‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 325 sur 1059 · SETI · texte numérisé non relu

SETI

pouvait épouser sans porter atteinte à aa gloire.

Toute cette fable est intéressante et bien conduite ; la valeur et la générosité du héros ont quelque chose de prodigieux et d'exafréré qui ne déplaît pas dans un sujet dont l'époque est très-voisine des siècles héroïques et fabileux. Mais comme composition et surtout comme style, Séthos ne peut entrer en comparaison avec le Télémaque ou le Voyage d'Anacharsis en Grèce. C'est déjà beaucoup, après deux modèles aussi parfaits , d'être parvenu à se faire lire et, qui plus est, à se faire lire avec intérêt.

SET1A ou SET1NDM, ville de l'Italie ancienne, dans 1« Latium, près et au N.-O. des marais Pontins, tur une hauteur. Elle était renommée par les vins qu'on récoltait sur son territoire. Quelques historiens y fout naître Valerius Flaccus; sur son emplacement, s'élève aujourd'hui la ville de Sezza.

SETIA, ville de l'Espagne ancienne, dans la Tarraconaise ; aujourd nui Exea.

séticaude adj. (sé-ti-Uô-da — du lat.

seta, soie ; cauda, queue). Entom. Qui a la queue en forme de soie, de poil roide.

— s. m. pi. FainiUe d'insectes, comprenant les podures et les forbicines, qui ont i'abdomen terminé par deux soies.

SÉTICÈRE adj. (sé-ti-sè-re — du lat. setti, soie, et du gr. keras, corne). Crust. Qui a les antennes en forme de soie.

— s. m. pi. Famille de crustacés, correspondant aux monocles, et caractérisée par des antennes en forme de soie.

SÉTICORNE adj. (sé-ti-kor-ne — du lat.

seta, soie, et de corne). Entom, Qui a les antennes en forme de soie,

— s. m. pi. Famille d'insectes lépidoptères nocturnes, caractérisée par des antennes en forme de soie; syn. de chétocéres.

SÉTIE s. f. (sé-tî). Mar. V. scétib.

— Entom. Genre d'insectes lépidoptères crépusculaires, de la tribu des sphingides.

SETIER s. m. (se-tié — du latin sextarius, sixième partie d'une certaine mesure romaine, de setetus, le setier romain étant le sixième du congé. Par une corruption fort bizarre, et qui aurait pu induire en erreur sur l'origine du mot si la dérivation n'était certaine, on trouve ce mot écrit septier). Métro!. Sixième du congé, chez les Romains. Il Ancienne mesure de capacité dont on se servait pour les grains et pour les liqueurs, et qui variait selon les divers pays et les dilt'érentes matières : Un setier de blé. Un setier de vin, d'eau-de-uie. Il Demi-setier , Nom qu'on donne abusivement, à Paris, à une mesure pour les liquides valant O'i'.ïj. Il Setier de terre, Mesure agraire équivalente ii la sètérée.

— Jeux. Demi-selier, Jeton qu'on propose de faire au-dessus de ce que l'on risquait d'abord, au jeu de la guinguette.

— Encycl. Le setier romain (sexlarius) était le sixième du congé et le quarante-huitième de l'amphore; il contenait 2 hémines, 4 quartarius, 12 cyathes. Dans le système des mesures pour les choses sèches, il était le seizième du inodius. Relativement au système métrique , il valait 0l>t,&4. La forme du sextanus était celle de deux cônes tronqués juints par leurs grands diamètres. C'était une des mesures les plus usitées. Horace dit à son avare (Satires, I, i) : « Ignores-tu à quoi une pièce de monnaie est bonne? quel emploi on peut en faire? C'est pour acheter du pain, des légumes, un setier de vin ; ajoutes-y toutes les choses dont la privation fuit soufirir la nature humaine. »

Nescis quo valsât nummus ? quem prxieat usum t Panis ematur, olus, vint sexlarius; aide Quts humana sibi doleat natura negatis.

Le sextarius fut le point de liaison entre le système des mesures romaines et celui des mesures grecques; il était égal au xestes, et l'on n'a pu décider si le xestes l'ut une masure grecque originale ou bien si les Grecs empruntèrent ù la fois le mot et la chose, afin d'établir une analogie entre les mesures grecques et les mesures romaines. Le xestes était le sixième du chous, connue le sextarius le sixième du congé. Ajoutons que ie sextarius se subdivisait, de même que 1 as, en parties nommées once, sextans, quadrans, irions, quincunx, semis, septunx, bes, dodrans, dextans, deunx. L'once du sextarius ou sa douzième partie était le cyathe ; son sextans valait 2 cyathes ; son quadr.ms valait 3 cyatnes, son triens 4, sou quincunx 5, son semis 6, sou sepiutix 7, son bes S, son dodruns 9, son dextaus 10, son deunx 11.

Chez nous, comme dans la métrologie romaine, le setier changeait de capacité suivant qu'il était employé à mesurer des liqui des ou des choses sèches; en outre, la valeur de la mesure variait suivant la nature des liquides ou dus matières. Le setier de Paris ou setier de graiu valait 12 boisseaux, le setier d'avoine 24 boisseaux, le setier de sel 10, le setier de chaux 12, et cependant chacun de ces setiers était la douzième punie du muid, dont iu valeur n'était pus la munis pour le grain que pour l'avoine, le sel ou la chaux. Pour les liquides, le setier contenait 8 piutus ; il était la neuvième partie du quaruut, lu dix-huitième partie de la feuillette et lu trente-sixième partie du muid. Le deiai-setier,

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