SERBIE
SERVIEN, IENNE s. et adj. (sèr-vi-ain,
SERV
i-è-ne). Géogr. Habitant de la Servie ; qui appartient à la Servie ou à ses habitants : Les Surviens. La population survienne.
— S. va. Linguist. Dialecte slave parlé en Servie.
SERVIEN (Abel), marquis de Sablé, homme politique et magistrat français, né k Grenoble en 1593, mort en 1669. Procureur général au parlement de sa ville natale en 1616, puis conseiller d'Etat en 1618, il fut, en 1624, nommé maître des requêtes de l'hôtel du roi et fut envoyé en Guyenne vers 1627 pour y exercer les fonctions d'intendant de justice, police et finances. Il fut l'un des commissaires chargés, en 1628, d'apaiser les querelles des habitants des vallées de Baréges et de Brotto. L'année suivante, il fut envoyé en mission k Turin, En 1630, il fut fait intendant de justice, police et finances à l'armée d'Italie, président de la justice souveraine de Pignerol, enfin premier président au parlement de Bordeaux. Il n'occupa pas la présidence de ce parlement ; car, presque aussitôt après sa nomination à ce poste, il fut investi de la fonction de secrétaire d'Etat de la guerre, puis) appelé au rôle d'ambassadeur extraordinaire en Italie. Il fut l'un des signataires du traité de Cherasco et des traités conclus avec le duc de Savoie le 19 octobre 1631 et le 5 mai 1632. Peu de temps après ce dernier traité, Servien donna sa démission. En 1643, il revint aux affaires et fut nommé premier plénipotentiaire avec le comte d'Avaux, qui fut presque constammeuten querelle avec lui etdont il obtint la rappel au commencement de 1648. Il sign;< la, paix de Munster en 1648. Il avait été fait conseiller d'Etat ordinaire eu 1645. Eu 1649, il reçut le brevet de ministre, devint en 1661 trésorier, puis chancelier de l'ordre du Saint- Esprit et, deux uns après, surintendant de* finances , charge qu'il posséda jusqu'à sa mort. Il était membre de l'Académie française depuis 1634. On a 'de lui des Lettrtl imprimées avec celles d'Avaux.
SEUVlÈRES, bourg de France (Corrèzel cant. de Saint-Privat, arrond. et k 42 kilom S.-Ii. de Tulle; 1,293 hab. Commerce de pa-rapluies et de bestiaux. Ancien château de Turenne, actuellement occupé par le petit sémi' mitiaire. Ce bourg, naguère chef lieu de canton, forme aujourd'hui une simple commune ; le chef-lieu du canton a été transféré au bourg de Saint-Privat en 1860.
SERVIÈRES (Joseph), auteur dramatique français, ne a Figeao en 1781, mort k Paris en 1826. Ses éludes terminées dans sa ville natale, il vint à Paris eise mit aussitôt k travailler pour les théâtres. Eu 1812, après un voyage à Rome, il obtint un emploi au trésor public, puis, en 1818, sous les Bourbons, il fut nommé référendaire à la cour des comptes. Servières écrivit soit seul, soit en collaboration avec Etienne, Dubois, llenrion, Duval, Desaugiers, Coupart, Aude, etc., un assez grand nombre de vaudevilles, aujourd'hui oub.ies. Nous citerons, entre autres : les Dieux à Tivoli, liembrandt, la Martingale, les Faux vainqueurs, les Beudez-vous nocturnes, le Père malgré lui, Mnnon la ravuudeuse, Jean Dart, Brisquet et Jolicœur, 'Toujours le même , Jocrisse suicide , Jeanneton colère , Alw Scarron, Drelin din din, le Télégraphe d'amour, les Nouvelles métamorphoses, M. Botte, Trois n'en font qu'un, Fanchon la vielleuse, Un quart d'heure d'un sage, Bombarde, le Charbonnier de ta forêt Noire, Arlequin double, Fonlenclle , {'Amant comedien, etc. Un lui doit encore deux mélodrames eu trois actes : la Belle M 'danoise et Alphoitsine ou la 2'endresse maternelle.
SEKVlKilES(Eiigénie-Honorée-Marguerite, daiu,e), femme peintre, épuiise du précédent, née à Paris vers 1786, morte vers 1845. Belletille et élève de Lethière, elle s'adonna à la. peiuture, exposa aux Salons, de 1858 à 1833, un assez grand nombre de tableaux d'histoire et obtint deux médailles d'or. Llle eut le chagrin de voir mourir son mari, et, trois ans plus lard, en 1827, son fils qui, épris d'une folle passion pour une jeune tille dont il ne pouvait obtenir la main, se brûla la cervelle. Parmi ses tableaux, nous citerons : Agar dans te désert, Malhiide et Malek-Aahel, Lancelot du Lac et Geneviève, Louis XI II et jl/Uu de La Fayette, Alain Churiier et Marguerite d'Ecosse, Vutcntiue de Alitait, Marin Staart, Jnés de Castro, Desdemona chantant la romance du Saule, Blanche de Castille délivrant les prisonniers de Clidteuay, Malek-Adhel attendant Malhiide, Othello, me. On lui doit, eu outre, un certain nombre de portraits, eutro autres celui de son mari, celui de jl/'lc Caroline Paillet (1833), etc.
SERVIETTE s. f. (sèr-viè-te. — Diez prétend que ce mot est pour servitette et vient de l'italien servilo, service, proprement plais servis a table, provençal servit, service en général, Le professeur allemand n'admet pas que serviette puisse procéder directement du verbe servir. Scheler compare l'italien salvietta et l'espagnol servilteia, serviette, salvitta, soucoupe, formes qui lui font supposer qu'il pourrait bien y avoir au -fond de tons ces mots l'idée de garantir et, par conséquent soit le latin saloare, soit le latin servare, garder, conserver). Pièce de linge dont ou sa sert pour s'essuyer à table ou k la toilette : Serviettb unie. Serviettb damassée. Serviette de table. Serviette de toilette. C'était
SERV
un grand honneur que de donner la serviette au roi. (Acad.)
Elle eût du buvetier emporté les serviettes Plutôt que de rentrer au logis les mains nettes.
Racine.
— Sorte de grand portefeuille sans fermeture : Serviette d'avocat. Mettre des papiers dans sa serviette.
— Encyd. Chez les anciens, en Grèce de même qu'à Rome, avant le repas, on se lavait les mains; l'esclave qui apportait l'eau présentait en même temps une serviette pour s'essuyer. Pendant le repas, comme les anciens n'usaient pas de fourchettes et se servaient de leurs doigts pour porter les mets à la bouche, ils avaient, plus encore que nous, besoin de serviettes. Pourtant les Grecs n'en
Ïirenaient pas pour manger; ils s'essuyaient es doigts à l'aide de morceaux de pâte qu'ils roulaient entre leurs mains et auxquels ils donnaient le nom à'apomagdalies. Chez les Romains, au contraire, du moins quand le luxe commença de s'introduire, chaque convive avait sa serviette pendant le repas. Ces serviettes étaient en coton ou en lin. Il y en eut quelquefois en asbeste. Au temps de 1 empire, la mode fut aux serviettes de lin, bordées d'or. Souvent les invités apportaient chacun leur serviette. On les volait ussez fréquemment, car les auteurs font de nombreuses allusions a ce genre de vol. C'est ainsi que nous lisons chez Martial (xn, 29) :
Attuleral mappam nemo, dum furta timenlur ;
■ Personne n'avait apporté de serviette par1 crainte du vol. »
Durant le moyen âge, la nappe qui couvrait la table tint longtemps lieu de serviette; on s'en servait pour s'essujer la bouche et les doigts pendant et après le repas. L'usage des serviettes proprement dites ne date, selon Legrand d'Aussy, que d'une époque assez récente. A la vérité, des règles du monastère de Fontenelle ou Saint- Wandrille font mention de linge peluché pour essuyer les mains (lintea ad maints tergendas viiiosa) ; mais il ne s'agit là que d'essuie-mains. .Les serviettes dont parient les postes et prosateurs du moyen âge étaient, selon ie même auteur, ou pour le service des officiers domestiques du prince, ou pour laver et essuyer ses mains et celles des convives avant et après le repas, ou enfin pour couvrir leur pain, leur couteau, etc. Jusqu'au moment où ils s'asseyaient à table. A ce dernier usage devaient servir, ajoute Legrand d'Aussy, deux serviettes brochées d or, dont il est question dans le compte de la maison des ducs de Bourgogne en 1421; elles ne pouvaient être employées à essuyer ia bouche et les mains. Quand l'usage des serviettes fut introduit pour la tabie, on crut qu'il était de la magnificence d'en changer plusieurs fois pendant le repas. Dans les maisons des princes et grands seigneurs, à chaque nouvelle assiette on donnait une nouvelle serviette. Pendant un temps, le même usage exista pour la bourgeoisie, et Montaigne assure 1 avoir vu : « Je plains, dit-il, qu'on ait suivi un train que j'ai vu commencer à l'exemple des rois, qu'on nous changeât de serviettes, selon les services, comme d'assiettes. •
SERVIEZ (Jacques Roergas de), historien français, né à Saint-Gervai3 en 1679, mort en 1727. 11 étudia le droit à Montpellier, y devint bachelier, voyagea en Italie, séjourna quelque temps à Rome, revint dans sa famille et se rendit ensuite à Paris, où il mourut. On a de lui : les Impératrices romaines ou Histoire de la vie et des intrigues secrètes des femmes des douze premiers Césars (Paris, 1718; Paris, 1720, 2 vol. in-12; H28, 3 vol. in-12, 1744 et 175S; les Hommes illustres du Languedoc (Béziers, 1723, in-12); le Caprice ou les Effets de la fortune (Genève, 1724, in-12) ; Histoire du brave Crillon, restée manuscrite.
SERVIEZ (Emmanuel-Gervais), petit-fils du précédent, général et homme politique fiançais, né à Saint-Gervais en 1755, mort en 1803. Il entra au service en 1772 comme simple soldat. Devenu général de brigade, il fut, en 1793, arrêté comme suspect et relâché après ie 9 thermidor. Il fut ensuite employé a l'armée d'Italie, puis réformé après le traité' " de Campo-Formio. En 1801, il fut nommé préfet des Basses-Pyrénées et, en 1802, membre du Corps législatif. Citons, parmi ses oeuvres : les Prémices d' Anne t te, roman (Paris, 1792, in-16, et 1798, in-18), et une Statistique du département des Basses-Pyrénées.
SERV1GLIANO, bourg du royaume d'Italie, province d'Ascoli-Piceuo, district de Fermo, mandement de San-Yittoria; 2,258 hab.
SERVIGNY-LEZ-RAV1LLE, ancien village et commune de France (Moselle), arrond. et à 23 kilom. de Metz, sur la Nied, cédé à la Prusse par le traité de Francfort (10 mai 1871). Ruines de l'ancien couvent de Morvibe. Les Allemands et l'armée de Metz s'y livrèrent un sanglant combat le 31 août et le 1er septembre 1870.
SERVILE adj.„(sèr-vi-le — lat. servilis; àe servus, esclave). Qui appartient à la condition d'esclave ou de serf : fonctions serviles.
Je laisse la contrainte aux serviles personnes.
Tristan.
SERV
J'entends, dans le combat qui remplissait la ville, Des voix crier : Défends d'une horde servile, Ombre de Eotzaris, tes Grecs infortunés.