi tarais où il épousu Marguerite d llurcous (1559). Deux ans plus tard, il était diacre de l'Eglise protestante de Berg, lorsqu'il reçut de ses coreligionnaires lu mission de se rendre auprès de Calvin pour lui demander d'en™ voyer à Berg un pasteur de son choix. Pendant la guerre civile et religieuse qui désola le Vivaruis, Olivier de Serres vécut retiré à la campagne, s'occupant exclusivement d'agriculture et acquérant de vastes connaissances agronomiques. Lorsque Henri IV voulut établ r en France l'industrie séricicole, il appela à Paris, pour le consul ter, Olivier de Serres. Le savant agronome écrivit sur ce sujet son livre intitulé : lu Cueillette de ta soye par ta nourriture des vers gui la font (Paris, 1599, iu-8u). Après avoir lu ce petit traité, le roi ordonna, en 1000, qu'on plantât des mûriers dans les jardins des habitutious royales et chargea Ulivier de Serres, par une lettre du 7 septembre de la même année, d'introduire l'industrie séricicole « jusqu'au cœur de la France. ■ Le grand agronome accomplit avec zèle cette mission et publia en 160(1 son célèbre Théâtre d'agriculture et mesuage des champs (in-fol.), ouvrage extrêmement remarquable dont nous parlons uan- un article spécial (v. TuÉÂTRii d'agriculture). Le profond savoir dont il y lit preuve, eu s attachant à. n'émettre que de» règles continuées par l'expérience, lui lit une réputation européenne. Par l'ordonnance et surtout pur le style, ce traité prenait rung parmi los plus remarquables ouvrages didactique> qu'on eut jamais écrits. Recuite un grand nombre de fois au xvie siècle et dix fois au xvnc siècle, le Théâtre d'agriculture finit par être supplante par la Maison rustique de Lièbuut qui, à tous les points de vue, était loin d'avoir la même valeur. Ce ne fut qu'au commencement de ce siècle qu'une nouvelle «union du Théâtre d'agriculture fut p . biiêe par les soins de la Société d'agriculture de Paris (1804- 1805, 2 vol. iij-80/. Poui honorer la mémoire de ce grand homme, un obélisque fut flevé en 1804 sur la place de Viileneuvr-de-Berg, et eu 1856, on érigea dans la même ville su Statue en bronze. Outre les deux ouvrages précités, on lui doit : la Seconde richesse du mûrier blanc (1603, in-8°).
SERRES (Jean de), en latin Serrauu*, frère cadet du précédent, historien français, ré à Villeneuve-de-Berg vers 1540, mort h Go-
SERR
nève en 1598. 11 étudia a l'Académie de Lausanne, revint en France et embrassa la carrière de ministre évangélique. Après les massacres de la Saint-Barthélémy, il dut se réfugier à Lausanne, En 1519, il était à Nîmes où il était professeur de théologie en même temps que pasteur. Il assista au synode de Vitré (1583) en qualité de député du bas Languedoc et à celui de Saumur (1596) en qualité de député de la principauté d'Orange. De Serres chercha pendant toute sa vie à provoquer la réconciliation de toutes les communions chrétiennes. Ses efforts dans ce sens furent critiqués par les protestants et par les catholiques. En 1597, il fut nommé par Henri IV historiographe de France. De Serres a laissé un grand nombre d'ouvrages, dont le plus important est une histoire des troubles arrivés en France depuis 1537 jusqu'en 1576. Ii est intitulé : Commentarium de statu retigionis et reipublicx in regno Gallis, libri X; l'ouvrage est en cinq parties; les trois premières furent imprimées en 1571- 1573, en 2 vol. in-12; la quatrième parut en 1577, à la suite de la réédition des trois premières; la cinquième à Leyde, en 1580- On doit encore à de Serres un Inventaire général de l'histoire lie France, etc. (Paris, 1597, in-16; 19« édit., 1660); une traduction des Psaumes de David (Cienève, 1576, in-16) et divers ouvrages ayant trait k la religion.
SERRES (Dominique), peintre français, natif d'Auch, mort à Londres en 1793. Il s'établit en Angleterre, y peignit des tableaux de marine et des paysages, y obtint le titre de peintre de marine du roi et fut reçu membre de l'Académie royale de Londres qui, en 1792, le nomma son bibliothécaire. I! laissa un fils qui acquit de la réputation dans le même genre de peinture.
SERRES (Marcel de), géologue et naturaliste français, né à Montpellier en 1782, mort dans la même ville en 1862. Il étudia le droit à Aix et entra à vingt-trois ans dans la magistrature. Nommé en 1805 substitut du tribunal de prein.ère instance de Montpellier, il fut, en 1809, chargé de l'organisation judiciaire des provinces illyriennes. A son retour en France en 1814, il devint conseiller à la cour d'appel de Montpellier. Tout en remplissant ces diverses fonctions, Marcel de iSeries n'avait cessé de s'occuper de l'étude des sciences naturelles, pour lesquelles il avait toujours eu un goût marqué. Il fonda la Société des sciences naturelles de Montpellier et se fil nommer, en 1820, professeur de géologie et d'histoire naturelle k la Faculté des sciences de cette ville. « Le premier, dit M. Ramenil, de Serres a soutenu contre le grand Cuvier la contempoiatieité des grandes espèces de mammifères, tels que rhinocéros, éléphants, cerfs, etc., avec les premiers hommes de la création, savoir l'existence de l'humilie fossile. Aux terrains primaires, secondaires et tertiaires des géologues en renom, il a ajouté, comme ta créalion, le système quaternaire, savoir les diluviums et les tilluvions marines et terrestres, y compris la période glaciaire, 11 a principalement poussé et contribué à la découverte des riches cavernes à ossements humains du Midi dont lu science moderne tire de si curieuses conclusions. » Ce qui a manqué à Marcel de Serres pour être un savant des plus remarquables, c'est un esprit plus hardi, plus dégagé des idées préconçues et d'une éducation toute catholique. L'infortuné savant se livrait à d'incroyables efforts pour arriver à concilier deux choses inconciliables : la science et l'orthodoxie, les recherches véritablement scientifiques et les donnée:- bibliques. Lancé dans cette voie, Marcel de Serres se jette dans des interprétations arbitraires et dépourvues de toute valeur; telles sont notamment ses commentaires sur la création d'après la Genèse , sur le déluge, sur une langue primitivement unique, etc. Il a considérablement écrit. On a de lui une quarantaine d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Sur les yeux composés et tes yeux lisses des insectes (1813, in-8u); Observations sur les insectes considérés comme ruminants (1813, in-4o) ; Essai statistique et géographique sur l'empire d'Autriche (1SU, 4 vol. in-8°j ; Essai sur les arts et les manufactures en Autriche (18U-1815, 3 vol. in-S*) ; Sur les terrains d'eau douce (1818, in-4<>); Sur les lois de la distribution des animaux sur le globe (1821, in 4») -, Essatputtr servir à l'histoire des animaux du midi de la France (1822, in-4°); Voyage dans le Tyrol et une partie de ta Bavière (1823, 2 vol. iu-8°); Sur les ossements humains découverts dans les crevasses des terrains secondaires (1824, in-S°) ; Note Sur les volcans éteints du midi de la France (1827, in-8u) ; De l'odorat et des organes gui paraissent en être le siège chez les orthoptères (1825, in-4°); Géognosie des terrains tertiaires (1825, in-8°j ; Notice sur les puits artésiens (1830, ii>-8«); Observations sur les rapports qui semblent exister entre les dispositions générales des anciens bassins littoraux et entre la nature des dépôts tertiaires qu'on y obseroe (1830, in-s°; ; Discours sur la méthode suivie actuellement dans l'étude des scieuces naturelles (1834, iu-8°) ; Discours sur l'avenir physique de ta terre (1837, in-80); Essai sur tes cavernes à ossements (1836, in-8°); Des animaux fossiles de la couche supérieure des. terrains tertiaires marins des environs de Montpellier (1838, iu-8») ; Sur
SERR
les cavernes à ossements du département de l'Aude (1839, in-8«) ; Recherches sur les ossements kumaliles des cavernes de Lunel- Vieil (1839, in-4°) ; la Cosmographie de Moïse comparée aux faits géologiques (1838, 1 vol. iti-8°; 1841, 2 vol.), trad. en allemand ; De l'état des masses minérales au moment de leur soulèvement (1840, in-B°); De ta création de la terre et des corps célestes (1843. in-8») ; les Connaissances consignées dans la Biblemisesen rapport avec les découvertes modernes (1844, in-8°); Des causes des migrations des divers animaux (1845, in-8°); Nouveau manuel complet de paléontologie (1846, 2 vol. in-18); Lettres adressées à M. Geoffroy Saint-ffilaire sur tes races distinctes que paraissent présenter certaines espèces considérées jusqu'à présent comme fossiles (1847, in-8°); De la contemporanéilé de l'homme et des grands mammifères ruminants dans les dernières époqws de la création (Paris et Montpellier, 1848); Des formations volcaniques de l'Ardèrhe et de l'Hérault (1860, in-8°), avec M. Cazalis; Traité des roches simples et composées ou De la classification géognostique des roches ( 1863 , in-8»), etc.
SERRES (An toine-K tienne-Renaud-Augustin), médecin et physiologiste français, né à Clairac (Lot-et-Garonne)en 1786,morten 1868. Son père, qui était médecin, l'envoya à Paris pour y faire ses études médicales. Il fut reçu interne au concours de 1808, obtint le grade de docteur en 1810 et devint successivement inspecteur de l'Hôtel-Dieu (1812), chef des travaux anatomiques de l'amphithéâtre central (1814), médecin en chef de la Pitié (1822) et professeur d'anatoinie comparée au Muséum en 1839. Agrégé de l'Académie de médecine, le docteur Serres remplaça en 1823 Chaussier à l'Académie des sciences, dont il devint le président en 1841, reçut en 1846 la croix de commandeur de la Légion d'honneur et fut nommé en 1848 membre de la commission des hautes études. Ce savant remarquable s'occupa principalement de travaux sur l'anatomie et la physiologie du cerveau, sur les maladies du cerveau et de la moelle épinière et surtout sur les lois de l'organisation animale. Investigateur plein de sagacité, il fut amené par ses recherches à établir que le développement des animaux et de leurs divers organes se fait de la circonférence au centre et non du centre à la circonférence. Outre un grand nombre de mémoires et d'articles publiés dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences, les Annales des sciences naturelles, les Archives générales de médecine, la Revue médicale, \' Encyclopédie des sciences médicales, etc., on lui doit : Traité de la fièvre eittéro-mésentérique (1813, in-&°), en collaboration avec A. Petit; Des lois de l'osléogénie (1815, in-fol., avec atlas), traité auquel l'Académie des sciences a décerné en 1820 un prix de physiologie expérimentale; Essai sur l'anatomie et la physiologie des dents (1817, in-8°); Anatomie comparée du cerveau dans tes quatre classes des animaux vertébrés (1824-1826, 2 vol. in-8", avec atlas), ouvrage qui a obtenu le grand prix de l'Académie des sciences ; Théorie des formations et des déformations organiques (1832, in-4°); Principes d'organoyénie (1842.gr. in-8°) ; Principes d'embryogénie, de zoogénie et de tèratogénie (1860, in-4°, 25 pi.), etc. Citons encore de lui les ouvrages suivants restés manuscrits : Anatomie comparée des monstruosités (in-fol.); Traité des maladies organiques de l axe cérébro-spinal du système nerveux (in-fol.).
SERRET s. m. (sè-rè). Sorte de fromage appelé aussi cérat.
SERRET (Joseph-Alfred), mathématicien français, né en 1819- Sorti de l'Ecole polytechnique en 1840, il entra à l'Ecole d'application de Meiz comme sous-lieutenant d artillerie, donna sa démission peu après et revint à Paris où il continua ses études scientifiques. Successivement examinateur pour l'admission à l'Ecole polytechnique (1848), | suppléant du cours d'algèbre Supérieure à la Soibonne (1849), suppléant d'astronomie physique (1856) , profe-scur de mécanique céleste au Collège de France (1861), professeur de calcul différentiel et intégral à la Faculté des sciences (1863), M. Serret a été admis parmi les membres de l'Académie des sciences en 18G0. Ce savant, à qui ses travaux ont fait une légitime réputation, a été nommé en 1868 officier de la Légion d'honneur. Lorsque, pendant l'invasion allemande à la fin de 1870, M. Gambetia établit l'Ecole polytechnique à Bordeaux, il chargea M. Serret de diriger cette école. Après ia guerre, il a repris sa chaire de calcul différentiel à la Sorbonne. Indépendamment de nombreux mémoires publiés dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences, dans le Journal des mathématiques pures et appliquées, notamment Sur les fondions elliptiques, Sur les propriétés de la lemniscate et des courbes elliptiques de première classe. Sur la théorie des lignes à double courbure, Sur l'intégration des équations aux dérivées partielles du premier ordre, etc., on lui doiiles ouvrages suivants : Cours d'alyèbre supérieure (1849, in-80;-, Leçons sur les applications pratiques de ta géométrie et de la trigonométrie (1851, in-8"); l'raité de trigonométrie (1850, in-8") ; Traité d'arithmétique (1852, in-S») ; Eléments de trigonométrie à l'usage des arpenteurs (1853, in-8o); Eléments d'arithmétique (1855, in-8») j
SERR
Cours de calcul différentiel et intégral (1867- 1868, ! vol. in-8»), etc.
SERRET (Ernest), littérateur et écrivain dramatique français, né à Boulogne-sur-Mer en 1821, mort à Versailles en avril 1874. Il se rendit à Paris pour y étudier le droit, puis se tourna vers les lettres et écrivit pour le théâtre un certain nombre de comédies en prose et en vers. Sans remporter de succès éclatants, il montra qu'il possédait le don scénique et s'attacha à soigner son style. En 1862, M. Serret renonça à travailler pour le théâtre et n'écrivit plus que des romans. Son, talent était un peu froid, un peu terne, mais sérieux et correct. Il était gendre de l'auteur dramatique d'Artois de Bournouville et neveu de M. Besselièvre, directeur des concerts des Champs-Elysées. On lui doit les comédies suivantes : les Touristes, en trois actes et en vers (odéon, 1846); En province, en trois actes et en vers (Odéon, 1847); les Fonds secrets, en un acte (Gymnase, 1818) ; la Paix à tout prix, en deux actes et en vers (Français, 1849) ; les Parents de ma femme, en un acte (Variétés, 1849) ; les Familles, en cinq actes et en vêts (Odéon, 1851); Que dira le monde? en cinq actes et en prose (Odéon, 1854), oeuvre charmante, la meilleure de ses comédies ; les Incertitudes de Rosette, en un acte et en prose (Gymnase, 1852); Un mauvais riche ou Bonheur passe richesse, en cinq actes et en vers (Odéon, 1855) ; V Anneau de fer, en quatre actes et en prose (Gymnase, 1856); le Compagnon de voyage, en un acte (1858); Un ange de charité, en trois actes et en vers (Odéon, 1859); les Illusions de l'amour, en un acte ut en vers (Gymnase, 1862).
M. Serret a publié les romans suivants, qui se recommandent par des qualités de style et d'observation : Francis et Léon (1859, in-12); Elisa Méraut, lettres de trois jeunes tilles (1859, in-18); Perdue et retrouvée (1860, in-is) ; Clémence Ogé (îsco, in-12) ; Une jambe de moins, épisode de la campagne d Italie (1861, in-18); les Coudées franches, épisode de la haute vie parisienne (1363, in-18); Neuf filles et un garçon (1864, in-18); le Prestige de l'uniforme (1865, in-12); les Heures perdues (1866, in-18); les Rancunes des femmes (1870, in-18); le Roman de la Suisse (1873, in-18), récit intéressant et instructif. Citons enfin de lui : Drames et comédies (1868, in-18).
SERRETELLE s. f. (se - re - tè - le). Chir. Sorte de kystitome servant à l'extraction des débris de la capsule du cristallin et des cataractes secondaires. Il Un l'appelle aussi
SKKRIiTBLLB A POINTES.
— Adjectiv. : Pince serretelle.
SERRE-TÊTE s. m. Ruban ou coiffe dont on se serre la tête. Il PI. serre-tête.
SERRETTE s. f. (sè-rè-te). Bot. Syn. de
SÀRRETTU.
SERREUR s. m. (sè-reur). Pèche. Embarcation des bâtiments qui font la pêche à la morue, il On dit aussi charroi.
SERRICAUDE adj. (sèr-ri-kô-de — du lat.
serra, scie; cauda , queue ). -Ëntom. Qui a l'abdomen garni d'une tarière dentelée en scie.
SERRICORNE adj. ( sèr-ri-kor-ne — du lat. serra, scie, et de corne). Eutom. Qui a les antennes dentelées en scie.
— s. m. pi. Famille d'insectes coléoptères pentainéres, caractérisée par des antennes dentelées en scie. Il On dit aussi priocères.
— Encycl. Chez les serricornes, les antennes sont, pour la plupart, filiformes ou sétacées; celles des mâles, au moins, sont ordinairement soit en panache ou en peigne, soit dentées en scie; elles se terminent, dans quelques autres , en une massue perfoliée ou dentée. Les élytres, à l'exception d'un seul genre où les ailes sont nues et étendues (atractocères), recouvrent tout le dessus de l'abdomen. Le pénultième article des tarses est souvent*bilobé. On divise ce groupe en deux sections: 1° les sternoxes, chez lesquels le corps est toujours d une consistance ferme et solide, droit, avec la tête engagée verticalement dans le corselet jusqu'aux yeux. Le présternuin est dilaté aux deux extrémités; au devant , il avance en furme de mentonnière ; au bout opposé, il se prolonge et se rétrécit en pointe ou en forme de corne. Les antennes, en général, ne sont guère plus longues que la tête et le corselet, et 1 animal les applique, dans le repos , sur les côtés inférieurs de cette partie, près de son sternum. Cette division comprend les tribus des buprestides et des élatérides. 2° Les malacodennes, chez lesquels, le plus souvent, le corps est mou, flexible, incliné en devant, avec la tête basse ou trës-inelinée et entièrement découverte en dessous ou cachée par une saillie antérieure du présternum. L'extrémité postérieure de ce présternum ne se prolonge point notablement en manière de pointe ou de corue. Cette division comprend les tribus des cébrionites, lampyrides, raélyrides, clairones, lime-bois et ptiuiores.
Duméril a donné le nom de serricornes à une famille de coléoptères peinamères, à laquelle il assigne pour caractères essentiels : élytres durs, couvrant tout le ventre; antennes en masse feuilletée d'un seul côté en dedans. Elle comprend les genres lucane, platycere, passale et synodendre.
SERR
SERRIE (François-Joseph db La), littérateur français. V. La Serrie.
SERRIÈRE s. f. (sè-riè-re), Techn. Pièce de fer servant à boucher le trou d'un fourneau de fonderie.
SERRIERE (Nicolas), imprimeur français, né à Nancy en 1800, mort k Paris en 1870. D'abord compositeur, puis metteur en pages, il fut remarqué par M. Emile de Girarilin et devint imprimeur de la Presse en 1850. Soui son habile direction, son imprimerie prit rapidement une grande extension et devint une des plus considérables de Paris pour l'impression des journaux. Parmi les innovations que la typographie doit à M. Serrière, il faut citer la réforme de l'ancienne casse, qui datait de l'enfance de l'imprimerie; il réunit en un seul les deux compartiments qui existaient autrefois , ce qui permet, non-seulement de ménager l'emplacement nécessaire à chaqu.i ouvrier, mais, en outre, abrège les distances que le bras du compositeur doit parcourir plusieurs milliers de fois dans une journée; cette innovation a diminué la fatigue et a augmenté quelque peu la rapidité d'exécution du travail, c'est-à-dire le salaire. Lorsque Serrière imprima le Petit Journal, dont le tirage quotidien atteignit 400,000 exemplaires, il donna une très-grande extension au clichage, et ce fut sous sa direction que l'on parvint à cliclier vingt compositions de ce journal (quatre-vingts formes) prêtes à être mises sous presse dans un temps trèslimité : une heure vingt minutes, chose qui semblait impossible aux plus habiles ouvriers de la profession.
Serrière a écrit des Lettres sur l'imprimerie, dans la Tribune prolétaire, et publié dans la Presse des travaux très-curieux sur l'introduction de l'imprimerie en Espagne, et enfin d'autres documents relatifs à la profession typographique. Style clair, net, concis, voilà ses qualités comme écrivain.
SERRIÈRES, bourg de France (Ardèehe), ch.-l. de cant., arrond. et à 32 kilom. N. de Tournon, sur la rive droite du Rhône; pop. aggl., 568 hab. — pop. tôt., 1,574 haï). Fabrication de chaux; moulins à farine; filatures de soie. Commerce de bois de charpente et de vins des côtes du Rhône.
SERRIGÈRB s. m. (sèr-ri-jè-re — du lat. serru, scie; gero , je porte). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentainéres, de la famille des serricornes, section des térédiies, tribu des clairones, dont l'espèce type habite le Mexique.
SERlllGNY (Denis), jurisconsulte français, né à Savigny-sur-Beuune (Côte-d'Or) en 1800. Il étuuia le droit à Dijon, où il passa son doctorat eu 1826, puis devint successivement suppléant, professeur en titre de droit administratif et doyen de la Faculté de cette ville. M. Serrigny est membre correspondant de l'Académie des sciences morales et politiques. Indépendamment d'articles publiés dans le Journal des économistes, la Revue de droit français et étranger, on lui doit plusieurs ouvrages estimés : l'raitë de l'organisation, de la compétence et de la procédure en matière coutentieuse administrative (1S42-1846, 3 vol. in -8°); Traité du droit public des Français (1845, 2 vol. iii-8<>); Questions et traités de droit administratif (1S54, in-S°); Droit public et administratif rwnain (1862 , 2 vol. in-8*); Mémoire sur le régime municipal en France dans tes villages depuis les Humains jusqu'à nos jours (1861, iu-8»), etc.
SERRIPÈDE adj. (sèr-ri-pè-de — du lat.
serra, scie ; pes, pedis, pied). Entom. Qui a les pieds dentelés en scie.
— S. m. pi. Section) de la famille des fulgoriens, dans l'ord.e des hémiptères, ayant pour type le genre telligonie.
SERRIROSTRE adj. (sèr-ri-ro-stre — du lat. serra, scie; rosir um, bec). Zool. Qui a le bec ou le rostre dentelé en scie.
— s. m. Ornith. Syn. de diglosse, section du genre anabate.
— s. m. pi. Syn. de lamellirostres, famille d'oiseaux.
SERRISTOR1 (Lodovico, comte de), homme d'Etat et littérateur italien, né à Florence en 1793, mort dans la même ville en 1858. Il prit du service dans l'armée russe qui occupait la Toscane, devint colonel et membre de l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg, puis revint eu Toscane en 1833. Nommé successivement général de brigade, général de division (1812) et ministre de la guerre et des affaires étrangères en 1847, il rentra dans la vie privée après la révolution de 1848; mais en 1850, lors de la rentrée de Leopold II, il reprit le portefeuille de la guerre, qu'il conserva jusqu'en 1854. C'était un militaire fort instruit, à qui l'on doit, entre autres écrits : Saggio sopra le macchine a vapore (1816) ; Suygio sutta naviyuzione a vapore net la Gran- Britannia (1817) ; Saggio slatistico su/la lialia (Florence, 1833) ; Sutle scuote etementuri (Florence, 1847); Considerazione sutta miiizia toscana (1848); Relazioni délia Spaguu (1854); /ilustruzione di una carta del mare Nero del 1351 (1856), etc.
SERROCÈRE s. m. (sèr-ro-sè-re — du lat. serra, scie, et du gr. lieras, corne). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentainéres, de la famille des serricornes, tribu des ptiniores,
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formé aux dépens des ptines, et dont l'espèce type habite l'Europe.
SERROMY1E s. f. (sè-rc-mi-1 — du lat. serra, scie, et du gr. imita, mouche). Entom. Genre d'insectes diptères.
SERRON s. m. (sè-ron — rad. serrer). Ane. comm. Petite caisse dans laquelle on transportait certaines drogues étrangères : Un skrron de baume, il II est probable que céron et suron, qui sont usités, sont des altérations de ce mot.
— Bot. Syn. de bon-hknri, nom vulgaire d'une espèce de blète.
SERRON I (Hyacinthe), prélat français d'origine italienne, né à Rome en 1617, mort à Paris en 16S7. Il fut successivement abbé de Saint-Nicolas, a Rome, évéque d'Orange en 1646, évèque de Mende en 1661 et archevêque d'Albi en 1676, prononça l'oraison funèbre d'Anne d'Autriche devant l'assemblée du clergé en 1666 et posa, en 1682, la première pierre de l'église des Dominicains (ordre dont il faisait partie) de la rue du Bac, à Paris (aujourd'hui Saint-Thomas -d'Aquin). Il a écrit des ouvrages de piété.
SERRONIE s. f. (sè-ro-nl). Bot. Syn. d'or- Tonie, genre de pipéracêes.
SERROPALPE s. m. (sè-ro-pal-pe — du lat. serra, scie,' et de palpe), Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, de la famille des sténéiytres, type de la tribu des serropalpides, comprenant trois ou quatre espèces, qui habitent 1 Europe et le Brésil.
— Encycl. Les serropalpes ont pour caractères : un corps allongé, presque cylindrique, rétréci en arrière ; la tète inclinée, arrondie; les antennes filiformes; le labre avancé, membraneux ; les mandibules et les mâchoires petites; les palpes maxillaires grandes, trèsavancées, comprimées, trois fois plus longues que les labiales, qui sont presque filiformes ; la lèvre inférieure membraneuse, plus étroite due le menton ; le corselet convexe , presque carré, non rebordé; l'écusson petit; les élytres convexes, très-allongés, linéaires; l'abdomen long; les pattes longues et grêles; les jambes épineuses k l'extrémité. ■ Ces insectes, dit M. H. Lucas, vivent sur le bois sous leurs états de larve et d'insecte parfait. Les larves habitent surtout le sapin, qu'elles percent très-profondément; mais elles s'approchent de 1 entrée de co trou pour subir leurs métamorphoses. Leur transformation en insectes parfaits u lieu vers le mois de juin. Les espèces de ce genre sont très-rares et peu nombreuses; elles sont toutes européennes, d Le serropalpe strié, type du genre, est long de O™^!, soyeux, d'un brun foncé, avec les antennes et les palpes d'un roux clair; ses élytres sont très- finement striés. Cène espèce, rare en France et en Allemagne, est plus commune en Suède. Le serropulpe de Vandoner, encore plus rare, a été trouvé aux environs de Paris, dans la forêt de Fontaine- Dleau.
SERROPALPIDE adj. (sè-ro-pal-pi-de — de serropalpe, et du gr. eidos, aspect). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte au serropalpe.
— s. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères, de ia famille des sténelytres, ayant pour type le genre serropalpe.
SERROT s. m. (sè-ro — rad. serrer). Oisell. Bâton qui fait partie de certains piégea à prendre les oiseaux.
SERRULÉ, EE adj. (sèr-ru-lé — du lat.
serruta, petite scie). Hist. nat. Dentelé en scie, il Ou die aussi DENTiCULÉ.
SERRURE s. f. {sè-ru-re — du lat. sera. V. serrer). Techn. Machine qui sert à fermer au moyeu d'une clef : Serrure à pane dormant. Serrure à trots pênes. Serrure à ressort. Serrure à secret. Brouiller une serrure. Fausser les gardes d'une SERRURE. Chiquila se rit des grilles, des serrures, des murailles et des douves. (Th. Gaut.) Il Serrure bénarde, Serrure qui n'a pas de broche et, par . oiiséquent, dont la clef n'est pas forée. Serrure de sârelé, Serrure offrant des complications qui ia rendent impossible ou difficile à crocheter, u Serrure de coffre, Serrure avec moruilloii et uuberonnière. Il Serrure à vielle, Serrure sans cloison, munie d'un loquet. Il Serrure à ressort , Celle qui se ferme, sans l'aide de la. clef, en tirant la porte. |] Serrure à combinaisons , Celle qu'on ne peut ouvrir sans la connaissance.de certaines combinaisons secrètes.
— Kam. Serrure brouillée, Esprit dérangé, détraqué.
— Vous avez ta serrure, nous avons la clef, Malgré toutes vos précautions, nous viendrons à bout de ce que nous voulons.
— Prov. L'estomac est un coffre sans serrure. L'argent dépensé pour la table est absolument improductif.
— Coût. Sorte de gâteau qu'on fabrique à Labarre, près de Montmorency, à l'occasion de la fête patronale de ce hameau.
— Encycl. Techn. V. serrurerie.
SERRURERIE s. f. (sè-ru-re-rl — rad. serrure). An du serrurier : Connaître la serrurerie, il Ouvrages des serruriers .- La serrurerie française est recherchée pour sa solidité. t Ouvrages quelconques en fer forgé : La
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grosse serrurerie joue aujourd'hui un rôle importent dans les constructions.
— Encycl. Techn. L'art du serrurier ne comprend pas seulement la fabrication des serrures; il comprend aussi celle de plusieurs ouvrages de fer, tels que crémones, charnières, espagnolettes, gonds, boutons de porte et autres objets qui concourent à la fermeture et à l'ornementation des appartements ou des meubles, grilles, rampes, balcons, etc. Le serrurier, en définitive, est l'artisan qui travaille le fer, et il n'y a qu'une différence entre lui et le forgeron ou le maréchal ferrant , c'est que ses ouvrages sont plus délicats et que son principal travail n'est pas seulement le travail du marteau et de l'enclume, mais celui de la lime et de l'étau.
Il nous est resté peu de documents sur la serrurerie antique et sur celle des Romains ou des Gaulois jusqu'au moyen âge, époque à laquelle elle devint un art véritable. Les Romains employaient le bronze fondu et coulé pour leurs grilles de clôture; mais, dans les Gaules, l'abondance du fer fit presque toujours préférer celui-ci. Les grilles de bronze d'Aix-la-Chapelle, qui datent de Uharlemagne, doivent avoir été faites à Byzanee ou apportées de Cette ville par des Grecs. L'époque de Charlemagne , qui donna une forte impulsion à tous les arts, vit se développer considérablement l'art du forgeron. L'évéque d'Auxerre Gualdricus, vers 919, fit élever dans son église des portes particulièrement remarquables par la beauté de leurs ferrures. Les grilles et les pentures de porte qu'on a pu recueillir du xic et du xh» siècle témoignent d'un grand perfectionnement acquis durant cette période par la ferronnerie. On ne possédait pas alors les puissants moyens mécaniques qui fournissent aujourd'hui au serrurier des fers réduits en barres de toutes grosseurs et en plaques de diverses épaisseurs, dit M. Labarte, l'historien des arts industriels au moyen âge. Le forgeron faisait tout à la main ; aussi en arrivuit-il à manier, assouplir, conduire le fer à sa volonté, d'une façon propre à émerveiller. Après avoir, au début de l'art, assemblé simplement des brindilles de fer soudées à des embases et arrêtées aux montants d'un châssis par des embrasses contournées à chaud, les forgerons y ajoutèrent plus tard des rubans de fer enroulés, soudé3 en faisceau , s'épanouissant en boucles dans des sortes de cœurs formés de barres plus épaisses. Au xme siècle, ils s'ingénièrent à terminer les brindilles enroulées par des ornements enlevés à chaud k l'étampe. L'étumpe est une pièce de fer trempé servant de matrice. Avec les grilles, qui furent la principale oeuvre de la serrurerie, il faut citer lçs pentures de porte du xuo et du xiir» siècle, décorées de fleurons, de feuillages et d'animaux. Telles sont les pentures qui garnissent les portes de la Vierge et de Sainte-Anne au grand portail de Notre-Dame de Paris. Au xive siècle, les forgerons introduisirent quelques nouveautés dans leur art. Ils employèrent des plaques de fer battu, découpées et modelées au marteau et rivées au gros fer. Au moyen âge, on ne parait pas s'être servi de la lime pour réparer les défectuosités du travail. Vers la fin du x.v« siècle, la ferronnerie entra dans une voie de décadence.
Indépendamment de la grande serrurerie architecturale, les forgerons du moyen âge ont exécuté un grand nombre d'objets et d'ustensiles, des coffrets, des candélabres, des réchauds1, des chenets, des étuis, des serrures qui rivalisaient avec les travaux les plus délicats de l'orfèvrerie. Un des plus beaux restes de cette petite serrurerie consiste en deux portes d'une armoire de l'abbaye de Saint- Loup, à Troyes. Les serrures du moyen âge étaient généralement placées en saillie sur les portes des meubles; de la le nom de serrures à bosse qu'on leur donnait. On les décorait souvent de feuillages. L'entrée était masquée par une garde que retenait un ressort. Une ligure quelconque, un animal fantastique, décorait le cacne-entree. La boite du mécanisme, d'une seule pièce et réponssée au marteau, était également décorée. Les ligures de ronde bosse mêmes qui ornaient ces ouvrages étaient des pièces de forge. Les heurtoirs ou marteaux de porte, les landiers furent parfois de vrais chefs-d'œuvre d'ornementation. Les coffrets travaillés à jour exigeaient une adresse miraculeuse. On voit quelques-uns de ces coffrets dans les musées de Cluny et du Louvre. La Renaissance maintint à une assez grande hauteur l'art de la serrurerie. Le xvie siècle et même les deux siècles suivants virent fabriquer de fort belles grilles. Toutefois, les procédés de travail avaient changé. La tôle repoussée et rivée prit le principal rôle. On abandonna la soudure. Les plus belles grilles du xvno siècle sont celles de la galerie d'Apollon, au Louvre, dont la décoration est d'une extrême richesse et l'exécution d'un fini achevé. Ce sont d'anciennes grilles du château de Maisons. La peiite serrurerie du xvie siècle, celle des coffrets, des étuis, des serrures, des petites armoires, fut poussée à un grand degré de perfection et fort recherchée. Le musée de Cluny conserve de belles serrures des châteaux d'Anet et d'Ecouen. Les clefs étaient aussi remarquables que les serrures, décorées de figurines en ronde bosse, de chiffres, d'armoiries. Mais, dès cette époque, ce ne sont plus là des pièces de forge ; le ciseleur
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remplaça le forgeron. Le ciseau et la lime, nu heu du marteau, exécutèrent les détails artistiques. Au XViie siècle, on commença à abandonner de tels travaux, fort.longs, fort coûteux et qui ne trouvaient pas assez d'amateurs pour les encourager. Les artisans en fer de Venise et de Milan ont exécuté des tables , des cabinets, des toilettes, des lavoirs d'une grande beauté. Néanmoins, c'est dans le nord delà France, les Flandres et les pays rhénans que l'art de la ferronnerie fut toujours poussé le plus loin. Le chef-d'œuvre du forgeron et du ciseleur réunis est le fauteuil exécuté par Thomas Buker en 1574 pour la ville d'Augsbourg, qui l'offrit à Rodolphe II. Ce fauteuil est actuellement au musée de Kensington, à Londres. Un autre grand maître en ciselure de fer fut Leygebe, qui travailla à Nuremberg et à Berlin, où il mourut en 1683. Les musées de Berlin et de Dresde montrent de lui d'admirables poignées d'épée.
Les premiers statuts de la corporation des maîtres serruriers de Paris datent de Ull. Ils ont été renouvelés sous Louis XIV en 1652. La plupart des serrures étaient faites hors Paris et venaient de Picardie et du Forez. Les serruriers de Paris n'exécutaient eux-mêmes que les serrures compliquées et à ressorts. Quant aux fins ouvrages rappelant ceux du moyen âge, on ne les entreprenait plus que comme chefs-d'œuvre pour passer de compagnon maître. Un petit livre trèsrare de 1676, par Robert Davesne, maître serrurier, montre parses planches qu'au xvrje siècle la serrurerie d'art française pouvait exécuter encore de belles pièces, telles que panneaux, grilles et balustrades, mais toutefois d'un assez mauvais goût décoratif.
A cette époque du moyen âge et de la Renaissance, où l'artisan était très-souvent artiste, le serrurier exécutait des ouvrages de fer de toute sorte, repoussés, estampés, façonnés au marteau ou à lu lime, qui, tout en étant des objets d'utilité, étaient en même temps des objets d'art. Les gonds ou charnières, au lieu d'être vissés, comme aujourd'hui, sur le champ des châssis ou a 1 intérieur des meubles, découpés d'une façon élégante et curieuse, repousses ou gravés, étaient placés d'une manière apparente et fixés par des vis ou des clous dont la tête' était ornementée, ciselée et formait saillie. Au xviio siècle encore, on ornait les meubles de belles ferrures ; mais , au xvme siècle , la mode vint des appliques de cuivre et, depuis, l'art des ferrures a été abandonné.
La serrurerie, en tant que fabrication de serrures, s'est développée, appelant à son aide toutes les ressources de la mécanique et faisant, en quelque sorte, de l'horlogerie de fer, A l'Exposition universelle de 1867, ce qui abondait surtout dans les produits de cette industrie, c'étaient les serrures à gorge, incrochetables, des coffres incombustibles, des coffres-forts des cadenas à lettres, etc. Chacun des exposants avait apporté quelques modifications au système primitif, de sorte qu'il y avait autant de modes de fermeture que d'exposants. Toutes ces serrures, en définitive, n'étaient et ne sont que des serrures à gorge , mais combinées de telle façon qu'il est, en effet, presque impossible de les ouvrir sans en avoir la clef; car une d'elles, bien construite, ne saurait être ouverte par une clef différant tant soit peu de la clef piimilive, et cela dans une quelconque de ses parties.
La serrurerie comprend trois parties qui diffèrent entre elles pour la nature des travaux : la serrurerie du bâtiment, qui est la serrurerie proprement dite; la serrurerie de charronnage et la grosse serrurerie. Ces deux dernières seraient mieux désignées par le nom de ferronnerie, puisque les ouvriers n'y font pas de serrures; mais l'usage a conservé le nom de serrurerie pour tous ces travaux du fer.
— Serrurerie du bâtiment. Les matériaux employés par les serruriers sont le fer, l'acier, le cuivre et le laiton; la houille, le charbon de bois et quelquefois le coke leur servent pour les besoins de la forge et la chauffe des métaux. Leur travail est de deux sortes, le travail de forge et le travail d'établi. Pour le premier, leurs outils sont la forge et les soufflets d abord, puis les enclumes, les pinces, des broches, des marteaux de plusieurs espèces et de différents poids, des tenailles, des châsses rondes, carrées et à biseau , des mandrins, étampes, tranches, perçoirs, tranchets et le casse-fer à froid. Les outils d'établi sont les étaux de diverses grandeurs, les ciseaux, burins, mandrins, filières et tarauds, la machine k forer et ses forets, les fraises, trépans, mèches, tours et limes de toute sorte, de toute grosseur et de toute forme. Le travail de forge consiste à corroyer le fer, à le faire chauffer, le frapper, le dresser, le courber et le souder. A 1 établi , on le lime , on le perce, on l'ajuste et on le polit; on lo taraude ou on le tourne.
Le soudage, comme le forgeage, se fait toujours à chaud ; pour souder le fer, on le fait rougir et l'on reconnaît qu'il est propre à être soudé : 1» quand, en faisant agir le soufflet, il sort du feu de petites étincelles qui ne sont autre chose que des parcelles de métal incandescent détachées- d la barre et chassées par le vent du sonnet; 2» quand, en examinant le fer, on voit que sa surface parait être couverte d'une couche H-
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quide qui se remue en tous sens, propriété qui a fait donner k la chaleur où elle se manifeste le nom de chaude suante; 3» enfin quand le fer retiré du feu projette des étincelles brillantes. Avant de placer le ter au feu, on en a préalablement taillé en bec de flûte l'une des extrémités de chaque partie à souder, en refoulant un peu le métal pour fournir à la perte provenant de la chauffe. Quand les deux bouts ainsi taillés ont atteint le drgrô de chaleur défini plus haut, le forgeron et son aide retirent les morceaux du feu, les apportent sur l'enclume où Je frappeur pose d abord celui qu'il tient , puis le forgeron ajuste sur le biseau que forme ce morceau celui qui termine la pièce qu'il a entre les mains, ensuite il frappe à petits coups pour provoquer l'adhérence et donner du corps au métal; enfin il prend un marteau plus lourd et frappe alternativement uvec un aide qui doit prendre soin de régler la force de ses coups sur ceux du forgeron et frapper A la même place. C'est ce qu'on appelle une soudure à simple amorce. Quand on craint que cette sorte de soudure ne soit pas suffisante, on taille dans chaque bout une espèce de tenon et de mortaise qu'on assemble et qu'on soude comme précédemment.
Pour polir les pièces quand elles sont forgées et pour les façonner à l'établi, ou les place dans l'étau, puis on les Iravaille à la lime , commençant par le carreau, ou lime : forte et carrée, pour dégrossir, puis passant , aux carrelets de différentes forces, puis enfin ' à la lime et adoucissant avec des outils de ce I genre de plus en plus fins.
j Quand on veut orner les ouvrages de fer de dessins en relief on a recours à l'étam- 1 page ; on confectionne des poinçons ou étampes, dont l'un des bouts représente en creux le dessin qu'on veut obtenir; puis on fait chauffer le fer au rouge et l'on place, sur les parties ainsi chauffées et qui doivent recevoir l'ornementation, l'étampe froide sur laquelle on frappe à coups redoubles et réguliers ; le fer rougi soumis k ce travail prend l'empreinte de l'étampe ou moule; quand le ter est mince, on le façonne aussi au repoussé, c'est-à-dire en développant et bomUmi la surface par un frappement à petits coups réitérés exécuté à l'envers de la face qui doit présenter le relief; mais ce procédé, employé pour la confection des feuilles do rinceaux sous Louis XIV et Louis XVI, dans la décoration des rampes d'escalier et des grilles, est peu usité aujourd'hui. II en est de même du découpage qui servait aux mêmes ouvrages rares à notre époque. Le découpage s'exécute en cisaillant dans une feuille de tôle mince le patron ou modèle du dessin qu'on doit obtenir; on applique ce patron sur le fer chauffé, puis on le découpe au ciseau, on enlève les bavures au carrelet et on polit le découpuge à lu lime.
Outre la soudure destinée à relier deux morceaux de fer de manière à n'en faire plus qu'un, ce qu'on appelle uussi rebraser, les serruriers ont deux façons d'assembler et de fixer les pièces les unes aux autres, par des vis ou par des rivets. Quand ils emploient les vis, ils taraudent d'abord Je trou dans lequel elles doivent entrer, ils en fraisent le bord afin que la tète ne fusse point saillie, puis ils la vissent de la manière commune. Les rivets sont réservés aux assemblages qui exigent une plus grande solidité-), une plus étroite adhérence; pour les obtenir, on perce d'abord un trou dans les deux parties à assembler; puis on y fait pénétrer, en le forçant un peu, s'il le faut, un bout de fer en fil que l'on coupe de manière k le laisser dépasser de chaque côté, ensuite frappant sur les deux pointes on refoule le métal, le forçant à renfler au milieu, c'est-à-dire dans les trous, et l'écrasant sur le bord; cette opération faite, on enlève à la lime les ébaibnres qui résultent du frappement et l'on a formé une sorte de soudure à froid, un chevillage de fer.
L'acier utilisé par la serrurerie se Iravaille de la même façon que le fer, seulement avec plus de soin et de délicatesse; on le forge k une température plus basse et il faut le ménager au feu ; on le soude au rouge cerise et, pour préparer la soudure, on jette souvent du grès pilé sur le feu et sur l'acier, pour le couvrir d'un vernis de silicate qui empêche l'action directe du feu sur ce métal et en détermine la fusion. La fonte se perce à froid et le reste du travail, d'ailleurs peu compliqué, s'y fait au rouge ; on la fait rougir lorsqu'on veut la scier; c'est le moyen le plus ordinaire de découpage employé à son égard, et on peut, à cet effet, se servir d'une scie de menuisier, ta fonte rouge n'étant pas plus dure que le bois.
Un grand nombre d'ouvrages de serrurerie, ceux qui sont compris dans les objets de quincaillerie commune, sont des plus simples et sont fabriqués à l'aide de machines-outils; aussi n'avons-noits pas à nous en occuper spécialement. Mais les plus importants , comme les plus difficiles, sont la contention des serrures et des outils compliqués ou machines dont la construction appartient à des ouvriers spéciaux ou mécaniciens. Les moyens de fermeture des appartements ou des meubles sont de plusieurs sortes, parmi lesquelles on peut distinguer le verrou, branche de fer mobile, maintenue par deux sortes de gâchettes et qu'on pousse dans la gâche; le loquet, tige de fer plate qui, maintenue k
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l'une des extrémités par une vis, s'élève et s'abaisse, par le jeu d'un bouton, et tombe dans une encoche ou un crochet fixé à l'embrasure de la porie on a tout autre châssis ; le bec-de-cane , pêne fixé à un ressort à boudin, oui le repousse continuellement et qu'on fait jouer en agissant sur ce ressort, et enfin la serrure proprement dite.
La serrure est une boîte nommée palâlre, contenant un mécanisme destiné à faire jouer le pêne dans des conditions déterminées; le pêne est une sorte de verrou mis en mouvement par une clef; on nomme tête du pêne la partie qui sort de la serrure et qui s'engage dans la gâche; la queue du pêne est celle qui reste dans la serrure et qui porte sur un côté des saillies, appelées barbes du pêne, sur lesquelles agit la clef; sur l'autre côté sont établies les encoches dans lesquelles tombe l'ergot qui termine un ressort nommé Varrêt du pêne. Enfin, dans l'intérieur, certaines pièces de tôle contournées s'accordent avec les découpures de la clef et forment les gardes ou garnitures. Ces gardes, dont les découpures sont très-variées, sont destinées à empêcher une clef étrangère d'entrer dans la serrure et surtout de l'ouvrir. Mais l'expérience a prouvé que, si ces gardes pouvaient empêcher l'introduction de clefs étrangères, elles étaient impuissantes contre l'usage des rossignols employés par les malfaiteurs et qui sont de simples crochets de fer, minces et longs, qui, s'introduisant par lé vide laissé pour l'entrée de la clef, vont atteindre l'ergot et le décrocher. Quelles que soient les découpures faites aux gardes, il n'en est pas qui puissent résister k l'emploi du rossignol ; elles peuvent présenter plus ou moins de difficulté à l'introduction de cet instrument, mais c'est tout ce qu'on en peut attendre.
Il est un autre genre de serrures qui ne présentent pas les mêmes inconvénients ; elles se composent d'un mécanisme dont les pièces doivent s'ajuster dans certaines positions pour que la serrure puisse être ouverte, et, à cause de cela, on les nomme serrures <i combinaisons. Ces serrures s'ouvrent tantôt avec une clef et tantôt d'elles-mêmes quand les combinaisons sont bien placées. Elles sont dues au perfectionnement d'une serrure égyptienne, exécutée en bois dans toutes ses part|es et remarquable par sa simplicité et la sûreté qu'elle présente. Celle qui a servi de modèle à toutes les autres, quelque ■ modification qu'on lui ait fait subir, et qui contient le principe des serrures à combinaisons, se compose d'un verrou passant dans une mortaise pratiquée dans une pièce voisine. Dans cette pièce, garnie de chevilles placées irrégulièrement et correspondant à des trous çereés dans l'un des bouts du verrou, on a tait une ouverture recevant une autre pièce carrée placée au-dessus du verrou, dont la course est bornée par une encoche qui s'appuie au bord de la mortaise ; enfin, un trou longitudinal reçoit la clef, et celle-ci porte à son extrémité des chevilles disposées de la lu -me façon que les trous pratiqués dans le verrou. Si le verrou est poussé de manière que l'encoche vienne toucher la mortaise, les trous du verrou répondant aux chevilles fixées dans la pièce placée au-dessus, et, cette pièce descendant par son poids, le verrou est arrêté. Pour le soulever, il faut se servir de la clef qui est ajustée avec cette combinaison, et aucune autre, non plus qu'aucun instrument, n'en peut tenir lieu. On l'introduit dans le trou du verrou jusqu'à ce qu'elle touche le fond ; on la soulève , et comme les chevilles dont elle est garnie répondent aux trous du verrou, toutes sont soulevées à la fois; d'autre part, les chevilles de la clef étant d'une hauteur égale a l'épaisseur de la partie du verrou dans laquede sont percés des trous, les chevilles sont, de oe côté encore, soulevées au-dessus du verrou et, en tirant la clef, on entraîne ce dernier laissé libre par les chevilles de la pièce qui, placée au-dessus, formait arrêt. On le voit, cette serrure présente toutes les garanties de sécurité, et' les rossignols des malfaiteurs ne peuvent rouvrir; seule, une clef exactement faite pour elle peut y parvenir et l'on n'a point à craindre que celle qu'on possède soit imitée; si on a le soin de ne la confier à personne. Ce mécanisme, à la fois si simple et si ingénieux, donna lieu à de nombreuses applications et k divers systèmes; mais la serrure la plus remarquable faite dans ce genre est celle de Joseph Bramah, mécanicien anglais, qui apporta de notables modifications au type primitif et créa un nouveau genre de combinaisons.
On fait des serrures à combinaisons de toutes grandeurs, depuis celles de porte cochère, fortes et lourdes, jusqu'à celles de coffre-fort et à celles de portefeuille, serrures minuscules, représentant les premières pour ainsi dire en miniature, mais tout aussi solides les unes que les autres et tout aussi incrochetables.
Outre la pose des gonds et ferrures de portes, de persiennes, de fenêtres, de volets et devantures de boutique, les serruriers sont encore chargés de la pose des sonnettes et des stores ou bannes, et ils considèrent ces travaux comme les plus difficiles de leur métier. Ils sont cependant simples et ne demandent pas une grande ingéniosité dans les moyens ni une grande perfection dans l'exécution.
Les sonnettes se posent, comme on sait, en
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fichant sur la face extérieure du mur un angle, ordinairement de cuivre, fixé par son sommet d'une façon mobile à un rivet. Un fil de fer attaché k l'un des bouts de cet angle communique, à l'intérieur, avec un ressort auquel est attaché la sonnette, et, à l'autre bout de l'angle, pend le cordon qui met en branle ce mécanisme élémentaire et dont le but consiste k changer la direction d'un mouvement rectiligoe. La pose des stores exige plus d'exactitude dans l'exécution du travail. Dans le premier cas, une poulie est fichée en bas de l'un des côtés de l'embrasure de la fenêtre; une poulie semblable termine du même côté le bâton autour duquel s'enroule le store et qui est maintenu par un jeu de rondelles ; un cordon sans fin, glissant sur les deux poulies, fait manœuvrer te bâton et le store pour enrouler ou dérouler ce dernier. Dans la pose des bannes, le résultat est le même, mais le mécanisme diffère en ce que la poulie du bâton est remplacée par une petite roue d'engrenage, s'adaptant à une roue horizontale fixée à l'extrémité d'un arbre, muni par le bas d'une manivelle mobile.
— Serrurerie de charronnage. Le serrurier charron est spécialement occupé à la confection des ferrures employées pour la construction des voitures de diverses espèces; mais les plus importants de ses travaux sont la forge des essieux, -des cols de cygne et des ressorts. On sait ce que sont les essieux, qui, par leur forme et la façon qu'ils exigent, rentrent plus particulièrement dans les attributions du tourneur ; le col de cygne est un nom donné à toute courbure qu'on fait subir à une tringle de fer, ce qui lui donne, en effet, quelque analogie avec le col du cygne. Dans une voiture, c est la pièce qui réunit l' avanttrain à l'arrière-train ; elle se fabrique en plaçant une barre de fer du Berry entre deux barres de fer de roche ; ces trois barres ainsi réunies sont bien forgées ensemble, puis bien soudées k chaude suante; la forme de leur courbure varie suivant la hauteur des roués et les dispositions de la voiture. Les ressorts sont des feuilles minces d'acier qui, par leur élasticité , adoucissent la transmission du choc des roues sur des corps durs; ils sont formés de plusieurs feuilles posées les unes sur les autres et qui vont en se rétrécissant de telle sorte que le milieu du ressort est beaucoup plus épais que les extrémités. Le nombre de ces feuilles varie suivant la grandeur des ressorts; les plus petits ne sont faits qu'avec cinq feuilles d'acier, tandis que les grands en ont quelquefois dix et même douze. L'ouvrier qui fabrique ces ressorts taille d'abord la bande la plus longue, dont il amincit et allonge encore les bouts au marteau en réservant une espèce de tenon, nommé têtion, qui fait saillie; il prépare ensuite une bande moins longue de la même façon, en y plaçant de même un têtion; puis, vers le bout, c'està-dire tout près de cette sorte de tenon, il pratique à l'étampe une sorte de mortaise qui reçoit le têtion de la première bande ; celui de la seconde pénètre dans la mortaise de la troisième, et ainsi de suite. Quand toutes les bandes sont ainsi assemblées, il y visse le collier au milieu, puis il cintre la maîtresse tige, qui entraîne les autres bandes auxquelles elle est liée dans sa courbure ; il les trempe en paquet au rouge cerise et les recuit pour égaliser la trempe. Il n'y a plus alors qu'à les fixer à la voiture.
— Grosse serrurerie. Cette serrurerie, employée dans la construction des planchers de fer, des piles des ponts, des gares et de certains établissements, est une industrie en quelque sorte toute nouvelle et qui, en quelques années, a pris un énorme développement, depuis qu'on a songé à remplacer le bois par le fer dans les constructions et même à exécuter des constructions entièrement en fonte ou en fer. Cette industrie est complètement un travail de forge, et les types principaux de sa production offrent peu de variété, de même que ses procédés de travail; ces derniers se bornent kla forge proprement dite, au sciage de la foute, à 1 étampuge, au perçage et au vissage. Les connaissances exigées pour l'emploi des matériaux sont celles de la résistance des corps et de la direction de cette résistance proportionnellement aux poids et charges k soutenir et sont le fait, non pas des ouvriers qui travaillent le fer, mais des architectes qui dressent. le plan des constructions. Cette industrie, qui prend chaque jour une plus grande importance, semble destinée à faire une redoutable concurrence k la charpente, qu'elle tend à remplacer dans beaucoup de cas.
SERRURIE s. f. (sè-ru-rl). Bot. Genre d'arbustes, de la famille des protéacées, comprenant une quarantaine d'espèces, qui croissent au Cap de Bonne-Espérance.
SERRURIER s. m. (sè-ru-rîé — rad. ferrure). Artisan, ouvrier qui fait des serrures et toute sorte d'ouvrages en fer forgé : Maître serrurier. Apprenti serrurier. Sous le rèyne de Charles Vlll, un serrurier d'Arras fit une fausse clef d'une des portes de ta ville et la donna furtioement au clief d'un parti ennemi. (Castil-Blaze.)
Mai3 & peine les coqs, commençant leur ramage, Auront de cris aigus frappé le voisinage, Qu'un affreux serrurier, laborieux Vulcain, Qu'éveillera bientôt l'ardente soir au gain,
SERT
Avec un fer maudit qu'A grand bruit il apprête. De cent coups de marteau va me rompre la tête.
BOtLEAU.
— Serrurier mécanîen, Celui qui travaille les pièces employées dans la construction des machines.
— Serrurier en bâtiments, Celui qui fait les ouvrages les plus employés dans la construction des bâtiments.
— Serrurier charron , Celui qui travaille les pièces employées dans la construction des voitures,
— Ornith. Nom vulgaire de la mésange charbonnière et dupivert.
— Encycl. V. serrurerie.
SERRURIER (Jean-Baptiste-Toussaint) , médecin français, né k Orléans en 1796, mort à Paris vers 1860. 11 fit ses études médicales dans cette dernière ville et fut reçu docteur en 1821. Membre de la Société de médecine pratique, il a rendu un compte exact des travaux de cette société pendant les années 1829, 1830, 1831 et 1832, puis il a publié, Sur la mobililê des os du crâne, un mémoire qui explique pourquoi ces os supportent de violents efforts sans se rompre, et il a écrit sur les conseils de discipline une lettre dans laquelle les inconvénients et les avantages de cette institution projetée sont appréciés avec discernement. En 1838, il publia une série de lettres dans la Gazette des hôpitaux, en réponse à l'opinion de M. Regnart, un dentiste remarquable, qui regardait la carie dentaire comme le résultat de l'altération chimique des dents, tant par les principes acides que contiennent les aliments que par ceux qui se dégagent da la décomposition de ces aliments séjournant dans les interstices dentaires. Enfin, on lui doit les deux ouvrages suivants : Phrénologie morale ou Opposition à la doctrine phrenologique matérielle de Broussais (1840, in-8°) ; Ou mariage considéré dans ses rapports physiques et moraux; inconvénients de l'union entre individus entichés d'un principe constitutif héréditaire {1845, in-8°).
SERR Y (François-Jacques-Hyacinthe), théologien français, né à Toulon en 1659, mort à Padoue eu 1738. Entré dès sa jeunesse chez les dominicains, il vint achever ses études à Paris, y enseigna la philosophie, puis se livra kla prédication. Appelé à Rome avec les titres de théologien du cardinal Altieri et de consulteur de l'Index, il revint à Paris en 1696 et, l'année suivante, accepta à Padoue une chaire de théologie. Ses principaux écrits sont : Eistorige congreyationum deauxiliis divinx gratis lia. IV (Louvain, 1700, in-fol.); le Correcteur eorrioé (Liège, 1704, in-fol.) ; D. Augustinus a culumnia vindicatus (Cologne, 1704, in-12) ; tixercitationes de Christo ejusque maire (Venise, 1719, in-40); Theologiu supplex (1736, in-12), traduit en français en 1756, etc.
SERSALE, bourg du royaume d'Italie, province de la Calabre Ultérieure Ile, district de Catanzaro , mandement de Cropani ; 3,264 hab.
SERSALISE s. m. (sèr-sa-li-ze — de Sersalis, nom d'homme). Bot, Genre d'arbres, de la famille des sapotacées , comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans l'Australie tropicale.
SERSIFIX s. m. (sèr-si-ti). Bot. Nom vulgaire des salsifis : Le sersifix commun élèoe sa tige à soixante centimètres. (T. de Berneaud.)
SERT, ville de la Turquie d'Asie, dans le pachalik et k 130 kilom. N.-E. de Diarbekir, près du Khabour; 3,000 hab. Collège; mosquées, église arménienne. Elle est bâtie sur 1 emplacement de l'ancienne Tigranocerte.
SERTAIGE s. f. (sèr-tè-je). Comm. Sorte de toile de ménage, en fil de chanvre, qui se faisait anciennement dans le Forez, et que l'on appelait ainsi du nom de celui qui en avait créé ou perfectionné la fabrication.
— Adjectiv. : Toile sertaioe.
SERTAO on SEKTA41, nom donné, au Brésil, k certaines parties du territoire de quelques provinces peu peuplées ou incultes, entre autres aux solitudes du San-Francisco, dans la province de JMinas-Geraes. Les rares habitants qu'on rencontre dans ces déserts sont appelés Sertanejos.
SERTE s. f. (sèr-te).Techn. Enchâssement des pierres fines,
— Ichthyol. Poisson du genre cyprin, qui habite le nord de l'Europe.
SERTI, ie (sèr-ti, 1) part, passé du v. Sertir. Enchâssé dans un chaton : Diamant bien serti, mal SERTI.
— s. m. Travail du sertisseur, ouvrage qu'on fait en sertissant : Un serti très-délicat.
SERTIR v. a. ou tr. (sèr-tir. — Diez présume que ce mot se rattache au latin sertum, couronne, et signifie proprement entourer d'une couronne. Scheler, de son côté, demande si le mot ne serait pas pour ensertir et ne se rattacherait pas au verbe latin inserere, insérer, par le supin insertum. Du reste, inserere et sertum appartiennent à la même famille, car sertum vient de serere, qui entre dans le composé inserere. Serere représente exactement le grec erJ, eirô et le sanscrit
SERT
saray, étendre, causatif de la racine sar, aller, couler, d'où le sanscrit sarat, sarit, fil, arménien sarich, corde, grec ormos, corde, chaîne, collier, ormia, ligne à pêcher, erma, lien, pendant d'oreille, latin séries, etc.). Techn. En termes de joaillier, Enchâsser dans un chaton : Sertir un diamant, une ëmeraude. Il En termes de serrurier, Unir à l'aida de petites saillies ménagées près du trou qui doit recevoir l'autre pièce.
SERTISSAGE s. m. ( sèr-ti-sa-je — rad.
sertir). Action ou manière de sertir, de fixer des pierres dans des ouvrages d'orfèvrerie.
— Encycl. Le sertissage se pratique de trois manières différentes : serti en bâte ou chaton, serti en pleine matière, serti k jour et sur griffes. Le serti en chaton est le plus anciennement connu. L'orfèvre ou le joaillier ayant préparé les chatons à grandeur convenable, selon les pierres qu'il s'agit de fixer, l'ouvrier sertisseur n'a plus qu'à les placer dans les bâtes et à sertir à I l'aide d'un marteau spécial dit marteau à sertir. La pierre est dite sertie en chaton lorsque le métal est appliqué bien exactement tout autour et que l'ouvrier a levé à l'échoppe des griffes dans la bâte, afin d'assurer le maintien de la pierre. Cette façon de serti, la plus simple, est encore en usage dans l'orfèvrerie d'église et dans le. bijou genre ancien. Les pierres ainsi retenues ne sont généralement pas taillées et sont choisies par les orfèvres parmi celles dites cabochons.
Le serti en plein diffère du précédent en ce que, les chatons n'existant pas et le sertisseur étant obligé de driller les places auxquelles il va fixer la pierre, c'est de son goût et de son adresse que dépend la bonne exécution du byou. Sertir une pierre dans ces conditions, c est, après l'avoir placée dans le trou drille ou chumpleué, appliquer sur les bords une partie du métal qui l'entoure, après l'avoir relevé à l'écho,. pe. Le métal ainsi relevé ne doit couvrir de la pierre que la quantité absolument indispensable pour la maintenir solidement en place. Ce travail exige de la part du sertisseur une grande habileté, car il opère souvent sur des perles fines et des opales de grand prix, qu'il pourrait broyer en se proposant de les sertir trop fortement.
Avec l'échoppe à refendre, l'ouvrier a ramassé le métal, il l'a fait saillir à hauteur ; avec l'échoppe à a rrêter, il l'applique, et avec le marteau à sertir il s'assure que sur aucun point il ne se trouve d'interstices.
Dans le sertissage à jour ou sur griffes, le metteur en œuvre a préparé les griffes ou panier, dans la partie intérieure desquelles il a pratiqué une feuillure sur laquelle viendra poser la pierre; le sertisseur n'a plus qu'à bien observer l'ordre des pierres à placer, à les poser bien d'aplomb et à rabattre l'extrémité des griffes autour de la pierre. Co sertissage est celui qui est employé pour les pierres de prix, <;ui n'ont rien à craindre d'un examen attentif, ou pour les pierres fausses, strass, etc., destinées à imiter les bijoux de prix.
C'est dans le sertissage sur plein ou en chaton que les joailliers écoulent leurs pierres les plus défectueuses. Souvent on double une pierre belle, mais mince, d'une autre moins belle et quelquefois d'une teinte légèrement différente. L'unité de ton est ramenée par des paillons de couleur placés au fond du chaton. D'autres fois, on se contente de peindre le dessous de la pierre et on sertit comme à l'ordinaire. Le doublage est quelquefois mais rarement, employé dans le montage a griffes; il est plus fréquent dans les serlùsages sur bâte à jour ou chaton sans fond. Pour doubler une pierre, on s'assure que les deux surfaces qu'on veut rapprocher sont bien parallèles entre elles; k l'aide d'un fondant très-fusible et incolore, on les colle et on passe au feu pour fixer. L'opération bien faite, on donne au lapidaire, qui retouche les pierres afin de faire disparaître les différences de taille qui pourraient exister, et la pierre est livrée au commerce.
Le sertissage du diamant sur fond donne lieu aux préparations suivantes : le fond du chaton est peint en noir intense ; sur cette peinture générale on place un paillon d'argent déchiqueté selon qu'il est besoin pour faire ressortir les feux de la pierre ; au centre de ce paillon est peinte en noir une croix ou une étoile dont le milieu correspond exactement avec la partie du diamant qui posera sur le fond du chaton ; les parties latérales iutérieures de la bâte du chaton sont avivées, afin d'être très-blanches. L'ouvrier pose alors sa pierre, la tourne et retourne, afin de trouver la disposition la plus propre à produire les feux, et il sertit. Ou dépose aussi assez souvent sur les côtés du chaton des bouts de cheveux noirs, très-courts et en très-petit nombre, mais dont la mobilité entre la pierre et le fond contribue à augmenter l'éclat du diamant. Si le diamant a des reflets jaunes, les sertisseurs savent les masquer en plaçant, au lieu d'un paillon blanc, un paillon bleu.
Le sertissage, à notre époque, est devenu une branche d'industrie assez importante. L'orfèvrerie, la bijouterie, la chasublerie, les petits meubles, les bronzes emploient dp grandes quantités de pierres serties.
Une des grandes difficultés du sertissage consiste dans le coloris de la pièce. Ii faut
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que le sertisseur possède une grande sûreté de goût pour mettre en place les pierres les plus convenables; souvent une différence presque insensible de teinte ou de feu suffit pour déparer toute une aigrette. Cette difficulté n'existe pas dans le sertissage du faux.
SERTISSEUR s. m. (sèr-ti-seur — rad.
.wi«r),Techn. Celui qui sertit, qui sait sertir : Un habile sertisseur.
SERTISSURE s. f. (sèr-ti-su-re — rad. sertir). Techn. Manière dont une pierre est sertie : Un procédé de sertissure. Il Partie du chaton qui entoure la pierre et qui la retient.
SERTORIUS (Quintus) , général romain, né a Nursia (Sabine) vers 18! av. notre ère, tué en Espagne en 73. Il suivit d'abord la carrière du barreau, où son éloquence lui promettait de brillants succès, servit ensuite avec éclat dans la guerre contre les Cirabres, d'abord sous Cépion (105), puis sous Marius (102), fut envoyé en 97, comme tribun militaire, en Espagne, où, par sa bravoure et ses traits d'uudace, il jeta les fondements de l'immense renommée qu'il eut dans la suite parmi ces peuplades belliqueuses.
Nommé questeur à son retour à Rome (91), il fut envoyé dans la Gaule Cispadane, combattit et vainquit les Marses, reçut plusieurs blessures et perdit un œil. Pendant la guerre sociale, Sertorius sut empêcher la défection de la Cisalpine, encourut la haine de Sylla pour son attachement au paru de Marius et rentra a Rome avec ce dernier, qu'il avait fait rappeler (87). H ne proscrivit personne, mais fit mettre à mort quatre nulle esclaves qui avaient égorgé leurs anciens maîtres après s'être portés aux derniers outrages sur leurs femmes et leurs tilles. La mort de Marius, le retour de Sylla et l'incapacité des généraux du parti expirant contraignirent Sertorius à passer en Espagne pour y continuer la lutte contre le parti aristocratique (83). Ne pouvant se maintenir contre le lieutenant de Sylla, Annius, il alla faire ta guerre en Mauritanie. Appelé par les Lusitaniens, qui vouLtient se débarrasser de la dure domination d'Annius, il revint en Espagne en 80, battit successivement plusieurs généraux romains et conquit en peu d'années la plus grande partie de la péninsule. Les peuplades indigènes avaient la plus grande vénération pour lui, à cause de sa douceur et de son courage. La superstition entrait aussi pour une bonne part dans l'ascendant qu'il exerçait, car il avait su persuader à. ces barbares qu'il était en communication avec les dieux au moyen d'une biche blanche dont il était toujours accompagné. Passé maître dans la guerre de montagnes et d'escarmouches, harcelant sans cesse l'ennemi, puis fondant tout à coup sur lui au moment favorable, il battit à plusieurs reprises Metellus, considéré comme un des meilleurs généraux romains, et reçut en 77 un nouveau renfort. Perpenna, général incapable et ambitieux, échappé au désastre du parti de Marius, se jeta en Espagne dans l'intention d'y faire la guerre pour son propre compte; mais ses soldats le contraignirent de se joindre ù Sertorius. Celui-ci avait organisé en Espagne une république à l'imitation de celle de Rome et établi à Osca, sa capitale, un sénat composé de tous les proscrits que la guerre civile avuit chassés de l'Italie. C'est parmi les Romains qu'il choisissait encore tous ses officiers, car il ne considérait les Lusitaniens que comme des barbares, et il était toujours poursuivi par l'idée de revenir dans eette Rome qui lui était si chère. ■ Je préfère, disait-il, la vie la plus obscure dans Rome à l'empire du monde entier dans l'exil. > Vainement Metelius avait niia sa tête à prix et promis 100 talents à celui qui assassinerait Sertorius. Le sénat, voulant mettre fin à la guerre, envoya Pompée en Espagne en 73. iUais Sertorius battit à plusieurs reprises Pompée, qui dut demander des secours après avoir été rejeté au delà des Pyrénées. Mithridate rit alors alliance avec l'infatigable révolté, qui continuait à être maître de l'Espagne. Toutefois, les Espagnols, qui lui fournissaient incessamment de l'or et de l'argent, commençaient à se lasser. Sertorius, dont le caractère s'aigrit, se montra alors sévère jusqu'à la cruauté et mit à son comble le mécontentement en faisant mettre a mort plusieurs enfants des grandes familles lusitaniennes qu'il gardait auprès de lui comme otages. 11 fut enfin assassiné par ses propres officiers, entraînés dans un complot par Perpenna, qui convoitait le commandement (73). Pompée eut facilement raison du traître. Osca, Termer, Valence, Calaguris tombèrent en son pouvoir. Vaincu et fait prisonnier, Perpenna crut sauver sa vie eu livrant les papiers de Sertorius. Pompée ne l'en condamna pas moins à mort et lit brûler les papiers sans les lire, craignant, dit-on, de comprouie.tre des personnages considérables de Rome. Peut-être lui-même eût-il été compromis, l'lutarque a écrit la Vie de Sertorius et Corneille a tiré des actions et de lu mort de ce grand capitaine le sujet d'une tragédie. Voici ce que dit Plutarque :
« Sertorius n'était accessible, dit-on, ni il la volupté ni à la crainte. Intrépide dans les dangers, modéré dans la bonne fortune, il ne le cédait en audace, pour un coup de main, à nul des capitaines de son temps. S'agissait-il de dérober un dessein aux ennemis, de
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préveuir leurs projets, de s'emparer d'un poste avantageux , d'employer à. propos la ruse et l'adresse, c'était l'homme habile par excellence. Magnifique jusqu'à la prodigalité dans la récompense des belles actions, il était modéré dans la punition des fautes. Toutefois, la cruauté et la violence avec lesquelles il traita, dans les dernières années de sa vie, les otages qu'il avait entre les mains prouveraient que la douceur ne lui était pas naturelle et qu'il en prenait les dehors par intérêt, suivant le besoin des circonstances,., Sertorius dut à ses exploits l'admiration et l'amitié de3 barbares. Ils étaieut ravis que Sertorius leur eût ôté leur manière sauvage et brutale de combattre pour leur faire adopter les armes, l'ordonnance et la discipline romaines, transformant une multitude de brigands en une armée véritable. Sertorius prodiguait d'ailleurs l'argent et l'or pour en orner les casques, pour en émailler les boucliers; il les invitait à se faire des tuniques et des manteaux brodés, leur fournissant ce qui était nécessaire pour cela et les piquant d'émulation par son exemple. C'est ainsi qu'il les menait à son gré... Tant que Sertorius n'eut que Metellus à combattre, la plupart de ses succès semblaient dus à la vieillesse et à la lenteur habituelle de Metellus, incapable de résister à un homme audacieux et dont les troupes ressemblaient beaucoup plutôt a des compagnies de brigands qu'à une armée régulière. Mais après que Pompée eut franchi les Pyrénées et que Sertorius fut campé en face de lui, les deux généraux ayant déployé l'un contre l'autre tout ce qui se peut imaginer de ruses militaires, Sertorius se montra supérieur à Pompée, et dans l'art de dresser des embuscades, et dans celui de s'en préserver. Aussi le bruit en fut-il porté rapidement jusqu'à Rome, et Sertorius fut proclamé le plus habile des généraux du temps et le plus versé dans l'art de la guerre. »
SenopJn», tragédie de P. Corneille; Théâtre-Français, tû62. Dans cette pièce, un des derniers efforts de son génie, Corneille jette encore quelques éclairs. L'entrevue de Pompée et de Sertorius est à la hauteur des plus belles scènes de Cinnaet des Horaces; elle a fait le succès de la tragédie, et l'on raconte que Turenne disait en l'écoutant : « Où donc Corneille a-t-il appris l'art de la guerre î» Mais c'est la seule qui se maintienne à cette hauteur. Le succès de Sertorius fut cependant assez grand pour exciter l'envie des compétiteurs du grand poBte. L'abbé d'Aubignao, auteur de mauvaises tragédies, mauvais poète et mauvais prédicateur, après avoir uccusê l'auteur d'être affamé d'argent, poursuivait la critique de cette tragédie par ces incroyables turpitudes : « Défaites-vous, monsieur de Corneille, de ces mauvaises façons de parler qui sont encore plus mauvaises que vos vers. Vous êtes sans doute le marquis de Mascarille, qui piaille toujours et ne dit jamais rien qui vaille. » Schlegel, dans son Cours de littérature dramatique, est presque aussi sévère : « Dans Sertorius, ditil, Corneille a trouvé le moyeu de faire paraître petit le grand Pompée et ridicule ie héros de la pièce. Sertorius s'écrie :
Que c'est un sort cruel d'aimer par politique !
Ce vers peut s'appliquer à tous les personnages de la tragédie. Aucun n'aime véritablement, mais tous font servir un amour prétendu à un but politique. Un guerrier endurci, Sertorius, fait, en cheveux blancs, l'amoureux d'une reine espagnole, Viriate; cependant il substitue un autre adorateur à sa place et va lui-même offrir sa main à Aristie. Lorsque Viriate le presse de l'épouser, il lui demande instamment un délai. Viriate, après quelques compliments polis, avoue avec franchise qu'elle ne sait ce que c'est que d'aimer ou de haïr, et tout ce qui suit est également dénué de sentiment. • L'intrigue de Sertorius est froide et la fable de cette tragédie est vicieuse. Il n'y a ni terreur ni pitié, et, en exceptant la conversation de Sertorius et de Pompée ainsi que plusieurs morceaux du rôle de Viriate, tout le reste ne ressemble guère à une tragédie. Sertorius ne se joue presque plus ; chaque fois qu'on l'a repris, le public a admiré certains passages, mais sans s'intéresser aux personnages de la pièce.
SERTULAIRE s. f. (sèr-tu-lè-re — dimin.
du lat. sertum, couronne). Zooph. Genre de polypiers hydraires, type de la famille des sertulariées, comprenant de nombreuses espèces répandues dans diverses mers : Les ekrtulaires ont l'aspect de petits arbustes très-êtégants. (Dujardia.)
— Encycl. Ce genre comprend des polypes réunis par un axe commun creux et ramifié, revêtu par une enveloppe cornée et dont chaque tête, munie de tentacules peu rétractiles et en nombre variable, peut rentrer dans le tube ou dans la cellule campanulée que forme l'enveloppe cornée à la base de chacune de ces têtes. De même que chez tous les polypes hydraires , les tentacules sont dépourvus de cils vibiatiles, mais de plus ils ne sont pas contractiles comme ceux des hydres.
Le genre sertulaire se subdivise actuellement en quatre sous-genres : 1° monopyns, dont les capsules ovigeres ou cellules femelles sont solitaires, axillaires, multipares et
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terminales; 2» podopyxis, dont les capsules ovigeres naissent au pied de chaque polype ; 8° peripyxis, ayant les capsules ovariennes ou cellules femelles verticillées aux nœuds des tiges; 40 sporadopyxis, ayant les capsules ovigeres éparses sur la tige et sur les rameaux.
Il est probable que toutes les sertulaires, d'une manière générale, sont simplement une phase du développement de certaines méduses ou de divers autres acalèphes, ou, ce qui revient au même, les embryons mobiles ou les corps reproducteurs de ces polypes. Quand ils ont quitté les capsules ovigeres, ils se développent sous une forme d'acalèphes et produisent des œufs d'où naîtront j des sertulaires semblables aux premières. Les polypes hydraires proviennent d'un œuf I et se multiplient par des gemmes ou bourgeons qui deviennent autant de polj'pes tenant encore à la masse qui les a produits et devant en produire d'autres à leur tour, participant tous a la vie commune et ainsi de suite indéfiniment, lors même que, les premiers polypes ayant- cessé de vivre, leurs branches seules continueraient à s'accroître comme des troncs isolés. Mais à un certain moment, si les circonstances sont favorables, quelques bourgeons de ces mêmes polypes hydraires prennent un développement plus considérable et, comme des rieurs chargées de produire des graines, elles acquièrent la forme d'une méduse, qui bientôt devient libre et nage dans le liquide où elle poursuit sa proie, jusqu'à ce que, ses organes sexuels étant entièrement développés, elle produise des œufs d'où naîtront de nouvelles générations de polypes. Un grand nombre de faits viennent confirmer ce phénomène.
Les sertulaires sont revêtues d'une enveloppe cornée, offrant dans ses parties communes, dans ses siégea et dans ses rameaux un phénomène de circulation qui a été remarqué par Cavolini Quelques cils très-déliés et agités de mouvements ondulatoires mettent le liquide nourricier en mouvement. Ce liquide lui-même est en communication avec le fond de la cavité stomacale de chacun des polypes qui occupent chaque cellule, de sorte qu'on peut le regarder comme la produit de la digestion commune de tous les polypes d'un même polypier. Les sertulaires, essentiellement marines et propres à toutes les mers, sont surtout très-abondantes parmi les joncs et les diverses algues le long des côtes, et ne sont pas rares dans l'Océan et ta Méditerranée. Elles ont l'aspect de petits arbustes très-élégants ; la plupart sont d'un jaune brunâtre et demi-transparentes. Quelques autres sont agréablement colorées de pourpre. Les sertulaires vivent dans toutes les mers, fixées sur les rochers et les coquilles, tantôt par un simple point, tantôt pur une sorte de racine de même nature qu« 1 arborescence. Les sertulaires ne dépassent guère 0m,18 à 0m,15 de hauteur,
SERTULARIÉ, ÉE adj. (sèr-tu-la-ri-é — rad. sertulaire). Zooph. Qui ressemble ou qui se rapporte à la sertulaire. Il On dit aussi
SERTULARINÉ.
— s, f. pi. Famille de polypiers hydraires, ayant pour type le genre sertulaire.
SERTULAR1EN, IENNE adj. (sèr-tu-la-riain, i-è-ne — rad. sertulaire). Zooph. Qui ressemble à une sertulaire. U On dit aussi ser-
TUIARIN, INS.
— s. m. pi. Ordre de polypiers, correspondant aux polypiers hydraires, et renfermant les sertulariées et les familles voisines.
SERTULE s. m. (sèr-tu-le — dimin. du lat, senum, couronne). Bot. Syn. d'OMBELLB simple, sorte d'inflorescence.
SERTUL1FÈRE adj. ( sèr-tu-li-fè-re — de sertute, et ou lat. ftro, je porte). Bot. Qui porte des fleurs disposées en sertule.
SERTUHNÈRE s. f. (sèr-tur-nè-re — deSerturner, chimiste fr.). Bot. Genre de pluntes, de la famille des umurantacees, réuni par plusieurs auteurs aux gomphrènes.
SÉRULLAS (Georges-Simon), chimiste français, né à Poncin (Ain) en 1774, mort du choléra à Paris en 1833. Il s'enrôla en 1793, s'adouna à la pharmacie et devint pharmacienmajor à vingt ans. Attaché à 1 armée d'Italie, Séiullas employa ses loisirs à étudier la physique, la chimie, l'histoire naturelle, prépara pour les hôpitaux, après la déclaration du blocus continental, du sirop de raisin destiné à remplacer le sucre et seconda Farinemier dans ses expériences pour lu fabrication des sucres indigènes. Attaché au corps du maréchal Ney, il fit, comme pharmacien principal, les campagnes d'Allemagne, puis celle de Russie, fut longtemps bloqué à Torguu, puis devint pharmacien en chef et premier professeur ii l'hôpital de Metz (1814). Sérullas, qui avait alors quaiante ans, se mit à étudier le grec et les mathématiques et se livra à d'intéressantes expériences chimiques. En 1825, il fut nommé professeur uu Val-de- Gràce, succéda, en 1839, à Vauquelin comme membre de l'Académie des sciences, et il venait d'être appelé à la chaire de chimie du Muséum quanu il fut emporté par le choléra. On doit à Sêrullas d'importantes découvertes, consignées dans divers mémoires. Elles portent principalement sur le brome, le potassium, le carbone, le chlore, les alcalis. Il découvrit notamment le protoioduie de car-
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bone en 1823 et l'iodure de cyanogène en 1824, constata que le brome se solidifie à la température de 18°, etc. Parmi ses nombreux mémoires, insérés dans les Annales de chimie, dans les Mémoires de médecine et de chirurgie, etc., nous citerons : Mémoires pour le perfectionnement des moyens d'obtenir la matière sucrée des végétaux indigènes (1810 et 1813); Sur la eojiversion de la matière sucrée en alcool; Observations pliysicockimiçues sur les alliages du potassium et du sodium avec d'autres métaux (1821); Moyen d'enflammer la poudre sous l'enu (1822) , Sur l'acide eyanique (1828); Analyse de tous les travaux que les chimistes ont faits relativement à faction de l'acide sutfurique sur t'atcool (1828); Mémoire sur l'action des différents acides (1829) ; Sur quelques composés de l'iode (1830); Sur la cristallisation de l'acide oxycklorique, percklorique (1831), etc.
SÉRUM s. m. (sé-romm — mot lat. qui signifie pet.t-lait ; gr, oros ou oiros, ionien ouros, qui a également donné ouron, urine. La même racines donné le sanscrit sara, lait caillé). Physiol. Partie liquide qui se sépare (les humeurs, et surtout du lait et du sang, après la coagulation.
— Encycl. Le sérum est le liquide dont se sépare le caillot du sang quelque temps après la coagulation de ce liquide, ou, en d'autres termes, c'est le plasma, privé de la fibrine qui, en se coagulant, a entraîné les globules du sang mais non toutes les petites gouttelettes graisseuses. 11 e^t transparent, tantôt teinté en blanc, tantôt légèrement jaunâtre ; sa densité est de 1,026 à 1,028 dans l'état sain et pour les deux sexes. Dans quelques cas, cette densité s'élève à 1,034 et même à 1,035, comme dans certaines attaques à>- choléra. hesérum se compose d'eau, d'une matière organique et de matières inorganiques. D'après Berzéiius, le sérum contiendrait sur 1,000 parties : 905 d'eau, 80 d'albumine, 10 de substances solubles dans l'alcool (hydrochlorate de potasse et de soude et lactate de soude), 4 de substances solubles seulement dans l'eau (soude carbonatée, phosphate de soude) et un peu de matière animale ; d'après M. Becquerel, sur 1,000 parties, le sérum contient 910 d'eau, 80 d'albumine pure, 4 de matières extractives, 4 de matières grasses et 2 de sels libres. Divers chimistes ont reconnu en outre dans le sérum du sang la présence de quelques uutres produits, tels que les souscarbonates de chaux, de magnésie, de fer h l'état de peroxyde, de l'acide acétique, de l'osmazome, de la cholestèrine, etc. Plusieurs circonstances de l'état physiologique modifient la proportion de quelques-uns de ces éléments.
SÉRURIER (Jean - Matthieu - Philibert , comte/, maréchal de France, né h Laon lo 8 septembre 1742, mort à Paris le 21 décembre 1819. Son père, qui était attaché commj officier à la maison du roi, lui lit donner, lorsqu'il n'avait que treize ans, unbrevet do lieutenant. Pendant la campagne de Hanovre, en 1760, Sérurier eut la mâchoire fracassée. Il lit ensuite les campagnes de Pologne (1762), de Corse (1768) et ne reçut le grade de major qu'en 1789. A partir de ce moment, son avancement tut rapide. Promu colonel en 1792, il fut envoyé à l'armée du Var; mais à la suite d'une dénonciation on ' le raya des cadres. Au lieu d'émigrer, Séru- | rier demanda à servir comme soldat et peu I après il était réintégré à la tète de son regi- ; ment. Sa brillante conduite à l'affaire d'Utello j (28 février 1793) lui valut le grade de jjéné- ' rai de brigade, Promu général de division ! en 1795, il contribua, le 23 novembre de la même année, à la défuite des Autrichiens U I Loano, se distingua successivement en 1796 ' k Batifolo, Nocetto, Saint-Michel, prit une part des plus actives au succès des batailles ' de Mondovi et de Castiglioue, continua le : siège de Mantoue, qui capitula en février 1 1797, et, après avoir assiste a la bataille du Tagliamento, il s'empara de Guiïzia. Ce fut ; lui que, après la signature des préliminaires de j paix de Léoben, Bonaparte envoya a Paris ; pour porter au Directoire vingt-deux dra- ! peaux pris à l'ennemi. A son retour en Italie, | Sérurier reçut le gouvernement de Venise. 1 En 1793, il exerça un commandement sous 1 les ordres de Joubert, puis passa a l'année de Schèrer et donna de nouvelles preuves de courage pendant la campagne, quifutdésastreuse pour nos armes. Scherer venait d'être ; remplacé par Moreau lorsque les Russes, ' sous les ordres de Souvarof, attaquèrent l'ar- 1 mée. Sérurier, cerné par 17,000 hommes dans le village de Verderio (27 avril 1799), combattit toute la journée, épuisa complètement ses munitions et se vit contraint de capituler le lendemain. Remis en liberté sur parole peu de temps après, il revint à Paris, aida activement Bonaparte à perpétrer l'attentat S du 18 brumaire et fut nommé sénateur le 24 décembre suivant. Gouverneur des Invalides et maréchal de Krance en 1804, grand- Cordon de îa Légion d'honneur eu 1805, comte en 1808, commandant de la garde nationale parisienne en 1809, il ne lit aucune campagne sous l'Empire. Lors de l'arrivée des années alliées à Paris en 1814, il fit brûler dans la cour des Invalides, le 30 mars, 1,417 drapeaux et étendards pris sur l'ennemi, adhéra à la déchéance de Bonaparte et reçut un siège u la Chambre des pairs le 4 juin. Lorsque Napoléon revinf da l'île d'Elbe, le maréchal
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Sérurier lui présenta une adresse de dévouement qu'il signa avec le-s invalides. Destitué au début de I» seconde Restauration, il vécut jusqu'à sa mort dans la retraite. Son désintéressement lui avait valu en 1798 le singulier surnom de Vierge d'imlle. Sa statue en "bronze a été érigée à Laon en 1864.
SERVAGE s, m. (sèr-va-je — rad. ser/).
Etat de serf, sorte de servitude qui fut établie par la féodalité -.Etre en servage. Mettre, réduire en servage. Tirer du servage. En 1861, l'empereur de Russie abolit le servage dans tes États. (Proudh.) Le servage n'existait pas en Russie avant la fin du xvia siècle. (Mérimée.) Vans aucune partie de l'Allemagne, à ta fin du ni!i« siècle, le servage n'était complètement aboli. (De Toequeville.) Le capital u brisé la caste, l'esclavage, le servage; il brisera le prolétariat. (E. Pelletai).)
— Fig. Etat de dépendance, situation dans laquelle on n'a pas la liberté de ses actions : En France et ailleurs, le servage corporel a disparu, mais le servage intellectuel a persisté. (E. de Gir.)
— Poétiq. Amoureux servage ou simplement Servage, Soumission d'un amant aux. volontés de sa maltresse :
........ L'amoureux servage
Adoucit de nos preux l'austérité saunage.