SETA
! qui récitait avec un enthousiasme et une I expression remarquables, a laissé une impresi sion vivace chez ceux qui l'ont entendu. Dans les premiers temps, il s'accompagnait 1 sur la guitare en disant ses vers. Il étudiait I la poésie et la langue du peuple et aimait a écouter les improvisateurs populaires de Florence et de Rome.
SESTIN'O, le Sestinum des Romains, bourg du royaume d'Itiilie, province et district d'Arezzo, mandement et à 19 kilom. de Pieve- Sun-Stefano, Sur la Foglia; 2,175 hab.
' SESTO, ville du royaume d'Italie, province, district et à 9 kilom. N.-O. de Florence, cheflieu de mandement; 11,865 hab. Fabrication de draps et bérets.
SESTO-CALENDE, bourg du royaume d'Italie, province de Milan, district de Gaïlarote , mandement de Somma-Lombardo ; 2,781 hab.
SESTO-SAN-GIOVANNI, bourg du royaume d'Italie, province, district et mandement da Milan; 4,189 hab.
SESTO- UD1NESE, bourg du royaume d'Italie, province d'Udine, district-et mandement de San-Vito-Udinese ; 3,225 hab.
SESTO (César da), dit il Miiaueae, peintre, élève de Léonard de Vinci, émule de Raphaël. Snn chef-d'œuvre. est le célèbre tableau de Saint Iioch et la Vierge (à Milan). On cite encore de lui une Hérodiude et une Sainte Famille qui rappellent d'une manière frappante le style de Raphaël.
SESTOLA, bourg du royaume d'Italie, province de Modène, district de Pavullo, cheflieu de mandement; 2,381 hab.
SESTOS, ville de la Thrace ancienne, Sur l'Ilellespont, en face d'Abydos. Elle est célèbre par les amours de Héro et de Léandre. Sur son emplacement s'élève aujourd'hui le bourg turc de Bovalli-Kalessi. Le château de Zéinéiii, bâti sur la colline qui domine ce bourg, est le premier endroit de l'Europe où le drapeau des Ottomans ait été planté par Soliman 1er.
SESTIIABEK, ville de la Russie d'Europe, dans le gouvernement et à 27 kilom. N.-O. de Saint-t'étersbourg, à l'embouchure de la pelite rivière de Sestra, dans le golfe de Finlande; 2,000 hab. Forges pour la marine; manufactura d'armes établie par Pierre le Grand en 1716.
SESTBI-LEVANTE, ville du royaume d'Italie, province et à 48 kilom. S.-E. de Gênes, chef-lieu de mandement, avec un porc de commerce sur le golfe de Gênes; 8,456 hab. Cabotage important; pèche de la sardine; fabriques de savon et de bougies. Cette ville est bâtie sur l'emplacement de l'ancienne Segesta Tignliorum.
SESTRl-PONENTE, ville du royaume d'Italie, province, district et à 6 kilom, O. de Gènes, chef-lieu de mandement, sur le golfe de Cènes; 6,605 hab. Carrières d'albâtre.
SESTUM, nom latin de Sarackna.
SÉSUVE s. m. (sé-zu-ve). Bot. Genre de plantes de la famille des portulacées, type da la tribu des sésuviées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent sur les bords de la mer, dans les régions chaudes du globe.
SÉSUVIÉ, ÉE adj. (sé-zu-vi-é — du rad sesuve). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au sésuve.
— s. f. pi. Tribu de la famille des portulacées, ayant pour type le genre sésuve.
SÉSUV1ENS, peuple de la Gaule Celtique, qui habitait le territoire répondant k peu près au département de l'Orne. Leurs villes principales étaient AregenuB (Argentan), Oximus (Ex mes).
SETA, sœur de Rhésus et amante de Mars.
SÉTACÉ, ÉE adj. (sé-ta-sé — du lat. sela, soie). Hist. nat. Su dit de tout organe qui a la forme d'une soie, d'un poil de cochon.
SÉTA.1RE s. f. (sé-tè-re — du lat. seta, soie). Bot. Genre de plantes, de la famille des graminées, tribu des panicées, formé aux dépens despanics, et comprenant une soixantaine d'espèces, répandues surtout dans les régions tempérées de l'hémisphère nord : L'espèce la plus intéressante de ce genre est la sétairk d'Italie. (P. Duchartre.)
— Encycl. Les sélaires, confondues par quelques auteurs avec les panics, par d'autres avec les pennisètes, sont des graminées à feuilles planes, a fleurs disposées en panicule le plus souvent resserrée et spiciforme ; les épillets, inunis d'un involucre persistant et unilatéral, se composent de deux fleurs, l'une hermuphrodite, l'autre femelle ou neutre; l'involucre est formé de soies roides, d'où le nom générique. On connaît un grand nombre d'espèces âasétaires, répandues dans les régions chaudes et tempérées des deux continents; elles habitent surtout les lieux couverts et montagneux, forment de trèsjolis gazons serrés et fournissent aux bestiaux un fourrage lin, agréable et très-nourrissant. Quelques espèces ont une certaine importance en agriculture; telles sont surtout les sétairet d'Itade et d'Allemagne, plus connues sous les noms de panic et de moha. V. ces mots.
SETARAH, ville de l'Indoustan anglais. V. Satarah.
SETH
SE-TCIIOOAN, province de l'empire chinois. V. SZU-TCHOUAN.
SETEIA, nom latin de la Dee.
SÉTELLE s. f. (sé-tè- le — dimin. du gr. ses, teigne). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des tinéides, réuni par plusieurs auteurs aux teignes.
SÉTELLIE S. f. (sé-tèl-lt — dimin. du latseta, soie). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des myodaires, tribu des rayodines, dont l'espèce type vit au Brésil.
SÉTÉRÉE s. f. (sé-té-ré — rad. setier). Métiol. Ancienne mesure agraire d'une valeur variable suivant les pays, et valant, dans la Bresse, un tiers de perche de Paris, soit 0are,i7025.
SÉTÈS s. m. (sé-tèss — du gr. ses, teigne). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des tinéides.
SÉTEUILLE s. f. (sé-teu-Jie; «mil.). Ichthyol. V. SEPT-ŒIL.
SÉTEUX, Eu SE adj. (sé-teu, eu-ze — du lat. sela, soie de cochon). Bot. Qui est coinposé, qui est garni de poils roides.
SETFARI s. m. (sè-tfa-ri). Voile que portent les femmes dans quelques contrées de l'Afrique.
SETH, patriarche, fils d'Adam et d'Eve, pète d'Enos. Il mourut à 912 ans, dit la Bible, et fut le chef des enfants de Dieu, par opposition aux descendants de Caïn, qui fuient nommés enfants des hommes.
SETH (Siméon), écrivain grec du il» siècle, né à Antioche. 11 était médecin et exerçait aussi les fonctions de protovestiaire, c'està-dire de maître de la garde-robe, à la cour impériale de Constantinople. Chassé de cette ville par Michel le Paphhigonien, il se réfugia sur le mont Olympe, dans un couvent, où il mourut. Il a écrit un extrait du traité de Psellus sur les aliments. Cet ouvrage de Seth a été traduit en latin par Lilio-Gregorio Giraldi, sous le titre de Syntayma, per litlerarum, etc. (Bâle, 1538, in-8° ; Baie, 1561, in-S»), puis par Martin Bogdanus, sous celui de Volumen de alimentorum facultatihus (Paris, 165S, in-8°).Seth a traduit de l'arabe en grec les fables de Pilpay sous le titre de Stepltanite et Ichueiate,et a traduit en "outre, dit-on, du persan en grec, une histoire d'Alexandre le Grand. Cette dernière traduction a été aussi attribuée à Callisthène.
SETHÉEN s. m. (sé-té-ain — de Seth, n. pr.). Hist. Membre d'une secte du lie siècle, qui rendait un culte à. Seth, fils d'Adam, il Ou dit aussi sÉTHiBN et séthistb.
— Encycl, Les séthéens étaient des hérétiques du ne siècle , formant une branche des valentiniens. Ils enseignaient que deux anges avaient créé l'un Caïn et l'autre Abel; qu après la mort de ceiui-ci !a grande vertu avait fait naître Seth' d'une pure semence. Sans doute ils entendaient par la grande vertu la puissance de Dieu, mais on ne dit pas si c'est elle qui avait produit les anges, dont les uns étaient bons et les autres mauvais. Us ajoutaient que du mélange de ces Ueux espèces d'anges était née la race d'hommes vicieux que la grande vertu fit périr par le déluge, qu'une partie de leur méchanceté pénétra dans l'arche et de là se répandit dans le monde.
ïhéodoret a confondu les sëthéens avec les ophites, et peut-être n'y avait-il entre eux d autre différence que la vénération superstitieuse des premiers pour le patriarche Seth ; ils disaient que son âme avait passé à Jésus- Christ et que c'était le mémo personnage; ils avaient forgé plusieurs livres sous le nom de Seth et des autres patriarches. Y. ophites,
SÉTHÉNIRE s. f. (sé-té-ni-re). Entom.
Genre d'insectes hémiptères, de la tribu des coréides, dont l'espèce type vit au Brésil.
SliTHIA ou S1T1A, la Cylhteum des anciens, ville de l'Ile de Crète, sur la côte N.-E., au fond d'une petite baie qui porte le même nom, à 80 kilom. S.-E. de Candie; 1,800 hab. Siège d'un évéché grec.
SÉTHIEN s. m. (sé-ti-ain), V. séthéen.
SÉTHISTE s. m. (sé-ti-ste). V. séthéen.
SÉTHON, roi d'Egypte. V. Séthos.
SETtlON (Alexandre), alchimiste d'origine écossaise, plus connu sous le surnom de Cosmopolite, mort en 1604. Sethon a joué un rôle important dans l'histoire de l'alchimie. «Son nom, dit M. Louis Figuier (l'Alchimie et les alchimistes), qu'il quitta de bonne heure et à dessein pour le surnom sous lequel il voyagea en Europe, est devenu un sujet de controverse pour les historiens (le la philosophie hermétique. L'usage, alors universel, de latiniser les noms propres a amené de nombreuses variantes sur le sien. C'est ainsi qu'on trouve successivement les formes Scihonius,
Silonius, Siflonlu«, Sulboiieu», Suethouiim et
enfin Sociliouiu». i Au moment où Selbou nous apparaît dans l'histoire, c'est déjà un alchimiste consommé. En 1602, il lit un voyage en Hollande et alla rendre visite au matelot Hanssen, auquel il avait sauvé la vie dans un naufrage i>ur les côtes d'Ecosse, et qui depuis était devenu son ami. Dans les quelques jours qu'il passa auprès de Hanssen, Sethon lui révéla qu'il connaissait l'art de transmuter les métaux et lui fit don d'un morceau d'or qu'il prétendit avoir obtenu en
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transmutant un morceau de plomb du même poids. De Hollande, Sethon passa en Allemagne et en Suisse et eut comme compagnon de voyage dans ce dernier pays un certain professeur de Fribourg, Woligung Drenheim, adversaire déclaré de toute philosophie hermétique, qui néanmoins rendit témoignage du succès des expériences faites par Sethon. Ce docteur Woifgang Drenheim nous a laissé un portrait de Sethon dans un ouvrage aujourd'hui fort rare : De minerali medicina (Argentorati [Strasbourg], 1810). " En 1602, dit-il, lorsque, au milieu de l'été, je revenais de Rome en Allemagne, je me trouvai à côté d'un homme singulièrement spirituel, petit de taille, mais assez gros, d'un visage coloré, d'un tempérament sanguin, portant une barbe brune taillée à la mode de France. Il était vêtu d'un habit de satin noir et avait pour toute suite un seul domestique que l'on pouvait distinguer entre tous par ses cheveux rouges et sa barbe de même couleur. Cet homme s'appelait Alexander Sethonius. » A Bille, Sethon se mit en devoir d'exécuter ses projections en présence de Drenheim et de Jacob Zwinger pour tâcher de les convaincre de la réalité de la transmutation. Drenheim, dans ce înêine ouvrage, raconte une des scènes auxquelles il assista: « Nous nous rendîmes chez un ouvrier des mines d'or avec plusieurs plaques de plomb que Zwinger avait emportées de sa maison, un creuset que nous prîmes chez un orfèvre et du soufre ordinaire que nous achetâmes en chemin. Sethon ne toucha à rien. Il fit faire du feu, ordonna de mettre le plomb et le soufre dans le creuset, de placer le couvercle et d'agiter la masse avec des baguettes. Pendant ce temps, il causait avec nous. Au bout d'un quart d'heure, il nous dit : « Jetez » ce petit papier dans le plomb fondu, mais ■ bien au milieu, et tâchez que rien ne tombe » dans le feu... « Dans ce papier était une poudre assez lourde, d'une couleur qui paraissait jaune citron. Du reste, ii fallait avoir de bons yeux pour la distinguer. Quoique aussi incrédules que saint Thomas lui-même, nous fimes tout ce qui nous était commandé. Après que la masse eut été chauffée environ un quart d'heure encore et continuellement agitée avec des baguettes de fer , l'orfèvre reçut l'ordre d'éteindre le creuset en répandant de l'eau dessus. Mais il n'y avait plus le moindre vestige de plomb. Nous trouvâmes de l'or le plus pur et qui, d'après l'opinion de l'orfèvre, surpassait même en qualité le bel or de la Hongrie et de l'Arabie. Il pesait tout autant que le plomb dont il avait pris la place. Nous restâmes stupéfaits d'étonneinent ; c'était à peine si nous osions en croire nos yeux. » Après Drenheim, Jacob Zwinger apporta son témoignage dans une lettre latine, Epistola ad doctorem Scltobinyer, qui a été insérée dans les Ephémérides d'Emmanuel Koning de Bâle. Cette lettre raconte qu'avant son départ de Bàle Sethon renouvela ses expériences de transmutation chez l'orfèvre André Bletz. Mauget dit, dans sa iiibliotheca cAemica, que le morceau d'or dont Sethon avait gratifié Zwinger fut soigneusement conservé dans la famille de ce dernier et que pendant longtemps on le montra aux étrangers et aux curieux. Nous n'avons pas besoin de dire ici que toutes ces prétendues expériences n'étaient que d'habiles jongleries; mais nous ferons remarquer que les artifices, les tours d'adresse de Sethon devaient être bien habiles, bien adroitement dissimulés pour qu'il ait réussi à surprendre la bonne foi de tant de savants respectables. De Bâle, Sethon se rendit à Strasbourg en 1603 et alla trouver un orfèvre de la ville, Philippe- Jacob Gustenhover, auquel il demanda à travailler dans sa maison. Sethon ne s'était nullement fait connaître ; il s'était caché sous le nom de Uimibijoi-gcn, et lorsqu'il quitta Gustenhover, il lui remit une poudre rouge qui devait lui permettra de taire de l'or à volonté. Gustenhover s'empressa de parler de sa poudre miraculeuse ut de faire des projections devant tous ses amis et voisins. Schmieder {Histoire de la chimie, 1832) raconte que la renommée fit rapidement parvenir le bruit da l'événement au château de Prague, chez i'einpereur Rodolphe IL Ce prince, l'Hermès allemand, partisan ardent et convaincu de l'alchimie, fit venir Gustenhover et lui demanda le secret de la préparation de sa poudre merveilleuse. L'orfèvre strasbourgeois raconta qu'il ne l'avait pas préparée, mais seulement reçue d'un étranger. Malgré ses protestations, l'empereur le lit enfermer dans une ■ prison, le considérant comme un alchimiste qui refusait de lui livrer son secret, et il le retint prisonnier toute sa vie. Pendant que se passaient ces événements, Sethon arrivait k Francfort-sur-le-Main; niais, redoutant la cupidité et la méchanceté de l'empereur Rodolphe, il se cachait, aux environs de la ville, dans ie gros bourg U'Offenbach, chez un marchand nommé Coch. La il entreprit diverses expériences de transmutation et, connue à Bàle, frappa d'étounement et d'admiration tous les spectateurs. L'honnête Coch ne put s'empéciier de raconter les prodiges accomplis par Sethon, dans une lettre adressée à Théobald de Hoghelande. Cette lettre a été insérée dans le livre de Hoghelande, intitulé HistoriiB aliquot transmutatwiiis metallUm. A Cologne, où il arriva bientôt, Sethon se mit en rapport avec l'orfèvre Lohndorf et, après l'avoir rendu témoin de plusieurs
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expériences, il se rendit dans la vallée de ; Katmenbach, où il se mit en relation avec le j chirurgien George Meister. Ensuite il se ; rendit à Hambourg, puis à Munich, où il se maria. Sur ces entrefaites, i'éleeteur de Saxe, ' Christian II, ayant entendu parler de l'ha- l bileté de Sethon, l'attira à sa cour et se mon- I tra plein d'égards pour lui, espérant que l'alchimiste lui révélerait le secret de la fabrication de la pierre philosophale. Mais Sethon ne céda à aucun moyen de persuasion, et Christian II, que ce refus persistant exaspérait, fit enfermer Sethon et ordonna qu'on le soumît à la torture. Dans ses Anecdote» alchimiques, Guldenfak raconte qu'on fit endurer au malheureux alchimiste tous les supplices que peuvent inventer la cruauté et la cupidité réunies. « On le perçait, dit Louis Figuier iy Alchimie et les alchimistes), avec des fers aigus, on le brûlait avec du plomb fondu; après quelques instants de relâche, il étuit battu de verges. Enfin , l'électeur de Saxe craignit que les tortures trop prolongées ne fissent mourir Sethon, et, de peur de perdre à la fois le secret et son possesseur, ii condamna le Cosmopolite à la réclusion dans un cachot obscur jusqu'au jour où il se déciderait à parler. Ceci se passait dans l'automne de l'année 1603. A ce moment, le récit de la captivité cruelle de Sethon parvint aux oreilles de Michel Sendivag, l'alchimiste polonais, qui, par un plan habilement combiné, fit évader Sethon et le conduisit en sûreté à Cracovie, dans l'espoir d'obtenir, comme prix de ses services, le secret du grand œuvre. Sendivag fut déçu dans son attente, car Sethon ne voulut rien lui révéler ; il se contenta de lui léguer ses derniers restes de pierre philosophale lorsqu'il mourut, dans les premiers mois de l'année 1604. La figure de Sethon le Cosmopolite est une des plus singulières dans l'histoire de l'art hermétique. Elle a été trop oubliée de nos jours par les historiens de l'alchimie. Sethon n'a laissé qu'un ouvrage, le Livre des douze chapitres, dont sa femme livra le manuscrit après sa mort à Sendivag .qu'elle avait épouse. Celui-ci fit subir au text.i de nombreuses altérations et se l'appropria, ainsi que nous l'avons raconté dans sa biographie.
SÉTHOS ou SÉTHON, roi d'Egypte, dont Manéthon ni Diodore ne font mention. Il vivait au vuie siècle avant notre ère. Hérodote rapporte qu'il était grand piètre de Phtah, à Memphis, et qu'il s'empara du trône à la faveur des troubles civils et de l'invasion éthiopienne vers 713 av. J.-C. Peut-être, suivant certaines conjectures, ne fut-il qu'une sorte de vice-roi préposé par les conquérants étrangers au gouvernement de l'Egypte. Il dépouilla de ses privilèges la caste des guerriers, qui refusa de le secourir lors de l'invasion de Seunachérib. Séthos rassembla alors les marchands, les artisans, les hommes des castes inférieures et en forma un corps de troupes qu'il conduisit à Péluse, devant le camp ennemi. Suivant Hérodote, un dieu envoya pendant la nuit une multitude de rats qui rongèrent les cordes des arcs des Assyriens, et ceux-ci, mis hors d'état de combattre, prirent la fuite. Le même historien parle d'une statue que le prêtre-roi avait fait ériger pour consacrer la mémoire de cet événement et qui le représentait tenant un rat à la main, avec une inscription qui rappelait sa victoire.
Séiho», histoire ou vie tirée des monuments anecdotes (inédits) de l'ancienne Egypte (1731, 3 vol. in- 12), par l'abbé Jean ïerrasson. Ce roman est évidemment une imitation du Télémayue et du Vuyttye d'Anacharsis. Le rapport le plus réel qui existe entre ces trois ouvrages consiste en ce que dans tous les trois un jeune prince, éloigne du pays où il doit régner un jour, parcourt beaucoup de contrées, s'instruit dans la science des lois et des mœurs, signale en tous lieux sa sagesse et sou courage, et rentre enfin dans sa patrie, orne de toutes les connaissances, de toutes les vertus qui peuvent faire un grand roi; mais cette ressemblance du fond disparaît sous la multitude des différences qu oti'rent le tissu des événements, la description des lieux et la peinture des caractères. Séthos, fils du roi Memphis, est en butte à la haine d'une marâtre, maîtresse absolue de l'esprit de son père. Après avoir été initié aux mystères d'isis et avoir acquis par là une science et une sagesse supérieures à son âge, il part, comme volontaire, défendre son pays, dont on envahissait les frontières. Dans un combat nocturne, il est blessé et laissé pour mort par les siens. Des soldats ennemis s'emparent de lui, le conduisent à un port de la mer Rouge et l'y vendent à des Phéniciens qui l'emmènent avec eux à une expédition maritime. Esclave et caché sous le nom de Chères, simple suldat égyptien, il fait des prodiges de valeur, rétablit la paix entre la Phéuicio et la Taprobane et, pour prix de ce service, obtient le commandement d'une flotte, avec laquelle il fait le tour de l'Afrique, où il fonde des établissements et répand les bienfaits de la civilisation. 11 visite ensuite le fameux pays des Atlantes et se rend de là à Carthage, qu'il sauve de la ruine. Apres avoir rempli l'univers du bruit de sa sagesse et de ses exploits, il retourne en Egypte, se fait reconnaître et met le comble à sou héroïsme eu cécant son trône k l'un des fils de sa marâtre et à l'autre sa maîtresse, qu'il ne