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d'albumen. Cette petite famille, qui a des affinités avec les bignomacées et les pédalinées, ne comprend guère que le genre sésame, originaire des pays chauds, et dont quelques espèces sont cultivées comme plantes oléagineuses ou d'agrément.
SÉSAMOÏDE adj. (sé-za-mo-i-de — de sésame, et du gr. eidos, aspect). Hist. nat. Qui ressemble à la graine de sésame.
— s. m. Anat. Nom donné à de petits os qui se trouvent dans certaines articulations.
— Bot. Nom vulgaire d'une espèce de réséda.
— Encycl. Anat. Les sésamoldes sont de petits os irréguliers, arrondis, variables dans leur forme et leur nombre , placés dans quelques articulations des doigts et des orteils. A la main, on en trouve ordinairement deux dans l'articulation métacarpo-phalangienne du pouce, un ou deux à celle île l'index, un à l'articulation phalangienne du pouce ; au pied, on en voit trois au gros orteil, etc. Ces os paraissent destinés à donner plus de force aux muscles dont ils dépendent.
SÉSAMOÏDIEN, IENNE adj. (sé-za-mo-idi-ain, i-è-ne — rad. sésamoïde). Anat. Qui appartient aux sésamoïdes : Les ligaments
SÉSAMOÏDIENS du cheval.
SÉSAMOPTÉRIS s. m. (sé-za-mo pté-iiss — du gr, sesamon, sésame; pteris , fougère). Bot. Genre de plantes, de la famille dessésamées, formé aux dépens du genre sésame.
SÉSARA. fille de Celée, roi d'Eleusis, et sœur de Triptolème.
SÉSARME s.. m. (sé-zar-me — du gr. ses, teigne ; armos, structure). Crust. Genre de crustacés décapodes brachyures, de la famille des catoinétopes, formé aux dépens des grapses, et comprenant une dizaine d'espèces, qui se trouvent sur les côtes de l'Amérique, de l'Afrique et de l'Asie : Le sésarme tétragone,
SESBAN s. m. (sè-sban). Bot. Syn. de ses-
BANIE.
SESBANÉE s. f. (sè-sba-né). Bot. Syn. de
8BSBANIE.
SESBANIE s. f, (sè-sba-nt — de sesban, nom arabe de la plante). Bot. Genre de plantes, de la famille des légumineuses, tribu des lotées , comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans les contrées les plus chaudes du globe : La sesbanie d'Egypte est un. aràusle glabre. (P. Duchartre.) Sur la eôte du Malabar, on mange les graines de la sesbanie agathi. (T. de Berneaud.) u On dit aussi
SESBAN et SESBANÉE.
SES CU NX s. m. (sè-skeunx — mot lat.
formé du préf. sesgui, qui signilieun et demi, et de unciu, once). Antiq. rom. Poids qui valait une once et demie.
- — Encycl. Il fallait huit sescunx pour faire une livre, six pour un dodrans, quatre pour un semissis, deux pour un quadrans. On lit dans le po&nie des Poids et mesures attribué à Rheinnius Fannius :
Nec non oxybaphi similis sescuncia fiet. L'oxybaphe était, chez les Grecs, une mesure de liquides valant 0ht,0G9. Quant à la valeur du sescunx relativement à nos poids modernes, on la déduira facilement de celle de l'once qui valait 278r,l9; le sescunx valait une fois et demie ce poids, c'est-à-dire 40Br,78 environ.
Le sescunx tenait aussi sa place dans les monnaies de compte des Romains; il s'y plaçait entre le sextans et l'once. Comme il en fallait deux pour faire un quadrans et que le guadrans représentait environ 2 centimes trois quarts, le sescunx était égal à environ 1 centime et un tiers. Il ne paraît pas qu'on ait, à aucune époque, frappé des sescunx.
SÉSÉ s. m. (sé-zé — du lat. cicer, même sens). Bot. Nom vulgaire du pois chiche, dans le midi de la France. >
SESEF s. m. (sé-zèff — mot arabe). Mamm. Un des noms du babouin.
SÉSÉL1 s. m. (sé-zé-li — du gr. seseli, nom d'une ombellifère). Bot. Genre déplantes, de la famille des ombellifères, type de la tribu des sésélinées, comprenant plusieurs espèces, répandues dans l'hémisphère nord : Le fruit du sÉSÉLl tortueux a une odeur aromatique <jui se rapproche assez de celle de l'anis. (P. Duchartre.) Les véritables sésélis *oh( des plantes herbacées. (T. de Berneaud.) Le séséli tortueux a les racines fusiformes. (Base.) Les anciens estimaient fort le séséli de Candie. (V. de Boinare.) Il Séséli commun, Nom vulgaire de la berle des potagers, il Séséli de Crète, Nom vulgaire du tordyle officinal, U Séséli de Montpellier, Nom vulgaire de la livèche des prés, il Séséli des montagnes. Nom vulgaire des livèehes. Il Séséli d'Ethiopie, Nom vulgaire d'une espèce de buplévre.
— Encycl. Les sésélis sont des plantes bisannuelles ou vivaces, à feuilles pennatiséquées ou déeomposées-ternées, généralement glauijues; les fleurs, blanches, quelquefois un peu rougeâtres avant leur développement, rarement jaunes, sont groupées en ombelles terminales, dépourvues ou à peu brès d'iuvoluere, mais munies d'iavolucelles à plusieurs folioles; le fruit est ovoïde ou obiong et marqué dé côtes saillantes. Ce
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genre comprend un assez grand nombre d'espèces, qui croissent surtout dans les régions tempérées de l'hémisphère nord. On les trouve dans les endroits secs, pierreux ou sablonneux, bien exposés au soleil, le long 'des chemins , quelquefois dans les champs, les vignes ou les prés.
Le séséli tortueux, appelé aussi séséli de Marseille ou officinal, est une plante vivace, d'un port dur et roide, à tige presque ligneuse a la base, rameuse, tortueuse, striée, d'un vert blanchâtre, surtout aux noeuds, portant des feuilles grandes, surtout les feuilles inférieures, trois fois pennées, glauques, et des rieurs blanches, presque sessiles. La racine est fusifonne et tortueuse. Cette plante croît dans les endroits secs, rocailleux et arides du midi de l'Europe; on la cultive quelquefois dans les jardins. Toutes ses parties sont acres et aromatiques. Par la culture, il perd sa teinte glauque pour devenir d'un vert herbacé. On emploie la racine contre l'asthme, l'hystérie et l'épilepsie, et pour faciliter l'expectoration. Le fruit (vulgairement graine) a des propriétés encore plus actives; il est regardé comme anthelminthique, diurétique, cordial, stomachique, eraménagogue, résolutif, carminatif, etc. Il entre dans la composition de la thériaque et du mithridate. On l'a regardé aussi, mais à tort, comme l'antidote de la ciguë. Son odeur rappelle celle de l'anis; on 1 emploie pour faire une liqueur de table assez agréable.
SÉSÉLJNÉ, ÉE adj. (sé-zé-lt-né — rad. séséli). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au séséli.
— s. f. pi. Tribu de la famille des ombellifères, ayant pour type le genre séséli.
SESERIN s. m. (se-ze-vain ). Ichthyol.
Genre de poissons acanthoptérygiens, de la famille des scombéroïdes, dont l'espèce type habite la Méditerranée : Le seserin est trèsvoisin de la fiatole. (G. Bibron.)
SES1A, la Sessites des Romains, rivière du royaume d'Italie. Elle descend du versant S.-E. du mont Rosa, près de la frontière suisse, coule au S.-E. dans la province de Novare, passe à Varallo et Verceilet se jette dans le Pô, à 11 kilom. E. de Casai, après un cours de 170 kilom. Elle communique par un canal avec la Doiie Bultée. De 1801 à 1814, elle adonné son nom à un département français dont le chef-lieu était Verceil. Au début de la campagne de 1859, les Autrichiens s'avancèrent jusqu'à la ligne de la Sesia, d'où ils furent bientôt débusqnés par l'arrivée des troupes françaises.
SÉSIA1RE adj. (sé-zi-è-re). Entom. Syn. de
SÉSIÉIDE.
SÉSIATIQUE adj, (sé-zi-a-ti-ke). Entom.
Syn. de sésiéide.
SÉSIDE adj. (sé-zi-de). Entom. Syn. de SÉ- SIÉlDE.
SÉSIDÉ, ÉE adj. (sé-zi-dé), Entom. Syn.
de sésiéide.
SÉSIE s. f. (sé-zl — du gr. ses, teigne). Entom. Genre d'insectes lépidoptères crépusculaires, type de la tribu des sésiéides, Comprenant une cinquantaine d'espèces, dont la plupart habitent l'Europe : Les sésies voient pendant la chaleur du jour. (E. Desmarest.) La SÉSIK apiforme se trouve sur le tronc des saules. (H. Lucas.) La sésie tipuliforme a le corps noir. (Bose.)
— Encycl. Les sésies offrent les caractères génériques suivants : antennes presque cylindriques, un peu renflées au milieu, toujours simples et lisses dans les femelles, souvent dentées, ciliées du côté interne chez les mâles; on rencontre souvent dans les deux sexes un petit faisceau de poils à l'extrémité de ces antennes; les yeux, coupés en amande, sont peu saillants; les palpes sont comprimées et velues à la base, pointues et recourbées à leur sommet; l'ubdomen, cylindrique allongé, est souvent terminé par une brosse plus ou moins épaisse ; les pattes sont longues et fortes; les ailes étroites et allongées; les ailes inférieures sont toujours transparentes, les ailes supérieures plus ou moins opaques. Les sésies volent pendant la chaleur du jour, ont les allures vive's, se reposent sur les fleurs pour sucer le nectar et diffèrent en cela des sphinx, qui ne volent que le soir et le matin, ne se posent presque jamais et butinent pour ainsi dire en planant, sans s'arrêter. Les sésies doivent vivre sous forme de larves de deux à trois ans, car à côté de ces larves parvenues à toute leur grosseur, on en trouve souvent de beaucoup plus petites, auxquelles il faut au moins un an pour atteindre la taille des premières. Les chenilles se transforment là où elles ont vécu et restent en chrysalides de vingt à trente jours, suivant la température. Ordinairement, elles éclosent le matin. Les chenilles sont, en général, de couleur livide, garnies de quelques poils noirs; elles se nourrissent de la moelle ou de la partie ligneuse de quelques arbrisseaux. Avec les débris de la substance dont elles ont vécu, les chenilles se construisent dans l'intérieur des arbres une coque dont le dedans est tendu d'une tapisserie de soie très-lissa et très-serrée. Les chrysalides sont en général allongées, atténuées aux deux extrémités et dentelées sur le bord des anneaux.
On connaît aujourd'hui un grand nombre de sésies européennes; nous citerons ici les principales :
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10 La sêsia api forme, la plus grosse du genre. Elle est noire, avec la tête jaune ainsi que quatre taches du vertes. Les ailes sont transparentes, avec les bords et les nervures noirs. L'abdomen est brun. On la rencontre dans toute l'Europe, sur les saules et les peupliers, pendant les trois mois d'été. D'après M. Blinan, auquel nous empruntons des détails sur les chenilles des différentes sésies, la chenille de la sésie apiforme se trotlve quelquefois au pied des jeunes peupliers, dans l'intérieur desquels elle pénètre et qu'elle fait périr. Cette chenille, parvenue a toute sa taille, est très-grosse, d'un jaune paille terne, légèrement pubescente, avec la tête d'un brun foncé; elle se métamorphose en avril et mars. Sa chrysalide est allongée, brune, renfermée dans une coque d'un tissu très-serré.
2" La sésie mutilsforme, plus petite que la précédente, est noire, avec un segment de l'abdomen rouge. La chenille est longue de" 0m,016 à 0m,020, d'un blanc légèrement couleur chair; tête petite, brillante, marron clair. Presque toujours, ces chenilles, lorsqu'on les trouve, sont couvertes d'une liqueur rougeâtre qui leur donne un aspect sale et les fait paraître d'une couleur plus foncée. Elles habitent volontiers les vieux tronc.i de pommier; on les trouve autour et sur les bords des caries sèches des parties coupées depuis quelques années, ou bien sous l'écorce, dans la partie qui sépare la portion sèche de la portion verte. Ces chenilles sont très-communes; on peut en trouver jusqu'à vingt dans une chasse. Quelques excréments, une petite galerie humide et rougeâtre révèlent facilement leur présence. La chrysalide est couleur terre de Sienne claire. Cette sésie se trouve communément en France.
3° La sésie nomadm forme, dont la chenille est d'une couleur blanchâtre, a la tète brillante, d'un rouge brique ; on la rencontre souvent sur les vieux chênes. Ces chenilles, contrairement à ce qui a été dit, ne vivent pas solitairement; on en rencontre souvent plusieurs sous la même écorce. La coque est allongée et composée de parcelles de bois mort.
4° La sésie vespiforme est une très-petite espèce, présentant la pointe des ailes noire, les pattes orange et les segments du corps noirs avec des raies jaunes. La chenille vit, comme la précédente, dans les vieux têtards de chêne; on peut la prendre dans le pourtour des parties mortes des arbres. Les chenilles se trouvent en société; ces larves parviennent à toute leur taille dans les premiers jours d'avril, et l'insecte parfait paraît au commencement de juin. Cette espèce se rencontre dans' toute l'Europe.
Parmi les espèces un peu moins intéressantes, nous citerons : la sésie empiforme, que Hubner a trouvée aux environs de Rome; la sésie tipuliforme, qui fréquente principalement les jardins et habite sur les fleurs du lilas de Perse et du seringat odorant ; sa chenille vit dans l'intérieur du groseillier ordinaire; elle est blanche, avec la tête fauve; la sésie caliciforme, qui se plaît, en mai et en juin, sur les fleurs du seringat ; elle n'est pas rare aux environs de Paris ; sa chenille est légèrement pubescente, d'un blanc sale, avec la tête brune, et elle vit dans l'écorce du prunier domestique ; la chrysalide est allongée, brune, avec des pointes à la partie postérieure.
SÉSIE, ÉE adj. (sé-zi-é). Entom. Syn. de
SÉSIÉIDE.
SÉSIÉIDE adj. (sé-zi-é-i-de — de sésie, et du gr. idea, forme). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte à la sésie. Il On dit aussi
SÉSIAIRE, SÉSIATIQUE, SÉSIDE, SÉSIIDE et SÉ- SIDÉ, sÉsiiDÉ, sésié ou sésiéide, ée, et encore SÉSIEN, IENNK.
— s. f, pi. Tribu d'insectes lépidoptères crépusculaires, ayant pour type le genre sésie.
SÉSIÉIDE, ÉE adj. (sé-zi-é'i-dé). Entom.
Syn. de sésiéide.
SÉSIEN , IENNE adj. (sé-zi-ain, i-ê-ne).
Entom. Syn. de sésiéide.
SÉSIIDE adj. (sé-zi-i-de). Entom. Syn. de
SÉSIÉIDE.
SÉSIIDÉ, ÉE adj. (sé-zi-i-dé). Entom. Syn. de SÉSIÉIDE.
SESLÊRE s. f. (sè-slè-re). Bot. Syn. de
SESLBRIE.
SESLÉRIE s. f. (sè-slé-rî — de Sesler, botan. allem.). Bot. Genre de plantes, de la famille des graminées, tribu des festucées, formé aux dépens des crételles, et comprenant plusieurs espèces, qui croissent sur les montagnes de l'Europe.
— Encycl. Les sesléries sont des plantes gazonnantes, à feuilles planes ou sétiformes et à fleurs groupées en épis simples, serrés, linéaires, oblongs ou globuleux. Ce genre ne renferme qu'un petit nombre d'espèces. La seslérie bleuâtre est une plante vivace, haute de om,J5 à 0m,20, à feuilles courtes et larges, à. épis courts, cylindriques, bleuâtres. Elle croît dans les régions montagneuses, arides ou un peu humides et se trouve abondamment répandue en France. Elle fleurit dès les premiers beaux jours et fournit une pâture un peu courte, mais d'excellente qualité et fort recherchée par les bestiaux, notam-
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ment par les moutons. La propriété qu'elle a de croître sur les sols les plus pauvres devrait engager les agriculteurs à la propager dans les pâturages, mais seulement pour consommer sur place.
SESMAISONS (Louis-Humbert, comte de), homme politique français, mort en 1837. Il entra pendant la Restauration dans la maison du roi, puis fut élu en 1816 membre de la Chambre introuvable, où il proposa, entre autres amendements, l'application de la peine de mort au crime de lèse-majesté. Pendant sa carrière parlementaire, qui se prolongea jusqu'en 1827, Use montra 1 un des plus fougueux réactionnaires de la Chambre. Nommé pair de France, il ne joua qu'un 'rôle secondaire et disparut de la scène politique à la révolution de Juillet. On lui doit : Rapport fait à la Chambre des députés sur la pétition Douglas Loveday (Paris, 1822, in-8°) ; le Chant des martyrs (1826, in-12), vendu au profit de la souscription ouverte pour l'érection d'un monument aux vaincus de Quiberon ; Opinion sur le projet de loi relatif aux salines de Vie (1825, in-8°); Opinion sur la loi de la presse (1827, in-8°); Opinion dans la discussion sur la dotation de la Chambre des pairs (1S29, in-8») ; Opinion sur les traitements des préfets (1S29, iu-8°); Réflexions sur la proposition de supprimer les conseils d'arrondissement (1829, in-8<>).
SESMAISONS (Olivier de), homme politique français, neveu du précédent, né près de Nantes en 1801. Elève de l'Ecole militaire de Saint-Cyr en 1824 et 1825, il fit partie comme lieutenant de l'expédition d'Alger, refusa de prêter serment à Louis-Philippe après la révolution de 1830 et quitta le service. M. de Sesmaisons se retira alors dans ses propriétés, devint membre du conseil général de la Loire-Inférieure et rit, jusqu en 1848, partie de l'opposition légitimiste. Après la proclamation de la République le 24 février, il se porta candidat à la Constituante et fut élu représentant du peuple dans son département. M. de Sesmaisons alla siéger à l'extrême droite, dans le groupe légitimiste, se montra constamment l'adversaire des institutions nouvelles et vota contre la constitution. Il appuya la politique réactionnaire et compressive de Louis Bonaparte, élu président de la République, et fut renommé à l'Assemblée législative. Dans cette nouvelle Assemblée, M. de Sesmaisons continua à manifester sa profonde antipathie contre les institutions démocratiques, vota la loi sur l'enseignement, la loi du 31 mai, qui mutilait le suffrage universel, puis se sépara de la politique de l'Elysée lorsque Louis Bonaparte laissa entrevoir ses projets ambitieux et rentra dans la vie privée après le coup d'Etat du 2 décembre 1851.
SESMAISONS (Claude-Louis-Gabriel-Donatien, comte de), littérateur français, né en 1781, mort en 1842. Sa famille ayant émigré lors de la Révolution, il fut attaché à l 'étatmajor de l'armée anglaise, puis rentra en France sous l'Empire et fut contraint de prendre du service en 1813. A la rentrée des Bourbons, il entra dans l'état-major de la garde royale, prit part à l'expédition d'Espagne et fut, vers 1829, nommé pair de France. On lui doit, entre autres écrits : Une révolution doit avoir un terme (Paris, 1816, in -8°); Réflexions sur l'esprit du projet de loi des élections (1817, in-8°) ; Réflexions sur le recrutement de l'armée (1818, in-8°) ; Réflexions sur la nécessité de protéger l'existence des salines de mer (1S25, in-8°).
SÉSOSTR1S, un des noms les plus célèbres de l'antiquité égyptienne. Il fut porté par plusieurs pharaons, dont les actions et les conquêtes sont vraisemblablement venues, au gré des traditions nationales, se réfléchir et se concentrer dans le grand Sésostris ou Ramsès V le Grand, qui régna dans le Xve ou dans le xvie siècle avant notre ère, et dont la légende se rapproche de celle des dieux conquérants du monde, Hercule, Osiris, Bacchus, etc. Il commença son règne par des réformes dans l'administration de la justice et des impôts, réorganisa le gouvernement, divisa l'Egypte en trente-six nomes, créa une armée immense et partit enfin pour cette expédition fameuse qui devait immortaliser son nom et en faire le symbole du plus grand développement de la puissance égyptienne. Suivant les anciens récits, pendant que sa Hotte s'avançait dans la mer Erythrée et lui soumettait les îles et les côtes jusqu'à l'Inde, il subjuguait la Palestine, la Phénicie, la Syrie, la région du Tigre et de l'Euphrate et tout l'Orient jusqu'au delà du Gange; puis, remontant vers Je nord, il parcourait en vainqueur la Bactriane, la Médie, domptait les tribus scythiques jusqu'au Tanaïs, l'Asie Mineure, les Cyelades, la Thraee, où enfin la disette le forçait de revenir sur ses pas, après neuf années d'une guerre qui n'avait été qu'une marche triomphale. Partout il signalait son passage par l'érection de colonnes ou stèles chargées d'hiéroglyphes, afin de perpétuer le souvenir de ses victoires. Hérodote dit avoir vu plusieurs de ces monuments en Palestine, en Syrie et dans l'Ionie, ce qui prouve, au moins pour ces contrées, la réalité des expéditions de Sésostris. Il se contenta d'imposer un tribut à tous les peuples qu'il avait soumis et revint en Egypte par l'isthme de Suez, chargé des dépouilles
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do l'Asie et trulnnnt à sa suite «ne multitude de captifs. Il eut à réprimer une révolte de son frère, fit construire ensuite une foule de monuments, creuser des canaux de dérivation des eaux du Nil, bâtir une muraille de Péluse à Héliopolis, pour garantir l'Egypte des incursions des Arabes, etc. On lui attribue même la première idée d'un ennui de communication de la mer Rouge à la Méditerranée. Tous ces travaux furent exécutés far des prisonniers de guerre. Entin, les Egyptiens rapportent a ce héros législateur la plupart del eurs institutions, ainsi que tous leurs grands souvenirs nationaux. On raconte que, devenu aveugle dans sa vieillesse, Sésostris se. donna la mort, après un règne de cinquante ans, suivant Munéthon, Les principaux faits de cette histoire, conservés par les traditions sacerdotales, enrichis sans aucun doute par la piété nationale, ont été niés pendant longtemps. Mais les découvertes récentes de l'archéologie permettent de croire que le fond en est réel, soit qu'on doive l'attribuer à divers personnages, soit qu'on y voie un symbole du développement de la civilisation égyptienne. Il faut toutefois en éliminer les circonstances merveilleuses et les contradictions qu'on remarque dans les auteurs, ainsi que l'évidente exagération de leurs récits.
SétosirU (tombeau de), à Thèbes. Los érudits donnent ce nom à un vaste hypogée découvert près de Thëbes, à Bibau-el-Molouk, par l'explorateur italien Belzoni, en 1818. Le nom inscrit dans les cartouches royaux qui couvrent k profusion les parois des salles est Ramessu-Miramen, nom que l'historien Josèphe a reproduit sans trop d'altération dans sa transcription grecque : Rauisës-Meïtimoun. L'hypogée, qui consiste, comme tous les édifices du même genre, en une longue suite de chambres souterraines auxquelles conduit un véritable dédale de corridors, de puits et d'escaliers, est remarquable par la beauté de ses sculptures peintes et par leur état de conservation, quoique ces tableaux, dont on admire encore aujourd hui la fraîcheur et l'éclat, aient été exécutés il y a plus de trois mille trois cents ans. On a d'abord à descendre un escalier très-rapide qui s'enfonce à 7m,S0 au-dessous du sol de l'entrée; puis on trouve un passage de 5™ ,72 sur 201,80 de largeur, dont les inscriptions et les iigures se rapportent à Osiris, père de Ratnsès le Grand. On passe une autre porte et l'on descend un second escalier, au bas duquel un nouveau corridor de 9 mètres conduit à une chambre oblongue de 3m,70 sur 4™, 32. Celle salle, aussi bien que le passage qui précède, est décorée de scènes allégoriques représentant le passage du roi dans le monde inférieur, l'Amenti, et sa réception par différentes divinités. Un puits, que Belzoni a comblé, semblait former ici la limite extrême de la tombe; mais ce puits, qui n'aboutit à rien, n'était destiné qu à dérouter la recherche de ceux qui auraient voulu trouver la salle du roi. Belzoni n'y fut pas trompé. En sondant avec soin les murs de la salle, dont la maçonnerie est recouverte d'une couche de stuc ornée de peintures, un son creux sur un certain point lui découvrit le secret. Une ouverture fut bientôt pratiquée, et l'on vit alors recommencer une nouvelle série de salles et de galeries. La pièce où l'on pénétre d'abord est une salle carrée de 8 mètres de côté, dont lu voûte est soutenue par quatre colonnes décorées, ainsi que les murailles, de belles sculptures recouvertes de couleurs qu'tm dirait appliquées d'hier. Un des sujets les plus intéressants est une procession allégorique des quatre races du monde assistant aux funérailles du héros ; la race égyptienne, peinte en rouge; la race d'Ammon, de couleur claire, avec des yeux bleus et de longues barbes : ce sont sûrement les peuples du Nord; la race noire, représentant les nègres du Sud; enfin, une race d'hommes à peau blanche, aux yeux bleus, à la barbe en pointe et portant de graudes robes flottantes représente probablement les peuples de l'Ouest. Dans un tableau remarquable par l'élégance du dessin et la richesse du coloris, le roi est conduit par Horuseu présence d'Osiris et d'Alhor. Là s'ouvre la suite de la galerie. Quelques marches que l'on descend conduisent a une autre salie de dimensions semblables a celle que l'on vient de quitter, mais qui n'est soutenue que par deux colonnes. Les scènes qui devaient en orner les murailles sont esquissées en noir sur le stuc d'un trait ferme et bien arrêté ; mais lu sculpteur, dont ce tracé devait guider le ciseau, n'a pas eu le temps d'aborder sou travail, sans doute interrompu parla mort du roi. Un double passage conduit de cette salle inachevée à une chambre de 5m,25 sur im,33, dont les peintures se rapportent a des scènes du rituel funéraire. De cette chambre on pénètre, par une porte du fond, dans une salle carrée plus grande qu'aucune des précédentes et dont le plafond est supporté par six colonnes. A droite et à gauche sont doux petites chambrée latérales, et à l'extrémité de la salle s'ouvre un espace transversal de 9m,27 de largeur sur une profondeur de 5m,88. Le plafond en est arrondi en voûte. Au centre de cette espèce de chapelle funéraire, ornée d'une profusion de sculptures, était un sarcophage en albâtre oriental; mais ce sarcophage était vide. Il a été transporté
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au musée Britannique. Suivant l'orientaliste anglais Young, l«s hiéroglyphes démontrent que ce sarcophage contenait les restes du roi Psammulhis (37G av. J.-C); suivant Chnmpollion le jeune, ils révèlent que ce monument était la tombe d'Osiris, fils de Ramsès 1er et père de Ramscs le Grand, appelé par les Grecs Sésostris. A gauche de la salie où était le sarcophage s'ouvre une autre chambre dont les parois sont chargées de tableaux allégoriques. La ne se termine pas encore cette longue série d'excavations. De même qu'il avait découvert la porte masquée qui conduit à la chambre du sarcophage, ici encore, à la base même du cénotaphe, Belzoni s'aperçut, au son que rendait le sol, qu'un espace vide devait exister en cet endroit. Cette partie du plancher enlevée mit effectivement à jour l'entrée d'un plan incliné, accompagné d'un double escalier â droite et à gauche, par lequel on descend très-avant dans l'intérieur de la montagne. IK'S éboulomeuts survenus a l'extrémité de cotte descente ne permettent plus do s'y avancer que de 46 mètres environ; on ignore ou se termine le souterrain. Il est assez probable qu'il conduit k quelque caveau où repose la momie royale. Depuis l'entrée extérieure jusqu'à l'endroit du plan incliné où l'on est arrêté par les éboulements, ce vaste hypogée présente un développement en longueur de 145 mètres. Le point extrême du (dan incliné est à 56 mètres environ de profondeur ait-dessoua du niveau de la vallée.
SESQUI, préfixe qui signifie une fois et demie, et qui est une forme latine corrompue de semisque, qui veut dire proprement et une moitié. S'emploie particulièrement en chimie pour désigner, 1° les sels qui contiennent une fois et demie autant de base que le sel neutre : Sels SESg.UIAMM0NlQ.Uia , sksquiargknticjuu , SESQUIBARYTlqTE , etc.; sets SKSQUIFERREUX , SESQUIMANGANEUX ; SKSQUIAHSÉNIATE, SKSQUI-
cArbonatk, etc.; ï° des combinaisons binaires contenant une fois et demie autant de métalloïde que de métal : SesqUiculoRure, stss- QtiiPuospiiuRK, etc. (On prononce sè-skui.)
SESQUIALTÈRE adj. (sè-skui-al-tè-re — du préf. aesf/ui, et du lat, aller, autre). Mathéin. Se dit de deux quantités dont l'une contient l'autre une fois et demie, comme 2 et 3.
— Ane. mus. Se disait des différentes mesures dans lesquelles la note principale avait une valeur de une fois et demie sa valeur ordinaire,
— Encycl. Mus. L'épithète de sesquialtère s'appliquait à, toutes les mesures triples, soit dans les mesures majeures, où la brève, même sans point, valait trois serai - brèves, soit dans les mesures mineures, où la demi-brève valait trois minimes. On appelait sesquialtère majeure imparfaite la mesure triple où la demi-brève, sans point, valait deux demibrèves, et avec le point, valait trois demibrèves. Le signe de ce temps était un cercle coupé perpendiculairement, avec les chiffres 3/2.
Sesquialtère majeure parfaite est l'ancien nom de la mesure triple où la brève avait la valeur de trois demi-brèves, quoiqu'elle ne fût pas pointée. Le signe de ce temps était un 0 coupé par quatre barres, dont une verticale et trois horizontales, avec les chiffres 3/2.
Sesquialtère mineure imparfaite désignait dans la musique ancienne la mesure triple dans laquelle la demi-brève pointée valait trois minimes et la demi-brève, sans point deux minimes. Ce temps se marquait par un demicercle, avec Jes chiffres 3/2.
Sesquialtère mineure parfaite était anciennement la mesure triple où la demi-brève sans point équivalait à trois deini-miuiines. Le signe de ce temps était un cercle, avec les chiffres 3/2.
Sesquialtère se dit aussi du rapport de certains intervalles qui ont quelque ressemblance avec les rapports d une progression géométrique. Afin de rendre plus claire la détermination de ces rapports, quelques théoriciens ont observé que les sons donnés par la trompette ont en:re eux ces mêmes rapports géométriques. Ho effet , si l'on place au-dessous du premier son le nombre 1, au-dessous du second le nombre 2, il résultera de ces nombres, placés au-dessous du son, une espèce de logaritlunes qui représenteront le rapport des intervalles, et au moyen desquels ou peut en calculer la différence. Exemple :
Do, do, sol, do, mi, sot, si ^, do, ré, mi, fa, sol, la, si fa, si, do...
11 résulte de cette série de sons les rapports suivants :
Rapport de l'octave 1 : 2
» de la quinte 2 : 3
» de la quarte 3 : 4
» de la tierce majeure. . . 4:5
» de la tierce mineure. . . 5:6
» delà sixte majeure. ... 3:5
» de la sixte mineure. ... S : s
• du ton entier majeur. . . 8:9
» du ton entier mineur. . . 9 : 10
» du demi-ton majeur. . . 15 ; 1G
> de la septième majeure. 8 : 15
» de la septième miueure. 5 : 9
SESQ
Pour compléter ce tableau , voici les rapports des autres intervalles :
Rapport du demi-ton mineur. . 24 : 25
» de la quinte diminuée, 45 : Cl
» de lu quarte augmentée. 32 : 45
n de laquinte augmentée. 16 : 25
» de la quarte diminuée. 25 : 32
' delasepticmediminuèe. 75 : 12S
« de la seconde diminuée. 64 : 75
» de la tierce diminuée. . 225 : 256
11 de la sixte augmentée. 128 : 225
Les rapports des intervalles se divisent en pairs et impairs. Il n'y a qu'un intervalle pair, c'est-à-dire le rapport de l'unisson 1 : I ; tous les autres sont impairs, dont les nombreuses espèces ont été réduites aux trois principales suivantes :
10 Kuppoi't multiple (ratio multiplex) , où le nombre le plus petit est égal nu nombre le plus [ietit, comme le rapportde l'Qutave simple 1 : 2, de l'octave double 1:4, ou bien la double quinte J : 3, les rapports 3 : G, 5 : 20, etc.
2° Rapport superpartieulinr {ratio super parlicularis), où le nombre le plus élt-vé contient une fois le nombre le plus petit, plus une de ses parties ; si cette partie est la moitié du nombre, elle s'appelle proportion sesquialtère; si elle est le tiers, proportion sesquitierce; si eile est le quart, proportion sesquiquarte; c'est ainsi que le rapport de 3 à 2 se nomme sesquialtère; 4 : 3, sesquitierce ; 5 ; 4, sesquiquarte, et 6 : 5, sesquiquinte, etc.
3° Rapport superpurtieni (ratio superpartiens), ou le nombre le plus élevé contient le nombre le plus petit, plus quelques-unes de ses parties, comme le rapport de la sixte majeure ou mineure. On comprendra, sans aucune difficulté ce que signifient les mots rapport multiple superparticulier. Si le nombre le plus élevé contient deux fois, trois fuis la plus petit, plus une de ses parties, comme dans la tierce majeure 2:5, on l'appellera double sesquialtère; dans le double ton majeur 4 : 9, double sesquiquarte, etc.
SESQUIBASIQUE adj. {-è-skui-ba-zi-ke — du prêt", sesqui, et île basiquï). Chim. Se dit d'un sel contenant une l'ois et demie autant de base que le sel neutre correspondant.
SESQU1FLORE adj. (sè-skui-fio-re — du préf. sesqui, et du lat. flos, fleur). Bot. Qui contient une fleur complète et une fleur avortée.
SESQUIBYDRIQUE adj. (sè-skui-i-dri-ke — du préf. sesqui, et de hydrique). Chim. Se dit d'un composé contenant une fois et demie autant d'hydrogène que de l'autre corps.
SESQUIOCTAVE adj. (sè-skui-o-kta-ve).
Ane. mus. Se disait 'd'une mesure à trois temps que l'on appelle maintenant mesure à neuf-huit.
SESQUIOXYDE s. m. (sè-skui-o-ksi-de — du préf. sesqui, et de oxyde). Chim. Oxyde' qui contient une fois et demie autant d'oxygène que le protoxyde.
SESQUIPÉDAL, ALE adj. (sè-skui-pé-dal , a-le — du préf. sesqui, et du lat. pes, pied). Métriq. Qui a un pied et demi.
SESQUIPEDALlAVERB\(/l/o(s longs d'une toise), Partie d'un vers d'Horace (Art poétique, v. 97).
« Le héros de latragédie ne doit employer, s'il veut que ses malheurs touchent le cœur du spectateur, ni paroles ampoulées, ni mots longs d'une toise. »
H me fait dire aussi des mots longs (Tune toise. De grands mois qui tiendraient d'ici jusqu'à Pontoise.
C'est dans la bouche de Petit-Jean que Racine mot cette expression d'Horace. Quant au précepte du poète latin, Racine l'a suivi mieux que personne :
Ecoutez l'enfant roi qu'interroge Athnlie; En ses discours naïfs chaque terme est sans fard ; Tout l'art a disparu, n'est le comble de l'art.
J. Chéniek.
0 II faut noter que pervers avait un pied et demi dans la bouche de Séraphine; c'était le verbum sesquipedale de mon Horace. »
Cu. Nodier.
SESQU1PLARE s. m. (sè-skui-pla-re — lut. sesquipluris; du prêt', sesqui, un et demi). A:uiq. rom. Soldat romain qui touchait une ration et demie. Il Oflieier de cavalerie.
SESQUIQUADKAT s. m. (sè-skui -kua-dra — du préf. sesqui, et du lat. quadralus, carré). Astron. Aspect de deux planètes éloignées l'une de l'autre de quatre signes et demi , ou 135°.
SESQUIQUARTE adj. (sè-skui-kar-te — du préf. se&qui, et de quarte). Ane. mus. Se disait d'une mesure à trois temps, que l'on appelle aujourd'hui mesure en neuf quatre.
SESQUISEL s. m. (sè-skui-sèl — du préf. sesqui, et de sel). Chim. Sei contenant une l'ois et demie autant de base que le sel neutre correspondant.
SESQUISÉPARATISTE s. ni. (sè-skui-sépa-ra-ti-ste — du préf. sesqui, et de séparatiste). Hist. ecclés. Membre d'une secte de séparatistes que l'on a confondue avec celle des indépendants.
SESQDITÉRÉBÈNE s. m. (sè-skui-té-rébè-ne — du préf. sesqui, et de térébène).
SESO
Chim. Hydrocarbure polymère de l'essence de térébenthine.
— Encycl. M. Berthelot désigne sous le nom de sesquitérébèite un carbure d'hydrogène volatil entre 280» et 300<> et qui prend naissance lorsqu'on Imite l'essence de térébenthine par l'acide sulfurique concentré ou par le fluorure de bore. Avec ce dernier réactif, la proportion en est moindre. Le colophène décrit par M. Deville n'est point un composé défini, mais un mélange de sesquitérébène et d'une quantité moindre de ditérébène.
Jusqu'à l'époque où M. B-rthelot s'est occupé de ce corps, on l'avait considéré comme identique an ditérébène et comme correspondant, par conséquent, k la formule Cï0[]32. M. Berthelot a été nmené U subslituer à cette formule la formule plus simple Ci»Hs*, d'après les faits que nous exposons ci-dessous.
Lorsqu'on chauffe une partie de sesquitérëbène avec 80 parties d acide iodhydri'iuo fumant à 180°, il se dégage une ecrtiiiiio quantité d'hydrogène; il se dépose de l'iode et il se forme de l'hydrure de pentudécylo comme produit principal de la réaction, d'après l'équation :
C13H" -f- 8HI = 41» + C13II32 Svsmàtè- Acide iod- Iude. Ilydruredo
rçùénc. hydrique. pentadccyR'iic.
En même temps que l'hydrure pentadécyle, il Se forme comme produits secondaires de l'hydrure de décyle Ct'H22, une trace d'hydi ure d'amyle C&H1* et une quantité assez notable d'un carbure huileux volatil à 360°.
Ce dernier corps offre encore les propriétés et la composition des hydrocarbures saturés delà formule CnH2n+2. Il résiste à l'acide azotique fumant et froid, à l'acide solfurique fumant tiède, au mélange de ces deux acides, au brome, etc. Il n'est pas facile de déterminer sa formule avec certitude soit par son analyse, soit par ses réactions générales. JU. Berthelot croit cependant pouvoir le considérer comme un bydrure de la formule C20H42, d'après son point dVbullition et les relations simples que la formule doit avoir avec le térébène. Voici l'interprétation do ces divers faits :
La formation de l'hydrure de pentadécyle C15J132 est le phénomène prédominant; elle tend donc à assigner au carbure primitif la formule CU34, d'après l'équation que nous avons donnée plus haut. Cette formule s'accorde d'ailleurs admirablement avec le point d'ébullition du sesquitérébène, point d'ébullition qui est situé aux environs de 300°. Or, il n'existe jusqu'à ce jour aucun carbure d'hydrogène bien connu qui renferme 20 atomes de carbone et qui bouille au-dessous do 3G0°, tandis que tous les hydrocarbures connus qui renferment 15 atomes de carbone bouillent à 2C0°, 280°, 300" ou au voisinage de ces températures. Ainsi les essences de cubèbe et de copuhu, que l'on rpprésente depuis longtemps par la formule C1SH2>, par suite de la composition de leurs composés chlorhydriquesetde leurs hydrates, bouillent vers 2G0° et 580°. Ajoutons que l'acido ioilhydrique,en agissantsur les essencesdo eubebe et de copahu, produit les mêmes résultats qu'en agissant sur le sesquilérébène, ce qui vient encore militer en faveur de la formule C15Hî4 que M. Berthelot assigne à cet hydrocarbure.
Le seul argument important qui ait été donné pour assigner à ce dernier la formulo (JS0H32 est tiré de la densité de sa vapeur. M. Deville a obtenu pour cette densité le nombie 11,13, au lieu de 9,52 qui correspondrait il C15!!*4. Muis il n'est guère possible, comme il le reconnaît lui-même, de compter sur les résultats obtenus à de si hautes températures et avec des corps si altérables, qui se convertissent en polymères dans le Cours même de l'opération. Il fuut ajouter à cela que le colophène de M. Deville, corps impur, renferme toujours une certaine quantité de ditérébène véritable. Ce dernier étant le corps le moins volatil se concentre dans le ballon à densité lorsqu'on opère, comme l'a fait forcément M. Deville, par la méthode de Dumas.
En résumé, la nature du carbure dominant que l'on obtient dans la réaction de l'acide iodhydrique, le point d'ébullition de ce carbure et celui du carbure primitif, enlin les analogies avec le cubébène et le copahuvène, telles sont les raisons qui ont porte AI. Jierthelot à désigner l'hydrocarbure principal contenu dans le colophène par le nom de sesquitèrébène et à lui attribuer la formulo C15H24. Cette formule est le triple de la formule C5H8, et il semble que le groupe CBH8 soit le terme ultime de destruction de la molécule. Au moins cela ressort-il de l'action de l'acide iodhydrique, puisqu'on obtient comme produit secondaire l'hydrure d'amyle C^H1* et rien au-dessous. Il semit posbible que le valéryiène C5H8 de M. Reboul, traité par l'acide sulfurique ou le chlorure de ziuc, su transformât en composés polymères , au nombre desquels se trouverait le térébène (jlOH16 et ses dérivés.
SESQUIT1ERCE adj. (sè-skui-tièr-co — du préf. sesqui, et de tiers). Miithém, Se dit du rapport de deux quantités dont l'une contient l'autre une fois et un tiers de fois.
— adj. Ane. musiq. So disait d'une mesura
SEST
en trois temps que l'on appelle aujourd'hui mesure à six-huit.
SESSA.-ÀURANEA, en latin Suessa, ville du royaume d'Italie, province de la Terre de Labour, district de Gaete, a 31 kilom. N.-O. de Capoue, eh.-l. de mandement ; 19,449 hab. Séminaire, marchés hebdomadaires très- fréquentés, belle cathédrale. Cette ville, mal bâtie, aux rues irrégulières et étroites, fut autrefois une colonie romaine sous le nom de Suessa Aurunca; on y voit les restes d'un théâtre antique, d'un cirque, de buins et d'aqueducs. Elle fut le titre d'un duché qui appartint à Gonzalve de Cordoue et à ses descendants.
SESSA-CI LENTO, bourg; du royaume d'Italie, province de la Principauté extérieure, district de Vallo-della-Lucania, mandement de Pollica; 3,024 hab.
SESSjEA s. m. (sè-sé-a). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des solanées, comprenant plusieurs espèces qui croissent au Pérou.
SESSANO, bourg du royaume d'Italie, province de Molise, district d'Isernia, .mandement de Carpinone ; 2,045 hab.
£SSE s. f. (sè-se). Bande d'étoffe dont les Orientaux entourent le bonnet de leur turban.
— Navig. Ancien nom de la pelle de bois, dont on se sert pour vider l'eau des petit3 bateaux.
SESSILE adj. (sèss-si-le — du lat. sessilis ; de sedere, être assis). Bot. Se dit de tout organe inséré directement sur l'axe et' dépourvu du support normal : Une feuille sans pétiole, une fleur sans pédoncule sont ' dites sessiles. (A. Dupuis.)
— Zool. Yeux sessiles, Yeux qui ne sont pas portés sur un pédoncule.
— Pathol. Tumeur sessile, Tumeur qui n'est pas portée par un pédicule.
•SESSILIFLORE adj. (sèss-si-li-flo-re — de sessile, et du lac. fios, fleur). Bot. Qui a des fleurs sessiles.
SESSILIFOLIÉ, ÉEadj. (sèss-si-li-fo-Ii-é — de sessile, et du lat. folium, feuille). Bot. Qui a des feuilles sessiles.
SEESILIOCLE adj. ( sèss-si-li-o-kle — de sessile, et du lut. ocutus, œ.l). Zool. Qui a les yeux sessiles. Syn. de éoriophthalme.
— s. m. pi. Grande division de la classe des crustacés, comprenant les genres caractérisés par des yeux sessiles.
SESSION s. f. (sè-si-on — latin sessio ; de sedere, être assis, siéger, qui se rattache à la racine sanscrite sad, être assis). Temps pendant lequel on siège, pendant lequel un corps délibérant est assemblé : La session du Corps législatif. La session du Parlement d'Angleterre. La Session de la cour d'assises. Ouvrir, clore la SliSSiON d'un conseil municipal. Les sessions des Chambres doivent être courtes, mais rapprochées. (Chateaub.)
— Séance d'un concile : Le concile de Trente ne s'occupa de celte question que dans une de ses dernières sessions, il Chapitre qui renferme les décisions publiées dans cette séance : Ce point est défini dans l'article trois de la quatorzième session.
SESS1TES, nom ancien de la SÉsu.
SESTE s. m. (sè-ste). Métro). Nom d'une mesure de capacité usitée à Siara et qui vaut Ulil,791.
SESTÉRAGE s. m. (sè-scé-ra-je — rad. setier). Féod. Tribut que certains seigneurs levaient sur chaque setier de blé.
SESTERCE s. m. (sè-stèr-se — latin sesterlius, -de semis, demi, et de tertius, troisième, pour signifier deux as et demi. Il n'est pas bien facile de comprendre comment demi et troisième ont pu prendre la signification de deux et demi, la moitié de trois étant un et demi. Les lexicologues ne paraissent pas avoir aperçu la difriculté et n'essayent pas de la résoudre. Nous hasarderons une conjecture qui nous parait assez probable. Le sesterce était généralement représente, sur les monnaies, par le style HS, et antérieurement par IIS, qui doit se lire : Union as, unum as, semis as (un as, un as, un dotui-as). Le sesterce était donc une monnaie dont la valeur était représentée par trois chiffres, parmi lesquels le semis occupait le troisième rang, où le semis était tertius. De là le nom de semisteriius, qui fut anciennement en usage et qui s'abrégea en sesiertius). Antiq. roui. Monnaie d'urgent des Romains, qui valait deux as et demi ou un quart du denier. 11 Grand sesterce, Monnaie de compte, qui valait 1,000 sesterces.
— Encycl. Il faut distinguer entre l'expression sesterce et l'expression sestertium. On donnait le nom de sesterce à une petite pièce d'argent que les Romains nommaient dans leurs comptes sestertii. On ne trouve jamais, en ce sens, sestertium au singulier, parce qu'on disait 1,000 sesterces et non pas 1 sesterce. Il y avait deux sortes de sesterces : le petit, valant environ 4 sous modernes, et le grand sesterce ou seslercion, qui en comprenait 1,000 petits, et qui valait, par conséquent, 200 de nos francs. Les Romains se servaient de la marque HS pour les petits sesterces, et pour les grands ils écrivaient
xrv.
SEST
entièrement le mot sestertia; mais les copistes ont ensuite écrit ce mot en abrégé.
Pendant la seconde guerre punique, il fut régie que le sesterce vaudrait 4 as, ce qui fut invariablement observé dans la suite jusqu'au me siècle de l'ère chrétienne, époque a laquelle le sesterce était une monnaie d'argent valant 2 onces de cuivre. Mais l'usage du sesterce dans les calculs a longtemps embarrassé les savants. Budé est le premier qui ait découvert la valeur du sesterce par rapport à l'as. Il eut des contradicteurs, mais son opinion prévalut, et elle a été depuis soutenue et développée par plusieurs autres écrivains.
Le seslercion, qui pesait 2 livres et demie d'argent monnayé et valait 250 deniers, répondait à l ,000 sesterces. D'ailleurs, la valeur des monnaies romaines a varié trop souvent pour qu'il soit permis de donner comme absolument exactes des assertions bien souvent contredites. L'histoire rapporte qu'Octave acheta un jour un barbeau que l'on avait donné à Tibère et le paya 500,000 sesterces. A l'époque de la république, on comptait par sesterces. .Au vue et au vins siècle, le sesterce avait encore cours et valait 4 sous et demi de France. En raison de leur petitesse, ces pièces de monnaie sont devenues excessivement rares, pour ne pas dire introuvables.
Quant au sestertium, il ne fut même jamais, paraît-il, qu'une monnaie Active ou de compte chez les anciens Romains. On sait que le sesterce (8 as et demi, semis tertius) valut d'abord 0 fr. 41, puis diminua de valeur jusqu'à n'égaler que 0 fr. 20 plus d'un siècle avant notre ère ; qu'il reprit ensuite sous César une valeur de 0 fr. 28 et diminua encore graduellement, de façon à ne plus représenter sous Néron que 0 fr. 20. Or, le sestertium équivalait à 1,000 sesterces. On le désignait par le même signe que te sesterce HS, signe qui peut être regardé comme une corruption de IIS (duo semis). Pour dire 1,000 sesterces, les Romains disaient donc sestertium; mais ils écrivaient aussi M sestertium (mille sestertiorum) ; dans ce dernier cas, sestertium n'est pas le mot même dont nous traitons ici; c'est une forme contractée du génitif pluriel de sestertius, sesterce, que précède M, abréviation de mille. Ils avaient encore les manières suivantes d'exprimer 1,000 sesterces : mille sestertii. Afnummi, M nummum (pour ttummorum). Pour les sommes entre 1,000 sesterces et 1 million de sesterces, ils employaient également plusieurs formes. Par exemple, 600,000 sesterces : sexcenla sestertia, 600 sestertium; sexcenta millia, 600,000, sous-entendu de sesterces, sestertiorum; sexcenla, 600, sousentendu sestertia; sexcenla sestertia nummum, 600 sestertium de monnaie.
Pour 1 million de sesterces et pour les sommes supérieures, on se servait des adverbes en ies. Ainsi 1 million de sesterces était exprimé par decies centena miilia sestertium, 10 fois 100,000 sesterces. On écrivait aussi : decies sestertium. Le million de sesterces faisait 1,000 sestertium. Pour 100 millions de sesterces ou 100,000 sestertium, on écrivait millies centena millia sestertium, 1,000 fois 100,000 sesterces ou bien millies HS. Cornélius Nepos a dit : sestertia vicies et sestertia centies, pour 20,000 sestertium et 100,000 sestertium (20 millions et 100 millions de sesterces). On trouve dans Suétone : millies et quingenties, ce qui signifie 100,000 sestertium plus 50,000 sestertium ou bien 150 millions de sesterces. Cicéron (In Verrem, i,39) emploie l'expression decies et octingenta millia pour signifier 1,800 sestertium, et l'expression quaterdecies pour 1,400 sestertium.
Lorsque les nombres sont écrits en chiffres, il est souvent difficile de reconnaître s'il s'agit de sesterces ou de sestertium. Quelquefois un trait horizontal placé sur les chiffres indique qu'il s'agit de sestertium. Ainsi HS.M.C. signifie 1,100 sesterces, et HS.M.C. signifie H S mit lies centies, c'est-à-dire 110,000 sestertium ou 110 millions de sesterces. Il faut se rappeler aussi que, dans les cas ou les nombres sont divisés en trois classes par des points, la division de droite indique les unités, celle qui précède indique les mille et la division de gauche les centaines de mille. Ainsi III. XII. DC. signifie 300,000, plus 12,000, plus 600. Mais cette distinction, qui nous permet de traduire avec assurance les chiffres romains, n'est malheureusement pas observée dans tous les manuscrits.
On a longtemps distingué, dans les livres français d'érudition, le sesterce et le satertium l'un de l'autre, appelant le premier petit sesterce et le second grand sesterce; on conserve encore ces dénominations dans quelques dictionnaires. Mais les èrudits de nos jours préfèrent, avec raison, comme adaptés plus exactement aux locutions romaines, les simples mots sesterce et sestertium.
SEST1ER (Félix), médecin fiançais, né à Genève en 1307. Il fit ses études médicales à Paris et fut reçu docteur en 1832, après avoir été interne des hôpitaux. Il devint ensuite successivement chef de clinique et professeur agrégé k la Faculté, médecin du diaconat de l'Eglise protestante et de la Société helvétique de bienfaisance. Il avait été choisi comme secrétaire par la Société anatomique en 1832. Outre sa thèse d'agrégation sur les Causes spécifiques , on lui doit un mémoire Sur les dyspnées intermittentes et un autre sur cette question importante : Jusqu'à quel point la percussion et l'auscultation ont-elles
SEST
éclairé le diagnostic des maladies aiguës et chroniques du cœur? Le Traité de la pneumonie d'après îa clinique médicale de Chomel est de lui. Enfin, il a publié un travail Sur les maladies et les accidents qui terminent promptentent la vie et un Traité de l'angine laryngée œdémateuse (1852, in-8°).
SEST1NI (Dominique), célèbre numismate italien, né à Florence en 1750, mort en 1832. Elevé dans sa ville natale, où il s'adonna spécialement à l'étude de l'archéologie, il devint en 1775 bibliothécaire et conservateur du riche cabinet d'antiquités du prince Biscari, ù Calane, et, en 1778, se rendit à Constantinople, où il fut chargé de l'éducation des enfants du comte Ludoln, ambassadeur du roi de Naples. Il parcourut avec ses élèves les différentes provinces de l'empire ottoman et se lia ensuite avec sir Robert Ainslie, ambassadeur de l'Angleterre auprès de la Porte, pour lequel il forma une collection de monnaies et de médailles qui est devenue célèbre. 11 revint plus tard en Italie, habita pendant plusieurs années l'Allemagne, Berlin principalement, séjourna en 1810 à Paris et passa à Florence, avec le titre de bibliothécaire et d'antiquaire de la grande-duchesse de Toscane, Elisa Bacciocchi. Ayant perdu cet emploi en 1S14, au retour du grand-duc Ferdinand III, il fut appelé en Hongrie par le comte Wiczay, qui le chargea de mettre en ordre sa précieuse collection de médailles à Hederwar, et entreprit ensuite la description du cabinet royyl des monnaies à Munich, de la collection de Christian VIII, roi de Danemark, et ilu musée de Trieste. Son mérite universellement reconnu décida enfin le grandduc Ferdinand à le nommer professeur à l'université de Pise et antiquaire du duché; et, à sa mort, le grand-duc Léopold II fit acheter sa bibliothèque et ses manuscrits, parmi lesquels se trouvait celui de son Systema geographicum numismuticum en 14 volumes. Nous citerons, parmi ses ouvrages : 'Agriculture, produits et commerce de ta Siaie (Florence, 17"7); Lettres écrites de Sicile et de 'Turquie à différents amis en Toscane, traduites plus tard en français (Paris, 1809); Lettres de voyage (1785), traduites en français sous ce titre : Voyage dans la Grèce asiatique, à la péninsule de Cyzique, à Brousse et a Nicée, avec une flore du mont Olympe (Paris, 17S9); Lettres et dissertations numismatiques sur quelques médailles rares de la collection d'Ainsiie (Livourne, 1789-1805, 8 vol.); Voyage de Constantinople à Bucharest (Rome, 1794) ; Voyage de Constaiitinuple à Dassora et retour, également traduit eu français; Classes générâtes geographim numismatiese, seu monets urbium, popultirum et regum ordine geographico et chronologico,.etc. (Leipzig, 1796,2 vol. in-40 ; 2e édit., l' lorenco, 1821), ouvrage plus complet que ceux d'Eckel, de Lipsius et de Pinckerton ; Voyages et opuscules divers (Berlin, 1807); Lettres et dissertations numismatiques (Milan, 1813- 1820, 9 vol.) ; Considérations sur la confédération des Âchéens ; Voyage curieux, scientifique et archéologique en Valachie, en Transylvanie et en Hongrie jusqu'à Vienne (Florence, 1815); Description des statères antiques (Florence, 1818) ; Description de quelques médailles grecques du musée Fontaua (Florence, 1822-1829, 3 vol.); Catalogue, avec illustrations, du musée d'Hederwar (1828- 1830, 7 vol.); Description de quelques médailles grecques du musée du barun de Chaudoir (1831), etc. Sestim était membre correspondant des Académies de Paris, de Saint-Pétersbourg, de Munich, etc.
SESTINI (Benedetto), poète italien, né à San-Ainato, près de Pistoie (Toscane), eu 1792, mort à Paris en 1822. 11 étudia la peinture, l'architecture et les mathématiques, d'abord la Pistoie, ensuite à Florence; puis, entraîné par son goût pour la poésie, il se lia, pendant son séjour dans cette dernière ville, avec Sgricci et avec Ugo Foscolo, qui était retiré en Toscane. C'est alors que le jeune Seslini écrivit ses strophes en rima ottava pour la bataille d'Iéna et ses Amori campestri, qui parurent plus tard. 11 ne réussit pas moins dans l'improvisation et donna avec succès quelques séances. Après la mort de son père, eu 1814, il parcourut le midi de l'Italie ethabita successivement Rome, Naples et la Sicile, qu'il étonna par son talent d'improvisation et où il se fit d'illustres protecteurs, entre autres, à Rome, le cardiual Consalvi, à Naples le prince Léopold, auquel il dédia ses Idylles. Il l'ut pourtant emprisonné a Païenne comme suspect de carbonarisme; mais réclamé comme sujet toscan, il put rentrer dans, sa pairie etrecommencer ses séances d'improvisation à Livourne, à Pistoie et à Rome, où il composa sa. Pia de' Tulomei, toutens'oceupant d'architecture et d'antiquités. Une de ses meilleures Compositions de ce temps est Pitagora. Le talent poétique de ce littérateur a subi deux phases bien distinctes. Dans ses premières poésies, les Idylles, le Trionfo délia sapienza, l'Oriyine storica e fisica delï eco , et dans d'autres compositions, il est presque Grec parla pensée et par la forme. Plus tard, il s est inspiré de Dante et des vieilles chroniques italiennes; c'est alors qu'il écrivit sa Pia de' Tolomei, son œuvre capitale, légende romantique, heureuse peinture de mœurs et de traditions du moyen âge italien (v. Pia pb' Tolombi). Comme improvisateur, Sestini, qui versifiait avec une facilité asser commune en Italie et