SETI
encore usité aujourd'hui, était une mesure à part, n'ayant aucun rapport avec le setter; il valait 2 poissons ou 8 roquilles et était la moitié de la chopine et le quart de Ja pinte. Comparé aux mesures nouvelles, le setier de grain de 12 boisseaux vaut 156 litres ou lhect^g ; le setier d'avoine vaut 312 litres ou ahed,^; le setier de sel vaut 203 litres ou 2hecti08; le setier de charbon vaut 416 litres ou 4hect,i6 ; le setier de plâtre 156 litres, ainsi que le setier de chaux. Pour les liquides, le setier vaut 7'it,62 ; Je demi-selier équivaut à O'i^SSS. La transformation des mesures nouvelles en mesures anciennes donne : pour la valeur de l'hectolitre, os,64l de grain, de plâtre et de chaux, ou, pour celle du litre, 0S, 00641; 0S,320 d'avoine, ou, pour le litre, 0S,00320 ; os, 480 de sel ; 0S,240 de charbon.
SETIER (L.-P.), imprimeur et littérateur français , né dans la seconde moitié du xviiic siècle. On ignore la date de sa naissance et celle de sa mort. Tout ce qu'on sait de particulier sur son existence, c'est -qu'il était imprimeur-libraire du consistoire centrai des israéliles, à Paris. On lui doit, entre autres écrits : Grammaire hébraïque (Paris, 1814, iti-8"); Observations sur la liberté de la presse (Paris, 1814, iii-S"); l'Athénienne ou les Français en Grèce (Paris, 1826, in-18).
SÉT1F, ancienne Sitifis ou Sittifa, ville forte d'Algérie, province et à 130 kilom. S.-O. de Constantine, ch -1. de sous-préfecture et d'une subdivision militaire, sur un plateau élevé de 1,400 mètres -, 4,609 hab., dont 1,138 indigènes. Tribunal de ire instance, justice de paix, école communale. Les rues de Sétif sont bien percées, ses maisons bien alignées et elle renferme onze places. Ses principaux édifices sont une église et une superbe mosquée, dont le minaret consiste en une flèche d'un fort beau siyie. Sétif domine une vaste plaine qu'arrose l'oued Bou-Sellam. Sa situation au milieu d'un territoire fertile, occupé par une nation aussi laborieuse que celle des Kabyles, est remarquable au double point de vue économique et stratégique. « Au point de vue stratégique, dit Mae-Ourty, elle est, avec Aumale, la clef des grandes communications entre l'occident et l'orient du Tell algérien; elle est, avec Bougie, Djidjelli et Constantine, l'un des nœuds du réseau qui entoure les massifs de la petite Kabvlie ; elle surveille enfin toutes les parties du Sahara situées entre les routes de Constantine à Biskra et de Bogar à Laghouat. Au point de vue économique, elle est le terrain neutre où viennent se débattre les intérêts de la montagne et de la plaine, le marché où arrivent les produits de l'une et de l'autre, l'entrepôt des fertiles contrées de la Medjana et de la Hodna, et elle voit se dérouler autour d'elle une vaste région qui, par sa nature, est propre aux cultures les plus variées; mais sa position trop continentale et la nature du pays qui la sépare de la mer ne lui ont permis de retirer jusqu'à présent que peu de profit de ces derniers avantages , parce qu'elle n'a pu avoir encore avec l'extérieur que des communications difficiles et longues. C'est ce qu'avait très-bien compris le maréchal Randon lorsqu'en 1852 il lit terminer la route de Setif à Bougie, son port naturel sur la Méditerranée. Malheureusement, on a rencontré là des difficultés encore augmentées par la longueur du parcours, qui est de plus de 86 kilom. ■ Les chemins de fer peuvent seuls donner satisfaction aux intérêts d'une population qui a sous la main tous les éléments d'un grand avenir et qui ne peut en tirer parti, obligée qu'elle est aujourd'hui de faire parcourir à ses produits 213 kilom., distance qui sépare Sétif de Philippeville, en passant par Constantine.
Le 21 novembre 1851, un commissaire civil fut établi à Sétif, érigé ensuite en sous-préfecture j mais un décret de 1867 la supprima et Sétif ne fut plus qu'un chef-lieu de commune, dont le maire, nommé par le Commandant de la province, était souvent son homme lige. Par un décret du 20 janvier 1874, Sétif a été érigé de nouveau en sous-préfecture.
C'est dans les environs et sur le territoire de Sétif qu'a été faite, le 26 avril 1853, à une compagnie genevoise la concession de 20,000 hectares de terrain, à la charge par elle d'installer sur le territoire qui lui était concédé dix villages et cinq cents familles.
Les dimanches il se tient aux portes de Sétif un marché très-1'réqueiité par les indigènes et où il se fait de grandes affaires en grain, huile, peaux, chevaux et bestiaux. A 15 lieues au sud de Sétif se trouvent les belles forêts de Bou-Thaleb , susceptibles d'un fructueux produit le jour où des routes permettront l'exploitation et la mise eu coupe de ces forets.
Dans la banlieue de Sétif, quelques groupes d'habitations doivent à leur importance un nom particulier et le rang de village; tels sont : Aïn Sella, Hanassu, Kalfoun, Mezlong, Kermatou et enfin les villages suisses Aïn- Arnat, Bouïva, El-Ourisia, Missaoud et Mahouan. Le nombre des centres de colonisation augmentera dans les environs de Sétif, comme dans toute l'Algérie, dès que les colons pourront jouir dans cette patrie d'adoption des franchises dont ils jouissaient dans la mère patrie.
Sétif est la Sittifa des anciens, métropole de la Mauritanie Sittifienne. D'après les découvertes des archéologues, basées surtout
SETO
sur les rares témoignages des historiens, Sittifa pouvait avoir 4 kilom. de circuit lorsque les Arabes l'ont détruite de fond en comble. La première occupation de Sétif ou plutôt du lieu où s'élève Sétif par les troupes de l'armée française remonte au 31 octobre 1S39. « Dans le mois de septembre 1839, dit M. Barbier, on jugea le moment arrivé de reconnaître la parue de la province de Constantine qui s'étend de la capitale au Biban et du Biban jusqu'à l'oued Kaddara, en passant par le fort de Hamza. Le duc d'Orléans vint une seconde fois en Algérie pour s'associer à cette expédition. Après avoir visité une partie du territoire soumis à notre domination, le prince se rendit à Milah, où le gouverneur général avait réuni un corps expéditionrtaire composé de troupes de toutes armes. Cette année, sous les ordres du gouverneur général, fut partagée en deux divisions; le duc d'Orléans prit le commandement de la première/ On se mit en marche le 18 octobre. La colonne arriva à Djemilah le 19, et le 21 au soir à Sétif, où le maréchal fit prendre position sous les murs de l'ancieune forteresse romaine. Le prince royal reçut partout sur son passage les hommages des chefs indigènes soumis ou nommés par la France. Le 25 octobre, les deux divisions quittèrent le camp de Sétif et vinrent s'établir sur l'oued Bomela, position qui domine les routes de Bougie et de Zamourah. De là le corps expéditionnaire se porta rapidement Sur Sidi-Embarek. Après avoir traversé le territoire des Ben-Bou-KhetoU et des Beni- Abbas, les deux divisions de l'armée se séparèrent. L'une, sous les ordres du général de Galbois, devait rentrer dans la Medjana, pour continuer à occuper la province de Constantine , rallier les Turcs de Zamourah, et terminer les travaux nécessaires à l'occupation définitive de Sétif; l'autre, forte de 3,000 hommes, sous les ordres du gouverneur général et du prince royal, se dirigea immédiatement vers les Portes de Fer. Le 28, à midi, commença le passage de ces redoutables roches que les Turcs n'avaient jamais franchies sans payer des tributs considérables et où jamais n étaient parvenues les légions romaines. Quatre heures suffirent k peine à cette opération difficile. Après avoir laissé sur les flancs de ces immenses murailles verticales, dressées par la nature à une hauteur de plus de 100 pieds, cette simple inscription : armée française, 1839, la colonne se airigea vers le territoire des Beni-Mamour. »
L'armée française , en entrant à Sétif, n'y trouva que les ruines de l'ancienne citadelle romaine. Néanmoins, en raison de son importance militaire, son occupation fut décidée, et au milieu de ces ruines on construisit le fort d'Orléans, autour duquel vinrent bientôt se grouper les maisons qui constituent aujourd'hui la ville nouvelle.
SÉTIFÈRE adj. (sé-ti-fè-re — du lat. seta, soie ; fero, je porte). Hist. nat. Qui porte des soies, des poils roides.
— s. m. Mamm. Un des noms du genre tanrec.
SÉTIFLORE adj. (sé-ti-flo-re — du lat. seta, soie; jlos, fleur). Bot. Qui a des pétales étroits, ressemblant à des soies.
SÉTIFORME adj. (sé-ti-for-me — du lat.
seta, soie, et de forme). Hist. nat. Qui a la forme de soies, de poils roides.
SÉTIGÈRE adj. (sé-ti-jè-ie — du lat. seta, soie; géra, je porte). Hist. nat. Qui porte une ou plusieurs soies. •
— s. m. Mamm. Un des noms du genre tanrec.
— s. m. pi. Famille de mammifères pachydermes, ayant pour type le genre sanglier.
SÉTIM s. m. (sô-timm — mot hébr.). Sorte de bois précieux dont il est parlé dans la Bible.
SÊTINE s, f, (sé-ti-ne — dimin. du gr. ses, . teigne). Bntom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes,de la tribu des tinéides, formé aux dépens des teignes, et comprenant une dizaine d'espèces, dont le type se trouve dans presque toute l'Europe.
SET1NCM, ville de l'Italie ancienne. V.
Setia.
SÊTIPÈDE adj. (sé-ti-pè-de — du \e.t.sela, soie; pus, pied). Bot. Qui a le stipe ou le pied sétiforme.
SÉTIPODE adj.(sé-ti-po-de — du lat. seta, soie, et du gr. pous, pied). Annél. Qui a les pieds en forme de soies.
— s. m. pi. Ordre d'annélides, caractérisé par des organes ambulatoires en forme de soies. Il On dit aussi chétopodes.
SETI UM, ville de la Gaule Narbonnaise I™, aujourd'hui Cette.
SETLEDJE ou SUTLEDJE, YEysudrus des anciens, rivière de l'iudoustun. Elle prend sa source au lac de Manassarovar, dans le Thibet, à 5,500 mètres au-dessus de la mer. Elle coule d'abord au N.-O., traverse la chaîne de l'Himalaya, à Chipki, se dirige ensuite au S.-O., sépare le Pendjab proprement dit des provinces N.-O. de l'Inde anglaise, arrose le Moultan, reçoit la Beyah et se joint au Chenab pour se jeter dans le Sind ou Indus, après un cours de 1,200 kilom.
SÉTODE s. m. (sé-to-de). Entom. Genre d'insectes névroptères, de la famille des phry-
SETO
ganiens, tribu des înystacidites, comprenant cinq ou six espèces.
SÉTON s. m. (sé-ton. — Ce mot, qui est le même que l'italien seioiie, vient du latin seta, soie de porc, crin, proprement fil, qui se rattache sans doute à la racine sanscrite si, lier, d'où aussi le sanscrit sêtra, lien, siman, sima, limite, et le vé iique sirâ, fleuve, suivant Kulin, proprement fil; grec imas , imanlos, pour simas, courroie, et peut-être seira,seiré, corde; irlandais sioma», erse siaman, corde ; ancien saxon simo, lien, Scandinave seymi, anglo-saxon saet, Scandinave et ancien allemand seil, même sens; ancien allemand silo, trait d'un char, saito, saita, corde, said, lacs, etc.; ancien allemand sinwa, senwa, anj»lo-saxon senm, Scandinave sin, nerf; lithuanien setas, corde pour le bétail, seris, fil; lettique seet, lier, ancien slave et russe sieti, lacs, polonais siec, filet; ancien slave silo, russe silo/tu, lacet, sima, ficelle). Chir. Bande ou mèche de matière que l'on passe a travers les chairs, pour entretenir un exutoire : Mettre, appliquer un séton. Avoir un séton à la nuque. Il faut appliquer un ou deux sétons au poitrail de ce cheval. Il Exutoire entretenu au moyen d'un séton : Panser un séton. Le séton rend peu, rend beaucoup. Il Séton animé, Celui qu'on enduitd'une substance propre à entretenir l'irritation locale, il Séton creux, Drain percé de trous, qu'on place en travers des grandes plaies, à deux ou plusieurs ouvertures, pour faciliter l'écoulement du pus.
- — Art vétér. Séton anglais ou Séton à rouelle, Sorte de séton consistant en une rondelle de cuir ou de feutre, qu'on introduit sous la peau des animaux.
— Ichthyol. Section des chétodons, genre de poissons.
— Encycl. Thérap. Le séton est un exutoire qu'on forme en perçant la peau en deux points correspondants, à travers lesquels on passe une mèche de coton ou une bandelette de linge effilée des deux côtés. On peut l'appliquer partout où il y a possibilité de soulever assez la peau pour former un pli ; mais c'est ordinairement à la nuque qu'on le place. Pour l'établir on pince la peau et on transperce, avec un bistouri, la base du pli ainsi formé. Il ne reste plus ensuite qu'à garnir la plaie d'une mèche enduite de cérat qu'on entraîne au moyen d'un stylet boutonné.
C'est afin de pratiquer l'opération avec plus de rapidité et en un seul temps que Boyer a réemployé l'aiguille à selon. Cet instrument n'est autre chose qu'une aiguille aplatie, large d'un centimètre environ, aiguë et tranchante à l'une de ses extrémités et sur les bords, carrée et percée à l'autre bout d'une ouverture pour l'introduction de la mèche dans la plaie. Elle est d'un usage très-commode, et si les chirurgiens s'en passent, c'est afin de ne pas surcharger leur trousse.
Le premier pansement du séton ne doit avoir lieu que le quatrième ou le cinquième jour après 1 opération, lorsque la suppuration est bien établie. On enlève alors les pièces de l'appareil après les avoir humectées d'eau tiède pour éviter toute espèce de tiraillement douloureux, et en veillant surtout à ne pas entraîner le séton hors de la plaie. On attire de droite à gauche la portion de mèche souillée par le pus, on la coupe et on la remplace par une nouvelle portion du séton enduite de cérat pour faciliter son passage sous-cutané. Quand la mèche est épuisée, on en lie une nouvelle au bout qui reste, on panse ensuite comme la première fois, et on répète les pansements toutes les vingt-quatre heures.
Dans le cours du traitement, si la plaie devient douloureuse, on doit tâcher de la calmer au moyen d'applications sédatives ou é'mollientes ; s'il survient des abcès, de l'érysipèle phlegmoneux ou la gangrène du pont cutané lui-même, il faut retirer la mèche. S'il y a, au contraire, défaut d'irritation, on fait usage de pommade épispastique.
Clot-Bey nous a appris que les Arabes emploient de temps immémorial de petits sitons dans le voisinage de l'orbite et particulièrement vers l'angle exierne des paupières. On a placé des sétons aux tempes, derrière les oreilles (Bouvier), sur le cuir chevelu (Demeaux), à la poitrine et même autour d'une articulation malade (Desormeaux).
Le séton n'est pas toujours appliqué comme exutoire. En ce cas, ce n'est pas ù travers le tissu cellulaire sous-cutané que l'on fait passer la mèche à selon, mais k travers un organe que l'on veut dilater, ou bien un kyste dont on veut déterminer ta suppuration ; tels sont les sélons que l'on passe dans le canal nasal pour guérir la fistule lacrymale, ceux que, l'on emploie pour guérir les liydrocèles de la tunique vaginale ou du cou. On a donné à ces divers modes de traitement le nom de séton, sans qu'il y entre autre chose de commun avec l'exutoire qui fait l'objet de cet article que la mèche que l'on passe à travers les organes (Jamain).
— Art vétér. Chez les animaux, les sétons se passent dans une région quelconque du corps. Ils sont, pour les maréchaux empiriques et pour presque tous les propriétaires, une espèce de panacée universelle. Ils en placent dans toutes les maladies, avec cette idée que, s'ils ne font pas de bien, ils ne peuvent du moins faire de mal. Or c'est là une erreur. Les sélons, il est vrai, sont utiles dans
SETO
un grand nombre de maladies, quand ils sont employés avec discernement; mais il est des cas aussi où leur application peut devenir nuisjble ou dangereuse; par exemple au début des phle^masies viscérales aiguës, dans la période d'état des inflammations intestinales, dans les chevaux prédisposés à la morve ou au farcin, sur les animaux faibles, épuisés, atteints d'affections par altération du sang, sur tous les animaux au début des affections éruptives, qu'ils pourraient faire avorter intempestivement. Mais les sétons sont indiqués pour combattre les inflammations- aiguès ou chroniques des grands appareils splanchniques, pour atténuer ou faire disparaître certaines douleurs locales, pour aider la résolution de certaines affections chroniques, soit en les ramenant directement à l'état aigu, soit en déterminant une irritation supplémentaire qui , en disparaissant quand on supprime l'exutoire, entraîne avec elle l'affection préexistante; pour amener la fonte de tissus anomaux, d'engorgements chroniques qui se résolvent sous l'influence d'une suppuration prolongée; pour rétablir une suppuration arrêtée. Mais outre ces indications diverses, le séton à mèche sert encore, dit M. Gourdon, « k favoriser l'écoulement lent et gradué des produits d'une cavité ou d'une poche accidentelle, qu'on traverse pour cela de part en part avec le séton ; à rétablir l'excitation, la vitalité des parois d'une cavité anomale; à provoquer la fonte des callosités dans une fistule, afin d'en préparer la réunion adhésive; à porter des médicaments dans -des parties profondes; à établir la communication entre deux plaies-, à entretenir des ouvertures artificielles propres à donner issue à des produits naturels ou morbides : pus, exfoliations osseuses, tendineuses, qu'il importe de ne pas laisser séjourner dans les parties profondes, etc. » Les indications et les contre-indications des sélons ne peuvent être appréciées que par le vétérinaire, par conséquent les sétons ne doivent pas être appliqués sans qu'il en ait jugé l'opportunité.
Les endroits du corps où il est le plus avantageux de placer les sétons sont ceux où le tissu cellulaire sous-cutané est le plus abondant, parce que, la peau étant peu adhérente aux tissus sous-jacents, l'application du selon est plus facile, et parce que la tuméfaction produite par la présence de ce corps étranger s'établit mieux là où il y a une grande quantité de tissu cellulaire.
Toutes les régions du corps, avons-nous dit, peuvent recevoir des sétons; mais il en est quelques-unes que la pratique choisit plus ordinairement pour leur application. Ces régions sont, chez les solipèdes, le poitrail, le thorax, la fesse, l'encolure, la joue,~ï'épaule et la cuisse. Chez le bœuf, on peut appliquer des sétons aux mêmes régions que chez les solipèdes; cependant, à. moins d'indication particulière, ce n'est guère qu'au poitrail, chez cet animal, qu'on passe des sétons, en raison de la grande laxité de la peau à cette région, et de sa grande adhérence partout ailleurs. Quant aux petits animaux, le chien est le seul auquel on applique des sétons. Sur le mouton et le porc, ils sont plus nuisibles qu'utiles. Sur le chien , au contraire, l'application des sétons produit de bons effets. On les place au poitrail , mais plus souvent sur le cou, en arrière de la nuque, afin de les soustraire à l'action des dents.
On distingue trois sortes de sétons, celui à mèche, celui h. rouelle et les troohisques.
Pour établir le selon à. mèche, on se sert ordinairement d'un ruban de fil, large de 0«i,02 à 0m,03. Dans quelques circonstances, on anime les sétons en les saupoudrant de cantharides ou en les recouvrant d'onguent vésicatoire. <• Pour passer le selon, dit d'Arboval, s'il s'agit d'un cheval ou d'un bœuf, on se sert d'une aiguille plate, un peu flexible, longue de 0m,40 k om,50, large d'un travers de doigt environ, même un peu plus, à l'une de ses extrémités, qui doit être tranchante et un peu recourbée en feuille desauge aplatie, l'autre offrant une fente oblongue destinée à recevoir la bandelette qui forme le séton. On coupe les poils à l'endroit désigné, puis on pince la peau, on lui fait former un pli longitudinal et on l'incise transversalement avec un bistouri dans une étendue égale à la plus grande largeur de l'aiguille. Alors on introduit l'aiguille dans l'incision, et d'une main on la pousse peu à peu, par petites secousses, tandis que, de l'autre, on la suit pa-r-dessus la peau en la soutenant et l'accompagnant jusqu'à ce qu'elle soit parvenue à l'endroit où l'on en a fixé la sortie. L'aiguille étant parvenue à ce point, si on ne 1 a pas déjà fait auparavant, on insère la mèche dans Ja fente de sa partie supérieure, et on pousse ensuite un peu plus fort, afin de percer la peau, ou bien l'on fait à celle-ci une nouvelle incision avec le bistouri. On n'a plus qu'à retirer l'instrument par le bout de sa pointe, et la mèche se trouve déposée dans les parties. » L'opération est plus simple chez les petits animaux. On commence par passer la mèche dans le chas de l'aiguille ; puis on fait un pli à la peau avec les doigts, pli qui doit être proportionné à la longueur que l'on veut donner au séton. On traverse ce pli à sa base avec l'aiguille par un mouvement rapide ; on retire ensuite 1 instrument de l'autre côté, et on passe ainsi la mèche.
Le selon étant passé, on arrête la mèche.
SETT
en la pliant en forme de bourdonnet qu'on arrête avec un nœud , comme on doit l'avoir fait d'avance à l'autre extrémité, et on laisse toujours OMjOô entre le nœud et l'ouverture inférieure de la plaie pour rie pas gêner l'engorgement qui doit survenir. D'autres fois, on attache aux bouts de la mèche de petits morceaux, de bois pour empêcher que le sèton ne sorte. Tantôt, enfin, on as-.ure la fixité de la mèche en nouant ses deux bouts. Cette dernière manière est la moins bonne, parce que le moindre corps résistant qui s'introduit dans l'anse peut déchirer la peau comprise entre les deux ouvertures ; inconvénient qu'on évite par l'autre méthode, puisqu'alors, si le téton vient à être arraché, soit par les dents de l'animal, soit autrement, la peau ne se trouve du moins pas déchirée.
Le séton a rouelle, encore appelé cautère, ortis, ortie, selon anglais, fontanelle, fonticule, est plus anciennement connu que le séton à mèche. 11 consiste en une pièce de cuir, de carton ou de feutre, que 1 on introduit sous la peau par une incision préalablement pratiquée à celle-ci. Ordinairement, ce morceau de cuir est percé à sa partie mo3'er.ne. Pour placer ce sèton, on fait à la peau une incision longitudinale proportionnée au diamètre de 1 anneau de cuir; on détache la peau avec le doigt ou à l'aide de la spatule, d'un manche de scalpel. On introduit ensuite la rondelle de cuir pliée sur elle-même, sinon elle ne pourrait franchir l'ouverture. Beaucoup de personnes préfèrent ce mode de selon, parce qu'il ne se voit pas ou se voit moins, et qu'il n'est pas exposé aux accidents qui peuvent faire arracher les autres.
Le trochisque est un autre mode de selon, susceptible de produire un effet plus prompt et surtout plus considérable. Les trochisques furent les premiers sétons connus, et reçurent d'abord le nom de cautères. « On peut faire usage, pour appliquer des trochisques, dit M. Uourdon, de diverses substances appartenant, soit au règne végétal, soit au règne minéral. Les substances végétales employées sont les racines d'ellébore noir (hetleborus niger), d'ellébore blanc ou vérâtre (oeratrum album); l'écorce de garou (daplme gnidium), ou de lauréole mâle (daplme laureola), la clématite (clematis vitalba). Ces végétaux jouissent tous de propriétés irritantes trèsmarquées, et, introduits sous la peau, déterminent un engorgement phlegmoneux considérable, pouvant être suivi, chez les carnivores, d'après Orflla, d'accidents internes. Pour en augmenter 1 action, on les fait macérer dans du vinaigre, ou, plus simplement, on ies mouille et on les rouie dans des cantharides pulvérisées. Quant aux substances minérales, ce sont tous les caustiques solides, et notamment ceux, qui servent à préparer les trochisques escharotiques, le sublimé currosif, l'acide arsônieux, le sulfure d'arsenic, le sulfate de cuivre. • Pour appliquer ce trochisque, on incise la peau de haut en bas dans une longueur convenable, on la détache et l'on y introduit Je corps étranger.
Les premiers effets des sétons sont ceux qui accompagnent les plaies ordinaires. Dès que la suppuration est établie, le pansement consiste à laver la plaie et il presser légèrement sur le trajet du selon pour faire écouler ]e pus qui a pu s'y accumuler. On répète cette opération plusieurs fois par jour suivant l'abondance de la suppuration. Il fautaussi éviter par des moyens convenables, tels que le bâton à surfaix, le collier à chapelet, que l'animal n'arrache le téton d'une manière quelconque. Si, malgré tous les soins, la selon venait à être arraché, on en repasserait un autre, avec une sonde en plomb ou une baguette en osier; mais s'il y avait adhérence, il faudrait recourir à une tige de fer, ou même employer de nouveau l'aiguille. Il faut aussi changer la mèche tous les huit jours au moins ; on en coud une nouvelle à l'une des extrémités de l'ancienne, et l'on se sert de celleci pour attirer celle-là, retranchant ensuite celle qui a séjourné au milieu de la solution de continuité.
Après le temps strictement indispensable pour l'effet qu'on désire, le se'ton doit être supprimé. Si le sèton séjourne trop longtemps, l'économie s'y habitue en quelque sorte, le seYon devient nécessaire, et sa suppression n'est plus sans danger. En général, on laisse les sétons en place de trois semaines k un mois. S'il y a plusieurs sétons, on les retire les uns après les autres à quelques jours d'intervalle; car il serait dangereux de les supprimer tous ensemble. Une fois supprimé, on comprima tous les jours le trajet de la listule, tant que la pluie suppure, pour faire écouler la matière purulente qui pourrait produire des abcès. Enfin, l'on continue les soins de propreté tant qu'il est nécessaire.
SÉTOPHAGE OU CÉTOPHAGE S. m. (séto-fa-je — du gr. ses, teigne, ou du lat. cetonia, cétoine, et du gr. phagâ,}e mange). Ornith. Genre de passereaux, de la fumille des gobe-mouches, comprenant cinq espèces, qui habitent les régions chaudes de l'Amérique.
SETTALA (Louis), médecin italien , né à Milan le 27 lévrier 1550, mort dans cette ville le 12 septembre 1G63. Il lit ses études médicales à Pavie et obtint, à l'âge de vingt-trois ans, la première chaire de médecine dans cette université. Le succès de son enseignement détermina tes directeurs de plusieurs des universités les plus célèbres de l'époque à
SETT
solliciter son concours; mais il aima mieux se fixer dans sa ville natale, où il véi-ut au milieu de l'estime générale, revêtu des distinctions les plus honorables. Ses principaux ouvrages sont : In Hippocratis Coi de acribus, aaitis et locis commenlarii quinque {Cologne , 1j90, in-fol.); In Arislotelis problème/ ta cornmentaria latina (Francfort, 1602-1607, 2 tomes in-fol.); De n&vis liber (Milan, 1606, in-8°) ; Aitimadversionum et cautionum medicarum libri septem (Milan , 1014, in - 8") ; De peste et pestiferis adfectibus (Milan, 1622, in-4°) ; Delta preservazione délia peste (Milan, 1630, iii-8<>).
SETTALA (Manfred), fils du précédent, mécanicien italien, né eu 1600, mort en 1680. Il étudia avec succès les sciences, les lettres et les arts, et fut admis dans plusieurs corps savants; mais sou étude de prédilection fut celle de la mécanique. 11 fit meuve dans cette science d'une habileté qui le fit surnommer par ses compatriotes l'Ai-chiracde milanais. 11 fit de grands voyages en Orient et composa un musée archéologique et mécanique qu'il légua dans son testament à la b.bliotbèque Ambrosienne. Les héritiers de Settala liront casser cetie disposition de son testament.
SETTALMOLC, sœur d'Hakem, calife de Syrie et d'Egypte, morte en 1020 de notre ère. Orgueilleuse et vindicative, elle fut vivement blessée des reproches que lui lit un jour Hakem et elle résolut de se venger cruellement. Dans ce but, elle Séduisit un des officiera du calife, Ebn-D.i\vas, qui, k son instigation, tua Hakem durant son sommeil (1020). La fratricide enterra dans son propre palais le corps du caiife, dont elle tint la mort longtemps cachée; mais le peuple commençant a s émouvoir, elle assembla les grands et les principaux de la cour et leur apprit que le prince ne vivait plus; après quoi, elle fit mourir Ebn-Dawas, ainsi que deux domestiques qui avaient participé à l'assassinat du calife, et l'on dit même qu'elle les tua de sa propre main. Settuhnolc lit alors proclamer Abul-Hassan-Ali, fils d'Hakem, calife de Syrie et d'Egypte, et se chargea de la régence. Elle survécut quatre ans à. son frère.
SETTEGAST (Joseph-Antoine), peintre allemand, né k (Joblentz en 1813. Il rit ses études sous le professeur Mosler, h Dusseldorf, puis sous Veit, k Francfort. Pour compléter son éducation artistique, il se rendit un Italie, où il resta de 1838 à 1843. Il a peint un grand nombre de toiles àsujeis religieux destinées à des églises d'Allemagne. Settegast appartient à l'école d'Overbeck, de Veit et de Steinb.
SETT1GNANO (Désiré DE), sculpteur italien, né à Florence en H57, mort en H85. Ses principaux ouvrages sont ceux qu'il fit à la chapelle du Saint-Sacrement, dans l'église Saint-Laurent, où l'on admire surtout la figure da marbre d'un enfant en ronde bosse ; le Tombeau de la bienheureuse Villtma , dans l'église de Sainte-Marie-Novelli ; le Mausolée de Charles; Marsupiui d'Arezzo, dans l'église de Sainte-Croix; ie piédestal du David de Donatello; les Armes de Florence, sculptées sur la façade du palais Gianrigliazzi; l'Ange de bois que l'on conserve dans la chapelle des Cannes, etc. Les ouvrages en petit les plus remarquables de Settignano sont : le Duste de Marcotta Strozzi ; deux tètes, l'une de Jésus-Christ, l'autre de Saint Jean- Baptiste enfant, et une Madeleine pénitente, qu'il ne fit qu'ébaucher et qu'après sa mort Benoit de Majano termina.
SETTIMO (Ruggiero), prince de Fitalia, homme d'Etat italien, né à Païenne le 19 mai 1778, mort en 1863. Fils pulué du prince de Fitalia et de la fille du prince d'Aragon, il entra de bonne heure dans la marine napolitaine, y conquit tous les grades, jusqu'à celui de contre-amiral, et se distingua autant par Sa bravoure au blocus de Toulon que par Ihumanitô dont il fit preuve en rachetant de nombreux esclaves siciliens sur les côtes d'Afrique. Sa vie politique dute de 1818, c'est-àdire du jour ou Ferdinand IV fut forcé par lord Bentinck d'octroyer une constitution sur ie modèle anglais; Kuggiero Settimo entra au ministère de la guerre et de- la marine, d'abord comme secrétaire général, puis comme ministre après la retraite du comte d'Acis. Nommé brigadier après la retraite de ce ministère en 1813, il fut bientôt appelé à faire partie u'un second cabinet, dans lequel il repi oscilla l'élément le plus avancé de la Sicile, lequel proclamait les principes de 1789 uvec leurs conséquences. Mais Ferdinand ayant supprimé la constitution sicilienne en 1SU, Suttimo rentra dans la vie privée pour n'en sortir qu'en 1820, à l'époque de la révolution constitutionnelle de Naples. Partisan de l'indépendance absolue de la Sicile, Settimo refusa le poste de ministre de la marine à Niipleset celui de lieutenant général du roi en Sicile, se mit k la tête de la junte provisoire réunie à Païenne et traita avec le général Florestan Pepc. Mais la convention fut annulée par lo parlement napolitain ; Fepe fut remplacé par Collelta et la Sicile retomba sous lejoug de l'absolutisme bourbunien. Pendant vingt-huit ans, Settimo vécut dans la retraite et ne reparut sur la scène politique qu'au moment de la troisième insurrection siclienné lorsque, le 24 janvier 1848, il prit
SETT
la présidence du gouvernement provisoire chargé de pouvoirs illimités pour toute la durée de la révolution. Quelques jours après, la révolution était victorieuse et Settimo refusait une seconde fois la charge de lieutenant général du roi de Naples. Le 25 mars, il ouvrit solennellement la session du parlement sicilien selon la constitution de 1812 et fut investi, par la Chambre des pairs et parcelle des communes, du titre de président du gouvernement du royaume de Sicile, avec six ministres choisis par lui et responsables comme lui, Ses prérogatives étaient celles que la constitution de 1812 attribuait au pouvoir exécutif, moins la sanction des décrets du parlement, la prérogative de dissoudre, d'ajourner ou de proroger les Chambres, la déclaration de guerre et la conclusion de la paix; il avait le droit de grâce pour tous les délits qui n'intéressaient pas l'ordre public et sa |iersonne fut déclarée inviolable. La nouvelle constitution sicilienne élaborée, le parlement prononça, le 13 avril, la déchéance des liourbons et élut un roi. Settimo avait refust; toute candidature, et, le vote terminé, il vint proclamer roi de Sicile le duc de Gènes, Albcrt-Amédée Içr. A ce même moment, le parlement, se faisant l'organe de la vénération, de l'enthousiasme que la Sicile tout entière manifestait pour le vieil amiral, le nomma sénateur de droit, avec les honneurs | de président à vie du sénat, lieutenant généi rai do l'armée et lui accorda, comme tirent . les lïtats-Unis pour Washington, la franchise ; postale pour le reste de ses jours. Le duc de I Gènei ayant refusé la couronne, Settimo t garda ses fonctions de président; il fut pendant plus d'une année une sorte de roi oon- . stitutionnel de la Sicile, qui Jui décerna solennellement le titre de Pire de In pairie. [ Les revers de 1849 arrivèrent. Après avoir I épuisé les derniers moyens de défense, Sattuno dut renoncer à une plus longue résis- I tance et se préparer à l'exil. Le 25 avril 1849, 1 il quitta Païenne le dernier et alla se réfu- ; gier à Malte, où il resta jusqu'en 1860. Appelé eu Sicile pur Garibaldi et par Cavour, le noble vieillard reçut de Victor-Emmanuel les plus grands honneurs : le collier de l'Annonciade ut la haute charge de président du sénat italien. Mais, accablé d'années et d'infirmités, il ne put se transporter à Turin et n'a jamais siège au sénat. Il est mort après avoir vu réaliser son rêve d'une Italie libre et unie.
SETTLE, bourg et paroisse d'Angleterre, comté et k 106 kilom. N.-O. d'York (West- Riding), sur la Ribble ; 2,090 hab. Manufactures de coton, corderies.
SETTLE (Elkanah), écrivain anglais, né à Dunstable en 1648, mort en 1724. Véritable girouette politique, il écrivit en prose et en vers, tantôt en faveur des whigs, tantôt en faveur des tories. 11 fut eu 1680 chargé par les whigs de diriger la fameuse cérémonie du brûlement du pape. Cela ne l'empêcha pas plus tard de s'engager dans l'année du roi Jacques, dans laquelle on le vit servir à HounsloW-lleath. Setile finit par être méprisé de tous les partis et fut obligé pour vivre de composer de petites pièces pour un spectacle forain. Après avoir longtemps vécu dans la misère, il réussit à se faire admettre à la Chartreuse (maison de refuge), où il mourut. Parmi ses oeuvres, qui toutes offrent peu de Valeur, nous mentionnerons dix-neuf tragédies et diverses poésies, entre autres un poème héroïque sur le couronnement de Jacques If.
Scttlemem (acte dd). L'acte de Seulement, publie en 1700, est le bill qui a transporté la couronne d'Angleterre sur la tête des princes de la maison de Hanovre. 11 statue que quiconque dorénavant sera appelé â prendre possession de la couronne devra être en communion avec l'Eglise d'Angleterre telle qu'elle est établie par lu loi; que, dans le cas où la couronne et la dignité impériale de ce royaume viendraient à passer sur la tête d'une personne qui ne serait pas native d'Angleterre, lu nation ne serait pus engagée dans les guerres ayant pour objet la défense des possessions ou territoires n'appartenant pas a la couronne d'Angleterre, sans le consentement du Parlement; qu'aucune personne appelée plus tard k la possession de la couronne ne pourra sortir d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande, sans le même consentement; qu'à partir de l'époque où les limitations prévues par le présent bill recevront leur effet toutes les affaires et matières relatives à la bonne administration du royaume, qui sont de la compétence du conseil privé d'après la loi et les coutumes, continueront à y être, traitées, mais que les résolutions qui y seront) prises seront signées pur les membres présents; que, après que ladite limitation aura reçu son elfet, comme il est dit ci-dessus, aucune personne née hors des royaumes d'Angleterre, d'Ecosso et d'Irlande ou de leurs possessions (bien qu'elle ait été naturalisée et à inoins qu'elle ne soit née de parents anglais) ne pourra faire partie du conseil privé, être menibre du Parlement, occuper un poste de confiance civil ou militaire, ou recevoir de la couronne aucune concession en terres , etc., directement ou indirectement; qu'aucune personne possédant une charge ou emploi rétribué à la cour, ou recevant une pension de la couronne, ne pourra faire partie de la Chambre des communes; que, du moment où ladite limitation sera sortie à effet, comme il est dit ci-dessus, les commissions des juges seront
SEUI
dressées quamdiu se bene gesserint , et leurs salaires déterminés ; mais que, sur une adresse des deux Chambres du Parlement, ils pourraient être légalement révoqués; qu'aucun pardon, même revêtu du grand sceau d'Angleterre, ne pourrait être invoqué contre une poursuite dirigée par les Communes en Parlement.
SÉTUBAL ou SÉTUVAL, la Cetobriga des Romains, ville de Portugal, dans la province d'Estramadure,k 25 kilom, S,-E. de Lisbonne, à l'embouchure du Saado, dans la baie de son nom, où elle a un bon port de commerce ; 15,000 hab. Salines les plus importantes du royaume ; tanneries. Pèche trés-active. Commerce de vins, oranges, fruits et autres produits agricoles des environs. La ville s'étend dans une vallée charmante, autour du port, sur un espace de 2 kiloin.; elle est entourée de murailles et défendue au N. par la forteresse de Saint-Philippe et à l'O. par la tour d'Outao, qui protège l'entrée de la baie et que surmonte un phare. Si les quais sont larges et commodes, les rues sont étroites, tortueuses et malpropres. On remarque cependant une belle cathédrale ornée de peintures murales, deux écoles latines, un hôpital et de jolies promenades. Le tremblement de terre de 1755 détruisit cette ville en grande partie. Aux environs, nombreuses ruines romaines.
SETUBAL (François de), peintre portugais, né à Valencia-do-Minho eu 1747 , mort en 1792. Il était doué d'heureuses dispositions artistiques, mais il négligea trop l'étude des principes de la peinture. En 1777, il vint à Lisbonne et commença par peindre à l'eau; puis il entreprit la peinture à l'huile et peignit des tableaux religieux dans les églises et les chapelles de Lisbonne et des tableaux de genre, des paysages, etc., dans les palais de cette ville.
SÉTUBAL (Morgado du), peintre de Lisbonne, né en 1749, mort en 1809. 11 fut élève de Viera et peignit des animaux, des fruits, des paysages, etc.
SÉTUCES, en latin Setuci, ville de la Gaule, dans la Belgique lie, (j'e5t aujourd'hui
Ci YEUX. '
SEU D'URGEL, ville d'Espagne. V. Urgël.
SEUDRE, petit fleuve de France (Charente- Inférieure). 11 prend sa source près de Plussac, dans le cant. de Saint-Genis, arrond. de Jonzac, coule au N.-O. ei se jette dans l'Atlantique, entre Marennes et La Tremblude, visà-vis de l'extrémité méridionale de l'Ile d'Oléron, après un cours de 80 kilom. L'embouchure de cette rivière forme un estuaire de 700 a 800 mètres de largeur dans les eaux mortes et du double dans les marées hautes. Elle formerait ainsi un excellent mouillage pour les ftottes de France si l'entrée de cet estuaire n'était obstruée de bancs de sable.
SEUF s. m. (seuff). Mac. Petit bâtiment hollandais.
SEUFFERT (Jean-Adolphe de), jurisconsulte et littérateur allemand, jiê à Wurtzbourg en 1794, mort k Munich eu 1857, Apres avoir terminé ses études, il s'enrôla dans l'urinée bavaroise en 1814 et y gagna le grade de lieutenant. De retour en Allemagne après la conclusion de la paix, il s'établit priuatdocent à Gœttingue et devint ensuite professeur de droit k Wurtzbourg, second président de la Chambre des députés à Munich, enfin conseiller a la cour d'appel d'Eichstœdt. Ses principaux ouvrages sont : Traduction d'Alcée (1811); Sur l'esprit populaire dans ta vie politique des républiques grecques (1815) ; Discussion de droit civil (1820) ; Matériaux sur la législation (1823); Manuel de ta procédure civile allemande .(1836); Kfcueil complet de mémoires juridiques (1837) ; A'ssaij poétiques et romantiques (1837).
SEUGiSE, rivière de France (Charente-Inférieure), Elle prend sa sourc -à 6 kiluin. N.-E. de Montlieu, dans l'arroud. de Jouzac, coule au N.-O., baigne Jonzac, Pons, coule avec lenteur dans une plaine fertile, où elle forme un grand nombre d'Iles, et se jette clans la Charente, au-dessus de Saintes, après un < cours de 78 kilomètres.
SE UIl s. m. (seuil; Il mil. — Ce mot, qui Correspond k l'italien sogtio, provençal stilh, sol, espagnol suela, portugais sol/ici, se rattache au latin solea, base, seuil et aussi soulier, sandale. Il est de la même famille que le persan sulwah, soulier, salû, espèce de gros soulier, kourde sut, soi, soulier, ossète tzuluk, grec uliai, même sens; latin solum, sol, gothique sulja, sandale, anglo saxon solen, soulier, Scandinave sdli, ancien allemand sola, armoricain soi, semelle, ancien irlandais sal, talon, armoricain seul, même sens ; kyinrique swl, comique sol, sol, kymrique sail, comique set, base, fondement, albanais sholle, semelle. Il est possible que toutes ces formes se rattachent k la racine sanscrite sal, aller, mouvoir, alliée k la racine de mouvement sar, et désignant proprement le soulier ou le pied comme organe de la locomotion ; de l'idée de soulier uu de pied se serait ensuite irès-facilement dégagée celle de base, sol. Chevallet rapporte le mot seuil au germanique : aucien haut allemand suelli, buse, seuil d une porte, anglo - saxon sylle , même sens ; allemand schweille, seuil , bas-allemaud sulle, anglais mît, toutes formes qui appartiennent sans doute à la même famille que les noms indi-